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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:35

 

Isles les Villenoy charmante commune de 900 habitants bordée par le canal de l’Ourcq et la Marne, commune qui possédait une plage en bordure de Marne avec un restaurant où aimaient se retrouver les populations avoisinantes et les parisiens qui pour certains possédaient des petites résidences secondaires  dans le secteur.

 

En 1970 cette plage fut fermée à cause d’une forte pollution de la Marne.

 

Depuis cette date la préfecture a autorisé l’implantation d’industries polluantes sur cette commune : une centrale à bitume,  une carrière/décharge et puis fin 2014 le préfet Jean-Luc Marx y autorisera l’implantation d’une décharge ISDI sur un espace agricole, près d’une école primaire,  alors qu’il la refusera à quelques kilomètres de là à Jossigny pour ne pas porter atteinte  aux espaces agricoles et à la tranquillité publique.

 

Une sucrerie qui a fermé ses portes il y a quelques années a même laissé un site pollué, un sarcophage devait confiner la pollution mais il fuit de l’arsenic et du fer depuis plusieurs années sans que l’ETAT n’impose à l’industriel pollueur d’effectuer des travaux pour stopper la pollution.

 

Et comme cela ne suffisait pas une entreprise de recyclage/décharge de déchets dangereux pourrait également s’implanter sur cette commune.

 

Les habitants voudraient bien voir leur plage au bord de Marne rouvrir, cela créerait de l’emploi dans des activités moins polluantes, mais comment rouvrir cette plage en bordure de Marne alors que cette rivière est toujours polluée.

 

En effet en amont sur la Marne se trouve Meaux, la grande agglomération voisine, qui reverse, par moment, dans cette rivière des eaux d’assainissement  non traitées biologiquement, son système d’assainissement a été évalué non conforme en 2015, une mise en demeure a d’ailleurs été délivrée par la préfecture le 10/3/2016. Une commune sur laquelle est implantée l’entreprise Wipelec où il vient d’être découvert une pollution des eaux pluviales.

 

Mais la commune de Meaux reverse également des eaux dont nous ne connaissons par l’état, en aval de sa station de pompage d’eau  de Nanteuil les Meaux, en effet cette station devrait être encadrée par un arrêté préfectoral, mais à notre connaissance, la protection de ce captage n’est toujours pas mise en place, alors que la loi l’oblige depuis 1992.

 

Comment dans ces conditions

pourra-t-on rouvrir un jour

 la jolie plage

d’Isles les Villenoy ?

 

 

Pour toutes infos complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher

de

Monsieur Gérard Péhaut, sous préfet de Meaux

et de

Monsieur Jean-François Copé, Maire de Meaux.

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Esbly : ils rêvent de créer un centre culturel sur la friche de la Plage

>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Esbly|Alexandre Arlot|25 avril 2017, 17h50|0

Isles-lès-Villenoy, le 17 avril. A l’abandon depuis des années, le site de la Plage d’Esbly fait l’objet d’un projet de reconversion en centre culturel porté par un collectif d’associations, dont la Foule d’eau d’Amar Benbia (au centre, avec le foulard). LP/A.A.

Alexandre Arlot

Esblyplage d'EsblyCollectif de la Plagecentre culturelValérie Pottiez-Husson

A voir les bâtiments de béton en ruines, les murs tagués et les herbes hautes, difficile d’imaginer le site de l’ancienne piscine, la Plage, d’Esbly autrement que ce qu’il est depuis une trentaine d’années : une friche. Aidé par des associations partenaires, le Collectif de la plage pourrait bien redonner aux lieux l’attractivité qu’il mérite.

Un projet de création de centre culturel est dans les cartons. Il sera formalisé ce mardi 25 avril en mairie d’Esbly, propriétaire de ce terrain en bord de Marne pourtant situé sur le territoire d’Isles-lès-Villenoy. « Le projet nous a immédiatement séduits », confie Valérie Pottiez-Husson (LR), à la tête de la commune depuis 1993.

Le 17 avril, des membres des structures impliquées dans le projet se sont rendus sur site pour établir un « diagnostic ». « Nous allons sécuriser, déblayer puis nettoyer les lieux et voir ce dont nous aurons besoin, en matériaux et en techniques », détaille Amar Benbia, le président de la Foule d’eau.

 

Isles-lès-Villenoy, lundi 17 avril. Situé au bord de la Marne, le site de l’ancienne piscine d’Esbly est à l’abandon depuis une trentaine d’années. LP/A.A.

Intégrée au Collectif de la plage, cette association engagée pour la mobilité internationale de la jeunesse est installée sur une péniche, à Torcy. C’est au hasard d’une balade sur la Marne, il y a six ans, qu’Amar Benbia a découvert l’ancienne plage d’Esbly (lire encadré). Une friche que le quadragénaire et ses compagnons ont choisi de reconvertir en centre culturel, sur le modèle du réseau Trans Europe Halles. Les membres du collectif parcourent d’ailleurs le Vieux Continent pour présenter leur projet, lequel comprendra des performances artistiques — théâtre, danse, concerts… — ouvertes au public.

 

Isles-lès-Villenoy, lundi 17 avril. Les bâtiments en béton de la friche seront réhabilités par le collectif. Cet espace situé à l’étage pourrait accueillir des ateliers de menuiserie ou de bricolage. LP/A.A.

La réhabilitation et l’aménagement du terrain passeront par des chantiers d’insertion, gérés par l’agence départementale Initiatives 77. Les matériaux de récupération seront privilégiés. Le terrain étant situé en zone inondable, les nouveaux équipements devront être amovibles. Le bassin de la piscine pourrait ainsi être transformé en une salle de représentation recouverte d’un toit démontable. Les membres du collectif sont désormais en quête de financements. « Un projet comme celui-là dépasse les 2 M€ », estime Amar Benbia.

Plus de renseignements sur https ://www.facebook.com/lecollectifdelaplage.

Jusque dans les années 1970, elle était prisée des Parisiens

 

Esbly, début du XXe siècle. Avant que la baignade dans la Marne ne soit interdite dans les années 1970, la plage d’Esbly attirait aussi bien les Parisiens que les habitants des environs. LP/A.A.

