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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 11:01

 

Paru sur le site Nature Environnement Mortcerf :

Jeudi noir pour l'agriculture biologique

Publié le 28 juillet 2017

Les associations n'ont pas été entendues (FNAB,  Agir pour l’Environnement, Greenpeace, France Nature Environnement, Fondation pour la Nature et l’Homme, WWF)  ! Voir leur communiqué du 25/07/2017.

En totale incohérence avec l'objectif d'engager la transition écologique de l'agriculture française affiché au lancement des États généraux de l’alimentation il y a moins d’une semaine (!), le Ministre de l’Agriculture s’apprête à limiter les aides à la conversion et au maintien des agriculteurs biologiques.

LA BIO REPRÉSENTE 5,7 % DES SURFACES AGRICOLES FRANÇAISES MAIS NE BÉNÉFICIE QUE DE 2 % DES AIDES EUROPÉENNES... ET LE GOUVERNEMENT TROUVE ÇA ENCORE TROP !!!

« Décision du ministre de l'Agriculture, Stéphane TRAVERT, de ne prévoir aucun budget pour les aides à l'agriculture biologiques dans les 3 prochaines années, aucune nouvelle conversion biologique ne sera possible. Les producteur(rice)s bio de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB) dénoncent ce renoncement politique historique. »

Voir le communiqué de presse complet de la FNAB

URGENT – PETITION A SIGNER AVANT LE MARDI 1er AOÛT 2017

Interpellez le ministre de l'agriculture maintenant en signant la pétition initiée par Agir pour l'Environnement et soutenue par la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique https://alaide.agirpourlenvironnement.org/

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 11:32
Carte éditée par la DRIEE complétée par Adenca pour indiquer l'emplacement de la Beuvronne et la Thérouanne

Carte éditée par la DRIEE complétée par Adenca pour indiquer l'emplacement de la Beuvronne et la Thérouanne

 

 

 

Une carte établie par la DRIEE nous indique que les taux de pesticides sont très mauvais dans nombreuses rivières du 77 dont la Beuvronne depuis plusieurs années et varient de mauvais à très mauvais dans la Thérouanne.

 

A la demande de l’agriculture intensive le préfet Jean-Luc Marx a décidé de déclasser un nombre important de cours d’eau dont des affluents de la Beuvronne et de la Thérouanne par un arrêté préfectoral du 14/6/2017

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Eau/Milieux-aquatiques-et-zones-humides/Cartographie-des-cours-d-eau/Cartographie-des-cours-d-eau-de-Seine-et-Marne

 

 

 

Quelles conséquences ?

 

 

  Le 21/7/2017, en pleine période de vacances, la nouvelle préfète du 77 Béatrice Abollivier, met en consultation un projet d' arrêté préfectoral, vous avez jusqu’au 14/8/2017 pour faire vos observations.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/27968/223942/file/AP_points_eau_ZNT_consultation.pdf

 

Ce projet  d’arrêté préfectoral nous éclaire sur les raisons des demandes de l’agriculture intensive.

 

En effet, les agriculteurs n’auront plus l’obligation de laisser une bande enherbée en bordure de ces cours d’eau déclassés pour éviter le transfert de pesticides et nitrates vers les points d’eau.

 

Pour protéger notre ressource en eau Mme la Préfète aurait pu maintenir cette obligation mais elle déconseille simplement aux agriculteurs de supprimer la bande enherbée.

 

Mme la Préfète

 voudrait-elle

ne pas contrarier le lobby agricole ?

 

 

Pourtant Nicolas Hulot, ministre de l’écologie et Agnès Buzyn, ministre de la santé disent vouloir faire de la santé/environnement un axe prioritaire de leur action.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/communique-nicolas-hulot-et-dagnes-buzyn-sur-qualite-lair#xtor=RSS-23

 

 

Ce ne sont pas des paroles qu’attendent les populations de Seine et Marne qui boivent une eau non-conforme chargée de pesticides mais des actes forts de l’ETAT.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de la cartographie des cours d'eau issue de la préfecture 77, Adenca a entouré en rouge les cours d'eau déclassés sur la Beuvronne, La Thérouanne et le ru de Rutel

Extrait de la cartographie des cours d'eau issue de la préfecture 77, Adenca a entouré en rouge les cours d'eau déclassés sur la Beuvronne, La Thérouanne et le ru de Rutel

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 10:59
forêt de montgé en goële : la chapelle

forêt de montgé en goële : la chapelle

 

 

Montgé-en Goële, charmant village de 700 âmes, occupé en majorité par la forêt et les espaces agricoles.

La forêt régionale de Montgé-en-Goële s’étend sur 960 hectares, pour majorité situés sur cette commune, la région IDF est propriétaire de 358 hectares à Montgé-en-Goële.

Une forêt plantée d’arbres remarquables, un boisement important de châtaigniers, des chênes, des frênes, des marronniers,  des charmes, des tulipiers de Virginie et une magnifique allée plantée de platanes (c’est la baronne d’Eichthal qui avait fait planter 252 platanes  au début du 20ème siècle).

On y trouve également de l’ail sauvage, du muguet, des jacinthes sauvages, des iris, des buissons de rhododendrons…..

 

Cette butte est un réservoir hydrologique, ses sources alimentent plusieurs rivières  la Beuvronne, La Thérouanne, La Nonette qui baigne le château de Chantilly.

