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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 17:26
        Raoul-Blaise Saint-Arroman, maire d’Isles les Villenoy de 1893 à 1902

 

 

 Raoul-Blaise Saint-Arroman

 

Il est né le 8/10/1849 à Bordeaux (33)

Fils d’Auguste Saint-Arroman, chirurgien dans un hôpital militaire

Et de Zélie Félicité Jolly.

 

Bachelier es Lettres.

Officier de la Légion d’Honneur.

Chevalier du Mérite Agricole.

 

Maire d’Isles les Villenoy de 1893 à 1902.

 

Auteur Dramatique et Hommes de Lettres.

 

Chef de Bureau des travaux historiques et scientifiques au Ministère de l’Instruction Publique, où il est en relations constantes avec des historiens, explorateurs et scientifiques.

Puis Directeur Honoraire Ministère Instruction Publique.

 

Il fit ses débuts littéraires à la Gazette de Bordeaux en 1869.

Puis il collabora au Figaro, au Matin, au Globe….

Il fut l’un des fondateurs du Cercle de la Critique musicale et dramatique.

On lui doit un essai historique très rare : « La Gravure à l’Eau Forte ».

Il écrivit des nouvelles.

Il fit jouer plusieurs pièces de théâtre.

Il a préfacé un livre de Georges Lanorville intitulé « Le pêcheur à la Ligne »

 

Mais c’est à Isles les Villenoy qu’il aime à venir se ressourcer, au milieu des habitants,  pour y pêcher en bord de Marne et y cuisiner ses poissons.

 

Maire pendant près de dix ans de cette commune, il y organise des fêtes, au profit des pauvres, lors desquelles il fait venir des artistes parisiens qui apprécieront l’environnement et viendront pour certains y implanter des maisons de villégiature.

 

 

 

Il décède à Paris le 20/3/1915 au 11 rue de Verneuil.

 

Sources :

https://books.google.ca/books?id=Srw7S6LXO2gC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q=saint-arroman&f=false

Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k828876/f313.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97578885

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54542075/f7.image.r=saint-arroman%20isles%20les%20villenoy

Léonore

http://www.culture.gouv.fr/LH/LH258/PG/FRDAFAN83_OL2435033V003.htm

 

 

 

  

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 18:21
Jules BOTOT Cahier Georges ROUGET (Musée du Louvre)

Jules BOTOT Cahier Georges ROUGET (Musée du Louvre)

 

 

 

 

 

 

Fils de François Marie BOTOT, l’éminence grise de BARRAS et de Marie Antoinette HUGUES

Il épouse le  4/2/1837 Meaux Laure POITTEVIN, fils d’Alphonse POITTTEVIN, avoué et adjoint au maire de Meaux et de  Victoire Aure Pelletier, issue d’une lignée d’avocats meldois.

L’un des témoins à son mariage ést  Marie Antonin François de BERNARDY de SIGONET, sous préfet de Meaux.

 

De cette union il aura 3 filles :

- Marie née le 15/10/1838 à Meaux qui épousera un médecin Jules Gendron

- Anne Marthe née le 27/12/1840 à Meaux

- Marguerite née en 1843.

 

Cultivateur

Maire de Claye-Souilly  1835-1852.

Conseiller Arrondissement 1832 1848

Conseiller Général 1833 à 1848 (désigné par le roi Louis Philippe)

 

Il avait pour beaux frères le peintre Georges ROUGET et le médecin accoucheur des enfants royaux et maire de Courtry François Joseph MOREAU.

 

C’est sous son mandat de Maire  que :

- Souilly fut rattaché à Claye.

- que le cimetière de Claye fut déplacé

- que le 1er bateau poste circula sur le canal de l’Ourcq (1838).

 

Il prit divers arrêtés :

- contre la mendicité

- pour clôturer les alentours des carrières à ciel ouvert

- concernant les conditions de baignade dans la Beuvronne

- concernant la date des vendanges.

Il refusa de voter une somme de 3000 F pour substituer un pont tournant au pont à bascule du canal de l’Ourcq.

 

C’est à cette époque que :

- les Bois de Claye étaient mal fréquentés et que l’on comptait nombre d’assassinats.

- l’entreprise Japuis fut autorisée à faire divers travaux dans la Beuvronne pour modifier sa chute d’eau par manque d’énergie pour alimenter ses machines.

 

Lors de son mariage avec Laure POITTEVIN  en 1837, ses parents lui font donation de la maison du Parc qui devint par la suite la mairie de Claye-Souilly, il la conservera  jusqu’à 1853.

 

Il décède le 20/8/1875 à Châteauneuf sur Loire, il est enterré dans le cimetière de Meaux.

 

Sources :

- AD 77

 état civil Meaux et Claye-Souilly

 recensement Claye-Souilly 1856

 Séries M et 3S

- Mairie de Paris

  Registre des délibérations des canaux 1835

- Médiathèque de Meaux

  Journaux :

  1838 Le Peuple de Paris

   25/10/1851 Le Publicateur

 

- Internet

  site Léonore

  Geneanet site de Louis Gendron

 

 

Pour aller plus loin :

Biographie de son beau père

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-7119091.html

Biographies de ses Beaux frères :

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-histoire-claye-souilly-georges-rouget-peintre-d-histoire-96150779.html

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-30471707.html

 

 

Maison du Parc qui deviendra la mairie de Claye-Souilly

Maison du Parc qui deviendra la mairie de Claye-Souilly

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 11:06

 

 

Biographie des députés

de la circonscription couvrant Claye-Souilly

 

 

 

Jules PREVET

 

Député de 05/1924 à 05/1928

Groupe Entente Républicaine et Démocratique

 

Fils de René PREVET, Négociant et de Maria Sara Paillard.

