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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 16:19

 

 

 

Les Yvelines

un département qui envoie ses ordures chez les autres

le centre d’épuration d’Achères

déverse ses déchets de boues de station d’épuration

chargés

de métaux lourds (cadmium, nickel, plomb, cuivre...)

et de PCB

sur les champs de

Seine et Marne

 

C’est Jacques Barthélémy (1), préfet de Seine et Marne qui a autorisé en 2006 et pour 12 ans le déversement des boues de la station d’épuration des Yvelines (Achères) sur les terres agricoles du 77 (AP 06/DAIDD/E/015).

Après avoir quitté la Seine et Marne Jacques Barthélémy obtiendra une importante promotion, il deviendra préfet de la région Franche Comté.

 

Le centre d’épuration d’Achères a obtenu  de Jean-Luc Marx, préfet du 77, en date du 6/12/2016, une nouvelle autorisation de 10 ans pour déverser ses déchets (boues) de station d’épuration sur nos espaces agricoles du bassin versant Beuvronne à Dammartin-en Goële, Juilly, Montgé en Goële, St Mard et Thieux.

 

Pourtant la Beuvronne est l'une des rivières les plus polluées de Seine et Marne, comment peut-on espérer dans ces conditions que cette rivière retrouve un jour un état acceptable.

 

 

 

Les déchets ça peu rapporter gros !

 

 

Combien perçoivent les agriculteurs de ces 5 communes qui ont accepté « d’accueillir » ces déchets chargés de métaux lourds sur leurs terres agricoles ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Pour le savoir

nous vous conseillons de vous rapprocher

de la Chambre d’Agriculture du 77

 

 

Extrait de l'arrêté préfectoral :

AP 6/12/2016

AP 6/12/2016

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 15:32
Ecole primaire de St Mesmes 77 au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

Ecole primaire de St Mesmes 77 au bord des champs cultivés par l'agriculture intensive

 

Communiqué de Presse FNE Midi Pyrénées :

 

Abrogé par le Conseil d'Etat le 7 juillet 2016 pour un vice de procédure, l'arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l'utilisation des phytosanitaires* (pesticides utilisés en agriculture) est en cours de révision. Une procédure qui associe les syndicats agricoles, mais laisse de côté les associations agréées de protection de l'environnement tel le Mouvement FNE. Celles-ci ne seront consultées que lorsque les quatre ministères concernés (agriculture, environnement, santé et économie) se seront mis d'accord. Autant dire qu'il ne restera alors que très peu de marges de manœuvre. Peut-on laisser, seule, la FNSEA décider de ce qui est nécessaire pour protéger la santé publique ?


Protéger les riverains dans leur maison… et aussi dans leur jardin !


Dans le projet d'arrêté, sont en jeu les fameuses « zones non traitées », ces distances de sécurité à mettre en place à proximité des points d'eau, des forêts, mais aussi des habitations, sans oublier les jardins qui les entourent. Est-il concevable que l'on autorise la pulvérisation des pesticides à 5 mètres d'une habitation où peuvent se trouver des jeunes enfants et des femmes enceintes ? Nos associations demandent une distance de sécurité efficace le long de toute zone cultivée de manière intensive et bien évidemment des distances encore plus importantes quand on se situe en secteur d'arboriculture.

 

La contamination de l'eau et de l'air est avérée.


Aujourd'hui pour 92 % des points d'eau surveillés en France, la présence de pesticides est avérée. En 2012, d'après l'Agence de l'eau de notre bassin, 95% des stations de rivière détectaient au moins une molécule phytosanitaire. 
Quand on fait des mesures dans l'air on trouve aussi des phytosanitaires. La présentation de l'étude de l'ORAMIP en avril 2016 nous a bien démontré la présence de molécules tant sur en zo
ne de grandes cultures de la Haute-Garonne qu'en zone urbaine dans le Gers. En zone de grandes cultures, le panel de molécules présentes étant plus large et les concentrations jusqu'à 3 fois plus fortes. De même l'étude de l'ORAMIP en 2013 à Douelle, au cœur du bassin viticole lotois, avait été probante quant à la présence de phytosanitaires dans l'air au cœur même du village, les mesures se déroulant dans la cour de l'école primaire.

 

Les effets sanitaires ne peuvent être sous estimés.


Rappelons que les effets sanitaires des phytosanitaires, même si nous savons pas tout, ont été caractérisés dans le cadre d'une expertise collective de l'INSERM**  (juin 2013) : on peut y lire « D'après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts, il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours des périodes prénatales et périnatale ainsi que lors la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l'enfant. »

Il est temps d'agir !


