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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 14:58
CCMP Compans Seveso seuil haut

CCMP Compans Seveso seuil haut

 

D’après les informations de Trapil lors de la CSS CCMP de 2019 cette canalisation daterait de 1973.

 

C’est la seule information dont dispose les associations de riverains et de défense de l’environnement membres de la CSS.

 

Elles ne possèdent aucunes informations sur les points suivants :

  • A quel endroit exact et à quelle profondeur se situe cette canalisation ?
  • Comment est protégée cette canalisation ?
  • Quelle est la date de la dernière étude de dangers ?
  • L’étude de dangers aborde-t-elle l’aspect choc en provenance de l’extérieur (chute d’avion, incendie…)
  • Quelle est la date du dernier contrôle par un organisme extérieur de cette canalisation ?

 

Après l’incendie de Compans le préfet Lionel Beffre va-t-il faire réaliser un contrôle de l’état de cette canalisation ?

 

 

Un manque de transparence ?

A vous riverains de juger

 

 

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 11:06

 

La DRIEAT 77, dirigée par Agnès COURET, est le service de l’ETAT en charge des installations classées (site Seveso, décharges,  casse auto, entrepôts logistiques, méthaniseur…)

 

Un service constitué d’ingénieurs très qualifiés, qui sont sollicités par le Préfet à chaque incident sur un site classé et souvent le week-end pour les feux dans les décharges, casse auto….

 

Ce service fait, en Seine et Marne, un travail remarquable bien qu’il soit en sous-effectif depuis des décennies.

 

ADENCA, membre du bureau de la CSS, a sollicité ce service hier matin, pour demander un contrôle de la conduite d’hydrocarbures TRAPIL pour savoir si elle n’a pas été endommagée. D’après nos informations cette conduite serait implantée dans le sol à une profondeur de 1.60m.

Une étude de dangers a été réalisé par TRAPIL mais que le Préfet ne met pas cette étude à la disposition des riverains et nous le regrettons.

 

Agnès Couret, responsable de la DRIEAT 77 nous a répondu dans la journée en nous informant que ses ingénieurs travaillaient prioritairement sur ce dossier et nous l’en remercions.

 

 

Le nouveau préfet du 77 Lionel Beffre a indiqué qu’une de ses priorités étaient la sécurité, après les paroles nous attendons des actes :

  • Un renforcement des services de la DRIEAT 77 pour contrôler les installations classées
  • Un renforcement des effectifs de police sur la ZI de Mitry-Compans, pour mémoire l’ETAT a fait fermer le commissariat de police au 1/1/2013.

 

 

Pour plus d’informations sur ce dossier, nous vous conseillons de consulter le site de l’association de Compans qui travaille sans relâche depuis de nombreuses années pour protéger l’environnement :

http://www.compans.org

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 13:52
CCMP Seveso seuil haut Compans

CCMP Seveso seuil haut Compans

 

 

Les riverains et les employés de la zone industrielle

 de Mitry-Compans

ont le droit de savoir !

 

 

Pourquoi le sous préfet Nicolas Honoré ne veut pas réunir en urgence la commission de suivi de site de la ZI Mitry-Compans alors que l’incendie s’est déclaré à proximité de la conduite d’hydrocarbures Trapil qui alimente l'usine Seveso à hauts risques CCMP ?

 

Pourquoi les membres de la commission de suivi de site n’ont reçu aucunes informations de la préfecture  concernant l’incendie ?

 

 

EXTRAIT AP 17 DCSE SERV 19 DU 19/12/2017  (le lieu de l'incendie se trouve près du lieudit La Feuchère)

EXTRAIT AP 17 DCSE SERV 19 DU 19/12/2017 (le lieu de l'incendie se trouve près du lieudit La Feuchère)

Une zone industrielle de Mitry-Compans dans un état assez délabrée :

 

  • Une voie ferrée en mauvais état sur laquelle circulent des wagons destinés entre autres à un site Seveso à hauts risques
  • Certaines entreprises qui renvoient leurs eaux industrielles polluées sans autorisation vers un centre d’épuration qui n’est pas toujours en mesure de les traiter
  • Des sites pollués dont CCMP

« Suite à ce dernier rapport, l'inspection a demandé notamment à l'exploitant par courrier du 2 aout 2016 de délimiter l'extension de la pollution et des gaz du sol par des investigations supplémentaires et de proposer des mesures de gestion de la pollution.

