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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:36

 

Le 1er projet pilote en France

de stockage de gaz carbonique CO2

 dans les aquifères salins

 refait surface.

 

Veolia Claye-Souilly

sur les rangs ?

 

 

Le groupement Géodénergies (1) bénéficie d’un financement mis en place par l’ETAT, dénommé PIA (2) qui aide à  co-financer ce projet « dit  de recherche » innovant et prometteur sur le territoire.

 

Pour faire court ce groupement, après avoir fait des essais en laboratoire, veut trouver un site pour mettre ses expériences en pratique, site  qui servira de cobaye.

Si les essais ne sont pas concluants on laissera ce gaz sous terre et les riverains dans l’angoisse.

 

Rappelez- vous des projets de stockage de gaz CO2 :

 

Projet abandonné près de Lacq :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques/lacq-total-arrete-de-stocker-du-co2-dans-le-sol-bearnais-168453.html

 

Projet abandonné en Norvège :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/29/stockage-de-co2-un-projet-phare-abandonne-en-norvege_3504794_3244.html

 

(1) Entreprises Actys-Bee, CFG Services, Drillscan, Electerre de France, Enertime, Fonroche Géothermie, Entrepose Group, Géothermie Bouillante et Solexperts.

Etablissements publics et laboratoires de recherche Le BRGM, le CNRS, MINES ParisTech - Armines, l'Université d'Orléans, l'Université de Lorraine, l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, et l'Université des Antilles.

Pôle de compétitivité  S2E2.

(2) http://www.caissedesdepots.fr/investissements-davenir

Paru sur le site Usine Nouvelle :  Veolia lance un projet de captage et stockage de Co²

PUBLIÉ LE 13/03/2008 À 12H16

Le groupe Veolia Environnement a sélectionné Claye-Souilly (Seine-et-Marne) pour étudier la mise en place d'un pilote de captage et de stockage géologique de CO2 de taille industrielle. Ces travaux seront réalisés en partenariat avec Geogreen, une société internationale de services d'ingénierie dédiée au transport et au stockage géologique du CO2. Le site, déjà existant, a été choisi grâce à ses caractéristiques géologiques favorables. ….

http://www.usinenouvelle.com/article/veolia-lance-un-projet-de-captage-et-stockage-de-co2.N23384

 

Paru sur le site BRGM : Le couplage réussi du stockage de CO2 et de la géothermie

22.07.2016

Stocker du CO2 sous forme dissoute dans des aquifères salins proches d'installations industrielles émettrices, c'est l'idée développée avec "CO2-Dissolved". Une solution très prometteuse, alternative aux stockages massifs.

Si la nécessité de recourir à la séquestration géologique de CO2 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ne fait pas de doute, les conditions de mise en oeuvre, de sécurisation et de suivi des stockages massifs posent des questions scientifiques, techniques, économiques et sociétales qui freinent un déploiement à court terme. La mise en place de stockages de petite taille près des sources d'émissions constitue donc une solution complémentaire sinon alternative. Le projet ANR CO2-Dissolved l'a explorée durant trois ans. Associant sept partenaires sous coordination BRGM, il a démontré la faisabilité d'associer le stockage de CO2 dissous en aquifère et la récupération d'énergie géothermique.

"Cette solution, explique Christophe Kervévan, responsable du projet au BRGM, présente plusieurs avantages. Il s'agit en effet de stocker le CO2 produit par une installation industrielle sur le lieu même des émissions, en l'injectant dans un aquifère salin profond sous forme dissoute. La récupération puis la réinjection d'eau chargée en CO2 s'opèrent au moyen d'un ensemble "puits injecteur / puits producteur" semblable aux doublets géothermiques utilisés pour des réseaux de chaleur." Stockage sur place du CO2, ce qui réduit les coûts et les risques liés au transport du gaz, plus récupération de chaleur, la solution est séduisante, sous réserve d'aquifères appropriés bien localisés et de maîtrise du procédé.

Faisabilité et maîtrise des risques

Du fait des limites de solubilité du CO2 dans la saumure et des débits généralement observés dans les doublets géothermiques (250-350 m3/h dans le bassin parisien), la solution s'avère pertinente pour des petits émetteurs industriels de CO2 (< 150 000 t / an). Les sites de stockage visés sont des aquifères profonds (1 500 à 2 500 m) dont la température atteint 60 à 80°C. En France, 650 sites industriels potentiellement compatibles (25 % des émissions nationales) ont été inventoriés.

"Nos partenaires américains, poursuit C. Kervévan, ont mis au point un procédé innovant de captage du CO2 utilisant l’eau comme seul solvant. L’intégration de ce dispositif au sein du système "CO2-Dissolved" a été étudiée en fonction de la teneur en CO2 des fumées et de la nécessité éventuelle d’une séparation préalable à l’injection. À la différence des stockages massifs, où le CO2 est injecté sous forme supercritique, il est ici totalement dissous dans la saumure de l'aquifère. On s’affranchit ainsi de tout risque de création d’une bulle de gaz en profondeur et donc de remontée potentielle de celle-ci."

L'impact de l'injection d’eau acidifiée sur la roche et les réactions chimiques induites en fonction des caractéristiques hydrogéologiques des milieux ont fait l'objet de simulations numériques et de nombreux tests sur une installation expérimentale. L’impact économique, sur le cas d'une sucrerie-distillerie du Loiret, a également été étudié, démontrant la viabilité de la majorité des scénarios simulés, du fait, notamment, du bénéfice lié à la récupération de chaleur.

"La prochaine étape est d’aller vers un pilote de démonstration sur un site industriel, conclut C. Kervévan. La démarche est engagée, dans le cadre du nouveau projet "Pilote CO2-Dissolved" financé par le groupement d'intérêt scientifique Géodénergies."

http://www.brgm.fr/projet/couplage-reussi-stockage-co2-geothermie

 

 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:11

 

 

A l’occasion de la COP 21, le projet de CSC revient en force, ce projet est mis en avant par les industriels qui plutôt que de chercher à réduire leurs émissions de gaz carbonique CO2 dans l’air cherchent des moyens pour l’enterrer dans le sol comme un déchet, mais pour Adenca le danger est grand, notamment si ce gaz ressortait brutalement en masse dans l'atmosphère.

