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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 09:41
En 2020 la décharge VEOLIA de Claye-Souilly est classée 4ème plus important émetteur de Méthane de France  et a encore augmenté ses émissions dans l’air depuis 2019  !

 

Depuis plus de 10 ans la décharge Veolia de Claye-Souilly est toujours dans le peloton de tête des plus importants émetteurs dans l'air de Méthane de France  (dans les 5 premiers). (1)

 

L’arrêté ministériel du 15/2/2016  relatif aux installations de stockage de déchets non dangereux oblige l’exploitant à réaliser des mesures de contrôle de ses émissions diffuses de Méthane dans l'air.

 

VEOLIA a réalisé ces mesures à 2 reprises :

  • Du 25 au 29/9/2017 qui ont montré d’importantes émissions diffuses de Méthane
  • Du 11 au 13/9/2019 après travaux de reprise de couverture sur les zones considérées par VEOLIA comme les plus émissives, sur une surface de 9.2 hectares

 

Veolia semble se satisfaire de ces travaux puisqu’il indique lors de la dernière CSS du 9/2/2021 que :

 

« Le réseau de captage est bien dimensionné et les couvertures efficaces pour limiter les émissions diffuses »

 

Du côté des services de l’ETAT il semble qu’il en soit de même puisque le  Sous Préfet Nicolas Honoré, qui dirigeait la CSS du 9/2/2021  n’ait fait aucunes remarques à ce sujet.

 

 

Mais ironie du sort nous venons d’apprendre que VEOLIA Claye-Souilly

a émis dans l’air en 2020 plus de polluant Méthane qu’en 2019

(environ 110 000 kg).

 

si l'industriel est satisfait

les riverains de l'installation ne le sont pas.

 

 

 

 

Du GREEN WASHING ?

(pour faire court verdissage d’image)

 

Il serait peut-être temps qu’Antoine Frérot, PDG de VEOLIA, mette en place les mesures de réduction des émissions de Méthane dans l'air qu’il propose dans les médias depuis la COP 21 sur sa plus importante décharge ISDND de France

 

 

 

Ce ne sont pas des effets d’annonces à chaque COP

mais des mesures effectives que les français attendent.

 

 

(1) https://www.georisques.gouv.fr/risques/registre-des-emissions-polluantes/synthese/donnees#/recherche=polluant&polluant=91

 

 

Extrait de l’article paru sur le site VEOLIA :

28 OCT. 2021

La COP 26 va s'ouvrir à Glasgow (Royaume-Uni) le 31 octobre jusqu'au 12 novembre, six ans après la signature de l’Accord de Paris

Champion de la transformation écologique, Veolia sera exemplaire pour le climat….

 

 

Les engagements climat de Veolia revus à la hausse

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) conclut, dans son rapport publié le 6 août 2021 intitulé The Physical Science Basis, que le climat est en train de changer partout dans le monde plus rapidement que prévu : nous n'avons désormais plus le choix, il faut absolument maintenir la hausse des températures à 1,5°C d’ici la fin du siècle pour respecter l’Accord de Paris sur le climat
C'est pourquoi, en se conformant à la 
Science Based Target initiative (SBTI)(1) qui mobilise les entreprises pour fixer des objectifs scientifiques vers une économie décarbonée, Veolia ambitionne de doubler son objectif à 10 ans de réduction de ses émissions de GES, avec deux leviers en particulier : la sortie du charbon en Europe d’ici à 2030, et l’augmentation du captage du méthane sur les centres de stockage des déchets. Les objectifs chiffrés, en cours d'élaboration, seront validés en 2023 et intégrés dans le nouveau plan stratégique du Groupe.

https://www.veolia.com/fr/nos-medias/actualites/cop26-veolia-sapprete-doubler-ses-engagements-reduction-demissions-ges-se

 

 

 

 

 

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 16:31
Vue sur la décharge Veolia de Claye-Souilly

Vue sur la décharge Veolia de Claye-Souilly

 

Un record dont le nord Seine et Marne aurait bien aimé se passer, parmi les 6 plus importants émetteurs de Méthane de France en 2019 la décharge Veolia de Claye-Souilly est classée 4ème rejointe de près par la décharge voisine Suez d’Isles les Meldeuses  à la 6ème place.

