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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 11:45
Pollution air 2019 : la décharge Veolia de Claye-Souilly est le 1er émetteur de COV  (formaldéhyde) d’Ile de France

 

A partir de maintenant ce sera comme d’habitude !

 

 La décharge Veolia Claye-Souilly toujours au 1er rang en 2019 des émetteurs en Ile de France de COV (Composés organiques volatils) gaz polluant Aldéhyde formique (formaldéhyde), un gaz reconnu cancérigène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 par le  Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

 

 

Portail d'information des publics Cancer Environnement du Centre Léon Bérard 

http://www.cancer-environnement.fr/

 

Formaldéhyde et cancer

Le CIRC a classé le formaldéhyde cancérogène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 (CIRC, 2006). Le groupe de travail avait alors estimé disposer d’indications suffisantes montrant que le formaldéhyde provoque le cancer du nasopharynx (sur la base d’études épidémiologiques concordantes en milieu professionnel).

En 2009, un nouveau groupe de travail du CIRC a en outre conclu à l’existence d'indications de cancérogénicité suffisantes chez l’Homme pour la leucémie et plus particulièrement pour la leucémie myéloïde chez l’homme sont suffisantes (Hauptmann, 2009 ; Zhang, 2009). Les indications de cancérogénicité chez l’Homme pour les fosses nasales et les sinus de la face ont été jugées limitées (Baan, 2009).

Le programme national de toxicologie aux Etats-Unis indique, dans son 12ème rapport sur les cancérogènes publié en juin 2011, qu’il existe des preuves suffisantes de la cancérogénicité du formaldéhyde fournies par des études chez l’Homme (National Toxicology Program, 2011).

Même si en Europe, la classification réglementaire du formaldéhyde reste « cancérogène de catégorie 3 » (cancérogène possible chez l’Homme), suite à une proposition française plus sévère, ce classement est en cours de révision. En France, l’arrêté du 13 juillet 2006, a ajouté les travaux exposant au formaldéhyde à la liste des procédés cancérogènes du Code du travail. La réglementation concernant le risque cancérogène doit donc être appliquée.

 http://www.cancer-environnement.fr/181-Formaldehyde.ce.aspx#Formaldéhyde et cancer

 

 

 pour aller plus loin :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/cancerogene-classement-UE-proposition-Anses-tumeurs-nasopharynx-mutagene-14151.php4

https://www.anses.fr/fr/lexique/reach-r%C3%A8glement

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 18:21

 

Paru dans le journal de l’Environnement :

 

Affaire du siècle : la rapporteure publique reconnaît une carence de l’Etat

https://www.journaldelenvironnement.net/article/affaire-du-siecle-la-rapporteure-publique-reconnait-une-carence-de-l-etat,113198

Le 14 janvier 2021 par Stéphanie Senet

 

Ce recours climatique est porté par Greenpeace, Oxfam, FNH et NAT

 

Lors de l’audience qui s’est tenue ce 14 janvier au tribunal administratif de Paris, la rapporteure publique a reconnu la carence fautive de l’Etat à respecter ses objectifs climatiques mais a rejeté la demande de réparation du préjudice écologique.

 

Près de deux ans après le dépôt de leur recours au tribunal administratif de Paris, les 4 ONG réunies autour de l’Affaire du siècle –Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, Greenpeace et Notre affaire à tous- ont obtenu un signal favorable de la rapporteure publique. Celle-ci a conclu, lors de l’audience, qu’il y a bien «une faute de l’Etat à n’avoir pas respecté sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre».

La magistrate, dont les conclusions ne seront pas forcément suivies par le tribunal, s’appuie sur la décision prononcée le 19 novembre dernier par la plus haute juridiction administrative.

 

LES LEÇONS DU RECOURS DE GRANDE-SYNTHE

Dans le cadre d’un autre recours climatique –pour excès de pouvoir et demande d’injonction formé par la commune de Grande-Synthe- le Conseil d’Etat avait en effet rappelé à l’Etat, sa responsabilité à tenir, dans les délais, l’objectif climatique d’une réduction de 40% des émissions de GES en 2030 et lui avait demandé des comptes sur la façon dont il comptait y parvenir alors qu’il a relevé, le 21 avril 2020, le plafond du dernier budget carbone 2019-2023. Entre-temps, l’objectif a d’ailleurs été relevé à 55% en 2030 au sein de l’UE. La réponse du gouvernement français est attendue au plus tard le 19 février 2021. Le Conseil d’Etat peut ensuite condamner l’Etat à prendre des mesures complémentaires.

