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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 19:05

 

 

Site SEVESO à hauts risques BASF Meaux 

 incident du jeudi 7 janvier 2021

 

 

Nous regrettons que le sous préfet Nicolas Honoré n’ait pas prévenu les membres de la commission de suivi CSS représentant les riverains et associations de protection de l’environnement et que ceux-ci aient appris cet incident par la presse.

 

Pourtant la législation prévoit que la commission doit être régulièrement tenue informée des incidents ou accidents survenus à l’occasion du fonctionnement de ces installations (1).

 

Nous constatons également que le dernier compte-rendu de la CSS du 15/12/2020 n’a pas été mis en ligne alors qu’il l’était auparavant. (3)

 

BASF Meaux apparaît dans la base Basol des sites pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif, mais ironie du sort, les informations figurant en 2020 sont beaucoup plus succinctes que celles de 2014. (4)

 

 

Après l’incident Lubrizol l’ETAT avait promis plus de transparence.

 

 

La question du jour :

 

Depuis l’incident Lubrizol

considérez-vous que les riverains des sites SEVESO à hauts risques

sont mieux informés par l’ETAT ?

 

 

  1. Extrait article 2 du décret n° 2012-189 du 07/02/12 relatif aux commissions de suivi de site

Art. R. 125-8-3. − I. – La commission a pour mission de :
« 3° Promouvoir pour ces installations l’information du public sur la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 511-1.
« II. – Elle est, à cet effet, tenue régulièrement informée :
« 2° Des incidents ou accidents survenus à l’occasion du fonctionnement de ces installations, et notamment de ceux mentionnés à l’article R. 512-69

https://aida.ineris.fr/consultation_document/1855

  1. https://www.ecologie.gouv.fr/risques-technologiques-directive-seveso-et-loi-risques
  2. https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Commissions-de-suivi-de-sites
  3.   2014 : http://adenca.over-blog.com/article-meaux-ou-en-est-on-de-la-depollution-l-ancien-site-cognis-aujourd-hui-basf-125014086.html

2020 : https://fiches-risques.brgm.fr/georisques/infosols/instruction/SSP000925401

 

 

 

 

Paru sur le site « La Marne » :

Incident à l'usine BASF de Meaux jeudi 7 janvier : une personne hospitalisée

Les pompiers sont intervenus dans la soirée du jeudi 7 janvier et ont résolu l'incident sans gravité. Un salarié a été légèrement intoxiqué, il semble être hors de danger.

 

Les pompiers ont résolu l’incident à l’usine BASF de Meaux, jeudi 7 janvier (©Illustration Actu.fr).

 

Par Louis GohinPublié le 8 Jan 21 à 11:00 

Un incident est survenu dans l’usine BASF de Meaux, jeudi 7 janvier à 17h55. Une personne a été hospitalisée, les pompiers ont mis l’usine hors de danger dans la soirée.

Le problème était une fuite de souffre liquide enflammé qui alimente un réacteur chimique.

Un salarié hospitalisé à Meaux après l’incident de l’usine BASF

Il ne s’agit visiblement pas d’un incident grave : le plan particulier d’intervention n’a pas été déclenché. Ce type de plan est déclenché en cas d’incident grave et permet à la préfecture de prendre la direction des opérations pour résoudre l’incident.

Dans le cas présent, seul un plan d’opération interne a été déclenché. L’usine a fait appel aux pompiers, qui ont établi un périmètre d’exclusion avec le service interne de sécurité incendie de l’usine. Une lance a été utilisée pour éteindre le foyer et une autre pour refroidir les installations.

Un salarié a été transporté au centre hospitalier de Meaux après avoir respiré des matières dégagées par la combustion. Son état était sans gravité. Vendredi 8 janvier à 10h, l’usine BASF déclare qu’il est sorti de l’hôpital et qu’il se porte bien.

Le danger est écarté

Lors de l’intervention jeudi 7, quatre autres salariés ont été pris en charge sur place par les pompiers, qui n’ont pas eu besoin de les emmener à l’hôpital.

