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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 20:29

 

L’article paru le site BTP  77 le 15 juin dernier semble être un copié-collé de ce que propose aujourd’hui Jean-Jacques Barbaux pour le 77.

 

Il est vrai que ni  Jean-Jacques Barbaux, président du CD77, ni Thierry Fromentin, président de BTP 77 ne vivent au milieu des ordures des autres, le premier habitant Neufmoutiers en Brie et le second  St Fargeau-Ponthierry.

 

Nous ne trouvons ni décharges, ni entreprises de recyclage de matériaux du BTP sur leur commune respective.(site ICPE)

 

Ces déchets ce n’est pas dans leur commune respective que ces 2 présidents semblent vouloir les « accueillir »,  mais plutôt les envoyer chez les autres, chez ceux qui n’en peuvent plus de vivre au milieu des ordures des autres,  par exemple près des villages ruraux de Mareuil les Meaux, Isles les Villenoy, Villenoy (projet de décharge de déchets dangereux Terzeo)…..

 

Puisque les déchets du Grand Paris personne n’en veut, ce serait une aubaine pour le département qui les accepterait, probablement des subventions qui tomberaient à la pelle et pour les exploitants de décharges et recyclage une aubaine financière.

 

Les populations du nord-ouest 77 souhaitent-elles voir s’implanter encore des sites polluants, qui leur feront prendre des risques supplémentaire sur leur santé, qui créeront des emplois bas de gamme pour leurs enfants et qui déprécieront la valeur de leur patrimoine immobilier, là est la question.

 

Un référendum sur le sujet serait nécessaire

 mais les élus

ne souhaitent pas l’organiser

 

 

Paru sur le site BTP 77 :

DÉCHETS DE CHANTIER OU ÉCO-MATÉRIAUX ?

Le 15 juin 2016


La contestation en justice par le préfet de région du moratoire de 3 ans initialement prévu par le PREDEC* et interdisant l’évacuation de déchets de chantiers produits hors Seine-et-Marne vers notre département a ré-ouvert le débat sur les déchets de chantiers. Réduire cette question à une alternative de principe n’est pas satisfaisant. Ni pour la bonne réalisation des investissements liés au Grand Paris Express, dont toute l’Île-de-France a besoin, ni pour la Seine-et-Marne, légitimement inquiète des 43 millions de tonnes de déblais prévus. Plutôt qu’opposer ces contraintes, pourquoi ne pas voir dans les déchets de chantier un gisement d’activité et d’emplois favorables à l’environnement ? Une partie des matériaux nécessaires pour aménager la ville et son environnement pourrait provenir d’une activité de recyclage créatrice d’emplois nouveaux. Il s’agirait alors d’une activité industrielle nouvelle que d’autres ne veulent ou ne peuvent accueillir. Et la Seine-et-Marne pourrait devenir, au sein de la région, le lieu de production de matériaux recyclés autant que bio-sourcés (chanvre, miscanthus), autrement dit un département de pointe en matière d’économie circulaire et éco-responsable.
* Plan régional d’élimination des déchets de chantier

Thierry FROMENTIN, Président

 http://www.btp77.org/federation-du-batiment-et-des-tp-de-seine-et-marne/nous-connaitre/edito.html

 

Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/le-nouveau-president-du-btp-77-est-en-place-30-09-2013-3180883.php

28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 11:05

 

 

Est-ce son dernier poste à la mairie de Paris qui l’a mis en contact avec les militaires et anciens combattants qui a influencé sa démarche dans les réunions qu’il préside aujourd’hui en Seine et Marne ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Ce que nous savons c’est que Gérard Péhaut « annonce la couleur » à chaque début de réunion. Il indique le temps qu’il souhaiterait voir consacré à la réunion.

 

La semaine dernière pour la réunion annuelle « Loi sur l’eau » Aéroport de Roissy, il avait prévu 1h30 entre la présentation du dossier et le temps octroyé aux participants pour poser leurs questions.

Pourtant cette réunion aborde des problèmes graves pour les populations, notamment la pollution de la Beuvronne par ADP, un problème récurrent depuis des décennies, mais pas seulement, il y a aussi le problème des risques d'inondations de Claye-Souilly et Mitry-Mory et des risques de rupture du barrage des Renardières, le plus important barrage d’Ile de France.

 

 

Hier pour la présentation de « l’étude de zone nord-ouest 77 », alors que la réunion était prévue pour 3 heures, avec 5 intervenants, M. le sous préfet a indiqué qu’il souhaitait qu’elle soit réduite à 2h30.