Polluant(s) suspecté(s) ou suivi(s) : 4

Benzène et dérivés / Somme de benzene, toluene, ethylbenzene, xylenes (BTEX)
Hydrocarbures et indices liés »

https://fiches-risques.brgm.fr/georisques/infosols/instruction/SSP000910201

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 19:56

 

 

C’est encore en Seine et Marne que l’on trouve ce site industriel dangereux  qui fabrique du nitrate d’ammonium à Grandpuits.

 

Mais c’est aussi dans ce département que les inspecteurs de la DRIEAT qui surveillent ces sites dangereux sont en  sous-effectif.

 

L’ETAT doit mettre les moyens humains à la disposition de la DRIEAT 77 pour  contrôler régulièrement tous ces sites et sécuriser les seine et marnais angoissés.

 

 

Paru dans actu 77 :

Explosions à Beyrouth : du nitrate d’ammonium produit en Seine-et-Marne

L'usine Borealis de Grandpuits produit du nitrate d'ammonium. Le même composé chimique qui serait à l'origine des deux explosions qui ont dévasté le port de Beyrouth, mardi 4 août.

Publié le 7 Août 20 à 10:21

L'usine Borealis de Grandpuits L'usine Borealis de GrandpuitsL’usine Borealis de Grandpuits (©DR)

Mardi 4 août, deux gigantesques explosions ravageaient le port ainsi qu’une partie de la ville de Beyrouth, la capitale du Liban, faisant plus de 100 morts et des milliers de blessés.

Selon le gouvernement libanais, ce serait un stock de 2 500 tonnes de nitrate d’ammonium entreposé là depuis plusieurs années, qui serait à l’origine du drame.

Ce composé chimique, souvent utilisé dans la fabrication d’engrais et déjà pointé du doigt lors du dramatique accident de l’usine AZF de Toulouse, qui avait coûté la vie à 31 personnes en 2001, est notamment produit en Seine-et-Marne.

En effet, situé en face de la raffinerie Totall’usine Borealis de Grandpuits-Bailly-Carrois, site classé Seveso seuil haut (sites industriels présentant des risques d’accidents majeurs), en produit chaque année quelque 68 000 tonnes.

« La réglementation française est stricte »

« Nous tenons à souligner fortement que contrairement à ce que nous avons pu lire à de nombreuses reprises dans les médias, le nitrate d’ammonium n’est pas un engrais. C’est une matière première qui entre dans la fabrication de nombreux produits, comme des explosifs, mais également dans certains engrais sûrs et très contrôlés, les ammonitrates », explique d’abord l’UNIFA (Union des industries de la fertilisation), qui regroupe une quarantaine d’entreprises produisant des fertilisants minéraux, organo-minéraux et organiques en France, dont Borealis, qui de son côté n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet.

L’organisation professionnelle assure ainsi que l’Etat fait son maximum pour éviter les incidents :

La réglementation française sur le nitrate d’ammonium, comme sur l’ammonitrate, est particulièrement stricte. Elle vise à limiter les risques et protéger les français.

Des sites réglementés et contrôlés

Et, outre les mesures mises en place par le gouvernement, l’UNIFA affirme que les entreprises elles-mêmes font de la sécurité autour du nitrate d’ammonium une priorité.

« Nos industriels qui utilisent du nitrate d’ammonium accordent une grande importance à la sécurité de leurs sites industriels. Ils n’utilisent cette matière que dans des sites hautement réglementés et contrôlés, classés Seveso seuil haut. Nos industriels respectent strictement la réglementation imposée en matière de stockage et de transport de cette matière première ».

Si le danger serait moindre lorsque le composé chimique est transformé en engrais, cela n’empêche pas les industriels de toujours manipuler ce produit avec la plus grande prudence.

« Une matière plus stable »

« Une fois transformé en ammonitrate, il s’agit d’une matière plus stable qui doit pour autant respecter également une réglementation stricte en matière de transport et de stockage. Notre industrie respecte scrupuleusement cette réglementation, tout comme les distributeurs agricoles qui sont régulièrement sensibilisés par les industriels comme par l’administration française », indique l’UNIFA, avant de conclure par un message aux victimes des explosions de Beyrouth :

L’industrie française de la nutrition des plantes a appris avec beaucoup d’émotion les événements tragiques qui ont touché Beyrouth. Toutes nos pensées accompagnent les victimes et les proches des victimes dans cette épreuve.

