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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 13:43
Château de St Thibault Montgé en Goële

Château de St Thibault Montgé en Goële

 

Le baron André Eichthal achètera au début du 20ème siècle le château de St Thibault (disparu vers 1970), avec parc à l’anglaise, plantés de rhododendrons  et de nombreuses essences d’arbres, la propriété possédait également une chapelle où se trouvait le statue funéraire de Jean de Chabannes,comte de Dammartin.Une ferme avec ses dépendances faisait également partie du domaine, le tout situé au milieu de la forêt régionale de Montgé en Goële.

 

Son épouse y fera réaliser une allée cavalière, plantée de 252 platanes , une allée conservée encore aujourd’hui en partie.

 

 

Nord-ouest 77 Forêt régionale de Montgé en Goële :un banquier d’origine allemande la protégea, un industriel allemand veut la détruire

 

 

Le Baron était issu d’une dynastie de banquiers allemands, d’origine juive, anoblie par le roi Maximilien de Bavière.

Il était né au Château de Plaines à Pradines (Loire) le 30/3/1873

Il est le fils d’Adolphe Eichthal et Agathe Tessier

 

Il avait pour grand Père Adolphe Eichthal (1805-1895)

Député de la Sarthe de 1846 à 1848

Gérant de la Banque de France 1839 à 1848

Directeur de la Caisse d’Epargne de Paris

Commandeur de la Légion d’Honneur.

 

Il épousera le 21/10/1896 à Nîmes Madeleine Martin

fille de Louis, Simon MARTIN, négociant et de Marie Teissonnière,

dont le grand-père Scipion Teissonnière avait été président de la cour d’appel de Nîmes.

 

2 enfants Jacqueline et Bertrand naîtront de cette union.

 

Il était  Licencié en droit et sera :

- maire de Montgé en Goële de 1919 à 1929

- délégué cantonal de Dammartin en Goële

- vice président de la Caisse d’Epargne de Paris

- délégué de la Sté de Secours aux blessés militaires pendant toute la guerre

- administrateur de l’office public des habitations à bon marché de la Seine

- vice  président du secours d’urgence

- fondateur de l’association du village reconstitué pour l’assistance aux habitants des régions sinistrés.

 

 Il décédera le 3/2/1948.(1)

 

 

Forêt régionale de Montgé en Goële

un banquier d’origine allemande

la protégea

 un industriel allemand

veut la détruire !

 

 

Aujourd’hui c’est l’industriel allemand Knauf qui est venu s’implanter à St Soupplets en 1990 qui voudrait détruire cette magnifique forêt pour y exploiter une carrière de gypse à ciel ouvert qui devrait être remblayée par des déchets.

 

 

 

(1)Sources :

Bibliothèque Gallica :Bulletin des études littéraires et scientifiques du Lot 1955 : le sépulcre de l’ancien prieuré de Montgé.

Geneanet  site Pierfit

Archives municipales de NÎmes

Base Léonore http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=RETOUR

http://fr.topic-topos.com/allee-des-platanes-montge-en-goele

http://www.77couleurjardin.com/pages/jardins-par-secteur/secteur-nord/montge-en-goele-domaine-de-saint-thibault.html#R5F75D6tQAmQvSII.99

 

 

 

 

 

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:22

 

Extrait article paru sur le site « Bienvenue à  Boissy-le-Châtel »

 

 

Boissy-le-Châtel
cité papetière

 

La réputation de Boissy s’est faite par la présence sur la commune de la papeterie de Sainte-Marie. Que l’on vienne de Coulommiers après avoir passé le ru de l’Orgeval, affluent du Grand Morin, ou de Chailly-en-Brie en descendant la vallée, les installations de l’usine de Sainte-Marie s’étendent comme une petite ville dans la vallée, sur près de dix hectares.

Les origines

Les ressources en eau, la force motrice des moulins, la profusion de paille ont permis l’installation des moulins à papier dans la vallée.

A la fin du XVIIème siècle, Paris utilisait de plus en plus de papier. Les premiers moulins du Marais s’installèrent sur le Grand Morin entre la capitale et les marchés de Champagne, en particulier à La Ferté-Gaucher dès 1578. A l’époque, ces moulins à papier s’étalaient entre Jouy-sur-Morin et Coulommiers-Pontmoulin. Parmi ces moulins, celui de Sainte-Marie, ou du Gué-Josson, prit une certaine ampleur.

En 1785, le propriétaire des papeteries du marais, Louis Delagarde, devint gérant des papeteries d’Arches dans les Vosges, près d’Epinal : c’était la première esquisse d’une association d’intérêts.

De la Révolution française …

Pendant la révolution, de 1791 à 1795, les assignats, première monnaie de papier après celle de Law, sont fabriqués au Marais à Jouy-sur-Morin qui est désignée par la Convention pour fabriquer le papier, de préférence aux autres, dont celle de Boissy, jugées trop « royalistes » !