Dans cette lignée, la rapporteure publique du tribunal administratif de Paris a estimé que «la méconnaissance du premier budget carbone 2015-2018 suffit à constater une faute de l’Etat». «La carence de l’Etat à prendre des mesures pour respecter la trajectoire qu’il s’est fixée contribue à l’aggravation du préjudice en cours», a-t-elle poursuivi.

 

PAS DE RÉPARATION DU PRÉJUDICE ÉCOLOGIQUE

En revanche, elle a estimé que les ONG requérantes n’avaient pas démontré que les objectifs climatiques étaient eux-mêmes insuffisants et n’a pas reconnu la carence de l’Etat quant au niveau des objectifs fixés au niveau national.

Si elle a demandé à l’Etat de verser un euro symbolique en réparation du préjudice moral de trois associations (Oxfam, Greenpeace et FNH[1]), elle a revanche rejeté la réparation du préjudice écologique. "La nature profonde de notre action, ce n'est pas de faire condamner l'Etat mais de faire agir l'Etat", a rappelé Cécile Dufflot, directrice générale d'Oxfam.

L’Affaire du siècle s’appuie sur une pétition signée par 2,3 millions de citoyens. Un record en France. Le mouvement a été rejoint, en juin dernier, par trois nouvelles associations, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), la Fondation Abbé Pierre et France Nature Environnement, ainsi qu’en septembre par l’association Anper-Tos[2].

Aussi attendu que la prochaine décision du Conseil d’Etat, le jugement du tribunal administratif doit être rendu dans les 15 jours.

 

 


[1] L’association Notre affaire à tous est trop récente

[2] Association nationale pour la protection des eaux et rivières, Truites, Ombres, Saumons

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 10:56

 

Emmanuel Macron préfère-t-il utiliser l’argent de nos impôts pour payer des amendes à L’Europe plutôt que de prendre les mesures pour réduire la pollution de l’air ?

 

Au Nord-Ouest 77 la pollution de l’air est accrue par notamment les millions de camions qui chaque année viennent déverser les ordures sur notre territoire.

 

Ironie du sort c'est encore  au nord-ouest 77 que deux projets de décharges sont en cours qui devraient permettre la circulation de milliers de poids lourds supplémentaires chaque  année, l’une à Monthyon/ St Soupplets où la RN 330 est saturée et en mauvais état et l’autre à Vignely, où les camions devront passer par Villenoy   commune classée en zone sensible dans le Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France (1) en raison des dépassements des valeurs réglementaires de l'air qu’elle connaît (principalement NO2 (dioxyde d’azote) et PM10 (particules).

En rouge zones sensibles  dans la cartographie du Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

En rouge zones sensibles dans la cartographie du Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

 

Le NO2 dioxyde d’azote est un gaz irritant pour les bronches, il fait partie de la famille des NOX oxydes d’azote.

 

Airparif indique :

« Le secteur du trafic routier est responsable de plus de la moitié des émissions de Nox »

« Les poids lourds ne représentent que 5 % du kilométrage parcouru en Île-de-France,  mais 31 % des émissions d'oxydes d'azote des transports routiers ».

 

« Pour les oxydes d'azote (NOx) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont équivalentes à celles de 8 véhicules particuliers et de 5 véhicules utilitaires légers. »

« Pour les particules (PM10) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont similaires aux émissions de 2 véhicules particuliers diesel et de plus de 60 véhicules particuliers essence. »(chiffres relatifs à l’année 2012) (2)

 

(1)Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/1-la-qualite-de-l-air-de-a-a-z-a3308.html

(2)https://www.airparif.asso.fr/etat-air/air-et-climat-quelques-chiffres

 

 

Paru sur le site Le Monde :

Pollution de l’air : la Commission européenne menace la France d’une lourde amende

Dans une lettre de mise en demeure adressée jeudi, Bruxelles donne deux mois au gouvernement pour prendre des mesures en vue d’en finir avec les dépassements des normes.

