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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 20:09

 

Tout ce qui est moche

pour

la Seine et Marne

 

tout ce qui est beau

pour les autres ?

 

 

 

Quand il s’agit d’envoyer ses ordures l'Ile de France  préfère la Seine et Marne.

 

Quand il s’agit de favoriser le lobby industriel en décidant que le gypse est une “richesse d’importance nationale” et d’intérêt communautaire, sans se préoccuper de la destruction de l’environnement du nord-ouest 77, le conseil régional IDF l’inscrit dans son schéma directeur.

 

Quand il s’agit de trouver un emplacement pour implanter les industries polluantes, la région IDF choisit Mitry-Compans.

 

Mais quand il s’agit d’implanter son siège social, qui permettrait de créer des emplois non polluants l’Ile de France refuse de l’implanter à Champs sur Marne en Seine et Marne.

 

 

La Seine et Marne

un département au service de l’Ile de France

27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:50
Décharge Rep Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny

Décharge Rep Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny

 

Depuis plusieurs années Adenca demande à Rep Veolia de lui fournir le plan de son réseau d’assainissement, nous n’avons pu obtenir qu’un plan modèle A3, complètement illisible.

 

Les commissions de suivi de site devraient être un lieu de concertation permettant aux associations environnementales d’obtenir les informations qu’elles demandent, mais il semble que ce ne soit que des chambres d’enregistrement dans lesquelles nous devrions avaliser les présentations des industriels.

 

C’est ce que l’on appelle « la démocratie à la française ».

 

 

Adenca demande aujourd’hui aux services de l’ETAT de bien vouloir effectuer un contrôle de la décharge portant notamment sur l’assainissement, le respect du cahier des charges imposé par l’hydrogéologue lors de l’extension de la décharge, ainsi que le respect des hauteurs de terres autorisées en bordure de la RN3.

 

 

Quant à l'état de pollution des eaux déversées de la RN3 vers la Beuvronne, nous n'avons aucunes informations à ce sujet.

Pour plus d'informations contactez

Yves Albarello

président du syndicat de la Basse Beuvronne

 

 

Published by ADENCA - dans INONDATIONS
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 18:14

 

 

ICPE

 Installation classée protection environnement

 

Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains est une installation classée.

Les activités relevant de la législation des installations classées sont énumérées dans une nomenclature qui les soumet à un régime d’autorisation ou de déclaration en fonction de l’importance des risques ou des inconvénients qui peuvent être engendrés :

  • Déclaration  : pour les activités les moins polluantes et les moins dangereuses. Une simple déclaration en préfecture est nécessaire
  • Enregistrement : conçu comme une autorisation simplifiée visant des secteurs pour lesquels les mesures techniques pour prévenir les inconvénients sont bien connues et standardisées. Ce régime a été introduit par l’ordonnance n°2009-663 du 11 juin 2009 et mis en œuvre par un ensemble de dispositions publiées au JO du 14 avril 2010.
  • Autorisation  : pour les installations présentant les risques ou pollutions les plus importants. L’exploitant doit faire une demande d’autorisation avant toute mise en service, démontrant l’acceptabilité du risque. Le préfet peut autoriser ou refuser le fonctionnement.

 

 

 

 

 

 

Évaluation de la police de l’environnement

Rapport

Comité Général de l’Environnement et du Développement Durable

(février 2015)

 

Extrait page 32

 

"1.3. La pression de contrôle est inégale et sa répartition n’est pas toujours optimisée

 

1.3.1. Les ICPE 1.3.1.1.

 

Le contrôle des ICPE par l’administration

 

La capacité de contrôle des ICPE par l’administration est relativement faible si on la rapporte aux nombres d’installations : sur la base de 1 230 inspecteurs en équivalent temps plein (ETP) et d’un objectif fixé par la loi de finances de 25 inspections par inspecteur et par an, la capacité de contrôle théorique est de l’ordre de 30 000 inspections par an, alors que le nombre d’installations réglementées est d’environ 500 000. En moyenne, une installation serait donc inspectée une fois tous les 17 ans ce qui induirait une pression de contrôle peu sensible pour un exploitant.

 

La relative faiblesse de cette fréquence moyenne n’est pas une exception, ni dans le domaine de l’environnement ni même dans l’ensemble des activités réglementées par la puissance publique. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs soumises à des pressions moyennes de contrôle nettement inférieures. Mais cet indicateur macroscopique n’est pas très significatif et il cache une très grande variété de situations.