 

Au 12ème siècle un prieuré s’y implanta, qui aurait été fondé par Thibault, comte de Champagne et Roi de Navarre, qui sera  donné  aux chanoines réguliers du St Sépulcre d’Allemagne,  dépendant de la congrégation bénédictine  fondée en 1105 par Bernard d'Abbeville, abbé de Saint Cyprien de Poitiers (abbaye dépendant de la Chaise-Dieu).

Ce prieuré comprenait une chapelle et une ferme.

Au 16ème siècle le prieuré aurait été dévasté en partie par les protestants, des religieuses s’y installèrent ensuite.

Au 18ème siècle les religieux n’occupent plus les lieux et les locaux sont loués à un particulier jusque vers 1792 où les biens furent vendus aux enchères publiques, suite à la dissolution de toutes les communautés religieuses par l’Assemblée législative.

 

Le prieuré devenu une propriété particulière passa entre les mains de divers propriétaires, à  M. Paultre de la Motte, puis au général de Montigny Turpin qui le transforma en rendez-vous de chasse et restaurera la chapelle.

C’est M. Marouzi qui y construisit vers  1840 le château de St Thibault, qui fut vendu à plusieurs reprises, en 1852 à M. de Thurneyssen, puis quelques années plus tard à M. Lainé qui fit terminer le château et le meubla, agrandit la ferme et les dépendances.

Il fit reconstruire la chapelle fit remettre le monument funéraire de Jean de Chabannes, comte de Dammartin, accompagné d'une mise au tombeau du Christ, sculpté vers le 16ème siècle.. (aujourd’hui au château de Bourdeilles en Dordogne)

 

Pendant quelques années cette chapelle redevint un lieu de pèlerinage, jusqu’à ce que M.Perret, nouveau propriétaire en interdise l’entrée au public.

 

Au début du 20ème le banquier d’origine allemande, le baron André d’Eitchthal, achète la propriété, son épouse y fera planter une allée cavalière de 252 platanes.

Le baron d’Eitchthal sera maire de Montgé en Goële entre 1919 et 1929.

 

Le château disparaîtra dans les années 1970.

 

 

C’est ici que l’industriel Knauf projette de détruire la forêt pour exploiter le gypse.

Car cette multinationale pourrait exploiter le gypse en souterrain et laisser la forêt de Montgé en Goële aux populations du nord-ouest 77, mais l’industriel semble vouloir tout le sol et le sous-sol, puisqu'il voudrait exploiter à ciel ouvert ?

 

Quelles tractations

sont en cours

entre la région Ile de France

et l’industriel allemand 

derrière le dos des populations ?

 

 

Pour le savoir nous vous conseillons de contacter

vos conseillers régionaux

 

 

Il s’agit de :

Mme Anne CHAIN-LARCHÉ (LR)Maire St Denis les Rebais, vice présidente du Conseil Régional chargée de la ruralité et de l’agriculture

Mme Marie-Pierre Badré (LR) Adjointe au Maire de Couilly Pont aux Dames

M. Gilles Battail (LR) Maire deDammarie les Lys

M. Joffrey BOLLÉE (FN)

M. Pierre CHERRIER (FN) de la Celle St Cloud (92)

M. James CHERON (UDI) Adjoint au maire de Montereau Fault Yonne

Mme Aurélie COURNET (FN) de Paris

M. Gilbert CUZOU (PS) de Paris

M. Benoît CHEVRON (LR) de Villiers St Georges, Président de la Fédération Départementale des Chasseurs

M. Bertrand DUTHEIL DE LA ROCHERE (FN)

Mme Sylvie FUCHS (FDG) Conseillère municipale de Roissy en Brie

M. François Kalfon (PS ) Conseiller municipal Melun

M. Éric Jeunemaître (LR) Adjoint au maire de Provins

Mme Sylvie MONCHECOURT (UDI) Maire de Montigny sur Loing

Mme Laure-Agnès MOLLARD-CADIX (UDI) Conseillère municipale de Combs la Ville

Mme Bénédicte MONVILLE de CECCO Conseillère municipale de Melun

M. Jean-Paul Planchou (PS ) Ancien maire de Chelles

M. Julien PROFFIT (LR) Conseiller Municipal de Claye-Souilly

Mme Hamida Rezeg (LR) Adjointe au maire de Meaux

MmeRoseline Sarkissian (PS) Conseillère municipale de Fontainebleau

Membre de la commission Environnement, aménagement du territoire

Claudine Mme Thomas (LR) Adjointe au maire de Chelles

Mme Béatrice TROUSSARD (FN) conseillère municipale de Chelles

Maire de Fontainebleau M. Frédéric Valletoux (LR)

Mme Thi Hong Chau VAN (CD) Adjointe au maire de Bussy Saint Georges

 

Sources :

Bibliothèque Gallica : Bulletin des études littéraires et scientifiques du Lot 1955 : le sépulcre de l’ancien prieuré de Montgé.

http://fr.topic-topos.com/allee-des-platanes-montge-en-goele

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:06
La Beuvronnette vers 1910

La Beuvronnette vers 1910

 

 « La Beuvronnette »

 

 C’est une bâtisse de caractère qui marque le paysage, construite  au bord du canal de l'Ourcq, au début du 20ème siècle, dans le noyau historique de Claye-Souilly, sur un parc arboré de trois hectares (18 rue A, Briand), en pierres meulières, sa façade est agrémentée de bandeaux, briques de céramique verte et blanche, d’encadrements et de soubassements, couverture en tuiles plates et zinc, pointes de faîtage en zinc travaillées à l’ancienne, cheminée en briques, gouttières en zinc, balcon en ferronnerie. A signaler un mur de clôture en pierres meulières et briques et une très belle grille en ferronnerie datant de la même époque.