 

 

Vous comprendrez mieux le sujet

en lisant l’article

de notre association amie  

« Côteaux de Jurançon Environnement »

 

 

 

 

Paru sur le blog Médiapart :

 

COP 21: L'impact de l'enfouissement du CO2 sur le climat ? Retour sur l'expérience menée à Jurançon

 

 

A l'occasion de la COP 21 il convient de tirer des conclusions de l'expérience d'enfouissement du CO2 en cours à Jurançon. Elle est présentée comme un projet pilote permettant de tester la technologie de captage et stockage des émissions de CO2 (CSC).

 

Tout d’abord de quoi s’agit-il ? L'expérience consiste à capter le CO2 émis par une centrale fournissant de la vapeur  sur la plateforme industrielle  de Lacq, à l’acheminer par une conduite jusque sur les coteaux de Jurançon et à l’enfouir à 4500 m de profondeur dans un réservoir  souterrain  d’où a été extrait précédemment du gaz. 50 000 tonnes de CO2 ont ainsi été enfouies. Ce projet est une contribution de Total au développement de la technologie dite de captage et stockage des émissions de CO2 (CSC) produites par des industries fortement  polluantes. L’objectif ultime de la technologie est la neutralisation, par enfouissement géologique, d’une large fraction des émissions de gaz à effet de serre d’origine industrielle.

 

Une question  vient immédiatement à l’esprit : cette technologie peut-elle avoir un réel impact sur le climat à l’horizon 2050 et  contribuer ainsi à limiter le réchauffement moyen de la planète à 2°C à l’horizon 2100? La réponse est non.

En effet cette technologie n’arrive pas à se développer. En 2015, seuls deux sites industriels de pur stockage géologique (hors récupération de pétrole) sont en opération de manière routinière. Ils sont situés en mer de Norvège et permettent de capter 1,7 millions de tonnes de CO2 par an, soit environ 0,00005% des émissions globales de la planète. Par ailleurs aucune centrale électrique de taille commerciale exploitant les ressources fossiles ne fonctionne avec la technologie CSC intégrée même s’il s’agit de l’application dans laquelle les promoteurs du CSC ont mis le plus d’espoir. En 2050, pour avoir un réel impact sur le climat il faudrait que cette technologie puisse permettre d’éviter au moins 10% des émissions mondiales. Pour atteindre cet objectif il faudrait au moins 5000 unités capables de stocker chacune 1 million de tonnes de CO2 par an en des lieux reconnus par tous comme sûrs à très long terme. Soit un rythme de développement annuel d’environ 150 unités d’ici 2050. On n'en prend clairement pas le chemin. L’objectif de 10% apparait  irréaliste. Pour autant que la technologie soit poursuivie dans les années qui viennent on peut s’attendre à un impact marginal entre 0,1% et 1%.

 

Pourquoi la technologie CSC n’arrive-t-elle pas à se développer ? En dehors de raisons économiques évidentes reliées au prix très bas du carbone évitée, la principale raison est la difficulté de faire accepter cette technologie aux populations directement concernées ainsi que  le recommande l’Agence Internationale de l’Energie. C’est ici que l’expérience du stockage à Jurançon apporte un éclairage révélateur sur la manière dont l’acceptabilité sociale est battue en brèche. La participation aux instances formelles (enquête publique, comité local d’information et de suivi (CLIS)) qui ont encadré le projet depuis son lancement en 2007 jusqu’à sa phase terminale actuelle  permet aux représentants de l’association Coteaux de Jurançon Environnement (CJE) d’apporter un témoignage de première main.  Il faut porter à la connaissance du public  que des affrontements générés par des situations  inacceptables   (erreurs de conception au départ qui ont allongé considérablement la durée  du projet, enquête publique faussée, refus de participer aux réunions organisées par les riverains, largesses pour vaincre les résistances au projet, non implication des populations dans les phases pouvant menacer leur sécurité…..) ont jalonné le déroulement du projet. Il faut mettre particulièrement l’accent sur deux éléments d’affrontement présentant des enjeux majeurs : l’absence de transparence dans la mise en œuvre, une mauvaise évaluation des risques  à long terme une fois l’enfouissement réalisé. Il a été impossible d’obtenir  des expertises indépendantes pour évaluer la conception et le déroulement du projet. Les organismes chargés des expertises avaient déjà des liens étroits de collaboration avec Total et de plus ont été directement rémunérés par Total pour leur expertise. Il s’agit d’un cas scandaleux de conflit d’intérêts malheureusement accepté par l’administration de l’Etat. L’association CJE n’a pas eu accès aux documents techniques qui lui auraient permis de solliciter elle-même des avis indépendants. Elle a été obligée d’assimiler une montagne de documents sans disposer de ceux qui étaient les plus pertinents.  Total s’est réfugié derrière le secret industriel malgré le caractère expérimental et risqué du projet. La sécurité à long terme des sites d’enfouissement est un autre  enjeu majeur autour duquel s’affrontent deux manières de se projeter dans l’avenir.  N’ayant pas de cadre juridique contraignant imposé, l’industrie et ses experts extérieurs  se contentent d’évaluer les risques de manière minimale avec des hypothèses considérées comme réalistes dans l’état actuel des connaissances. Pour les populations concernées, c’est le principe de précaution qui prévaut. Dès lors qu’ils sont envisageables dans le long terme, les scénarios extrêmes dévastateurs doivent être considérées et étudiées quant à leurs conséquences.  L’évaluation des risques à long terme est trop importante pour être faite seulement par une industrie qui cherche à se désengager le plus rapidement possible de ses obligations.

 

L’enfouissement géologique du CO2 ne prend pas le chemin de l’acceptabilité sociale  et ne peut avoir qu’un impact marginal sur le climat d’ici 2050 dans le meilleur des cas. Cette technologie devrait être abandonnée pour des solutions plus novatrices et moins risquées. Elle a été mise en avant par l’industrie pétrolière pour « verdir » l’exploitation sans mesure des ressources fossiles et préserver un modèle économique basée sur cette exploitation.   Les 60 millions d’euros investis dans l’expérimentation du CSC de Jurançon auraient permis de reboiser 20 000 ha. Ces arbres auraient pu séquestrer pendant leur développement (40 ans) l’équivalent de 8 millions de tonnes de CO2 soit près de  200 fois plus que ce qui a été séquestré dans le réservoir de Jurançon. Au charme de la forêt se serait ajoutée la richesse de 20 000 ha de bois à exploiter.

