Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 18:38

 

 

Paru dans Actu Environnement :

 

Décharge sauvage de Carrières-sous-Poissy : la « mer de déchets » change de visage

La première étape du nettoyage de la plus grande décharge sauvage d'Île-de-France a débuté en janvier dernier. Soixante-cinq pour cent des déchets seront traités d'ici fin juillet. Le nettoyage total de la plaine est prévu pour la fin 2020.

Reportage vidéo  |  Déchets  |  Aujourd'hui à 12h53  |  Romain Pernot  |  Actu-Environnement.com

Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail

Situé sur les communes de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, cette gigantesque décharge sauvage avait fait parler d'elle en 2018 suite au cri d'alarme lancé par des riverains auprès des pouvoirs publics.

Ils auront finalement été entendus : le département des Yvelines a pris la décision de prendre en charge la réhabilitation de la zone. Plus de la moitié des déchets a déjà été prélevée.

Pour trier les 26 000 tonnes estimées sur le site, une plateforme de tri a été installée sur place afin de séparer les différents flux de matières.

L'amiante, présente en masse sur la zone, est diagnostiquée en amont et extraite par une équipe spécialisée. Pas moins de 600 tonnes de l'isolant cancérigène ont déjà été collectées et, selon les estimations, il en resterait encore 300 tonnes.

Pour Claire Marlaud, chef de projet pour le département des Yvelines, « Il y a autant d'amiante parce que la majorité des déchets ont été apportés par des gens qui travaillent dans le BTP. C'est le moyen le moins cher et le plus efficace pour se débarrasser de déchets de chantier. »

Une fois la plaine nettoyée, le département prévoit de la transformer en zone naturelle protégée et d'y créer des activités ayant pour objectif de promouvoir la filière bois.

Romain Pernot, journaliste
Assistant Reporter d'images

https://www.actu-environnement.com/ae/news/nettoyage-tri-dechets-decharge-sauvage-carrieres-sous-poissy-35851.php4https://www.actu-environnement.com/ae/news/nettoyage-tri-dechets-decharge-sauvage-carrieres-sous-poissy-35851.php4

Partager cet article

Repost0
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 14:11

Un grand merci

aux éboueurs

personnels de décharges, incinérateurs, tri de déchets

 

 

Le télétravail, confiné chez soi, dans un appartement douillet, ce n'est pas pour eux.

 

Chaque jour, ces minorités invisibles, payées souvent au SMIC, doivent aller travailler, souvent la peur au ventre, car ils prennent des risques  pour leur santé et celle de leurs proches.

 

Sans leur dévouement  nos rues seraient joncher d'ordures qui pourraient accroître les risques de pandémie Coronavirus.

 

 

Un simple message en leur direction sera toujours apprécié, comme celui de ces enfants, dans un village rural voisin, qui les ont remercié en dessinant pour eux.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 14:04

 

 

 

On peut lire sur le site de ce syndicat de déchets du sud 77, géré par des élus :

 

« Le SMITOM-LOMBRIC dispose de 11 déchèteries sur l’ensemble de son territoire, qui acceptent toutes les plaques de fibrociment amiantées. »

http://www.lombric.com/actualites/apport-du-fibrociment-amiante-en-decheterie

 

 

 

Une solution pour éviter que ces déchets dangereux ne soient déversés au bord de nos routes ou dans nos chemins ruraux.

 

 

décharge sauvage à Villeparisis en 2015

décharge sauvage à Villeparisis en 2015

 

 

Pourquoi SIGIDURS, le SMITOM  77  et le SIETREM, également gérés par vos élus ne font pas de même ?

 

 

 

Pour le savoir

 nous vous conseillons de contacter

les présidents des syndicats d’élus concernés :

 

 

 

Pour

Sigidurs 

 Hervé Touguet

 maire de Villeparisis

 

Pour

le Smitom 77 

 Jean-François Léger

 maire de Chailly-en Brie

 

Pour

 le Sietrem 

 Michel Geres

 maire de Croissy-Beaubourg

 

 

Ou

le maire de votre commune

 

Partager cet article

Repost0
27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 15:34

 

 

 

Nous apprenons que Placoplatre devrait « accueillir » des déchets du Grand Paris dans sa décharge de Bernouille.