… à la révolution industrielle.

La papeterie de Sainte-Marie était une fabrique de papier à la main qui devint en 1820 unevéritable usine, avec l’installation de la première machine à papier.

A la fin du XVIIème siècle, une partie des usines de la vallée était exploitée par une association de cinq ou six propriétaires. C’est en 1828 que Félix Delagarde fonde les « papeteries du Marais et de Sainte-Marie ». Treize moulins constituaient alors l’une des premières sociétés anonymes françaises.

En 1880, l’usine possédait trois machines à vapeur. En 1908, 70 habitants de Boissy et de Chailly-en-Brie travaillaient à la fabrique.

Au début du XXème siècle, on fabriquait le papier à partir de chiffons triés, lessivés et réduits en pâte. L’on obtenait un papier de belle qualité utilisé pour les impressions de lithographie ou en taille douce, mais également des papiers parcheminés pour les actions et les obligations.

De la cellulose de paille aux papiers spéciaux.

1950 marque un tournant dans l’histoire de la papeterie de Sainte-Marie avec l’installation d’uneusine de cellulose de paille, dotée de deux machines. Lorsqu’arrivait le temps de la moisson, des meules montaient autour de la papeterie faisant comme une garde d’honneur.

…..

Lien vers l’article : http://boissylechatel.free.fr/

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:48

 

 

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

 

Marcel Benoist, agriculteur et maire de Savigny-le-Temple voulait protéger les terres de Brie

 

Un agriculteur de Seine et Marne
qui voulait protéger les terres de Brie.


 

 

 

La Croix de Seine et Marne 11/2/1968


D’une monumentale erreur et de ses inhumaines conséquences.

 

Les meilleures terres à blé de la Brie

sacrifiées sur l’autel de la construction

 

A titre documentaire nous publions cette protestation que nous avons reçue de M. Marcel Benoist, maire de Savigny-le-Temple.  Il est bon d’entendre toutes les opinions.

 

Lettre ouverte à M. le président de la République, à MM. Les membres du gouvernement, à tous les élus, à tous les hommes et femmes de bonne volonté sur les projets gouvernementaux concernant l’opération «  Villes nouvelles » sur les communes de Tigery, Lieusaint, Nandy, Savigny-le-Temple et Cesson.

 

- Les terres retenues pour les projets  ci-dessus indiqués sont les meilleurs de la Brie.

- Leur sélection s’est faite au cours des ans par nos ancêtres. Elle est le résultat de différents profits qu’elles leur ont procurés.

      Apportant de préférence leurs soins à celles qui rapporteraient le plus, ils ont délaissé les terres ingrates, fixant  ainsi à chacune d’elles la destination qui lui était propre. Les plaines et les bois étaient nés.

-         Ce que de nombreuses générations ont établi et qu’une longue expérience a confirmé, nos urbanistes du moment veulent le supprimer.

-          En interdisant systématiquement et sans recours, au nom d’une sacrosainte protection des espaces verts, tout défrichement et déboisement. (Plan d’urbanisme 73. B 3, page 20), ils tentent de nous amener à leur effarante conception : conserver les mauvaises terres et faire disparaître les bonnes.

-         Confirmation nous est donné par le Conseil d’Administration du district de la Région Parisienne en publiant sa délibération n° 67-58 du 23 septembre 1967 concernant un projet d’achat de 506 ha 09 a  05 ca de la forêt de Rougeau pour un prix global de 4 millions de francs sous réserve notamment de la transmission des délibérations conformes des conseils municipaux (Moyenne 7 900 F l’hectare).

      Ayant levé «  à ce prix » - les Domaines l’avaient primitivement fixé à 4 500 F l’hectare – toute objection de la part du propriétaire, le District de la Région Parisienne veut s’assurer le poumon nécessaire autour duquel il pourra avec l’accord des urbanistes, édifier des gratte-ciel.

0r, alentour il n’y a que des terres de qualité.

En construisant dessus, le District de la région parisienne les ferai à jamais disparaître.

Ce projet d’ailleurs ne devrait pas normalement se réaliser, le Conseil municipal de Savigny-le-Temple ayant exprimé son désaccord si cet achat d’une partie de la forêt de Rougeau devait permettre l’édification de constructions sur des terres nobles.

Il convient en outre de préciser que :

1.Les territoires en cause sont fichés dans le plan d’urbanisme du district comme « terres de culture de bonne valeur agricole » (plan 73, B1, page 2)

2. «  Leur activité agricole étant représentée dans les communes les plus au nord par de grandes exploitations » (plan 73, B1, p3).

Ce sont ces communes reconnues par le plan d’urbanisme lui-même comme étant de grande importance agricole, qui sont condamnées.

L’ampleur même de cette aliénation envisagée sera considérable.

Intéressant une superficie de :

140 ha, premier projet sur la commune de Savigny-le-Temple,

280ha, deuxième projet sur les communes de Savigny-le-Temple et Nandy.

