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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 15:23
Vue sur l'incinérateur d'ordures ménagères de St Thibault des Vignes

Vue sur l'incinérateur d'ordures ménagères de St Thibault des Vignes

 

 

Nous apprenons grâce à un dossier édité par Geide et Robin des Bois que lors de l’inondation du 28/5 au 5/6/2016 :

 

« L’incinérateur de Saint-Thibault-des-Vignes (Seine-et-Marne) a été inondé par remontée du réseau. Le local de stockage de réactif (bicarbonate de sodium) nécessaire au traitement des fumées a été touché. » SIC (1)

 

Une situation fort inquiétante car à quelques kilomètres en aval se trouve l’importante usine d’eau potable de Neuilly sur Marne qui pompe son eau dans la Marne.

Cette usine fournit en eau potable 1.6 million d’habitants.

 

On peut être encore plus inquiets lorsque l’on se penche sur le Plan de Prévention des Risques Inondations  et que l’on s’aperçoit que l’ETAT n’a pas de connaissance précise de la zone de fort écoulement en zone rouge.

 

Pour extrait page 10 :

«la zone rouge dans laquelle les possibilités de construction sont extrêmement limitées ; elle regroupe d'une part les secteurs d'aléas très forts (hauteurs de submersion supérieures à 2 m) et d'autre part des secteurs de moindre aléa délimités sur le plan, mais suffisamment proches du lit mineur pour que les vitesses y soient également très élevées en période de cru. En l’absence de connaissance précise de la zone de fort écoulement, une bande de 40 mètres à partir du haut de la berge du lit mineur a été instaurée, à titre conservatoire, le long de certains tronçons de la Marne, dans les zones autres que les centre urbains, les zones urbaines denses ou la ZAC de Saint-Thibault-des-Vignes »

 

 

 

Mais vous êtes ici dans la 7ème circonscription de Seine et Marne, dans le pays qui reçoit les ordures des autres.

 

 

 

Là où les populations

 doivent subir et se taire

surtout se taire.

 

 

 

 

(1)Les déchets des inondations du 28 mai au 5 juin 2016 dans les bassins amont de la Seine et de la Loire Geide et Robin des Bois, Page 20

http://www.robindesbois.org/wp-content/uploads/Dechets-inondations-Seine-Loire-GEIDE-RdB-mai-2017.pdf

 

(2) PPRI

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/7503/48649/file/Pomponne_StThibault.pdf

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/7451/48441/file/Pomponne_StThibault.pdf

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/7568/48909/file/REG_Isles_Villenoy_St_Thibault.pdf

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/7555/48857/file/NOT_Isles_Villenoy_St_Thibault.pdf

 

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:56
Source DRIEE : L’évaluation préliminaire des risques d’inondation 2011 Bassin Seine-Normandie

Source DRIEE : L’évaluation préliminaire des risques d’inondation 2011 Bassin Seine-Normandie

 

Le préfet ne veut pas donner la carte des risques de submersion

pour Claye-Souilly et Mitry-Mory

en cas de rupture du barrage

ADP des Renardières !

 

 

Que nous cache-t-on  ?

 

 

Pourquoi les associations environnementales ne peuvent pas obtenir la carte des risques de submersion en cas de rupture du barrage ADP des Renardières ?

 

Le préfet se retranche derrière l’article L311-5 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet considère que la fourniture de ce document risquerait de compromettre la sécurité publique.

 

Réponse difficile à comprendre car si le barrage faisait plus de 20 mètres de hauteur (1) le préfet serait tenu d’établir un plan particulier d’intervention dans lequel la carte de risques serait mise à la disposition de la population.

 

Mais le barrage des Renardières à une hauteur d’environ 11 mètres et dans ce cas il semblerait que l’on cache le danger aux populations pour cause de sécurité publique.

 

A notre connaissance  sur les communes de Claye-Souilly et Mitry-Mory le préfet n’a établi ni plan de prévention des risques inondation, ni même de plan de prévention des risques naturels prévisibles.

 

Pourtant en cas de rupture du barrage des Renardières, la dangerosité est élevée pour la commune de Mitry-Mory puisqu’elle se  situe dans la zone du quart d’heure, c'est-à-dire que l’eau pourrait atteindre la commune dans le quart d’heure de la rupture du barrage et pourrait atteindre Claye-Souilly dans les 2 heures (cas de figure 1).

 

 

Pour toutes informations complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher

des maires

de Claye-Souilly et Mitry-Mory

qui sont en possession du dossier complet

concernant le bassin des Renardières

et ont en mains la cartographie 

que le préfet refuse de dévoiler aux associations.

 

 

 

(1) http://www.hautes-alpes.gouv.fr/IMG/pdf/PPI-version-2012_cle1c65b2.pdf

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 17:16

 

Paru sur le site Reporterre :

 

L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

3 juin 2016 / Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre) 
 

   

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés ? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.

Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier ! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

 


« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation", dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils ? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides"Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure ! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

 

Le problème est qu’avec l’intensification de l’agriculture, « les éponges sont devenues des toiles cirées », déplore Jacques Caplat. « On a peu d’arbres et peu de rotation des cultures, donc peu de racines. Le gigantisme des parcelles a entraîné l’utilisation de machines agricoles de plus en plus lourdes, qui tassent le sol. L’eau ne peut plus s’infiltrer ! » Les haies ont été arrachées, alors qu’elles faisaient barrage aux ruissellements. La disparition des zones humides dégrade encore la situation, car elles constituaient « des espaces-tampons capables d’absorber beaucoup plus d’eau que les endroits secs », regrette l’agronome.