 

Les déchets du Grand Paris, il faut bien les mettre quelque part, on ne va tout de même pas les déverser au pied de la tour Eiffel, dans le parc Monceau ou dans la forêt de Rambouillet, c’est bien mieux de venir les déverser à l’est parisien, près des populations   « dites » modestes, dans ce département où l’espérance de vie est l’une des plus faibles d’Ile de France.

 

C’est l’arrêté préfectoral 06-5015 du 19/12/2006 (1) qui impose les conditions de remblayage de la carrière par des déchets inertes.

 L’article III-8 de l’arrêté préfectoral  s’appuie sur la définition de  la Directive n° 1999/31/CE du 26/04/99 concernant la mise en décharge des déchets.

 

Cette définition indique entre autres :

« La production totale de lixiviats et la teneur des déchets en polluants ainsi que l'écotoxicité des lixiviats doivent être négligeables »

 

Une formule floue qui inquiète et semble ne pas imposer de normes précises quant à la teneur des déchets  en polluant et à l’écotoxicité des lixiviats (jus de percolation de l’eau à travers les déchets).

 

Pour information l’industriel qui stocke des déchets inertes n’a pas obligation ni de récupérer, ni de traiter les  jus de percolation de l’eau à travers les déchets (lixiviats) alors que la législation française l’impose dans les décharges de déchets non dangereux.

 

 

 

(1) https://aida.ineris.fr/consultation_document/1013

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lixiviat

 

Partager cet article

Repost0
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 21:20

 

 

Paru dans le Parisien 93 :

Vaujours : des milliers de m3 de gravats très embarrassants

>Île-de-France & Oise>Seine-Saint-Denis|Sébastien Thomas|17 septembre 2018, 18h59|

 

Le maire et ses opposants bataillent toujours autour de 80 000 m3 de terre d’origine inconnue.

 Décidément, Dominique Bailly, maire (LR) de Vaujours, ne sait plus trop quoi faire des 80 000 m3 de terre qu'il a fait déposer illégalement sur ...

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/vaujours-des-milliers-de-m3-de-gravats-tres-embarrassants-17-09-2018-7892178.php

 

 

 

 

C’est sur un terrain situé au lieudit le Pré des Saules que 80 000 m3 de gravats ont été déversés en 2015 avec l’autorisation de Dominique Bailly, maire de Vaujours

 

Une pétition a recueilli 11 000 signatures sur le site Change.org.

 https://www.change.org/p/mairie-de-vaujours-responsable-du-d%C3%A9versement-de-d%C3%A9chets-de-b%C3%A2timents-p%C3%A9tition-pour-la-remise-en-%C3%A9tat-du-pr%C3%A9-aux-saules

 

Sur cette pétition on peut lire que c’est la sté  JFC, gérée par Hassan Yabanci qui a déversé des gravats sur un terrain de 3 hectares appartenant pour partie à la commune de Vaujours au lieudit le Pré aux Saules, une société qui depuis a été mise en liquidation judiciaire en 2016.

 

Par jugement le tribunal administratif de Montreuil de 2017 la commune de Vaujours a été obligée de remettre en état le site et c’est  en toute discrétion fin juillet 2018 qu’une partie des gravats a été transférée sur un terrain municipal, le long de la D84, à proximité d’une fourrière, terrain cultivé par Michel Legrand, un agriculteur de Villeparisis, qui semble-t-il l’exploitait sans autorisation écrite.

 

Michel Legrand, un agriculteur bien connu de la PJ de Bobigny pour avoir autorisé en 2013/2014  l’entreprise RTR Environnement à déverser des déchets sur les terres agricoles de 1,8 hectares qu’il exploitait à Villeparisis au bord de l’A 104, l’affaire appelée « Les décharges sauvages du « clan des Hornec » par le Journal du Dimanche. (voir article plus bas). Depuis RTR Environnement, gérée par Habib Ben M’Hamed a été mise en liquidation judiciaire en 2016.