300ha, deuxième projet sur les communes de Tigery et Lieusaint.

130 ha, deuxième projet sur la commune de Cesson.

850 hectares à 45 quintaux de moyenne reconnue, c’est en fait une ponction de 38 250 quintaux sur la production annuelle de la région qui en serait l’incidence, une perte définitive de même ordre pour le revenu agricole mondial déjà insuffisant, sans compter les cultures : betteraves à sucre, maïs, colza, luzerne etc….

Le maire

Marcel BENOIST

 

Biographie de Marcel Benoist sur le site Wikipedia 

 

Marcel Benoist, homme politique français né le 6 novembre 1895 à la ferme du Fay près de Limours, décédé le 31 mai 1983.

Ses parents étaient cultivateurs. Il arrive en Seine-et-Marne en 1907, car son père avait repris le ferme de Pouilly-le-Fort, dans la commune de Vert-Saint-Denis.

Il participe à la Première Guerre mondiale à partir de 1915. Blessé à la cuisse, il est fait prisonnier par le camp adverse. Il n'est libéré qu'avec la fin du conflit.

Une fois rentré dans sa famille, il s'installe dans une ferme de Savigny-le-Temple en 1923. Il y exerce la profession d'exploitant agricole.

Il s'investit également dans la vie locale:

  • Conseiller municipal de Savigny-le-Temple sous le mandat de Ferdinand Cambray, entre 1925et 1933.
  • Adjoint au maire entre 1933 et 1935, sous le mandat d'Emile Colin.
  • Maire de mai 1935 à mars 1971. Emile Colin est 1er adjoint au maire de 1937 à 1945.


Source: Alain Traca, Guide des rues et des quartiers de Savigny-le-Temple, Savigny-le-Temple, Ville de Savigny-le-Temple, 1998, p. 16.


Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Benoist ».

 

 

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-marcel-benoist-agriculteur-et-maire-de-savigny-le-temple-voulait-proteger-les-terres-de-brie-44080061.html

 

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 08:41

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

 

1964 : La Centrale Thermique de Vaires-sur-Marne

 

La Liberté de Seine et Marne 4/1/1964

 

La Centrale Thermique de Vaires-sur-Marne

SOLUTION : suppression des privilèges dont bénéficie l’EDF et garanties à donner aux habitants.

a)      L’inscription des usines de l’EDF au rang d’ «Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes » s’impose en raison des graves inconvénients que présentent les usines ;

b)      La suppression, ou au moins la modification du privilège dont bénéficie l’EDF dans la réglementation de la décentralisation, tiendrait à diminuer la pollution atmosphérique.

c)      Les usines EDF devraient être éloignées des zones vertes et résidentielles ;

d)      Il faut avant toute mise en chantier, à fortiori avant toute mise en service d’une usine thermique, des enquêtes complètes (seraient combinées, le cas échéant, l’enquête de commodo » et l’enquête d’utilité publique) où seront consultés :

–        les habitants

–        les municipalités

–        les conseillers généraux

–        les pêcheurs

–        les principales administrations intéressées ( Santé Publique, Ponts et Chaussées, Agriculture (Eaux et Forêts, Services Agricoles),Industrie, Construction, Commission Départementale, et Commission supérieure des Sites, District de Paris…)

Le ministère compétent établira le « cahier des charges » de l’usine qui établira des droits et devoirs de l’EDF et donnera aux habitants, les garanties nécessaires dans l’ordre de l’hygiène et de la santé (teneur maxima en poussières, limitation des bruits) etc…A l’arbitraire actuel sera ainsi substitué un système raisonnable et équilibré de garanties réciproques et concertées de nature à apaiser les craintes que suscitent toujours, chez les habitants, les usines thermiques.

Les travaux du groupe 2 de l’usine de Vaires devraient être arrêtés jusqu’à la solution des divers problèmes évoqués ci-dessus….

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-1964-la-centrale-thermique-de-vaires-sur-marne-53045506.html

 

 

Extrait site BASOL :

 

La centrale a été implantée sur une zone vierge de toute construction et a été mise en route en janvier 1962. Elle a définitivement cessé ses activités en mars 2005....

Par arrêté préfectoral du 30/06/2008, EDF a été autorisé à exploiter deux turbines à combustion (TAC) fonctionnant au fioul domestique sur le site.L\'exploitation d\'une troisième turbine à combustion a été autorisée par arrêté préfectoral du 7 janvier 2009.

 

Description qualitative :
 

Ce site a été retenu pour la réalisation d\'un diagnostic initial et d'une étude simplifiée des risques en application d\'une démarche systématique sur certains sites industriels (circulaire du 3 avril 1996)........

 

Une contamination à l’arsenic avec une teneur supérieure à la VCI UNS a également été constatée dans la zone du parc à cendres, au Nord Ouest du site, entre 0 et 0.9 mètre de profondeur. Des teneurs supérieures à la VCI US et VCI UNS sont également mesurées dans deux prélèvements de sédiments réalisés en fond d’étang recevant les eaux du parc à cendres.


