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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 15:30

 

Revirement de situation

Projet de remblais et parcours BMX

Lieudit « Les Culées »

Claye-Souilly

(route menant de Claye-Souilly à Annet sur Marne)

 

Alors que le 15 octobre 2014,  Jean-Luc Marx, préfet du 77, avait imposé une étude environnementale à la commune de Claye-Souilly (1), concernant ce projet, nous apprenons que quelques mois plus tard , en mai dernier (2), M le Préfet décide de dispenser la commune de cette étude environnementale.

 

Il faut dire qu’en ce début d’année, M. le préfet du 77, a subi une forte pression des

élus régionaux pour ne pas autoriser les décharges de déchets "dits inertes"en Seine et Marne avant le vote du PREDEC.

 

Ce qui n’arrange pas la situation pour trouver des sites pour « accueillir » les déchets du Grand Paris .

 

 

Est-ce

pour ne pas imposer des contraintes supplémentaires

à l’un des rares maires

favorable à l’apport de déchets « dits inertes »

sur sa commune

que M. le Préfet a dispensé Claye-Souilly

d’une étude environnementale ?

 

Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est que M. le Préfet estime que déverser 190 000 m3 de déchets   « dits inertes » à proximité de la Beuvronne n’est pas susceptible d’avoir des incidences "notables" sur l'environnement et la santé humaine.

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce dossier, contactez la préfecture.

 

 

 

 

(1)obligation d’effectuer une étude environnementale 15/10/2014

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Decision_77-020-2014_cle7f465d.pdf

(2)dispense d’effectuer une étude environnementale 28/5/2015

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/77-007-2015.pdf

 

 

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 15:19

 

En date du 18/7/2014 nous avons adressé un courrier demandant au CG 77 s’il était favorable ou non à la construction du pont sur la RD 105, souhaité par Placoplatre, près de la promenade de la Dhuis.

 

Pour extrait réponse du 30/9/2014, du vice président du Conseil Général 77, chargé de la voirie départementale :

 

« Vous souhaitez être informée de l’avis du Département sur le projet présenté par la société Placoplatre, consistant à construire un pont d’une longueur de 33 mètres franchissant la route départementale RD 105………

je vous informe que la décision du Département relative à ce projet d’aménagement n’interviendra qu’à l’issue de l’instruction de la demande d’installation classée pour l’environnement. »

 

Or nous apprenons aujourd’hui que 14 mois plus tôt (par courrier du 24/7/2013) le Conseil Général 77 avait donné son accord à Placoplatre pour la construction de ce pont

 

 

Un élu incompétent ou un manque de transparence ?

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c’est que le Conseil Général 77, afin de protéger le Bois Gratuel, n’a jamais, à notre connaissance, demandé son classement au titre des Espaces Naturels Sensibles, alors qu’on y trouve des espèces remarquables.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 11:48

 

Alors que la commune voisine de Villeparisis organise des réunions de quartiers, pour installer un dialogue constructif avec les habitants, les élus  de Claye-Souilly ne semblent pas prévoir de réunion de concertation sur le projet de remblais d’un terrain par 190 000 m3 des déchets « dits inertes » et l’implantation d’un piste de sport BMX près d’une décharge « au lieudit les Culées » sur la route qui mène de Claye-Souilly à Annet sur Marne.

 

En effet la législation française ne leur impose pas, c’est au bon vouloir des élus et dans ce cas de figure les élus ne semblent pas vouloir organiser une réunion de concertation sur ce dossier brûlant.

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Villeparisis : première réunion de quartier du maire ce mardi soir

29 Juin 2015, 19h12 | MAJ : 29 Juin 2015, 19h12

 

Les habitants ont la parole ! Ce mardi 30 juin, la municipalité de Villeparisis organise une réunion pour les riverains des quartiers Bois Fleuri et Vieux Pays. Hervé Touguet, maire UMP, sera présent ainsi que plusieurs élus. L’idée :« Installer un dialogue constructif avec les habitants» et «mieux comprendre les enjeux villeparisiens mais aussi de découvrir les projets encours et à venir dans la ville et dans e quartier» , indique la ville dans un communiqué. Le prochain rendez-vous, dédié aux habitants du quartier du Parisis, aura lieu le 2 juillet.