A proximité de la gare de l’Est, le café « A la ville d’Esbly » témoigne de l’importance passée de la commune seine-et-marnaise. De l’époque des premiers congés payés aux années 1970, décennie lors de laquelle la baignade dans la Marne fut interdite, les Parisiens se pressaient à la plage de sable d’Esbly, où se trouvaient aussi une piscine et un restaurant.

« A l’époque, on pouvait acheter des billets groupés pour le train et le restaurant », rappelle la maire (LR) Valérie Pottiez-Husson. Après la fermeture de la plage pour cause de pollution, la fréquentation du site diminue au fil des ans, jusqu’à être abandonné dans les années 1980 après une série d’inondations. « Ce sont toute une histoire et tout un site que nous avons à cœur de faire revivre », confie Valérie Pottiez-Husson.

A.A.

http://www.leparisien.fr/esbly-77450/esbly-ils-revent-de-creer-un-centre-culturel-sur-la-friche-de-la-plage-25-04-2017-6888858.php

 

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:43

 

 

Une fois de plus

une eau non conforme

aux références de qualité

le 29 mars dernier

 

Payer très chère une eau de bonne qualité, passe encore, mais payer très chère une eau de mauvaise qualité ce n'est pas acceptable.

 

 

Les élus doivent rendre des comptes aux habitants

 

 

Claye-Souilly 29.3.2017 : une eau "dite potable" non conforme aux références de qualité  et que l'on paye très chère !
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 17:29
Nord-Ouest 77, un secteur aux mains de l’agriculture intensive : une eau « dite potable » polluée par l’atrazine depuis une dizaine d’années à Chambry, Forfry, Gesvres le Chapitre, Marcilly, Monthyon

 

L’ETAT  sait bien que les pesticides et notamment l'atrazine dans l'eau potable sont dangereux pour les populations.

 

L’atrazine est un pesticide interdit en France depuis 2003, mais que l’on retrouve encore

dans les eaux « dites potables » de certaines communes rurales de Seine et Marne.

 

Mais qu’à cela ne tienne, le représentant de l’ETAT, est entrain d’étudier, à la demande

de l’agriculture intensive, le déclassement de certains cours d’eau sur ces mêmes communes de Gesvres le Chapitre, Monthyon, Marcilly et Chambry.

 

Pour faire court ce déclassement pourrait permettre à l’agriculture intensive de déverser

des pesticides au bord de ces cours d’eau, alors que la législation actuelle les en empêche.

 

C'est

"ladite démocratie à la française"?

 

Le droit donné à l’agriculture intensive

de polluer un territoire

avec la bénédiction de certains élus ?

 

 

Le droit des populations

de subir et de se taire

surtout se taire ?

 

 

A vous de juger.

 

 

Paru sur le site Docbuzz :

Un pesticide, l’atrazine provoque un grand risque de retard de croissance intra-utérin

 

Une étude menée en France et publiée dans la revue médicale Environmental Health Perspectives, démontre qu’un pesticide, l’atrazine, que l’on retrouve dans l’eau du robinet, peut provoquer un risque de retard de croissance intra-utérin associé à une réduction du périmètre crânien.

L’atrazine est un pesticide utilisé dans un grand nombre de pays pour le traitement des mauvaises herbes. Si l’atrazine a été interdit en Europe en 2003, c’est toujours l’un des herbicides les plus largement utilisé aux États-Unis et dans le reste du monde. L’atrazine est tératogène, agit comme perturbateur endocrinien, et est capable d’abaisser le niveau de la testostérone : à des concentrations très faibles de l’ordre de 0,1 partie par milliard, elle féminise les batraciens.

En France, parmi les pesticides, l’atrazine est le principal polluant des eaux. Lors de son interdiction, sa présence était généralisée dans l’eau car elle avait contaminé toutes les nappes phréatiques suite à une utilisation massive par les agriculteurs. L’AFSSA recommande de ne pas consommer l’eau lorsque la présence d’atrazine dépasse 0,4 µg/l pour les nourrissons, 0,6 μg/l pour les enfants et 2 μg/l pour les adultes. Or, les prélèvements effectués observaient que ces niveaux étaient atteints dans un nombre croissant de cas.

L’étude a été menée en Bretagne par une équipe de l’Inserm de Rennes (université de Rennes), dirigée par Cécile Chevrier.

L’agriculture intensive en Bretagne a entrainé une utilisation massive d’herbicides qui se poursuit aujourd’hui. Il est estimé par exemple pour la seule année 2001 que 200 tonnes d’atrazine ont été répandues sur le sol, dont 70% pour la seule culture du maïs destiné à l’élevage (0,62 kg d’atrazine par hectare). Cette intoxication massive des nappes phréatiques s’est faite avec la bénédiction du ministère de l’agriculture qui en 1997 autorisait l’usage d’atrazine jusqu’à 1 kg par hectare. Cinq ans plus tard l’atrazine était interdite par l’Europe du fait de sa dangerosité. L’atrazine a été remplacée par d’autres herbicides (alachlore, acétochlore, métolachlore). En 2006, on retrouvait encore une concentration d’atrazine de 0.38 μg/L dans les eaux de surface et l’eau du robinet était contaminée à hauteur de 0.1 μg/L, une quantité potentiellement toxique.

Les scientifiques ont suivi un groupe de 579 femmes enceintes, âgées en moyenne de 30 ans. L’existence d’une contamination des femmes enceintes par l’atrazine a été recherchée par mesure de leur taux urinaire d’atrazine et de ses métabolites avant la 19 ème semaine de gestation. Ces résultats ont été corrélés à la survenue de problèmes périnataux afin de déterminer l’action de l’atrazine sur les fœtus.

Ces femmes ont donné naissance à 601 enfants, chez qui 88 anomalies congénitales majeures ont été constatées, ainsi que 26 anomalies génitales chez des enfants mâles, 180 retards de croissance intra-utérin et 105 réductions du périmètre crânien.

Un retard de croissance était plus fréquent chez les femmes ayant suivi un cursus éducatif court, fumeuses, consommant 1 verre d’alcool par jour, ayant une pression artérielle élevée.