Pour cela le tour de table de présentation des participants sera supprimé.

Les intervenants ont dû accélérer la présentation de leur dossier et les participants réduire leurs questions,  de toute façon comme le dira M. le sous préfet les documents de séance, les participants pourront les consulter plus tard sur un site dédié à l’étude de zone. 

 

Car il faut savoir que dans ces 2 réunions aucuns documents de séance n’ont été envoyés aux participants avant les réunions pour leur permettre d’étudier les dossiers et de préparer leurs questions.

 

 

C’est la « dite concertation à la française »

 

 

28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 10:12

 

Comme dans le bassin versant Beuvronne, ils subissaient les décharges, les sites Seveso et aujourd’hui on veut leur rajouter du bruit au bruit en modifiant le survol des avions d’Orly.

 

 

Car il faut savoir que dans ce pays on accumule les nuisances toujours aux mêmes endroits pour protéger certaines populations « dites huppées » qui envoient leurs ordures chez les autres, ne veulent pas l’implantation de sites Seveso sur leur secteur, ni du bruit des avions et s’offusquent parfois comme le maire de Fontainebleau de voir déverser du kérosène dans sa forêt alors que quand ce même kérosène est déversé sur les villages ruraux du bassin versant Beuvronne, il ne dit mot.

 

 

 

 

Paru sur le site de Sénart Citoyens, un site à consulter sans modération :

 

 

Après les camions, les avions. Vers un Grand Paris Sud Sourdingue 

 La frange nord ouest de  Seine et Marne, une zone sacrifiée : le cas de l’agglomération de Sénart

 

 

À vos boules Quies ! Le projet de nouvelle courbe des avions depuis l’aéroport d’Orly ne devrait pas faire décoller l’enthousiasme des Sénartais. La future trajectoire décidée par la Direction Générale de l’Aviation Civile qui pourrait être mise en œuvre, dès début décembre, déplacerait le vol des avions au dessus… de la forêt de Sénart !

Le but de ce projet : le survol d’un nombre moins important de zones habitées. Mais la nouvelle trajectoire aurait pour effet de déplacer et d’allonger le virage vers l’ouest et donc d’accroître les nuisances pour les territoires situés le long de la Francilienne.

Résultat : moins de bruit au-dessus de Villecresnes, Montgeron ou Draveil, certes. Mais d’avantage de nuisance, tant pour les riverains que pour l’environnement naturel, à proximité Combs-la-Ville ou d’Evry, commune désormais rattachée à Sénart par la nouvelle agglo Grand Paris Sud
." Lire sur La République de Seine-et-Marne ici >>

Publié par Le 0 

 

http://ecoinfo77.blogspot.fr/2016/09/apres-les-camions-les-avions-vers-un.html

 

 

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:28
Projet Terzeo décharge déchets dangereux près de Mareuil les Meaux, Isles les Villenoy et Villenoy : un article de l’association des Riverains du bord de Marne

 

 

 

Pour compléter notre précédente information sur le projet de décharge de déchets dangereux Terzeo, nous vous conseillons de consulter le dossier très bien documenté édité par l’association des Riverains du bord de Marne :

 

Pour extrait :

"Comme à chaque fois dans ce cas précis d'aménagement :

" Le pétitionnaire présente une demande de dérogation à l'interdiction de destruction et de perturbation d'espèces protégées...

le"marneux"

 

Lien vers l'article complet :

http://www.lemarneux.fr/2016/09/tri-et-valorisation-de-terres-de-terrassement-de-chantiers-a-villenoy-77.html

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2016/09/projet-terzeo-une-decharge-de-dechets-dangereux-au-bord-du-village-de-mareuil-les-meaux-d-une-duree-de-30-ans.html

 

 

 

25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 18:32

 

 

Depuis 10 ans les populations ont vu le prix de l'eau du robinet exploser, alors que les références de qualité  n’ont pas été  respectées à maintes reprises.

 

 

Un contrat mal négocié

par le syndicat de communes SIAEP

qui est lié

avec Veolia

jusqu'en 2028 ?

 

 

Nous n’en savons rien

 

 

Ce que nous avons c’est qu’entre 2005 et 2015 nous avons vu les prix des abonnements et consommations encaissés par Veolia augmenter pratiquement à chaque facture semestrielle.

 

 

Un besoin d’argent 

de la commune

pour modifier le réseau d’assainissement

suite aux constructions du Centre Ville,

 du Bois des Granges …… ?