Il épouse Clara Anna Elisabeth Diosy à Londres (Paddington) le 1/12/1885.

 

Fabricant de produits alimentaires, conserves de légumes et de viandes.

Président de la Chambre de Commerce de Meaux et de Coulommiers.

Président de la Chambre Syndicale des Fécules de Paris.

Vice Président de l’Union des Syndicats de l’Alimentation en Gros. (1)

 

Il habite Paris mais gère une usine implantée  à Meaux.

Une seconde usine sera implantée en nouvelle Calédonie en 1888 qui emploiera en majorité des condamnés d’un pénitencier.

Il s’aperçoit que lors de la cueillette du café, les ouvriers pour soigner leurs plaies

uilisent la feuille de Niaouli, il fera distiller les feuilles et déposera en France un brevet sous le nom de Goménol, produit qui sera utilisé en pharmacie (pommades, suppositoires…) (2)

 

Son frère Charles (1852-1914) également fabricant de produits alimentaires sera Député, Conseil Général et  Sénateur de Seine et Marne, Maire de Nangis et  Conseiller Municipal de Meaux, Officier de la Légion d’Honneur et succédera à son père au conseil d’Administration du Figaro.

 

Son fils François (1901-1974) Docteur en droit et en pharmacie

 sera fabricant de produits pharmaceutiques.

Président du syndicat national des produits pharmaceutiques.

Membre de la commission chargée d’établir la liste des médicaments agréés par la Sécurité Sociale.

Commandeur de la Légion d’Honneur.

 

(1) http://www.culture.gouv.fr/LH/LH160/PG/FRDAFAN84_O19800035v0505961.htm

(1) http://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_2004_num_92_341_5625

Sources :   Internet : Site Leonore, Archives de Paris, Site Assemblée Nationale.

 

 

Site de l’Assemblée Nationale :

Extrait Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 septembre 1854 à Paris (2e, ancien 9e), mort le 10 avril 1940 à Paris (17e).

 Fils de négociant, il épousa à son tour, après avoir obtenu sa licence en droit, la carrière industrielle. A l'âge de 65 ans, il n'avait encore pour seuls titres publics que ceux de président de la Chambre de commerce de Meaux-Coulommiers et du groupement économique de la XVIe région et de secrétaire de l'assemblée des présidents de chambres de commerce de France. Il fallut les circonstances particulières de l'après-guerre pour qu'il s'inscrive sur la liste républicai
ne démocratique où, placé en dernière position, il termina deuxième et fut élu, au quotient, par 31.021 voix sur 75.045 votants.

Au Parlement, il déploya u
ne énergie inlassable, dans le prolongement de son activité antérieure. Tour à tour membre de la commission supérieure des maladies professionnelles, de la commission des finances, de la commission de l'Algérie, des colonies et protectorats, il s'intéressa à toutes les questions économiques et financières, multipliant les avis, rapports, amendements, propositions. En particulier, il rédigea les rapports annuels du ministère du commerce, intervint sur les crédits aux petits et moyens commerçants, la suppression des zones franches, les crédits hôteliers, les expositions internationales, proposa la création d'une banque populaire pour le développement du tourisme. Son œuvre capitale est un rapport sur la suppression des octrois.

Face aux candidats du Cartel des gauches, il est réélu en 1924, le seul de la liste d'union républicai
ne démocratique, avec 29.611 voix sur 86.498 votants et retrouve, sa place à la commission des finances.

En 1928, se présentant dans la 2e circonscription de Meaux et bien qu'arrivant en tête au premier tour avec 4.745 voix contre 2.765 à Tessan, il sera battu par celui-ci par 5.118 voix contre 5.085. Il demanda alors à jouir de ses droits à la retraite et vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingt-six ans.

Il était officier de la Légion d'hon
neur.

 

 

 

 

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 18:05
Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

 

Béatrice ABOVILLIER

une préfète qui connaît bien le dossier des déchets

 

 

 

Née le 10 février 1954 à Plouescat (Finistère)

Elle est la fille d'Yves Abollivier, maître principal infirmier de la marine nationale et de Marie-Yvonne Nédélec

 

En septembre 1990, alors assistante parlementaire au Parlement européen, elle épouse Eric Raoult, qui deviendra député UMP, maire du Raincy et Ministre délégué à la ville et à l’intégration dans le gouvernement d’Alain Juppé. Le couple se séparera en 2000.

 

 

Parcours universitaire

 

- Licence et Maîtrise en droit public (Paris II)

- Licence d’Économie appliquée (Paris Dauphine)

- DEA d’Administration publique (Paris II)

- E.N.A. ( Ecole Nationale de l’Administration ), promotion "René Char" (1995)

 

 

Parcours politique

 

Membre de l’UDF, elle a été élue près de 20 ans à Paris :

- maire adjointe du 14ème arrondissement

- puis en 2001 elle est élue sur la liste du RPR Philippe Seguin à la mairie du 18ème arrondissement jusqu'en 2007.

