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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 18:58

Paru dans le journal de l’environnement :

Le HCC esquisse son plan de relance de l’économie

Le 08 juillet 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg

Pour éviter que le plan de relance de l’économie n’alourdisse notre bilan carbone, le Haut conseil pour le climat (HCC) cible les investissements efficaces, les principes de politiques publiques à respecter et les réformes à engager. A commencer par celle des politiques climatiques régionales. Une véritable feuille de route pour le gouvernement Castex.

En attendant la version du gouvernement Castex, le Haut conseil pour le climat (HCC) esquisse un plan de relance. Dans son rapport annuel, qu’elle publie ce mercredi 8 juillet, l’institution chargée d’évaluer la politique climatique française émet une série de recommandations propres à alléger le bilan carbone national. Et ce ne serait pas du luxe.

Bien sûr, nous disposons déjà d’un arsenal anti-GES des plus conséquents. Loi sur la transition énergétique, loi énergie climat, stratégie nationale bas carbone (SNBC), programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE): rien ne semble manquer pour traquer et dézinguer les molécules de gaz réchauffant. Et pourtant.

Nos performances carboniques sont médiocres. Entre 2015 et 2018, nous avons émis 61 millions de tonnes de gaz à effet de serre de plus que fixé par notre premier budget carbone. Et le respect du second budget (2019-2023) n’est pas acquis. La faute à des logements mal isolés, des voitures toujours plus nombreuses et plus gourmandes, à l’agriculture qui ne rejette que des GES à fort pouvoir de réchauffement (méthane et protoxyde d’azote). Bien sûr, certains efforts payent tout de même. En moyenne, ces dernières années, nous avons réduit nos rejets de 0,9% par an. «Ce qui est encore très loin des 3% de baisse attendus pour 2025, si nous voulons rester sur une trajectoire nous menant à la neutralité carbone en 2050», rappelle Corinne Le Quéré, présidente du HCC.

Les optimistes se consoleront avec le cru 2020 qui devrait voir notre contribution au renforcement de l’effet de serre fortement chuter. «Cette baisse temporaire des émissions de CO2, résultant du confinement, ne répond pas aux enjeux de la transition bas carbone et reste marginale par rapport aux efforts structurels à accomplir», poursuit la climatologue. Et oui. Sitôt le confinement levé, les mêmes voitures qu’avant la crise sanitaire ont repris la route. Sur les mers, ce sont les mêmes cargos qui nous amènent les marchandises produites par les mêmes usines asiatiques. Que faire, comme s’interrogeait déjà Lénine, il y a plus d’un siècle ?

N’oublions pas l’Europe. L’objectif à 2030 de la politique climatique française s’appuie sur celui fixé, il y quelques années par l’Union européenne (-40% d’émission entre 1990 et 2030). Or, dans la perspective de la COP 26, la Commission von der Leyen prévoit de rehausser l’ambition. L’objectif communautaire devrait passer à -50 à -55% en 2030. Un changement de braquet que le gouvernement français doit anticiper.

La priorité, indique le HCC, est d’appliquer les règles existantes avec plus d’efficacité qu’aujourd’hui. «Le pilotage de la SNBC souffre d’un manque de fermeté et d’une vision structurelle et transversale. Ceci doit être rectifié rapidement», propose l’ancienne patronne du Carbon Global Project. Cette reprise en main passe par la publication par chaque ministère de sa feuille de route climatique.

Cet exercice de transparence favorisera la cohérence de l’action publique (enfin !), la transversalité et la préparation du budget vert, dont le premier opus est prévu, précisément, pour 2021. Il évitera aussi la conception de plan de relance sectorielle faisant fin des objectifs climatiques, comme cela s’est déjà vu pour l’automobile ou le secteur aérien.

SOUTENIR LE BAS CARBONE

A propos de transports, l’auditeur des politiques climatiques estime indispensable que le prochain plan de relance soutienne les transports collectifs fortement pénalisés par le confinement. Que les constructeurs automobiles soient incités à réduire la masse de leurs véhicules. Que l’on redéfinisse les perspectives de développement du transport aérien. Que l’on rattrape enfin les retards d’investissement dans le transport ferroviaire porteur de fortes réductions d’émissions. «Le diesel est encore 25% de l’énergie consommée par les TER», notent les rapporteurs.