Pour José Cambou, Vice-présidente de FNE Midi-Pyrénées « Nous attendons du Gouvernement des décisions à la hauteur des enjeux de santé publique. » Comme le rappelle Denez L'Hostis, président de FNE « La loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt avait commencé à prendre en compte les personnes les plus vulnérables (crèches, hôpitaux, maisons de retraite…) pour les épandages de pesticides. Là, il s'agit enfin de protéger toute la population, à commencer par celle des agriculteurs et de leurs familles qui sont les premières victimes, et de restaurer ces règles minimales de protection de notre environnement. Il n'est plus l'heure de tergiverser sur ces questions ! »

 

*https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000425570

**http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-societe/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-l-inserm


Contact :

Contact presse : Hervé Hourcade ou 05.34.31.97.54

 

http://www.fne-midipyrenees.fr/fne-midi-pyrenees-interpelle-le-gouvernement_7-actu_459.php

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 14:38

 

 

Les Yvelines

 un département qui envoie ses ordures chez les autres

 le centre d’épuration d’Achères

déverse ses déchets de boues de station d’épuration

 chargés

 de métaux lourds (cadmium, nickel, plomb, cuivre...)

 et de PCB

sur les champs de

Seine et Marne

 

C’est Jacques Barthélémy (1), préfet de Seine et Marne qui a autorisé en 2006 et pour 12 ans le déversement des boues de la station d’épuration des Yvelines (Achères) sur les terres agricoles du 77 (AP 06/DAIDD/E/015).

Après avoir quitté la Seine et Marne Jacques Barthélémy obtiendra une importante promotion, il deviendra préfet de la région Franche Comté.

 

Aujourd’hui l’arrêté préfectoral vient à expiration et le centre d’épuration d’Achères demande une nouvelle autorisation de 10 ans  pour déverser ses déchets (boues) de station d’épuration sur nos espaces agricoles du bassin versant Beuvronne à Dammartin-en Goële, Juilly, Montgé en Goële, St Mard et  Thieux.

 

 

 

Les déchets ça peu rapporter gros !

 

 

Combien perçoivent les agriculteurs de ces 5 communes qui ont accepté « d’accueillir » ces déchets  chargés de métaux lourds sur leurs terres agricoles ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Pour le savoir

 nous vous conseillons de vous rapprocher

de la Chambre d’Agriculture du 77

 

 

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des communes de Seine et Marne autorisées à recevoir  les boues d'Achères :

ACHERES LA FORET, AMPONVILLE, BEAUMONT DU GATINAIS, BOMBON, BRANSLES, LA CHAPELLE LA REINE, CHÂTEAU LANDON, EGREVILLE, LE VAUDOUE, BELLOT, CHAMBRY, CHAMIGNY, CHANGIS SUR MARNE, COCHEREL, CONGIS SUR THEROUANNE, COULOMBS EN VALOIS, CROUY SUR OURCQ, DAMMARTIN EN GOELE, DHUISY, ETREPILLY, LA FERTE SOUS JOUARRE, LA HAUTE MAISON, JAIGNES, JOUARRE, JUILLY, MARCILLY, MAY EN MULTIEN, MONTENILS, MONTGE EN GOELE, OISSERY, PIERRE LEVEE, LE PLESSIS PLACY, POINCY, PUISIEUX, SAINT GERMAIN SOUS DOUE, SAINT MARD, SAINT PATHUS, SAINT SOUPPLETS, SEPT SORTS, TANCROU, THIEUX, TROCY EN MULTIEN, USSY SUR MARNE, VARREDDES, VENDREST, VINCY MANŒUVRE, LA CHAPELLE GAUTHIER, FONTENAILLES, GRANDPUITS BAILLY CARROIS, LA CHAPELLE MOUTILS, LA CHAPELLE SAINT SULPICE, LA FERTE GAUCHER, CHOISY EN BRIE, FONTAINS, JOUY SUR MORIN, MAISON ROUGE, MEILLERAY, MONTOLIVET, NANGIS, SANCY LES PROVINS, SOURDUN, SAINT BARTHELEMY, SAINT MARTIN DES CHAMPS, SAINT MARTIN DU BOSCHET, VULAINES LES PROVINS

 

(1) http://adenca.over-blog.com/article-jacques-lucien-prefet-de-seine-et-marne-du-9-2-2004-au-3-7-2007-124572784.html

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2015/08/les-yvelines-un-departement-qui-envoie-ses-ordures-chez-les-autres-le-centre-d-epuration-d-acheres-deverse-ses-dechets-de-boues-de-s

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 18:44

Les riverains des champs sont exposés à un cocktail de pesticides

L’association Générations futures publie les résultats de tests menés dans vingt-deux logements situés à proximité de vignes, de cultures de céréales ou de vergers.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/01/les-riverains-des-champs-sont-exposes-a-un-cocktail-de-pesticides_4874095_3244.html#SXfjjQTbebMqv3RV.99

Les riverains des champs sont exposés à un cocktail de pesticides

« Quand on voit notre voisin agriculteur sur son tracteur traiter ses pommiers sans protection particulière, on se dit que ça va. Mais quand il arrive en tenue de cosmonaute, on se dépêche de faire rentrer les enfants ! »

 

C’est ainsi que Marie Pasquier résume la cohabitation quotidienne de sa famille avec les arboriculteurs du Rhône, au sud de Lyon, dont les vergers les plus proches sont à cinq mètres de ses fenêtres. Elle dénombre « 20 épandages par saison, entre mars à septembre », qui la dissuadent d’avoir son propre jardin, car « ce n’est pas la peine d’essayer de cultiver des légumes bio par ici. » Elle ne sait pas quelle est la teneur des pulvérisations qui laissent un dépôt jaune sur sa terrasse. Sa famille a toujours vécu là, et elle a commencé à se documenter sur la question des pesticides après le décès de son père, mort d’un lymphome.