 

 

Ses décorations

 

- Officier de la Légion d’ Honneur

- Officier de l’Ordre National du Mérite

- Chevalier du mérite agricole

 

 

Parcours professionnel

 

- Attachée au cabinet de Jacques Dominati (UDF), secrétaire d’Etat auprès du 1er Ministre chargé des rapatriés puis de la fonction publique, dans le gouvernement de Raymond Barre (1977-1979)

- Assistante parlementaire de Gérard Longuet (UDF) puis de Charles Million (UDF)  (1979-1986)

-Conseiller Technique au cabinet du ministre délégué aux collectivités locales Yves Galland (UDF) sous le gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988)

 

- Collaboratrice du groupe libéral au Parlement européen (1989-1992)

- Élève de l’ENA (1993-1995)

- Administrateur Civil de 2ème classe affecté au ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire (1995)

- Conseiller du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques  Jean-Paul Faugère puis  Jean-Marie Delarue(1995-1998)

- Chef du bureau des étrangers relevant du régime général (1998-1999)

- Administrateur Civil hors classe du ministère de l’Intérieur (2002)

- Secrétaire Général de la Croix-Rouge Française (1999-2005)

- Chargée de mission auprès de la direction de la défense et de la sécurité civiles, ministère de l’intérieur (2005-2006)

 

- Chargée de mission auprès du ministre de l’Agriculture et de la pêche Dominique Bussereau (UDF) sous le gouvernement d Dominique de Villepin (2006-2007)

 

- Préfète des Alpes de Haute-Provence (26 février 2007)

- Préfète de Dordogne (12 novembre 2008)

- Préfète de la Charente-Maritime (15 juin 2011)

- Préfète de Maine-et-Loire (30 septembre 2015) - prise de fonctions : 26 octobre 2015

- Préfète de Seine et Marne (12 juillet 2017).

Sources :

http://www.sudouest.fr/2015/10/22/charente-maritime-la-prefete-beatrice-abollivier-sur-le-depart-2162287-1391.php

http://www.maine-et-loire.gouv.fr/le-prefet-a1369.html

http://www.letelegramme.fr/finistere/plouescat/beatrice-abollivier-la-plouescataise-devenue-prefete-02-11-2015-10834368.php

http://www.lesbiographies.com/Biographie/ABOLLIVIER-

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-nouvelle-prefete-est-une-fonceuse-3736589

 

  

 

 

Le dossier des déchets 

Béatrice ABOLLIVIER

le connaît bien.

 

 

 Lorsqu’elle était préfète  de Charente Maritime, elle a autorisé, en date du 15/10/2014, l’exploitation d’un incinérateur d'ordures à Echillais malgré une opposition sans relâche des riverains,  des associations environnementales, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du Collectif santé environnement du littoral, du Comité de la conchyliculture

 

 

En  mai 2015, elle avait fait évacuer, à 6 heures du matin par les forces de l’ordre, le site de l’incinérateur d’Echillais occupé par des opposants (1)

 

 

Son arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’incinérateur vient d’être annulé par le tribunal administratif de Poitiers en mars dernier. (2)

 

(1) http://www.sudouest.fr/2015/05/12/charente-maritime-les-zadistes-en-cours-d-expulsion-1918618-1336.php

(2) http://www.sudouest.fr/2017/03/23/incinerateur-d-echillais-17-l-arrete-d-exploitation-purement-et-simplement-annule-3302901-1336.php

 

 

 

 

Paru dans sud ouest :

 

 

A Echillais, 34 ans du dossier incinérateur

 

Publié le 31/10/2014 à 17h31.

La préfecture a autorisé l’exploitation du nouvel incinérateur d’Echillais. Retour en chronologie sur plus de trente ans de politique et de gestion des déchets.

 

La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) ) à exploiter le futur incinérateur. C’était la dernière étape réglementaire avant le début de construction par Vinci de l’ouvrage au centre d’une vaste polémique, et qui fait l’objet de plusieurs recours juridiques déposés par l’association Pays Rochefortais Alert’ (PRA). 

Pour davantage de visibilité dans un dossier qui n’a probablement pas fini de faire parler de lui, sudouest.fr vous propose une chronologie autour d’Echillais et des différentes étapes d’installation de l’incinérateur.

Chronologie

1990 - Une première usine d’incinération est construite en 1990 à Echillais. Sa capacité est fixée à 30000 tonnes par an.

 

Avril 2004 : La Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (DRIRE)  rappelle à l’ordre la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR) sur les taux de dioxine rejetée par l’incinérateur. A la même période, la Communauté d’agglomération de Marennes décide de ne plus confier ses déchets au site. Sans les 4 500 tonnes annuelles de Marennes (et les 3 000 de Saint-Porchaire qui choisit de se tourner vers Saintes), les collectivités locales s’inquiètent d’une augmentation des coûts.

Octobre 2004 - La CAPR est obligée par un arrêté de la DRIRE de
« mettre en oeuvre, à ses frais, un dispositif de suivi de ses rejets de dioxi
ne dans l’environnement ". Huit millions d’euros sont nécessaires pour la mise aux normes et éviter la fermeture avant le 31 décembre 2005.

2005 - Création du SIL (Syndicat intercommunal du littoral) avec la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR), la Communauté de commune du Sud-Charente et la Communauté d’agglomération du Pays royannais. 