Vieille promesse électorale, la rénovation des logements devra être véritablement massifiée. «L’Etat doit aider à développer un marché de rénovations globales intégrant le conseil, le suivi, le financement, le contrôle ainsi que la formation [des professionnels du bâtiment]», estiment les experts du HCC. En commençant par les passoires énergétiques occupées par les familles les plus modestes, qui peinent encore à être identifiés malgré leur nombre sidérant (5 millions).

Malgré les réels efforts qu’elle a consentie ses dernières décennies, l’industrie peut faire mieux. Ses entreprises «doivent notamment améliorer l’efficacité énergétique et l’électrification, développer le recyclage des déchets et matériaux et soutenir la R&D de procédés industriels bas carbone». Ce qui passe aussi par la création de soutiens gouvernementaux intégrant (ce qui est rarement le cas aujourd’hui) les enjeux de transition climatique.

 

Autre gros morceaux, l’agriculture. On l’oublie souvent, le secteur primaire est à l’origine de près de 20% de notre empreinte climatique. Or, «l’agriculture n’est pas structurellement engagée vers la trajectoire bas carbone», regrette Corinne Le Quéré.

Les prochains investissements publics devront inciter les agriculteurs à adopter des pratiques culturales visant à limiter les usages des engrais azotés (source d’émissions de GES très réchauffant), à réduire les émissions de l’élevage et à favoriser le stockage du carbone par les sols. Bref, il s’agit d’appliquer à la lettre les pratiques listées par la stratégie européenne «de la fourche à la fourchette», présentée fin mai. 

Cherche bilan d’émission régionaux désespérément. La loi Grenelle 2 impose aux conseils régionaux de publier, tous les 3 ans, un bilan des émissions de gaz à effet de serre (Bege). En juin 2020, seuls 5 Bege régionaux (Picardie, Nord-Pas-deCalais, Lorraine, Île-de-France, Auvergne) étaient disponibles sur la plateforme dédiée de l’Ademe, dont les plus récents datent de … 2015. Ils sont donc obsolètes et incohérents avec le découpage administratif actuel.

L’action publique ne doit pas se limiter à des politiques nationales conçues et mises en œuvre par le gouvernement. Le HCC rappelle que la loi a bombardé les régions cheffes de file de l’action climatique locale. Or, rares sont les conseils régionaux à disposer d’un réel bilan carbone des activités anthropiques se déroulant sur leur territoire.

DES IDÉES POUR LA DÉCENTRALISATION

Ces photographies permettrait d’«assurer l’alignement de [leurs] investissements avec la trajectoire vers la neutralité carbone et de les évaluer.» Une meilleure politique régionale impose aussi sans doute quelques adaptations législatives.

Cheffes de file, les régions ont des moyens d’action limités, notamment fiscaux. Elles ne peuvent non plus imposer leur politique aux autres collectivités: départements, métropoles, intercommunalités.

Or, pour être efficaces, les politiques climatiques locales doivent être coordonnées, à défaut d’être imposées par la capitale régionale. Une idée à souffler aux concepteurs de la réforme annoncée de la décentralisation.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-hcc-esquisse-son-plan-de-relance-de-l-economie,107684?xtor=EPR-9#email=aleflo@club-internet.fr

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 19:28

PLUTOT QUE D'ENTERRER LES DECHETS DE CO2

SI ON LES RECYCLAIT  ?

 

 

Paru sur le site de l'Ademe :

 

ADEME/Croissance verte : Enjeux et perspective des voies de valorisation du CO2 en France

ADEME : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie - 12/10/2010 11:15:00

Afin de mieux connaître les enjeux liés aux différents domaines d'utilisation du dioxyde de carbone et les atouts de la France dans ce secteur, l'ADEME et le Minis-tère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer publient au-jourd'hui un état des lieux des voies de valorisation du CO2 (Etude réalisée par Alcimed, société de conseil et d'aide à la décision spécialisée dans le domaine des sciences de la vie et de la chimie, de décembre 2009 à juin 2010. Cette étude a également été suivie par un comité de pilotage compo-sé d'industriels, d'institutionnels, d'instituts techniques et de centres de recherche).

