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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 20:18

Paru dans le journal de l'environnement :

 

Une nouvelle ère pour l’agriculture bio

Le 25 août 2016 par Stéphanie Senet
 

L’Agence bio est chargée par le ministère de l’agriculture de «consolider l’accompagnement de l’essor de la bio dans les années à venir», selon un communiqué diffusé le 24 août.L’occasion de relancer le programme Ambition Bio 2017, qui va rater son objectif.

 

 

Alors que le cru 2015 s’est avéré excellent pour l’agriculture biologique, avec une hausse de 23% des terres cultivées et de 15% du marché, Stéphane Le Foll a souligné «la qualité du travail effectué depuis plusieurs années par l’Agence pour accompagner toutes les parties prenantes, producteurs, transformateurs et distributeurs».

 

Ambition bio va rater son objectif

Le soutien du ministre de l’agriculture n’arriverait-il pas un peu tard? Sa dernière décision concernant la bio remonte à mai 2013. Le programme Ambition bio visait alors à doubler la part de la surface agricole utile (SAU) dédiée à l’agriculture biologique, de 4% fin 2012 à 8% fin 2017. Peine perdue. Les terres cultivées en bio ne représentent, fin 2015, qu’à peine 5% de la SAU. Et si elles devraient s’approcher de 6% fin 2016, il y a fort à parier que l’objectif de 8% ne sera pas atteint avant 2020. Au mieux.

 

Un nouveau plan en novembre?

L’annonce du ministre n’aurait-elle pas pour seul effet de prolonger le plan national au-delà de 2017?«L’idée est d’enclencher la troisième phase de la bio en France», explique au JDLE Florent Guhl, directeur de l’Agence créée en 2001 par les ministres de l’agriculture Jean Glavany et de l’écologie Yves Cochet. «Après les prémisses de la bio observés il y a 20 à 30 ans et la consolidation lancée en 2013, l’heure est à un développement plus important.» Autrement dit: la forte accélération observée depuis 2015 doit être pérennisée. Pour l’instant, elle ne repose que sur une hausse de la demande et sur la volatilité du prix du lait et des céréales.

 

Les grandes cultures en ligne de mire

«Les Assises nationales organisées le 14 novembre seront l’occasion d’identifier les freins et les leviers à notre disposition», ajoute Florent Guhl. Les grandes cultures bio, dont la part de la SAU plafonne à 2%, sont en ligne de mire. «Elles posent un problème important de stockage. Il faudrait donc développer les investissements dans les silos dédiés», lance-t-il. Certains projets existent déjà. Ils sont financés par les régions et les agences de l’eau plutôt que par l’Agence bio, dont le fonds Avenir bio (doté de 4 millions d’euros par le ministère de l’agriculture) cible les projets de structuration à l’échelle nationale, comme l’amélioration d’une filière de distribution.

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/une-nouvelle-ere-pour-l-agriculture-bio,73908?xtor=EPR-9

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 17:58

Paru sur le site accaparements des terres.org :

 

Sénat en action : Après les vignobles, les chinois achètent en toute discrétion des terres agricoles

Publié: 01 juil 2016

Sénat en action | Le 01.07.2016

Sénat en action : Après les vignobles, les chinois achètent en toute discrétion des terres agricoles

Faustine Saint Geniès

L’air pensif, il observe les champs à l’horizon. Cet agriculteur berrichon est sous le choc. En septembre dernier, son voisin, en grande difficulté financière, a vendu son exploitation à des investisseurs chinois. « Ce sont des bouts de France qui partent à l’étranger », s’étrangle-t-il. «Il faut vraiment être vigilant, surtout si ça prend beaucoup d’importance ». Et il ne croit pas si bien dire. En moins de deux ans, 1 700 hectares de terres agricoles sont passées sous pavillon chinois, une première en France. Des exploitations qui s’achètent à prix d’or. Après les vignobles prestigieux, les terres agricoles françaises sont-elles devenues un placement comme un autre ? Vous allez découvrir que ces investisseurs opèrent dans le plus grand secret, profitant de certaines failles de la loi. Qui sont-ils, quelles sont leurs intentions ?