Par Stéphane Mandard

Publié hier à 15h35, mis à jour hier à 20h51 

Temps deLecture 3 min.

La Commission européenne accentue la pression sur la France sur le front de la pollution de l’air et brandit la menace d’une lourde amende. Bruxelles a adressé, jeudi 3 décembre, une lettre de mise en demeure au gouvernement pour lui demander d’exécuter sans attendre l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 24 octobre 2019. La CJUE avait alors condamné la France pour non-respect de la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air, et pour avoir « dépassé de manière systématique et persistante la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote depuis le 1er janvier 2010 ».

Le dioxyde d’azote (NO2) est un gaz très toxique émis principalement par le trafic routier, et en particulier par les véhicules diesels. Douze agglomérations françaises sont concernées par ces dépassements répétés : Paris, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Reims, Clermont-Ferrand, Toulon ainsi que la vallée de l’Arve, au pied du mont Blanc.

Un an après, la Commission « reconnaît les efforts consentis par les autorités françaises pour améliorer la qualité de l’air ». Toutefois, relève-t-elle, « à l’exception de la zone de Clermont-Ferrand, ces efforts ne sont pas encore suffisants pour limiter autant que possible les dépassements dans le temps ». Aussi, Bruxelles met aujourd’hui en demeure Paris de « prendre et [de] mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour remédier à la situation et faire en sorte que la période de dépassement soit la plus courte possible »……

Une provision de 81 millions d’euros

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/03/pollution-de-l-air-la-commission-europeenne-accentue-la-pression-sur-la-france_6062068_3244.html

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 18:30
Le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 M€ par semestre de retard
Le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 M€ par semestre de retard
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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 18:09
 
Paru sur Actu-Environnement :

 

250 associations remettent en question le sauvetage inconditionnel des compagnies aériennes

 

Transport  |  07 avril 2020  |  Hortense Chauvin

250 associations remettent en question le sauvetage inconditionnel des compagnies aériennes

© Blue Planet Studio

« Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée », s'alarment 250 associations internationales dans une lettre ouverte aux gouvernements assortie d'une pétition, publiées lundi 6 avril. Le collectif d'associations exige que l'argent public soit utilisé « en priorité pour les travailleurs, les travailleuses, et le climat. »

Cet appel fait suite aux nombreuses demandes de soutien financier formulées par les compagnies aériennes, durement touchées par la pandémie de Covid-19 : Air France a, par exemple, réduit son activité de 90 % depuis le début de la crise, une situation qui devrait perdurer au moins jusqu'à fin mai, selon la compagnie. Le 19 mars, l'Association du transport aérien international (IATA) estimait que les États devaient fournir une aide d'urgence d'environ 200 milliards de dollars aux compagnies aériennes afin de les aider à faire face à la crise.

Ces appels ont été entendus par de nombreux gouvernements : les États-Unis prévoient notamment de fournir une aide de 50 milliards de dollars aux compagnies aériennes. La Commission européenne envisage, quant à elle, d'offrir des compensations financières aux compagnies européennes, y compris à celles ayant déjà reçu des aides d'urgence au cours des dix dernières années. En France, le Gouvernement a décidé de reporter à 2021 et 2022 le paiement de certaines taxes et redevances spécifiques au secteur, et envisage, en accord avec son homologue néerlandais, de faire bénéficier Air France-KLM de prêts garantis par les États à hauteur de 6 milliards d'euros.

Orienter le soutien financier vers une mobilité verte

Un soutien financier en contradiction avec les exigences climatiques, selon le collectif d'associations, qui estime que la « pause involontaire » du trafic aérien doit permettre de construire « un secteur des transports respectueux du climat et résilient ». L'avion étant responsable de près de 5% de l'impact climatique mondial, les 250 associations exigent que les gouvernements mettent fin aux exemptions fiscales accordées aux compagnies aériennes, notamment à travers la mise en place d'une taxe sur le kérosène. Elles demandent également que l'aide financière mobilisée par les États bénéficie en priorité aux employés du secteur plutôt qu'aux actionnaires.

Plus globalement, le collectif propose que les gouvernements remettent profondément en question la place du transport aérien dans nos sociétés et qu'ils s'attellent à une refonte de notre mobilité. Les 250 associations les appellent à « soutenir une transition juste », notamment en « garantissant l'accès à des alternatives abordables », comme le train, et en permettant aux employés du secteur aérien « de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat. »

En France, vingt-quatre heures après le lancement de cette campagne, la pétition a déjà recueilli plus de 25 000 signatures.