 

Comme nous vous le précisions dans nos précédents articles la décharge Veolia de Claye-Souilly est depuis des dizaines d'années dans le peloton de tête des plus importants émetteurs de Méthane de France.

 

A l’occasion de la COP 21 le PDG de Veolia Antoine Frérot indique qu’il veut augmenter le captage du Méthane sur ses décharges mais en même temps lors de la CSS de ce début d’année l’industriel indique pour sa décharge de Claye-Souilly  classée 4ème plus important émetteur de Méthane de France en 2019 :

« Le réseau de captage est bien dimensionné et les couvertures efficaces pour limiter les émissions diffuses »

 

 

Ce ne sont pas des effets d’annonces à chaque COP

mais des mesures effectives que les populations attendent.

 

 

Extrait de l’article paru sur le site VEOLIA :

28 OCT. 2021

La COP 26 va s'ouvrir à Glasgow (Royaume-Uni) le 31 octobre jusqu'au 12 novembre, six ans après la signature de l’Accord de Paris

Champion de la transformation écologique, Veolia sera exemplaire pour le climat….

 

 

Les engagements climat de Veolia revus à la hausse

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) conclut, dans son rapport publié le 6 août 2021 intitulé The Physical Science Basis, que le climat est en train de changer partout dans le monde plus rapidement que prévu : nous n'avons désormais plus le choix, il faut absolument maintenir la hausse des températures à 1,5°C d’ici la fin du siècle pour respecter l’Accord de Paris sur le climat
C'est pourquoi, en se conformant à la Science Based Target initiative (SBTI)
(1) qui mobilise les entreprises pour fixer des objectifs scientifiques vers une économie décarbonée, Veolia ambitionne de doubler son objectif à 10 ans de réduction de ses émissions de GES, avec deux leviers en particulier : la sortie du charbon en Europe d’ici à 2030, et l’augmentation du captage du méthane sur les centres de stockage des déchets. Les objectifs chiffrés, en cours d'élaboration, seront validés en 2023 et intégrés dans le nouveau plan stratégique du Groupe.

https://www.veolia.com/fr/nos-medias/actualites/cop26-veolia-sapprete-doubler-ses-engagements-reduction-demissions-ges-se

 

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 11:45
Pollution air 2019 : la décharge Veolia de Claye-Souilly est le 1er émetteur de COV  (formaldéhyde) d’Ile de France

 

A partir de maintenant ce sera comme d’habitude !

 

 La décharge Veolia Claye-Souilly toujours au 1er rang en 2019 des émetteurs en Ile de France de COV (Composés organiques volatils) gaz polluant Aldéhyde formique (formaldéhyde), un gaz reconnu cancérigène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 par le  Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

 

 

Portail d'information des publics Cancer Environnement du Centre Léon Bérard 

http://www.cancer-environnement.fr/

 

Formaldéhyde et cancer

Le CIRC a classé le formaldéhyde cancérogène avéré chez l’Homme (groupe 1) en 2004 (CIRC, 2006). Le groupe de travail avait alors estimé disposer d’indications suffisantes montrant que le formaldéhyde provoque le cancer du nasopharynx (sur la base d’études épidémiologiques concordantes en milieu professionnel).

En 2009, un nouveau groupe de travail du CIRC a en outre conclu à l’existence d'indications de cancérogénicité suffisantes chez l’Homme pour la leucémie et plus particulièrement pour la leucémie myéloïde chez l’homme sont suffisantes (Hauptmann, 2009 ; Zhang, 2009). Les indications de cancérogénicité chez l’Homme pour les fosses nasales et les sinus de la face ont été jugées limitées (Baan, 2009).

Le programme national de toxicologie aux Etats-Unis indique, dans son 12ème rapport sur les cancérogènes publié en juin 2011, qu’il existe des preuves suffisantes de la cancérogénicité du formaldéhyde fournies par des études chez l’Homme (National Toxicology Program, 2011).