Suite aux travaux d’excavation en 2005, l’évaluation simplifiée des risques (ESR) réalisée en juillet 2004 par ICF Environnement a été revue pour intégrer la suppression de la source de pollution aux hydrocarbures décrite précédemment : les conclusions de l’ESR mise à jour en octobre 2005 par ICF Environnement indiquent que le site est en classe 2, nécessitant surveillance. Ce classement a été établi en raison d’une contamination des sols par les métaux lourds et les hydrocarbures relevée en fond de l’étang et au niveau du stockage de cendres......


Les milieux retenus dans le cadre de la cotation ESR sont les eaux souterraines et les eaux superficielles utilisés notamment pour l’alimentation en eau potable et en prenant comme hypothèse un usage futur du site qui restera industriel. 


L’exploitant a donc proposé par courrier en date du 10 mars 2006 de poursuivre le programme de surveillance des eaux souterraines déjà en place sur le site. 


Un arrêté préfectoral du 11 mars 2008 encadre la surveillance des eaux souterraines et la surveillance dans l'environnement. Il impose la réalisation de deux campagnes de mesures par an sur sept piézomètres, dans l'étang sur site, dans la Marne en amont du site, dans la Marne en aval du site et dans le canal qui mène à Neuilly. Les paramètres à analyser sont : niveau de la nappe, hydrocarbures totaux, arsenic, baryum, nickel, plomb, cuivre, chrome total, manganèse, vanadium, zinc, cadmium, mercure, phosphore, sulfates et ammonium.
 

Les campagnes de mesures réalisées depuis 2006 mettent régulièrement en évidence dans les eaux souterraines la présence d'ammonium, d'arsenic, de manganèse et de sulfates. 
Les campagnes 2008, 2009 et de mai 2010 ont mis en évidence des dépassements de la valeur de référence en sulfates au niveau de l'étang. 

Le stock résiduel de cendres de charbon a été utilisé en remblais sous la plate-forme d'assise des nouvelles turbines à combustion.

 

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0088

 

 

 

 

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 17:02
Le baron qui planta les pins de la forêt de Fontainebleau

 

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

Le baron qui planta les pins

de la forêt

de Fontainebleau

 

 

 

Médiathèque de Meaux : La Croix de Seine  et Marne 17/3/1968

 

Le baron qui planta les pins de la forêt

 

Si l’on nous donnait le droit de choisir l’époque de votre vie il faudrait remonter assez haut pour retrouver la douceur de vivre. Cependant la Restauration donna une sorte d’été de la Saint Martin à ceux qui regrettaient la tranquillité, le confort, l’agrément de la vie dont usa le XVIIIe siècle (dont peut-être il abusa). Le confort matériel n’empêcha pas la diffusion des erreurs dangereuses. Et le résultat surprit en plein délice, les amateurs de la vie matériellement délicieuse.

 

Or la Restauration sembla ramener le temps où les heures ne comptaient pas, où les guerres se livraient si loin qu’elles semblaient se dérouler en un autre monde, où l’on pouvait lire, se promener, dormir, ne rien faire, ou de bâtir ou de planter à cette heureuse époque.

 

Or c’est précisément, c’est à ce moment là que l’on transforma en forêt de pins les déserts sablonneux de Fontainebleau.

 

Edgard de Larminat nous raconte que ce fut l’œuvre de son arrière grand-père.

 

« L’arrière grand père était un  beau gaillard : entré dans les Eaux et Forêts, il épouse sous l’Empire une fille Marrier de dynastie forestière, dont il eut neuf enfants…. »

 

Il aimait les arbres, les bois, les forêts. On lui donna Fontainebleau. La forêt d’abord, puis la ville. Il avait l’amitié du  roi, le calme, la paix, tout ce qu’il pouvait souhaiter.

 

Il n’avait plus qu’un seul désir : que cela dure. Or, chacun sait que depuis le Paradis Terrestre lorsque la Terre semble un paradis il est prudent de ne pas faire des projets à trop longue échéance. C’est ce que raconte le petit fils de l’arrière grand-père.

 

« Ledit arrière grand père fut conservateur des Eaux et Forêts à Fontainebleau  et c’est lui qui planta en pins les vastes déserts sablonneux de la forêt.

 

 Il était lié avec le comte d’Artois, grand chasseur en forêt de Bierre, qui devenu Charles X, le fit baron. Il était aussi maire de Fontainebleau. Tout ceci lui valut d’avoir les carreaux de son hôtel cassés à la Révolution de 1830. Ulcéré…il s’en fut terminer ces jours à Compiègne. »

….