 

 

La maison des Pasquier fait partie d’un panel d’habitations examinées par Générations futures. L’association spécialisée dans le domaine des pesticides livre, mardi 1er mars, les résultats de tests menés dans 22 logements situés à proximité de vignes, de cultures de céréales ou de vergers. Les résultats sont édifiants.

En juillet 2015, les participants à l’enquête de Générations futures ont traqué les résidus de produits phytosanitaires chez eux, armés d’un aspirateur équipé d’un kit de prélèvement fourni par le laboratoire Kudzu Science. Les analyses qui ont suivi ont révélé qu’ils vivent dans un « bain de poussière aux pesticides » préoccupant, selon François Veillerette et Nadine Lauverjat, de Générations futures.

 

 

Douze perturbateurs endocriniens potentiels

 

En moyenne, 20 produits différents ont été détectés par habitation : 14 dans celles installées près de parcelles de grandes cultures céréalières, 23 près de vergers, 26 près de vignes. Douze sont de probables perturbateurs endocriniens. En quantité, ces molécules, qui sont suspectées d’influencer notre système hormonal, représentent même 98 % des échantillons : 17,3 milligrammes sur les 17,6 mg de résidus recensés par kilo de poussière.

L’enquête confirme que les inquiétudes des riverains d’exploitations agricoles intensives sont fondées. Ils sont bel et bien exposés à un ensemble de produits chimiques dont on connaît mal l’effet cocktail.

En plus des molécules de perméthrine qui pourraient provenir de bombes insecticides domestiques, le laboratoire a trouvé dans la totalité des échantillons du tebuconazole, un fongicide, et du dimethomorphe, utilisé contre le mildiou, un champignon qui affecte les cultures. Les experts ont aussi quantifié à plus de 90 % des fongicides – azoxystrobine et spiroxamine –, ainsi qu’un herbicide, le diflufenican. Ils ont décelé une proportion importante de chlorpyrifos, un insecticide, et même du diuron, un autre herbicide relevé chez la plupart des participants alors qu’il est interdit en France depuis 2008. Enfin, une deuxième série de prélèvements effectuée en janvier 2016 montre que la concentration de ces molécules chute fortement en hiver, après les pics des épandages estivaux.

 

Tergiversations

 

Sur les 61 substances actives analysées, 39 sont des perturbateurs endocriniens potentiels. Pour établir ce résultat, Générations futures s’est fiée au recensement établi à l’initiative de la scientifique Theo Colborn, une référence à la matière. Il n’existe en effet aucune liste officielle à ce jour. Les perturbateurs endocriniens sont pourtant suspectés d’être liés à certains cancers (prostate, testicule, sein), à des perturbations du système hormonal (obésité, diabète), de la reproduction et de la fertilité précoce chez les filles, ainsi que des troubles de développement du fœtus. Censée adopter une définition précise de ces contaminants le 14 décembre 2013 au plus tard, la Commission européenne tarde à s’exécuter. L’association espère que son étude viendra raviver la volonté du gouvernement français d’exiger que Bruxelles tergiverse un peu moins sur cette question et aboutisse enfin.

Lire aussi :   Pesticides : le laxisme de l’Europe épinglé

Le faible nombre d’échantillons recueillis pourrait être opposé à cette enquête. Elle s’explique par le manque de moyens de l’association, répond Nadine Lauverjat. « Voilà dix ans que nous travaillons sur les victimes des pesticides, rapporte-t-elle. L’une d’entre elles s’était lancée dans l’analyse des poussières de son logement à Léognan, en Gironde, nous avons trouvé que l’idée était bonne. Nous nous sommes donc adressés aux 400 personnes avec lesquelles nous sommes en contact à ce sujet, 80 ont répondu, mais nous avons dû exercer une sélection. Question de coûts. »

 

Vessela Renaud, l’une des participantes de l’enquête de Générations futures, témoigne de ses difficultés à cohabiter avec des cultures céréalières en Seine-Maritime.

 

« Une fois, la rampe de notre voisin agriculteur pulvérisait à 2 ou 3 mètres des enfants qui jouaient, j’ai crié… Mais il ne voit pas où est le problème, il répond que lui et son père, l’ancien maire, utilisent des pesticides depuis soixante-dix ans, rapporte-t-elle. Alors j’écris des lettres, je prends des photos… »

 

En Gironde, l’inquiétude des riverains grandit. Le 1er mars, Marie-Lyse Bibeyran, l’une des figures du combat sur les pesticides dans ce département, doit remettre au préfet une pétition, forte de plus de 84 000 signatures, appelant à convertir à la culture bio « toutes les zones agricoles proches des établissements et infrastructures sportives et culturelles accueillant des enfants. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/01/les-riverains-des-champs-sont-exposes-a-un-cocktail-de-pesticides_4874095_3244.html#fczEKKjOPtoTU4jD.99

 

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:59
Ecole primaire de St Mesmes au bord de champs cultivés par l'agriculture intensive

Ecole primaire de St Mesmes au bord de champs cultivés par l'agriculture intensive

 

Les agriculteurs, membres de la FDSEA 77 souhaitent, semble t-il, continuer à déverser pesticides et nitrates au bord de nos écoles, de nos maisons  situées le long de leurs champs cultivés par l’agriculture intensive, perdre quelques mètres de surface de culture pour implanter une bande enherbée protectrice, sans pesticides, ni nitrates, vous n’y pensez pas, cela risquerait d'affamer la population.