Réunion de quartier, mardi 30 juin à 20h30, en salle des mariages à la mairie. Accès libre.

 

 

http://www.leparisien.fr/villeparisis-77270/villeparisis-premiere-reunion-de-quartier-du-maire-ce-mardi-soir-29-06-2015-4904423.php

 

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 09:12

 

Paru sur le blog Coupvray unofficiel :

 

29/06/2015

Stockage de bois

Nous restons toujours vigilants sur le développement d'activités polluantes dans les environs du village de Coupvray.

Nous dénonçons depuis de nombreuses années l'activité de compostage en plein air, sur les espaces des Pendants avec entrée par Chalifert. Nous sommes toujours surpris que bien qu'établi chemin St Eloi, l'entrée reculée de plusieurs dizaines de mètres, et les terrains se trouvent entièrement à Coupvray, et donc cette activité devrait être rattachée pour le foncier comme pour l'industriel au SAN du Val d'Europe.

 

L’entreprise de Compost Val d’Europe  près du parc de Disneyland inquiète les riverains

Nous avons depuis longtemps dénoncé un dépassement des hauteurs toujours visible, des écoulements des bassins de volume insuffisant pour conserver les eaux en cas d'orage, et donc de libérer des eaux chargées de lixiviats des andains du compost dans le rû de Coupvray qui traverse ensuite la commune, et se déverse dans les bassins dont on constate l'hyper richesse par le développement des algues. Régulièrement des vapeurs et des odeurs se répartissent dans les environs, il n'est pas rare de sentir leur présence les jours pluvieux dans la vallée du canal, ou s'il fait un vent frais jusque sur l'esplanade des gares devant l'entrée Disney.

Ce qui nous inquiète maintenant c'est une déclaration d'extension de "stockage de bois". Cette activité n'est en soi pas nouvelle, elle avait été déclarée dans la précipitation en réponse à un constat d'infraction de la DRIRE, suite à une arrivée de bois en gros volume sur le site. On découvrait divers bois provenant des déchetteries du secteur. La déclaration portait sur le broyage a des fins defabrication de plaquettes, et de particules pour constitution de panneaux. On imagine les répercutions de la combustion de plaquettes chargées de peintures, vernis, plastiques par exemple dans les chaufferies bois "écologiques" telle celle du lycée de Serris!

Ces activités réalisées à l'extérieur sont génératrices de production de poussières qui, compte tenu de l'implantation en haut de colline et soumis à des vents de l'ouest sont majoritairement envoyées dans la vallée, sur une partie du village.

Les activités de l'entreprise se combinent: Compostage des déchets végétaux, broyage et déchiquetage de bois divers, issus de coupe mais aussi de bois souillésprovenant des déchetteries, et dorénavant stockage déclaré dans des proportions supérieures à celles tolérées avec le broyage. Comme à l'origine pour le compostage, où la quantité a toujours été constatée dépassée, le volume annoncé dans la déclaration se limite au seuil permis en déclaration soit 19800 m3 (pour 20 000 maxi). Cette déclaration est à rapprocher de son maintien dans l'espace de la ZAC de la Dhuis, zone d'activité pour laquelle on attend les résultats de l'enquête publique.

 

http://coupvray-unofficiel.hautetfort.com/archive/2015/06/28/stockage-de-bois-5647479.html

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:16

 

 

Consternation à Claye Souilly

près des Jardins Anglais

une piste de BMX

ou une décharge déguisée ?

 

Consternation à Claye Souilly : Yves Albarello va-t-il encore accueillir des déchets sur sa commune ?

Le député-maire Yves Albarello projette d’implanter sur sa commune une piste BMX pour les jeunes, une bonne initiative à première vue, mais quand on y regarde de plus près, une situation incompréhensible.