On trouve ces intéressants détails dans un livre d’Edgard de Larminat ayant pour titre :Chroniques irrévérencieuses, publié chez Plon en 1962…

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-le-baron-qui-planta-les-pins-de-la-foret-de-fontainebleau-44017752.html

 

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 16:19

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

1917 : Le département de Seine et Marne dépossédé de ses rivières

 

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

 

 

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

 

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

 

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

 

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

 

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

 

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

 

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

 

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

 

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

 

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

 

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23775052.html

 

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-1917-le-departement-de-seine-et-marne-depossede-de-ses-rivieres-44017568.html

 

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:09

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/

 

 

CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

                                  

 CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

 

L’EAU DE BOTOT

 

Eau   balsamique,  inventée en  1755 par  Edme François  Julien  Botot, médecin  de Louis XV, mise en vente chez l’auteur « cloître St Jacques-l’Hôpital », approuvée par la Société Royale de Médecine en 1783, elle a obtenu à la veille de la Révolution « le Privilège Général de Louis XVI ».

 

 A base de girofle, cannelle, essence de menthe, précieuse pour les soins de bouche, employée sous forme de frictions contre les affections névralgiques et rhumatismales, elle arrête rapidement l’effet du scorbut sur les dents et les gencives.

 

 Après avoir été exploitée par son inventeur Edme François Julien Botot, c’est François Marie Botot qui acquit les droits à l’invention avant la Révolution et les revendit le 27.11.1789 à sa sœur Marie-Sophie Botot et à son mari Jean Charles Haudouard, avocat au Parlement de Paris.

La signature qui figure encore aujourd’hui sur les bouteilles est celle de Marie Sophie et la devise «Cui fidas vide» est toujours présente.

 

 

 François Marie Botot, l’éminence grise de Barras, habita avec sa famille à Claye-Souilly dans la maison du Parc qu’il avait acquise de la Duchesse de Polignac, il était également propriétaire des terrains sur lesquels furent construits le château des Tourelles.

 

Cette eau est encore vendue aujourd’hui en pharmacie.

 

 

 

Sources :

 - Vieilles Histoires, Etranges Enigmes, 3ème série de Louis Hastier, Librairie Arthème Fayard.

 - Dictionnaire Larousse XIXe s, 1867

 - Biographie Français Prevost Roman 1954

 - Dictionnaire historique de la Révolution française, Albert Soboul, Editions Puf

 - Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789.1799 Tulard, Fayard,

 - BMS Claye Archives Diocèse de Meaux

 - Recensements Claye-Souilly 1836, 1846 ( 10M10, 10 M68 AD 77)

 - Vente 31/10/1822 (224 E 154 AD77)

 - Geneanet, site d’Eric Faure

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:59

Les seine et marnais dépossédés

 

Que va devenir le nord-ouest Seine et Marne dépossédé depuis des décennies par morceaux de ses ressources (gypse,gravier, sable, pierres, pétrole, eau…)de ses terres agricoles, ses rivières, ses sources, ses sites, ses collines (buttes d’Aulnaye….)

 

un no man's land ?

 

   

Un petit historique du canton de Claye-Souilly

 

Canton qui compte actuellement  6 décharges pour 6 communes, 2 carrières à ciel ouvert dans une remblayée par des déchets de bâtiment et 19 ICPE (installation qui peut présenter des dangers  pour la santé, la salubrité,  l’environnement. …) (1)

 

Au 19ème siècle lorsque  Napoléon 1er décida la construction du Canal de l’Ourcq,  pour alimenter Paris en eau, la Beuvronne fut la 1ère rivière à donner son eau à  Paris en 1809.


 Les conséquences pour Claye-Souilly furent désastreuses, en effet les 4 moulins privés de la force hydraulique disparurent dans les années qui suivirent, le manque d’eau dans cette rivière pénalisa fortement les maraîchers, les agriculteurs et les pêcheurs mais aussi les particuliers qui possédaient  ces nombreux lavoirs bordant la rivière.

 

Mais Paris pour ses constructions  avait aussi besoin de ressources, alors on déposséda ce canton de son sable, de son gravier, on priva les agriculteurs de leurs terres et puis ce n’était pas assez, on avait besoin de gypse, on s’attaqua à la butte d’Aulnaye (Annet sur Marne, Claye-Souilly, Le Pin, Villeparisis….), les vignerons  disparurent au profit des plâtriers.

 

Paris ne savait que faire de ses déchets, on amena les ordures ménagères par péniches mais aussi le fumier à Claye-Souilly et on  versa le tout sur nos terres agricoles, mais cela ne suffisait plus alors on déversa les ordures de toutes sortes dans les trous des carrières et encore et encore, puis sur les terres agricoles….

 

Et après on ne parla plus que d’argent…..

 

 Les industriels du déchet négocièrent avec les élus des conventions, partenariats…. Pour parler clair les industriels proposèrent de l’argent aux collectivités pour compenser en quelque sorte le préjudice subi, certains élus refusèrent mais ils n’étaient pas légion, la majorité accepta, ayant semble-t-il une vue à court terme, cet argent pouvait leur permettre de boucler le budget de leurs collectivités sans difficultés, de faire  des dépenses somptuaires : banquets, voyages, décoration…., le superflu en quelque sorte, sans penser à l’avenir.