 

Depuis le début des années 2000, le ministère chargé de l’environnement a mis en place un dispositif de structuration des contrôles.

 

 

 Dans sa version en vigueur, ce dispositif prévoit que les 44 000 établissements soumis à autorisation ou à enregistrement doivent être inspectés au moins une fois tous les 7 ans. Parmi ceux-ci, 3 000 établissements considérés comme prioritaires doivent être inspectés au moins une fois par an et 10 000 établissements de seconde priorité, dénommés « établissements à enjeux importants », doivent être inspectés au moins une fois tous les 3 ans. Ces deux derniers objectifs sont bien respectés ; le premier l’est de manière moins systématique selon les régions.

 

 L’organisation du contrôle des 450 000 installations soumises à déclaration relève d’une logique différente : aucune fréquence minimale d’inspection n’est fixée. L’inspection des installations classées intervient soit en cas de plainte, soit dans le cadre d’opérations « coup de poing » ciblées sur certains secteurs. Environ entre 4 500 et 5 000 inspections sont menées dans une année, ce qui correspond à une fréquence moyenne de contrôle comprise entre une fois tous les 90 ans et une fois tous les 100 ans."

 

 

 

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/media/user/File/Actu2015/2015%20RA%20CIMAP_evaluation%20des%20polices%20de%20l'environnement-1.pdf

 

26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 08:12
Le ru des Cerceaux qui reçoit les eaux de la zone industrielle de Mitry-Compans

Le ru des Cerceaux qui reçoit les eaux de la zone industrielle de Mitry-Compans

Ce syndicat a été créé en septembre 1968 quelques années avant la création de zone industrielle de Mitry-Compans qui date de 1972.

Il emploie 2 salariés

Sa présidente est Mme Laure Greuzat adjointe au maire de Mitry-Mory.

Le siège social de ce syndicat est en mairie de Mitry-Mory.

Secteur d’activité : administration publique générale à vocation unique.

 

La compétence assainissement est assurée aujourd’hui par la nouvelle communauté d’agglomération de Roissy Pays de France.

 

Mais avant

 pendant près de 50 ans

qui en avait la compétence ?

Etait-ce les communes de Mitry-Compans ou ce syndicat ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous avons c’est que 20 ans en arrière en 1995 une représentante d’associations environnementales disait  déja à propos de cette zone industrielle :

«On ne sait pas où vont les eaux usées, ni les eaux pluviales, qui dépassent des normes de pollution.»

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Nous n’avons toujours aucunes informations.

 

Notre association pose des questions à chaque commission de suivi de site de cette zone industrielle, mais chacun se renvoie la balle.

 

Une situation qui ne peut plus durer car l’eau qui s’évacue de cette zone industrielle a comme exutoire la Beuvronne, rivière qui se rejette en amont proche du captage d’eau d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable 500 000 habitants.

 

Quelle est la qualité de l’eau captée

dans la Marne avant traitement ?

 

Pourquoi les habitants

de Claye-Souilly

paient leur eau potable si chère ?

 

Nous n’en savons rien

 

Pour plus d’informations sur ce dossier, contactez :

 

Laure Greuzat

 adjointe au maire de Mitry-Mory

Ou

Jean-Luc Servières

adjoint au maire de Claye-Souilly

 

 

 

 

 

Paru dans le journal Libération :

La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Par Cécile PLET — 7 février 1995 à 01:23

·

La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Suite à la commission locale d'information qui se tenait jeudi au

sujet de la zone industrielle de Mitry-Compans, le sous-préfet, Jacques Gerault, le maire de Mitry-Mory, Jean-Pierre Bontoux (PCF), et la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) ont pris des engagements afin d'améliorer la sécurité (lire Libéra- tion du 2 février).