Hortense Chauvin, journaliste
Rédactrice

https://www.actu-environnement.com/ae/news/ong-sauvetage-aerien-question-35282.php4

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 18:54

 

Paru sur le site actu-environnement :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/pollution-air-covid19-epandages-agricoles-air-sante-climat-35229.php4

 

 

Coronavirus : le collectif Air-Santé-Climat demande de limiter les épandages agricoles

Risques  |  Aujourd'hui à 15h06  |  Rémi Pin

© danimages

© danimages

 

Le collectif Air-Santé-Climat interpelle l'État sur « la nécessité de limiter drastiquement les épandages agricoles, afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du coronavirus » selon une information du Monde.

Ce collectif, composé de médecins, de chercheurs, d'associations spécialistes de la pollution atmosphérique et du changement climatique, en a fait la demande dans un courrier adressé, le 21 mars, à l'ensemble des préfets, pour préserver la qualité de l'air en France.

Depuis le début du confinement, les concentrations d'oxydes d'azotes dans le pays ont certes diminué avec la baisse du trafic routier et aérien, mais celles des particules fines ont stagné, voire augmenté, occasionnant même des épisodes de pollution printaniers dans certaines régions. Des pics de pollution qui seraient dus, notamment, à l'ammoniac issu des épandages de fertilisants, qui se combinent avec d'autres molécules présentes dans l'air.

Outre leurs effets néfastes sur les voies respiratoires, les particules fines sont pointées du doigt dans plusieurs études scientifiques comme favorisant potentiellement la diffusion de virus comme le Covid-19. En attendant d'autres études qui viendraient confirmer cette hypothèse, le collectif Air-Santé-Climat appelle donc « au principe de précaution » pour limiter les émissions de particules fines liées aux épandages, dont la saison ne fait que débuter.

 Rémi Pin, journaliste  Rédacteur spécialisé

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 15:40

 

 

Paru sur le site Airparif :

 

Impact des mesures de confinement

Le mardi 24 mars 2020

Évaluation de l’impact sur la qualité de l’air en Île-de-France des premiers jours de confinement mis en place dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19

Bilan provisoire de la semaine du 16 au 20 mars 2020

Pour limiter la propagation du virus COVID-19, des mesures de confinement ont été mises en place par les autorités à partir du mardi 17 mars à midi. Ce résumé présente l’impact de ces mesures sur la pollution de l’air, et notamment le dioxyde d’azote, provenant majoritairement du trafic en Île-de-France, et des particules, dont les sources sont plus nombreuses, en comparant les niveaux de pollution (quantité de polluants rejetés et niveaux de pollution respirés dans l’air) entre un mois de mars normal et les premiers jours d’application du confinement. Cette évaluation met en avant une amélioration de la qualité de l’air de l’ordre de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne, consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d’azote. Le long des axes de circulation, cet impact peut être encore plus important. Il était en revanche peu visible pour les particules (PM10 et PM2,5) lors de ces premiers jours de confinement.  Autre bonne nouvelle, cette baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre, soulignant les liens entre ces deux problématiques et le co-bénéfice pour le climat de toute amélioration de la qualité de l’air

Avec la mise en place des mesures de confinement à partir de mardi 17 mars à midi, une baisse conséquente des émissions d’oxydes d’azote a été constatée dès la mise en place complète de cette action (une baisse supérieure à 60% à partir de mercredi 18 mars).  Malgré une augmentation du chauffage résidentiel, cette baisse est liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien. Celle des autres secteurs d’activité est moins quantifiable en raison du peu d’informations disponibles. Pour les oxydes d’azote, la baisse des émissions se traduit aussi au niveau des concentrations, avec une amélioration de la qualité de l’air respiré de 20 à 30% selon les conditions météorologiques rencontrées entre le 17 et le 20 mars. Cette amélioration est particulièrement sensible le long des axes routiers où les niveaux rejoignent sur certaines stations d’Airparif les niveaux de la pollution de fond : en 40 ans de mesure d’Airparif, cette situation sur les stations trafic ne s’est jamais produite de manière aussi importante et sur autant de stations.