Au total, 6% des femmes enceintes présentaient des niveaux quantifiables d’atrazine ou de l’un de ses métabolites dans leurs urines. Autant de femmes vivant en ville qu’à la campagne étaient contaminées par l’atrazine. Cependant la contamination était plus importante chez les femmes mangeant beaucoup de poisson. Les scientifiques retrouvent également une contamination importante aux herbicides ayant remplacé l’atrazine depuis son interdiction (métolachlore).

La contamination des futures mamans par l’atrazine augmentait le risque de retard de croissance intra-utérin de 50% et de réduction du périmètre crânien à la naissance de 70%. Le retard de croissance du bébé et la réduction du poids du bébé étaient directement corrélés à la contamination par l’atrazine ou à ses métabolite (simazine). L’atrazine augmentait de 40% le risque d’anomalies génitales chez les garçons mais le petit nombre de cas (5 exposés et 18 non exposés) ne permettait pas de conclure. II n’a pas été retrouvé d’association avec les malformations congénitales majeures.

La contamination par les herbicides ayant remplacé l’atrazine (métolachlore) entrainait également une réduction du périmètre crânien chez les enfants ainsi qu’une réduction de la taille et du poids, réduction qui n’atteignait pas la significativité. Ces herbicides sont toujours autorisés et utilisés à ce jour en France.

Cette étude montre d’abord la persistance, même des années après un arrêt de leur utilisation, des pesticides dans l’eau, les sols et une poursuite de contamination dans l’eau du robinet. Elle montre ensuite que leur toxicité est réelle y compris à des doses très faibles : un herbicide perturbateur endocrinien a des effets dommageables sur le développement du fœtus et donc sur le futur état de santé de l’enfant.

Si ces données ont été publiées après l’arrêt de l’utilisation de cet herbicide, on ne peut qu’imaginer les dégâts sanitaires qu’il a causés en toute impunité au cours de ses longues années d’utilisation. La Bretagne n’a pas été la seule région française touchée par cette intoxication.

Il est peut-être temps d’arrêter de jouer aux apprentis sorcier en déversant des quantités massives de pesticides et d’herbicides mal étudiés, et dont la toxicité reste plus ou moins inconnues pour l’écosystème et l’être humain. Rappelons que la France reste le plus grand consommateur de ces produits toxiques dans toute l’Europe et que leur toxicité est niée par les producteurs et les autorités sanitaires.

 

 

 

Source

Urinary Biomarkers of Prenatal Atrazine Exposure and Adverse Birth Outcomes in the PELAGIE Birth Cohort
Cécile Chevrier, Gwendolina Limon, Christine Monfort, Florence Rouget, Ronan Garlantézec, Claire Petit, Gaël Durand, Sylvaine Cordier
Environmental Health Perspectives, publication en ligne du 2 mars)

L’atrazine, un herbicide agricole, affecte la reproduction des poissons

L’Atrazine, un polluant bien présent dans l’eau du robinet

Crédit Photo Creative Commons by Mazzaq-Mauro Mazzacurati

 

http://www.docbuzz.fr/2011/03/10/123-un-pesticide-latrazine-provoque-un-grand-risque-de-retard-de-croissance-intra-uterin/

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2017/02/qualite-de-l-eau-du-robinet-a-barcy-chambry-forfry-gesvres-le-chapitre-marcilly-monthyon-1-non-conformites-aux-limites-de-qualite-po

 

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:55

 

Un sacré casse-tête pour Jean-François Copé, président de la communauté d’agglomération du pays de Meaux.

 

Les habitants d’Esbly souhaitent remettre en état la plage en bordure de Marne abandonnée depuis 30 ans.

 

Malheureusement cette plage se trouve en aval proche du projet TERZEO de décharge de déchets dangereux, du sarcophage qui fuit de l’arsenic et du fer... et de la décharge ISDI d’Isles les Villenoy.

Serait-il vraiment sérieux d’implanter une plage dans la Marne en aval proche d’une décharge de déchets dangereux ?

 

Il faut bien que les habitants des villages ruraux de sa communauté d’agglomération comprennent que M. le Maire de Meaux a décidé de réhabiliter sa ville et pour ce faire a bien besoin de décharge ISDI et  aurait, semble t-il, bien besoin de TERZEO pour recycler et stocker les déchets dangereux récupérés des 7 tours qu’il souhaite encore détruire.

 

Vous connaissez

« la dite solidarité à la française »

 

Améliorer

la qualité de vie des populations

des grandes villes

en détruisant

le cadre de vie de celles des villages ruraux

 

 

Pour en revenir à cette plage, les habitants d’Esbly et environs en ont-ils vraiment besoin, Jean-François Copé en a fait réhabiliter une à Meaux en bordure de Marne, pourquoi en implanter une seconde à quelques kms de là ?

 

 

Pour aller plus loin :

http://astudejaoublie.blogspot.fr/2011/08/esbly-la-plage-golf.html

 

Paru dans le Journal la Marne :

 

Soutenez le Collectif de la Plage pour redonner vie à l'ancienne piscine

Un collectif d'associations a présenté à la mairie d'Esbly un projet de centre culturel sur le site de l'ancienne piscine, à l'abandon depuis près de 30 ans.

07/04/2017 à 15:53 par Gurvan Abjean

L’une des friches les plus emblématiques de Meaux et ses environs est en passe de s’offrir une seconde vie.

Le collectif de la plage, qui regroupe plusieurs associations, veut créer un centre culturel à rayonnement international sur les ruines de l’ancienne piscine d’Esbly. Son projet a été présenté en conseil municipal, fin mars. La Ville attendait depuis longtemps une solution adaptée et ambitieuse pour faire revivre cet espace, à l’abandon depuis près de 30 ans.

Votez pour les soutenir

Amar Benbia, membre de l’association “La Foule d’eau” qui fait partie du collectif, est « tombé amoureux » du site et de son architecture des années 20 – 30 il y a environ six ans, en naviguant dans le secteur :

On a tout de suite eu la volonté d’animer ce lieu magnifique. L’objectif est d’ancrer nos animations au niveau local. On va d’ailleurs mener une enquête pour connaître les envies des habitants.