 

Lydia Bourguignon, agronome et fondatrice du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols, partage ce constat accablant en s’appuyant sur l’exemple des grandes plaines céréalières de la Beauce : « Après-guerre, dit-elle, les sols de ce territoire contenaient 4 % de matière organique en moyenne. Aujourd’hui, ce taux est inférieur à 2 %. Conséquence, les sols ne pompent plus. » Elle pointe du doigt l’utilisation de produits phytosanitaires, « le Roundup qui tue la faune capable d’aérer le sol, et des engrais qui minéralisent la matière organique, la brûlent et la consomment trop vite ».

 

Pire, le ruissellement ne se contente pas de favoriser les inondations ; il emporte de la terre à chaque grosse averse, le sol disparaît peu à peu. « On le voit sur les photos, l’eau est chargée, observe Lydia Bourguignon. La pluie entraîne la terre, le sol s’érode, la quantité de matière organique diminue. C’est un cycle infernal. »

 

Gérard Michaut, agriculteur bio dans le nord de l’Yonne, l’a constaté chez d’autres : « Ça coule, ça ravine, il y a parfois des ornières de 50 centimètres de profondeur. »

 


Et sur ces terres agricoles abîmées, aux inondations succède la sécheresse. Le sol n’a pas retenu d’eau. « Et si dans un mois, il y a un peu de chaleur, vous allez voir que le agriculteurs vous diront qu’ils ont des sols secs », prévoit Lydia Bourguignon. Au risque, même, de devoir irriguer…

 

Une situation à laquelle n’aura pas à faire face Gérard Michaut : cela fait 20 ans qu’il a adopté des pratiques de culture destinées à préserver ses sols. « Je ne laboure pas et je ne laisse jamais mes sols nus. Il faut un mélange de paille et de racines en surface pour retenir la terre, explique-t-il. Je travaille aussi perpendiculairement à la pente, et en buttes, pour faire barrage et éviter l’érosion. » Autre mesure, il met jusqu’à huit cultures différentes, successivement sur une même parcelle. « A chaque changement, cela permet d’avoir des racines et des débris différents qui favorisent la retenue d’eau et la porosité des sols ».

 

Résultat, sur ses champs en pente, « quand il y a un début de glissement de terrain, il ne part que sur deux ou trois centimètres et s’arrête tout de suite. » Il suffit d’un brin de paille pour retenir la terre. Tous ces micro-barrages additionnés permettent à grande échelle d’éviter un désastre.

 

Et ces techniques, peu à peu, tracent leur sillon dans les champs. « Quand j’ai commencé, on était 1 % des agriculteurs à les pratiquer, se souvient le paysan. Aujourd’hui nous sommes 30 % à les avoir adoptées à des degrés divers. »

https://reporterre.net/L-ampleur-des-inondations-est-accentuee-par-les-mauvaises-pratiques-agricoles

 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:04

 

 

Extrait compte-rendu réunion Territoires Risques Inondation de Meaux 13/4/2015

« Concernant la station d’eau potable de Meaux (située sur le territoire de Nanteuil), à partir du scénario R 1, elle est impactée : elle ne dispose que de 24h d’autonomie. Il n’y a pas de sécurisation de ce réseau qui alimente Villenoy, Chauconin-Neufmontiers, Crégy-lès-Meaux, Penchard, Poincy, Trilport, Nanteuil-lès-Meaux et les zones d’activités de Mareuil-lès-Meaux. Une étude de sécurisation est en cours, et des recherches en eau à l’yprésien seront effectives avant la fin de l’année 2015 sur 3 sites totalement hors zones inondables. Même en cas de succès de ces recherches en eau, il est probable que des interconnexions avec des réseaux structurants proches devront être réalisées (Syndicat de production de Marne-et-Morin, Syndicat de Crécy-la-Chapelle et environs), même pour satisfaire les besoins de crise, qui ont été estimés à 50 % des besoins habituels. Pour les autres crues, la station de pompage est située 1m à minima au-dessus des eaux. Lors de la crue centennale, la station arrête de fonctionner. » (1)

 

 

  Aujourd’hui le captage d’eau  de Nanteuil les Meaux, captage stratégique pour l’agglomération de Meaux,  n’a pas de ressource d’eau de secours en cas de crue du siècle ou de forte pollution de la Marne.

 

En effet par mesure de sécurité certaines collectivités ont  connecté entre elles leurs réseaux eau, pour éviter une pénurie en eau potable, et cela depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas le cas de Meaux.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher de

Jean-François Copé

Président de la communauté d’agglomération de Meaux.

 

 

(1) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/16863/118331/file/CR+13+avril+2015+TRI+de+Meaux-1.pdf

 

 

Paru dans le journal la Marne :

 

Meaux cherche de nouveaux puits d'eau potable

 

L'eau du robinet est puisée directement dans la Marne. Mais comment réagir si la rivière est polluée ? La Ville creuse de nouveaux puits pour trouver de l'eau de "secours".

23/03/2016 à 11:31 par Audrey Gruaz

 

Pour le moment, à Nanteuil-lès-Meaux, la foreuse perce les différentes couches de calcaire, de sables et de gypse pour atteindre l'yprésien, où se trouve l'eau tant convoitée.

Remplir un verre d’eau c’est simple comme tourner un robinet. Et pourtant. Avant d’arriver dans au domicile des Meldois, l’eau de la Marne a subi de nombreux traitements qui l’ont rendue propre à la consommation.