 

A Claye-Souilly Michel Legrand qui exploitait 37 hectares au lieudit « La Prée » avait également laissé s’y installer une monstrueuse décharge illégale, pendant 2 ans ½, gérée par « Les Remblais Paysagers », une entreprise mise en liquidation judiciaire en 2008, entreprise qui avait été gérée par Gérard Balland (actuel maire de Nonville 77) puis par Pascal Balland.

 

 

http://www.leparisien.fr/annet-sur-marne-77410/la-ville-veut-en-finir-avec-la-decharge-sauvage-de-la-pree-16-03-2009-443847.php

http://adenca.over-blog.com/article-achat-des-terrains-de-l-ancienne-decharge-illegale-les-remblais-paysagers-un-cadeau-empoissonn-115828239.html

 

 

 

Paru dans le Journal du Dimanche :

Les décharges sauvages du "clan Hornec"

 16h44 , le 9 mars 2014, modifié à 12h50 , le 20 juin 2017

Paru dans leJDD

Scandale environnemental aux portes de Paris sur fond de banditisme. Un business lucratif où amiante et bitumes étaient lâchés en pleine nature

"On a vu passer des trucs bizarres, des gravats...", dénonce Mireille Lopez de l'association Adenca, à l'origine de ce cliché de septembre 2012. (DR)

"On a vu passer des trucs bizarres, des gravats...", dénonce Mireille Lopez de l'association Adenca, à l'origine de ce cliché de septembre 2012. (DR)

 

 

Nous ne sommes pas dans la région de Naples, sur les terres polluées par la Camorra, mais bien en Île-de-France, aux confins de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne. Et pourtant cinq suspects, parmi lesquels un agriculteur, un chef d'entreprise et trois figures du grand banditisme francilien, ont été mis en examen ces derniers jours, notamment pour dépôt illégal de déchets en bande organisée.

De l'amiante, des bitumes… Les gravats, déversés par tonnes depuis deux ans sur un terrain agricole de 18.000 m² en bordure de la Francilienne, sur la commune de Ville-parisis (Seine-et-Marne), auraient dû être stockés dans une installation classée, et donc payante. Et sans un renseignement anonyme transmis en juin dernier à la PJ de Seine-Saint-Denis, qui désignait le clan Hornec derrière les agissements de la société RTR Groupe environnement, pas sûr que les pouvoirs publics auraient réagi aussi vite pour faire cesser ce scandale écologique à moins de 30 km du centre de Paris.

Séjour en Corse en jet privé

Hornec : depuis plus de vingt ans, la saga de cette célèbre famille de Gitans sédentarisés de Montreuil (Seine-Saint-Denis) alimente la chronique judiciaire. Au point que Jean-Claude, Mario et Marc, les trois frères "H", appuyés par leurs enfants, cousins et neveux, ont longtemps été considérés comme les vrais patrons du milieu parisien. Après les meurtres, braquages, rackets, vols, machines à sous, "saucissonnages" et autres trafics de voitures volées ou de stupéfiants, les activités du clan se seraient donc élargies au lucratif business des déchets. Un remake des Soprano – série américaine narrant les aventures d'un clan mafieux du New Jersey dont la gestion des déchets sert de couverture – à la sauce Hornec?

En examinant les comptes de la société RTR Groupe environnement enregistrée en mai 2012, les policiers vont aller de surprise en surprise : un directeur général cité dans des dossiers liés au grand banditisme ; un employé présumé fictif nommé Loune Hornec ; d'importants retraits en liquide à l'étranger (Espagne, Maroc, Italie…) ; des dépenses somptuaires en produits de luxe, notes de restaurant, nuits d'hôtel et factures de cercle de jeux ; une pluie de chèques au profit de proches de la famille Hornec…

Côté rentrées d'argent, tout va bien. Près de 2 millions d'euros ont été crédités en un peu plus d'un an. Ils proviennent à 75% d'une société de transport spécialisée dans l'évacuation de chantiers du BTP, Vitrans SA, basée à Charny (Seine-et-Marne). Son président s'appelle Laurent Auguste. En s'intéressant à son téléphone, les enquêteurs s'aperçoivent qu'il a séjourné en Corse début juin 2013, aux mêmes dates que Loune Hornec et Habib Ben M'Hamed, le directeur de RTR groupe environnement, eux aussi trahis par leurs portables. Renseignements pris, la facture du jet privé – de l'ordre de 50.000 € – a été prise en charge par Vitrans.