Même si en Europe, la classification réglementaire du formaldéhyde reste « cancérogène de catégorie 3 » (cancérogène possible chez l’Homme), suite à une proposition française plus sévère, ce classement est en cours de révision. En France, l’arrêté du 13 juillet 2006, a ajouté les travaux exposant au formaldéhyde à la liste des procédés cancérogènes du Code du travail. La réglementation concernant le risque cancérogène doit donc être appliquée.

 http://www.cancer-environnement.fr/181-Formaldehyde.ce.aspx#Formaldéhyde et cancer

 

 

 pour aller plus loin :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/cancerogene-classement-UE-proposition-Anses-tumeurs-nasopharynx-mutagene-14151.php4

https://www.anses.fr/fr/lexique/reach-r%C3%A8glement

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 18:21

 

Paru dans le journal de l’Environnement :

 

Affaire du siècle : la rapporteure publique reconnaît une carence de l’Etat

https://www.journaldelenvironnement.net/article/affaire-du-siecle-la-rapporteure-publique-reconnait-une-carence-de-l-etat,113198

Le 14 janvier 2021 par Stéphanie Senet

 

Ce recours climatique est porté par Greenpeace, Oxfam, FNH et NAT

 

Lors de l’audience qui s’est tenue ce 14 janvier au tribunal administratif de Paris, la rapporteure publique a reconnu la carence fautive de l’Etat à respecter ses objectifs climatiques mais a rejeté la demande de réparation du préjudice écologique.

 

Près de deux ans après le dépôt de leur recours au tribunal administratif de Paris, les 4 ONG réunies autour de l’Affaire du siècle –Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, Greenpeace et Notre affaire à tous- ont obtenu un signal favorable de la rapporteure publique. Celle-ci a conclu, lors de l’audience, qu’il y a bien «une faute de l’Etat à n’avoir pas respecté sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre».

La magistrate, dont les conclusions ne seront pas forcément suivies par le tribunal, s’appuie sur la décision prononcée le 19 novembre dernier par la plus haute juridiction administrative.

 

LES LEÇONS DU RECOURS DE GRANDE-SYNTHE

Dans le cadre d’un autre recours climatique –pour excès de pouvoir et demande d’injonction formé par la commune de Grande-Synthe- le Conseil d’Etat avait en effet rappelé à l’Etat, sa responsabilité à tenir, dans les délais, l’objectif climatique d’une réduction de 40% des émissions de GES en 2030 et lui avait demandé des comptes sur la façon dont il comptait y parvenir alors qu’il a relevé, le 21 avril 2020, le plafond du dernier budget carbone 2019-2023. Entre-temps, l’objectif a d’ailleurs été relevé à 55% en 2030 au sein de l’UE. La réponse du gouvernement français est attendue au plus tard le 19 février 2021. Le Conseil d’Etat peut ensuite condamner l’Etat à prendre des mesures complémentaires.

Dans cette lignée, la rapporteure publique du tribunal administratif de Paris a estimé que «la méconnaissance du premier budget carbone 2015-2018 suffit à constater une faute de l’Etat». «La carence de l’Etat à prendre des mesures pour respecter la trajectoire qu’il s’est fixée contribue à l’aggravation du préjudice en cours», a-t-elle poursuivi.

 

PAS DE RÉPARATION DU PRÉJUDICE ÉCOLOGIQUE

En revanche, elle a estimé que les ONG requérantes n’avaient pas démontré que les objectifs climatiques étaient eux-mêmes insuffisants et n’a pas reconnu la carence de l’Etat quant au niveau des objectifs fixés au niveau national.

Si elle a demandé à l’Etat de verser un euro symbolique en réparation du préjudice moral de trois associations (Oxfam, Greenpeace et FNH[1]), elle a revanche rejeté la réparation du préjudice écologique. "La nature profonde de notre action, ce n'est pas de faire condamner l'Etat mais de faire agir l'Etat", a rappelé Cécile Dufflot, directrice générale d'Oxfam.