Nous avons enquêté pendant un mois pour comprendre ce qui se cache derrière ces transactions.



Ombre chinoise sur les terres françaises... par publicsenat

Des prix déconnectés du marché

Ce qui attire d’abord l’attention c’est le prix, souvent déconnecté du marché. « Aujourd’hui pour acquérir, ces sociétés sont prêtes à mettre beaucoup plus cher, entre deux et trois fois plus cher que le prix du marché, [le prix moyen à l’hectare est de 5 000 euros dans l’Indre ndlr]. Donc vous imaginez qu’en plus on est en train de modifier complètement l’équilibre qui s’était fait et donc la compétitivité de l’agriculture française, » nous explique Emmanuel Hyest, président de la Fédération nationale des Safer, l’organisme chargé de surveiller les transferts de propriétés dans le foncier agricoles pour le compte de l’Etat.  Ces transactions ont échappé au contrôle des pouvoirs publics. Comment ? En exploitant une faille dans le mécanisme des Safer. Les investisseurs n’achètent pas les terres elles-mêmes mais des parts sociales des exploitations, passant ainsi entre les mailles du filet.

« Une génération complète d’agriculteurs flinguée »

Alerté, le ministre de l’agriculture a lancé une enquête, qui remettra ses conclusions en septembre. Stéphane Le Foll redoute que cela ne mette en péril l’installation de jeunes agriculteurs : « Jusqu’ici la France est un pays qui installe beaucoup encore de jeunes agriculteurs et c’est tant mieux, et ça doit le rester. L’intérêt stratégique pour le ministre de l’agriculture aujourd’hui c’est de garder tous les moyens qui permettent demain d’installer des jeunes agriculteurs. »

Les conséquences se font déjà sentir. Cécilia Audoux, productrice de safran dans le Berry en a fait les frais. Cette jeune trentenaire a voulu agrandir son exploitation il y a quelques mois, elle est tombée des nues lorsque son voisin lui a demandé 20 000 euros pour un hectare de terre. « Ce n’est pas ça que j’avais envisagé en m’installant au milieu d’un champ en haut d’une butte, deux fermes côte à côte. Ce n’est pas comme ça que j’envisageais ma vie. Je ne suis pas partie d’un centre ville pour acheter au milieu des champs et voir les choses virer comme ça », se lamente-t-elle.

« C’est une génération complète d’agriculteurs qu’ils sont en train de flinguer. Dans 20 ans, nous on récupérera quoi ? Nos enfants ils auront quoi ? »

Depuis la crise financière de 2008, la terre fait office de valeur refuge. Un peu comme l’or.

Dans le même temps, certains pays comme la Chine souhaite sécuriser leurs approvisionnements en matières premières. Avec seulement 8 % des terres cultivables pour nourrir 20% de la population mondiale, depuis une dizaine d’années, l’Etat comme les investisseurs chinois achètent des terres un peu partout dans le monde, principalement en Asie du Sud est, en Afrique, en Océanie et désormais en Europe.

http://www.farmlandgrab.org/post/view/26296-senat-en-action-apres-les-vignobles-les-chinois-achetent-en-toute-discretion-des-terres-agricoles

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 18:21

 

Paru dans actu environnement :

 

L'Ile-de-France consacre 1,8% de sa surface agricole à l'agriculture biologique

Le groupement des agriculteurs biologiques en Ile-de-France (GAB IDF) a publié l'Observatoire régional de l'agriculture biologique. Il s'appuie sur les chiffres disponibles à fin 2015.

Le document de 80 pages présente de nombreuses informations sur l'agriculture bio (AB) en région. Le GAB IDF comptabilise notamment 221 exploitations engagées dans une démarche bio, soit 4,4% des exploitations agricoles de la région et 11.074 ha. La région consacre ainsi 1,8% de sa surface agricole à l'AB.

La plus grosse partie des exploitations AB est installée en Seine-et-Marne (le plus grand département de la région), avec 96 fermes soit 3,6% des exploitations du département. L'AB est sous-représentée en Val d'Oise, avec seulement 11 exploitations, soit 2% des agriculteurs du département. Les cultures privilégiées des agriculteurs bio sont les grandes cultures (céréales, oléoprotéagineux et plantes à fibres) et la production de légumes.