« Même quand la Marne est polluée, nous sommes en capacité de traiter l’eau » évoque Cédric Dupuis, directeur du service Eau et assainissement pour la ville de Meaux, la DEA. En effet, les hydrocarbures qui pourraient polluer la rivière restent en surface et n’atteignent généralement pas les 4 mètres de profondeur, là où l’eau est pompée. « Nous savons la décontaminer » assure Cédric Dupuis.

7 600 abonnés à servir

Quand cette pollution est plus grave ou plus longue, l’usine de traitement des eaux puise alors dans ses réserves pour continuer à alimenter les 7 600 abonnés, sans que ceux-ci ne constatent de différence.

Le risque, aujourd’hui, c’est qu’une pollution plus grave que celles rencontrées jusqu’à présent ne prive les Meldois d’eau potable.

Des forages de reconnaissance

Depuis près de 5 ans, la DEA cherche de nouveaux points de prélèvement d’eau pour constituer une ressource de secours. Depuis le début de l’année, la direction de l’eau et de l’assainissement réalise trois forages de reconnaissance à Nanteuil-lès-Meaux, Chauconin-Neufmontiers et Trilport. Pour le moment, l’entreprise en charge du forage creuse un trou de 130 mètres de profondeur pour atteindre l’yprésien. Il s’agit de la couche argileuse de laquelle l’eau peut être extraite.

Il faudra encore entre 4 et 6 mois avant d’avoir une idée précise des résultats des études. Pour autant, l’eau ne sera pas disponible tout de suite. « Une fois que nous aurons le feu vert pour aller au bout, il faudra lancer toute la procédure d’appel d’offres, puis les travaux de forage d’exploitation. Nous devrons aussi définir quels types de filtration seront nécessaires en fonction de la qualité de l’eau que nous aurons trouvée. Cela peut prendre encore entre deux à trois ans » complète Cédric Dupuis.

 

 

http://www.journallamarne.fr/2016/03/22/consommation-la-ville-cherche-de-nouveaux-puits-d-eau-potable/

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 11:38

 

 

Le Préfet de Seine et Marne

va-t-il faire réviser

comme son homologue de l’Essonne

les plans prévention risques inondation PPRI ?

 

 

Les préfets du 77 n’ont jamais créés un plan prévention risques inondation sur le Beuvronne et ses affluents pourtant le dernier évènement pluvieux montre que le centre ville de Claye-Souilly est de plus en plus sensible aux inondations, compte tenu notamment de la masse d’eau renvoyée par Aéroport de Roissy.

 

Un aéroport qui doit s’étendre et fragiliser encore plus les populations du centre ville de Claye-Souilly.

 

Le Préfet de Seine et Marne

Va-t-il imposer

un plan de prévision risques inondation

sur la Beuvronne

Ou va-t-il attendre une crue centennale

qui risque d’être désastreuse pour notre commune ?

 

 

 

Paru dans le Parisien 91 :

 

Inondations en Essonne : les leçons à retenir d’un épisode hors normes Réviser les plans anti-inondations

L’Essonne a vécu du 29 mai au 7 juin un épisode de crues d’une ampleur hors normes. Des milliers de riverains ont été évacués, des millions d’euros de dégâts ont été déplorés, des écoles ont été fermées par dizaines… Pour gérer au mieux de futurs épisodes similaires, voici les pistes sur lesquelles travaillent d’ores et déjà élus, syndicats de rivière et services de l’Etat.

Ils sont au nombre de cinq en Essonne. Un sixième est en projet. Les PPRI (plans de prévention des risques naturels d’inondation) sont des documents établis par arrêté préfectoral qui ont pour but de fixer les règles relatives à l’occupation des sols et à la construction des futurs biens afin de limiter les risques d’inondation. Ils se déclinent en différentes couleurs : rouge (inconstructible), orange, bleu foncé, bleu clair et blanc. Dans le département, ils « zonent » les principaux cours d’eau : l’Essonne, l’Orge (en aval), la Seine, l’Yerres et l’Yvette. Pour Xavier Dugoin, président du Siarce, syndicat gérant la rivière Essonne, la « principale leçon à tirer de ces inondations, c’est que ces PPRI doivent être révisés ». Ce que confirme Josiane Chevalier, la préfète. De nouvelles zones d’expansion ont été modélisées. La question sera évoquée le 22 juin lors d’une réunion avec les maires et les syndicats des cours d’eau.

 

« L’exemple le plus frappant, c’est La Ferté-Alais, estime Xavier Dugoin. Des habitations situées en zone bleue ont été largement inondées, ce qui montre que les documents, essentiellement basés sur la crue de 1982, ne sont plus adaptés. Et surtout, il faut impérativement interdire toute nouvelle construction dans les zones sensibles. » La maire (SE) de la commune, Marie-Annick Piere, ne peut qu’acquiescer. « Il faut arrêter de densifier des centres-villes comme celui de La Ferté-Alais, traversé par l’Essonne, martèle l’élue. Je ne comprends même pas comment on a laissé construire certaines maisons si proches d’un cours d’eau dans le passé. Mais quand de gros promoteurs lancent un programme immobilier conforme, nous, élus, n’avons aucun levier pour l’empêcher. »........

 

 

http://www.leparisien.fr/essonne-91/inondations-en-essonne-les-lecons-a-retenir-d-un-episode-hors-normes-14-06-2016-5884195.php

__._,_.___

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:34
30/5/2016 Vagues d'eau en provenance d'Aéroport de Roissy se déversant dans la Reneuse

30/5/2016 Vagues d'eau en provenance d'Aéroport de Roissy se déversant dans la Reneuse

 

Inondations de  Claye-Souilly 

 un désastre annoncé ?