 

 

 Henri Pépin est représentant de l'Association Coteaux de Jurançon Environnement au Comité Local d'Information et de Suivi du projet.

https://blogs.mediapart.fr/henripepin/blog/071215/cop-21-limpact-de-lenfouissement-du-co2-sur-le-climat-retour-sur-lexperience-menee-jurancon

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 12:08

 

 

Voulez-vous vivre avec des déchets de gaz carbonique CO2 sous vos pieds ?

 

Voulez-vous prendre le risque de voir un jour le sol de votre habitation se surélever ?

 

Voulez-vous prendre le risque de voir votre nappe phréatique polluée par les déchets de gaz carbonique CO2 chargés de métaux lourds ?

 

Voulez-vous prendre le risque de voir un jour le gaz carbonique CO2 sortir d’une faille près de chez vous ?

 

En effet nous apprenons que plutôt que d’encourager les industriels à chercher des solutions

pour réduire leurs émissions de CO2 le gouvernement a choisi une autre option, le gouvernement   va utiliser nos impôts pour verser des subventions aux industriels afin qu’ils fassent des recherches pour obtenir un brevet pour enfouir les déchets de gaz carbonique CO2 dans le sol.

 

Le gouvernement semble considérer

que l’enfouissement des déchets de CO2

est une activité moins polluante que les autres

Pour qui ?

Certainement pas pour les habitants qui devront servir de cobayes.

 

Mais le gros problème est qu’il faut trouver un site pour faire des essais, trouver en quelque sorte une population qui servirait de cobayes, car ce procédé n’est pas du tout au point.

 

Et bien les cobayes

cela pourrait être vous habitants de Claye-Souilly et environs.

 

En effet la décharge VEOLIA Claye-Souilly, gros émetteur de CO2 est sur les rangs

depuis 2008 pour  ce type de projet et percevoir les subventions.

 

A Claye-Souilly ce serait dans les aquifères salins que VEOLIA voudrait déverser ses déchets de CO2. Les aquifères salins sont des eaux profondes qui couvrent une partie du bassin parisien.

 

A notre connaissance aucuns essais de ce type  dans le monde n’ont été engagés dans une zone aussi peuplée que le bassin parisien.

 

Les 2 projets les plus anciens d’enfouissement de déchets CO2  dans les aquifères salins ont été engagés :

- l’une dans le désert d’Algérie

- l’autre en Norvège sous la mer.

 

Dans ces 2 projets il a été constaté un soulèvement des sols.

 

Hormis ce problème inquiétant d’élévation du sol, ces déchets de CO2 chargés de métaux lourds pourraient polluer la nappe phréatique, mais pas seulement des fissures dans le sous-sol pourraient également faire ressortir ce gaz carbonique à un endroit où on ne l’attendrait pas,

A Claye-Souilly mais aussi dans un endroit qui pourrait être éloigné de Claye-Souilly.

 

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-77-projet-stockage-dechets-gaz-carbonique-co2-sous-nos-pieds-a-claye-souilly-allons-no-121659375.html

http://coteaux.de.jurancon.environnement.over-blog.com/categorie-11630461.html

 

 

Paru dans Le Hufington Post :

Ecologie: Manuel Valls et Ségolène Royal confirment la fin des aides au charbon et la lutte anti-diesel

Le HuffPost avec AFP

Publication: 04/02/2015 14h30 CET Mis à jour: 04/02/2015 14h30 CET

ENVIRONNEMENT - Une partie des craintes des associations écologistes a été levée ce mercredi 4 février lors de la présentation de la feuille de route 2015 du gouvernement Valls. La France va bien supprimer ses aides à l'exportation pour les projets de centrales électriques à charbon et agir pour réduire la part du diesel dans le parc automobile, a notamment confirmé le premier ministre Manuel Valls.

"Le président de la République l'a dit et je le répète: la France supprimera l'assurance-crédit à l'export des centrales à charbon sans stockage de CO2", a déclaré le chef du gouvernement devant le Conseil national de la Transition écologique (CNTE) qui réunit ONG, élus et représentants d'entreprises et des syndicats.

Pas de calendrier pour la fin des aides au charbon

Le calendrier concret de ce retrait n'a toutefois pas encore été arrêté et sera communiqué prochainement par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

François Hollande avait fait cette promesse fin novembre à la conférence environnementale, mais certaines ONG craignaient une reculade du gouvernement.

Au final, seuls les projets prévoyant le captage et le stockage du CO2 - les moins polluants mais très peu nombreux à l'heure actuelle - pourront donc continuer à bénéficier des garanties publiques françaises à l'export vers les pays en développement. ….

http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/04/ecologie-manuel-valls-segolene-royal-aides-charbon-diesel_n_6612096.html

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:39

 

Où en est le projet

de stockage des déchets de gaz carbonique CO2 

sous la décharge Veolia Claye-Souilly ?

 

Lors de la Commission de suivie de site

de cette décharge

qui s'est réuni ce jour

nous n’avons pu obtenir aucunes informations

 de la part des représentants de Veolia.

 

Un manque de transparence ?

A vous de juger

 

 

 

 

Ce qui se passe ailleurs :

  

 

Paru sur le site Maghreb Emergent :

·                                 Rabah Saïd  

·                                 mercredi 18 décembre 2013 00:07

Doutes sur la viabilité technique et financière de la séquestration de carbone à In Salah

 Depuis 2004, la joint-venture BP, Sonatrach et Statoil qui exploite le gisement gazier d’In Salah mène une expérience d’avant-garde et très suivie en matière de séquestration de carbone.  Plus de 3 millions de tonnes de CO2 ont été séquestrés en « toute sécurité », affirme la joint-venture. Un constat qui date. Des doutes restent de mises sur la fiabilité du procédé et son coût. 