 

Mais aujourd’hui notre air, notre sol, notre nappe phréatique

et nos rivières sont pollués.

 

L’espérance de vie dans notre département

est l’une des plus faibles d’Ile de France.

 

Aujourd’hui cette même ville de Paris, celle-là même qui nous envoie toujours ses ordures, qui utilise l’eau de notre rivière Beuvronne pour arroser ses trottoirs et ses pelouses, avait l’intention de vendre aux carriers une partie de l’aqueduc de la Dhuis, risquant de priver les minorités invisibles de l’un de leur dernier poumon vert.

 


Aujourd’hui encore les intérêts de la ville de Paris

 l’emporteront-ils toujours au détriment  des populations briardes ?

 

 

 

 

(1)   http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Questions-Reponses-sur-les-ICPE-.html

 

Pour aller plus loin :

http://www.aufildelourcq.org/histoire/

http://adenca.over-blog.com/article-pp-99099052.html

 

 




 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 15:23

Et

 

 

 

Si Paris n’avait pas la Seine et Marne…..

Les rivières de Seine et Marne qui alimentent Paris en eau

  

 


Paru sur le site : Grigny Hier
Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"

 

Les aqueducs des eaux de  la Vanne, du Loing et du Lunain

Arrive la guerre de 1870 et la "Commune de Paris".

Après ces évènements majeurs de notre Histoire, huit préfets vont se succéder à la tête de la Préfecture de la Seine jusqu'à l'arrivée en 1883 d'un certain Poubelle qui laissa pour la postérité son nom à la fameuse "boîte mobile" qu'il imposa aux Parisiens pour l'enlèvement des ordures ménagères par un célèbre arrêt de 1884.

Parallèlement, pendant cette période, en opposition à cette valse des préfets, c'est dans la direction des services qu'il y aura continuité. Directeur des services des Eaux et des Egouts, Belgrand obtient une priorité de fait pour ses travaux. Reprenant le chantier de la dérivation de la Vanne, il les mène à leur terme en 1874 en s'appuyant notamment sur son cadet, Edmond Huet, réalisateur du viaduc d'Arcueil. (cf annexe 1)

Belgrand meurt en 1878. Alphand lui, meurt en décembre 1891 suivant de peu Georges Haussmann auquel il avait succédé à l'Académie des Beaux Arts.
Le fameux service municipal des Travaux de Paris se restructure et est créé un service spécial des dérivations des sources de la Vig
ne et de Verneuil en 1890-91 dont la responsabilité a été confiée à un jeune ingénieur en chef récemment promu à ce grade, un certain Fulgence Bienvenüe (dont la nièce épousera en 1883 le futur Maréchal Foch, avec lequel Bienvenüe s'était lié d'amitié à l'école Polytechnique) qui mènera par la suite l'œuvre de sa vie et qui reste attachée à son nom, la réalisation du Métropolitain de Paris. Mais ceci est une autre histoire.

Une nouvelle fois Paris n'a plus assez d'eau

Depuis la mort de Belgrand, l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires. En février 1891, Fulgence Bienvenüe reçoit la responsabilité du service des dérivations.

Annexe 1

Du côté nord du boulevard Reille, un vaste cube de pierres saisi les regards par sa masse imposante et ses grandes murailles : c'est le réservoir où aboutissent les eaux de la Vanne, petite rivière dont les sources sont captées dans les environs de Theil, dans le département de l'Yonne et amenées à Paris par un aqueduc tantôt souterrain, tantôt en arcades, long de 173 kilomètres.

Cette dérivation, autorisée par un décret impérial du 19 décembre 1866 et qui a coûté 47 millions y compris la construction du réservoir, assure à la ville de Paris, comme étiage, un volume moyen de 1100 litres par seconde ou 100 000 mètres cubes par 24 heures, d'une eau limpide et fraîche, présentant toutes les conditions de salubrité qui font l'excellente eau potable.

Le réservoir de Montsouris peut recevoir 300 000 mètres cubes, c'est à dire le produit des sources de la Vanne pendant trois jours, récemment accru par l'adjonction des sources de Cochepies, captées près de Villeneuve-sur-Yonne. Il est construit en meulière et ciment, à deux étages superposés, divisés chacun en deux parties égales, formant ainsi quatre bassins indépendants.