 

 

 Le sous-sol abrite la cave à vins et le fruitier.

 

 

                                  L’escalier en fer forgé (Collection Breton)

 

 

  Au rez-de-chaussée se trouvent une entrée, deux salons, une salle à manger, un bureau et une cuisine, puis un très bel escalier avec rambarde en fer forgé début 20ème siècle nous conduit au premier étage qui comprend quatre chambres, une salle de bains, un cabinet de toilette, au 2ème étage il y a deux chambres et une salle de jeu.

 Dans le jardin, coule une source qui alimente un petit bassin.

 

 Sur le côté gauche se situent deux grands garages et la maison des domestiques comprenant au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger, à l’étage 3 chambres (en 1926 il y avait une femme de chambre, une cuisinière, un chauffeur, un jardinier, une gardienne).

 

 La Beuvronne serpente au milieu du parc, deux petits ponts permettent la traversée de la rivière (1) (dans la 2ème moitié du 20ème siècle la propriété est découpée et le lotissement «Domaine de  la Beuvronne »  voit le jour).

 

 C'est Emile Mounier (1844-1906), notaire à Claye-Souilly de 1876 à 1901, qui la fera construire, son épouse y vivra jusqu'à sa mort en 1926, puis viendront y habiter leur fille Marie et son époux Pascale Greppe, notaire, qui avait pris la suite de son beau père à l'étude de Claye-Souilly, les époux Greppe prêtaient volontiers leur parc pour organiser diverses manifestations : kermesse paroissiale, compétition de tir à l’arc…..

Fervents catholiques ils reçurent Monseigneur Gaillard, Evêque de Meaux, à l'issue d'une cérémonie religieuse en l’église Saint Etienne de Claye-Souilly.

 

Vers 1940 c'est Jeanne Labrusse qui deviendra propriétaire, elle exploitait une entreprise de déménagement à Paris, elle y vivra avec ses fils Guy et Michel,

 

Vers 1953 la propriété sera revendue à la famille Breton (entreprise d'élevage de volailles),

 

Dans les années 60 c'est M, Soulier qui acquiert la propriété pour y implanter une maison de retraite « Les Jours Heureux » qui fermera en 2004,

 

Après sa fermeture le projet de Plan Local d'Urbanisme de 2006 faisait craindre le risque de démolition de cette propriété, c'est là qu'interviendra Yvonne Patron, une frêle octogénaire, née à Claye-Souilly, qui avait participé enfant aux fêtes organisées dans la propriété et qui voulait protéger ce patrimoine remarquable. Avec l'aide de ses amis, elle fit signer une pétition qui recueillit près de 200 signatures et qui permit d'attirer une attention particulière de la population sur cette propriété, les élus prirent conscience de l'intérêt de ce patrimoine et cherchèrent une solution pour la conserver, un projet immobilier devrait voir le jour dans les mois à venir qui doit permettre de réhabiliter la propriété,

 

Malheureusement Yvonne ne pourra pas voir la restauration de ce patrimoine car elle nous a quitté en 2015, mais maintenant elle peut dormir en paix.

 

 

Pour aller plus loin :

 

Pascal et Marie Greppe, bienfaiteurs de Claye-Souilly

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-23745425.html

 

Biographie de Yvonne Patron :

http://adenca.over-blog.com/2015/03/claye-souilly-yvonne-patron-nous-a-quitte.html

 

 

 

Sources :

Archives privées de la famille Breton

Blog Claye-Souilly Découverte

AD 77 : dictionnaire des notaires et études de Seine et Marne (imprimerie département 77)

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 15:09

 

 

 

Nord-Ouest 77 :

 quels risques sur la santé 

des 500 000 habitants

qui boivent l’eau du robinet

en provenance de l’usine d’Annet sur Marne

pompée dans la Marne

 que l’on doit désinfecter pour la rendre potable ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

 

 

Des études ont été effectuées sur les populations de 11 départements français couverts par un registre de cancers, mais en Seine et Marne nous n’avons pas ce type de registre.

 

En effet ici  l’ETAT n'a pas souhaité financer la mise en place d'un tel registre.

 

L’ETAT n’a pas souhaité non plus financer une étude épidémiologique  sur ce secteur.

 

 

Pas d’études = pas de problèmes ?

 

A vous de juger.

 

 

Paru sur le site de l’Institut de Veille Sanitaire :

Évaluation quantitative de l’impact sanitaire des sous-produits de chloration dans l’eau destinée à la consommation humaine en France

Auteur(s) : Corso M, Galey C, Beaudeau P
 
 

RÉSUMÉ :

 

La désinfection de l’eau destinée à la consommation humaine est l’une des principales avancées de santé publique du XXe siècle. Cependant, la réaction du chlore sur la matière organique soluble de l’eau engendre des sous-produits de chloration (SPC) indésirables.


Les études montrent une association entre le risque de cancer de la vessie chez l’homme (KVH) et l’exposition aux SPC, estimée par la concentration des trihalométhanes (THM) dans l’eau produite. Une méta-analyse de 2011 propose une relation concentration-réponse (CRF). Notre étude a pour but d’estimer l’exposition actuelle et passée aux THM des personnes résidant en France, ainsi que les impacts sanitaires associés.