 Le carboneest séquestré dans le cadre de l’exploitation du champ gazier situé dans le bassin central de l’Ahnet-Timimoun renfermant 160 milliards de mètres cubes de gaz et devant être exploiter sur 20 ans. Le gaz contient jusqu'à à 10 % de CO2 et il doit être réduit à 0,3% avant la vente. Cela donne uneproduction d’un millions de tonnés de CO2 par an et un objectif de séquestration de 17 millions de tonnes. Le procédé est nouveau et la surveillance de l’évolution du site est un élément majeur dans la stratégie globale de gestion des risques posés par le stockage géologique. Le GIEC (Groupe Intergouvernemental pour l’Evaluation du Climat relève dans un rapport qu’il n’existe pas de « procédures ou de protocoles normalisés » et qu’ils doivent être élaborés « au fur et à mesure du perfectionnement de la technologie, en fonction des dangers présents et des règlements locaux ».  Après l’attaque terroriste du 16 janvier 2013 contre la base gazière de Tiguentourine qui a entrainé l’évacuation des personnels des entreprises étrangères a tenu à souligner que "rien ne change vraiment" en termes de projet de surveillance du CO2 à In Salah. Et de fait, la surveillance des quelques 3,8 millions de tonnes de CO2 capturés et injectés dans le site d’In Salah (réservoir de Krechba) entre 2004 et 2011 nedevait pas souffrir d’interruption au risque d’unecatastrophe. Mais les opérations de stockage ont été suspendues en 2011 en raison, selon l'Institut de Massachusetts dédié aux études sur les technologies CCS, du recueil de données préoccupantes sur l’intégrité d’un joint du dispositif de stockage. Ces soucis de sécurité sont confirmés par un rapport daté 30 mai 2013 de l’institut français Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) qui pointe des fuites et des fuites et des soulèvements de terrain dans le site de stockage de CO2 à In Salah.  A In Salah, indique-t-il, « un soulèvement progressif des terrains (surrection) et une fuite a été constatée le long d’un puits et a fait l’objet de mesures correctives ». L’Ineris publie une liste de 80 sites de stockage de CO2 ou assimilés (dans le monde) où des accidents ont été constatés (fuites, surrections, effondrements….), la plupart (près d’un cas sur deux) sont des fuites ou éruptions massives, ajoute la publication. Selon le document, ces problèmes sont dus à la non-maturité du procédé. L’étude s’interroge aussi sur les risques sismiques dans les réservoirs géologiques qui servent au stockage du carbone.

Une technologie au stade de l’expérimentation 

In Salah est l'un des projets pionniers dans le monde dont on attend un retour d’expérience dans la surveillance du CO2 géologiquement stocké. Il devrait, à ce titre, aider à l’élaboration de protocoles de surveillance et de vérification du stockage du CO2 dans le sous-sol. Outre cet aspect de sécurité industrielle, la question du coût est posée.  Le cout du stockage dans des formations salines et des gisements de pétrole et de gaz naturel épuisés (comme In Salah) peut atteindre 8 dollars/tCO2 injectée. Il faut y faut ajouter entre 0,1 à 0,3 dollar /tCO2 pour la surveillance du site. Dans le cas de la capture de CO2 dans des installations industrielles les couts sont démultipliés. Dans une centrale de production d’électricité l’opération de captage du carbone nécessite, selon la technologie, de 10 et 35% de la production totale de l’installation. Conséquence en termes de coût : il faudra construire plus de centrales pour compenser la perte d’énergie utilisée pour piéger les fumées. Selon le ministre américain de l’énergie, cela entrainerait une hausse des prix de l’électricité pouvant aller de 21 à 91%. L’Agence française de l’environnement et de maitrise de l’énergie (Ademe) parle de « coûts élevés et des perspectives de baisse incertaines ». L’Union Européennequi a lancé en mars 2013 une communication consultative sur l'avenir du captage et du stockage du carbone en Europe table sur 2035 pour voir le CCS commencer « à contribuer dans une plus large mesure à la réduction des émissions de CO2 des installations industrielles de l’UE ».

Des sources de réduction plus économiques existent

Une utilisation massive des technologies CCS dans le court et le moyen terme parait donc problématique. Sans compter qu’il n’existe pas de mécanisme permettant de monétiser la réduction des émissions de CO2 à l’aide de la technologie CCS. Le site de démonstration d’In Salah est entrepris sur une base unilatérale, l’Algérie n’ayant pas sollicité des financements internationaux qui sont tout à fait possibles. Un mauvais choix selon un spécialiste : « Pour une entreprise vendant un produit de base (par exemple électricité, énergie, pétrole, gaz, produits raffinés, ciment ou acier), entreprendre une CCS sur une base unilatérale est un non-sens commercial. Tant que le CO2 stocké n'aura aucune valeur commerciale, il y a peu de chance que ceci change ». D’autres experts soulignent qu’il existe des sources de réduction de CO2 plus économiques que ces techniques de transition (curatives) encore au stade expérimental.

http://www.maghrebemergent.info/energie/hydrocarbures/item/32850-doutes-sur-la-viabilite-technique-et-financiere-de-la-sequestration-de-carbone-a-in-salah.html

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:10

 

 

 

Bientôt des essais de stockage de Gaz carbonique

 dans le sous-sol de Claye-Souilly ? 

 

Si le projet de stockage co2 dans la décharge Veolia abouti,

quels risques

 sur le captage d’eau potable d’Annet sur Marne ? 

 

 

 

 

ce qu’ils ont fait à Jurançon

http://coteaux.de.jurancon.environnement.over-blog.com/categorie-11630461.html

 

 

 

 Paru sur le site EurActiv :

 

Bruxelles souhaite investir dans le captage et le stockage de CO2

 

Le 27 mars, la Commission européenne a publié une communication sur l’avenir du captage et du stockage de CO2 ainsi que sur l’ébauche des objectifs de l’UE pour l’énergie et le climat d’ici 2030.

 

27/03/2013 Industrie Shell Feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 Commission européenne captage et stockage de CO2

 

 

Le captage et le stockage de carbone (CSC) vise à capter, à comprimer et à stocker sous terre les émissions de carbone des centrales énergétiques. Afin, de faciliter et d’accélérer les investissements dans ce secteur, la Commission souhaite relancer les investissements et la recherche, tant pour développer cette technologie que pour lui chercher un modèle économique. Les technologies de CSC devraient garantir la rentabilité économique et les objectifs de changement climatique, mais leurs développements s’avèrent désespérément lents. En effet, fin 2012, le secteur du CSC a essuyé un sérieux revers : aucun projet du fonds européen NER300 (destiné aux investissements dans les énergies renouvelables et dans les CSC) n’a pu être lancé du fait de la faiblesse des garanties financières des Etats. Les professionnels du secteur attendaient beaucoup de ce document pour relancer la commercialisation de CSC. Bruxelles envisage de demander aux entreprises énergivores et aux fournisseurs de carburant fossiles l’achat de certificats de CSC proportionnels à leurs émissions. La Commission s’est également lancée dans la mise en place d’indicateurs et de normes de performance en matière d’émissions pour l’intégralité des nouveaux investissements. La communication sur le CSC s’accompagne d’un document sur les objectifs de l’UE pour l’énergie et le climat après 2020, d’une consultation sur un nouvel accord international sur les enjeux climatiques et enfin, d’un rapport d’étape sur les énergies renouvelables. EurActiv.com Rédaction de Bruxelles traduit de l’anglais, édité par EurActiv France

Source :

http://www.euractiv.fr/energie-environnement/bruxelles-souhaite-investir-dans-le-captage-et-le-stockage-de-co2-18608.html
 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:45

 

Projet de stockage de gaz carbonique CO2

dans la décharge de Claye-Souilly par la multinationale VEOLIA

 

La France favoriserait-elle la mise en décharge des ordures ménagères plutôt que son recyclage pour permettre aux multinationales d’obtenir des crédits carbone (1) ?