 

Au cours de cette réunion, l'eau s'est révélée être le problème majeur: «Il est ressorti clairement que personne ne maîtrise le plan des réseaux d'assainissement sur la zone», déclare Christine Gilloire, membre du comité départemental d'hygiène et de l'ASMSN (association seine-et-marnaise de sauvegarde de la nature). «On ne sait pas où vont les eaux usées, ni les eaux pluviales, qui dépassent des normes de pollution.» Aussi, une étude approfondie du plan d'assainissement doit être effectuée cette année et un programme de 100 millions de francs est lancé pour le retraitement des eaux de ruissellement et le raccordement des entreprises au réseau d'assainissement. La qualité de l'air était également à l'ordre du jour, suite à la pollution du 2 janvier dans l'entreprise de matériels informatiques Inmac. Le sous-préfet compte faciliter et multiplier les contrôles de l'air inopinés sur l'ensemble de la zone industrielle. D'autre part, un PIG (plan d'intérêt général) des Raffineries du Midi a été annoncé pour le mois de juin prochain. Ce plan rendrait inconstructibles les terrains vacants dans un périmètre encore indéterminé autour de l'entre- prise. Pour Christine Gilloire, le mal est déjà fait puisque des entreprises sont déjà installées près des raffineries. Quant à l'absence d'information destinée à la population sur les mesures à prendre en cas de pollution, la mairie et les entreprises vont mettre au point des actions et les Raffineries du midi doivent, d'ici la fin du mois, publier une plaquette d'information sur ses activités et ses dangers.

«Cette rencontre a été satisfaisante, conclut Christine Gilloire, on sent une honnêteté dans la reconnaissance des problèmes. J'espère simplement qu'elle n'est pas de surface.» La commission se réunira à nouveau au cours du second semestre 95.

Cécile PLET

http://www.liberation.fr/libe-3-metro/1995/02/07/la-zone-industrielle-de-mitry-compans-sous-haute-surveillance_124279

 

 

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 16:20
Décharge ECT Annet sur Marne

Décharge ECT Annet sur Marne

 

Ils étaient venus habiter dans ce charmant village d’Annet sur Marne pour y trouver le repos, un cadre agréable de petit village rural et une école communale où leurs enfants pourraient y grandir au calme.

 

Mais c’était sans compter sur les décharges qui sont venues détruire leur qualité de vie.

En effet depuis plusieurs années les élus de cette commune ont donné des avis favorables pour l’implantation de 3 décharges, sans bien sûr faire un référendum pour demander l’avis de la population.

 

Aujourd’hui ils n’en peuvent plus de supporter le bruit des balais de camions qui viennent déverser les ordures près de chez eux.

 

Certains d’entre eux voudraient bien partir pour aller vivre des jours meilleurs ailleurs, à l’abri des décharges, mais aujourd’hui les prix de l’immobilier chutent et il devient de plus en plus difficile de vendre sa maison dans ce secteur.

 

 

Acheter une maison près d’une décharge,

qui en voudra ?

 

Eux-mêmes

n’en voudraient pas !

 

 

 

 

 

 

 

Article d’archive paru dans le parisien 77 :

Les chantiers de remblaiement attaqués par une association

Christel Brigaudeau | 27.05.2008

 

LA GUERRE des remblais ? Chaque jour convergent vers le village d' Annet -sur-Marne des centaines de camions en provenance directe des chantiers de BTP de toute l'Ile-de-France. Ils déchargent, sur 60 ha au nord et au sud de la commune, le long des voies ferrées du TGV, des bennes entières de gravats. Et chaque jour, les remblais à l'horizon des champs grossissent, atteignant jusqu'à 20 m de haut à la crête. Cette activité est gérée depuis 2000 par ECT. Cette société basée à Villeneuve-sous-Dammartin est le leader français du stockage de déchets inertes au profit des terrassiers du bâtiment.

« Nous ne comprenons pas tellement cette réaction »

Considérant que les amas de terre qui fleurissent à Annet -sur-Marne « portent atteinte au cadre de vie des habitants » et « aux randonneurs » qui passent à proximité, l'association de protection de la nature Environnement 77 vient de déposer un recours gracieux demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 janvier 2008 qui autorise la poursuite des chantiers d'exhaussement de sols à Annet jusqu'en 2013. « Nous ne comprenons pas tellement cette réaction », se désole Virginie François, responsable du développement d'ECT. L'association ne nous a jamais contactés auparavant. C'est dommage, nous pourrions expliquer que nous sommes tout sauf des fossoyeurs de l'environnement ! »

Selon l'entreprise, les remblais construits le long des voies ferrées serviront à protéger les riverains des nuisances sonores du TGV, cependant très éloigné des premières habitations. ECT s'est aussi engagé à aménager les sites une fois l'activité de stockage terminée en revégétalisant la zone à raison de 2 000 plants par hectare. A titre de dédommagement, ECT verse aussi 50 000 € par an à Annet -sur-Marne. Des garanties jugées suffisantes par le maire d' Annet -sur-Marne, Christian Marchandeau (sans étiquette), qui a délivré un avis favorable à l'exploitation avant la publication de l'arrêté préfectoral d'autorisation, en janvier. « La hauteur des remblais est proportionnée aux infrastructures du TGV auxquelles ils s'adossent », juge-t-il... tout en précisant qu'il « s'opposera à l'avenir » à de nouveaux remblais. Manière de préserver ce qu'il reste de l'activité agricole dans la commune.