Résidences d’artistes internationaux, festivals, concerts, expositions : le centre sera ouvert à tout type de projets culturels.

Cette opération de grande envergure nécessite « énormément d’argent ». D’abord pour nettoyer, sécuriser et réhabiliter le terrain et les bâtiments. Les responsables du projet veulent mettre en place des chantiers d’insertion et des chantiers bénévoles internationaux pour réaliser ces travaux.

Le collectif a déjà mobilisé plusieurs partenaires. Il participe aussi au concours de la Fabrik Aviva, fonds qui propose d’aider financièrement une quarantaine de projets innovants. Le collectif a besoin de votre soutien pour obtenir une somme pouvant atteindre 50 000 euros. Vous pouvez voter jusqu’au 11 avril.

77450 Esbly

http://www.journallamarne.fr/2017/04/07/le-collectif-de-la-plage-veut-redonner-vie-a-l-ancienne-piscine/

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:47

 

 

Wipelec une entreprise bien connue des services de l’ETAT pour avoir pollué un site à Romainville, puis à Pomponne, aujourd’hui c’est celui de Meaux qui est mis sur le devant de la scène depuis plusieurs mois.

 

Il a été découvert fin  2016 à Wipelec Meaux lors d’une inspection de la DRIEE  la présence de déchets dangereux (solvants, produits chimiques…).

Aujourd’hui c’est une pollution des eaux pluviales qui vient d’être mise à jour.

L’inquiétude est grande car Wipelec se trouve à proximité d’une crèche interentreprise et en amont de plusieurs captages d’eau potable.

 

Depuis

combien de temps cette entreprise

 pollue

les eaux pluviales de Meaux ?

 

Jean-François Copé doit dire s’il a autorisé  en 2012 Wipelec à reverser ses eaux pluviales dans le réseau communal, si ses services ont contrôlé régulièrement  la concentration des polluants déversés par Wipelec dans ce réseau.

 

En effet nous apprenons que le préfet vient d’imposer un arrêté préfectoral de mesures d’urgence à l’encontre de Wipelec suite au déversement d’eaux polluées dépassant 8 fois la concentration autorisée pour le fer et ses composés.

 

Pour extrait de l’AP du 24/3/2017 (1) :

 

 

Meaux près de la crèche : pollution des eaux pluviales par Wipelec, Jean-François Copé doit s’expliquer !
Meaux près de la crèche : pollution des eaux pluviales par Wipelec, Jean-François Copé doit s’expliquer !

 

 

Pour mémoire Wipelec est situé en amont des captages d'eau de Nanteuil les Meaux, Isles les Villenoy, Condé Ste Libiaire, Lesches….. et du site Natura 2000 des Boucles de la Marne.

 

Dans son rapport présenté au Coderst le 8/10/2015 l’Agence Régionale de Santé avait signalé que l’eau brute captée à Isles les Villenoy présentait des dépassements des exigences de qualité pour le fer plus de 9 fois supérieurs au seuil réglementaire.

 

Depuis des années l’eau potable distribuée par le captage de Lesches présente des non-conformité aux références de qualité pour le paramètre fer total.

 

C’est également en amont  des 3 captages d’ Isles les Villenoy, Condé Ste Libiaire, Lesches qu’une pollution a été détectée sur l’ancien site exploité par Tereos (ex Beghin-Say), pollution à l’arsenic, fer…..

 

Pour protéger la ressource en eau des habitants des communes rurales alimentées par ces captages il est plus que souhaitable qu’une étude hydrologique soit réalisée par le BRGM  comme cela avait été fait à Lieusaint autour du site Beghin-Say. (1)

 

Cette étude  pourrait être financée par :

- l’Agence Seine Normandie

- la Communauté d’Agglomération de Meaux

- le Conseil départemental de Seine et Marne

- le BRGM  sur les fonds du ministère de l’Ecologie

- Tereos et Wipelec.

 

(1) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/26297/211542/file/AP%20mesure%20urgence%20WIPELEC%2024%203%202017.pdf

(2) http://infoterre.brgm.fr/rapports/72-SGN-221-BDP.pdf

 

 

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:57
CLAYE-SOUILLY: une eau du robinet très chère et encore  non conforme  en février dernier

 

Une fois de plus une eau non conforme aux références de qualité pour le paramètre équilibre calco-carbonique, alors que les populations paient l'eau potable très chère à Claye-Souilly.

 

 

Pour toutes informations

sur le prix et la qualité de l'eau à Claye-Souilly

contactez

Jean-Luc Servières

adjoint au maire chargé de l'eau

 

 

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:46
Ruisseau de la Plaine aux Bois Montgé en Goële

Ruisseau de la Plaine aux Bois Montgé en Goële

 

La Beuvronne, l'une des rivières de Seine et Marne les plus polluées par les pesticides... qui devraient voir une partie de ses affluents rayée de la carte IGN.

 

Pour mieux comprendre voir ci-dessus, la photo du ruisseau de la Plaine aux Bois  à Montgé en Goële, un ru qui est actuellement protégé des nuisances de l'agriculture intensive par une bande enherbée sur laquelle les agriculteurs n'ont pas le droit de déverser des pesticides.

 

Si Jean-Luc Marx, préfet du 77, décide de déclasser ce ru, il n'apparaîtra plus sur les cartes IGN, sera considéré comme un fossé et les agriculteurs pourront supprimer la bande enherbée et déverser des pesticides au bord de ce ru, ce qui accroîtra la pollution de la Beuvronne, une rivière déjà bien maltraitée.

 

Le ruisseau de la Plaine aux Bois  prend sa source dans la forêt de Montgé en Goële, c'est l'un des rus qui forme la source de la Beuvronne.

 

 

Source du ruisseau de la Plaine aux Bois Montgé en Goële

Source du ruisseau de la Plaine aux Bois Montgé en Goële

Paru sur le site Reporterre :

La nouvelle cartographie des cours d’eau menace l’intérêt général

2 mars 2017 / Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)

 

Est-ce un cours d’eau ou un fossé ? La question n’a rien d’anodin : épandage de pesticides et travaux d’aménagement sont interdits à proximité du premier, mais autorisés autour du second. Le déclassement possible de nombre de cours d’eau menace la qualité de notre environnement.