Loin du maquis et des plages corses, les camions ne chôment pas à Villeparisis. "C'était un ballet permanent! On a vu passer des trucs bizarres, des gravats, du béton, explique Mireille Lopez, de l'Adenca (Association de défense de l'environnement de Claye-Souilly et ses alentours). Nous avons alerté les services de l'État. Le site a été fermé un temps puis c'est reparti de plus belle. Nous sommes inquiets à cause des eaux de ruissellement, surtout s'il y a effectivement de l'amiante. Nous sommes tout proches du plus important point de captage d'eau potable de Seine-et-Marne!" Sollicitée vendredi par le JDD, la préfecture de Seine-et-Marne n'a pas donné suite.

Des écoutes téléphoniques "accablantes"

Le propriétaire du terrain, ­Michel Legrand, a, lui, reçu environ 140.000 euros de la part de RTR Groupe environnement. Un juste paiement pour accueillir, illégalement, les déchets sur ses terres ? Pour les policiers, ces chèques s'apparentent plus à des prêts – destinés à faire face à des dettes – que l'agriculteur finira par rembourser… en cédant l'une de ses activités à RTR. Selon une source proche de l'enquête, les écoutes téléphoniques seraient "accablantes", notamment pour Jean-Claude Hornec. Les policiers sont par ailleurs à la recherche d'un second site d'enfouissement et cherchent à établir une autre tentative d'extorsion au préjudice du propriétaire d'une carrière à Gagny (Seine-Saint-Denis) "en dette" avec les Hornec.

Deux juges d'instruction ont été cosaisis dans ce dossier qui pourrait connaître plusieurs développements. Un premier sur un soupçon de fraude fiscale basée sur un carrousel de TVA. Un second plus politique car la société Vitrans avait accès aux marchés publics. Or, comme le stipule le code de l'environnement, "tout producteur ou détenteur de déchets est responsable de la gestion de ces déchets jusqu'à leur élimination ou valorisation finale, même lorsque le déchet est transféré à des fins de traitement à un tiers".

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Les-decharges-sauvages-du-clan-Hornec-656349

 

Partager cet article

Repost0
11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 11:05

 

L’économique avant tout !

 

 

Les ordures des autres

 il faut bien les mettre quelque part !

Isles les Villenoy : sur le document édité par la mairie nous avons entouré en noir l'emplacement du projet d'installation de tri et recyclage de matériaux

Isles les Villenoy : sur le document édité par la mairie nous avons entouré en noir l'emplacement du projet d'installation de tri et recyclage de matériaux

 

 

Isles les Villenoy, village rural de 900 âmes,  baigné par la Marne et le Canal de l’Ourcq, prisé  au 19ème siècle par les peintres de l’école de Barbizon, qui devint un site de villégiature, impulsé en particulier par l’un de ses maires Raoul-Blaise Saint Arroman.

 

Raoul de Saint-Arroman, écrivain, journaliste et haut fonctionnaire y fit venir  ses amis et notamment des artistes parisiens.

 

Au 20ème siècle c’est la plage construite en bord de Marne qui attira une population importante, notamment les week-end, les parisiens y avaient fait construire de petites résidences secondaires sur cette commune et celle voisine d’Esbly. On y trouvait des guinguettes et des restaurants.

 

La pollution de la Marne dans les années 1970  imposa la fermeture de la plage  et donna un coût d’arrêt à l’attrait touristique de la commune.

 

 

 

Ici la population boit de l’eau du robinet provenant d’un captage non protégé alors que depuis 1992 la loi l’oblige, une aubaine pour les industriels qui n’ont aucunes contraintes autour de ce captage.