 

Le Parisien

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/les-chantiers-de-remblaiement-attaques-par-une-association-27-05-2008-3298526199.php

 

25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:45

 

 

 Le rééquilibrage territorial des déchets 

entre

l’ouest et l’est parisien

 

De la poudre aux yeux !

 

En effet les Yvelines ont encore fermé récemment une décharge à Breuil en Vexin, c’est la 2ème décharge que ferme ce département en moins de 10 ans.

 

Où vont les ordures

des Yvelines ?

 

Mais bien entendu en Seine et Marne.

 

 

Le cas de la décharge de  Soignolles :

 

La décharge devait fermer en 2018.

 

Mais Jean-Luc Marx, préfet du 77, a délivré un arrêté préfectoral en date du 16/11/2015 autorisant l’extension d’exploitation de cette décharge jusqu’en 2022.

 

Le PREDMA 2009 voté par le Conseil Régional IDF  indiquait pourtant page 83 :

« Les ISDND :La création de nouvelles capacités sera appréciée de manière à assurer un rééquilibrage territorial à l’ouest et au sud de l’Ile de France, notamment pour faire face aux fermetures de sites dès 2020 et aux incertitudes des projections en particulier sur les déchets des activités économiques. Ainsi, aucun projet d’extension ou de création de capacités ne devra être prévu dans les départements du Val d’Oise et de Seine et Marne jusqu’en 2019. »

 

Et comme cela ne suffisait pas la décharge de Soignolles recevra également les jus des décharges (lixiviats) de  3 décharges des  Yvelines : Brueil en Vexin, Arnouville les Mantes, Vaux sur Seine 

Car non content de nous envoyer ses déchets, le département des Yvelines n’est pas capable non plus de traiter ses jus de décharges.

 

Depuis 2012 la décharge de Soignolles a « accueilli » 82 000 tonnes d’ordures en provenance des Yvelines, rien que 38 000 tonnes en 2015, des tonnages qui augmentent d’année en année (la répartition géographique des tonnages en provenance des Yvelines était de 2 % en 2013, 11 % en 2014 et 17 % en 2015).

 

En 2015

Soignolles a reçu autant d’ordures

des Yvelines

que de Seine et Marne.

 

 

 Le chantage à l’emploi :

 Mais combien pensez-vous que cette décharge emploie de personnes ?

7 personnes

 

 

 

 

Des activités polluantes ou dangereuses

contre

la création d’une poignée d’emplois

la Seine et Marne n’en veut plus.

 

 

 

La Seine et Marne

veut

que l’on crée comme dans les Yvelines

des activités non polluantes

et que Les Yvelines

assument

enfin la charge de leurs propres ordures.

  

 

24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 12:59
décharge Terralia 22.4.2016

décharge Terralia 22.4.2016

 

 

Historique

 

En 1965 c’est une décharge illégale qui est venue s’implanter sur le site de «l’ Ermitage » à Villevaudé, on y déversait dans la plus parfaite illégalité : des terres, gravats, déchets industriels urbains, fermentescibles et putrescibles.

 

En  octobre 1970 M. Carier et la Sté Sater de Paris (gérant M. Boutelet) demandent l’autorisation d’exploiter une décharge, mais cette demande n’est en fait qu’une régulation et  continuation d’exploiter pendant une période de 5 ans. Ce serait au total sur 10 ans 2 200 000 m3 d’ordures  qui devraient être déversées sur le site, environ 140 camions/jour.

 

A cette époque dans son rapport l’ingénieur TPE  indique :

« par ailleurs, je signale que toutes les eaux pluviales tombant dans la décharge, donc ensuite polluées, alimentent le ru des Broutilles qui se jette dans la Beuvronne »

 

L’ingénieur de l’arrondissement Etudes et Travaux Neufs propose en décembre 1970 :

 la fermeture de la décharge située sur le tracé du G4.