L’exposition actuelle de la population française a été estimée à partir des analyses de THM du contrôle sanitaire (2005-2011). L’exposition aux THM entre 1960 et 2000 a été modélisée. 


L’exposition moyenne actuelle de la population française est estimée à 11,7 μg.L-1 contre 17,3 μg.L-1 dans le passé. La population alimentée par des eaux de surface est deux fois moins exposée que par le passé, mais reste deux fois plus exposée que la population alimentée par des eaux souterraines. Une grande disparité géographique de l’exposition est observée. Sous réserve de la validité de la CRF, 18 % des cas de KVH seraient attribuables aux SPC (1 600 [500 ; 2 700] cas par an). Si l’exposition ne change pas, elle serait de 16 % dans le futur. L’écrêtage des valeurs d’exposition les plus élevées aurait un effet négligeable sur l’impact de santé.

 

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Environnement-et-sante/2017/Evaluation-quantitative-de-l-impact-sanitaire-des-sous-produits-de-chloration-dans-l-eau-destinee-a-la-consommation-humaine-en-France

 

 

 

 

 

Paru sur le site de l’Institut de Veille Sanitaire :

Relation entre l’incidence des cancers de la vessie et l’exposition aux sous-produits de la chloration présents dans l’eau du robinet en France.

Une étude écologique géographique

Auteur(s) : Galey C, Corso M, Guillet A, Le Tertre A
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0339-8

 

RÉSUMÉ :

 

Une étude écologique géographique a été réalisée sur les 11 départements couverts par un registre général de cancers entre 1998-2011 (plus de 4 400 communes et 18 000 cas de cancers) pour analyser la relation entre l’incidence des cancers de la vessie et l’exposition aux sous-produits de la chloration (SPC) présents dans l’eau du robinet, par sexe.

L’exposition aux SPC a été approchée par la concentration moyenne en trihalométhanes (THM) entre 1955 et 1995, estimée à partir des concentrations actuelles et d’hypothèses sur les évolutions des pratiques de la chloration. Un ajustement a été effectué sur le tabagisme et les facteurs de risques reconnus pour ce cancer.

La forme des relations entre la concentration et le risque de cancer change de sens avec la concentration en THM. Une analyse stratifiée sur l’origine de l’eau (eau de surface ou souterraine) montre deux qualités d’eau différentes en termes de risque sanitaire, avec une association positive pour les THM des eaux de surface, à la limite de la significativité. Le risque observé est moins élevé d’un facteur 4 environ, que les risques individuels publiés.

L’impact sur l’estimation du risque des biais les plus importants est difficile à déterminer, mais la non prise en compte de l’histoire résidentielle pourrait le sous-estimer.

Le contexte d’incertitudes sur la nature des produits toxiques impliqués dans le risque de cancer de la vessie et sur leur impact sanitaire montre les besoins toujours existants en recherches toxicologiques et épidémiologiques sur les SPC. La cohorte Constances ouvre des perspectives prometteuses pour l’étude de ce risque en France.

 

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Environnement-et-sante/2017/Relation-entre-l-incidence-des-cancers-de-la-vessie-et-l-exposition-aux-sous-produits-de-la-chloration-presents-dans-l-eau-du-robinet-en-France

 

 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:29

 

Claye-Souilly

 une eau du robinet  non-conforme

aux limites de qualité le 7/6/2017

et toujours plus chère

Claye-Souilly : une eau du robinet   non-conforme aux limites de qualité le 7/6/2017 et toujours plus chère

 

 

 

Vous venez de recevoir votre quittance d’eau et la note est de plus en plus salée, pourtant les contrôles du ministère de la santé indiquent que votre eau  potable est parfois non-conforme aux limites de qualité.

 

Une eau qui vous coûte au m3

presque le double

de celle de Paris.

 

Pourquoi ?

 

Parce que Paris utilise l’eau de vos meilleures sources du sud 77, une eau brute de meilleure qualité demande moins de traitement et coûte donc moins chère et les services de la  ville de Paris gèrent  eux-mêmes le traitement de leur eau potable.

 

A Claye-Souilly l’eau du robinet que vous buvez est pompée dans la Marne, au pied de plusieurs décharges et à proximité  du confluent de la Beuvronne, l’une des rivières les plus polluées du 77 qui reçoit notamment les eaux en provenance de l’aéroport de Roissy et de la zone industrielle de Mitry-Compans mais également les eaux de la station d’épuration  de Villeparisis qui suite à des dysfonctionnements rejette, par période, des eaux non traitées dans le ru des Grues (affluent de la Beuvronne).

 

Une eau brute de mauvaise qualité doit subir plus de traitements qui coûtent cher à l’usager et Claye-Souilly ne gère pas elle-même son eau potable, elle sous traite ce service à une entreprise privée : Veolia.

 

Sur 6 mois vous pourrez constater que le sous traitant Veolia a augmenté le coût de sa prestation de près de 4 %.

 

Pour en revenir à la non-conformité de l’eau potable le 7/6/2017, cette fois-ci il s’agit d’un pesticide : l’anthraquinone, qui a été utilisé comme révulsif contre les oiseaux, pesticide interdit depuis le 15/12/2008. (1)

 

 

Comment ce pesticide

interdit depuis près de 10 ans

a-t-il pu se retrouver en quantité dans l’eau potable ?