 

 

La France ferait-elle prendre des risques aux populations riveraines de cette décharge pour  favoriser la finance (1)?

 

 

(1) http://ownipolitics.com/2011/02/07/les-credits-carbone-nouveau-joujou-toxique-de-la-finance/

http://www.solutionsauxchangementsclimatiques.com/2009/html/renew-gen-2.html

http://www.veolia.com/veolia/ressources/files/2/8804,2421,Compensation-carbone.pdf

 http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/25/climat-les-effets-pervers-des-credits-carbone_1378610_3244.html

 

Paru sur le site univers nature :

 

24-05-2012

Crédits carbone : l’hypocrisie de l’UE qui monnaie ses émissions

Selon une enquête (1) réalisée par l’Alliance Globale pour les Alternatives à l’Incinération (GAIA), portant sur près de 300 projets dans 50 pays, les Etats membres de l’Union européenne financent des projets de gestion de déchets municipaux illégaux dans les pays en voie de développement, via l’achat de crédits carbone. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) permet aux industries des pays de l’UE de s’acquitter de leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en achetant des crédits de compensation carbone. Ceux-ci financent alors des projets œuvrant en ce sens dans les pays en développement.

Mais un fossé sépare la théorie de la pratique. Selon GAIA, les incinérateurs et projets de captage des gaz issus de l’enfouissement des déchets financés dans les pays en développement ne respectent pas la réglementation européenne sur les déchets. En effet, si celle-ci impose des contrôles stricts sur les émissions toxiques provenant des incinérateurs de déchets, le MDP, lui, ne fixe pas de limites de pollution. Pour preuve, les incinérateurs financés en Chine avec les fonds du MDP sont autorisés à émettre dix fois plus de dioxines que ce que permet la législation européenne.

De même, deux tiers des projets de captage des gaz d’enfouissement soutenus par le MDP encouragent l’enfouissement des déchets organiques afin de produire plus de méthane. L’objectif est de vendre des crédits carbone grâce à la captation d’émissions de méthane supplémentaires. Outre ces subterfuges, c’est le fondement même du MDP qui a été détourné. Ainsi, au moins 32 incinérateurs financés par ce dispositif brûlent des déchets sans retenue, alors même que l’UE prône la prévention des déchets et leur recyclage.   

Présenté lors d’une séance d’information au Parlement européen, le rapport de GAIA a listé les pays membres présentant les pires dossiers en matière d’achats de crédits carbone en faveur de projets d’incinération et d’enfouissement illégaux. Parmi eux, figurent le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et les Pays-Bas. Le mois dernier, le Commissaire européen de l’Energie a annoncé une réforme du système d’échange des émissions d’ici la fin de l’année. Si celle-ci portera principalement sur le prix des crédits carbone, elle offre la possibilité de contrer le détournement du MDP au profit de l’hypocrisie de certains Etats et sociétés, libérés de leur obligation de réduire leurs émissions.

Cécile Cassier

1- Le rapport rendant compte de cette enquête s’intitule : « EU’s Double Standards on Waste and Climate Policy ».

 

 

 

 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5178

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:26

 

 

Claye-Souilly

Projet d’expérimentation de stockage de CO2 par Veolia

dans les aquifères salins

 

C’est dans cette commune que les élus ont donné des avis favorables encore et encore pour l’extension de la  décharge Rep Veolia qui aujourd’hui est devenue la plus importante décharge de France de déchets ultimes.

 

Ces mêmes élus vont-ils donner un avis favorable à cette expérimentation de stockage de CO2 sans consulter les populations qui devraient servir de cobayes ?

 

Pourquoi cette commune n’organise-t-elle pas des réunions de quartiers ou des réunions publiques  comme à Lagny sur Marne, Meaux, Villeparisis….. ?

 

Un manque de démocratie ? 

 

A vous de juger

 

 

 

 

 

Paru sur le site du journal « Le Monde » :

Enfouir pour mille ans le gaz carbonique, ce n'est pas si simple

LE MONDE | 20.04.2012 à 15h01 • Mis à jour le 23.04.2012 à 09h15

Par Hervé Kempf (Venise, envoyé spécial)

 

Une fracture au nord de Sleipner ? Pour quiconque, c'est du chinois. Mais quand Klaus Wallmann a annoncé sa découverte, dans le centre de conférences de l'île San Servolo, près de Venise, mercredi 19 avril, un frisson de surprise a parcouru la centaine de spécialistes européens de la séquestration du carbone réunis pour leur forum CO2GeoNet. Le chercheur de l'institut allemand Geomar a révélé avoir détecté, lors d'une campagne océanographique, en juin 2011, une "jeune" fracture géologique de plus de 12 km de long au fond de la mer du Nord, non loin du point d'injection de la plate-forme de Sleipner.

Depuis 1996, la compagnie norvégienne Statoil y injecte du gaz carbonique à près de mille mètres sous le plancher sous-marin. Il s'agit de soustraire le CO2 à l'atmosphère, en le piégeant dans un milieu poreux. Sleipner est le modèle de référence de cette technique de séquestration du carbone, dont les spécialistes espèrent que, utilisée à grande échelle, elle permettra de résoudre une partie du problème du changement climatique: le gaz carbonique, retiré de l'atmosphère, serait bloqué pour des siècles dans des aquifères salins profonds. Ou, autres pistes étudiées, dans des gisements de pétrole ou de gaz, ou des veines de charbon inexploitées.