 

Ce même mois l’ingénieur divisionnaire des TPE donnera :

 un avis défavorable pour la continuation d’exploitation de cette décharge et demandera à l’exploitant le réaménagement immédiat de l’ensemble de l’exploitation pour qu’elle soit transformée, soit en terre de culture, soit en massifs boisés, soit en terrain engazonné.

 

Le 7/10/2000, André Chopelin maire de Villevaudé autorisera par arrêté municipal l’ouverture d’un centre de stockage et plateforme de déchets inertes par Terralia Blanc Mesnil.

 

En 2005 un glissement de talus a lieu aux abords de la départementale 34.

 

La décharge aurait dû fermer le 30/6/2007 puisque la législation avait changé et que cette installation ne bénéficiait pas à cette date d’un arrêté préfectoral ISDI, mais la décharge continuera à fonctionner sans arrêté préfectoral pendant près d’une année, sans que ni le maire André Chopelin, ni le préfet ne prenne un arrêté de fermeture.

 

Mais le 26/5/2008 suite à un éboulement, le maire André Chopelin devra fermer la décharge :

« la sécurité des personnes et des biens n’est plus assurée sur le site d’enfouissement, de même que sur la route départementale 34 et l’intégrité du ru de l’Etang se trouve menacé »

 

C’est seulement le 17/2/2009 que Terralia (1) obtiendra une autorisation préfectorale pour exploiter la décharge ISDI pendant 5 ans.

 

Courant 2012 la décharge fermera de nouveau suite à une suspicion de pollution,  la préfecture demandant  à l’exploitant d’effectuer plusieurs sondages et analyses de sol.

Adenca ne pourra jamais obtenir des services de l’Etat le résultat de ces analyses, c’est le Conseil Départemental qui nous apprendra qu’une pollution aux hydrocarbures avait été détectée.

 

Le 14/2/2014, alors que la décharge n’avait pas été dépolluée la préfète prolongera le délai d’exploitation de la décharge de 5 ans jusqu’au 18/2/2019.

 

L’industriel nous indiquera avoir dépollué le site en juillet 2014.

 

La décharge rouvrira de nouveau courant avril 2016, sans que le site ne soit clôturé  comme l’impose l’arrêté préfectoral, alors que depuis plus de 8 ans les associations environnementales attirent l’attention de la préfecture sur cette infraction à la législation en vigueur.

 

Pour une raison inconnue quelques jours plus tard la décharge fermera de nouveau.

 

(1) https://www.paprec.com/fr/solutions-services/agences-implantations/installations-stockage

 

Sources :

Archives mairie de Villevaudé

Archives Départementales

Site de la préfecture 77.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 19:13
La Beuvronne au pont Allée André Benoist  aujourd'hui vers 16 heures

La Beuvronne au pont Allée André Benoist aujourd'hui vers 16 heures

 

 

 

Au regard des montées des eaux de la Beuvronne ces jours derniers les riverains sont très inquiets, en effet, en centre ville, au niveau du pont allée André Benoist la situation est très inquiétante, le pont ne supportera pas beaucoup plus d’eau, son point de saturation risquant d'être bientôt atteint (environ 4.5m3/seconde).

 

Aéroport de Paris

a-t-il encore obtenu

une dérogation de la police de l’eau

pour déverser encore plus d’eau

dans la Beuvronne

et protéger le bassin des Renardières ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est qu’en mars 2001 le collège des Tourelles, situé à proximité du pont Allée André Benoit  avait dû être évacué suite à une importante montée des eaux.

 

D'ailleurs on pouvait lire l’inquiétude des élus dans le compte rendu de la réunion du 24/4/2001 Syndicat Basse Beuvronne SIAERBB :

 

« Monsieur Daragon souligne qu’avec le Bassin des Renardières, les communes ont « une épée de Damoclès » au dessus de la tête. Lors des inondations, une cellule de crise s’est tenue à la Préfecture. Pour faire face à la situation préoccupante (le niveau d’eau était à 40 cm du déversoir, il ne restait plus que 100 000 m3 de réserve) les rejets d’ADP ont été dirigés dans le Canal de l’Ourcq, par la mise en place d’une station de pompage (une autorisation exceptionnelle ayant été donnée sur une semaine) sachant que la Ville de Paris, qui gère le Canal de l’Ourcq, si elle pouvait recevoir les eaux, ne devait pas créer de désordres (au niveau des berges…)

Des dispositions sont à prendre, des moyens sont à mettre en œuvre pour protéger les Villes. En effet, même s’il ne pleut pas, un scénario catastrophe pourrait se produire, si la digue venait à céder.