Cet article est le dernier de l’enquête que Reporterre consacre à la définition de la carte de France des cours d’eau.
1. « Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau ».
2. « La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes ».


Impulsée par la FNSEA, la cartographie des cours d’eau pourrait à terme bouleverser profondément la géographie de nos territoires et la qualité de notre environnement. Ce qui se joue dans les couloirs des préfectures n’a donc rien d’anodin. Derrière des termes techniques et des formulaires compliqués, se dessine une menace écologique grave sur la qualité des rivières du pays.

Comme Reporterre vous le racontait hier, près d’un cours d’eau sur cinq pourrait être déclassé en fossé ou ravine… et ainsi sortir du cadre protecteur de la loi sur l’eau. « C’est principalement le cas des têtes de bassin, notamment celles des petites rivières », précise Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à France nature environnement (FNE). Ces têtes de bassin sont constituées de rus, de ruisseaux et d’aubettes qui représentent l’arborescence — le chevelu — en amont des rivières et des fleuves.


Ce chevelu, bien qu’épars et instable, joue un rôle écologique fondamental. Refuge de biodiversité, il détermine, de par sa position en amont, la qualité de l’eau en aval. C’est pourquoi « l’enjeu principal est par rapport aux zones de traitement : au bord des cours d’eau, les traitements phytosanitaires sont très réglementés, ce n’est pas le cas auprès des simples fossés », résume Bernard Rousseau. La directive nitrates de 1991, l’arrêté de 2006 sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, puis le Grenelle de l’environnement préconisent ainsi des zones non traitées et des bandes enherbées de cinq mètres minimum aux abords des points d’eau. Loin d’être symboliques, ces bandes sans pesticide permettent de maintenir un filtre vert, une « zone tampon », afin de limiter les transferts de produits phyto vers les eaux de surface. Ce sont de petites stations d’épuration. L’équation est donc simple : sans zone libre d’épandage, les cours d’eau déclassés vont voir la concentration en pesticides augmenter. « Si l’on se met à traiter en amont, ça se retrouvera en aval. C’est la qualité de notre chevelu qui fait la qualité des cours d’eau », conclut Henri Delrieu, de l’association environnementale Le Chabot.

« Pour la FNSEA, le cours d’eau est pris une entrave au développement agricole »

Autre enjeu : les travaux effectués sur les cours d’eau sont soumis à des règlementations strictes (demande d’autorisation préalable, information à la police de l’eau). Si les ruisseaux deviennent des fossés, les recalibrages et les rectifications pourraient donc se multiplier. Or,«la modification de la morphologie, à la suite de ces travaux, conduit à un surdimensionnement du lit du cours d’eau qui entraîne une diminution de la hauteur d’eau et souvent uneaugmentation de sa température, aggravant ainsi les phénomènes d’eutrophisation, comme avec les algues vertes, explique Christian Weiss, responsable de ces questions à FNE Ile-de-France. On constate aussi une dénaturation du substrat constituant le fond du lit, les structures d’abris — gravières, roches, sous-berges — et les écosystèmes végétaux disparaissent. » Ces aménagements peuvent également favoriser des écoulements torrentiels, sans parler des impacts sur la biodiversité.

Une perspective bien sombre, alors que la France s’est engagée auprès de l’Europe à atteindre un bon état écologique des cours d’eau d’ici à 2027… et que pour l’instant, cet objectif n’est atteint que pour un tiers des masses d’eau. « Pour la FNSEA, le cours d’eau est pris comme une contrainte, une entrave au développement agricole, regrette Gilles Huet, d’Eau et rivières de Bretagne. Mais un cours d’eau doit être protégé, afin d’éviter la destruction des milieux aquatiques dont nous dépendons pour notre propre survie. »

Cette histoire de cartographie illustre à nouveau le triste triomphe des intérêts privés sur l’intérêt général, la primauté du court-termisme sur l’avenir de notre planète.

 

https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 18:04
11.3.2017 Plessis aux Bois ru de Beauvais, vue sur le centre de la commune

11.3.2017 Plessis aux Bois ru de Beauvais, vue sur le centre de la commune

Dans un article qui a fait grand bruit, paru sur le site Reporterre, il était fait état du ru de Beauvais, un cours d’eau qui devrait disparaître des cartes IGN.

Mais où se trouve ce cours d’eau ?

Le ru de Beauvais prend sa source dans la commune de Plessis aux Bois, pas très loin de l’Eglise, il serpente à travers les champs cultivés par l’agriculture intensive sur environ 2 kms pour aller se jeter dans le ru de la Fourcière sur la commune de Montgé en Goële.

Ce ru représente l’une des multiples sources de la rivière Beuvronne.

 

11.3.2017 Plessis aux Bois ru de Beauvais, se dirigeant vers Vinantes

11.3.2017 Plessis aux Bois ru de Beauvais, se dirigeant vers Vinantes

Les 3 critères principaux retenus par l’administration pour considérer qu’il s’agit d’un cours d’eau sont les suivants :

-Présence de source

-Débit constant sur toute sa longueur

-Présence d’invertébrés.

 

Or le ru de Beauvais respecte ces critères, de surcroît on le retrouve sur un bon nombre

de cartes anciennes datant de 19ème siècle.

 

Mais qu’à cela ne tienne l’Onema, un organisme d’Etat, censé protéger les rivières,

est favorable  à son déclassement.

Difficile à comprendre d’ailleurs, pourquoi cette administration est venue notamment

faire une inspection en pleine période de sécheresse, au mois d’août 2016, alors

que l’agriculture intensive arrosait abondamment, sollicitant encore et encore

la nappe phréatique.

 

L’Onema serait venue ce mois-ci, elle aurait constaté que les 3 critères étaient réunis.

En effet Adenca s’est rendu sur site ce samedi et a suivi le cours d’eau sur une bonne partie de sa longueur, constatant que tous les critères étaient respectés, c’est pourquoi, photos à l’appui, elle va demander à l’Onema de faire une nouvelle inspection.