L’Affaire du siècle s’appuie sur une pétition signée par 2,3 millions de citoyens. Un record en France. Le mouvement a été rejoint, en juin dernier, par trois nouvelles associations, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), la Fondation Abbé Pierre et France Nature Environnement, ainsi qu’en septembre par l’association Anper-Tos[2].

Aussi attendu que la prochaine décision du Conseil d’Etat, le jugement du tribunal administratif doit être rendu dans les 15 jours.

 

 


[1] L’association Notre affaire à tous est trop récente

[2] Association nationale pour la protection des eaux et rivières, Truites, Ombres, Saumons

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 10:56

 

Emmanuel Macron préfère-t-il utiliser l’argent de nos impôts pour payer des amendes à L’Europe plutôt que de prendre les mesures pour réduire la pollution de l’air ?

 

Au Nord-Ouest 77 la pollution de l’air est accrue par notamment les millions de camions qui chaque année viennent déverser les ordures sur notre territoire.

 

Ironie du sort c'est encore  au nord-ouest 77 que deux projets de décharges sont en cours qui devraient permettre la circulation de milliers de poids lourds supplémentaires chaque  année, l’une à Monthyon/ St Soupplets où la RN 330 est saturée et en mauvais état et l’autre à Vignely, où les camions devront passer par Villenoy   commune classée en zone sensible dans le Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France (1) en raison des dépassements des valeurs réglementaires de l'air qu’elle connaît (principalement NO2 (dioxyde d’azote) et PM10 (particules).

En rouge zones sensibles  dans la cartographie du Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

En rouge zones sensibles dans la cartographie du Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

 

Le NO2 dioxyde d’azote est un gaz irritant pour les bronches, il fait partie de la famille des NOX oxydes d’azote.

 

Airparif indique :

« Le secteur du trafic routier est responsable de plus de la moitié des émissions de Nox »

« Les poids lourds ne représentent que 5 % du kilométrage parcouru en Île-de-France,  mais 31 % des émissions d'oxydes d'azote des transports routiers ».

 

« Pour les oxydes d'azote (NOx) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont équivalentes à celles de 8 véhicules particuliers et de 5 véhicules utilitaires légers. »

« Pour les particules (PM10) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont similaires aux émissions de 2 véhicules particuliers diesel et de plus de 60 véhicules particuliers essence. »(chiffres relatifs à l’année 2012) (2)

 

(1)Plan de Protection de l’Atmosphère pour l’Ile-de-France

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/1-la-qualite-de-l-air-de-a-a-z-a3308.html

(2)https://www.airparif.asso.fr/etat-air/air-et-climat-quelques-chiffres

 

 

Paru sur le site Le Monde :

Pollution de l’air : la Commission européenne menace la France d’une lourde amende

Dans une lettre de mise en demeure adressée jeudi, Bruxelles donne deux mois au gouvernement pour prendre des mesures en vue d’en finir avec les dépassements des normes.

Par Stéphane Mandard

Publié hier à 15h35, mis à jour hier à 20h51 

Temps deLecture 3 min.

La Commission européenne accentue la pression sur la France sur le front de la pollution de l’air et brandit la menace d’une lourde amende. Bruxelles a adressé, jeudi 3 décembre, une lettre de mise en demeure au gouvernement pour lui demander d’exécuter sans attendre l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 24 octobre 2019. La CJUE avait alors condamné la France pour non-respect de la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air, et pour avoir « dépassé de manière systématique et persistante la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote depuis le 1er janvier 2010 ».

Le dioxyde d’azote (NO2) est un gaz très toxique émis principalement par le trafic routier, et en particulier par les véhicules diesels. Douze agglomérations françaises sont concernées par ces dépassements répétés : Paris, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Reims, Clermont-Ferrand, Toulon ainsi que la vallée de l’Arve, au pied du mont Blanc.