 

Le cas des eaux de ruissellement

 d’Aéroport de Roissy

 

 

Dans le cadre du Ve plan d’équipement,par arrêté ministériel du 16/6/1964, sans concertation avec les populations riveraines, l’ETAT décide d’implanter un aéroport à Roissy en France. Il sera inauguré le 8/3/1974.

 

C’est Paul Andreu (1), ingénieur en chef des départements travaux et architecture  d’Aéroports de Paris qui sera chargé de la construction de l’aéroport de Roissy.

Il sera également chargé de la construction de l’aérogare 2 E dont une partie s’effondrera en 2004 seulement un an après sa construction, qui fera 4 morts et 7 blessés. (2)

 

Ce projet est validé alors que l’on sait que la rivière Beuvronne est un tout petit exutoire pour les eaux, qu’elle inonde  régulièrement Claye-Souilly et qu’elle ne  supporte pas plus de 4,5 m3/seconde en centre ville de Claye-Souilly au pont de l’Allée André Benoit.

 

On apprend notamment que :

- « Dès la création de l’aéroport, l’écoulement des eaux et les capacités d’évacuation des réseaux de la plateforme ont été prévu pour faire face aux précipitations de fréquence décennale…. (3) »

 

Bien qu'ADP n'ait pas prévu dès la création de l'aéroport un réseau d'évacuation des eaux pour faire face à une crue centennale, les bassins versants du futur aéroport seront  pourtant modifiés pour envoyer encore plus d’eaux de ruissellement vers la Reneuse, c' est  160 hectares d’eau de ruissellement  supplémentaire qu'ADP fera supporter à la Beuvronne .

Ce qui donnera une répartition des eaux de ruissellement de :

- 88 % vers La Beuvronne (Reneuse) bassin versant Marne

- 12%  vers le ru du Sausset bassin versant Seine (4)

 

Pourtant les inondations de Claye-Souilly étaient bien connues, déjà en 1461, une forte crue de la Beuvronne avait emporté, en centre ville, la grande propriété de Jean du Drac, evêque de Meaux.(5)

Puis d’autres crues se succédèrent 1573, 1589,1594, 1608, 1649 et l’importante crue de 1658….

Et encore celles de 1784, 1910, 1955,1958….

 

Après les inondations de la Beuvronne en 2001 lors desquelles le collège des Tourelles avait dû être évacué, Aéroport de Paris demanda à l'ETAT de modifier son arrêté préfectoral "Loi sur l'Eau".

 

Pour faire court c'était, entre autres, pour permettre à ADP d'éviter, en cas de fortes pluies, le débordement de ses bassins de rétention d'eau sans l'obliger à créer de nouveaux bassins, bien que depuis la création de l'aéroport ADP avait continué à bétonner encore et encore.

 

L'ETAT passa outre l'opposition des associations environnementales et valida la demande de l'industriel ADP par arrêté préfectoral de 2008.

 

Mais malgré cela l'industriel ne pu respecter cet arrêté préfectoral à plusieurs reprises, mais qu'à cela ne tienne l'ETAT lui donna dérogation sur dérogation.

 

Pourtant dans sa demande de modification loi sur l'eau de 2007, ADP disait concernant son bassin de retenue d'eau des Renardières  :

« Quel que soit le niveau d’eau dans les Renardières, le débit de vidange « Q » pourra être suspendu momentanément,afin de limiter au maximum les risques de saturation du réseau aval en cas de pluviométrie exceptionnelle affectant les bassins versants de la Reneuse et de la Beuvronne » (6)

et

« Dans le nouveau mode de  fonctionnement proposé Aéroports de Paris a la possibilité d’arrêter complètement son rejet afin de laisser passer la période de crues et de ne pas ainsi contribuer aux risques d’inondation des points bas de la commune de Claye-Souilly » (6)

 

Une promesse qu'ADP ne semble  pas avoir tenu lors des évènements pluvieux de ces derniers jours, en effet  nous avons constaté  le 30/5/2016 à 18h30 que l'industriel déversait des vagues d'eau vers la Reneuse à Gressy alors que la Beuvronne allait déborder près du collège des Tourelles, ce qui arriva d'ailleurs le lendemain.

 

 

 

 

Que deviendra Claye-Souilly

en cas

de crue centennale ?

 

 

Nous n’en savons rien puisqu'ADP ne semble pas avoir étudié

cette éventualité dès la création de l'aéroport.

 

 

Pour éviter un désastre, il serait temps que l'ETAT soit moins conciliant avec ADP et écoute un peu plus les associations environnementales qui depuis des années alertent sur ce dossier sans être entendues.

 

 

 

 

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Andreu

(2) http://www.liberation.fr/societe/2014/10/01/effondrement-d-un-terminal-a-roissy-le-renvoi-en-correctionnelle-d-aeroports-de-paris-requis_1112619

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/paul-andreu-s-explique_486746.html

(3) Dossier  de demande autorisation loi sur l’eau 1996 , Pièce 3 Page 4

(4) Dossier loi sur l’eau ADP 2006/2007

(5) Jean du Drac frère de Gérard  devient donc seigneur de Claye, il est aussi évêque de Meaux depuis 1447. C'est lui qui fait construire le nouveau château de Claye. Pendant cette construction en 1461 il y eut des inondations de la Marne et de la Beuvronne : <<en une nuit la dicte rivière creut et devint si grande a un village nommé Cloye et en un hostel de l'évêque de Meaux qu'elle emporta toute la massonnerie du dict hostel ou il y avait deux belles tours nouvellement basties dedans lesquelles il y avait de belles chambres bien nattées, voirées, garnies de litz, tapisseries et autres choses que tout emporta à la rivière >>

(6) pages 37  et 41 dossier de demande d'autorisation Loi sur l'Eau 2007, modification de l'arrêté interpréfectoral n° 97 DAE 2E 020 Dossier principal

 

Sources :

- base de données historique sur les inondations

- inondations en France depuis le XIe siècle à nos jours par M. Champion 1859 (V. Dalmond et Dunod éditeurs)

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:45

 

 

L’Ile de France a mis place un plan « Territoires à risques inondations » mais les communes suivantes situées sur la  Marne ne sont pas concernées par ce plan :

Esbly (5759 hab), Annet sur Marne (3239 hab),  Chessy (4298 hab), Dampmart (3158 hab), ni même Chalifert, Fresnes sur Marne, Précy sur Marne, Charmentray, Trilbardou, Isles les Villenoy…..