 

Monsieur Albarello précise

« Que l’eau naturelle des Villes pouvait passer, ce qui n’était pas le cas des eaux d’ADP, soulignant qu’il a vu l’eau monter aussi vite qu’il l’a vu descendre…..

Le bassin des Renardières a montré ses limites. Ce qui s’est passé peut se reproduire…. »

 

 

Depuis un arrêté interpréfectoral « Loi sur l’Eau » a été pris, arrêté censé éviter de telles situations mais qui ne satisfait pas les associations environnementales.

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Une journée sans répit sur le front des crues

Valentine Rousseau et Eric Hacquemand | 23 Mars 2001, 00h00

 

4 HEURES Stupeur pour l'équipe de nuit de l'entreprise Motul située dans la zone industrielle de Chelles-Vaires, chemin du Corps-de-Garde, en bordure de la Marne. Après les pluies diluviennes, l'eau monte de quatre-vingts centimètres environ. Même phénomène chez Lescot, l'entreprise située à côté.

Les pompiers, en état d'alerte, interviennent afin de procéder à l'évacuation et pour éviter notamment tout risque de pollution. A 11 heures, les salariés n'avaient toujours pas réintégré l'entreprise, l'accès à la zone industrielle étant barré à la circulation.

 

8 HEURES

La Direction départementale de l'équipement neutralise une voie de chaque côté de la N 3 à Claye-Souilly, au niveau de l'échangeur de Carrefour, jusqu'à 15 h 30. La route n'est pas coupée, mais réduite à la circulation. Les champs limitrophes dégorgent de gros débits. Toute cette nuit, les équipes de la DDE prévues sur les travaux d'entretien de la A 104 sont restées en alerte pour assurer la sécurité des usagers. 11 H 30 L'hélicoptère de la gendarmerie équipé d'un treuil pour secourir d'éventuelles victimes survole les secteurs inondés d'Esbly, Condé et Isles-lès-Villenoy. Dans la journée, trois habitations sont évacuées en canot pneumatique. Quatre-vingts maisons sont noyées sur ce secteur. La salle des fêtes d'Esbly est prête à accueillir les personnes sans toit. A Précy-sur-Marne, les pompiers et gendarmes répertorient entre 60 et 80 maisons inondées ou coupées d'accès.

MIDI

Les pompiers pompent dans le gymnase Ostermeyer de Mitry-Mory, avenue des Martyrs-de-Châteaubriant, victime du débordement des champs. Environ dix centimètres d'eau s'étalent sur toute sa superficie. Le gymnase, utilisé par les écoles, le collège, le lycée et les associations sportives, est fermé jusqu'à nouvel ordre. Le CD 9 entre Mitry-Bourg et la Villette-aux-Aulnes est coupé.

 

13 HEURES

La principale du collège des Tourelles de Claye-Souilly décide d'évacuer les élèves, qui n'ont pas cours non plus aujourd'hui. L'établissement de 490 élèves, planté tout près de la Beuveronne, voit l'eau monter à une trentaine de centimètres autour de ses bâtiments. Les sous-sols sont inondés, le chauffage et l'électricité sont coupés. Les pompiers interviennent tout au long de la journée auprès des habitants de Claye inondés. Une cinquantaine de maisons au moins sont touchées.

 

17 HEURES

La DDE de Meaux coupe la première route de son secteur, la D 54a, entre Trilbardou et Charmentray.

 

18 HEURES

Les secours se préparent à une garde particulièrement agitée. « L'hélicoptère est prêt à évacuer les personnes en cas de besoin. On visite chaque maison inondée », assurent les gendarmes. Aujourd'hui, ils seront accompagnés d'un médecin pour assister les personnes âgées.

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/une-journee-sans-repit-sur-le-front-des-crues-23-03-2001-2002049947.php

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 14:36
6.5.2016 eaux du centre d'épuration de Villeparisis se déversant dans le ru des Grues

6.5.2016 eaux du centre d'épuration de Villeparisis se déversant dans le ru des Grues

 

 

Le centre d’épuration commun à Villeparisis, Mitry-Mory et Claye-Souilly déverse depuis des années des eaux qui ne sont pas épurées correctement dans le ru Grues sans que les 3 communes concernées n’aient pris les mesures nécessaires pour sa remise en état, bien contentes de transférer en 2014 le poids de ce dossier à la communauté de communes Plaines et Monts de France. Une communauté de communes qui a dû faire face cette même année à la mise en demeure de la préfecture imposant la mise en conformité de ce centre d’épuration. Aujourd’hui le dossier a été transféré à la nouvelle communauté d’agglomération Roissy Porte de France

 

 

c’est

Jean-Luc Servières

adjoint au maire de Claye-Souilly

 qui est en charge de ce dossier

au sein de la nouvelle communauté d’agglomération

 

 

 

Où en est-on aujourd’hui ?