  

Mais ironie du sort quand certains agriculteurs vendent ou louent, à prix d’or, des centaines d’hectares de  leurs meilleures terres de Brie aux exploitants d’ordures, là il semblerait que cela ne pose de problèmes ni à la Chambre d’Agriculture, ni aux syndicats agricoles.

 

Les ordures ça rapporte gros

 

Et là

le monde agricole

regarde ailleurs

 sans se soucier que ces pratiques

 pourraient affamer

les populations.

 

 

Paru sur le site FDSEA 77 :

« LE DÉLIRE DE LA MINISTRE ROYALE N'A PAS DE LIMITE »

« Revenons-en aux faits : "merci" à l'association Pomme Poire qui a fait casser l'arrêté de 2006 sur la définition des zones de non-traitement (ZNT). Vouloir sauver une poignée de producteurs au risque d’en envoyer trois cents mille  dans le mur, une réflexion s'impose.  J'en profite pour affirmer que cette association n'a aucun lien avec la FNSEA contrairement à ce qui est cité dans la presse.

Quelle aubaine pour la ministre de poursuivre son combat anti-pesticide et de  durcir l'application des produits phytosanitaires par un nouvel arrêté avant le 17 février 2017.

Cet arrêté inter ministériel  -donc sans consultation des assemblées, ni débat parlementaire- doit être signé cette semaine. Allez vite pour prendre de court les organisations professionnelles. Se retrancher derrière l'opinion publique et surfer sur la vague de la peur, assure une bonne cote de popularité. Que devient la promesse du Premier  ministre le 3 septembre 2015 pour qui, je cite "toute nouvelle norme devra s'accompagner d'une étude d'impact environnementale, économique et sociale" ?

En effet, comment peut-on cautionner une interdiction de traitement au mieux de cinq mètres au pire de vingt mètres (en grande culture) ? Pour protéger qui, de quoi ? Sont concernés en supplément des cours d'eau, les fossés, les lieux sensibles, les propriétés privées, les forêts et bosquets, soit de 5 à 20% de surfaces de nos exploitations.

Trente-trois mille hectares pourraient, demain, sortir de la production seine-et-marnaise avec une perte net de 45 millions d'euros pour notre département. Ce futur arrêté méprise notre métier et nos efforts depuis des années en faveur de l'environnement.

Affabulations, idéologie écologique parisienne ou incompétence : les trois sans doute!

Une seule pensée prédomine : interdire pour supprimer le risque.

En tout cas, la période des travaux des champs ne doit pas nous empêcher de réagir.

C'est pourquoi, faisant suite à nos rencontres parlementaires, nous avons lancé l'opération taguage des routes avec comme slogan "Royal affame le peuple". Le sujet des produits phytosanitaires reste sensible aux yeux du grand public, mais la finalité reste la même :  moins de production égal moins de paysans. Tous les cantons se sont mobilisés pour relayer notre action. Merci à vous tous.

En parallèle, vos responsables FDSEA ont interpellé l'administration départementale et régionale ainsi que le préfet de région, réceptifs et parfois consternés par nos arguments. Ces derniers remonteront l'information au ministère.

Nous sommes tous concernés par ces décisions arbitraires, nos ancêtres se sont battus pour nos terres, notre devoir est de les préserver.

Le dogme et l'irresponsabilité ne peuvent plus être une politique. Il est faux de croire que le problème vient des paysans : "Madame Royale tendez la main aux paysans au lieu de vouloir leur couper le bras.

Soyez sûr que votre FDSEA aux côtés de la FNSEA met tout en œuvre pour contrer cette nouvelle contrainte ».

http://www.fdsea77.fr/espace-presse/editos-et-articles/%C2%AB-le-delire-de-la-ministre-royale-n-a-pas-de-limite-%C2%BB/

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 13:50

 

 

Communiqué de France Nature Environnement :

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

VENDREDI 21 OCTOBRE 2016

Pesticides

VA-T-ON CONTINUER A ASPERGER LES RIVERAINS DES VERGERS, VIGNES ET AUTRES CHAMPS?

 

Les pommiers. 35 traitements à l’hectare. A deux pas des habitations. 35 traitements que la population riveraine reçoit de plein fouet. Les centaines de témoignages reçus quotidiennement en période d’épandage en témoignent. Pour nos associations, cette situation ne peut plus durer. Dans le cadre de la révision d’un arrêté sur les pesticides, elles demandent de mettre en place une distance de sécurité de 50 mètres pour protéger les riverains des cultures fortement aspergées de pesticides. C’est aussi une attente de 83% des Français.

 

Un arrêté en cours de révision… sans les associations !

Abrogé par le Conseil d’Etat le 7 juillet 2016 pour un vice de procédure, l’arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des pesticides est en cours de révision.Une procédure qui associe les syndicats agricoles, mais laisse les ONG de côté. Celles-ci ne seront consultées que lorsque les quatre ministères concernés (agriculture, environnement, santé et économie) se seront mis d’accord. Autant dire qu’il ne restera alors que très peu de marges de manœuvre. Peut-on laisser, seule, la FNSEA décider de ce qui est nécessaire pour protéger la santé publique ?