Ironie du sort, ce ru est situé sur la commune de Plessis aux Bois, où le maire Cyril Proffit est un agriculteur qui pratique l’agriculture intensive.

Les Proffit, une famille d'agriculteurs bien connus dans le bassin versant la Beuvronne

qui exploite également à Messy, Compans.....

 

 

 

11.3.2017 ru de Beauvais entre Plessis aux Bois et Vinantes se dirigeant vers Montgé en Goële

11.3.2017 ru de Beauvais entre Plessis aux Bois et Vinantes se dirigeant vers Montgé en Goële

Paru sur le site Reporterre :

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes

28 février 2017 / Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)

 

Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.

Cet article est le deuxième de l’enquête que Reporterre consacre à la définition de la carte de France des cours d’eau. Vous pouvez lire, ou relire, le premier ici : « Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau ».


Le ru du Pommeret dans les Yvelines, le ruisseau ariégeois de Paradis, le ru de Beauvais en Seine-et-Marne pourraient bien disparaître, effacés des cartes hydrographiques d’un trait de gomme. Une gomme tenue par la FNSEA, qui « veut refaire la géographie de la France suivant ses intérêts », comme le dit Gilles Huet. Pour le président d’Eau et rivières de Bretagne, ce qui est en train de se passer dans l’indifférence générale relève ni plus ni moins d’une « vaste escroquerie ». Voici la suite de l’histoire que Reporterre a commencé à vous raconter hier.

Nous sommes en juin 2015. Pressé par le syndicat des exploitants agricoles, Valls fait signer par Ségolène Royal une Instruction officielle. Il s’agit de faire réaliser par les services de l’État une identification et une cartographie complète de tous les cours d’eau de France. Incapable de contenir sa joie, le président de la commission environnement de la FNSEA, Éric Thiroin, triomphe dans un éditorial du 3 juillet 2015 : « Aujourd’hui, grâce au travail syndical du réseau FNSEA, une définition claire des cours d’eau est en train d’être intégrée. »….

 

https://reporterre.net/La-FNSEA-veut-faire-disparaitre-les-petits-cours-d-eau-de-nos-cartes

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:56

 

La Beuvronne, l'une des rivières de Seine et Marne les plus polluées par les pesticides... qui devraient voir une partie de ses affluents rayée de la carte IGN.

 

Pour mieux comprendre voir ci-dessous, la photo du ru de l'Abîme à Montgé en Goële, un ru qui est actuellement protégé des nuisances de l'agriculture intensive par une bande enherbée sur laquelle les agriculteurs n'ont pas le droit de déverser des pesticides.

 

Si Jean-Luc Marx, préfet du 77, décide de déclasser ce ru, il n'apparaîtra plus sur les cartes IGN, sera considéré comme un fossé et les agriculteurs pourront supprimer la bande enherbée et déverser des pesticides au bord de ce ru, ce qui accroîtra la pollution de la Beuvronne, une rivière déjà bien maltraitée.

 

Le ru de l'Abîme prend sa source dans la forêt de Montgé en Goële, c'est l'un des rus qui forme la source de la Beuvronne.

 

 

Ru de l'Abime Montgé en Goële

Ru de l'Abime Montgé en Goële

Paru sur le site Reporterre :

La nouvelle cartographie des cours d’eau menace l’intérêt général

2 mars 2017 / Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)
 

 

Est-ce un cours d’eau ou un fossé ? La question n’a rien d’anodin : épandage de pesticides et travaux d’aménagement sont interdits à proximité du premier, mais autorisés autour du second. Le déclassement possible de nombre de cours d’eau menace la qualité de notre environnement.

Cet article est le dernier de l’enquête que Reporterre consacre à la définition de la carte de France des cours d’eau.
1. « Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau ».
2. « La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes ».


Impulsée par la FNSEA, la cartographie des cours d’eau pourrait à terme bouleverser profondément la géographie de nos territoires et la qualité de notre environnement. Ce qui se joue dans les couloirs des préfectures n’a donc rien d’anodin. Derrière des termes techniques et des formulaires compliqués, se dessine une menace écologique grave sur la qualité des rivières du pays.

Comme Reporterre vous le racontait hier, près d’un cours d’eau sur cinq pourrait être déclassé en fossé ou ravine… et ainsi sortir du cadre protecteur de la loi sur l’eau. « C’est principalement le cas des têtes de bassin, notamment celles des petites rivières », précise Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à France nature environnement (FNE). Ces têtes de bassin sont constituées de rus, de ruisseaux et d’aubettes qui représentent l’arborescence — le chevelu — en amont des rivières et des fleuves.


Ce chevelu, bien qu’épars et instable, joue un rôle écologique fondamental. Refuge de biodiversité, il détermine, de par sa position en amont, la qualité de l’eau en aval. C’est pourquoi « l’enjeu principal est par rapport aux zones de traitement : au bord des cours d’eau, les traitements phytosanitaires sont très réglementés, ce n’est pas le cas auprès des simples fossés », résume Bernard Rousseau. La directive nitrates de 1991, l’arrêté de 2006 sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, puis le Grenelle de l’environnement préconisent ainsi des zones non traitées et des bandes enherbées de cinq mètres minimum aux abords des points d’eau. Loin d’être symboliques, ces bandes sans pesticide permettent de maintenir un filtre vert, une « zone tampon », afin de limiter les transferts de produits phyto vers les eaux de surface. Ce sont de petites stations d’épuration. L’équation est donc simple : sans zone libre d’épandage, les cours d’eau déclassés vont voir la concentration en pesticides augmenter. « Si l’on se met à traiter en amont, ça se retrouvera en aval. C’est la qualité de notre chevelu qui fait la qualité des cours d’eau », conclut Henri Delrieu, de l’association environnementale Le Chabot.