 Impact des mesures de confinement : une bonne nouvelle, l'air en IDF est de meilleure qualité

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, en situation de confinement, et de différence entre les deux

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, en situation de confinement, et de différence entre les deux

En revanche, peu d’impact a été constaté pour les particules qui sont issues de davantage de sources et pour lesquelles la diminution du trafic n’a pas compensé l’augmentation liée au chauffage résidentiel et au maintien des activités agricoles, conjugués à une météorologie printanière favorable à la formation de particules observée dans plusieurs régions avoisinantes. De fait, la qualité de l’air n’a pas été aussi bonne qu’escomptée mercredi 18 mars. Mais avec la forte limitation du trafic, les niveaux n’ont pas augmenté au point de nous placer en épisode de pollution. Ce qui aurait vraisemblablement été le cas en temps normal, avec des conditions similaires et un trafic normal.

Le changement de météorologie à partir du samedi 21, conjugué à la baisse très conséquente des émissions, notamment du trafic aérien et du trafic routier, conduit à une qualité de l’air « bonne » en ce début de deuxième semaine de confinement. Ces conditions météorologiques typiques à cette période de l’année peuvent néanmoins être amenées à se reproduire.

https://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/280

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 15:03
 
 
PARU DANS LE JOURNAL DE l'ENVIRONNEMENT
 
Méthane: les émissions ignorées des accidents de puits

Le 19 décembre 2019 par Romain Loury

Des accidents qui accroissent fortement les émissions
Des accidents qui accroissent fortement les émissions
DR

 

Aux Etats-Unis, l’explosion d’un puits de gaz de schiste dans l’Ohio, mi-février 2018, a dégagé de gigantesques quantités de méthane, révèle une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas). Problème, ces émissions accidentelles, difficiles à mesurer, ne sont pas prises en compte dans les inventaires nationaux.

 

Responsables d’environ un quart du réchauffement actuel, les émissions de méthane ne cessent d’augmenter. Parmi les coupables, l’exploitation d’énergies fossiles, dont l’extraction et le transport peuvent engendrer d’importantes fuites de ce gaz, au potentiel de réchauffement global (PRG) 28 fois plus élevé que le CO2.

Au-delà de ces fuites constantes, dont les Etats-Unis s’apprêtent à délaisser le contrôle, il en est d’encore plus mal connues: celles qui découlent d’une explosion des puits, du fait de la difficulté de mesurer les émissions en temps réel. La plus importante d’entre elles est survenue en 2004 dans le Texas: 115.000 tonnes de gaz naturel, principalement du méthane. Deuxième en titre, celle d’Aliso Canyon (Californie) en 2015, très médiatisée, a dégagé un total de 97.000 tonnes de méthane en trois mois et demi.

UN ACCIDENT LARGEMENT IGNORÉ

Une troisième, survenue le 15 février 2018 dans le comté de Belmont (Ohio), est passée quasi-inaperçue. A tort, révèle l’équipe d’Ilse Aben, de l’Institut de recherche spatiale des Pays-Bas (Utrecht): grâce à l’analyse des données du Tropospheric Monitoring Instrument, installé à bord du satellite Sentinel-5P (lancé en octobre 2017), les chercheurs révèlent que, le 27 février, ce puits laissait fuir 120 tonnes de méthane par heure, un taux deux fois plus élevé que celui d’Aliso Canyon.

En prenant cette valeur comme moyenne sur les 20 jours qui se sont écoulés entre l’accident et la réparation du puits le 7 mars, la fuite s’élèverait à 60.000 tonnes de méthane. Ce qui est loin d’être anecdotique: ce chiffre équivaut au quart des émissions annuelles de méthane émis par le secteur des énergies fossiles dans l’Ohio.

DES ÉMISSIONS IMPORTANTES, MAIS NÉGLIGÉES

Selon les chercheurs, ces fuites dépassent même les émissions annuelles du secteur gazier et pétrolier de la plupart des pays européens. Seuls trois d’entre eux émettent plus de 60.000 tonnes de méthane par an, à savoir le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie, qui se situent autour de 200.000 tonnes annuelles de méthane. Pire, l’explosion de l’Ohio a émis en 20 jours autant de méthane que les Pays-Bas, tous secteurs d’activité confondus, en un an.