 

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher de

Jean-Luc Servières

Adjoint au maire en charge de l’eau sur la commune de Claye-Souilly

 

 

 

 

(1) http://solidarites-sante.gouv.fr/fichiers/bo/2012/12-02/ste_20120002_0100_0081.pdf

 

 

Claye-Souilly : une eau du robinet   non-conforme aux limites de qualité le 7/6/2017 et toujours plus chère
Claye-Souilly : une eau du robinet   non-conforme aux limites de qualité le 7/6/2017 et toujours plus chère
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:44

 

 

 

La décharge illégale située sur un site appartenant au Conseil Départemental devrait enfin être nettoyée en septembre prochain.

 

Ce sont vos impôts qui paieront ce nettoyage, cela devrait coûter  300 000 €.

 

Difficile de comprendre comment depuis tant d’années le conseil départemental du 77 a pu laisser s’étendre cette décharge sans trouver de solution pour clôturer le site.

 

Il y a quelques années c’était à quelques kilomètres de là, à Compans, que le ministère de l’écologie avait laissé s’étendre une monstrueuse décharge sur un site lui appartenant, site nettoyé depuis et clôturé. (coût total de l’opération 250 000 €, payé par vos impôts)

 

 

Une clôture

cela coûte bien moins chère

 que le nettoyage d’une décharge illégale !

 

 

Pourquoi l’ETAT et les collectivités territoriales ne clôturent pas ces sites pour éviter que des personnes mal intentionnés viennent y déverser leurs ordures ?

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Le Pin-Villevaudé : le département obtient 360 000 euros de la Région pour lutter contre les dépôts sauvages

>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne|H.D.|12 juillet 2017, 20h36|0

 

 

 

Le conseil départemental devrait enfin nettoyer la décharge illégale de Le Pin/Villevaudé en septembre prochain !

Le Pin, mercredi 21 juin. Le conseil départemental a obtenu une subvention de 360 000 euros de la région Ile-de-France pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets récurrents au bord de l’échangeur entre l’A104 et la D34.LP/Hendrik Delaire

 

 

 

Le conseil départemental a décidé de mettre les grands moyens pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets au niveau de l’échangeur de l’A104 et de la D34. Le département a obtenu une subvention de 360 000 euros de la région Ile-de-France au titre du fonds de propreté et s’est fixé un objectif de réduction de 20 % de réduction de ces dépôts sauvages sur l’ensemble du territoire.

Le conseil départemental a estimé le coût de l’évacuation et du traitement des déchets en fonction de leur nature à 300 000 euros sur ce point noir situé en bordure de l’échangeur l’A104 et de la D34, dont la moitié sera prise en charge par l’Etat. Pour prévenir toute récidive, une concertation est en cours avec les services de l’Etat pour neutraliser l’accès aux zones de dépôt. Les travaux doivent débuter en septembre.

Le Département a débloqué une enveloppe de 14 000 euros qui sera versée aux syndicats de ramassage et de traitement de déchets, qui mènent des opérations de sensibilisation envers les jeunes publics et aux associations qui organisent des opérations de nettoyage aux bords de routes.

  leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/le-pin-villevaude-le-departement-obtient-360-000-euros-de-la-region-pour-lutter-contre-les-depots-sauvages-12-07-2017-7130193.php

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 11:52

 

 

Cette étude de zone est en fait un état des lieux de la pollution sol, air et eau d'après une compilation de divers documents et études faits sur cette zone

 

Et après ?

Si comme dans les Yvelines l'ETAT, les collectivités locales, les industriels s'accordent pour donner de l'argent, des études approfondies des secteurs les plus pollués pourront être réalisés.

 

 

Et sinon ?

L'Etude s'arrêtera là.

 

 

Des nouvelles de l'étude de zone nord-ouest 77
Des nouvelles de l'étude de zone nord-ouest 77
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:44
Gressy : la Beuvronne 1ère rivière qui alimente le canal de l'Ourcq

Gressy : la Beuvronne 1ère rivière qui alimente le canal de l'Ourcq

 

 

 

Le canal de l’Ourcq est alimenté par plusieurs rivières :

- la 1ère  qui l’alimente est la Beuvronne,  à Gressy

- puis viennent la Thérouanne, La Gergogne, La Collinance, Le Clignon et enfin la rivière Ourcq qui prend sa source dans le département de l’Aisne.

 

2 usines élévatoires située à Trilbardou et Villers les Rigault  peuvent pomper l’eau dans la Marne pour réguler le niveau d’eau du canal.

 

C’est le 15/8/1813 que les  premiers bateaux ont pu circuler sur le canal de l’Ourcq grâce

à l’apport d’une partie de l’eau de la Beuvronne et de 2 de ses affluents l’Arneuse (ou Reneuse) et le ru de Mory (ou ru des Cerceaux).

 

Le 1/2/1841  une convention est signée entre la Compagnie des Canaux et la Ville de Paris qui  supprime l’introduction des eaux de l’Arneuse (ou Reneuse) et le ru de Mory (ou ru des Cerceaux) dans le canal de l’Ourcq.

En effet par temps d’orage ces 2 affluents y jetaient une eau considérable et de mauvaise qualité, comme le précisait le Préfet de la Seine dans son courrier du 28/1/1835.