 

En effet pourquoi faut-il ramener sur le site plus de 190 000 m3 de déchets "dits inertes", soit environ 380 000 tonnes (1) et près de 15 000 camions de 25 tonnes pour les déverser  ?

Yves Albarello veut déverser sur ce site plus de déchets "dits inertes" que dans la décharge ISDI Terralia de Villevaudé qui était autorisée à recevoir 140 000 m3 de déchets soit environ 280 000 tonnes.

 

Pour mémoire Yves Albarello est le rapporteur du Grand Paris et recherche désespérément des sites pour déverser les déchets du Grand Paris et il semble, sous couvert d’implanter une piste BMX, avoir trouvé un site d’accueil de déchets "dits inertes" sur sa propre commune.

 

Si Mme Royal avait comblé le vide juridique concernant la législation sur les remblais de déchets "dits inertes" nous n’en serions pas là, mais bien que les associations aient attiré son attention sur le sujet Mme Royal est « aux abonnés absents ».

 

Puisque les décharges ISDI sont interdites en Seine et Marne pendant 3 ans, les maires du 77 favorables au déversement de déchets"dits inertes" sur leur territoire vont pouvoir profiter du vide juridique de la législation pour proposer des aménagements avec des déchets "dits inertes" sur leur commune : parcours sportifs : BMX, golf.., mur anti-bruit, merlons paysagers , aménagement forestier, remblaiement de carrières, ……, qui ne sont souvent en fait que des décharges déguisées.

 

 

(1) suivant le coefficient appliqué par la DDT : 1m3 = 2 tonnes

(voir AP Terralia Villevaudé)

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/8292/52482/file/ARP_Villevaude.pdf

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 19:30

 

SPPPI

(Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles)

 

Les SPPPI sont des instances collégiales qui réunissent les différents acteurs concernés par les problèmes d’environnement industriel (collectivités territoriales, industriels, associations de protection de l’environnement, services de l’État, experts techniques et personnes qualifiées) autour d’objectifs communs de dialogue, d’information et de réflexion.

 

Ces structures sont créées à l’initiative du préfet du département.

 

Dans le département des Yvelines cette structure a été créée par le préfet il y a 22 ans.

 

Mais en Seine et Marne aucuns des préfets qui se sont succédés n’ont souhaité créer cette structure, pas même M. Jean-Luc Marx, actuel préfet de ce département.

 

Pourtant cette structure serait bien utile dans ce département où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France, et notamment pour le nord-ouest 77 qui « accueille » les déchets d’une grande partie de l’Ile de France et possède la zone industrielle la plus importante de cette région à Mitry-Compans.

 

 

Pas d’argent

pour créer cette structure en Seine et Marne ?

 

 

Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher des services de la préfecture

 

 

 

 

Paru sur le site SPPI PACA :

 

Des SPPPI partout en France

 

Le SPPPI fait des petits

 

Sur l'exemple du SPPPI Fos-Berre, des structures de concertation similaires émergent dans les bassins industriels de France. Le quinzième SPPPI (qui signifie maintenant « Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles ») voit formellement le jour en 2010 dans le bassin grenoblois.

 

Un décret ministériel (22 août 2008, article 125-35 du Code de l'environnement) reconnaît l’utilité des SPPPI. Il instaure la possibilité de leur création par les préfets, propose leur composition et définit leur rôle. Ainsi, les SPPPI " ont pour mission de constituer des lieux de débats sur les orientations prioritaires en matière de prévention des pollutions et des risques industriels dans leur zone de compétence et de contribuer à l’échange ainsi qu’à ladiffusion des bonnes pratiques en matière d’information et de participation des citoyens à la prévention des pollutions et des risques industriels. "

 

Dans un rapport interministériel (mars 2010), les rédacteurs indiquent " les acteurs, industriels, élus, associations et représentants de l’État s’accordent pour constater que les SPPPI peuvent contribuer à désamorcer une crise, à réduire des émissions polluantes, à améliorer la prévention des risques majeurs ". Ils ajoutent en conclusion que " les SPPPI ont dans leur ensemble prouvé leur potentiel d’efficacité, […] de leur mode de fonctionnement, et de leurs champs d’action. […] Ils peuvent constituer des centres d’initiatives et des lieux d’élaboration de projets ".