 

Nous n’en savons rien

 

Il serait souhaitable que dans le prochain bulletin municipal

Jean-Luc Servières

 nous informe de l’état d’avancement des travaux

 

 

 

Paru sur le site Eau 77 :

 

 

BILAN DE FONCTIONNEMENT 2014 DU SYSTEME D’ASSAINISSEMENT DIRECTION DE L'EAU ET DE L'ENVIRONNEMENT - S.A.T.E.S.E. Villeparisis / MITRY

 

LE RESEAU : L'arrêté de mise en demeure n°2014/DDT/SERP/n°178 qui a fait suite à la non conformité en équipement du système de collecte et de traitement des eaux usées, établi par la Police de l'Eau au titre des données 2012, va conduire à définir, dès 2015, un plan d'actions portant notamment sur l'amélioration de la collecte qui passera par des travaux sur les réseaux de collecte, visant à déconnecter une partie des eaux pluviales et des eaux d'infiltration, responsables des déversements d'eaux usées dans le milieu naturel et des surcharges hydrauliques de la station d'épuration. Ces travaux s'entendent sur plusieurs années, un programme cohérent et régulier est à définir. Suite à l'inventaire des points de déversements dans le milieu naturel, une étude a été lancée fin 2014 dans le but de mettre en place un diagnostic permanent du réseau d'assainissement.

LA STATION D'EPURATION : Le débit de référence de la station d'épuration est régulièrement dépassé (76% du temps). Toutefois, la maîtrise de la gestion hydraulique de la station d'épuration grâce à l’optimisation de l’utilisation du bassin d’orage permet de respecter globalement les normes de rejet au point A4 et d’éviter les pertes massives de boues avec les eaux épurées. En revanche, elle conduit au rejet d’effluents qui peuvent n’avoir subi qu’un traitement sommaire par décantation dans le bassin d’orage ou au niveau des prétraitements. Dans ce cas-là, le rejet global de la station (by-pass inclus) ne respecte plus l’arrêté d’autorisation. La gestion hydraulique des ouvrages sera renforcée en 2015 par la mise en place d'une vanne modulante qui permettra d'optimiser l'alimentation du bassin d'orage. Sur le plan de la pollution à traiter, la charge polluante collectée actuellement représente un coefficient de pollution de près de 90% de la capacité maximale ponctuelle de 32 000 EH. De plus les besoins en oxygène sont tels que le système d'aération fonctionne à plus de 90% du temps. Ces éléments conduisent à révéler la saturation actuelle de la station d'épuration, non seulement sur le plan hydraulique, mais aussi sur celui de la pollution. Le remplacement des diffuseurs d’aération envisagé en 2015 permettra de fournir une meilleure capacité d’oxygénation et limiter ainsi les conséquences de la saturation du dispositif.

 

 LA DESTINATION DES BOUES : Les essais d'incinération sur la station d'épuration de SaintThibault-des-Vignes, prévus à l'automne ont été différés du fait de la pollution des boues en plomb relevé en octobre. Depuis, le suivi qualitatif des boues a été renforcé et la destination vers la REPE maintenue. Les essais démarreront dès que la qualité des boues le permettra. L’origine de la pollution n’a pas été cernée. Le suivi analytique des boues montre l’amélioration régulière de leur qualité.

 

L'AUTOSURVEILLANCE : En 2014, le suivi des micropolluants a porté sur 10 paramètres et le sera encore en 2015. Il reprendra ensuite en 2017, suite à la mise en place d'un nouveau dispositif réglementaire plus souple. Le scénario SANDRE est à adapter pour prendre en compte les points A2 recensés (Poste Flandres à Villeparisis et celui de Bois Fleury à Claye-Souilly), et le manuel d'autosurveillance sera à réviser pour intégrer les modifications apportées au scénario SANDRE.