 

 

Ici le préfet a autorisé le remblaiement de carrières par des déchets.

 

Ici s’est implanté depuis plusieurs années une décharge illégale, découverte récemment

par une association.

 

Ici s’est implanté depuis plusieurs années une installation de tri de déchets illégale, découverte récemment par une association et qui demande sa régularisation.

 

Ici le préfet a autorisé l’implantation d’une décharge ISDI près d’un lotissement et d’une école primaire.

 

Ici un projet d’installation d’une décharge et d’une installation de traitement de déchets dangereux est en cours d’étude à la préfecture, sur un site pollué à l’arsenic.(communes Villenoy/Isles les Villenoy)

 

 

 

 

 

 

Leurs jolies maisons

 les habitants

d’Isles les Villenoy

devront-ils les solder ?

 

 

En effet

qui voudra les acheter

et  venir vivre

près

de montagnes d'ordures ?

 

 

Partager cet article

Repost0
2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 10:45

 

 

 

Le rapport Vernier, concernant la REP « Responsabilité élargie du producteur » a été remis au gouvernement le mois dernier.

Il préconise d’appliquer le principe pollueur/payeur aux industriels du BTP.

Pour faire court c’est une incitation à engager cette profession dans plus de recyclage

en l’obligeant à mettre la main à la poche.

En effet le bâtiment et les travaux publics produisent à eux seuls plus de 70 % des déchets de France.

 

 

Mais les industriels

du BTP et des Travaux Publics

sont « vent debout »

contre ce projet.

 

 

L’argent en question !

 

Il faut bien que vous compreniez que déverser les déchets BTP dans vos carrières ou sur vos terres agricoles transformées en décharge, cela coûte bien moins cher aux professionnels du BTP que de les recycler.

 

 

Le gouvernement

cèdera-t-il

face aux lobbies

du  BTP  et des Travaux Publics ?

 

 

 

L’avenir nous le dira.

 

 

 

 

 

 

Extrait du rapport Vernier

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/REP_Rapport_Vernier.pdf

 

Recyclage des déchets : le gouvernement va-t-il appliquer le principe pollueur/payeur aux industriels du BTP ? Pas si sûr

 

Extrait article paru dans le journal de l’environnement :

 

Economie circulaire: le gouvernement veut arrêter de tout casser

Le 23 avril 2018 par Stéphanie Senet


DR

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté, ce 23 avril, la feuille de route pour l’économie circulaire (FREC), intégrée au plan Climat, depuis l’usine Seb de Mayenne.

 

C’est en citant L’éloge du repos de Paul Morand que le chef du gouvernement a débuté sa présentation de «la feuille de route vers une économie 100% circulaire». L’occasion pour lui de rappeler «qu’il n’y pas si longtemps, l’homme avait, avec l’outil, un contact conscient. Il savait comment on le fait, comment on le casse, comment on le répare. Mais aujourd’hui, nous ne savons plus que casser». Si l’intention de l’exécutif est au contraire de favoriser «les produits robustes et durables pour moins jeter», la FREC s’avère plus consistante lorsqu’elle cible une meilleure consommation et une meilleure gestion des déchets que dans son volet «mieux produire»……

 

QUATRE NOUVELLES FILIÈRES

Troisième mesure: 4 nouvelles filières REP vont être créées, «en concertation avec les professionnels», pour les emballages des cafés, hôtels, restaurants, les jouets, les articles de sports et de loisirs et les articles de bricolage. C’était l’une des recommandations du rapport Vernier remis le 14 mars à la secrétaire d’Etat Brune Poirson. Celui-ci préconisait aussi une nouvelle filière pour les déchets du bâtiment, mais le gouvernement se contente d’«entamer une réflexion» sur la question, dont la conclusion est attendue début 2019. Deux filières seront aussi étendues: les déchets diffus spécifiques viseront aussi bien les déchets des ménages que ceux des artisans tandis que les voiturettes et les motos rejoignent la filière des véhicules hors d’usage (VHU).