Par : Geoffrey Faucheux|

https://actu.fr/ile-de-france/grandpuits-bailly-carrois_77211/explosions-a-beyrouth-du-nitrate-d-ammonium-produit-en-seine-et-marne_35395557.html

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 18:14

 

 

A leur actif, dans cette commune d’un peu plus de 1000 âmes : 2 décharges l’une de déchets dangereux Terzeo, l’autre de déchets de bâtiment CIV, sans oublier l’entreprise CIV de traitement de déchets du BTP, une centrale à bitume et pas même un point de contrôle de la qualité de l’air sur l’école primaire proche de cette centrale et de la  décharge.

 

 

Qui voudrait payer

 l’implantation d’un point de contrôle de la qualité de l’air

sur l’école primaire ?

 

 

Une centrale à bitume qui semble toujours réglementée par un arrêté préfectoral qui date de 40 ans et qui contient seulement 5 pages (source site ICPE du ministère  de l’écologie). https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0065.01263#/

 

Mais près de Fontainebleau à Avon il en est autrement, la centrale à bitume date d’avant 1974, le dernier arrêté préfectoral de 2008 compte 30  pages de prescriptions imposées  à l’exploitant.

http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/1/29cdec79afe1484aac478c0d06d79901.pdf

 

Mais près de Melun à Montereau sur le Jard, les arrêtés imposant des prescriptions complémentaires à l’exploitant sont plus complets celui de 2006  contient 30 pages et celui de 2019 compte 8 pages.

http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/8/1d9c67b4073747829387663d0cdc33c8.pdf

http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/7/8acb34fd6f8a74d0016f8ad978fa0077.pdf

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher

 

du sous préfet de Meaux

Nicolas Honoré

 

Ou de vos élus

Frédéric Hervier

Maire de Villenoy

Et

Olivier Morin et Véronique Pasquier

Conseillers Départementaux de ce canton

 

 

 

Paru dans le journal « La Marne »

Près de Meaux, des habitants réclament un contrôle de l'usine de goudron

Un groupe d'habitants du village d'Isles-lès-Villenoy, près de Meaux, se plaint d'odeurs très fortes qui proviennent de l'usine de goudron. Ils réclament des contrôles.

 

Des habitants d’Isles-les-Villenoy déplorent les odeurs qui émanent de l’usine de goudron, installée le long de la RD5. (©La Marne)

Par Audrey GruazPublié le 11 Mai 21 à 18:00 

 

Certains habitent Isles-lès-Villenoy depuis quelques mois seulement, d’autres sont là depuis plusieurs dizaines d’années, mais tous s’accordent sur un point : les odeurs émanant de l’usine de goudron située en lisière de la commune sont insupportables ces derniers mois.

 

« On s’est demandé plusieurs fois d’où pouvait provenir cette odeur », nous raconte Fasia Kati. La jeune mère de famille, qui s’est installée dans le village en septembre dernier, explique que « certains matins, ça sent extrêmement fort, même fenêtre fermée ».

 

« Les enfants se pincent le nez pour aller à l’école »

Ce qui a vraiment alerté le jeune couple, c’est la vision de certains enfants se rendant à l’école du village en se pinçant le nez « tellement les odeurs étaient fortes. Des parents ont même retiré leur enfant de l’école à cause de cela » assure Fasia Kati.

 

L’usine de goudron est installée le long de la RD5 à Isles-lès-Villenoy. (©La Marne)

 

Un groupe d’habitants se crée spontanément

Intrigué par les odeurs, le couple interroge alors d’autres habitants et se rend compte qu‘ils ne sont pas les seuls à se plaindre. A plusieurs, ils décident alors de monter une pétition en ligne et de recueillir d’autres témoignages.

« Aujourd’hui, nous réclamons que la Driee [la direction régionale de l’environnement et de l’énergie, NDLR] fasse des contrôles de l’usine. Nous savons que nous ne pourrons pas la faire fermer et ce n’est pas ce que nous demandons. Nous voulons juste respirer correctement » commente Yves Giulianotti, qui poursuit : « nous ne sommes pas des spécialistes, nous demandons que des contrôles sérieux soient réalisés ».