 

Protéger les riverains dans leur maison… et aussi dans leur jardin !

Dans le projet d’arrêté que nos associations ont pu consulter, sont en jeu les fameuses « zones non traitées », ces distances de sécurité à mettre en place à proximité des points d’eau, des forêts, mais aussi des habitations, sans oublier les jardins qui les entourent. Est-il concevable que l’on autorise la pulvérisation des pesticides à 5 mètres d’une habitation où peuvent se trouver des jeunes enfants et des femmes enceintes ? Nos associations demandent une distance de sécurité efficace le long de toute zone cultivée de manière intensive

En arboriculture, les enjeux sont particuliers. En effet, le nombre de traitements est très important (35 traitements en moyenne pour les pommiers) et le mode de pulvérisation provoque beaucoup de dérive au vent, même par temps calme (utilisation de turbines qui propulsent le produit sous les frondaisons des arbres). Il est prouvé que la dispersion des pesticides se produit jusqu’à 50 mètres du pulvérisateur. Pour ces raisons, les organisations associatives demandent une distance minimale de 50 mètres pour protéger les habitations.

Alors que pour 92 % des points d'eau surveillés en France, la présence de pesticides est avérée, « leur protection par une zone non-traitée de 5 mètres, qui existe depuis 2006, doit être maintenue » réclame GillesHuet, le délégué général d'Eau & Rivières de Bretagne. Tous les cours d'eau, définis dans la loi biodiversité adoptée par le parlement en juillet dernier, doivent être concernés par l'application de cette mesure.

« Vitesse du vent, délais de rentrées sur les parcelles, zones sans traitement sont les enjeux majeurs qui sont discutés sans la société civile et qui, en fonction des décisions prises, pourraient limiter ou aggraver l’exposition des populations concernées, qu’il s’agisse des travailleurs agricoles ou des riverains. Pour Générations Futures, toutes les dernières études tendent à prouver que les pesticides ont des conséquences néfastes sur la santé des personnes exposées et impactent durablement notre environnement. Ce sont ces éléments indiscutables qui doivent guider les choix politiques de nos dirigeants. S’ils cèdent, dans l’urgence, aux sirènes des lobbies, ils porteront la responsabilité des conséquences sanitaires induites par ces toxiques. »déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Pour Denez L’Hostis, président de FNE : « La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt avait commencé à prendre en compte les personnes les plus vulnérables (crèches, hôpitaux, maisons de retraite…) pour les épandages de pesticides. Là, il s’agit enfin de protéger toute la population, à commencer par celle des agriculteurs et de leurs familles qui sont les premières victimes, et de restaurer ces règles minimales de protection de notre environnement. Il n’est plus l’heure de tergiverser sur ces questions ! »

 

 
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 21:08

 

 

Nord-Ouest 77 :

Quand M. Le Foll

se penchera-t-il sur le problème

de l’accaparement des terres agricoles

par les exploitants de décharges ?

 

 

 

Paru sur le site accaparement des terres .org

Lutte contre la financiarisation de l'agriculture : le Sénat renforce le droit de préemption des Safer

Publié: 08 juil 2016

 

Les agriculteurs de la Confédération Paysanne de l'Indre-et-Loire ont manifesté le 7 juillet 2016 devant la Safer à Chambray-lès-Tours pour dénoncer la spéculation financière actuelle sur les terres agricoles. L'hectare peut atteindre un prix de vente de 9.000 euros (L.Perot)

France TV Info | 08 juillet 2016

Lutte contre la financiarisation de l'agriculture : le Sénat renforce le droit de préemption des Safer

Le Sénat a renforcé le droit de préemption des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) à l'occasion de l'examen du projet de loi Sapin II sur la transparence de la vie économique, afin d'empêcher la financiarisation de l'agriculture. 

Ch.L avec AFP

Dans la région Centre-Val de Loire, la financiarisation de l'agriculture est d'actualité. Le président de la FDSEA de l'Indre, Hervé Coupeau, avait ainsi annoncé en avril qu'un fonds de gestion chinois basé à Hong-Kong avait acheté depuis un an trois exploitations céréalières dans l'Indre, soit 1.700 hectares, vendus à un prix supérieur à celui du marché. Début juillet, ce sont les paysans d'Indre-et-Loire qui se sont insurgé contre la spéculation financière sur les terres agricoles et le risque d'une inflation du prix à l'hectare..

Renforcer le droit de préemption des Safer
L'Assemblée nationale avait déjà prévu un dispositif prévoyant une meilleure transparence des acquisitions foncières afin d'éviter l'accaparement et la financiarisation des terres agricoles par des sociétés d'investissement, au détriment, notamment, du renouvellement des générations en agriculture. Les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll qui le complète en répondant à la fois à l'objectif de transparence dans les acquisitions foncières et en donnant aux Safer "les moyens de lutter contre l'accaparement des terres au détriment de l'installation d'agriculteurs", a indiqué le ministre.