Un an après, la Commission « reconnaît les efforts consentis par les autorités françaises pour améliorer la qualité de l’air ». Toutefois, relève-t-elle, « à l’exception de la zone de Clermont-Ferrand, ces efforts ne sont pas encore suffisants pour limiter autant que possible les dépassements dans le temps ». Aussi, Bruxelles met aujourd’hui en demeure Paris de « prendre et [de] mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour remédier à la situation et faire en sorte que la période de dépassement soit la plus courte possible »……

Une provision de 81 millions d’euros

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/03/pollution-de-l-air-la-commission-europeenne-accentue-la-pression-sur-la-france_6062068_3244.html

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 18:30
Le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 M€ par semestre de retard
Le Conseil d’État ordonne au Gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 M€ par semestre de retard
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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 18:09
 
Paru sur Actu-Environnement :

 

250 associations remettent en question le sauvetage inconditionnel des compagnies aériennes

 

Transport  |  07 avril 2020  |  Hortense Chauvin

250 associations remettent en question le sauvetage inconditionnel des compagnies aériennes

© Blue Planet Studio

« Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée », s'alarment 250 associations internationales dans une lettre ouverte aux gouvernements assortie d'une pétition, publiées lundi 6 avril. Le collectif d'associations exige que l'argent public soit utilisé « en priorité pour les travailleurs, les travailleuses, et le climat. »

Cet appel fait suite aux nombreuses demandes de soutien financier formulées par les compagnies aériennes, durement touchées par la pandémie de Covid-19 : Air France a, par exemple, réduit son activité de 90 % depuis le début de la crise, une situation qui devrait perdurer au moins jusqu'à fin mai, selon la compagnie. Le 19 mars, l'Association du transport aérien international (IATA) estimait que les États devaient fournir une aide d'urgence d'environ 200 milliards de dollars aux compagnies aériennes afin de les aider à faire face à la crise.

Ces appels ont été entendus par de nombreux gouvernements : les États-Unis prévoient notamment de fournir une aide de 50 milliards de dollars aux compagnies aériennes. La Commission européenne envisage, quant à elle, d'offrir des compensations financières aux compagnies européennes, y compris à celles ayant déjà reçu des aides d'urgence au cours des dix dernières années. En France, le Gouvernement a décidé de reporter à 2021 et 2022 le paiement de certaines taxes et redevances spécifiques au secteur, et envisage, en accord avec son homologue néerlandais, de faire bénéficier Air France-KLM de prêts garantis par les États à hauteur de 6 milliards d'euros.

Orienter le soutien financier vers une mobilité verte

Un soutien financier en contradiction avec les exigences climatiques, selon le collectif d'associations, qui estime que la « pause involontaire » du trafic aérien doit permettre de construire « un secteur des transports respectueux du climat et résilient ». L'avion étant responsable de près de 5% de l'impact climatique mondial, les 250 associations exigent que les gouvernements mettent fin aux exemptions fiscales accordées aux compagnies aériennes, notamment à travers la mise en place d'une taxe sur le kérosène. Elles demandent également que l'aide financière mobilisée par les États bénéficie en priorité aux employés du secteur plutôt qu'aux actionnaires.

Plus globalement, le collectif propose que les gouvernements remettent profondément en question la place du transport aérien dans nos sociétés et qu'ils s'attellent à une refonte de notre mobilité. Les 250 associations les appellent à « soutenir une transition juste », notamment en « garantissant l'accès à des alternatives abordables », comme le train, et en permettant aux employés du secteur aérien « de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat. »

En France, vingt-quatre heures après le lancement de cette campagne, la pétition a déjà recueilli plus de 25 000 signatures.

Hortense Chauvin, journaliste
Rédactrice

https://www.actu-environnement.com/ae/news/ong-sauvetage-aerien-question-35282.php4

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 18:54

 

Paru sur le site actu-environnement :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/pollution-air-covid19-epandages-agricoles-air-sante-climat-35229.php4

 

 

Coronavirus : le collectif Air-Santé-Climat demande de limiter les épandages agricoles

Risques  |  Aujourd'hui à 15h06  |  Rémi Pin

© danimages

© danimages

 

Le collectif Air-Santé-Climat interpelle l'État sur « la nécessité de limiter drastiquement les épandages agricoles, afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du coronavirus » selon une information du Monde.