« Pour la FNSEA, le cours d’eau est pris une entrave au développement agricole »

Autre enjeu : les travaux effectués sur les cours d’eau sont soumis à des règlementations strictes (demande d’autorisation préalable, information à la police de l’eau). Si les ruisseaux deviennent des fossés, les recalibrages et les rectifications pourraient donc se multiplier. Or,« la modification de la morphologie, à la suite de ces travaux, conduit à un surdimensionnement du lit du cours d’eau qui entraîne une diminution de la hauteur d’eau et souvent une augmentation de sa température, aggravant ainsi les phénomènes d’eutrophisation, comme avec les algues vertes, explique Christian Weiss, responsable de ces questions à FNE Ile-de-France. On constate aussi une dénaturation du substrat constituant le fond du lit, les structures d’abris — gravières, roches, sous-berges — et les écosystèmes végétaux disparaissent. » Ces aménagements peuvent également favoriser des écoulements torrentiels, sans parler des impacts sur la biodiversité.

Une perspective bien sombre, alors que la France s’est engagée auprès de l’Europe à atteindre un bon état écologique des cours d’eau d’ici à 2027… et que pour l’instant, cet objectif n’est atteint que pour un tiers des masses d’eau. « Pour la FNSEA, le cours d’eau est pris comme une contrainte, une entrave au développement agricole, regrette Gilles Huet, d’Eau et rivières de Bretagne. Mais un cours d’eau doit être protégé, afin d’éviter la destruction des milieux aquatiques dont nous dépendons pour notre propre survie. »

Cette histoire de cartographie illustre à nouveau le triste triomphe des intérêts privés sur l’intérêt général, la primauté du court-termisme sur l’avenir de notre planète.


 

https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 11:42

Les associations environnementales du 77 ont appris par hasard fin 2015, que depuis près d’un an des réunions étaient organisées par la préfecture avec la FDSEA 77 notamment afin de rayer de la carte IGN des petits cours d’eau.

En Seine et Marne, Jean-Luc Marx, notre préfet, n’avait pas souhaité inviter les associations environnementales à ces réunions de concertation, alors que ses homologues d’autres départements l’avaient fait.

C’est

« la dite concertation »

à la seine et marnaise

Faute de mieux, certaines associations environnementales ont pu obtenir une copie du projet de cartographie des cours d’eau, la dernière en date leur est parvenue le 17 février dernier, elles ont moins d’un mois pour faire un travail de fourmi, aller rechercher notamment l'emplacement  des sources d'une centaine de rus qui devraient être déclassés, c’est mission impossible, puisqu'un grand nombre d'entre elles se trouvent dans des propriétés privées.

La Beuvronne, l’une des rivières les plus polluées du 77 par les pesticides devraient voir bon nombre de ses affluents rayés de la carte comme le ru de Beauvais ou peut-être celui de l’Abîme……

Ironie du sort, deux affluents de la Thérouanne, qui figurent sur les cartes depuis plusieurs siècles, devraient être pour partie rayés de la future carte IGN sur la commune de Trocy en Multien, où exploite l’influent président de la FDSEA 77, Arnaud Rousseau.

 

Paru sur le site Reporterre :

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes

28 février 2017 / Lorène Lavocat et Fabrice Nicolino (Reporterre)
 

Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.......

 

Le ru du Pommeret dans les Yvelines, le ruisseau ariégeois de Paradis, le ru de Beauvais en Seine-et-Marne pourraient bien disparaître, effacés des cartes hydrographiques d’un trait de gomme. Une gomme tenue par la FNSEA, qui « veut refaire la géographie de la France suivant ses intérêts », comme le dit Gilles Huet. Pour le président d’Eau et rivières de Bretagne, ce qui est en train de se passer dans l’indifférence générale relève ni plus ni moins d’une « vaste escroquerie ». Voici la suite de l’histoire que Reporterre a commencé à vous raconter hier.

Nous sommes en juin 2015. Pressé par le syndicat des exploitants agricoles, Valls fait signer par Ségolène Royal une Instruction officielle. Il s’agit de faire réaliser par les services de l’État une identification et une cartographie complète de tous les cours d’eau de France. Incapable de contenir sa joie, le président de la commission environnement de la FNSEA, Éric Thiroin, triomphe dans un éditorial du 3 juillet 2015 : « Aujourd’hui, grâce au travail syndical du réseau FNSEA, une définition claire des cours d’eau est en train d’être intégrée. »

Joint par Reporterre, Éric Thirouin s’explique : « Cette procédure était une demande partagée par beaucoup de monde, pas uniquement des agriculteurs. Comme aucune loi ne définissait clairement ce qu’est un cours d’eau, on était arrivé sur le terrain à des situations extrêmement conflictuelles. » En effet, avant 2015, aucune cartographie n’existe en France. Ou plutôt, il en existe plusieurs, parfois contradictoires. Car, discerner un ruisseau d’un fossé ou d’une ravine peut relever du dilemme cornélien. Mais cette distinction est d’une importance cruciale : autour d’un ruisseau, épandage des pesticides et travaux sont interdits. Il appartient alors aux juges de trancher, à partir des observations de la police de l’eau. Une situation insoutenable, d’après Eric Thirouin : « Il faut que les choses soient claires dès le début, qu’un agriculteur sache ce qu’il a le droit de faire ou pas. »

Les sections locales de la FNSEA se mobilisent, notamment via les chambres d’agriculture

Mais en fait de clarification, c’est un déclassement d’un certain nombre de cours d’eau qui est en cours. Pas la Loire, l’Aude ou l’Allier, dont l’existence ne fait aucun doute, mais les rus, ruisseaux et talwegs (petit cours d’eau en fond de vallée), qui serpentent par milliers sur nos territoires. « La stratégie de la FNSEA est de forcer la route pour inscrire les cours d’eau dans une cartographie fixée, et se battre au niveau départemental pour que, dans un maximum d’endroits, on réduise le nombre de cours d’eau », explique Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à France nature environnement (FNE).

Pour être sûre de peser, la FNSEA a même publié à l’été 2015 un formidable Guide d’appui à l’identification des cours d’eau. Le syndicat enjoint à ses adhérents locaux de mouiller la chemise et de faire leur propre inventaire des cours d’eau, car autrement, « ce que nous avons vécu au niveau national, vous risquez de le vivre au niveau local avec vos administrations : refus de réaliser les cartographies par manque de moyens, volonté incessante de revenir à un faisceau d’indicateurs, arbres de décision qui conduisent à tout classer en cours d’eau… ».