 

 Ce qui veut dire qu’aucunes réunions n’ont été organisées par l’ETAT entre les associations environnementales, élus et services de l’Etat pour établir un plan de protection des populations et des biens sur ces secteurs en cas d’inondations importantes.

 

Il semblerait que l’ETAT

 pense à ce secteur

seulement quand il s’agit d’y exploiter ses ressources

et de remplir les trous avec des ordures.

 

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-77-pourquoi-les-communes-situees-en-bord-de-marne-entre-villenoy-et-lagny-sur-marne-n-o-121551867.html

 

Paru dans le journal le Monde :

 

Entretien. Crue de la Seine : « Un scénario de crise est hautement probable »

31/05/16, 19h03
Propos recueillis par Perrine Mouterde

Les voies sur berges parisiennes fermées, une vigilance crue niveau jaune dans la capitale… Alors que de fortes pluies ont d’ores et déjà provoqué d’importants dégâts dans le Nord et le Centre de la France et que le département du Loiret restait, mardi 31 mai, en alerte rouge, quels sont les risques d’inondations à Paris ?
Eléments de réponse avec Emma Haziza, spécialiste des crues méditerranéennes et présidente de Mayane, une société de prévention du risque inondation.

 

Dans quelle situation se trouve-t-on actuellement ?
Emma Haziza : La plupart des cours d’eau des bassins de la Loire et de la Seine sont en crue, c’est-à-dire que leur niveau est surélevé. Certains affluents ont déjà dépassé leur niveau de 1910. Tous ces cours d’eau, qui se trouvent en amont, vont arriver dans la Seine. La question est de savoir s’ils arriveront de manière concomitante ou échelonnée. Sur tout l’amont du bassin, il y a des zones inondées, c’est très généralisé. Et on commence à voir des zones inondées à Paris, sur les voies sur berges.
La perturbation, qui est arrivée du nord-est, est toujours en cours. Cette énorme perturbation a déjà provoqué de violents orages en Allemagne, c’est la même que l’on observe actuellement. Et en même temps, on a un air doux et humide qui arrive de l’Est, qui s’enroule autour de cette dépression et favorise la prolongation de cette période de crue. Tout cela survient alors que le territoire est déjà saturé en eau, du fait de l’abondance de pluies.
 

Faut-il craindre des inondations majeures à Paris ?
L’eau va continuer à monter et de nouvelles pluies sont attendues. Un scénario de crise est donc hautement probable.
Au niveau du pont d’Austerlitz, l’eau est déjà à 3,73 m, contre 3,92 lors de la crue de référence de 2010. Ce que prévoient les autorités, c’est l’arrêt des voies de navigations lorsque le niveau de la Seine atteint 4,30 au niveau du zouave du pont de l’Alma. Les sous-sols des bâtiments commencent à être inondés lorsque l’eau atteint 5,50 m, et à 6 m c’est le RER C qui est inondé. On en est loin mais tout le débit qui est en amont n’est pas encore arrivé. Le pic de crue devrait avoir lieu dans la nuit et demain matin, mais c’est sans compter sur les nouvelles pluies qui arrivent.
 

Ce phénomène est-il inattendu ?
Ce qui est impressionnant, c’est que l’on n’a pas l’habitude de voir un tel scénario à Paris : de très gros volumes de pluies qui se déversent – sur l’Ile-de-France, on a atteint un record mensuel de pluies depuis le début des mesures en 1873 – et tous les cours d’eaux qui réagissent très fortement.
On observe habituellement ces caractéristiques météorologiques dans le Sud de la France, sur le bassin méditerranéen, où elles ont généré des crues dévastatrices, comme à Cannes. Là, c’est inédit et cela rappelle ce qu’il s’est passé en 1910, où il y avait eu trois semaines de pluies et où tout le bassin avait été touché. La Seine avait atteint 8,62 m au niveau du pont de l’Alma.
 

Que peuvent faire la population et les autorités ?
Le conseil pour la population, c’est d’éviter de prendre la route. On sait que c’est la zone la plus meurtrière en période de crue, même en situation de crue lente, il faut éviter de circuler. D’ailleurs, environ 400 axes routiers sont bloqués. Et il faut s’informer, par le biais des médias et des réseaux sociaux [ou sur le site d’informations gouvernemental Vigicrues].
Concernant les autorités, un exercice très important de simulation d’inondations à Paris a eu lieu en mars, elles devraient donc être prêtes à faire face. La ministre de l’environnement, Ségolène Royal, est en train de constituer une cellule de crise. Et les villes qui ont des plans communaux de sauvegarde, un outil pour protéger les populations, doivent les mettre en place.
 