 

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c’est que nous avons vu la part versée à la commune augmenter de plus de 20% entre 2005 et 2013.

 

 

 

Un besoin d’argent

du Syndicat de communes SIAEP de Tremblay

pour quoi en faire ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est qu’entre 2010 et 2016 la part versée à ce syndicat a plus que doublé.

 

 

 

Un besoin d’argent

du syndicat de Bassin Seine Normandie

pour quoi en faire ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est que les redevances prélevées par cet organisme ont augmenté de plus de 30 % ces dernières années, un organisme qui était censé financer entre autres la dépollution de la Beuvronne, une rivière qui d’années en années est de plus en plus polluée.

 

 

 

 

Dans cette période difficile

 il est inacceptable

que les populations de Claye-Souilly

 payent

plus chère leur eau potable

qu’à Fontainebleau ou Paris.

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher de

 

Jean-Luc Servières

Adjoint au maire de Claye-Souilly

Adjoint au président de la communauté d’agglomération

Chargé dans ces 2 collectivités de l’ Eau et de l’Assainissement

Membre du SIAEP

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:14

 

 

Courrier

des conseillers départementaux

du canton de Mitry-Mory 

au président

du Conseil Départemental de Seine et Marne

 

 

 

 

 

Déchets de chantier : ne renonçons pas au moratoire pour que la Seine-et-Marne ne soit plus la poubelle de l'Île-de-France
Déchets de chantier : ne renonçons pas au moratoire pour que la Seine-et-Marne ne soit plus la poubelle de l'Île-de-France
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:09

 

 

 

Le CEA

affirme

dans son état radiologique du Fort de Vaujours

au 1/2/1998 (p19)

 

Fort de Vaujours : qui nous prouve que les déchets radioactifs de dépollution du CEA ont quitté Courtry et Vaujours ?

Mais n’en apporte pas la preuve.

 

 

 

 

 

 

Le professeur Guillaumont

 président de la commission d’experts 

nommés par les préfets du 77 et 93

affirme

dans son rapport du 15/9/2002 (p7 et 8) :

 
Fort de Vaujours : qui nous prouve que les déchets radioactifs de dépollution du CEA ont quitté Courtry et Vaujours ?

 

Mais n’en apporte pas la preuve.

 

 

 

Les associations environnementales n’ont trouvé aucuns documents prouvant l’évacuation des déchets radioactifs du Fort de Vaujours dans les archives du dossier d’abandon du site que l’Agence de Sureté Nucléaire a bien voulu mettre à leur disposition, ce dont nous l’en remercions.

 

 

Afin de compléter leurs recherches les associations environnementales  souhaitaient  consulter les autres archives du Fort de Vaujours possédées par le CEA mais à ce jour elles n’ont toujours pas pu les consulter.

 

Pourtant en tant qu’établissement public, le CEA a une obligation de constitution et de préservation de ses archives historiques.

 

 

Sur le papier il est indiqué :

« Le Service archives du CEA a pour mission de coordonner la gestion des archives dans les unités du CEA, de sélectionner, collecter, conserver, classer et inventorier les archives historiques du CEA. Il répond aux demandes de recherches et de consultation, qu’elles proviennent du public....."

 

Mais c’est seulement sur le papier.

 

 

 

Un manque de transparence

dans ce dossier ?

 

A vous de juger

 

 

22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 14:09

 

 

Chantal Jouanno

élue des Hauts de Seine  (UDI)

Vice présidente du Conseil Régional chargée de l’environnement

N’invite pas

aux réunions de concertation déchets

les principaux intéressés

Les populations du nord-ouest 77

qui vivent au milieu des ordures des autres.

 

 

 

La « dite concertation déchets »

 c’est plutôt des réunions « entre amis »

exploitants de décharges, démolisseurs, promoteurs immobiliers…., des élus comme J.J. Barbaux, président du CD 77, qui veut transformer les nuisances déchets en atout ou quelques associations, en général subventionnées par ce même conseil régional, qui ne peuvent pas mordre la main qui les nourrit.

 

 

C’est la dite concertation à la française.

 

 

 

 

Quant à ceux

qui vivent au milieu des ordures des autres

 inviter ces trouble fête

 vous n’y pensez pas.

 

 

 

Pour les entendre geindre, parler des problèmes de santé de leurs enfants, de leur espérance de vie, l’une des plus basses de l’Ile de France.