Novembre 2005 – L’incinérateur d’Echillais est remis en marche, après des travaux indispensables pour éviter la production de dioxine. Cette nouvelle union du SIL doit assurer 60 000 tonnes de déchets à l’incinérateur.

2007 – Le SIL lance une réflexion pour se doter d’un nouvel outil plus performant face au double constat : le manque actuel de solutions de traitement pour le territoire, et la hausse attendue des tonnages " "même en tenant compte des efforts en termes de prévention et de tri sélectif ". « Nous avons choisi la solution la plus économique et la moins polluante », déclare a posteriori le maire de Rochefort et président de l’Agglo rochefortaise Bernard Grasset en octobre 2013.

 

Septembre 2013 - L’association Pays rochefortais Alert’ est créée. Elle entend s’opposer à la création d’une future usine – " parce qu’elle est ruineuse d’un point de vue financier, mais aussi sanitaire – et veut proposer des alternatives en œuvre ailleurs en France ou à l’étranger ".

Octobre 2013 - Le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) présente officiellement le projet. 85 000 c’est en tonnes, la quantité annoncée de déchets ménagers que devrait traiter le futur incinérateur. En plus des déchets ménagers, il traitera 12000 tonnes d’encombrants. Ses détracteurs dénoncent le coût du projet (82 millions d’euros) et ses dangers pour la santé. Le SIL le nomme Centre multifilières de valorisation des déchets (CMVD). L’entreprise française Vinci a été retenue par le SIL comme futur opérateur du site à la suite d’un appel d’offres international.

23 octobre 2013 - Une réunion avec 450 participants est organisée par l’association Pays Rochefortais Alert’ au Palais des congrès de Rochefort, pour refuser ce qu’elle nomme un « hyperincinérateur » à Échillais (paysrochefortaisalert.blogspot.fr ou pays.rochefortais.alerte@gmail.com).
Depuis cette date, le PRA organise régulièrement des manifestations, des réunions publiques ou des barrages filtrants contre le projet dans les 96 communes représentées par le SIL. Tous les samedis à Rochefort, ils se réunissent devant la statue de Pierre Loti.

Novembre 2013 - La mairie d’Echillais tient des permanences d’information pour présenter le futur projet d’usine d’incinération les 13 et 20 novembre.

 

Janvier 2014 – L’enquête publique concernant l’exploitation du futur incinérateur d’Échillais a lieu du 6 janvier au 7 février 2014. Nature Environnement 17 dénonce un manque d’informations et demande très officiellement au commissaire enquêteur « de décider la prolongation de la durée de l’enquête publique et d’organiser au plus tôt une réunion publique ». La Ligue de protection des oiseaux (LPO) fait part dans l’enquête publique de son opposition à la construction de l’incinérateur d’Échillais, en raison du risque de pollution des zones humides " par les métaux lourds ".

Février 2014 – Près de 5 000 signatures contre le projet ont été déposées à la mairie d’Échillais, à la toute fin de l’enquête publique. Les pétitions ont été transmises au commissaire enquêteur par PRA via sa présidente, Géraldine Boulard, et quelques membres.
102 médecins du Pays Rochefortais expriment aussi leur inquiétude dans un courrier auprès du commissaire-enquêteur .

Mars 2014 – La préfecture de Charente-Maritime publie sur son site Internet le rapport de l’enquête publique menée par le commissaire enquêteur Gervais Maret. 331 personnes se sont déplacées à la mairie d’Échillais, laissant 285 observations sur les registres. 196 courriers et 335 courriels ont aussi été reçus, ce qui donne au total 816 observations. Dans les conclusions de son rapport de 38 pages, M. Maret décerne un satisfecit au dossier qui " apparaît avoir été clairement étudié ". Il note que " le projet comporte des aspects positifs tels que la valorisation de la chaleur, un module de compostage, une cohérence d’ensemble dans le traitement des ordures ménagères ".PRA dépose deux recours devant le tribunal administratif.

Juin 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) s’est réuni mais il n’a pas fourni son avis sur le projet d’arrêté d’exploitation autorisant le SIL à exploiter des installations de traitement des déchets à Échillais. Selon les services de l’État, un temps est nécessaire pour réexaminer le recours à la technologie du tri mécano-biologique, la promotion de la collecte sélective des biodéchets et la révision à la baisse de la capacité d’incinération.

Juillet 2014 – Le tribunal administratif de Poitiers a tranché : il ne suspend pas le permis de construire accordé par le maire d’Échillais, en octobre 2013, au Syndicat intercommunal du littoral (SIL) pour son incinérateur. Les deux associations Pays rochefortais Alert’(PRA) et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cnid) ont été déboutées et condamnées à payer 1 000 € au SIL.

Août 2014 – La ministre de l’Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal réunit les élus du SIL à la préfecture. Le Syndicat intercommunal du Littoral regroupe désormais cinq collectivités concernées par le traitement de leurs ordures ménagères et représente 200 000 habitants, soit un tiers de la population du département.
Deux aspects du projet sont retoqués, l’abandon du tri mécano biologique (TMB) très contestée. Ensuite le dimensionnement sera revu à la baisse, le SIL prenant acte de la baisse attendue de 30 % de la réduction de la production de déchets par foyer. 
La capacité maximum du four de combustion reste de 74 400 tonnes mais seul 69 000 tonnes seront incinérés par an.