 

Après cette date le canal de l’Ourcq ne recevra donc qu’une partie des eaux de la Haute Beuvronne. Un système, situé à Gressy,  permet de réguler l’apport d’eau dans le canal.

 

 

Dans le Schéma Départemental de Vocation Piscicole de Seine et Marne, approuvé par arrêté préfectoral du 10/5/2011(1) on peut lire, pour extrait :

 

« La Beuvronne et la Biberonne ont subit de lourds travaux hydrauliques de curage et traitement de la végétation rivulaire et d'aménagement. Les travaux hydrauliques ont modifié l'intégrité physique du cours d'eau….. Ces interventions sont d'autant plus préjudiciables au milieu qu'elles sont irréversibles.

 

 A l'amont de Claye-Souilly, la Beuvronne est prélevée d'une partie de son débit pour l'alimentation du canal de l'Ourcq.

 

 Sur l'ensemble des cours d'eau de la masse d'eau, les rejets agricoles ne peuvent être quantifiés mais on considère qu'ils représentent des apports diffus importants de fertilisants et de produits phytosanitaires par les eaux de ruissellement et de drainage des zones de cultures intensives riveraines du cours d'eau. .....Ils reçoivent également des rejets domestiques de hameaux ou habitations riveraines non raccordés à un dispositif d'épuration collectif. Les eaux usées ou pluviales apportent dans le cours d'eau des matières organiques, azotées, phosphatées, des hydrocarbures ainsi que des matières en suspension, dégradant fortement la qualité physico-chimique des eaux. …

 

Le bassin versant de la Beuvronne a la particularité de présenter la juxtaposition de secteurs au caractère rural où prédomine une activité agricole orientée vers la monoculture intensive et en aval des secteurs fortement urbanisés et industrialisés. Le sousbassin de la Biberonne est occupé par des zones de cultures intensives majoritairement

 

Tous les cours d’eau de la masse d’eau : Beuvronne, Biberonne, Reneuse, le ru des Cerceaux et le ru des Grues sont de mauvaise qualité physico-chimique ; la faiblesse de leur débit, accentuée par les prélèvements, au regard de tout ce qu’ils recueillent (eaux pluviales, et eaux usées) en est la cause. »

 

 

 

La Directive Cadre sur l’Eau 2000/60/CE (DCE) a introduit trois grands objectifs environnementaux : l’atteinte du bon état des eaux d’ici 2015, l’ETAT, ne pouvant respecter

cette obligation pour la Beuvronne, a dû demander une dérogation  jusqu’en 2027.

 

 

La Beuvronne est considérée comme l’une des rivières les plus polluées de Seine et Marne.

 

 

 

Sources :

- Au fil de l’Ourcq http://www.aufildelourcq.org/histoire/

- Registre des délibérations de la Compagnie des Canaux 3.2.1835

- (1) http://www.sdvp77.fr/wp-content/uploads/2012/12/Beuvronne_cle0b2d74.pdf

- https://shunrize.com/blog/randonnee-au-fil-du-canal-de-lourcq

 

Pour aller plus loin :

Décharge ECT  Villeneuve sous Dammartin

http://www.leparisien.fr/villeneuve-sous-dammartin-77230/villeneuve-sous-dammartin-ect-autorise-a-polluer-trois-fois-plus-avec-ses-dechets-13-10-2016-6204210.php

 

La Beuvronne est la 1ère rivière qui alimente le canal de l’Ourcq, ces eaux arrivent à Paris au bassin de la Villette
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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 18:05
Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

 

Béatrice ABOVILLIER

une préfète qui connaît bien le dossier des déchets

 

 

 

Née le 10 février 1954 à Plouescat (Finistère)

Elle est la fille d'Yves Abollivier, maître principal infirmier de la marine nationale et de Marie-Yvonne Nédélec

 

En septembre 1990, alors assistante parlementaire au Parlement européen, elle épouse Eric Raoult, qui deviendra député UMP, maire du Raincy et Ministre délégué à la ville et à l’intégration dans le gouvernement d’Alain Juppé. Le couple se séparera en 2000.

 

 

Parcours universitaire

 

- Licence et Maîtrise en droit public (Paris II)

- Licence d’Économie appliquée (Paris Dauphine)

- DEA d’Administration publique (Paris II)

- E.N.A. ( Ecole Nationale de l’Administration ), promotion "René Char" (1995)

 

 

Parcours politique

 

Membre de l’UDF, elle a été élue près de 20 ans à Paris :

- maire adjointe du 14ème arrondissement

- puis en 2001 elle est élue sur la liste du RPR Philippe Seguin à la mairie du 18ème arrondissement jusqu'en 2007.