Cette extension du droit de préemption est limitée aux cas où il s'agit d'installer des agriculteurs, de maintenir ou de consolider des exploitations agricoles. "Toutes les cessions de terres, fermes et bâtiments agricoles sont concernées", a souligné le rapporteur Daniel Gremillet (Les Républicains). "Les cas dans lesquels les Safer ne peuvent préempter - dans le cadre familial, lors des installations ou lors des cessions consolidant des exploitations existantes - sont bien définis", a précisé Stéphane Le Foll.

http://www.farmlandgrab.org/post/view/26324-lutte-contre-la-financiarisation-de-l-agriculture-le-senat-renforce-le-droit-de-preemption-des-safer

 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:11

 

Paru sur Novethic : 

 

PESTICIDES : UN ARRÊTÉ LIMITANT L’ÉPANDAGE DEPUIS 2006 ABROGÉ PAR LE CONSEIL D’ÉTAT

 

 

PUBLIÉ LE MARDI 12 JUILLET 2016 À 12H03

Les agriculteurs peuvent à nouveau épandre des pesticides lorsque le vent est supérieur ou égal à 19 km/h. La pratique était interdite depuis 2006 par arrêté ministériel mais celui-vi a été abrogé par le Conseil d’État le 7 juillet dernier.

C’est un lobby agricole, celui de la poire et de la pomme, qui s’est engouffré dans une faille juridique. Cet arrêté aurait dû être soumis à Bruxelles pour examen. Ce qui n’a jamais été fait. L’abrogation au Conseil d’État devenait donc automatique dès lors qu’une requête lui était soumise.  

Une décision qui n’est pas anodine aux yeux de François Veillerette, le porte-parole de l’association Générations Futures : "cet arrêté était le seul outil à la disposition des riverains pour se protéger des pulvérisations agricoles. Le gouvernement doit rapidement réagir. Nous avons interpellé Stéphane Le Foll – le ministre de l’agriculture, NDLR – sur cette question". Le ministère ne s’est pour l’instant pas prononcé sur ce dossier.

Antonin Amado

 

http://www.novethic.fr/breves/details/pesticides-un-arrete-limitant-lepandage-depuis-2006-abroge-par-le-conseil-detat.html

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:46

 

 

Paru dans le Journal de l’Environnement :

Agriculture: «défaire ce qui a été fait»

Le 30 septembre 2015 par Romain Loury

 

Pesticides, mécanisation, désertification rurale, mais aussi FNSEA, Inra, FAO… sous forme d’une lettre adressée à un agriculteur retraité, le journaliste Fabrice Nicolino s’en prend dans son nouvel ouvrage [1] au «vaste merdier qu’est devenue l’agriculture». Et pense qu’il n’est pas trop tard pour s’en détourner. Entretien avec le JDLE.

 

 

JDLE: Vous estimez que l’agriculture française telle que nous la connaissons est née des deux guerres mondiales. En quoi et comment ces conflits l’ont-ils transformée?

Fabrice Nicolino: Les deux guerres mondiales ont été un accélérateur. Pas tellement la première: malgré l’arrivée de quelques tracteurs Renault, cela n’a pas dépassé le stade préindustriel. En revanche, les Etats-Unis étaient déjà très en pointe sur la mécanisation, on ne s’en rendait alors pas bien compte en France. Le vrai changement c’est la deuxième guerre mondiale, dont le pays sort exsangue. C’est alors qu’une nouvelle génération d’agronomes et de zootechniciens rencontre de jeunes agriculteurs, tous ayant en commun la volonté de dynamiter la vieille agriculture. Et ce en accord avec les autorités politiques, dont Jean Monnet, commissaire au Plan de 1945 à 1952, épaulé par Jean Fourastié, inventeur du terme «Trente Glorieuses» et qui a introduit celui de «productivité».

Cette coalition informelle reçoit en cadeau le Plan Marshall, dont l’un des objectifs pour les Etats-Unis était de reconvertir l’industrie de guerre à des fins civiles: en échange de prêts très importants, les pays bénéficiaires devaient s’équiper de produits américains. Un véritable cheval de Troie, qui a permis l’arrivée en masse des tracteurs et des pesticides. De plus, de nombreux zootechniciens, agronomes et technocrates ont fait le voyage des Etats-Unis entre 1945 et 1955, où ils ont vu, en matière de nouvelles techniques, des choses qui leur paraissaient merveilleuses. Pourtant, ce processus d’industrialisation ne va pas encore jusqu’au bout. Pour cela, il faut attendre l’arrivée de De Gaulle, en 1958, et son envie de grandeur française et de centralisation, portée par des technocrates très actifs.

JDLE: Face à cette industrialisation qui s’accélère, de quand datent les premiers doutes, les premières remises en cause ?

Fabrice Nicolino: 1962 constitue une date-clé, avec la publication aux Etats-Unis du livre de Rachel Carson, «Printemps silencieux» [paru en France en 1963, l’ouvrage révèle les ravages du DDT, insecticide alors tout-puissant, sur l’environnement, notamment les oiseaux, ndlr]. Le livre va s’attirer beaucoup de critiques, notamment d’ingénieurs de l’Inra. C’est la fin de l’époque d’innocence: l’industrie est devenue tellement puissante qu’au lieu de reconnaître qu’elle fait fausse route, elle lance des campagnes de désinformation. On entre alors dans une période de mystification, qui dure toujours.