Octobre 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement (Coderst) s’est prononcé par 13 voix pour et 6 voix contre, hier, en faveur du projet porté par le SIL. L’avis n’était que consultatif mais il est en faveur du projet de construction du nouvel incinérateur.
Le Comité régional conchylicole (CRC) de Poitou-Charentes fait part de sa " stupeur " d’apprendre que le futur incinérateur d’Échillais allait être autorisé par les pouvoirs publics, alors que " ce projet se situe en bordure immédiate du fleuve Charente, lequel alimente en eau douce et en apports nutritiques le premier centre conchylicole européen et le principal centre de captage naturel des huîtres élevées en France ".
La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le SIL à exploiter le futur incinérateur.
 

 

http://www.sudouest.fr/2014/10/31/a-echillais-34-ans-du-dossier-incinerateur-1721872-1336.php

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 19:10

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

Félix GABORIT Député de la 1ère circonscription de Meaux et Conseiller Général du canton de Claye-Souilly

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-felix-gaborit-depute-de-la-1ere-circonscription-de-meaux-et-conseiller-general-du-canton-de-claye-so-71936512.html

 

 

 

Félix GABORIT

 

Né le 06/06/1867 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où son père est entrepreneur de déchargement de navires.
Il obtient u
ne licence en droit, et devient journaliste, collabore au journal nazairien La Démocratie de l'Ouest, il sera également un temps le principal rédacteur du Courrier de Saumur.

Il se déclare socialiste dès 1894.

Fidèle serviteur du chocolatier national Gaston Menier.

Franc-Maçon.

Chevalier de la légion d'honneur.

Conseiller général du canton de Claye-Souilly 1907 à 1919.

Député 1ère circonscription de Meaux

10/05/1914 - 07/12/1919 : Seine-et-Marne - Gauche radicale

 

16/11/1919 - 31/05/1924 : Seine-et-Marne - Entente républicaine démocratique

 

« C'est au cours de sa jeunesse que devait se nouer une très profonde et très vive amitié entre Félix Gaborit et Aristide Briand, amitié qui, si elle devait se rompre publiquement en 1924, allait jouer un grand rôle dans la vie de ces deux hommes. Ainsi lorsqu'en 1890, Aristide Briand fut poursuivi à la suite de l'affaire dite du « Pré de Toutes-Aides », Gaborit, déjà à Paris, rédacteur à La Lanterne, y fit entrer Briand et l'aida à se disculper en usant de la ressemblance physique qui existait entre eux.
Quelque peu anarchiste dans sa jeunesse, Félix Gaborit participa à de nombreux duels, dont un d'ailleurs avec - ou contre - Aristide Briand. A la suite d'un de ces duels, Gaborit fut condamné à un mois de prison qu'il purgea à la prison politique de Sainte-Pélagie, où Briand devait lui aussi passer quelques jours à la suite d'une manifestation tapageuse.

Lorsque Briand devint, le 14 mars 1906, ministre de l'Instruction publique et des Cultes, Gaborit fit partie de son cabinet en s'installant, raconte-t-on, dans un bureau du ministère, ne laissant plus ainsi à Briand que le soin de ratifier le fait accompli.

Lorsqu'en 1921, Briand fut appelé à la présidence du Conseil, chacun, et Gaborit le tout premier, pensait qu'un portefeuille allait lui être attribué, d'autant plus qu'il présidait la commission de l'administration générale, départementale et communale et s'était acquis une solide réputation d'orateur doué d'humour et d'intelligence.

Aussi, lorsque fut connue la liste des membres du gouvernement, le désappointement de Félix Gaborit fut-il très vif. Briand lui laissa cependant entendre qu'il lui destinait un poste d'une toute autre ampleur : celui de gouverneur général en Algérie. Mais ce projet échoua, ainsi d'ailleurs que celui de confier à Gaborit le poste de haut-commissaire en Syrie qui fut attribué, en raison de la situation locale, au général Gouraud.

En avril 1924, la rupture entre les deux hommes est consacrée : Gaborit interpelle le gouvernement, alors présidé par Poincaré, mais, en fait, il vise Briand et nul ne s'y trompe.

Au cours de cette législature, Gaborit fut l'auteur du rapport sur la proposition de loi de Maurice Barrès tendant à instituer « une fête nationale de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme ».

Les élections de 1924 ne lui furent pas favorables. Est-ce en raison de la rupture intervenue entre Briand et lui qu'il ne figure qu'en troisième position sur la liste d'union républicaine démocratique ? Toujours est-il que sur cinq sièges, quatre reviennent au cartel des gauches et que seul, M. Prévet, qui vient en tête de sa liste, est élu avec 29.611, Gaborit n'en obtenant que 29.467.

Il reprit alors ses activités journalistiques et collabora notamment à l'hebdomadaire Candide. » (sic(2)



Il décède le 3 avril 1944 à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 76 ans.



 

 

 

Sources :

Site internet Saumur Jadis :

(1) http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:USlTvJeWoeMJ:saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/recit/ch32/r32d4pre.htm+FELIX+GABORIT+CANDIDE&cd=4&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&source=www.google.fr

AD 77 :

(2)dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Bibliothèque diocésaine Guillaume Briçonnet : Croix de s et m 13.2.1908 et 7.6.1908

 

 

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 17:55

 

 

 

Biographie des députés

de la circonscription couvrant Claye-Souilly

 

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

Philippe DELABARRE : Député Maire de Claye-Souilly

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-philippe-delabarre-depute-maire-de-claye-souilly-57538669.html

 

Histoire Claye-Souilly : Philippe Delabarre député maire

Philippe DELABARRE

 

Né le 06/11/1887 à Claye-Souilly (77)

 

Fils de Jules Prosper DELABARRE, Cultivateur, Propriétaire de la ferme de l’Arzillière

et d’Adeline VAUZELADE, fille d’un entrepreneur paveur de Claye-Souilly.