Il est circonscrit par l'avenue de Montsouris à l'est, par le boulevard Reille au midi, et à l'ouest par la rue de la Tombe Issoire.
in, Paris il y a cent ans vu par Auguste Vitu 1875-1975

Annexe 2

En 1871 les habitants de Grigny avaient formulé des observations quant à la réalisation de ces travaux, observations qui avaient suscité une réunion extraordinaire du Conseil municipal (séance du 18 octobre 1871) dont nous reproduisons un extrait :

Monsieur le Maire appelle l'attention du Conseil sur ce qui regarde les travaux de l'aqueduc des eaux de la Vanne. Il fait remarquer la justesse des plaintes formées par les habitants de la commune qui voient avec regret cet "immense monument" couper non seulement les pièces de terres en deux, mais aussi détruire le niveau des deux chemins principaux de Grigny qui formeront à l'avenir leurs monticules factices fort pénibles à gravir et à descendre par les nombreuses voitures qui se rendent aux marchés de Montlhéry et de Longjumeau. Le Conseil municipal après mûre délibération, considérant que la commune de Grigny est traversée par l'aqueduc des eaux de la Vanne, que cet aqueduc traverse les chemins de Grigny à Montlhéry et de Grigny à la Norville, considérant que la hauteur de l'aqueduc à ces deux points de rencontre nécessiterait la rectification de deux nouvelles routes qui passeront par dessus et nécessiteraient une pente très préjudiciable aux intérêts de l'agriculture et de l'industrie arrête :

Monsieur le Préfet de la Seine est prié de vouloir bien faire faire aux deux points de rencontre des chemins indiqués dans la présente délibération, un siphon qui permette de laisser aux chemins leur niveau actuel.

Le Conseil municipal charge Monsieur Cocheris, Conseiller général du canton de Longjumeau du suivi de cette affaire qui est des plus urgente et l'autorise à faire toutes les démarches nécessaires à l'accomplissement du désir exprimé dans la présente délibération.

Il faut préciser que cette délibération avait été prise par le Conseil municipal dans lequel siégeait à l'époque deux gros fermiers de Grigny dont M. Godefroy de la ferme Neuve. Ils prêchaient comme on dit, pour leur paroisse. Les travaux furent exécutés… mais pas les siphons.

Entrepris dès 1891, les travaux de ce qui est dit souvent dérivation de l'Avre, sont terminés deux ans plus tard. D'une longueur de 102 kilomètres, établie majoritairement en souterrain, la dérivation transporte par gravité quelques 100 000 m3 d'eau par jour.

Dès 1895, Bienvenüe entreprend une nouvelle dérivation : celle des eaux du Loing et du Lunain dont les sources, repérées par Belgrand, sont situées entre Melun et Sens. Menée sous la direction de Bienvenüe puis sous celle de Basinet, l'exécution de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain a rencontré de grandes difficultés, notamment dans la traversée des argiles instables de Fontainebleau et dans les marnes de L'Hay-les-Roses. Formé par la réunion de la branche du Loing (14 kilomètres) et de celle du Lunain (7 kilomètres), l'aqueduc principal présente une longueur de 73 kilomètres. Essentiellement souterrain, il est construit parallèlement à celui de la Vanne et conçu pour pouvoir recevoir les eaux de ce dernier en cas d'accident. Il présente dix siphons dont le plus long, qui traverse la vallée de l'Orge à la hauteur de Viry et de Savigny, mesure 3025 mètres.

Le 11 juin 1900, les premières eaux des nouvelles sources sont enfin reçues dans le réservoir de Montsouris. Cette nouvelle ressource procure à la ville de Paris 50 000 m3 d'eau supplémentaire par jour. Cette eau arrive à point nommé en pleine Exposition universelle. Quelques jours plus tard la première ligne du métro de Paris, Porte Maillot-Vincennes sera mise en service par ce radieux matin du 19 juillet 1900.

Aujourd'hui et demain ?

Le problème de l'alimentation en eau de grandes villes comme Paris est un véritable casse-tête car sitôt qu'on a réussi à le résoudre, on assiste à un transfert de population rurale, attirée par cette amélioration des conditions de vie, et le problème se repose à nouveau. On a donc décidé de recourir directement à un prélèvement des eaux de la Seine mais en utilisant des méthodes de purification qui permettent de distribuer un produit parfaitement sain. Les eaux prélevées en amont de la capitale sont décantées, filtrées, désinfectées à l'ozone et analysées en permanence avant d'être envoyées dans le réseau de distribution.

Tant qu'il y aura de l'eau dans la Seine, les Franciliens (dont nous sommes) ne seront jamais assoiffés.

Pour le second projet, le Conseil municipal avait été appelé à se prononcer sous la présidence cette fois de Monsieur Godefroy qui était devenu Maire.

Le Conseil municipal délibère le 26 août 1897 :
Le Conseil appelé a fournir son avis et ses réserves sur le projet formé par la Ville de Paris d'acquérir des terrains nécessaires à l'établissement de l'aqueduc de déviation des eaux de source du Loing et du Lunain. Après délibération, a formulé les réserves suivantes :

1 - Nature des travaux.
La nouvelle conduite de sera pas établie autrement que celle des eaux de la Van
ne, soit en maçonnerie, soit en tuyaux de fonte. Le niveau ne devra pas dépasser celui de la butte existante actuellement. L'aqueduc traversant un territoire essentiellement agricole ne devra pas être établi sur arcades sous peine de causer une grande gène à la libre circulation des ouvriers des champs ainsi que des troupeaux qui pourront toujours y paître.