Outre la dégradation généralisée de l’environnement, cette agriculture va remplacer le monde «arriéré» des campagnes par des machines. Le tout au nom de l’idéologie du progrès: la disparition des paysans était perçue comme positive, c’était l’arriération qui disparaissait. Avec l’arrivée de De Gaulle, on a donc vidé les campagnes de leurs paysans pour remplir les banlieues, engendrant par la suite un chômage de masse qui n’a jamais disparu. Alors que le nombre d’agriculteurs est passé de 10 millions en 1945 à 450.000 de nos jours [2], on a rempli les banlieues d’ouvriers qui n’ont plus de boulot. C’est un mouvement qui a complètement changé la face de la France.

JDLE: Parmi les promoteurs de ce mouvement, vous citez la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)…

Fabrice Nicolino: C’est un syndicat que je trouve détestable, il est incroyable de penser qu’il agisse de manière à ce que les personnes qu’ils représentent disparaissent à la vitesse du feu. Tous les ministres de l’agriculture, aussi bien de gauche comme de droite, ont cogéré les dossiers avec la FNSEA, l’agriculture actuelle est donc aussi son bilan. Son actuel président, Xavier Beulin, est le PDG d’une holding céréalière [le groupe Avril, ex-Sofiprotéol] qui pèse 7,5 milliards d’euros par an: il pousse le plus qu’il peut l’industrialisation agricole.

Citons aussi Luc Guyau, président de la FNSEA [de 1992 à 2001], qui est devenu en 2009 président du conseil de la FAO [l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture], grâce à ses liens étroits avec Nicolas Sarkozy. Ces gens font carrière, ce sont des bureaucrates qui ne défendent pas leur profession, qui ont décidé que l’agriculture devait aller jusqu’à la ferme des 1.000 vaches. Il n’y a pas de limite à cette folie, il faut aller toujours plus loin. On ne peut plus parler de paysans lorsqu’on évoque ces gens-là: pour ma part je soutiens les paysans, mais d’aucune manière ceux qu’on appelle les «exploitants agricoles».

JDLE: Autre motif de cette marche forcée, la domination des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts (Igref), remplacés par les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (Ipef) en 2009. Vous les accusez d’avoir ruiné le paysage rural, sous couvert de productivité, au détriment de l’environnement.

Fabrice Nicolino: Dans le domaine agricole, ces personnes tiennent toutes les Draaf [directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt], les structures publiques et parapubliques. Ils font montre d’une arrogance technique extravagante, et sont dans l’impunité la plus totale: au nom de la productivité, ils ont détruit des centaines de milliers de kilomètres de haies, ont recalibré des ruisseaux, des petites rivières. D’un point de vue écologique, ce remembrement des terres agricoles a été une immense folie.

Jean-Claude Le Feuvre, un grand connaisseur français des problèmes d’eau [professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)], m’a raconté un jour qu’il avait procédé en 1970 à des prélèvements dans le bassin de la Vilaine. Il y avait trouvé un peu de nitrates, et avait alerté la direction régionale de l’agriculture de Bretagne, leur disant qu’on allait vers la catastrophe, que le problème allait grossir. Tous ont éclaté de rire, en lui disant que les ingénieurs s’en occuperaient, qu’il n’y avait pas à s’en faire. Désormais, la question des nitrates nécessite des milliards d’euros en matière de restauration des milieux aquatiques.

JDLE: Dans votre livre, vous affirmez que «ce qui a été fait peut être défait», et qu’«il n’est pas interdit d’imaginer une France de 2050 qui compterait un, deux ou trois millions de paysans en plus de ceux qui croupissent dans les hangars industriels ou les fermes concentrationnaires pour animaux-esclaves». La France urbaine a-t-elle vraiment envie de revenir travailler la terre?

Fabrice Nicolino: Il ne s’agit pas de recréer la campagne d’antan. C’était un monde difficile, pas idyllique. Mais les gens des campagnes n’ont aucune raison de se priver d’internet, ils pourraient être mieux reliés à la ville. On peut tout à fait imaginer que les villages et les petites villes revivent, plutôt que de voir des villages sinistrés, vidés de leurs habitants. Pour cela, il faudrait signer un pacte avec les paysans, susceptible d’entraîner les gens, de les accompagner. Des millions de Français souhaitent manger mieux: ce pacte devrait assurer aux paysans, en échange de produits de qualité, des débouchés, de la considération. Selon moi, il faut un plan de sortie de l’agriculture industrielle, au même titre qu’un plan de sortie du nucléaire, sur 20, 30 ou 40 ans. Il n’y a pas d’obstacles techniques à cela, et plein de gens feraient le saut. Il y a une urgence écologique et démocratique à se bouger.

JDLE: Si l’agriculture industrielle fait l’objet d’un tel consensus gauche-droite, d’où peut venir un tel mouvement?

Fabrice Nicolino: Il faut que ce soit la société qui se bouge. Je rêve que naisse en France un mouvement de défense des consommateurs qui se battrait sur le domaine de la santé et de l’écologie, au besoin en organisant des boycotts. Si on attend un mouvement politique, on est sûr qu’il ne se passera rien.

[1] «Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture», aux éditions « Les Echappés»

[2] Selon le ministère de l’agriculture, «il y a en France 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles», d’après un recensement effectué en 2010. «Un peu plus d’1 million de personnes participent régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises, DOM inclus. Entre 2000 et 2010, les exploitations se sont agrandies et leur nombre a diminué de 26%. Le nombre d’exploitants a diminué de 21%», ajoute le ministère.