 

Elève du Collège de Meaux en 1905.

 

Ingénieur Agricole, propriétaire terrien, exploitant de la Ferme de l’Arzillière

 

Il épousa le 8/6/1914 à Annet sur Marne : Pauline BERGER, fille d’un meunier d’Annet sur Marne (77), dont il aura un fils : Paul.

 

- 1919 Adjoint au maire de Claye-Souilly

- 1922-1932 Maire Radical Socialiste de Claye-Souilly

- 1928-1931 Député de Seine et Marne, 1ère circonscription de Meaux, Groupe Radical Socialiste

- 1931 Président Honoraire de la Société Amicale des Anciens Combattants de Claye-Souilly

 

A l’assemblée Nationale il fut nommé membre de la Commission de l’Agriculture

« Il déposa une proposition de loi tendant à protéger l'appellation du fromage de Brie. S'intéressant particulièrement à l'enseignement agricole, il intervint dans la discussion des budgets de l'Agriculture de 1929 et de 1930, d'abord en faveur des professeurs de l'Institut national agronomique, puis à propos du corps enseignant de l'Agriculture et de l'Ecole nationale de Grignon. » sic (1)

 

Il soutint en 1928 Pierre Henri Domange, Maire d’Annet sur Marne, aux élections de Conseiller d’Arrondissement, qui se présentait contre Francisque Casimir Eschalier, mais c’est ce dernier qui fut élu.

 

C’est sous son mandat que l’Eglise de Souilly fut détruite en 1929.

 

En 1930 il remit la rosette d’officier du Mérite Agricole à Louis Delabarre, son cousin, géomêtre.

 

Il démissionna de ses mandats de Député et de Maire de Claye-Souilly pour raisons personnelles.

 

Il fut remplacé en qualité de Maire par Francisque Casimir Eschalier, médecin à Claye-Souilly

et en qualité de Député par Albert NAST, médecin à Chelles, groupe des indépendants de gauche.

 

 

Il décédera le 13/11/1954 à Suresnes (92)

 

Ironie du sort, André Benoist, l’agriculteur qui lui succéda à la ferme de l’Arzillière, sera également maire de Claye-Souilly.

 

 

Sources :

AD 77 :(1)Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)

Médiathèque de Meaux : Journal le Briard 29/5/1931

Cercle Généalogique de la Brie ; NMD

 

 

 

 

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 22:14
Rodrigue Kokouendo, député de la 7ème circonscription de Seine et Marne

 

 

Rodrigue Kokouendo 

député de la 7ème circonscription de Seine et Marne (LREM)

 

Il succède à Yves Albarello (LR)  (65 ans), maire de Claye-Souilly, qui postulait pour un 3ème mandat, mais qui a été éliminé dès le 1er tour des législatives, avec seulement 16.13% des voix.

 

Né à Bangui en république Centrafricaine en 1974, Rodrigue Kokouendo a partagé son enfance entre ce pays et la France, son pays d’adoption.
Il a grandi avec ses frères et sœurs au sein d’u
ne famille où le père, haut fonctionnaire diplomate, et la mère, sage-femme, leur ont inculqué le respect d’autrui et le sens de l’effort dans le travail.

Il est père de deux petites filles de 9 et 12 ans.

Titulaire d’une maîtrise en gestion et d’un diplôme supérieur en comptabilité et finance, il a participé pendant son cursus universitaire à la mise en place de la comptabilité de différentes entités, allant de la structure associative à la société de droit commun.

Depuis 2007, cadre comptable dans une filiale d’un grand groupe bancaire français, il a choisi de s’impliquer aussi dans la vie sociale de son entreprise en tant que délégué du personnel pour défendre, comme il le dit, « l’amélioration des conditions de travail et la prise en considération de « l’entité être humain » trop souvent ignorée dans un contexte où la culture du résultat fait loi.

Entré au parti socialiste en 2006, Rodrigue Kokouendo était membre de l’exécutif départemental en tant que Secrétaire Fédéral aux institutions depuis 2008, où il suivait avec ses collègues les différentes reformes constitutionnelles, et notamment celles touchant les collectivités territoriales.

Il quitte le parti socialiste en 2016 pour rejoindre le mouvement « En Marche ».

Conseiller Municipal de Villeparisis de 2008 à  2014, il était membre de la commission finance, urbanisme et environnement.

En 2010, il a été candidat à la campagne des élections régionales sur les listes menées par Jean Paul Huchon, Président PS du Conseil Régional île de France.

Il a été suppléant de la candidate socialiste aux élections législatives, Sophie Cerqueira, en 2012, qui avait perdu de 70 voix contre le député Yves Albarello.

Membre de la FCPE (Fédération des Conseils de parents d'élèves) il est l'un des élus du conseil d'administration du collège Gérard Philippe.