Il habite le village depuis longtemps et a toujours connu l’usine.

Depuis plusieurs mois, les odeurs sont plus fortes et plus fréquentes. Ça prend à la gorge.

Yves Giulianottihabitant d'Isles-lès-Villenoy

 

Des dépôts noirs sur les murs

Durant plusieurs week-ends, le groupe d’habitants qui ne s’est pas constitué en association a arpenté les rues du village pour recueillir des signatures. « Certains nous ont dit qu’ils étaient obligés de nettoyer leurs murs et leur terrasse au Karcher pour retirer les dépôts noirs qui s’y collent » assure Yves Giulianotti.

« Nous continuerons à sensibiliser les habitants et à réclamer des contrôles à la Driee  » précise Yves Giulianotti. Dans un récent courrier, la Driee lui a d’ailleurs confirmé que leur demande « va faire l’objet d’un examen de la part des services de la Driee Ile-de-France ».

 

https://actu.fr/ile-de-france/isles-les-villenoy_77232/pres-de-meaux-des-habitants-reclament-un-controle-de-l-usine-de-goudron_41773158.html

 

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 20:13
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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 20:49
Paru sur le site "La Marne"
PHOTOS. 16 voitures brûlent dans un garage à Villevaudé, près d'une cuve de gaz de 1000 litres

Les pompiers ont éteint un incendie dans un garage à Villevaudé, samedi 27 février. 16 voitures ont brûlé près d'un atelier de peinture. La cuve de propane n'a pas explosé.

Les pompiers ont éteint l'incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février

Les pompiers ont éteint l’incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février (©Sdis 77

Par Louis GohinPublié le  Un incendie s’est déclaré à l’extérieur d’un garage de Villevaudé samedi 27 février vers 21h. 16 voitures ont brûlé, dont 8 utilitaires, indiquent les pompiers.

Incendie d’un garage à Villevaudé : les pompiers évitent le pire

Les flammes risquaient de se propager à un atelier de peinture de 300m². Une cuve de gaz propane, située à proximité, a été chauffée par les flammes mais n’a pas explosé.

Environ 70 sapeurs pompiers sont intervenus sur place. Ils ont dû utiliser 4 lances à incendie. Parmi eux se trouvaient des spécialistes du risque chimique.

Ils ont lutté contre l’incendie jusqu’à 22h45, heure où a été éteint le foyer principal. Ils ont continué à éteindre des foyers résiduels et à déblayer les lieux jusqu’à 1h du matin. Le temps de ranger le matériel, ils avaient terminé à 1h50 du matin : la nuit a été bien agitée.

 

Les pompiers ont éteint l'incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février
Les pompiers ont éteint l’incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février (©Sdis 77)
Les pompiers ont éteint l'incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février
Les pompiers ont éteint l’incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février (©Sdis 77)
Les pompiers ont éteint l'incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février
Les pompiers ont éteint l’incendie du garage à Villevaudé samedi 27 février (©Sdis 77)

L’intervention des pompiers a duré près de 5 heures.

https://actu.fr/ile-de-france/villevaude_77517/photos-16-voitures-brulent-dans-un-garage-a-villevaude-pres-d-une-cuve-de-gaz-de-1000-litres_39851243.html

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:29
Vue sur les silos de la coopérative agricole Valfrance de St Mard

Vue sur les silos de la coopérative agricole Valfrance de St Mard

 

Après l’explosion du port de Beyrouth, causé par des produits contenant du nitrate d’ammonium, qui a fait plus de 100 morts et des milliers de blessés nous apprenions que des engrais contenant du nitrate d’ammonium étaient stockés dans la coopérative agricole  Valfrance de St Mard.

 

Dans quelles conditions sont stockés ces engrais ?

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons

c’est que  la dernière inspection de la préfecture a été réalisée il y a  plus de 2 ans

et que  l’étude de danger date de plus de 14 ans .

http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/5/60fe17e8d2694ca788142ef5047d7785.pdf

 

14 ans pendant lesquels le maire Daniel Dometz a modifié son Plan Local d’Urbanisme pour permettre l’implantation à proximité d’une importante ZAC de la  Fontaine du Berger comprenant des grandes surfaces de distribution de milliers de m2  et des mégas entrepôts logistiques.