 

 

Ses décorations

 

- Officier de la Légion d’ Honneur

- Officier de l’Ordre National du Mérite

- Chevalier du mérite agricole

 

 

Parcours professionnel

 

- Attachée au cabinet de Jacques Dominati (UDF), secrétaire d’Etat auprès du 1er Ministre chargé des rapatriés puis de la fonction publique, dans le gouvernement de Raymond Barre (1977-1979)

- Assistante parlementaire de Gérard Longuet (UDF) puis de Charles Million (UDF)  (1979-1986)

-Conseiller Technique au cabinet du ministre délégué aux collectivités locales Yves Galland (UDF) sous le gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988)

 

- Collaboratrice du groupe libéral au Parlement européen (1989-1992)

- Élève de l’ENA (1993-1995)

- Administrateur Civil de 2ème classe affecté au ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire (1995)

- Conseiller du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques  Jean-Paul Faugère puis  Jean-Marie Delarue(1995-1998)

- Chef du bureau des étrangers relevant du régime général (1998-1999)

- Administrateur Civil hors classe du ministère de l’Intérieur (2002)

- Secrétaire Général de la Croix-Rouge Française (1999-2005)

- Chargée de mission auprès de la direction de la défense et de la sécurité civiles, ministère de l’intérieur (2005-2006)

 

- Chargée de mission auprès du ministre de l’Agriculture et de la pêche Dominique Bussereau (UDF) sous le gouvernement d Dominique de Villepin (2006-2007)

 

- Préfète des Alpes de Haute-Provence (26 février 2007)

- Préfète de Dordogne (12 novembre 2008)

- Préfète de la Charente-Maritime (15 juin 2011)

- Préfète de Maine-et-Loire (30 septembre 2015) - prise de fonctions : 26 octobre 2015

- Préfète de Seine et Marne (12 juillet 2017).

Sources :

http://www.sudouest.fr/2015/10/22/charente-maritime-la-prefete-beatrice-abollivier-sur-le-depart-2162287-1391.php

http://www.maine-et-loire.gouv.fr/le-prefet-a1369.html

http://www.letelegramme.fr/finistere/plouescat/beatrice-abollivier-la-plouescataise-devenue-prefete-02-11-2015-10834368.php

http://www.lesbiographies.com/Biographie/ABOLLIVIER-

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-nouvelle-prefete-est-une-fonceuse-3736589

 

  

 

 

Le dossier des déchets 

Béatrice ABOLLIVIER

le connaît bien.

 

 

 Lorsqu’elle était préfète  de Charente Maritime, elle a autorisé, en date du 15/10/2014, l’exploitation d’un incinérateur d'ordures à Echillais malgré une opposition sans relâche des riverains,  des associations environnementales, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du Collectif santé environnement du littoral, du Comité de la conchyliculture

 

 

En  mai 2015, elle avait fait évacuer, à 6 heures du matin par les forces de l’ordre, le site de l’incinérateur d’Echillais occupé par des opposants (1)

 

 

Son arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’incinérateur vient d’être annulé par le tribunal administratif de Poitiers en mars dernier. (2)

 

(1) http://www.sudouest.fr/2015/05/12/charente-maritime-les-zadistes-en-cours-d-expulsion-1918618-1336.php

(2) http://www.sudouest.fr/2017/03/23/incinerateur-d-echillais-17-l-arrete-d-exploitation-purement-et-simplement-annule-3302901-1336.php

 

 

 

 

Paru dans sud ouest :

 

 

A Echillais, 34 ans du dossier incinérateur

 

Publié le 31/10/2014 à 17h31.

La préfecture a autorisé l’exploitation du nouvel incinérateur d’Echillais. Retour en chronologie sur plus de trente ans de politique et de gestion des déchets.

 

La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) ) à exploiter le futur incinérateur. C’était la dernière étape réglementaire avant le début de construction par Vinci de l’ouvrage au centre d’une vaste polémique, et qui fait l’objet de plusieurs recours juridiques déposés par l’association Pays Rochefortais Alert’ (PRA). 

Pour davantage de visibilité dans un dossier qui n’a probablement pas fini de faire parler de lui, sudouest.fr vous propose une chronologie autour d’Echillais et des différentes étapes d’installation de l’incinérateur.

Chronologie

1990 - Une première usine d’incinération est construite en 1990 à Echillais. Sa capacité est fixée à 30000 tonnes par an.

 

Avril 2004 : La Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (DRIRE)  rappelle à l’ordre la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR) sur les taux de dioxine rejetée par l’incinérateur. A la même période, la Communauté d’agglomération de Marennes décide de ne plus confier ses déchets au site. Sans les 4 500 tonnes annuelles de Marennes (et les 3 000 de Saint-Porchaire qui choisit de se tourner vers Saintes), les collectivités locales s’inquiètent d’une augmentation des coûts.

Octobre 2004 - La CAPR est obligée par un arrêté de la DRIRE de
« mettre en oeuvre, à ses frais, un dispositif de suivi de ses rejets de dioxi
ne dans l’environnement ". Huit millions d’euros sont nécessaires pour la mise aux normes et éviter la fermeture avant le 31 décembre 2005.

2005 - Création du SIL (Syndicat intercommunal du littoral) avec la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR), la Communauté de commune du Sud-Charente et la Communauté d’agglomération du Pays royannais. 

Novembre 2005 – L’incinérateur d’Echillais est remis en marche, après des travaux indispensables pour éviter la production de dioxine. Cette nouvelle union du SIL doit assurer 60 000 tonnes de déchets à l’incinérateur.

2007 – Le SIL lance une réflexion pour se doter d’un nouvel outil plus performant face au double constat : le manque actuel de solutions de traitement pour le territoire, et la hausse attendue des tonnages " "même en tenant compte des efforts en termes de prévention et de tri sélectif ". « Nous avons choisi la solution la plus économique et la moins polluante », déclare a posteriori le maire de Rochefort et président de l’Agglo rochefortaise Bernard Grasset en octobre 2013.