Les pompiers ont ensuite fait des mesures pour évaluer le risque d’explosion. Au terme de l’opération, vers 22h, les pompiers ont relevé une concentration de polluants inférieure au seuil de détection. Ils en ont conclu que le danger était écarté.

BASF affirme que l’incident n’a causé aucune pollution dans la Marne.

Durant cette opération, toutes les eaux incendies ont été bloquées au niveau du site et n’ont donc pas eu d‘incidence sur la Marne.

BASF

Les causes de l’incident sont encore floues

L’incident, explique BASF, est survenu dans l’atelier de l’usine.

Les causes de cet accident ne sont pas encore connues mais compte-tenu des dégâts dans l’atelier, cela aura vraisemblablement un impact important sur la production du site.

BASF

L’entreprise annonce qu’une enquête va être faite pour identifier les causes du sinistre.

Un autre incendie beaucoup plus important était survenu dans un entrepôt voisin de l’usine en juillet 2020.

https://actu.fr/ile-de-france/meaux_77284/incident-a-l-usine-basf-de-meaux-jeudi-7-janvier-une-personne-hospitalisee_38579852.html

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 15:59

 

Presque un feuilleton à rebondissement pour organiser une réunion CSS en visio conférence.

En effet les associations ont réagi lorsqu’elles ont appris que Nicolas Honoré, sous préfet de Meaux, avait décidé d’organiser la CSS de la décharge de Monthyon par téléphone, une solution inacceptable pour elles.                                       

Ironie du sort, les services de la sous préfecture de Meaux semblaient dans l’impossibilité de faire autrement, faute de moyens informatiques à leur disposition.

Hier soir, enfin une solution a été trouvée et la CSS de la décharge de Monthyon se tiendra finalement  en visio conférence, ce dont nous nous réjouissons.

 

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 13:54

 

Difficile de comprendre pourquoi certaines préfectures de province peuvent organiser des réunions CSS en visio conférence et pas la Seine et Marne qui les organise par téléphone, une solution inacceptable pour les associations environnementales.

Il semblerait que cela vienne de l’équipement informatique des services de la préfecture de Seine et Marne.

 

Près de 8 millions d’euros

 pour les agriculteurs/méthaniseurs !

 

Ironie du sort l’ETAT (Ademe) a utilisé l’argent public pour allouer près de 8 millions d'euros de subventions, ces dernières années, à de gros agriculteurs du 77 pour les « aider » à financer des méthaniseurs, mais l’ETAT ne semble pas donner les moyens financiers nécessaires à la préfecture de Seine et Marne pour disposer des outils informatiques nécessaires à l’organisation de réunions en visio conférence.

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que l’ETAT gère bien votre argent

ou favorise-t-il

certaines catégories professionnelles ou détriment des autres  ?

 

 

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 15:53

 

Les inspecteurs de la DRIEE 77 sont toujours sur le terrain, même en cette période difficile de Covid, sans relâche ils contrôlent les entreprises et notamment les filières illégales de traitement de déchets qui semblent avoir fait de certains secteurs de Seine et Marne leur terrain de prédilection.

 

Pourtant depuis des années la DRIEE 77 est   en sous effectifs sans que les Ministres de l'Ecologie qui se sont succédés n'aient souhaité renforcer leurs effectifs.

 

Nous tenons à remercier aujourd'hui la DRIEE 77 pour tout le travail réalisé ces dernières années avec si peu de moyens.

 

 

 

 

Paru sur ACTU FR :

Seine-et-Marne. La chasse aux filières illégales de traitement de déchets s'intensifie

Depuis le début de l'année, 12 installations illégales de traitements de déchets ont été découvertes en Seine-et-Marne. Les autorités intensifient les contrôles.

LA DRIEE 77 TOUJOURS SUR LE TERRAIN POUR FAIRE LA CHASSE AUX FILIERES ILLEGALES DE TRAITEMENTS DE DECHETS

Ce site illégal de Tournan-en-Bries accumulait les déchets sur plus de 7 mètres de hauteur (©DR)

Par Agnès BraikPublié le 10 Nov 20 à 19:02 

Le préfet de Seine-et-Marne, Thierry Coudert, intensifie la lutte contre les filières illégales de traitement de déchets.