 

 

Et puis les ordures

 il faut bien les mettre quelque part,

 et comme le disent certains

« puisque chez eux  tout est foutu »

pourquoi ne pas

en rajouter une couche.

 

 

 

 

 

 

 

Paru sur le site de l’ORDIF :

 

Région Île-de-France : C'est reparti pour la planification!


Le Conseil Régional lance aujourd’hui la procédure pour le nouveau plan.

 

Lors du Conseil régional des jeudi 22 et vendredi 23 septembre 2016, Chantal Jouanno, vice-présidente chargée de l'écologie et du développement durable, présentera un rapport sur les « Engagements pour un objectif « zéro déchet » en Île-de-France : vers une nouvelle planification pour l’Île-de-France, l’élaboration d'un plan d'actions en faveur de l'économie circulaire, l’exemplarité de l'institution régionale et des grands projets soutenus par la Région ». Ce rapport vise à traduire cet engagement par :

  • le lancement de la concertation pour l’élaboration du nouveau plan ;
  • la définition des modalités de co-construction avec les acteurs franciliens d’un plan d’actions en faveur de l’économie circulaire ;
  • la nécessité que l’institution régionale et les grands projets soutenus par la Région soient exemplaires.

Vous pouvez suivre en direct les débats en séances plénières en cliquant ici.

Par ailleurs, le Service Prévention et Gestion des Déchets du Conseil régional d'Île-de-France organisait mardi 13 septembre un groupe de travail sur la question du renforcement du maillage des points de collecte des artisans, lançant ainsi les axes de travaux de mise en place du plan d’action régional intitulé « Région Île-de-France Propre », approuvé par le Conseil Régional le 07 juillet 2016.

L’axe ici concerné est « Disposer d’un maillage de points de collecte des déchets renforcé pour les artisans ».

En lien avec le nouvel exercice de planification (décret n°2016-811 du 17 juin 2016, art. D. 541-16-1 2°), ce groupe de travail avait pour objectif de partager un état des lieux des points de collecte actuel, de qualifier l’évolution de l’offre de collecte, et d’aboutir à un maillage opérationnel du territoire francilien en tenant compte des besoins des entreprises artisanales.

Etaient réunies les différentes parties prenantes : représentants des artisans, pour exposer leurs problématiques et besoins spécifiques,  ainsi que les différentes structures à même d'accueillir leurs déchets (syndicats de traitement ou collecte via les déchèteries publiques (exposant notamment les difficultés liées aux tonnages issus de travaux illicites...), enseignes de ventes de matériaux,  plateformes fluviales et centres de tri privés). 
Lors de cette réunion, chaque acteur a pu ainsi exposer les actions qu’il met en place pour accueillir les déchets des artisans.

De nouvelles réunions devraient avoir lieu dans les mois à venir pour continuer ce travail commun à la lutte contre les dépôts sauvages.

 

http://www.ordif.com/public/actualite/region-ile-de-france-la-planification-fait-son-chemin.html?id=17537&rub=8986

 

21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:03
Carte étude zone nord-ouest 77 (27.4.2015)

Carte étude zone nord-ouest 77 (27.4.2015)

 

 

La Seine et Marne

 le parent pauvre de l’Ile de France ?

 

A vous de juger

 

 

Alors qu’à grand renfort de médias la préfecture de Seine et Marne vous annonçait une étude de zone au nord-ouest 77 vous ne trouvez aucunes informations concernant cette étude de zone, hormis celles diffusées par les associations.

 

Pourquoi ?

 

Parce que l’ETAT

ne met pas en Seine et Marne

les moyens humains

pour alimenter un tel site.

 

 

Voir ce qui se fait dans les Yvelines :

http://www.spi-vds.org/fr/etude-de-zone-121.html

 

 

Dans les Yvelines, il en est tout autrement, en effet depuis plus de 23 ans l’ETAT a créé une SPI (secrétariat permanent industriel) dans le Val de Seine.

C’est une structure qui réunit différents acteurs concernés par les problèmes d’environnement industriel (collectivités, associations de protection de l’environnement, industriels, experts…).

Une salariée payée par l’ETAT est affectée à ce secrétariat permanent.

 

 

 

 

L’ETAT n’a pas jugé utile de créer et financer

 une telle structure en Seine et Marne.

 

 

 

Pourquoi

cette différence de traitement

entre l’Est

et l’Ouest Parisien ?