 

Septembre 2013 - L’association Pays rochefortais Alert’ est créée. Elle entend s’opposer à la création d’une future usine – " parce qu’elle est ruineuse d’un point de vue financier, mais aussi sanitaire – et veut proposer des alternatives en œuvre ailleurs en France ou à l’étranger ".

Octobre 2013 - Le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) présente officiellement le projet. 85 000 c’est en tonnes, la quantité annoncée de déchets ménagers que devrait traiter le futur incinérateur. En plus des déchets ménagers, il traitera 12000 tonnes d’encombrants. Ses détracteurs dénoncent le coût du projet (82 millions d’euros) et ses dangers pour la santé. Le SIL le nomme Centre multifilières de valorisation des déchets (CMVD). L’entreprise française Vinci a été retenue par le SIL comme futur opérateur du site à la suite d’un appel d’offres international.

23 octobre 2013 - Une réunion avec 450 participants est organisée par l’association Pays Rochefortais Alert’ au Palais des congrès de Rochefort, pour refuser ce qu’elle nomme un « hyperincinérateur » à Échillais (paysrochefortaisalert.blogspot.fr ou pays.rochefortais.alerte@gmail.com).
Depuis cette date, le PRA organise régulièrement des manifestations, des réunions publiques ou des barrages filtrants contre le projet dans les 96 communes représentées par le SIL. Tous les samedis à Rochefort, ils se réunissent devant la statue de Pierre Loti.

Novembre 2013 - La mairie d’Echillais tient des permanences d’information pour présenter le futur projet d’usine d’incinération les 13 et 20 novembre.

 

Janvier 2014 – L’enquête publique concernant l’exploitation du futur incinérateur d’Échillais a lieu du 6 janvier au 7 février 2014. Nature Environnement 17 dénonce un manque d’informations et demande très officiellement au commissaire enquêteur « de décider la prolongation de la durée de l’enquête publique et d’organiser au plus tôt une réunion publique ». La Ligue de protection des oiseaux (LPO) fait part dans l’enquête publique de son opposition à la construction de l’incinérateur d’Échillais, en raison du risque de pollution des zones humides " par les métaux lourds ".

Février 2014 – Près de 5 000 signatures contre le projet ont été déposées à la mairie d’Échillais, à la toute fin de l’enquête publique. Les pétitions ont été transmises au commissaire enquêteur par PRA via sa présidente, Géraldine Boulard, et quelques membres.
102 médecins du Pays Rochefortais expriment aussi leur inquiétude dans un courrier auprès du commissaire-enquêteur .

Mars 2014 – La préfecture de Charente-Maritime publie sur son site Internet le rapport de l’enquête publique menée par le commissaire enquêteur Gervais Maret. 331 personnes se sont déplacées à la mairie d’Échillais, laissant 285 observations sur les registres. 196 courriers et 335 courriels ont aussi été reçus, ce qui donne au total 816 observations. Dans les conclusions de son rapport de 38 pages, M. Maret décerne un satisfecit au dossier qui " apparaît avoir été clairement étudié ". Il note que " le projet comporte des aspects positifs tels que la valorisation de la chaleur, un module de compostage, une cohérence d’ensemble dans le traitement des ordures ménagères ".PRA dépose deux recours devant le tribunal administratif.

Juin 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) s’est réuni mais il n’a pas fourni son avis sur le projet d’arrêté d’exploitation autorisant le SIL à exploiter des installations de traitement des déchets à Échillais. Selon les services de l’État, un temps est nécessaire pour réexaminer le recours à la technologie du tri mécano-biologique, la promotion de la collecte sélective des biodéchets et la révision à la baisse de la capacité d’incinération.

Juillet 2014 – Le tribunal administratif de Poitiers a tranché : il ne suspend pas le permis de construire accordé par le maire d’Échillais, en octobre 2013, au Syndicat intercommunal du littoral (SIL) pour son incinérateur. Les deux associations Pays rochefortais Alert’(PRA) et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cnid) ont été déboutées et condamnées à payer 1 000 € au SIL.

Août 2014 – La ministre de l’Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal réunit les élus du SIL à la préfecture. Le Syndicat intercommunal du Littoral regroupe désormais cinq collectivités concernées par le traitement de leurs ordures ménagères et représente 200 000 habitants, soit un tiers de la population du département.
Deux aspects du projet sont retoqués, l’abandon du tri mécano biologique (TMB) très contestée. Ensuite le dimensionnement sera revu à la baisse, le SIL prenant acte de la baisse attendue de 30 % de la réduction de la production de déchets par foyer. 
La capacité maximum du four de combustion reste de 74 400 tonnes mais seul 69 000 tonnes seront incinérés par an.

Octobre 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement (Coderst) s’est prononcé par 13 voix pour et 6 voix contre, hier, en faveur du projet porté par le SIL. L’avis n’était que consultatif mais il est en faveur du projet de construction du nouvel incinérateur.
Le Comité régional conchylicole (CRC) de Poitou-Charentes fait part de sa " stupeur " d’apprendre que le futur incinérateur d’Échillais allait être autorisé par les pouvoirs publics, alors que " ce projet se situe en bordure immédiate du fleuve Charente, lequel alimente en eau douce et en apports nutritiques le premier centre conchylicole européen et le principal centre de captage naturel des huîtres élevées en France ".
La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le SIL à exploiter le futur incinérateur.
 

 

http://www.sudouest.fr/2014/10/31/a-echillais-34-ans-du-dossier-incinerateur-1721872-1336.php

 

 

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