 

Le club des SPPPI

Les SPPPI se sont structurés à l’échelon national pour favoriser les échanges sur les orientations et partager les bonnes pratiques, à travers un club des SPPPI. Ce club réunit les animateurs des SPPPI plusieurs fois par an. Un Forum Interspppi a lieu tous les deux ans afin de favoriser les rencontres et apporter un retour d’expérience sur les avancées de chaque SPPPI.

 

http://www.spppi-paca.org/article.php?larub=15&titre=des-spppi-partout-en-france

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 18:09

 

PREDEC

moratoire de 3 ans

interdisant l’implantation

de décharges ISDI en Seine et Marne

 

Yves Albarello

député maire de Claye-Souilly

un élu bien isolé dans son propre camp !

 

 

 

M. le député maire Yves Albarello (groupe des Républicains) est opposé au moratoire PREDEC qui interdit les décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans.(1)

 

- Pourtant le groupe des Républicains au Conseil Régional IDF a voté à l’unanimité pour ce moratoire interdisant les décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans, c’est Mme Marie-Pierre Badré, conseillère régionale du 77, qui a attiré l’attention de son groupe sur ce dossier et nous l’en remercions. Mme Marie-Pierre Badré est adjointe au maire de Couilly Pont aux Dames et suppléante du député Franck Riester.

 

- Pourtant le président du Conseil Départemental 77, Jean-Jacques Barbaux (groupe les Républicains), se félicite de ce moratoire qui interdit les décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans.

Pour mémoire l’adjointe au maire de Claye-Souilly, Véronique Pasquier (groupe les Républicains), est membre du Conseil Départemental 77. (2)

 

 

 

 

 

(1) Extrait de l’intervention de M. Yves Albarello du 24/3/2015 Table ronde sur les déchets de chantiers liés au Grand Paris

« Monsieur le président, le conseil régional d’Île-de-France est le grand absent de ce débat, cela est d’autant plus regrettable que c’est lui qui doit, au terme de l’enquête publique, approuver le Plan régional de prévention et de gestion des déchets des chantiers du bâtiment et des travaux publics. J’ai personnellement alerté le président de la région Île-de-France, M. Jean-Paul Huchon, du risque que ferait courir un moratoire sur ce document : notre incapacité à les traiter nous conduirait à les exporter dans les départements limitrophes. Tous les courriers que j’ai pu adresser, tant au président de région qu’aux présidents de groupe, sont demeurés sans réponse. »

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/14-15/c1415038.asp

 

(2) Extrait de l’intervention de Jean-Jacques Barbaux, président du Conseil départemental 77

« PREDEC : vote d’un moratoire pour la Seine-et-Marne, il était temps d' ...

Publié le 19 juin 2015

"Un véritable soulagement pour tous les seine-et-marnais" : Jean-Jacques Barbaux, Président du Département, se réjouit du vote du moratoire.

Alors que les élus seine-et-marnais se battent depuis de longues années pour demander que la Seine-et-Marne ne soit plus la poubelle de l’Ile-de-France, Jean-Jacques Barbaux, Président du Conseil départemental se félicite que « la voix du département ait été enfin entendue sur ce dossier si sensible » et se réjouit du vote de ce moratoire qui rééquilibre les sites de stockage ailleurs qu'en Seine-et-Marne. ….. »

http://cg77.fr/Departement/Actualites/PREDEC-vote-d-un-moratoire-pour-la-Seine-et-Marne-il-etait-temps-d-agir

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:32

 

 