2 - Refuser de planter des arbres.
Il
ne devra pas être non plus planté d'arbres tout le long de la dite conduite, plantation absolument nuisible aux terrains avoisinants qu'elle prive de tout rapport, entretenant également une multitude d'oiseaux, nouvelle cause de destruction pour les récoltes qui se trouvent a proximité.

3 - Conservation des drainages.
Les drainages qui se trouvent sur le passage de l'aqueduc ainsi que les tuyaux passant sous le dit aqueduc et les chemins vicinaux devront être conservés et aménagés pour le libre écoulement des eaux.

4 - Chemins ruraux traversés.
Les chemins ruraux qui coupent la conduite devront être établis de façon à ce que la pente
ne dépasse pas 4 centimètres par mètre et que de chaque côté de ces montés et descentes il soit posé des garde fous de façon a éviter les nombreux accidents qui se sont produits jusqu'à ce jour suite au peu de prévoyance de l'administration. Si la Ville (NDLR : celle de Paris) se croit autorisée à les traverser sans allouer aux communes aucune indemnité, elle devra les entretenir en son état d'empierrement les montées qu'elle pratique sur l'aqueduc et répondre aux demandes et réclamation de l'autorité locale.

… et les travaux furent exécutés sans qu'aucun arbre ne soit planté et d'éviter ainsi "l'énorme" consommation de grains de blé à laquelle se seraient livrées les joyeux pinsons et autres passereaux !!!

Compte rendu du conseil municipal de Grigny en date du 26 août 1897, relatif à la création de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain >>>

D'où vient l'eau qui coule dans les aqueducs qui traversent Grigny?

La source principale qui alimente l'aqueduc de la Vanne est la "Fontaine Bouillarde" située à 114 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Benoît sur Vanne à 30 kilomètres à l'ouest de Troyes. Un décret de 1866 prescrivit l'établissement d'un aqueduc de dérivation des sources de la Vanne pour amener les eaux à Paris en passant par Sens, Fontainebleau et arriver dans un réservoir à Montrouge.

En 1899, plusieurs sources captées dans les vallées du Loing et du Lunain vinrent augmenter la fourniture en eau. Elles sont de nos jours supérieures en débit à celles de la Vanne. Elles représentent 210.000 m3/jour contre 145.000 pour la Vanne et 106.000 pour la Voulzie. Le débit maximal peut atteindre 461.000 m3/jour mais la moyenne admise est de 300.000 m3/jour.

A Nemours, le captage des eaux de la Joie, en aval de l'usine de traitement, fournit un supplément de 18.000 m3/jour d'une eau pure.

Pour les sources "hautes", celles de la Vanne et de la Voulzie, l'eau circule par simple gravité, sur une pente minime de 1/10 de millimètre par mètre, à une température constante de 12°, jusqu'à la station-usine de Desquinemare située en forêt de Fontainebleau près de Veneux-les-Sablons.

Les eaux du Loing et du Lunain qui sont les sources "basses" arrivent à Sorques près de Montigny-sur-Loing où elle sont pompées pour les élever jusqu'à la station de Desquinemare. C'est là qu'elles sont brassées et chlorées. Elles arrivent à Paris 38 heures plus tard pour y être déchlorées et stockées dans les grands réservoirs souterrains de Montrouge d'une capacité de 300.000 m3.

Pour économiser la constructions d'aqueducs pour la traversée d'une vingtaine de vallées on a installé des canalisations en siphon. Par contre, des ouvrages importants ont du être réalisé comme les ponts-aqueducs de Pont-sur-Yonne, du Grand Maître en forêt de Fontainebleau et d'Arcueil sur la vallée de la Bièvres.

Eugène BELGRAND (1810-1878)

Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854).

Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. A partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages.

Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines.


 

Lien vers l’article :  http://www.grigny91.fr/histoire/orme7b.htm

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 13:44

 

 

 

 

La ville de Paris et la Seine et Marne

un passé conflictuel

 qui ne semble pas s’améliorer 

 

 

Hier Paris dérivait les eaux de plusieurs rivières de Seine et Marne à son profit, aujourd’hui  elle voudrait vendre une partie de l’aqueduc de la Dhuis aux carriers ?

 

 

 

Ironie du sort Eugène Derveloy, l’un des députés qui protesta

contre la dérivation des eaux de certaines rivières de  Seine et Marne pour l’alimentation de la capitale, habita jusqu’à 1892 à Villevaudé et fut conseiller général du canton de Claye-Souilly.

 

 

 

Château de Bisy à Villevaudé où vécut Eugène Derveloy

 

 

 

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                                                  Mars 1917

 

 (1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-5299704.html

 

 

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