Ce collectif, composé de médecins, de chercheurs, d'associations spécialistes de la pollution atmosphérique et du changement climatique, en a fait la demande dans un courrier adressé, le 21 mars, à l'ensemble des préfets, pour préserver la qualité de l'air en France.

Depuis le début du confinement, les concentrations d'oxydes d'azotes dans le pays ont certes diminué avec la baisse du trafic routier et aérien, mais celles des particules fines ont stagné, voire augmenté, occasionnant même des épisodes de pollution printaniers dans certaines régions. Des pics de pollution qui seraient dus, notamment, à l'ammoniac issu des épandages de fertilisants, qui se combinent avec d'autres molécules présentes dans l'air.

Outre leurs effets néfastes sur les voies respiratoires, les particules fines sont pointées du doigt dans plusieurs études scientifiques comme favorisant potentiellement la diffusion de virus comme le Covid-19. En attendant d'autres études qui viendraient confirmer cette hypothèse, le collectif Air-Santé-Climat appelle donc « au principe de précaution » pour limiter les émissions de particules fines liées aux épandages, dont la saison ne fait que débuter.

 Rémi Pin, journaliste  Rédacteur spécialisé

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 15:40

 

 

Paru sur le site Airparif :

 

Impact des mesures de confinement

Le mardi 24 mars 2020

Évaluation de l’impact sur la qualité de l’air en Île-de-France des premiers jours de confinement mis en place dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19

Bilan provisoire de la semaine du 16 au 20 mars 2020

Pour limiter la propagation du virus COVID-19, des mesures de confinement ont été mises en place par les autorités à partir du mardi 17 mars à midi. Ce résumé présente l’impact de ces mesures sur la pollution de l’air, et notamment le dioxyde d’azote, provenant majoritairement du trafic en Île-de-France, et des particules, dont les sources sont plus nombreuses, en comparant les niveaux de pollution (quantité de polluants rejetés et niveaux de pollution respirés dans l’air) entre un mois de mars normal et les premiers jours d’application du confinement. Cette évaluation met en avant une amélioration de la qualité de l’air de l’ordre de 20 à 30% dans l’agglomération parisienne, consécutive à une baisse des émissions de plus de 60% pour les oxydes d’azote. Le long des axes de circulation, cet impact peut être encore plus important. Il était en revanche peu visible pour les particules (PM10 et PM2,5) lors de ces premiers jours de confinement.  Autre bonne nouvelle, cette baisse des polluants de l’air s’accompagne d’une baisse du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre, soulignant les liens entre ces deux problématiques et le co-bénéfice pour le climat de toute amélioration de la qualité de l’air

Avec la mise en place des mesures de confinement à partir de mardi 17 mars à midi, une baisse conséquente des émissions d’oxydes d’azote a été constatée dès la mise en place complète de cette action (une baisse supérieure à 60% à partir de mercredi 18 mars).  Malgré une augmentation du chauffage résidentiel, cette baisse est liée en grande partie à la forte diminution du trafic routier et aérien. Celle des autres secteurs d’activité est moins quantifiable en raison du peu d’informations disponibles. Pour les oxydes d’azote, la baisse des émissions se traduit aussi au niveau des concentrations, avec une amélioration de la qualité de l’air respiré de 20 à 30% selon les conditions météorologiques rencontrées entre le 17 et le 20 mars. Cette amélioration est particulièrement sensible le long des axes routiers où les niveaux rejoignent sur certaines stations d’Airparif les niveaux de la pollution de fond : en 40 ans de mesure d’Airparif, cette situation sur les stations trafic ne s’est jamais produite de manière aussi importante et sur autant de stations.

 Impact des mesures de confinement : une bonne nouvelle, l'air en IDF est de meilleure qualité

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, en situation de confinement, et de différence entre les deux

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, en situation de confinement, et de différence entre les deux

En revanche, peu d’impact a été constaté pour les particules qui sont issues de davantage de sources et pour lesquelles la diminution du trafic n’a pas compensé l’augmentation liée au chauffage résidentiel et au maintien des activités agricoles, conjugués à une météorologie printanière favorable à la formation de particules observée dans plusieurs régions avoisinantes. De fait, la qualité de l’air n’a pas été aussi bonne qu’escomptée mercredi 18 mars. Mais avec la forte limitation du trafic, les niveaux n’ont pas augmenté au point de nous placer en épisode de pollution. Ce qui aurait vraisemblablement été le cas en temps normal, avec des conditions similaires et un trafic normal.