 

LES TRAVAUX : Pour répondre aux exigences de l’arrêté de mise en demeure de 2012, un décanteur lamellaire dimensionné pour un débit de 900 m3/h sera mis en place en 2015 afin de traiter la surverse des eaux usées en entrée de la station d’épuration.

 

file:///C:/Documents%20and%20Settings/Station/Mes%20documents/Downloads/18568%20(10).pdf

 

Ru des Grues à Souilly

Ru des Grues à Souilly

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 09:37
Captage d'eau dans la Marne à Annet sur Marne

Captage d'eau dans la Marne à Annet sur Marne

Historique : Le canal de Chalifert a été ouvert en 1846 pour faciliter la navigation entre Chalifert et Meaux afin d’éviter deux boucles de la Marne située sur les communes de Jablines, Annet sur Marne, Fresnes sur Marne, Précy sur Marne , Charmentray, Tribardou, Isles les Villenoy.

Pour ce faire le canal traverse le coteau de Chalifert par un souterrain de 290 m dont la voûte est en plein cintre de 9 m de diamètre avec 6 m d'élévation au-dessus du plan d'eau.

 

 

Alors que l’activité de la décharge Veolia de Claye-Souilly n’était autorisée que jusqu’en juillet 2008 des représentants de l’ETAT et élus de Seine et Marne ont travaillé en toute discrétion à l’élaboration d’un projet qui devait permettre l’apport de déchets industriels de la région parisienne à Claye-Souilly après 2008 par voie fluviale.

 

Il semblerait que tout était déjà décidé derrière le dos des populations de Seine et Marne, le renouvellement de l'autorisation d'exploiter et l’extension de la décharge de Claye-Souilly semblait déjà acquis à Rep Veolia.

 

En effet en 2003 Roseline BACHELOT, ministre de l’écologie, finance la création d’un chenal dans la Boucles de Jablines, pour pouvoir amener les déchets de la région parisienne sur une plateforme à Précy sur Marne, en longeant le captage d’eau d’Annet sur Marne.

 

La même année le préfet du 77 autorise l’implantation d’un embranchement fluvial à Précy sur Marne par Rep VEOLIA (AP 03 DAI 2E 010 24/1/2003)

 

En 2005 Yves DUTEIL, maire de Précy sur Marne reçoit le 1er prix dans la catégorie « Transport et déplacement » du 9e grand Prix de l'Environnement des villes d'Ile-de-France.

La commune de Précy-sur-Marne ayant permis l’implantation d’une plateforme multimodal sur sa commune pour « accueillir » les déchets industriels en provenance de la région parisienne, plateforme gérée par Veolia.

 

Après une enquête publique, mais où tout semblait déjà avoir été décidé d’avance, Michel Guillot, préfet de Seine et Marne renouvelle à Rep Veolia l’autorisation d’exploiter la décharge de Claye-Souilly pour 20 ans jusqu’à 2026 et autorise l’extension de la surface de la décharge, décharge qui fonctionnait déjà depuis 1972.

 

En 2008 Chantal JOUANNO, présidente de l’Ademe remet à Rep VEOLIA Claye-Souilly le prix de l’innovation logistique spécial développement durable, avec les félicitations de Jean-Louis BORLOO, ministre de l’écologie. Ce prix est décerné à Rep VEOLIA pour son choix d’utiliser le transport fluvial pour transporter les déchets parisiens vers la Seine et Marne entre le port de Genevilliers et Précy sur Marne.

 

Depuis 2008, les mâchefers de l’usine d’incinération Isséane d’Issy-Les-Moulineaux du Syctom de l’agglomération parisienne sont acheminés par voie fluviale jusqu’à Précy-sur-Marne.

En 2011 : 74 000 tonnes/an de mâchefers auraient ainsi été transportés en vrac dans des bateaux d’une capacité unitaire de 480 tonnes.

 

Depuis 2010 : 10 000 tonnes d’encombrants auraient également été acheminées depuis Ivry.

 

La question du jour :

 

Sachant que le plus important captage d’eau de Seine et Marne se trouvait au pied de cette décharge, que les péniches chargées de mâchefers allaient chaque jour ouvrable longer ce captage d’eau d’Annet sur Marne, comment tous ces élus ont-ils pu favoriser l'extension de cette décharge et de son délai d’exploitation ?

 

 

 

Les péniches chargées de déchets de mâchefers longent chaque jour ouvrable le captage d’eau d’Annet sur Marne !
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