L'Observatoire détaille les tendances en région et notamment le nombre d'installations et de conversions. Il présente les chiffres clés par département : Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val d'Oise et petite couronne regroupant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne. Puis par production de l'amont à l'aval : arboriculture et petits fruits, pépinières et cultures environnementales, maraîchage diversifié, légumes secs, élevage, poules, etc.

Le document fait également un tour d'horizon des filières régionales : préparateurs-transformateurs, distribution, vente directe, magasins spécialisés, restauration collective, etc.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 13:23

 

 

L’un des secrets de la communauté de communes Marne et Gondoire est de refuser les décharges ISDI sur son territoire et d’envoyer ses ordures chez les autres.

 

Que l’on ne veuille pas de décharges sur ses espaces agricoles, c’est très bien, mais à condition que l’on ne fasse pas subir aux autres ce qu’on refuse sur son territoire.

 

Il est vrai qu’il est plus facile de protéger ses espaces agricoles quand on a le soutien du préfet du 77 qui a refusé en novembre 2014 une décharge ISDI sur la territoire de la communauté de communes de Marne et Gondoire pour ne pas porter atteinte à l’exercice des activités agricoles (1) alors qu’il autorisait une décharge ISDI le mois suivant à Isles les Villenoy sur des espaces agricoles(2).

 

Plutôt que de détruire des immeubles encore et encore, si Marne et Gondoire les rénovait, mais il semble que ce ne soit pas dans ses objectifs, puisque dans les mois à venir elle va détruire les bâtiments de l'ancien hôpital de Lagny.

 

 

Où Marne et Gondoire

va-t-elle envoyer les déchets  de démolition de

l'ancien hôpital de Lagny ?

Dans les décharges ISDI

 implantées

sur les terres agricoles d’Annet sur Marne, près du captage d’eau

 où sur celles de Fresnes sur Marne, près de l’école maternelle

 où sur celles d’ Isles les Villenoy près de l’école primaire….. ?

 

 

 

 

(1) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/14215/101424/file/ARP+REFUS+ISDI+JOSSIGNY+VILLENEUVE+ST+DENIS.pdf

(2) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/14503/103446/file/ARP+autorisation+ISDI+isles+les+villenoy-+CIV.pdf

 

Paru dans le Parisien 77 :

Marne-et-Gondoire dévoile les secrets de son agriculture

15 Mai 2015, 18h24 | MAJ : 15 Mai 2015, 18h24

Marne et Gondoire protège ses espaces agricoles  et envoie ses ordures sur les espaces agricoles des  autres

Marne-et-Gondoire . La communauté d’agglomération de dix-huit communes veut préserver ses espaces agricoles et organise deux journées découverte sur le sujet. (DR.)

L’agriculture à Marne-et-Gondoire, c’est sacré ! La communauté d’agglomération, qui a sanctuarisé ses espaces ruraux au travers d’un dispositif administratif (le PPEANP), propose deux...

http://www.leparisien.fr/bussy-saint-martin-77600/marne-et-gondoire-devoile-les-secrets-de-son-agriculture-15-05-2015-4774089.php

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 11:38
Accaparement des terres de Brie du Nord-Ouest 77 par les multinationales carriers et exploitants de décharges

 

 

 

 

 Les terres agricoles de Brie

du nord-ouest 77

vont-elles bientôt disparaître

sous

les ordures ?

 

 

Les agriculteurs anciens « seigneurs » du nord-ouest 77 ont fait place aux multinationales carriers et exploitants de décharges !

 

 

 

 

Extrait article paru sur le site Basta :

 

L’accaparement de terres et la concentration foncière menacent-ils l’agriculture et les campagnes françaises ?

PAR SOPHIE CHAPELLE 7 AVRIL 2014

 

 

La course aux hectares agricoles gagne la France. Si l’arrivée de capitaux étrangers, russes dans le vin ou chinois pour le lait, a été médiatisée, d’autres phénomènes inquiètent. L’étalement urbain et la concentration sans précédent des terres cultivables aux mains de grosses exploitations participent à la disparition des paysans. Alors que l’opacité règne sur les transactions foncières, la logique financière se répand. Des holdings contrôleront-elles demain les campagnes françaises ? La loi d’avenir agricole examinée à partir du 9 avril au Sénat devrait permettre une plus grande régulation du marché foncier. Enquête.