 

 

sources :

http://www.cerqueira2012.fr/candidature/rodrigue-kokouendo/

https://www.francebleu.fr/infos/politique/legislatives-2017-qui-est-rodrigue-kokouendo-le-nouveau-depute-rem-de-seine-et-marne-1497426473

 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 11:03

 

 

Biographie des députés

de la circonscription couvrant Claye-Souilly

 

 

Albert NAST

 

député du 4/10/1931 au 31/5/1936

Licencié en droit

Avocat à la Cour d’Appel en 1909

Fils de Léon Nast, négociant et de Anne Lenfant.

Il avait épousé le 30/7/1909, à Meaux, en secondes noces, Marthe Germain, fille d’un avoué. C’était Georges Lugol, maire de Meaux qui les avait mariés.Mariage dissous le 11/10/1923.

Il décèdera à Chelles le 19/7/1957.

 

 

Extrait de sa biographie sur le site de l’Assemblée Nationale :

http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/%28num_dept%29/5511

 

Né le 24 septembre 1884 à Paris.

 Albert Nast fit ses études au lycée Condorcet puis obtint son diplôme de docteur en droit en 1908. D'abord clerc d'avoué, ensuite rédacteur au recueil des lois Le Sirey, secrétaire de Me Garçon, professeur de droit, et de Me Raynal, avocat à la Cour de cassation, il fut en même temps avocat près la cour d'appel de Paris et plaida pendant six ans. Mais, ayant toujours été attiré par les questions médicales, à la suite d'un grand deuil il se décida à redevenir écolier et, tout en plaidant pour subvenir aux besoins de sa famille, il entreprit ses études médicales et fut nommé exter
ne des hôpitaux de Paris en 1911.

Pendant la grande guerre, il fut médecin auxiliaire. il fit partie de l'armée auxiliaire pour troubles visuels graves qui, d'ailleurs, se compliquèrent ensuite et nécessitèrent plusieurs opérations. Pendant deux ans, il fut affecté à des centres chirurgicaux, puis au service de syphiligraphie de la zo
ne des armées. En 1921, il obtint son diplôme de docteur en médecine et s'installa à Chelles pour y exercer sa profession.

Depuis l'âge de 20 ans, Albert Nast s'est occupé d'œuvres sociales, à Paris et dans la banlieue. Grâce à l'aide de la population de Chelles, du ministère de la Santé publique, et des commu
nes de Chelles, Brou, Vaires, Champs et Gournay, il crée en 1923 une maternité modèle et des œuvres annexes bien connues dans tout le département. De belle stature, pourvu d'une magnifique chevelure et d'une voix de stentor qui, dans ses moments de colère le faisaient ressembler à un lion, Albert Nast pouvait réussir dans n'importe quelle carrière, comme il avait commencé de le prouver au barreau, puis en médecine.

Il saisit l'occasion de l'élection partielle dans la 1re circonscription de Meaux à la suite de la démission de Delabarre, le 30 juin 1931, pour postuler le siège de député. Elu le 4 octobre 1931, au second tour, par 4.202 voix contre 4.110 à Soupé, 3.858 à Hamelet et 3.082 à Archer, sur 16.340 votants, il s'inscrivit au groupe des indépendants de gauche. Réélu le 8 mai 1932, au second tour des élections législatives, avec 10.218 voix contre 6.550 à Soupé, son plus dangereux adversaire de l'élection précédente, sur 19.808 votants, il reprit sa place au groupe des indépendants de gauche.

Membre des commissions de l'hygiè
ne, de la législation civile et criminelle, du suffrage universel, il déploya une grande activité. Il s'intéressa surtout aux questions médicales et, accessoirement à celles des baux et loyers.

Il perdit son siège le 3 mai 1936, n'obtenant au second tour que 10.787 voix contre 11.334 au communiste Fouchard, candidat du Front populaire, sur 22.446 votants.

Pendant sa carrière politique, il n'abandonna pas son œuvre sociale et médicale malgré la cécité complète dont il fut atteint dès 1931. Son courage, son abnégation lui valurent la médaille d'argent de l'Académie de médeci
ne, la Légion d'honneur et la rosette de l'Ordre de la santé publique. Albert Nast est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages médicaux, juridiques et philosophiques.

 

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 13:13

 

 

72 ans déjà 

 

Le 10 juillet 1940 les parlementaires français étaient convoqués au Grand Casino de Vichy dans un climat désespérant de débâcle nationale.

80 parlementaires sur 666 votèrent contre l'octroi des pleins pouvoirs au gouvernement du maréchal Pétain, deux députés de Seine et Marne étaient parmi ceux-là :

-  Arthur Chaussy, groupe socialiste, député-maire de Brie Comte Robert(1)

 Émile Fouchard, député-maire de Chelles.

 

 

L’homme qui a osé dire non à Pétain

 

Emile FOUCHARD

 

Histoire Claye-Souilly : L’homme qui a osé dire non à Pétain : Emile FOUCHARD, député-maire de Chelles

Né le 20 février 1902 à Bannay (Cher)

C'est à Chelles qu'il passe la plus grande partie de son enfance.

Il entre en apprentissage au sortir de l’école, devient  compagnon du devoir, puis artisan menuisier charpentier et fonde en 1924 la « Menuiserie Fouchard », reprise en 1964 par ses deux gendres, puis en 1982 par son petit fils, l’entreprise  a fêté ses 85 ans en mars 2009.

 

- Chevalier de la Légion d'honneur en 1949.