Depuis le début de l’année, sous son autorité, l’inspection des installations classées se poursuit assidûment. Douze sites illégaux de traitement des déchets ont ainsi été découverts dans le département. Par ailleurs, cinq suspensions d’activités, 9 arrêtés de mises en demeure et trois sanctions administratives ont été prononcés.

Suivi des structures

C’est la Driee (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie) qui assure le suivi et l’inspection de ces sociétés. Elle surveille actuellement plus de 500 installations présentant des enjeux environnementaux et 3 000 petites structures.

« Il y a plusieurs types de sociétés, comme les installations d’éliminations ou de stockage de déchets, explique son directeur départemental, Guillaume Bailly, qui dirige 43 employés dont 30 inspecteurs. D’autres assurent le transit vers d’autres sites, en vue d’un recyclage ou de la destruction. »

A Tournan-en-Brie

L’une des grosses activités illégale de transit et de tri a été constatée dans une société de Tournan-en-Brie, située à moins de 100 mètres des habitations. « Les camionnettes chargées d’encombrants, d’objets métalliques, de moteurs, de bouteilles de gaz et de déchets électroniques faisaient des va-et-vient dans la commune », indique Kim Loiseleur, adjointe au chef de service de la Driee.

Du coup, les hauteurs des dépôts, pourtant limitées à trois mètres, dépassaient 7 mètres. Étaient notamment entreposées 2,45 tonnes de batteries au plomb, des dépôts de métaux sur une surface supérieure à 1 000 m2 et des véhicules hors d’usage, non dépollués. « De nombreuses matières combustibles, conduisant à un risque élevé d’incendie, ont été découvertes, alors que la moitié des robinets à eau étaient inaccessibles, et que les trappes de désenfumages des bâtiments étaient non fonctionnelles », précise un arrêté préfectoral en date de mai dernier.

« Le voisinage immédiat s’inquiétait de voir un tas de ferrailles dépasser des murs d’habitation, dans cette zone industrielle qui abrite un site Seveso, souligne Guillaume Bailly. Il y avait un potentiel danger et c’est la commune qui a donné l’alerte concernant cette activité illégale. Il y a eu un arrêté de mise en demeure mais les responsables ont eu du mal à comprendre nos attentes. ».........

https://actu.fr/societe/seine-et-marne-la-chasse-aux-filieres-illegalesde-traitement-de-dechets-s-intensifie_37350154.html

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 18:59
Annet sur Marne : la préfecture adresse une mise en demeure à SOFRAT qui exploite une installation illégale de transit de déchets non dangereux inertes
Annet sur Marne : la préfecture adresse une mise en demeure à SOFRAT qui exploite une installation illégale de transit de déchets non dangereux inertes
Annet sur Marne : la préfecture adresse une mise en demeure à SOFRAT qui exploite une installation illégale de transit de déchets non dangereux inertes

 

 

En 2010 SOFRAT avait fait une déclaration en préfecture pour exploiter une installation de concassage et criblage mais la DRIEE 77 vient de constater lors d’une inspection que SOFRAT exploitait également une installation de transit de déchets non dangereux inertes sur plus de 10 000 m2 sans autorisation.

SOFRAT aurait dû avant d’exploiter ce type d’installation, déposer un dossier de demande d’autorisation  en préfecture, mais l’industriel ne l’a pas fait et se trouve aujourd’hui dans l’illégalité pour ce type d’activité.

Difficile de comprendre d’ailleurs comment Christian Marchandeau et Stéphanie Auzias les maires qui se sont succédés à Annet sur Marne ne se soient pas, semble-t-il, penchés sur ce problème, pourtant les montagnes de déchets auraient dû les alerter ainsi que la circulation importante de camions sur ce site.

Le préfet Thierry Coudert  demande à SOFRAT de déposer un dossier  d’enregistrement, en vue de la régularisation de son activité  de transit de déchets non dangereux inertes, sous 3 mois, mais à notre connaissance, dans l’attente de cette régularisation le préfet  ne lui interdit pas, entre temps, d’exploiter cette installation illégale de transit de déchets non dangereux inertes.