Concernant les entrepôts logistiques ce sont les préfets qui ont donné l’autorisation d’exploiter ces entrepôts, il y a peu de temps encore, l’un d’eux était classé SEVESO.

Des entrepôts qui stockent pour certains, des produits dangereux, des matières et produits combustibles tels que bois, papier, carton, pneumatiques, liquides inflammables, aérosols.

Sans oublier la proximité de la gare SNCF et de ces  2 lignes à très haute tension de 400 000 volts qui bordent ces entrepôts et les silos de la coopérative agricole Valfrance.

 

 

Extrait de l'article paru sur France Inter :

Nitrate d’ammonium : en France, un risque explosif

par Benoît CollombatCellule investigation de Radio France publié le 29 janvier 2021 à 6h03

 

Six mois après l’explosion de Beyrouth, notre enquête montre que la France n’est toujours pas à l’abri. La règlementation n’impose pas de déclaration aux sites qui stockent moins de 250 tonnes d’engrais au nitrate d’ammonium, et les contrôles sont encore insuffisants. L’explosion de Beyrouth pourrait-elle se produire en France ? © Radio France / Nicolas Dewit

 

Le 4 août 2020, l’explosion d’un stock de nitrate d’ammonium dévastait le port de Beyrouth, faisant plus de 200 morts et 6 500 blessés. Six mois après, la cellule investigation de Radio France a voulu savoir si une telle catastrophe serait possible en France. Notre pays est en effet le premier consommateur de nitrate d’ammonium agricole (ammonitrate) en Europe, et le deuxième dans le monde. Or la législation a encore des failles, et les contrôles ne sont pas systématiques. 

Des "bombes agricoles" en puissance 

Dans une note publiée après la catastrophe de Beyrouth, le ministère de l’agriculture indique que "le nitrate d’ammonium, même très concentré, n’est pas considéré comme un 'explosif ' mais seulement comme un explosif occasionnel (…) par exemple quand l’engrais est contaminé par des matières incompatibles." 

"Il suffit d’une montée en température due à un incendie combinée à 0,2 % de matière organique, comme un simple copeau de bois, pour arriver à une situation explosive", estime cependant Paul Poulain. Il regrette que les autorités n’appliquent pas de manière drastique la règlementation en matière de sécurité incendie. "On préfère prendre des risques plutôt que d’équiper ces installations de systèmes de détection incendie, ce qui renchérirait le coût de l’agriculture en France", ajoute-t-il. 

"Il y a énormément de départ de feu dans les exploitations agricoles, s’inquiète un expert en risque incendie, Ronan Nicolas, du bureau d’étude Atossa. Cela peut provenir d’une fermentation des balles de foin ou d’installations électriques vétustes. Les agriculteurs stockent aussi beaucoup de combustibles : s’il se retrouve associé à du nitrate d’ammonium, tous les ingrédients d’une véritable bombe agricole sont alors réunis !" .....

 

Gros point noir : les inspections 

La faiblesse des inspections pose aussi question. "En 2019, seuls 9 000 sites ont été inspectés sur les 500 000 installations classées pour la protection de l’environnement [ICPE], regrette Paul Poulain, qui a lancé un collectif citoyen baptisé Notre maison brûle après la catastrophe de Lubrizol, à RouenPour inspecter les différents sites au moins une fois tous les cinq ans, nous aurions besoin de 9 000 inspecteurs. Or, ils ne sont que 1 600 aujourd’hui."  

De plus en plus de voix s’élèvent également pour réduire la consommation d’ammonitrates, donc changer de modèle agricole. "Cela fait 50 ans que je milite pour l’agriculture biologique qui n’utilise pas d’azote de synthèse, tel que les ammonitrates", témoigne l’ingénieur agronome Claude Aubert qui vient de publier Les apprentis sorciers de l’azote (Editions Terre vivante)….

https://www.franceinter.fr/environnement/nitrate-d-ammonium-en-france-un-risque-explosif

 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 18:30
CCMP Seveso seuil Haut ( dépôt pétrolier)

CCMP Seveso seuil Haut ( dépôt pétrolier)

On en sont les promesses du gouvernement ?

 

A partir de maintenant c’est comme d’habitude ?