<http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/31/crue-de-la-seine-un-scenario-de-crise-est-hautement-probable_4929866_3244.html>

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 09:42

 

 

Paru sur le site coordination Eau Ile de France :

 

 

LA CRUE, AVANT ET APRÈS

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La crue qui a touché l’Île-de-France,  a provoqué la mort de quatre personnes, en a blessé 24 et laisse un lourd bilan économique, estimé à un milliard d’euros. Cela amène à s’interroger sur ses causes (le lien avec le changement climatique et avec les pratiques agricoles)  et ses conséquences, en matière de pollution.

 

 

 LA CRUE, AVANT ET APRÈS
Vagues en provenance de l’aéroport de Roissy se déversant dans la Reneuse à Gressy le 30 mai 2016 vers 18h30

 

 

Les pluies intenses ont-elles un rapport avec le changement climatique ?

 

La climatologue Valérie Masson-Delmotte apporte une réponse circonstanciée dans un article publié par UP Magazine. En théorie, une atmosphère plus chaude peut potentiellement transporter 7 % d’humidité en plus par degré de réchauffement. Et le Groupe international d’experts sur le climat (GIEC) a documenté l’augmentation de la fréquence ou de l’intensité des précipitations intenses, au moins en Europe et en Amérique du Nord, dans son rapport de 2013.

 

La scientifique remarque « à quel point ce printemps a été exceptionnellement arrosé depuis 1688, même en moyenne sur trois mois. En moyenne, pour les 30 dernières années, l’Île-de-France reçoit 15 % de pluies en plus au printemps par rapport à la moyenne du XIXe siècle. »

 

Les études récentes montrent sans ambiguïté  l’augmentation de l’intensité des précipitations extrêmes dans le  Sud de la France et la forte augmentation de l’intensité des crues décennales ou centennales. « Il faudra un peu de temps pour que les chercheurs  puissent analyser les événements de forte pluie de ces derniers jours, mais il semble que de nombreux records de précipitations aient été dépassés comme l’indique Météo France, dans un contexte également de températures de surface élevées sur l’océan Atlantique au voisinage de l’Europe. »

 

Mais d’ores et déjà, conclut l’experte du climat, « ces éléments demandent  de prendre en compte le risque d’une augmentation de l’intensité des pluies record pour la gestion de l’écoulement des eaux, en protégeant les zones humides pour bénéficier de leur effet « tampon ». Cela s’ajoute à tous les autres aspects de gestion de l’écoulement des eaux en relation avec les plans d’urbanisation et de préparation aux événements rares. « 

 

L’ampleur des inondations est accentuée par la dégradation des sols agricoles

 

Les inondations qui ont frappé la France ces derniers jours ont pris dans certaines régions une tournure catastrophique, noyant tout sur leur passage. S’il faut attribuer ces phénomènes extrêmes aux pluies diluviennes qui n’ont cessé de tomber pendant des jours, ces dernières n’expliquent pas tout. C’est ce que montre un article de Marie Astier et Émilie Massemin dans Reporterre.

 

Les sols agricoles dégradés par de longues pratiques intensives, au lieu de jouer le rôle d’éponge, ont joué le rôle d’une toile cirée.  Selon l’agronome Jacques Caplat, « On a peu d’arbres et peu de rotation des cultures, donc peu de racines. Le gigantisme des parcelles a entraîné l’utilisation de machines agricoles de plus en plus lourdes, qui tassent le sol. L’eau ne peut plus s’infiltrer ! » Les haies ont été arrachées, alors qu’elles faisaient barrage aux ruissellements. La disparition des zones humides dégrade encore la situation, car elles constituaient « des espaces-tampons capables d’absorber beaucoup plus d’eau que les endroits secs ».

 

Quand les inondations révèlent et accentuent la pollution

 

Le blog de l’ADENCA (Association de Défense de l’ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours) attire l’attention sur plusieurs situations inquiétantes en Seine et Marne.

 

 En bordure de Marne (zone industrielle de Lagny-sur-Marne et Saint Thibault des Vignes), il y a le cas d’Yprema qui est autorisée à stocker des mâchefers d’incinération mais aussi :

– l’incinérateur d’ordures ménagères Sietrem qui stocke des  gaz inflammables en réservoirs;

– l’entreprise  de bitume Enrobés de l’Est qui utilise de la houille, des matières bitumineuses et qui possède cinq cuves sur le site dont nous ne connaissons pas le contenu;

– l’usine Eqiom Bétons (ex Holcim);

– un site dont nous ne connaissons pas le propriétaire, qui stocke des déchets en bordure de Marne…

 

En amont de l’usine de production d’eau potable d’Annet-sur-Marne, il y a  des rejets de l’usine Savoy Technology, troisième émetteur de cuivre dans l’eau en France en 2014. Les effluents industriels, après traitement physico-chimique dans la station de la société, sont rejetés dans le réseau d’eaux usées communal, raccordé à la station d’épuration de Quincy-Voisins qui a été mis en service en 1983, et qui  est saturée depuis de nombreuses années, tant sur le plan de la pollution que sur celui des débits à traiter. Lors des crues du Grand Morin, des retours d’eau de la rivière peuvent s’opérer par le trop-plein du poste du camping de Condé-Sainte-Libiaire (qui était sous les eaux lors des récentes crues).

 

A Claye-Souilly, malgré les menaces imminentes d’inondations du collège des Tourelles par la Beuvronne, Aéroport de Paris a continué à rejeter dans la Reneuse (affluent de la Beuvronne) à Gressy, l’eau en provenance de son bassin de rétention des Renardières, contrairement à ce que prévoit l’arrêté préfectoral réglementant ces rejets. La rivière Reneuse, affluent de la Beuvronne, prend sa source sur la commune de Villeparisis, elle reçoit les eaux de ruissellement du site pollué, de l’ancienne usine Labaz (groupe Sanofi) de Villeparisis de conditionnement pharmaco-chimique, précédé par une usine de fabrication de peintures et vernis… Les résultats d’un contrôle des eaux et des sédiments réalisés en 2015 dans la basse Beuvronne, sont désastreux: faut-il s’en étonner?