Alors que l’accord de Paris repose sur des inventaires d’émissions dressés chaque année par les Etats, de tels accidents, non pris en compte, ajoutent une incertitude majeure, engendrant une importante sous-estimation des émissions réelles. D’où l’intérêt d’une surveillance satellitaire, seul outil capable de mesurer ces émissions non prédictibles, concluent les chercheurs.

 

 

 
 

 

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 18:40
 
Paru dans le journal de l’environnement :

 

La France condamnée pour pollution de l'air «systématique et persistante»

Le 24 octobre 2019 par Stéphanie Senet

 

La Cour européenne déplore des dépassements systématiques et persistants dans 12 agglomérations

Dans un arrêt rendu ce 24 octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) condamne la France pour avoir insuffisamment lutté contre les dépassements systématiques des valeurs limites de dioxyde d’azote depuis 2010.

Quatre ans après la mise en demeure de la Commission européenne et deux ans après le coup de gueule du commissaire Karmenu Vella, le verdict de la justice européenne n’a rien d’une surprise. La France est condamnée par la Cour pour avoir manqué à ses obligations de lutte contre la pollution atmosphérique. Des obligations fixées par la directive européenne du 21 mai 2008 sur la qualité de l’air ambiant, et en particulier la prise de «mesures appropriées (dans des plans relatifs à la qualité de l’air) pour que la période de dépassement des valeurs limites soit la plus courte possible» (article 23).

En rappelant que la France a dépassé les plafonds d’émission du dioxyde d’azote entre 2010 et 2016 dans douze agglomérations (cf encadré) pour la valeur annuelle et dans deux zones (cf encadré) pour la valeur horaire, les magistrats ont conclu à un dépassement « systématique et persistant » des valeurs limites. «La France n’a manifestement pas adopté, en temps utile, des mesures appropriées permettant d’assurer un délai de dépassement qui soit le plus court possible», poursuivent-ils sans avoir besoin d’examiner de manière plus détaillée le contenu des plans relatifs à la qualité de l’air. Le verdict de la CJUE n’est toutefois assorti d’aucune pénalité financière, ce qui réduit la probabilité d’un changement de politique.

ARGUMENTS INDÉFINIS

Un gouvernement qui a présenté un florilège d’arguments inconsistants pour assurer sa défense. Il cite notamment des «difficultés structurelles», sans préciser lesquelles, «la lourdeur et le coûts des investissements à réaliser pour développer d’autres solutions de mobilité», mais aussi «la hausse du nombre de véhicules due à la croissance démographique». De mauvaise foi, l’Etat français invoque même «la négligence dont a fait preuve la Commission en tardant elle-même à adopter les mesures nécessaires au respect des objectifs de qualité de l’air définis par la directive de 2008».

CONDAMNATION FRANÇAISE

L’Etat français n’en est pas à sa première condamnation. Dans un arrêt rendu le 12 juillet 2017, le Conseil d’Etat l’avait déjà épinglé pour l’insuffisance de ses plans de protection de l’atmosphère. Il l’avait condamné aussi à en réécrire une quinzaine dans les 9 mois, dont 12 pour réduire les émissions d’oxydes d’azote et 3 de particules fines PM10.

Le ministère de la transition écologique a réagi par communiqué en expliquant que les émissions d’oxydes d’azote ont baissé de 54% en France entre 2000 et 2018 et que les agglomérations touchées par des dépassements du seuil de dioxyde d’azote ont été divisées par deux (11 en 2018 contre 24 en 2000).

En colère, Yannick Jadot demande au gouvernement qu’il exige des constructeurs automobiles de corriger à leurs frais les moteurs frauduleux. «67.000 morts prématurées par an, ça suffit», a écrit sur Twitter l’eurodéputé, en référence aux victimes de la pollution atmosphérique en France.

12 points noirs / La valeur limite annuelle -40 microgrammes par mètre cube (µg/m3)- a été régulièrement dépassée à Marseille, Toulon, Paris, Clermont-Ferrand, Montpellier, Toulouse, Reims Champagne-Ardenne, Grenoble Rhône-Alpes, Strasbourg, Lyon Rhône-Alpes, Vallée de l’Arve et Nice. La valeur limite horaire -200 µg/m3- a été largement franchie à Paris et à Lyon.