 

Pas d’augmentation des effectifs des ingénieurs de la DRIEE en charge de ce secteur :

Sur 4 ingénieurs en charge du secteur Mitry-Compans/Torcy  :

2 sont en formation, 1 est en arrêt jusqu’à juin prochain !

 

 

Pas d’informations  supplémentaires pour les populations en cas de sinistre :

Pour l’instant aucune modification.

Mais en projet : prévenir par téléphone les personnes possédant un téléphone portable dernière génération.

 

 

Un « projet » de contrôles des entreprises voisines des sites SEVESO  

qui n'ont jamais été contrôlées par les services de la DRIEE

dans les 2 ans à venir.

 mais pour ce faire il faudrait renforcer les effectifs de la DRIEE.

 

Pour mémoire certaines petites entreprises ne sont jamais contrôlées pendant toutes la durée de leur activité par les services de la DRIEE à qui l’ETAT ne donne pas les moyens humains de le faire.

 

 

 

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 19:24

 

 

Les membres de la commission CSS  avaient été  désagréablement surpris d’apprendre par la presse l’incident de BASF sans que la préfecture ne les informe.

 

Le sous-préfet Nicolas Honoré  leur a adressé ce jour une note dans laquelle il les informe qu’il n’y a eu ni pollution de l’air, ni de l’eau. Un compte-rendu plus détaillé leur sera présenté lors de la prochaine CSS.

 

 

 

 

Paru sur le site « La Marne » :

 

Incident à l'usine BASF de Meaux jeudi 7 janvier : une personne hospitalisée

 

Les pompiers sont intervenus dans la soirée du jeudi 7 janvier et ont résolu l'incident sans gravité. Un salarié a été légèrement intoxiqué, il semble être hors de danger.

Les pompiers ont résolu l’incident à l’usine BASF de Meaux, jeudi 7 janvier (©Illustration Actu.fr).

Par Louis GohinPublié le 8 Jan 21 à 11:00 

 

Un incident est survenu dans l’usine BASF de Meaux, jeudi 7 janvier à 17h55. Une personne a été hospitalisée, les pompiers ont mis l’usine hors de danger dans la soirée.

Le problème était une fuite de souffre liquide enflammé qui alimente un réacteur chimique.

Un salarié hospitalisé à Meaux après l’incident de l’usine BASF

Il ne s’agit visiblement pas d’un incident grave : le plan particulier d’intervention n’a pas été déclenché. Ce type de plan est déclenché en cas d’incident grave et permet à la préfecture de prendre la direction des opérations pour résoudre l’incident.

Dans le cas présent, seul un plan d’opération interne a été déclenché. L’usine a fait appel aux pompiers, qui ont établi un périmètre d’exclusion avec le service interne de sécurité incendie de l’usine. Une lance a été utilisée pour éteindre le foyer et une autre pour refroidir les installations.

Un salarié a été transporté au centre hospitalier de Meaux après avoir respiré des matières dégagées par la combustion. Son état était sans gravité. Vendredi 8 janvier à 10h, l’usine BASF déclare qu’il est sorti de l’hôpital et qu’il se porte bien.

Le danger est écarté

Lors de l’intervention jeudi 7, quatre autres salariés ont été pris en charge sur place par les pompiers, qui n’ont pas eu besoin de les emmener à l’hôpital.

Les pompiers ont ensuite fait des mesures pour évaluer le risque d’explosion. Au terme de l’opération, vers 22h, les pompiers ont relevé une concentration de polluants inférieure au seuil de détection. Ils en ont conclu que le danger était écarté.

BASF affirme que l’incident n’a causé aucune pollution dans la Marne.

Durant cette opération, toutes les eaux incendies ont été bloquées au niveau du site et n’ont donc pas eu d‘incidence sur la Marne.

BASF

Les causes de l’incident sont encore floues

L’incident, explique BASF, est survenu dans l’atelier de l’usine.

Les causes de cet accident ne sont pas encore connues mais compte-tenu des dégâts dans l’atelier, cela aura vraisemblablement un impact important sur la production du site.

BASF

L’entreprise annonce qu’une enquête va être faite pour identifier les causes du sinistre.

Un autre incendie beaucoup plus important était survenu dans un entrepôt voisin de l’usine en juillet 2020.

https://actu.fr/ile-de-france/meaux_77284/incident-a-l-usine-basf-de-meaux-jeudi-7-janvier-une-personne-hospitalisee_38579852.html

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