 

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 19:00
Vue sur les silos de la coopérative agricole Valfrance de St Mard

Vue sur les silos de la coopérative agricole Valfrance de St Mard

Après l’explosion du port de Beyrouth, causé par des produits contenant du nitrate d’ammonium, qui a fait plus de 100 morts et des milliers de blessés nous apprenons que des engrais contenant du nitrate d’ammonium sont stockés dans la coopérative agricole  Valfrance de St Mard.

 

Dans quelles conditions sont stockés ces engrais ?

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c’est que l’étude de danger date de plus de 14 ans.

http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/5/60fe17e8d2694ca788142ef5047d7785.pdf

14 ans pendant lesquels le maire Daniel Dometz a modifié son Plan Local d’Urbanisme pour permettre l’implantation à proximité d’une importante ZAC de la  Fontaine du Berger comprenant des grandes surfaces de distribution de milliers de m2  et des mégas entrepôts logistiques.

Concernant les entrepôts logistiques ce sont les préfets qui ont donné l’autorisation d’exploiter ces entrepôts, il y a peu de temps encore, l’un d’eux était classé SEVESO.

Des entrepôts qui stockent pour certains, des produits dangereux, des matières et produits combustibles tels que bois, papier, carton, pneumatiques, liquides inflammables, aérosols.

Sans oublier la proximité de la gare SNCF et de ces  2 lignes à très haute tension de 400 000 volts qui bordent ces entrepôts et les silos de la coopérative agricole Valfrance.

 

 Pour la sécurité des riverains

le préfet Thierry Coudert

va-t-il imposer

à Valfrance

 la révision de son étude de dangers 

et des prescriptions complémentaires ?

 

 

Extrait SCOT Roissy Pays de France approuvé le 19/12/2019, page 116 :

« Le silo Valfrance implanté à Saint-Mard génère des phénomènes dangereux qui sortent des limites de propriété. Il existe aussi un Porter à Connaissance sur les communes de Moussy-le-Neuf (sociétés GEC4 et CSP) et Saint-Mard (Société Goodman) mais les préconisations d'urbanisme n'ont pas encore été formulées. Dammartin-en-Goële avec l’entreprise SCI Dammartin et Juilly avec Valfrance sont aussi concernées. Le risque est d’autant plus présent que certaines de ces installations se trouvent implantées au sein de zones urbanisées et à proximité des zones d’habitations »

https://www.roissypaysdefrance.fr/fileadmin/mediatheque/kiosque/SCoT/2019_12_19_SCoT_approbation_Rapport_de_presentation_Tome_2.pdf

 

St Mard : vue sur les entrepôts, les silos de Valfrance et les lignes à très haute tension

St Mard : vue sur les entrepôts, les silos de Valfrance et les lignes à très haute tension

 

 Pour la sécurité des riverains

le préfet Thierry Coudert

va-t-il imposer

à Valfrance

 la révision de son étude de dangers 

et des prescriptions complémentaires ?

 

 

Extrait SCOT Roissy Pays de France approuvé le 19/12/2019, page 116 :

« Le silo Valfrance implanté à Saint-Mard génère des phénomènes dangereux qui sortent des limites de propriété. Il existe aussi un Porter à Connaissance sur les communes de Moussy-le-Neuf (sociétés GEC4 et CSP) et Saint-Mard (Société Goodman) mais les préconisations d'urbanisme n'ont pas encore été formulées. Dammartin-en-Goële avec l’entreprise SCI Dammartin et Juilly avec Valfrance sont aussi concernées. Le risque est d’autant plus présent que certaines de ces installations se trouvent implantées au sein de zones urbanisées et à proximité des zones d’habitations »

https://www.roissypaysdefrance.fr/fileadmin/mediatheque/kiosque/SCoT/2019_12_19_SCoT_approbation_Rapport_de_presentation_Tome_2.pdf

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 10:24
Meaux Outiprix, installation illégale : la préfecture met en demeure l’exploitant 

C’est aujourd’hui l’exploitant d’un entrepôt illégal, situé au 125. ave de l’Epinette, qui est sommé de se mettre aux normes ou de cesser son activité.