 

 

http://eau-iledefrance.fr/la-crue-avant-et-apres/

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 17:50

 

 

Le captage dans la Marne

de Nanteuil les Meaux

qui fournit

près de 75 000 habitants en eau potable

est situé en aval proche de

 

l’usine BASF Meaux (1)

classée SEVESO à Hauts risques

et implantée en bordure de Marne

 dans une zone inondable

 

 

 

 

 

 

 

En cas d’importantes inondations :quels risques pour le captage d’eau de Nanteuil les Meaux, en aval proche de l’usine Seveso à Hauts risques BASF ?
En cas d’importantes inondations :quels risques pour le captage d’eau de Nanteuil les Meaux, en aval proche de l’usine Seveso à Hauts risques BASF ?

 

 

 

 

BASF Meaux fabrique à l’échelle industrielle, entre autres, des substances dangereuses pour l’environnement, toxiques pour les organismes aquatiques, produits qu’elle stocke  à Meaux dans son usine des bords de Marne.

 

BASF, usine classée SEVESO à hauts risques mais également inscrite dans la base Basol (2) des sites pollués français, suite aux sondages de 1999/2000 qui ont montré que le sol de cette entreprise présentait des traces de pollution en composés organiques et détergents.

 

Une entreprise qui semble avoir des difficultés à respecter la réglementation qui lui est imposée puisqu’elle a fait l’objet ces dernières années de plusieurs mises en demeure de l’ETAT (20/12/2013 et 11/2/2015).

 

Une commission de suivi de site CSS devait se réunir en ce début d’année, CSS annulée au dernier moment, nous ne savons pas pourquoi, mais nous constatons que l’ETAT,  à ce jour fixé, n’a fixé aucune nouvelle date.

 

Comment a-t-on pu laisser s’implanter et s’agrandir  BASF, une usine aussi dangereuse, en bordure de Marne et dans une zone inondable, si près d’un captage d’eau stratégique pour l’agglomération de Meaux qui n’a pas de ressource d’eau de secours en cas de forte pollution de la Marne.

 

En effet par mesure de sécurité certaines collectivités ont  connecté entre elles leurs réseaux d'eau, pour éviter une pénurie en eau potable, et cela depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas le cas de Meaux.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher de

 Jean-François Copé

Président de la communauté d’agglomération de Meaux

 

 

 

(1) https://www.basf.com/fr/fr/company/about-us/Strategie-et-Organisation-France/Implantation-des-sites-en-France/Meaux.html

(2) BASOL http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0065

 

 Paru dans le journal la Marne : 

 

Meaux cherche de nouveaux puits d'eau potable

 

L'eau du robinet est puisée directement dans la Marne. Mais comment réagir si la rivière est polluée ? La Ville creuse de nouveaux puits pour trouver de l'eau de "secours".

23/03/2016 à 11:31 par Audrey Gruaz

 

Pour le moment, à Nanteuil-lès-Meaux, la foreuse perce les différentes couches de calcaire, de sables et de gypse pour atteindre l'yprésien, où se trouve l'eau tant convoitée.

Remplir un verre d’eau c’est simple comme tourner un robinet. Et pourtant. Avant d’arriver dans au domicile des Meldois, l’eau de la Marne a subi de nombreux traitements qui l’ont rendue propre à la consommation.

« Même quand la Marne est polluée, nous sommes en capacité de traiter l’eau » évoque Cédric Dupuis, directeur du service Eau et assainissement pour la ville de Meaux, la DEA. En effet, les hydrocarbures qui pourraient polluer la rivière restent en surface et n’atteignent généralement pas les 4 mètres de profondeur, là où l’eau est pompée. « Nous savons la décontaminer » assure Cédric Dupuis.

 

7 600 abonnés à servir

Quand cette pollution est plus grave ou plus longue, l’usine de traitement des eaux puise alors dans ses réserves pour continuer à alimenter les 7 600 abonnés, sans que ceux-ci ne constatent de différence.

Le risque, aujourd’hui, c’est qu’une pollution plus grave que celles rencontrées jusqu’à présent ne prive les Meldois d’eau potable.

 

Des forages de reconnaissance

 

Depuis près de 5 ans, la DEA cherche de nouveaux points de prélèvement d’eau pour constituer une ressource de secours. Depuis le début de l’année, la direction de l’eau et de l’assainissement réalise trois forages de reconnaissance à Nanteuil-lès-Meaux, Chauconin-Neufmontiers et Trilport. Pour le moment, l’entreprise en charge du forage creuse un trou de 130 mètres de profondeur pour atteindre l’yprésien. Il s’agit de la couche argileuse de laquelle l’eau peut être extraite.

 

Il faudra encore entre 4 et 6 mois avant d’avoir une idée précise des résultats des études. Pour autant, l’eau ne sera pas disponible tout de suite. « Une fois que nous aurons le feu vert pour aller au bout, il faudra lancer toute la procédure d’appel d’offres, puis les travaux de forage d’exploitation. Nous devrons aussi définir quels types de filtration seront nécessaires en fonction de la qualité de l’eau que nous aurons trouvée. Cela peut prendre encore entre deux à trois ans » complète Cédric Dupuis.