EXTRAIT DE LA

DELIBERATION DU CONSEIL MUNICIPAL

DE MITRY-MORY

DU 27/5/2015

Mitry-Mory : Le conseil municipal délibère sur le dossier Mitrychem
Mitry-Mory : Le conseil municipal délibère sur le dossier Mitrychem

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 09:22

Reportage France TV INFO hier soir :

 

http://www.francetvinfo.fr/france/la-seine-et-marne-ne-veut-plus-etre-seule-a-gerer-les-dechets-de-region-parisienne_969249.html

 

 

La Seine-et-Marne ne veut plus être seule à gérer les déchets de région parisienne

 

Une équipe de France 2 s'est rendu dans ce département où on trouve la plus grande poubelle de France. Les habitants sont exaspérés.

C'est en Seine-et-Marne qu'est déversée la grande majorité (80%) des déchets de la région parisienne. La décharge est géante : grande de trois km², elle comprend des montagnes de déchets de foyers et d'entreprises. Chaque année, cinq millions de tonnes sont enfouies ici.

Ce choix stratégique fut décidé il y a environ 10 ans, car les terres de Seine-et-Marne sont immenses et bon marché. Mais certains sites sont devenus tellement vastes qu'ils approchent des habitations. L'école maternelle de Fresnes-sur-Marne n'est plus qu'à 300 mètres.

"Une honte"

Les habitants sont exaspérés. "C'est une honte", assure un homme à France 2. Pour l'entreprise ECT, propriétaire de la décharge, le marché est juteux : un mètre carré de déchet rapporte cinq euros. La société a donc sorti le grand jeu pour convaincre la mairie de Villeneuve-sous-Dammartin : elle lui a accordé 140 000 euros en 2013 pour rénover les rues, l'église...
Malheureusement, cette réputation a des conséquences néfastes pour la Seine-et-Marne. Des décharges sauvages ont vu le jour. Les agriculteurs, en colère, doivent faire le ménage. Craignant les travaux liés au Grand Paris, le département a décidé d'une pause : aucune extension de la décharge pendant trois ans, afin d'obliger aussi les autres départements d'Île-de-France à prendre leur part de déchets.

 

http://www.francetvinfo.fr/france/la-seine-et-marne-ne-veut-plus-etre-seule-a-gerer-les-dechets-de-region-parisienne_969249.html

 

 

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:01

 

Paru dans le journal de l’environnement :

BPA, parabènes et phtalates «omniprésents» dans les eaux françaises

Le 25 juin 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

L’Ineris vient d’établir un état des lieux de la pollution des eaux par les contaminants «émergents». Certains sont déjà présents partout.

C’est à un travail de titan que se sont attelés les chercheurs de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Douze mois durant, les scientifiques ont quantifié, dans des échantillons d’eau superficielle et souterraine prélevés aux 8 coins de l’Hexagone et des DOM, la présence de «polluants peu recherchés ou mal connus». But de l’opération: dresser un état des lieux de la contamination des eaux tricolores par les contaminants «émergents», à l’instar du tristement célèbre bisphénol A (BPA), des phtalates ou des molécules très présentes dans nos produits de beauté.

 

TRIPLE OBJECTIF

L’objectif de l’étude est triple, rappelle-t-on à l’Ineris: définir la liste des substances à surveiller régulièrement dans les prochains plans de gestion; faire ressortir les lacunes en matière de toxicologie et d’écotoxicologie; éprouver les méthodes d’analyse académiques pour sélectionner celles qui seront le plus facilement utilisables sur le terrain.

A terme, les données collectées serviront aussi à établir la liste des polluants spécifiques à l’état écologique (PSEE), propre à chaque bassin hydrographique et dont les données doivent être rapportées au niveau européen, conformément à la directive-cadre sur l’eau[1] (DCE). Elles ne seront pas inutiles non plus pour d’autres programmes, tels Ecophyto, le plan national contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants ou le non moins célèbre plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux.