 

C’est à la suite d’une inspection de la DRIEE, en date 9/7/2020, que cette situation a été découverte.

 

Extrait de l’arrêté préfectoral :

Meaux Outiprix, installation illégale : la préfecture met en demeure l’exploitant 
Meaux Outiprix, installation illégale : la préfecture met en demeure l’exploitant 

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Decisions/Sanctions/MEAUX-77284-societe-OUTIPRIX-AP-MED-du-12-aout-2020

 

Si cet entrepôt venait à prendre feu cela pourrait  avoir des conséquences très graves dans la plus importante zone industrielle de Meaux, particulièrement dense en entrepôts.

 

Les habitants de Meaux sont encore sous le choc après l’incendie  géant du 12 juillet dernier dans la zone industrielle voisine, près du site BASF Seveso à seuil haut.

 

Paru dans Mag Journal 77 :

Meaux  Incendie géant à proximité de BASF, le site classé Seveso [Vidéo]

Écrit par Hélène Rousseaux

 dimanche, 12/07/2020

https://www.magjournal77.fr/faits-divers/item/53811-meaux-incendie-geant-a-cote-de-basf-le-site-classe-seveso

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 14:22

 

En Seine et Marne 5 sites SEVESO à hauts risques sur 13 sont concentrés sur les 2 circonscriptions du nord 77 :

  • 2  sur la ZI de Mitry-Compans GAZECHIM, CCMP
  • 1 à Villeparisis décharge SUEZ
  • 1 à Meaux BASF
  • 1 à Germigny sous Coulombs STORENGY

 

Ce sont les services de la DRIEE 77  qui contrôlent toutes les ICPE (sites SEVESO, entrepôts, décharges, carrières, casse auto….), ces ingénieurs font un travail remarquable, malgré le manque d’effectifs que nous dénonçons depuis des années, mais ils ne peuvent pas être partout.

Un sous-effectif que dénonçait déjà Nicole Bricq, député de cette circonscription, à la fin des années 2000.

Depuis des décennies l’ETAT supprime des effectifs à la DRIEE et à la DREAL, c’est comme cela que l’on arrive à des situations inacceptables, Lubrizol à Rouen en septembre dernier, Meaux hier qui a frôlé une catastrophe…..

Pour sa 1ère visite en Seine et Marne, la nouvelle ministre de l’écologie Barbara Pompili  a préféré aller « se promener » dans la forêt de Fontainebleau, c’est plus gai que de venir rencontrer les riverains angoissés des sites SEVESO, un mauvais signal pour les nord seine et marnais qui subissent non seulement les sites SEVESO mais une multitude de décharges, carrières, casse auto et entrepôts dangereux.

 

 Voir les photos de l’incendie :

https://actu.fr/ile-de-france/meaux_77284/seine-et-marne-video-photos-incendie-d-entrepots-impressionnant-a-meaux_34906772.html

 

Paru sur le site Mag Journal 77 :

Meaux  Incendie géant à proximité de BASF, le site classé Seveso [Vidéo]

Écrit par Hélène Rousseaux

 dimanche, 12/07/2020

Inquiétude à Meaux après l’incendie d'un entrepôt près d’un site SEVESO à hauts risques BASF, que fait Barbara Pompili ?

Un important incendie vient d'éclater dans un entrepôt de dépôt de meubles situé juste à proximité de l'entreprise BASF (anciennement Cognis), classée Seveso, à Meaux, rue Pierre-Brasseur, aujourd'hui, dimanche 12 juillet.  

L'incendie s'est déclaré, vers 16 h 30, devant une dépôt de meubles et objets divers, un ancien garage où étaient encore stockés des pneus et des résidus d'huile de moteur. Plusieurs explosions ont été entendues et une impressionnante fumée noire est montée dans le ciel, pouvant être vue à des kilomètres à la ronde. Les flammes seraient parties de la décharge sauvage située devant l'entrepôt de 1 000 m2, et se sont propagées à celui-ci. La décharge était constituée d'un container rempli de pneus et, à côté, d'un amas conséquent de détritus dont un vieux canapé et objets divers. 