Sur le terrain, dès la parution de l’instruction gouvernementale, c’est l’agitation. Les sections locales de la FNSEA se mobilisent, notamment via les chambres d’agriculture, qu’elles contrôlent. Car le syndicat sait que le temps joue en sa faveur. Les cartes départementales doivent être finalisées par les services préfectoraux avant fin 2016. Un travail titanesque au vu des faibles moyens des directions départementales du territoire (DDT) et de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Car « pour bien faire, il faut se rendre sur le terrain, observer chaque cours d’eau », explique Gilles Huet. Sous prétexte « d’avancer vite », nombre de chambres tentent alors d’imposer leurs procédures, leurs propres cartes. Et court-circuitent les associations environnementales.

Ainsi en Seine-et-Marne, l’association Adenca, l’antenne locale de FNE, n’a été conviée à aucune réunion de la préfecture, malgré plusieurs demandes. « Nous avons été mis au pied du mur, fin juillet 2016, on nous a envoyé un projet de cartographie en nous disant de faire nos observations, mais vite, avant l’automne. Nous avons été mis devant le fait accompli en plein été, quand les rivières sont à sec, et qu’il est impossible de montrer que ce sont des cours d’eau », raconte Mireille Lopez, présidente de l’association. Depuis, leurs contestations n’ont obtenu aucune réponse.

 

« Ils viennent en force, parfois jusqu’à quinze, et peuvent être très agressifs »

En Ariège, l’association Le Chabot doit se battre pour être associée au processus. Depuis un an, les militants passent des heures sur le terrain afin de relever les indicateurs permettant d’identifier un cours d’eau. « Nous avons à ce jour établi plus de 80 fiches par “masse d’eau”. Mais la chambre d’agriculture, qui n’en a délivré qu’une dizaine en six mois, tente de changer la procédure en demandant l’analyse sur simple “carte récapitulative”,globalisée et non argumentée, de leurs désidératas », témoigne Henri Delrieu, membre de l’association environnementale. Grâce au travail minutieux du Chabot, trois ruisseaux — de Forgis, des Trois Bornes et de Coumelongue — menacés de déclassement ont été réintégrés dans la cartographie. Curieuse coïncidence, « ces cours d’eau en sursis sont situés dans les grandes plaines cultivées pour le maïs… et non loin d’un très gros élevage qui appartient au président de la chambre d’agriculture du coin », note Henri Delrieu. En revanche, le ruisseau de Paradis, sur la commune de Vals, n’est désormais plus qu’une ravine.

 

Dans le département voisin du Tarn-et-Garonne, Sabine Martin, de FNE, a pu assister aux débats. Elle décrit des réunions tendues, où les représentants de la FNSEA ont fait montre d’une « attitude de blocage et d’intimidation constante » envers les associations environnementales. « Ils viennent en force, parfois jusqu’à quinze, et peuvent être très agressifs. Ils nous disent que nous n’avons rien à faire là. Ils ne supportent pas notre présence, car ce qu’ils voudraient, c’est négocier avec l’État en direct. Je résumerais cela ainsi : “La FNSEA, ou le despotisme d’une minorité légale” ». Depuis une réunion catastrophique mi 2016, les associatifs n’ont aucune nouvelle de la carte.

« Dans certains départements, le travail est difficile, reconnaît Éric Thirouin, de la FNSEA. Mais dans la majorité des cas, c’est plutôt un dialogue inhabituel et constructif. » Il estime à« 20 % environ » le nombre de départements « où les discussions sont incohérentes ». Lui assure « vouloir apaiser les tensions, dissiper les incompréhensions, ne pas laisser la place à l’interprétation et au subjectif ». Et trouver un compromis entre le « rien en cours d’eau des agriculteurs, et le tout en cours d’eau des ONG environnementales ».

Le déclassement pourrait toucher jusqu’à 20 % des cours d’eau dans certains territoires

Les situations varient de département en département selon les rapports de force locaux.....

D’après nos sources, le déclassement pourrait toucher jusqu’à 20 % des cours d’eau dans certains territoires. Dans beaucoup de cas, par commodité, l’inventaire comprend essentiellement les cours d’eau de la carte IGN au 25.000e, qui représente « une sous-estimation considérable de la réalité de terrain », qui peut atteindre d’après Gilles Huet jusqu’à 30 % suivant les lieux. « L’Institut géographique national n’a pas pour mission de cartographier de manière systématique les cours d’eau, explique-t-il. Résultat, il n’intègre que des éléments du réseau hydrographique évident. Mais tout le petit chevelu, qui correspond aux zones les plus sensibles — les têtes de bassin versant, les zones humides — risque de disparaître. ».....

« C’est une stratégie globale de la FNSEA de remise en cause des normes environnementales »

.......

Les associations environnementales font valoir la définition jurisprudentielle qui prévalait avant la cartographie. D’après cette définition, la qualification de cours d’eau repose sur « la présence et la permanence soit d’un lit naturel à l’origine, soit d’un fossé creusé par la main de l’homme incluant un cours d’eau naturel à l’origine rendu artificiel par la suite, ainsi que par un débit suffisant une majeure partie de l’année », apprécié au cas par cas par le juge en fonction des données climatiques et hydrologiques locales. D’autres critères, comme la présence d’une vie aquatique, peuvent également être pris en compte.

« La situation d’avant était tout à fait acceptable, et il y avait peu de conflits devant les tribunaux, estime Gilles Huet. Mais c’est une stratégie globale de la FNSEA de remise en cause des normes environnementales. Ils veulent façonner le pays en fonction de leurs intérêts. » Sauf que ce remodelage de notre géographie risque fort de mettre en péril notre environnement et notre santé. Car la loi sur l’eau limite les traitements phytosanitaires et règlemente les travaux destructeurs. « Seul un tiers des masses d’eau peut aujourd’hui être considéré en bon état écologique en France, note Gilles Huet. Avec cette cartographie, on prend un risque énorme d’aggraver une situation déjà fragile. »

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