Toutes les filières REP seront par ailleurs assujetties à des obligations de résultats et non plus de moyens et seront passibles de vraies sanctions si elles échouent à garantir des taux de collecte et de recyclage performants……

 


 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/economie-circulaire-le-gouvernement-veut-arreter-de-tout-casser,91444?xtor=1#email=aleflo@club-internet.fr&xtor=EPR-14

 

 

Partager cet article

Repost0
4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 20:17

 

 

Paru dans Huffingtonpost :

J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment

 

 

Il y a un an et demi, après avoir enchaîné les déceptions et les échecs professionnels, je me retrouve là, à 6h du matin, tenue bleue de l'usine exigée et gilet jaune.

 03/12/2017 07:00 CET Actualisé il y a 22 heures

  •  
J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment

 

J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment.

 

Il y a un an et demi, après avoir enchaîné les déceptions et les échecs professionnels, je me retrouve là, à 6h du matin, tenue bleue de l'usine exigée et gilet jaune. Je suis ouvrier dans une usine de tri de déchets industriels et ménagers dans la zone industrielle déprimante d'une petite ville de province. Une usine qui marche bien et qui fait du chiffre. Un fleuron, un moteur de la région, en somme. J'étais pourtant à deux doigts de devenir journaliste...

 

Les temps modernes

Les temps changent mais pas tant que ça. Me voici dans un nouveau monde où il n'y a pas de temps à perdre. Après cinq minutes, me voilà déjà à la chaîne, dans une cabine, à devoir trier du bois (en réalité, distinguer le bois du "faux bois") qui passe à grande vitesse sur le tapis devant moi. Mes collègues m'expliquent rapidement comment procéder mais je me sens perdu.

S'en suit un apprentissage sur le terrain, avec les indications des collègues comme seule boussole. Le chef d'équipe ne joue pas le chaperon, à moi de me débrouiller et d'éviter les blessures. Pourtant, mon corps va souffrir pendant ces mois difficiles: sciatique, allergies, membres endoloris et écorchures multiples. L'usine et son travail de sape.

Vos micro-ondes, vos cafetières, vos ordinateurs, vos frigos, tout ce que vous avez balancé passe par là, entre mes mains, sur ce tapis qui ne s'arrête jamais. Il y traîne parfois quelques souris, voire des chats morts... entre autres.

Nous trions le plastique, la ferraille, les piles, les câbles, les cartouches d'encre, je pourrais continuer longtemps comme ça. La liste est presque infinie.

Lentement, tous les gestes deviennent habitude et l'impression de vivre dans un film se dissipe tout doucement.

Les quelques rendez-vous avec la conseillère d'insertion semblent être des sketches tant elle n'a rien à proposer réellement. Le passage du permis de conduire, passer d'autres permis pour devenir cariste...

Somme toute, tous les moments hors de la chaîne sont autant de plaisir de pouvoir enfin respirer quelques minutes.

Quoi qu'il en soit, les rêves semblent lointains.

Si ce n'est pas Germinal, on s'en rapproche par moment. De la crasse des doigts jusqu'aux épaules, le visage parsemé de tâches de je ne sais quoi. Les jours de froid, l'usine est un congélateur ( je suis très frileux ), les jours de chaleur il fait parfois jusqu'à 40°, les mouvements sont lents et deviennent une épreuve. Il n'est rien d'enviable dans tout ceci et il faut bien être obligé de travailler ici pour le faire. Ce n'est pas un destin.

Prendre des notes chaque jour en rentrant me permet de me projeter et de trouver un peu de sens à ce que je fais. Heureusement.

 

Vincent, François, Paul et les autres

 

Dans cette expérience éprouvante, les relations entre collègues prennent une place centrale au quotidien. Les complicités aident à tenir et à persévérer dans les moments de découragement. La galère rapproche, c'est évident.