 

Sur place, un témoin rapporte : "Tous les matins, je passe devant et je m'étais dit qu'un jour, il y aurait un problème."  Un policier explique : "Tout le monde a eu peur que ce soit l'usine Cognis en raison du risque Seveso".

Le gérant d'une entreprise de transport, juste en face de l'incendie, raconte : "On en a marre, on signale tout le temps à la mairie la décharge qui devient de plus en plus grande." 

D'importants moyens ont été déployés par les secours. Les bâtiments aux alentours ont été évacués et les pompiers s'activent actuellement à éteindre l'incendie. A l'heure où nous écrivons cet article, l'incendie semble prendre de l'ampleur, cependant, l'entreprise BASF ne serait pas menacée par les flammes. Ce sont principalement les émanations toxiques qui présenteraient un danger. 

Un périmètre de sécurité a été établi autour des lieux. D'après les premières constatations, aucun blessé ne serait à déplorer. 

 

https://www.magjournal77.fr/faits-divers/item/53811-meaux-incendie-geant-a-cote-de-basf-le-site-classe-seveso

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 17:34

 

Comment l’ETAT a-t-il pu autoriser l’implantation d’autant de sites dangereux, classés aujourd’hui SEVESO à Hauts Risques sur une surface aussi réduite dans un environnement très peuplé, à seulement 25 kms de Paris (12 millions d’habitants), en bordure de la Seine St Denis (1,6 million d’habitants), à une quinzaine de kms de l’aéroport de Roissy (69 millions de voyageurs par an), à une vingtaine de kms Disneyland (9,6 millions de visiteurs par an) sur 3 communes qui concentrent près de   47 000 habitants, à proximité de la Francilienne A104 (trafic environ  90 000 véhicules/jour sur ce secteur).

 

Suez route de Courtry Villeparisis

 

L’exploitation débutera en 1977 les ordures ménagères seront déversées dans les trous des anciennes carrières de gypse de l’entreprise Lambert, c’est le préfet Jacques Solier qui  donnera cette autorisation, il avait également autorisé l’implantation de Gazechim à Mitry-Mory,  puis en 1979 la préfet Pierre Verbrugghe y autorisera le stockage de déchets industriels spéciaux (dénommés aujourd’hui déchets dangereux) .

La décharge recevra dans ces années là des déchets radioactifs interdits depuis 1997 dans ce type de décharge, il pouvait s’agir de boues, de terres, de résidus industriels, de gravats et de ferrailles provenant de l’industrie conventionnelle ou de l’industrie nucléaire civile ou militaire. (1)

 

L’industriel Suez n’a pas souhaité fournir plus d’informations aux associations qui le réclamaient tant sur le type de déchets reçus que l’endroit où ils ont été stockés.

 

Actuellement cette décharge de déchets dangereux est autorisée à recevoir des déchets de la France entière et notamment les déchets les plus dangereux issus des incinérateurs d’ordures ménagères, des DRNR déchets à radioactivité naturelle renforcée (des types de déchets gérés par l’ANDRA Agence Nationale de gestion des déchets radioactifs ).

 

L’industriel vient d’obtenir ce mois-ci l’extension de la durée d’exploitation de cette décharge pour stocker de nouveaux déchets sur les pentes de sa colline de déchets.

 

Les principaux risques de cette installation concernent l’incendie, la pollution des eaux et du sol.

Incendie : feu de solides combustibles ;

- Explosion en milieu non confiné : explosion de gaz ;

 - Risque toxique : fumée d’incendie, fuite de gaz ou émission suite à réaction chimique.

 

La décharge est située à proximité du collège Jacques Monod de Villeparisis et des importantes agglomérations de Villeparisis et Tremblay en France et à environ 300m des premières habitations de Courtry.

 

Effectif : une cinquantaine de personnes

 

 

La Sté Gazechim 13-21 rue Denis Papin Mitry-Mory

Gazechim créée à Béziers en 1937 sous le nom de sté d’anhydride français.