 

 

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 11:01

 

Paru sur Actu environnement :

 

La Cour pénale internationale affirme sa compétence sur les crimes écologiques

 

La Cour de La Haye va enquêter sur les crimes entraînant des ravages écologiques. Un signal, qui se veut dissuasif, adressé aux responsables d'accaparement des terres et de destruction des milieux naturels.

Juridique  |    |  Laurent Radisson

 

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a publié jeudi 15 septembre le document de politique générale de la juridiction pénale internationale relatif à la sélection et à la hiérarchisation des affaires qu'elle entend poursuivre.

Le Bureau du procureur sélectionne les affaires en se fondant sur trois critères : la gravité des crimes, le degré de responsabilité des auteurs présumés et les chefs d'accusation susceptibles d'être portés contre eux. Concernant ce premier critère, le Bureau se concentre sur "les crimes les plus graves dans le cadre d'une situation donnée, qui touchent l'ensemble de la communauté internationale", précise le document.

Crimes impliquant des ravages écologiques

L'impact des crimes peut s'apprécier à la lumière de la vulnérabilité accrue des victimes, de la terreur répandue parmi la population ou des ravages qu'ils causent sur le plan social, économique et écologique au sein des communautés concernées, indique le document. Dans ce contexte, est-il précisé, le Bureau "s'intéressera particulièrement aux crimes (…) impliquant ou entraînant, entre autres, des ravages écologiques, l'exploitation illicite de ressources naturelles ou l'expropriation illicite de terrains".

Cette annonce n'élargit pas le champ de compétence de la Cour. Le Statut de Rome, traité international adopté en 1998 qui régit cette juridiction, affirme la compétence de la Cour à l'égard des crimes de guerre. Parmi ceux-ci figure déjà "le fait de diriger intentionnellement une attaque en sachant qu'elle causera incidemment (…) des dommages étendus, durables et graves à l'environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport à l'ensemble de l'avantage militaire concret et direct attendu". Mais la Cour revendique aujourd'hui clairement sa compétence en la matière.

"Dirigeants d'entreprises et politiciens pénalement responsables"

Plusieurs ONG ont salué ce positionnement de la juridiction pénale universelle. L'annonce de La Haye est "une première étape cruciale dans la répression de la violence et du vol dans le commerce mondial des terres et des ressources naturelles", se félicite ainsi Global Witness. "Chasser les communautés de leurs terres et saccager l'environnement sont devenus un moyen accepté de faire des affaires dans de nombreux pays riches en ressources (…)", déplore en effet Gillian Caldwell, la directrice générale de l'ONG.

Selon ses données, plus de trois personnes par semaine ont été assassinées en 2015 pour défendre leurs terres contre le vol et les destructions. Parmi les activités les plus prédatrices figurent l'exploitation minière suivie de l'agro-business, des barrages hydroélectriques et de l'exploitation forestière. "Dirigeants d'entreprises, politiciens et autres individus peuvent maintenant être tenus pénalement responsables en vertu du droit international pour des crimes liés à la l'accaparement des terres et à la destruction de l'environnement", se réjouit l'association.

Le cabinet de conseil juridique Global Diligence estime que cette annonce ouvre la porte au procès intenté par des victimes d'accaparement des terres contre l'élite dirigeante cambodgienne. Ce cabinet avait déposé une communication auprès du procureur de la Cour en 2014 demandant une enquête sur les transferts forcés de population dans ce pays découlant de cette politique d'accaparement.

La création d'une cour spécialisée toujours d'actualité

La Cour de La Haye constitue la première juridiction pénale internationale permanente. Juridiction de dernier ressort, elle complète par conséquent les juridictions nationales. A ce jour, 139 Etats ont signé le Statut de Rome, et 124 d'entre eux l'ont ratifié. A vocation universelle, la CPI mène des enquêtes et juge les personnes accusées des crimes les plus graves touchant l'ensemble de la communauté internationale : génocides, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

La revendication de la compétence de la Cour sur ceux de ces crimes qui impliquent des ravages écologiques vise à adresser un message dissuasif aux potentiels justiciables. Mais la création d'uneCour pénale internationale de l'environnement, préconisée par de nombreux juristes internationaux, reste d'actualité pour juger des crimes environnementaux ne relevant pas de cette compétence : trafics d'espèces, pêche illicite, trafics de bois illégaux, trafics de déchets et produits toxiques, marées noires…

, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés HS

http://www.actu-environnement.com/ae/news/crime-environnement-ecologique-cour-penale-internationale-accaparement-terres-27518.php4

 

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