 

180 MOLÉCULES À SUIVRE

La créativité des chimistes étant infinie, les chercheurs de l’Ineris ont sélectionné les molécules à suivre en fonction de cahiers des charges simples: des molécules mal connues ou peu suivies, souvent utilisées, potentiellement dangereuses pour l’homme et l’environnement. Dans un premier temps, 540 substances ont été retenues. Une liste rabotée des deux tiers par la suite.

Dans le lot, on trouve des produits de soin corporel, des plastifiants, des pesticides et biocides, des résidus de médicaments, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des retardateurs de flamme, des additifs d’essence. Bref, un sacré cocktail.

Les échantillons d’eau ont été prélevés entre avril 2012 et 2013 sur 158 sites du réseau de contrôle et de surveillance (RCS), dont 25 situés dans les DOM. Au total, plus de 550 analyses ont été effectuées par substance, produisant 80.000 résultats exploitables tant pour les eaux superficielles continentales ou les eaux littorales que pour les eaux souterraines (dans les DOM uniquement).

 

TENDANCES LOURDES

Si le travail n’est pas présenté comme une étude prospective, l’état des lieux permet néanmoins d’esquisser certaines tendances lourdes. Jamais recherchés jusqu’alors de façon systématique, les parabènes sont présents partout: ils sont présents dans plus de 99% des échantillons analysés. Utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques et les produits de soins, ces phénols sont fortement suspectés d’accroître le poids des nouveau-nés.

Moins surprenant, le BPA et les phtalates, autres perturbateurs endocriniens reconnus, sont très fréquents: le diisobutyl-, le diéthyl-, le n-butyl phtalate et le bisphénol A ont été quantifiés dans plus de 50% des échantillons d’eau et le benzyl butyl phtalate dans un tiers des échantillons de sédiments.«Ces substances peuvent être considérées comme omniprésentes sur le territoire», insiste l’Ineris.

Autre non-événement: la présence de nombreux phytosanitaires dans les eaux. Plus surprenante, en revanche, est la contamination de quelques échantillons par des produits dont l’utilisation est interdite depuis des lustres. Deux métabolites du DDT ont été retrouvés dans plus de la moitié des échantillons de sédiments analysés. Dans l’eau, on trouve encore régulièrement du parathion méthyl, du parathion éthyl, de l’ométhoate, du monocrotophos, du carbofuran et de la carbendazime, dont la vente et l’utilisation sont également interdites.

 

UNE ORDONNANCE POUR L’EAU?

Faudra-t-il une ordonnance pour boire un verre d’eau? Pas impossible, au vu des médicaments que l’on y trouve. Une vingtaine de résidus médicamenteux ont été détectés au moins une fois dans les eaux superficielles, dont 4 molécules[2] ont été retrouvées dans plus de la moitié des échantillons. Sont également à signaler deux hormones (un œstrogène -l’estrone- et un progestatif de synthèse -le norethindrone) quantifiées sur environ 5% des analyses.

La quasi-totalité des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sélectionnés ont été détectés au moins une fois dans les sédiments. «Il s’agit de HAP non réglementés et pour lesquels un manque d’information sur l’occurrence dans les sédiments avait été constaté lors de la priorisation»,précise l’Ineris.

Parmi les produits industriels, 11 retardateurs de flammes non réglementés dans la DCE au moment de l’étude prospective, ont été recherchés dans la matrice sédiment. Six ont été quantifiés au moins une fois dans les cours d’eau de métropole. Les plus fréquents sont le décabromodiphényléther (BDE-209), le HBCDD (15% des analyses) et le TBBPA (10% des analyses). Et pour l’eau en bouteille?

 

 

[1] Un arrêté ministériel, réformant celui du 25 janvier 2010, doit être publié d’ici la fin de l’année.

[2] Carbamazepine, acide niflumique, oxazepam et kétoprofène.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/bpa-parabenes-et-phtalates-omnipresents-dans-les-eaux-francaises,59895?xtor=EPR-9

 

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