Des capitaux russes intéressés par des vignobles réputés, des fonds de pension belges attirés par les grandes cultures céréalières, des investisseurs chinois dans le lait... Une « course aux hectares agricoles » semble avoir démarré. Alors que les terres cultivables risquent de se faire rares, « il va y avoir une concurrence importante sur la production agricole », pronostique Robert Levesque de la Fédération nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, qui regroupe les 26 Safer qui couvrent le territoire, des structures d’intérêt général en charge de l’aménagement de l’espace rural [1]. « Ces fonds cherchent à maitriser les exploitations qui produisent les biens agricoles. »

 

50% des terres cultivées aux mains de 10% des exploitants

Certaines acquisitions de vignobles ont été très médiatisées, comme le domaine de Gevrey-Chambertin en Bourgogne vendu 8 millions d’euros à un homme d’affaires chinois en août 2012. Suivi trois mois plus tard par la vente du Château Meunier Saint-Louis en Languedoc-Roussillon. Une transaction réalisée « avec l’apport de capitaux russes », indique Jean-Jacques Mathieu de la Confédération paysanne de l’Aude. La France échappera-t-elle aux phénomènes d’accaparement de terres qui se multiplient en Afrique, en Amérique latine ou en Europe de l’Est ?......

 

Du lait contre des emplois : le deal chinois

Emblématique de l’arrivée de capitaux étrangers dans l’agriculture française, l’entreprise chinoise Synutra, deuxième groupe dans le secteur de la nutrition infantile du pays, a posé début janvier la première pierre de sa future usine de fabrication de poudre de lait à Carhaix (Finistère). L’enjeu ? « Sécuriser ses approvisionnements et garantir la qualité de ses produits », explique le PDG de Synutra France. Suite à plusieurs scandales en Chine où du lait en poudre pour bébé a été coupé à la mélamine [4], cette implantation en France permet à Synutra de redorer son image de marque, d’assurer la traçabilité de son lait et la production de volumes importants. 280 millions de litres de lait par an devront être fournis par 700 éleveurs bretons adhérents de la coopérative Sodiaal. À terme, la création de 260 emplois sont annoncés dans l’usine de transformation….

 

Spéculation sur une future urbanisation

La « course aux hectares » provoque-t-elle une spéculation sur les prix des terres ?« Elle existe oui, mais dans des zones particulières comme les vignobles de qualité et dans le développement résidentiel », observe Michel Merlet de l’association Agter. De plus en plus de propriétaires terriens ne veulent plus mettre leurs terres en location pour qu’un jeune agriculteur puisse les cultiver. Motif ? « Ils attendent un changement de plan local d’urbanisme et ont l’espoir, voir même le fantasme, que leurs parcelles deviennent constructibles », souligne Gérard Leras, élu régional Europe Écologie - Les Verts, conseiller spécial à la politique foncière en Rhône-Alpes. Résultat, les agriculteurs en quête de terrains doivent se contenter de baux oraux qui ne sécurisent absolument pas leur activité……

 

Un marché foncier plus opaque que la Bourse

Peu connues du grand public, les Safer (sociétés pour l’aménagement foncier et rural), bien que sous statut de sociétés anonymes, sont investies d’une mission d’intérêt général. Créées dans les années 1960, elles doivent être informées de toute cession et peuvent éventuellement exercer un droit de préemption : elles sont prioritaires dans l’acquisition et la revente de terres à des agriculteurs. Leur but étant d’assurer un équilibre entre les exploitants qui souhaitent s’agrandir et les nouveaux venus en quête de terre à cultiver. Une mission délicate, qui leur attire d’ailleurs moultes critiques, à l’instar d’un récent rapport de la Cour des comptes épinglant leurs pratiques……

 

Que reste-t-il aux jeunes agriculteurs pour s’installer ?