 

 http://www.journaldelenvironnement.net/article/dioxyde-d-azote-la-france-condamnee-pour-pollution-systematique-et-persistante,100531

 

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 14:14

 

 

 

C’est devant une salle comble qu’ADP présentait son projet hier soir.

 

Une absence très remarquée celle du député Rodrigue Kokouendo (en marche).

L'élu avait probablement autre chose à faire de bien plus intéressant.

 

Etaient présents :

- Charlotte Blandiot Faride, maire de Mitry-Mory

- Marianne Margaté, adjointe et conseillère départementale

- plusieurs adjoints au maire et conseillers municipaux de Mitry-Mory

- des élus de Compans et Dammartin en Goële…..

 

 

Etaient présents également des habitants de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Gressy, Mitry-Mory, Villeparisis,Tremblay en France…..

 

Elus et habitants posèrent de nombreuses questions, centrées particulièrement sur les risques sur la santé, mais ADP était sur une autre longueur d'onde : l'intérêt économique du projet.

 

 Des réponses d’ADP souvent très vagues, incomplètes et parfois même inexactes, certains intervenants d'ADP semblant parfois quelque peu méprisants, un manque de professionnalisme ou une position de supériorité vis-à-vis des participants ?

 

Des représentants d’ADP qui furent hués lorsqu’ils abordèrent le dossier du CDG Express.

 

La création d’emplois, le point « dit fort » de l’industriel qui passe sous silence le nombre d’emplois détruits sur le territoire, suite au dépaysement des entreprises vers l’étranger, facilité par les transports rapides de fret par voies aériennes.

 

Les vols de nuit devraient être maintenus et peut-être même augmenté, la réponse d’ADP est vague.

ADP passe sous silence la fermeture la nuit de l’aéroport d’Orly, mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas à l’ouest parisien, vous êtes ici chez les populations modestes de l’est parisien à qui l’on fait subir toutes les nuisances : décharges, sites Seveso, industries polluantes…..

 

Quant à l'étude Bruitparif sur le bruit cumulé des avions, des routes et des voies ferrées,dans laquelle il ressortait que l'espérance de vie en bonne santé des habitants de certaines communes pouvaient être réduite de plusieurs années comme Compans, Thieux, St Mard, Juilly...... un expert indépendant, nommé à la demande des garants CNDP, est venu pour rassurer les populations en interprétant l’étude tout autrement.

 

Qui a payé cet expert ?

 Nous n’en savons rien

 

Ce que nous savons c’est qu’il ne semble avoir rassuré aucunement les populations.

 

Pour ce qui est des problèmes de pollutions et d’inondations de la Beuvronne, ne posez pas à chaque réunion les mêmes questions, vous ennuyez ADP.

 

D'autre-part les points suivants ne concernent pas ADP :

- le plan de gêne sonore c’est l’ETAT qui décide

- l’étude épidémiologique c’est à l’ETAT (ARS) qu’il faut la demander

- la saturation des routes autour de l’aéroport, voir avec l’ETAT

- l’autorisation d’envoyer des eaux plus polluées vers la Marne (Beuvronne) que vers la Seine, c’est l’ETAT qui décide

- l’autorisation d’envoyer 1000 l/seconde d’eau vers la Marne (Beuvronne)  alors que vers la Seine ce n’est que 150 l/seconde, c’est l’ETAT qui décide

 

Mais l’ETAT était absent de la réunion, ses représentants avaient probablement autre chose à faire de bien plus intéressant que d’entendre les jérémiades des riverains d’ADP.

 

Des participants très déçus à la sortie de cette réunion, comme de celle de St Soupplets qui avait fait également salle comble.

 

Une impression de n’avoir aucune influence sur les décisions prises d’en haut qui détruisent leur cadre de vie, impactent à jamais leur environnement et parfois même leur santé.

 

 

Aucune réunion de concertation n’est prévu à Claye-Souilly, est-ce parce que Yves Albarello n’a pas proposé de salle à ADP ?

 

Quant à la demande d’ADENCA concernant une étude indépendante sur les problèmes liés à l’eau : pollution Beuvronne et risques d’inondations, les garants CNDP y réfléchissent....

 

Affaire à suivre……..

 

 

 

 

 

 

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