Le changement de météorologie à partir du samedi 21, conjugué à la baisse très conséquente des émissions, notamment du trafic aérien et du trafic routier, conduit à une qualité de l’air « bonne » en ce début de deuxième semaine de confinement. Ces conditions météorologiques typiques à cette période de l’année peuvent néanmoins être amenées à se reproduire.

https://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/280

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 15:03
 
 
PARU DANS LE JOURNAL DE l'ENVIRONNEMENT
 
Méthane: les émissions ignorées des accidents de puits

Le 19 décembre 2019 par Romain Loury

Des accidents qui accroissent fortement les émissions
Des accidents qui accroissent fortement les émissions
DR

 

Aux Etats-Unis, l’explosion d’un puits de gaz de schiste dans l’Ohio, mi-février 2018, a dégagé de gigantesques quantités de méthane, révèle une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas). Problème, ces émissions accidentelles, difficiles à mesurer, ne sont pas prises en compte dans les inventaires nationaux.

 

Responsables d’environ un quart du réchauffement actuel, les émissions de méthane ne cessent d’augmenter. Parmi les coupables, l’exploitation d’énergies fossiles, dont l’extraction et le transport peuvent engendrer d’importantes fuites de ce gaz, au potentiel de réchauffement global (PRG) 28 fois plus élevé que le CO2.

Au-delà de ces fuites constantes, dont les Etats-Unis s’apprêtent à délaisser le contrôle, il en est d’encore plus mal connues: celles qui découlent d’une explosion des puits, du fait de la difficulté de mesurer les émissions en temps réel. La plus importante d’entre elles est survenue en 2004 dans le Texas: 115.000 tonnes de gaz naturel, principalement du méthane. Deuxième en titre, celle d’Aliso Canyon (Californie) en 2015, très médiatisée, a dégagé un total de 97.000 tonnes de méthane en trois mois et demi.

UN ACCIDENT LARGEMENT IGNORÉ

Une troisième, survenue le 15 février 2018 dans le comté de Belmont (Ohio), est passée quasi-inaperçue. A tort, révèle l’équipe d’Ilse Aben, de l’Institut de recherche spatiale des Pays-Bas (Utrecht): grâce à l’analyse des données du Tropospheric Monitoring Instrument, installé à bord du satellite Sentinel-5P (lancé en octobre 2017), les chercheurs révèlent que, le 27 février, ce puits laissait fuir 120 tonnes de méthane par heure, un taux deux fois plus élevé que celui d’Aliso Canyon.

En prenant cette valeur comme moyenne sur les 20 jours qui se sont écoulés entre l’accident et la réparation du puits le 7 mars, la fuite s’élèverait à 60.000 tonnes de méthane. Ce qui est loin d’être anecdotique: ce chiffre équivaut au quart des émissions annuelles de méthane émis par le secteur des énergies fossiles dans l’Ohio.

DES ÉMISSIONS IMPORTANTES, MAIS NÉGLIGÉES

Selon les chercheurs, ces fuites dépassent même les émissions annuelles du secteur gazier et pétrolier de la plupart des pays européens. Seuls trois d’entre eux émettent plus de 60.000 tonnes de méthane par an, à savoir le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie, qui se situent autour de 200.000 tonnes annuelles de méthane. Pire, l’explosion de l’Ohio a émis en 20 jours autant de méthane que les Pays-Bas, tous secteurs d’activité confondus, en un an.

Alors que l’accord de Paris repose sur des inventaires d’émissions dressés chaque année par les Etats, de tels accidents, non pris en compte, ajoutent une incertitude majeure, engendrant une importante sous-estimation des émissions réelles. D’où l’intérêt d’une surveillance satellitaire, seul outil capable de mesurer ces émissions non prédictibles, concluent les chercheurs.

 

 

 
 

 

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