 

 

http://www.journallamarne.fr/2016/03/22/consommation-la-ville-cherche-de-nouveaux-puits-d-eau-potable/

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:11

 

 

Le projet  des bassines de la Bassée, qui fait polémique, consiste en fait, pour faire court, à créer un cinquième réservoir de retenue des eaux de la Seine, réservoir qui serait réalisé en y stockant les déchets « dits inertes » du Grand Paris.

 

D’une pierre, deux coups, une solution pour envoyer encore plus de déchets « dits inertes »  du Grand Paris en Seine et Marne, en toute discrétion.

 

Le transport se ferait par péniches sur la Seine : à l’aller vers Paris  les péniches seraient chargées de sable et de graviers pris dans nos carrières et au retour le Grand Paris nous renverrait ses déchets « dits inertes »  que l’on entasserait à la Bassée pour y créer un 5ème réservoir de retenue des eaux de la Seine.

 

 

Extrait article Nature Environnement 77 :

La Bassée en Danger

 

La Bassée est une vaste plaine alluviale inondable, tronçon de la vallée de la Seine en amont de Paris. Elle s’étend de Romilly-sur-Seine en amont (confluence Seine-Aube) à Montereau-Fault-Yonne en aval (confluence Seine-Yonne).

Le fond de vallée, large et à faible pente a permis à la Seine de divaguer, formant un chevelu de cours d’eau et un réseau de noues. La faible pente est à l’origine des méandres du fleuve et de ses crues régulières.

Cette vaste plaine alluviale est connue pour ses richesses écologiques exceptionnelles et ses ressources naturelles, elle est classée parmi les 87 zones humides d’importance nationale en France. Une réserve naturelle nationale y a été créée en 2002, on y trouve des espèces végétales et d’insectes protégées au niveau national.

Mais, aujourd’hui, ce patrimoine est menacé par des projets d’aménagements lourds…..

http://www.environnement77.fr/pages/La_Bassee_en_danger-6559562.html

 

Paru dans le journal le Monde :

Inondations : « Il n’y a aucune solution technique pour stopper une crue majeure à Paris »

LE MONDE | 02.06.2016 à 20h44 • Mis à jour le 03.06.2016 à 09h32 | Par Laetitia Van Eeckhout

Les pluies et inondations de ces derniers jours rappellent que le spectre d’une crue centennale plane sur Paris et l’Ile-de-France. Dans la capitale, où le niveau de vigilance jaune a été activé, la montée des eaux a été rapide. Sur les seuls quatre derniers jours, de lundi 30 mai à jeudi 2 juin 16 heures, le niveau de la Seine est passé de 1,94 à 5,17 mètres. Le zouave du pont de l’Alma a les genoux dans l’eau. Mais on est encore loin de la crue de 1910, qui avait atteint 8,60 mètres.

Les quatre grands lacs de la Seine, créés à la suite cette crue centennale pour prévenir des inondations, ont néanmoins été fortement sollicités par un niveau de pluies inhabituel en cette saison. La difficulté est que ces précipitations intenses surviennent à une période où ces lacs de retenue sont pleins, en prévision de la nécessité d’alimenter la Seine l’été pour soutenir son débit. « Le 27 mai, lorsque l’épisode de pluies intenses a commencé, ils étaient à 90 % de leur capacité de stockage. Or, les débits entrants des lacs réservoirs représentent un cumul total de près de 60 mètres cubes-seconde contre 12 en temps normal », explique Claudine Jost, directrice de l’hydrologie à l’établissement public Seine Grands Lacs, ajoutant qu’il reste tout de même 66 millions de mètres cubes de stockage sur une capacité totale de 850 millions. Ils ont désormais atteint 94 % de leur capacité.

 

……

 « Il faut la conjonction de crues de la Seine et de la Marne pour que se produise une crue majeure [plus de 7 m] à Paris. Pour cela, il faut des précipitations importantes sur l’ensemble du bassin-versant de la Seine », confirme Magali Reghezza-Zitt, géographe, qui rappelle que les quatre grands lacs de Seine permettent surtout d’empêcher les crues moyennes. « En cas de crue, ces réservoirs permettent de “gagner” jusqu’à 70 cm de hauteur d’eau environ. Cela n’est pas suffisant pour empêcher une crue centennale de la Seine. Mais ce sont de précieux centimètres pour réduire les dommages. Cela peut être suffisant pour mettre hors d’eau certains réseaux critiques de l’agglomération parisienne, d’eau, d’électricité, de transport. »

 

Polémique sur la création d’un cinquième lac réservoir

Il existe un projet de création de nouvelles zones endiguées, destinées à évacuer le surplus en cas de crise, à La Bassée (Seine-et-Marne). Mais celui-ci piétine depuis vingt ans. Un débat public a eu lieu en 2012, et il a été décidé de créer une première zone pilote pour en évaluer les incidences environnementales locales. Et encore, cette première zone pilote ne pourra être réalisée avant 2023.

Dans son ensemble, ce nouvel ouvrage permettrait de stocker l’équivalent de 50 millions de mètres cubes d’eau. « Ce qui ferait encore gagner quelques précieux centimètres, mais ne permettra pas de stopper une crue centennale », observe Magali Reghezza-Zitt. Et la géographe d’ajouter : « Il n’y a aucune solution technique qui soit capable d’empêcher une crue de cette ampleur. Seule la préparation de tous les acteurs, y compris la population, permettra defaire face et de limiter les dégâts. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/06/02/inondations-il-n-y-a-aucune-solution-technique-pour-stopper-une-crue-majeure-a-paris_4931892_3244.html#mhRp0YOkZhrlOvgJ.99

 

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