La captation de l’outil de production aux mains de quelques-uns freine l’installation des jeunes agriculteurs. « Ceux qui s’accaparent le foncier sont d’abord à l’intérieur de la sphère agricole » souligne l’élu vert Gérard Leras. « Les grandes exploitations s’agrandissent et marginalisent les autres », confirme Robert Levesque [8]. Si le nombre d’exploitations a été divisé par 4 ces cinquante dernières années, leur taille moyenne a quasiment quadruplé, passant de 15 à 55 hectares. Un agrandissement motivé par une course aux primes favorisée par la Politique agricole commune (PAC). Un « accaparement de la rente » dénoncé par Michel Merlet de l’association Agter, etétayé par le collectif « Pour une autre PAC »……

 

Une urbanisation incontrôlée consommatrice d’espaces

« Tous les phénomènes liés à l’urbanisation contribuent à l’accaparement des terres agricoles », ajoutent Gérard Leras. Qui rappelle que si l’agriculture contribue à l’emploi local et à l’alimentation des populations, elle joue aussi un rôle en matière de cohésion sociale, d’entretien des paysages, de préservation de la biodiversité et a donc un « intérêt stratégique dans l’aménagement du territoire ». Outre le développement problématique des zones pavillonnaires, l’accaparement par les zones commerciales prend des proportions inquiétantes…..

 

La campagne, bientôt gérée par des holdings ?

« Le risque, faire de l’agriculture sans paysan », résume Michel Merlet, alors que les logiques financières et de sous-traitance se répandent aussi dans le secteur agricole.« Des fonds d’investissement, des multinationales, des grandes familles d’entrepreneurs apparaissent dans le monde de la production agricole, investissent dans des sites de production notamment en élevage », observe le sociologue François Purseigle [9]. Des entreprises de prestation se voient désormais confiées la gestion technique et administrative d’unités de production. « Il y a aujourd’hui des exploitations qui n’ont plus d’agriculteurs, confirme Emmanuel Hyest. Le gérant est une holding qui va détenir des parts majoritaires dans plusieurs exploitations. Ce modèle n’est privilégié ni par les élus, ni en termes de développement local. ».

« Nous demandons que tout soit mis en œuvre pour que les opérations d’agrandissement soient clairement encadrées, ajoute la Confédération paysanne. C’est le préalable indispensable pour maintenir des fermes viables et transmissibles (...) et des territoires ruraux vivants et attractifs. » 127 000 exploitations ont disparu entre 2000 et 2010, soit 26 % des outils de production. En dix ans, la part de la population active agricole a été divisée par 10, et représente désormais moins de 3 % de la population active totale. La France saura t-elle garder ses paysans ? Ou ne misera t-elle que sur le développement des filières agroalimentaires, comme l’indique l’intitulé du ministère de Stéphane Le Foll ?

Sophie Chapelle
 

http://www.bastamag.net/L-accaparement-de-terres-et-la

 

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:45

 

 

M. Jean-Jacques Barbaux a décidé de créer une vice présidence du CG chargée de l’agriculture.

 

Il indique dans le Parisien 77 du 15 avril dernier que le département n’a pas vocation à créer des friches.

 

Son projet est-il de s’attaquer aux décharges illégales, aux anciennes décharges communales à réhabiliter, aux décharges ISDI fermées par l’administration pour cause de pollution comme Terralia à Villevaudé « une verrue polluée » ?

 

Va-t-il se battre pour que les communes rurales de Seine et Marne ne deviennent pas le dépotoir des grandes agglomérations seine et marnaise qui font de la destruction urbaine leur cheval de bataille : Meaux, Marne et Gondoire, Dammarie les Lys….. et viennent déverser leurs déchets BTP sur nos meilleures terres agricoles de Brie ?

 

Nous n’en savons rien.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 16:42
Projet PLU Claye-Souilly : pourquoi les élus ne protègent pas les espaces agricoles en créant une zone agricole protégée ?

 

ZAP Zone Agricole Protégée

 

Les élus de la commune de Forges au sud 77

l’ont bien fait

pourquoi ceux de Claye-Souilly

ne pourraient pas le faire ?