 

Mais justement, est-il vraiment piégé ? C'est la question que soulève la découverte de M. Wallmann. La fracture qu'il a repérée ne laisse pas fuir de CO2, mais peut-être de l'eau saline, comme l'indique la présence de bactéries inconnues. "Cette fracture pose la question de l'avenir à long terme du stockage, dit le chercheur allemand. Il est possible qu'elle soit créée par le mouvement de la saumure déplacée par la masse de CO2." Avant de tirer une quelconque conclusion, il faudra cependant une nouvelle campagne d'études.

 

TRÈS ACIDE

Comment garantir, sur près de mille ans, l'étanchéité du stockage en aquifère salin profond ? C'est l'une des principales préoccupations des spécialistes. Le risque n'est pas sanitaire, ces aquifères se situant très en dessous des réserves d'eau potable. En revanche, la séquestration du carbone n'aurait pas d'intérêt si le gaz parvenait à retourner dans l'atmosphère.

"Au-delà de 31 °C et d'unepression de 73 bars, des valeurs que l'on atteint à partir de 800 m de profondeur, le CO2 devient supercritique, c'est-à-dire dense comme un liquide, explique Isabelle Czernichowski-Lauriol, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Unepartie peut se dissoudre, ou réagir avec le milieu et cristalliser en carbonates. Le CO2 peut encore rester comme unemasse liquide voisinant avec la saumure. Tout dépend des contextes géologiques."

Les chercheurs veulent s'assurer que ce CO2 supercritique ne pourrait pas fracturer la roche de couverture, ou encore ronger le bouchon du puits de forage. Le gaz carbonique est en effet très acide. De plus, la masse injectée exerce une pression qui pousse ailleurs l'eau saline, qui va du coup exercer elle-même une pression sur le milieu. Se posent alors la question du repérage d'une fuite éventuelle - l'observation d'organismes vivant aux alentours du stockage est le meilleur indicateur - et celle - pour l'instant sans réponse - de la possibilité d'y remédier. Cependant, observe Sergio Persoglia, de l'Institut italien d'océanographie et de géophysique appliquée, "la dépressurisation maintiendrait la plus grande partie du CO2, qui est lourd, vers le bas".

PEU DE RÉSERVOIRS ADÉQUATS

Autre difficulté majeure : l'évaluation de la capacité des sites de stockage. Elle dépend de la porosité et de la perméabilité des formations géologiques (on ne stocke pas dans des cavités vides, mais des roches ou sables poreux contenant une myriade d'alvéoles), difficiles à connaître. Du coup, les réservoirs adéquats n'apparaissent pas aussi nombreux qu'on pouvait le penser. Ainsi, le consortium France Nord, qui cherchait dans le Bassin parisien un site pouvant recevoir près de 200 millions de tonnes de CO2, devrait prochainement annoncer n'en avoir pas trouvé.

Pour résoudre ces problèmes scientifiques, il faudrait plus de sites d'expérimentation. Or, souligne Roberto Martinez, de l'Institut géologique et minier d'Espagne, "la recherche dans ce domaine coûte cher". Le site de stockage de Ketzin, en Allemagne, représente par exemple un investissement de plus de 40 millions d'euros. Un programme européen, NER 300, doit en principe financer dix démonstrateurs à grande échelle.

"Mais, explique Sergio Persoglia, ce financement doit venir des crédits du marché européen du carbone. Comme les cours se sont effondrés, le financement a aussi fondu." Faute de volonté politique, la recherche sur la séquestration du carbone risque de marquer le pas.

Hervé Kempf (Venise, envoyé spécial)

 

 

Beaucoup de projets, mais peu de sites opérationnels

Il existe de nombreux projets de stockage de CO2 en profondeur, mais peu de sites opérationnels. Les formations géologiques qui paraissent les plus prometteuses aux spécialistes sont les aquifères salins profonds. Quelques sites de ce type sont en service, comme Sleipner et Snohvit, en mer du Nord, et In-Salah, dans le Sahara algérien. On compte davantage de plates-formes expérimentales (Lacq-Rousse en France, Ketzin en Allemagne, Nagaoka au Japon). Les chercheurs voudraient disposer d'une dizaine de sites d'étude. Peu sont proches d'une réalisation (Hotomin en Espagne et le projet ROAD en mer du Nord). ArcelorMittal envisage un stockage en Lorraine pour les gaz de son aciérie de Florange.

 

 

lien vers l’article :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/20/enfouir-pour-mille-ans-le-gaz-carbonique-ce-n-est-pas-si-simple_1688568_3244.html

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-stockage-co2-risque-de-tremblement-de-terre-47802402.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-experimentation-stockage-co2-dans-les-aquiferes-salins-a-in-salah-algerie-41941854.html

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:59

Le stockage de gaz carbonique CO2

classé sous le régime « Seveso seuil haut »

 

 

Les riverains de la décharge Veolia de

Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny

sous le choc ?

 

En effet la multinationale Veolia a annoncé en 2008 un projet de stockage de gaz carbonique CO2 dans le sous-sol de la décharge de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny, si ce projet devait aboutir outre le risque de servir en quelque sorte de cobayes, les riverains risquent de voir la dépréciation de leurs biens immobiliers, en effet un décret du 20 mars 2012 vient de classer le stockage géologique du CO2  sous le régime Seveso Seuil Haut.

Outre les restrictions de construction autour d’un site classé Seveso Seuil Haut, qui voudra acheter un bien à proximité d’une telle installation ?

 

 

 

 

Paru sur le site Branché Environnement :

 

 26 MARS 2012

Le décret n° 2012-384 du 20 mars 2012, modifiant la nomenclature des installations classées (voir la Brève Branché Environnement du 26 mars 2012), crée notamment les deux nouvelles rubriques (autorisation) suivantes :

- 2960 – Captage de flux de CO2 provenant d’ICPE soumises à autorisation en vue de leur stockage géologique ou captant annuellement une quantité de CO2 égale ou supérieure à 1,5 Mt ;

- 2970 -  Stockage géologique du CO2 à des fins de lutte contre le réchauffement climatique, y compris les installations de surface nécessaires à son fonctionnement. 

La rubrique 2970 classe le stockage géologique du CO2 sous les régimes « Seveso seuil haut ».

Le décret n° 2011-1411 du 31 octobre 2011, règlementant le stockage géologique de dioxyde de carbone relevant de la rubrique 2970 (voir Brève Branché Environnement du 14 novembre 2011), a ainsi pris toute sa portée juridique en devenant effectivement applicable.