Peu de conflits finalement, hormis dans les relations avec les différents chefs, et il y en a un paquet ! Mais l'un d'entre eux l'emporte haut la main: froid et cassant au possible, s'exprimant avec maladresse au mieux, avec dédain le plus souvent. Le genre de mec qui essaye, dès que possible, de te mettre dans des situations délicates. Une fois, on me fait changer de poste, je m'exécute sagement; celui-ci me voit travailler pendant deux, peut-être trois heures, avant de venir me dire que tout ce que je faisais était nul et non avenu. Peut-être était-il simplement maladroit...

Les manques de reconnaissance ou même d'encouragements m'ont souvent déçu, voire choqué. Malgré le "label" d'entreprise d'insertion, produire reste, d'après moi, le seul projet réel. Le turnover est incessant car les contrats durent quatre mois ( renouvelables potentiellement quatre fois ). Ceci explique peut-être cela.

Mes anciens collègues m'ont facilité la tâche pour l'écriture de ce livre en me donnant du grain à moudre chaque jour grâce à leurs anecdotes ou histoires personnelles tantôt drôles, tantôt déchirantes. Le panel de personnalités est très large ( contrairement à ce qu'on pourrait en penser de prime abord ); les parcours professionnels sont plutôt variés, de l'ancien commercial, au chef d'entreprise, du bûcheron à l'ancien animateur pour enfants.

Les discussions à la pause sont parfois lunaires, certains jours j'ai prié pour être ailleurs. Littéralement ailleurs.

Je garde quelques connexions avec certains de mes anciens collègues, encore aujourd'hui.

Le premier jour du reste de ta vie

 

C'est ainsi que j'ai vécu le premier jour post-usine. Libre. Tout redevenait possible. Une renaissance. Un souffle nouveau.

Finis les bruits, les bruits des véhicules, ceux de la ferraille qui tape sur encore plus de ferraille et qui résonnent dans la tête pour la journée entière. Fini d'ingurgiter des tonnes de poussière après le balayage du soir, en bas des cabines de tri. Fini le mal partout, le port des radiateurs, les chaussures de travail, les casques anti-bruits, les odeurs improbables, les levers à 4h35, les couchers à 22h. Tout ça est bien fini.

Et il fallait que j'en parle. Pour moi et aussi pour les autres, ceux qui y travaillent toujours et à qui personne ne donne la parole, ceux qui se casseront le dos et la santé des mois, des années encore.

Je ne suis pas un porte-parole, mais un ancien acteur et spectateur d'une vie d'un autre âge mais toujours existante. Au mieux, un porte-voix.

François Haslé - Ordures - De presque journaliste à vraiment ouvrier - Autoédition

 

http://www.huffingtonpost.fr/francois-hasle/jai-ete-ouvrier-dans-une-usine-de-tri-de-dechets-voici-ce-quil-sy-passe-vraiment_a_23289183/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

Partager cet article

Repost0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 18:34

 

Paru sur le site  La Marne :

Pays de Meaux. Projet Terzéo ou pas, à quand la dépollution du site ?

 

Le projet Terzéo est au point mort durant les enquêtes complémentaires . Mais en attendant, les associations se questionnent au sujet de la dépollution du site.

Les associations qui luttent contre Terzéo s’interrogent sur la dépollution du site. (©DR)

Terzéo ou pas, le site de l’ancienne sucrerie Beghin Say est pollué. Les rapports des différentes enquêtes menées sont formels. En effet, des sondages ont révélé que l’installation fuyait et que de l’arsenic s’échappait dans les sols. Terzéo assure qu’elle ne peut pas dépolluer le sarcophage (une partie du site) car il appartient encore à Téréos. « L’historique du site fait que la pollution est bien plus importante que prévue. Il y a plusieurs couches de nappe phréatique qui sont polluées et Terzéo ne doit pas servir à cacher la pollution antérieure », explique l’association M.A.R.N.E qui lutte contre le projet Terzéo.

 

64 hectares

Les sociétés Clamens et Cosson portent le projet Terzéo, cette future plateforme de déchets du BTP prévue sur le site de l’ancienne sucrerie qui représente 64 hectares, à cheval sur les communes de Villenoy et Isles-les-Villenoy.