C’est le préfet Jacques Solier donne l’autorisation d’exploiter en 1974, c’est lui qui autorisa également l’implantation de la 1ère décharge d’ordures ménagères à Soignolles et Villeparisis.

 L’exploitation débutera en 1976.

L’activité principale de l’entreprise est le conditionnement de bouteilles et de cylindres de chlore, d’ammoniac et d’anhydride sulfureux.(3 gaz toxiques)

 L’entreprise est ravitaillée pour partie par wagons grâce à une ligne rattachée à la gare de Mitry-Claye

 Ce site est aujourd’hui classé SEVESO à hauts risques en raison du stockage d’importants tonnages de chlore, d’ammoniac, d’anhydride sulfureux.

En 1998 certaines activités sont séparées de Gazechim et donnent naissance à Gazechim PSC qui deviendra Quarechim puis Univar.

Univar, classé SEVESO SB est situé sur le même site, 2 autres sites SEVESO SB se trouvent dans l’environnement proche de Gazechim : Air Liquide et Messer.

 Les principaux risques dus à cette installation concernent l’incendie, la pollution des eaux et du sol et l’émission atmosphérique d’une substance toxique consécutive à une perte de confinement.

A environ 600 m se trouvent des habitations, à 800 m on trouve un terrain de sport, l’école primaire du quartier de Mory et la gare de Mitry-Claye à 900m.

 

Effectif 21 personnes

 

CCMP rue Mercier à Compans.

Ce dépôt pétrolier de 98 528 m3 est destiné à ravitailler en carburant les stations services, grandes surfaces, industriels…., il  a été autorisé en 1972 par le préfet Charles Rickard, c’est lui qui autorisa également  l’implantation de la 1ère décharge d’ordures ménagères à Claye-Souilly.

 

L’exploitation débutera en 1974, c’est la Raffinerie du Midi qui sera le 1er exploitant. Ce site sera repris en 2005 par CCMP.

 

Les principaux risques de cette installation concernent l’incendie, la pollution des eaux et du sol.

Risques liés aux produits (Gazole, fuel domestique, essences appelés aussi hydrocarbures ou liquides inflammables) :

 Risques d’explosion : Risques de brûlures  Risques de blessures par surpression ou projection d’éclats

Risques d’incendie : Risques de brûlures  Risques d’asphyxie (consommation de l’oxygène)

 Risque d’épandage : Risques de pollution accidentelle de l’environnement

 

A environ 650 m se trouvent des habitations, à 400 m on trouve la voie ferrée transportant des voyageurs, le lycée Honoré de Balzac se trouve à 1500 m.

 Ce site est classé dans la base Basol des sites et sols potentiellement pollués.

Effectif : 7 personnes

 

 

(1) https://inventaire.andra.fr/les-matieres-et-dechets-radioactifs/dechets-ayant-fait-lobjet-de-mode-de-gestion-historique/1-les Nord-Ouest Seine et Marne, Mitry/Compans/Villeparisis : 8 % des sites SEVESO à hauts risques de l’Ile de France sur moins de 0,4 % de la surface de cette région

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 15:38

 

Nous recevions en Seine et Marne déjà les déchets des autres :

- ordures ménagères

- déchets dangereux

- gravats de bâtiment

- épaves de voitures

- ancien wagons SNCF.......

Mais on apprend aujourd’hui que cela ne suffisait pas et que des épaves de navires sont également démantelées sur notre territoire dans une installation illégale implantée à Chatenay sur Seine, dans la Bassée, en bordure de Seine au Sud 77, près de Montereau-Fault-Yonne.

L’entreprise qui gère cette installation  a son siège social dans le Rhône à Vindry sur Turdine.

Cette entreprise ne bénéficie pas des autorisations nécessaires pour gérer cette installation.

On apprend que cette entreprise située à proximité de la Seine exécute des opérations de démontage et découpage des navires hors d’usages sur une aire non étanche et non aménagée pour la récupération des éventuels liquides épandus et des eaux souillées.

 

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Decisions/Sanctions/Societe-MCEI-a-CHATENAY-SUR-SEINE-77126

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