Lien vers le décret http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025547987&dateTexte=&categorieLien=id

Lien vers l’article : http://www.ws-environnementavocats.com/2012/03/26/captage-et-stockage-de-co2-enfin-les-rubriques-icpe-associees/

 

   

 

Réactions de riverains Seine et Marne habitant près d’un site SEVESO :

 

Extrait article paru dans  Le Parisien de Seine et Marne

Simulation d’accident au site Seveso

Des habitants de Savigny-le-Temple ont simulé hier matin un accident toxique devant Kuehne & Nagel. Ils réclament le départ de l’entrepôt classé à hauts risques

Marine Legrand | 15.10.2009,

« Je n'aurais jamais acheté ma maison si j’avais su qu’il y avait un site Seveso juste à côté ! Personne ne nous a rien dit à l’époque. L’entrepôt est classé seuil haut depuis 2002 et nous ne l’avons appris qu’en avril 2009, grâce au bouche-à-oreille. » Laurent ne décolérait pas, hier, devant le site Kuehne & Nagel de Savigny-le-Temple.

Cet habitant fait partie des 6 150 riverains de Savigny et Cesson à vivre dans le périmètre particulier d’intervention (PPI) de ce vaste entrepôt de 67 500 m 2 , capable de stocker jusqu’à 70 000 t de produits phytosanitaires (engrais, herbicides…). Un site qui présente de gros risques d’accidents toxiques : incendie, explosion, dégagement de gaz dangereux…

« Et maintenant, tout le monde s’effondre au sol, nous sommes morts ! »


Hier matin, une cinquantaine d’habitants ont donc mené une action coup de poing devant l’entrepôt. « Pas question de laisser durer cette situation », tempêtent les riverains. Leur objectif : réduire drastiquement le tonnage de produits stockés pour déclasser le site et diminuer ainsi les risques. Combinaisons blanches sur le dos et masques chirurgicaux sur le visage, ils ont allumé des fumigènes et simulé un incendie propageant des fumées toxiques

……..

 

L’article complet :

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/simulation-d-accident-au-site-seveso-15-10-2009-674926.php

 

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 18:44

Article paru dans le journal de l’environnement :

Appel à projets des démonstrateurs de captage de CO2: le ministère prend de l'avance

Le 12 juillet 2010 par Thérèse Rosset

  Energie, Production d'énergie, Gaz à effet de serre, Changements climatiques, Politique & Société, Recherche

Le Meeddm veut donner toutes leurs chances aux industriels français prêts à répondre au futur appel à projets européen de démonstrateurs de captage et stockage de CO2. Le ministère du développement durable a lancé le 9 juillet un appel à manifestation d’intérêt (AMI). Son but sera d’identifier les projets susceptibles d’être présentés dans le cadre du dispositif européen NER300(New entrant reserve 300). Ce mécanisme permettra de financer les démonstrateurs de taille commerciale de captage et stockage de CO2, ainsi que ceux d’énergies renouvelables innovantes. Pour ce faire, le dispositif est doté de 300 millions de quotas d’émission de gaz à effet de serre provenant de la réserve des nouveaux entrants du système d’échange communautaire (entre 4,5 et 9 millions d’euros).

L’appel à projets européen de la Commission est attendu pour les mois prochains (durant le 3etrimestre 2010). Pourtant, la France a décidé de prendre les devants en lançant cet AMI, qui permettra de « dépister » en amont les projets intéressants. A la clef, un accompagnement du Meeddm et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) « en vue d’assurer aux projets recensés les meilleurs chances de réussite », selon le communiqué du ministère. La procédure formelle de présélection nationale ne commencera qu’une fois l’appel à projets européen lancé. S’en suivra fin 2011 la sélection finale, réalisée cette fois par la Commission. Pour l’heure, les industriels français ont jusqu’au 6 septembre pour faire parvenir leur dossier à l’Ademe, en charge de les examiner.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/appel-a-projets-des-demonstrateurs-de-captage-de-co2-le-ministere-prend-de-l-avance,18127?xtor=EPR-9

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 19:02

 

CLAYE-SOUILLY ET SES ALENTOURS

INJUSTICE ENVIRONNEMENTALE :

Après toutes ces décharges et sites industriels polluants,

les nuisances de l'aéroport de Roissy,

va-t-on devoir supporter en plus les essais

de stockage de gaz carbonique co2

sur le site de la décharge Rep Veolia de  Claye-Souilly ?

 

Quel avenir pour le Nord-Ouest de la Seine et Marne  ?

Qui voudra prendre le risque d'habiter dans ce secteur ?

Que vaudra l'immobilier si ce projet abouti  ?

 

Extrait article paru sur le site Sciences avenir.fr :

Mai 2010

Co2 les pistes pour s'en débarrasser

La France a désigné des sites pilotes pour capter ou enfouir le dioxyde de carbone émis par l'industrie. Mais cette technique est loin d'avoir fait ses preuves.

Co2 les pistes pour s'en débarrasser

La France vient enfin de décider des lieux où sera testée à grande échelle une nouvelle technologie destinée à réduire les émissions de CO2 : le CSC ou captage-stockage du CO2. Autrement dit, l'art et la manière d'évacuer le dioxyde de carbone des industries fortement émettrices comme la sidérurgie, les centrales thermiques ou les cimenteries, puis de le transporter par gazoducs vers des sites où il sera injecté sous forme quasi liquide dans le sous-sol (voir le schéma p. 70). Le Havre et un second site encore à choisir accueilleront des projets dits de captage visant à séparer le CO2 des autres gaz. A Florange (Moselle), on testera le captage et le stockage tandis qu'un autre projet de stockage sera mené dans le Bassin parisien.
Jusqu'alors, en France, un seul site pilote privé de captage et stockage était en cours d'expérimentation, depuis le début de l'année, à Jurançon dans les Pyrénées-Atlantiques (lire p. 72). Le tout pour un peu moins de 45 millions d'euros apportés par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), donc l'Etat. A terme, l'objectif national affiché est d'environ 50 millions de tonnes de CO2 stockées à l'horizon 2050, pour des émissions de l'ordre de 530 millions en 2009. Dans le monde, le CSC devrait éviter à plus de 9 milliards de tonnes de CO2 de se répandre dans l'atmosphère et réduire ainsi son impact avéré sur le réchauffement climatique et l'acidification des océans. Mais des questions se posent sur la maturité, le coût, l'utilité, ou la sécurité de telles technologies. Sans compter que les riverains des installations n'y sont pas toujours favorables (lire p. 72).