- Officier des Palmes académiques en 1956.

 

 

-      Maire de Chelles 1936-1941 (liste front populaire).

-           Député de Seine-et-Marne (1ère circonscription Meaux ) de 1936 à 1942, élu sous l’étiquette communiste (parti qu’il quittera en 1939).

 

Révoqué en mars 1941 de son poste de maire, il part pour le Lot et s'engage dans la Résistance au sein des Francs-Tireurs et Partisans.  Arrêté en août 1942, il finit la guerre dans les geôles du régime de Vichy, en prison à Cahors, puis dans le camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn).
 

Emile Fouchard sera délégué à l'Assemblée consultative provisoire au titre de l'Union populaire, formation qui regroupe les membres du Parti Communiste Français, en 1939 il proteste contre le pacte germano-soviétique et quitte le Parti Communiste Français. Il ne renouera jamais  avec ce parti qui ne lui pardonnera pas. Aussi, lorsque son invalidation sera proposée par le 7e Bureau, il préfèrera, le 30 novembre 1944, il démissionne de l'Assemblée consultative provisoire après avoir reçu l'assurance qu'il serait remplacé par un délégué de sa tendance


Il revient dans la vie politique en 1953, lorsqu'il est élu maire adjoint de Chelles sur la liste « républicaine d'action municipale et sociale », comprenant des socialistes, liste opposée à celle du parti communiste et qui sera victorieuse. Il se retire complètement de la vie politique en 1959, pour raisons de santé. Il ne meurt cependant que quelques jours avant ses 94 ans le 2/1/1996 à Montfermeil (93), ce qui lui permet d'être l'avant-dernier des « quatre-vingts ».

 

Chelles lui doit notamment :

- la construction du marché couvert

- l’achat du parc du souvenir et de l’actuelle mairie.

 

Le parc, situé en centre ville, derrière la mairie porte son nom.



 

Sources :

AD 77 :

- Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

- Dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)

- La Seine-et-Marne industrielle / Innovations, talents, archives inédites Auteurs : Direction des Archives, du Patrimoine et des Musées départementaux sous la direction d’Isabelle Rambaud. Préfaces de Denis Woronoff et Anne-Françoise Garçon. Édition Lieux Dits,

 

Médiathèque de Meaux : Le Parisien de S et M 4/1/1996

 

 

(1)http://www.arthurchaussy.com/

http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/biographies/joly/asp/chaussy-arthur-theophile.asp

 

 

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:23

 

 

Une nouvelle rubrique :

 

 

Biographie des députés

de la circonscription couvrant Claye-Souilly

 

 

 

Paru sur le blog Claye-Souilly Découverte :

 

HISTOIRE CLAYE-SOUILLY : NOTRE DEPUTE DEVIENT MINISTRE DES ANCIENS COMBATTANTS

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-7147367.html

Collection Marie Claude Hugues

Collection Marie Claude Hugues

 

 

 

 

Laurent Antoine CASANOVA

 

Il est né le 9/10/1906 à Souk-Arhas en Algérie, d’un père cheminot.

Il fait ses études au Lycée de Bône.

 

Il épouse :

- En 1ère noce Vincentella Perini née le 9/1/1909, plus connue sous le nom de Danielle Casanova, résistante, déportée à Auschwitz où elle décède le 9/5/1943 (de nombreuses rues, écoles, collèges, lycées portent son nom).

Hommage à Danielle Casanova sur le site : http://villevaudeassocs.typepad.fr/


 

- En 2ème noce Claudine Chomat, née le 5/5/1948 à Ivry sur/Seine, qui fonda avec Danielle « l’Union des Jeunes Filles de France .

 

Docteur en Droit.

 

Secrétaire de Maurice Thorez à partir de 1936.

 

Membre du comité directeur du Front National. Mobilisé en 1939. Prisonnier de guerre en juin 1940. Plusieurs tentatives d’évasion. Transféré en camp de représailles. Arrivé après évasion à Paris le 1er mai 1942. Militant du Front National. Officier des Francs Tireurs et Partisans Français.

 

Désigné au mois de septembre 1943 comme membre de la délégation du Front National auprès du C.F.L.N. à Alger, à l’Assemblée Consulaire.

Désignation faite au titre des F.T.P. organisation militaire du Front National (1), on se souvient que cette délégation fut la seule à ne pouvoir se rendre à Alger pour siéger.

 

Membre de l’état major national des Francs Tireurs et Partisans français, sous le commandement de Charles Tillon.

 

Député communiste de notre circonscription de 1944 à 1958.

 

Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (réclamé par les anciens combattants) de Janvier à Décembre 1946.

 

Membre du bureau politique du Parti Communiste Français de 1947 à 1961.

Il décèdera le 20/3/1972 à Paris.

 

 

(1) ce mouvement n’avait rien à voir avec le groupe politique actuel appelé « Front National ».

Sources : Médiathèque de Meaux : La Marseillaise 1.2.1946.

Je remercie Marie-Claude Hugues pour sa précieuse collaboration.

 

Fête 1/5/1949 dans notre circonscription                      Collection Marie Claude Hugues

Fête 1/5/1949 dans notre circonscription Collection Marie Claude Hugues

 

 

Pour connaître plus en détail le parcours de Laurent Antoine Casanova,

consultez le site de l’une ses proches

Marie-Claude Hugues : http://www.mchugues.fr/Laurent.htm

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