 

 

Depuis des décennies la ville de Claye-Souilly a donné des avis favorables encore et encore pour l’extension ou l’implantation de décharges sur sa commune et les communes voisines.

 

Aujourd’hui nous nous retrouvons avec un air, des sols et des rivières pollués, n’est-il pas temps que les élus se penchent sur l’état de l’environnement de leur commune et les risques sur la santé des habitants pour avoir favorisé l'implantation d'autant de sites polluants ?

 

N’est-il pas temps que ces élus

protègent

nos terres agricoles

pour permettre l’émergence d’une agriculture bio

et permettre également aux générations futures de se nourrir ?

 

Paru dans le journal La République 77 :

Forges Inauguration de la première Zone agricole protégée de Seine-et-Marne

Jeudi, le nouveau préfet de Seine-et-Marne, inaugurait la première Zone agricole protégée (Zap) du département et la deuxième d’Ile-de-France à Forges, près de Montereau.

25/09/2014 à 16:13 par Pierre CHOISNET

 

De gauche à droite : le préfet, Jean-Luc Marx, le maire de Forges, Romain Senoble, et le conseiller général du canton de Montereau, Léo Aiello

C’est une décision historique et quasiment irrévocable qu’ont pris les élus de Forges. En se battant, depuis 2007, pour appliquer une Zone agricole protégée (Zap) sur leur commune, ils ont assuré à leurs administrés que le village restera un village « ad vitam æternam », pour reprendre les mots du maire, Romain Senoble.

En effet, jeudi, le préfet de Seine-et-Marne inaugurait officiellement la première Zap du département, et la deuxième d’Ile-de-France, après Vernouillet dans les Yvelines. Ce zonage de protection foncière, d’une surface de 580 ha dans le cas précis de Forges, offre une protection quasi permanente contre l’urbanisation qui, en Seine-et-Marne, mange chaque année de 700 à 800 ha perdus à tout jamais.

« Nous avons pris cette décision en réaction à la construction de deux infrastructures de transport qui ont créé une saignée dans notre village : la ligne de TGV et l’autoroute A5 avec ses aires de repos », indique le maire qui précise, non sans ironie, que « la Ville de Montereau a bien souvent regardé avec envie cette espace disponible à sa porte. »

Agriculteurs

« C’est une vraie victoire qui va nous permettre de développer des projets à long terme et en toute confiance », confie, heureux, Arnaud Billard, exploitant agricole à Forges depuis 1995. Et d’ajouter : « Enfin, nous reconnaissons que la terre agricole a une utilité en soi, et qu’elle n’est pas là que pour servir de réserve aux projets d’aménagements touristiques ou urbains ! »

De son côté, Arnaud Rousseau, le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de Seine-et-Marne, salue l’initiative : « Il faut maintenant que ça enclenche une réflexion générale sur la nécessité de préserver nos terres agricoles, sans pour autant remettre en question le développement urbain et économique. Les exploitants concernés ont maintenant la certitude de pouvoir continuer à travailler demain. »

Quant à Jean-Luc Marx, préfet, il a indiqué former « le vœu que cet exemple soit suivi par beaucoup d’autres. »

Pierre CHOISNET

http://www.larepublique77.fr/2014/09/25/inauguration-de-la-1re-zone-agricole-protegee-du-77/

 

 

Pour aller plus loin :

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/12183/80434/file/DDT_ARP_20140324_ZAPForges_001.pdf

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:57

 

 

Paru dans le magazine « Vivre Ensemble »

de mars 2015 :

Un article écrit par Jean-Luc Chaumette de Claye-Souilly

 

 

Paru dans le magazine « Vivre Ensemble »  de mars 2015 : pour une agriculture paysanne : les Pot'iront
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:03
Pourquoi l’’Agence des Espaces Verts IDF ne projette-t-elle pas d'acquérir de terres agricoles dans les villages ruraux du nord Seine et Marne en 2015 ?

 

 

 

Pour développer l’agriculture biologique l’AEV devrait dépenser 2 900 000 € de vos impôts en 2015 pour l’acquisition de terres agricoles mais elle n’a pas prévu d’en acquérir chez vous « au pays des décharges, carrières, entrepôts logistiques et sites SEVESO » sur les 6ème et 7ème circonscriptions du nord Seine et Marne.