U
ne technique encore balbutiante
Face aux difficultés dans la mise en place de chacune des étapes du CSC, l'utilisation de cette technique à grande échelle n'est pas pour demain. …

Pour ses partisans, la montée en puissance progressive du CSC n'est donc pas un problème. Et tout le monde s'y met. La France a déjà investi 27 millions d'euros depuis 2005 en recherche, via l'Agence nationale de la recherche (ANR). A lui seul, le projet de Total à Lacq coûte 60 millions d'euros….

Le processus reste onéreux
Des incertitudes existent aussi sur les coûts du CSC ……
A cela s'ajoute le fait que le CSC n'apparaît pas si vertueux qu'on pourrait le croire : il consomme plus d'é
nergie pour traiter les gaz, les transporter, les injecter que si les usines fonctionnaient sans. A Lacq, pour le projet Total, les 30 mégawatts produits par la chaudière exigent 3 MW supplémentaires pour le captage et 1 MW pour le reste. Greenpeace n'hésite pas à avancer le chiffre de 10 à 40 % de consommation en plus. Le BRGM l'estime à 15 % dans le cas du captage par oxycombustion.
Ajoutons que le contexte réglementaire peut aussi peser sur les coûts ou le développement de la filière. La directive européen
ne de 2009 sur le CSC exige en effet que l'industriel soit responsable de la surveillance du site pendant au moins vingt ans avant que l'Etat ne prenne le relais à la fin de l'exploitation. L'industriel serait alors soumis, pendant trente ans, à une contribution financière couvrant les coûts prévisionnels de cette surveillance. Au-delà de ce laps de temps ? Le flou demeure... Autre source d'incertitude : cette directive attend des transpositions avant le 25 juin 2011. Celles-ci préciseront les normes à respecter, notamment sur les mesures à effectuer pour la surveillance (évaluation de l'état environnemental initial, sismographes pour la détection de microsecousses, capteurs de gaz, mesures dans les eaux, les sols...). De quoi rendre sans doute cette solution plus onéreuse encore…….
 

U
ne sûreté mise en cause
Le CO2 pourrait-il intoxiquer les riverains en remontant des profondeurs ? La réponse est oui, cet accident extrême (et rare) ayant déjà eu lieu... en raison de sources naturelles de CO2. Au Cameroun, la remontée de ce gaz du fond du lac Nyos a ainsi tué plus de 1000 personnes en 1986, obligeant à la mise en place d'un dispositif permettant de contrôler les dégagements.
En Italie, un baig
neur est mort intoxiqué à la fin des années 1990 dans un bassin d'eau carbonée... A partir de 5 % dans l'air, le CO2 est en effet mortel. Sans aller jusqu'à ces extrémités, enfouir du CO2 et ses inévitables « impuretés » (oxygène, composés organiques, métaux, oxydes d'azote, de soufre...) n'est donc pas anodin. « Il ne s'agit pas de faire peur, mais ça s'étudie », résume Régis Farret, chef de projet CO2 à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). D'abord, les sites de stockage ne sont pas des cavernes creuses mais des grès ou des carbonates, sortes de pierres ponces poreuses remplie d'eau. Cette couche est nécessairement surmontée d'une « couverture », une autre couche imperméable, en général de l'argile. Pendant l'injection du gaz, la pression peut déformer ces couches et il faut veiller en permanence, via des capteurs de pression et de sismicité, à éviter toute fissuration. Enfin, le CO2 en se dissolvant dans l'eau tend à l'acidifier et à la rendre donc plus réactive pour attaquer la roche. C'est le cas dans les aquifères salins, bien sûr, mais aussi dans les anciens gisements de pétrole ou de gaz, remplacés par de l'eau au cours de l'exploitation. Immédiatement après l'injection, le CO2 reste gazeux et cette bulle de gaz est piégée par la couverture imperméable au-dessus du réservoir. Puis, une partie du CO2 se dissout dans l'eau, qui s'acidifie. Cette solution est alors chimiquement plus active et attaque les roches au point d'en changer la porosité et donc les propriétés mécaniques. Elle remet donc en question la pérennité du stockage.
«Ce couplage entre la mécanique et la chimie n'est pas encore bien estimé. Cela pourrait avoir des conséquences sur la manière dont il faut injecter le gaz », explique Philippe Gouze, de l'université de Montpellier. « L'injection pourrait aussi libérer des impuretés, comme des métaux lourds, contenus dans la roche. En cas de fuite, cela augmenterait les risques sur l'environnement », précise Régis Farret. Sur le long terme nous n'avons pas de certitudes…... Ainsi, le comportement des aquifères salins, notamment au niveau des couvertures étanches des réservoirs, a été moins étudié que les gisements exploités de pétrole et de gaz. « Pour ceux-là, le problème peut venir d'anciens puits, dont on aurait perdu la trace, complète Philippe Gouze. Mais ces fuites seraient très localisées et nous avons mis au point des techniques pour les colmater et boucher les forages. »…
 U
ne opinion publique difficile à convaincre
Outre les incertitudes techniques à surmonter, le CSC doit aussi affronter la bataille de l'opinion publique. Certes, 57 % des Français lui seraient favorables selon une étude de l'institut TNS Sofres et du Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired), réalisée avec le soutien de la chaire Captage Transport et Stockage du CO2 de l'Ecole des mines ParisTech et de l'Ademe en mars. Mais ce chiffre tombe à 37 % si on repose la question... après avoir mentionné les risques. Et, sur le terrain, de vives oppositions se font jour. Résultat : en Allemagne, l'entreprise suédoise Vattenfall a dû renoncer à enfouir le CO2 rejeté par son usine ; aux Pays-Bas, le projet de Shell à Barendrecht est retardé devant les critiques des habitants. Et à Jurançon, à trente kilomètres de Lacq, des riverains ont déposé un recours contre l'installation.... Localement, on peut craindre une forme d'injustice sociale ou environnementale qui pousserait à implanter ces projets dans des zones défavorisées ou déjà très équipées en «installations lourdes». Les décideurs doivent aussi veiller à trouver une sorte de compensation pour les populations », détaille Minh Ha-Duong, du Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired)…..

Article complet :

http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/decouvertes/098695/co2-les-pistes-pour-s-en-debarrasser.html

 

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