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-defaire-ce-qui-a-ete-fait,62430?xtor=EPR-9

 

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 12:03

 

Comment l’ETAT a-t-il pu autoriser l’implantation de décharges au nord-ouest 77 sur les espaces agricoles considérés comme les meilleurs sols du monde alors que nous avons besoin de ces terres pour nous nourrir et nourrir les générations futures ?

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

AGRICULTURE AUTOUR DE MEAUX AVANT 1789

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

Extrait article de G. Leroy

LE SOL ET LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

……

VII « Le sol qui avoisine Meaux, dit Young, doit être mis au rang des meilleurs sols du monde ; il ressemble à une poudre impalpable, qui a très-peu de marques de sable, lors même que l’œil croit voisine surface sablonneuse. Il est d’une admirable contexture et très fiable »

Les terres labourables occupaient tout le pays plat : les vignes se rencontraient sur les collines bordant la Marne et ses affluents. Les terres avaient la plus grande valeur de temps immémorial surtout dans les paroisses comprises aujourd’hui dans les cantons de Dammartin, Meaux, Lagny. Les laboureurs, d’une expérience consommée, pour le temps, apportaient le plus grand soin à leurs cultures ; mais Young leur reprochait le système de jachères dont nous avons parlé, et qui n’a disparu qu’en ces dernières années. D’excellents blés froments, des avoines et des menus s’y récoltaient de tous côtés ; le seigle n’ s’y trouvait qu’à l’état d’exception.

Dans trente paroisse environ, au milieu des terres de froment, se trouvaient des vignes, dont la récolte était évaluée à 36 000 muids de vin, vendu communément 25 à 30 livres le muids. Les fruits récoltés sur les coteaux des vallées de la Marne et du Morin et principalement autour de Lagny, alimentaient les marchés de la capitale, où ils faisaient l’objet d’un commerce important. Les pairies naturelles des mêmes cours d’eau nourrissaient les vaches dont le lait était employé pour la fabrication de ces excellents fromages de Brie, à la réputation universelle et justement méritée. Le foin récolté à Chelles se trouvait en faveur de Paris.

La mesure agraire, usitée dans l’élection de Meaux, était, sauf bien entendu quelques exceptions, la perche de 22 pieds carrés, arpent de France.

A la fin du XVIII e siècle, les grandes exploitations se louaient sur le taux de 40 livres l’arpent. Les terrains morcelés dépassaient ce chiffre ; il n’était pas rare d’en trouver qui se louent 50 et même 60 livres. Il paraît même qu’il y en a eu à 100 livres, ce qui était à l’époque le plus haut fermage des terres labourables en France. L’arpent de terre affermé 40 livres se vendait de 15 à 1600 livres. Quant au produit, le blé, dans les premières terres, donnait 10 setiers ; il y avait des exemples de quinze. Des expériences faites sur la ferme de Puisieux, près Meaux, produisirent 22 setiers 2/5 par arpent. La récolte ordinaire était de 7 setiers, déduction faite des dîmes. Young auquel nous empruntons ces détails, sans toutefois en certifier la vérité d’une manière absolue, ajoute que ce produit était au dessous de ce qu’auraient dû rendre les plaines de la Brie, les plus belles de l’Europe, si l’on en excepte la Lombardie. » Le grain de printemps, dit-il, est bien misérable en comparaison du sol. »

A Dammartin en 1789, l’arpent qui était de 100 perches à 22 pieds, valait 1000 livres et se louait 32 livres. Le blé ne rendait que 7 setiers malgré la fertilité de la terre, les engrais et les jachères. Il est vrai que les habitants annonçaient une production supérieure, dont l’exactitude semble exciter les doutes de Young.

Le passé de la culture dans Seine et Marne, comme d’ailleurs dans la France entière, est en général peu satisfaisant. Ce n’était pas sans motif, que le célèbre agriculteur anglais, que nous avons suivi dans ses pérégrinations sur nos territoires s’exclamait devant les modestes productions d’un sol d’une qualité exceptionnelle. Mais le reproche doit-il en être adressé aux cultivateurs de l’ancien régime ? Nous ne le pensons pas : il y aurait même injustice à les rendre responsables d’un état de choses qui ne leur était pas entièrement personnel. Si les explications que nous avons données, dans le cours de cette notice sur les entraves de l’art agricole avant la régénération de 1789, ne suffisaient pas à les justifier, nous invoquerions, pour cette justification entière et incontestable, le progrès qui a suivi le complet affranchissement de la propriété foncière, et notamment celui qui s’opère de nos jours à la faveur de libéraux encouragements.

Notre pays essentiellement agricole et placé dans une position des plus favorables, sait profiter des avantages qui lui ont été si largement dispensés. Déjà, il rivalise avec ces fertiles provinces de la Flandre et de l’Angleterre, que Young lui présentait comme des modèles à suivre. La réputation de la Brie se maintient et s’accroît. Après avoir donné satisfaction au présent, nos agriculteurs, marchant résolument et sagement dans la voie du progrès, assurent encore de meilleurs résultats pour l’avenir.

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-agriculture-autour-de-meaux-avant-1789-61917484.html

 

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