 

L’AEV aurait pu acquérir des terres agricoles chez vous où l’agriculture biologique est peu développée et éviter par delà l’implantation de nouveaux sites polluants mais l’AEV n’a pas prévu de le faire pour l’instant.

 

Vos impôts devraient être utilisés en 2015 à acquérir notamment des terres agricoles dans les villages ruraux de l’ouest parisien, dans l’Essonne à Saulx les Chartreux, Ollainville, Villejust, Boussy Ste Antoine.(1)

 

Ironie du sort trois de ces communes sont situées à proximité de Marcoussis dont M. Olivier THOMAS, président de l’AEV, est maire.

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher

de M. Olivier THOMAS,

élu du conseil régional IDF

maire de Marcoussis

et président de l’AEV.

 

(1) Délibération AEV 15-017 du 10/2/2015 relative au programme général d’action et aux orientations budgétaires 2015.(p2)

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 11:26

 

 

Paru sur le site Reporterre :

 

Le gouvernement flanque un coup de massue à l’agriculture biologique

12 mars 2015 / Stéphanie Pageot et Denis L’Hostis

 

Malgré ses discours en faveur de l’agriculture biologique, le ministre de l’Agriculture vient de décider une coupe sombre dans les aides à celle-ci. Alors qu’elle rend services à l’intérêt général - en ne polluant pas - et crée de nombreux emplois.

Alors qu’en mai 2013, le ministre de l’Agriculture annonçait son programme « Ambition bio » avec l’objectif de doubler les surfaces cultivées en France selon les méthodes de l’agriculture biologique d’ici 2017 (passer de 1 à 2 millions d’hectares, soit de 4 à 8 % de la surface agricole utile), l’annonce par arrêté du 7 mars 15 d’une réduction de 25 % des aides au maintien pour les producteurs bio est vécue comme une injustice flagrante et une incohérence totale avec les ambitions.

Pourquoi ?

Parce que cela signifie d’abord que le ministère ne croyait pas en la réussite de son plan puisqu’il n’a pas prévu de budget suffisant alors que nous avions prévenu, dès 2012, des risques de dépassement budgétaire.

Deuxièmement, parce que l’agriculture biologique est le système le plus abouti de l’agro-écologie, chère à Stéphane Le Foll, et qu’il aurait dû la soutenir avant toute chose.

Enfin, parce que dans un système agricole malheureusement basé sur les aides d’une Politique Agricole Commune insuffisamment liée à l’environnement, il est indispensable de remettre un minimum de sens collectif à ces aides payées par les contribuables européens.

L’agriculture biologiques rend des services d’intérêt général

Ces aides au maintien que nous appelons, nous, producteurs bio et défenseurs de l’environnement, « aides à la reconnaissance des services environnementaux », permettent de rémunérer les services que nous rendons dans l’intérêt général, à savoir la protection de l’eau des pollutions diffuses (pas de pesticides, pas d’engrais azotés de synthèse), la protection de la biodiversité cultivée et sauvage, l’entretien et le développement des infrastructures écologiques (haies, fossés, mares, prairies permanentes…), la protection du citoyen de la pollution de l’air par les pesticides, la création d’emplois (+ 60% en bio) et enfin la fourniture de produits sains…

Il faut donc garantir ces aides, les budgéter et les promouvoir pour qu’elles accompagnent les producteurs dans leur conversion à la bio et dans leurs recherche de démarches de progrès permanentes vers plus de cohérence économique, écologique et sociale (fermes certifiées bio).

Nous demandons donc au gouvernement de trouver une solution à la problématique budgétaire qu’il a créé lui-même, pour redonner de la cohérence aux politiques publiques, pour faire de la prévention et pour réduire les coûts environnementaux des pollutions agricoles (54 milliards d’euros de coûts pour la dépollution de l’eau) et 120 milliards de coûts, selon par une étude de la commission européenne sur les perturbateurs endocriniens causés par les pesticides).

Nous appelons les citoyens à se mobiliser pour une nouvelle agriculture.

http://www.reporterre.net/Le-gouvernement-flanque-un-coup-de

 

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