La question de la dépollution reste pour le moment un point d’interrogation mais à la suite des résultats des enquêtes complémentaires, les associations qui luttent activement contre le projet Terzéo manifesteront encore une fois leur mécontentement.

 

 

 

L’intégralité de cet article disponible dans l’édition du mercredi 4 octobre

https://actu.fr/societe/pays-meaux-projet-terzeo-pas-quand-depollution-site_12844751.html

 

Partager cet article

Repost0
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:59

 

 

Paprec

tri déchets

à Brugières (aux portes de Toulouse)

 

https://www.youtube.com/watch?v=rFbzR1Jigwc

 

 

 

 

Paru sur le site la Dépèche.fr :

 

Publié le 16/08/2017 à 08:06, Mis à jour le 16/08/2017 à 08:18

Des centaines de tonnes de papier parties en fumée

Faits divers - Incendie à Bruguières

Inquiétude des riverains des entreprises de traitement d’ordures : après l’incendie de la décharge Veolia Claye-Souilly c’est l’entreprise de tri de déchets Paprec Bruguière qui prend feu !

 

 

L'incendie était visible depuis l'autoroute. / Photos DDM Xavier de Fenoyl

 

Alors que le sinistre est circonscrit depuis mardi, 2 heures du matin, les pompiers restent mobilisés à Bruguières, après le spectaculaire incendie survenu lundi 14 août, dans l'usine de recyclage de papiers, Paprec.

Des immenses flammes ocre s'élèvent et transpercent le ciel après de nombreuses détonations à Bruguières, au nord de Toulouse. Hier matin, il ne restait plus que quelques foyers résiduels, ultimes vestiges rougeâtres après 8 heures de lutte acharnée pour...

http://www.ladepeche.fr/communes/bruguieres,31091.html

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs années nous constatons des incendies à  répétition dans les entreprises de traitements de déchets :

 

près de chez nous 

- La décharge Veolia Claye-Souilly/Fresnes/Charny il y a quelques jours :

http://adenca.over-blog.com/2017/08/feu-du-29/7/2017-dans-la-decharge-veolia-claye-souilly/fresnes-les-associations-environnementales-membres-de-la-css-n-ont-toujours-r

 

- L’entreprise de compostage Frasnier de Compans en juin dernier et août 2013 :

http://adenca.over-blog.com/2017/06/7eme-circonscription-de-seine-et-marne-pollution-de-l-air-a-compans-parcs-et-jardins-frasnier-une-semaine-apres-l-incendie-une-fumee

 

- La décharge de déchets dangereux Seveso à  hauts risques de Villeparisis février 2013 :

http://www.leparisien.fr/provins-77160/incendie-dans-une-usine-seveso-a-villeparisis-18-02-2013-2576747.php

 

 

Dans les départements voisins :

 

En Seine St Denis :

Décharge à Clichy sous bois (93) en avril 2017 :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/livry-gargan-important-incendie-dans-une-decharge-15-04-2017-6856938.php

 

A Genevilliers (92)

 

- L’entreprise de traitement de déches Suez à en juillet 2017 :

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/video-incendie-de-gennevilliers-les-pompiers-sont-restes-24-heures-sur-place-10-07-2017-7124361.php

 

- L’entreprise Paprec en juillet 2012  et mai 2013 :

http://www.leparisien.fr/gennevilliers-92230/l-incendie-menacait-les-depots-petroliers-du-port-25-07-2012-2101470.php

https://www.graphiline.com/article/16471/Paprec---l-incendie-du-hangar-a-detruit-les-dechets

 

 

Dans l'Oise :

L’entreprise Paprec à Pont Ste Maxence (60) en mai 2016

http://www.leparisien.fr/pont-sainte-maxence-60700/pont-sainte-maxence-l-incendie-geant-de-paprec-enfin-maitrise-21-05-2016-5817327.php

 

 

 

Et ailleurs :

 

L’usine de recyclage Paprec Montardon (64) en mai 2017

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/05/14/incendie-a-l-usine-de-recyclage-paprec-a-montardon,2123087.php

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

Recherche