Diminuer les émissions de gaz carbonique, principal gaz à effet de serre anthropique, constitue l'un des défis majeurs du 21ème siècle. En complément des économies d'énergie, du développement des énergies non carbonées et du stockage géologique du CO2, il est envisageable de valoriser le CO2comme matière première ce qui évite de l'émettre dans l'atmosphère comme polluant. L'enjeu principal consiste à faire de cette molécule une opportunité économique à travers de nouvelles applications, tout en s'assurant de son impact positif sur l'environnement. L'utilisation du CO2comme matière première et comme source de carbone, pourrait ainsi contribuer, via le déve-loppement d'une carbochimie, au basculement de notre société vers un modèle moins dépendant des énergies fossiles. La valorisation du CO2permettrait alors d'apporter des solutions de substitution aux produits issus de la pétrochimie, ou-vrant ainsi l'opportunité de développer une chimie « verte » à partir de CO2. La valorisation du CO2fait partie des thèmes de réflexion du Ministère du Dévelop-pement durable, dans le cadre des travaux sur le développement industriel des filiè-res stratégiques de l'économie verte.

Si aujourd'hui, une faible quantité (0,5%) des émissions de CO2 issues des activités hu-maine est valorisée au niveau mondial, certains experts estiment que la valorisation du CO2pourrait à terme absorber annuellement jusqu'à 5 à 10% des émissions mondiales, qui re-présentent environ 30 milliards de tonnes par an, pour la production de combustibles et de produits chimiques. Le rapport commandé par l'ADEME et le Ministère du Développement durable a pour ambition de dresser un panorama des voies de valorisation du CO2 et d'étudier les atouts et les opportunités de la France dans ce domaine.

Tour d'horizon des voies de valorisation du CO2

Des niveaux de maturité variables mais un enjeu économique commun
L'étude a identifié 12 voies de valorisation divisées en 3 groupes liés à la manière d'utiliser le CO2:

Sans transformation. Le CO2est utilisé pour ses propriétés physiques comme sol-vant ou réfrigérant par exemple.
Par réaction chimique avec un autre composant fortement réactif. Le CO2peut mener à la synthèse d'un produit chimique de base ou d'un produit à valeur énergé-tique.
Par l'intermédiaire de la photosynthèse au sein d'organismes biologiques, tels que les micro-algues. Le CO2peut alors être utilisé pour synthétiser des produits (glucides, lipides et composés cellulosiques)
Verrous identifiés et premiers leviers
Après une première analyse, force est de constater que ces différentes voies présentent des niveaux de maturité hétérogènes tant au niveau technologique qu'économique. Certai-nes voies, comme la photoélectrocatalyse sont encore à un stade de recherche très amont alors que d'autres, comme la récupération assistée des hydrocarbures sont déjà déployées à l'échelle industrielle. Le rapport montre toutefois que la plupart de ces voies sont faces à un verrou technologique majeur qui repose sur le besoin en énergie nécessaire à l'activation de la molécule de CO2. L'utilisation d'énergie non émettrice de gaz à effet de serre et à bas coût est donc un élément déterminant pour s'assurer de la rentabilité et de la garantie de la valeur environnementale de la valorisation du CO2.

D'autres verrous technologiques ont également été identifiés, comme l'utilisation de CO2« non pur » ou encore la validité de la conformité des produits synthétisés. Des actions de recherche ou de démonstration, ainsi que la mise en place de partenariats entre universités et industriels seront nécessaires pour lever ces verrous.

Par ailleurs, peu de bilans environnementaux et de bilans carbone® ont été réalisés pour ces différentes voies de valorisation. Une harmonisation et un approfondissement de ces bilans devraient être à considérer avant tout déploiement de ces technologies, afin d'établir leur bénéfice environnemental.

Des perspectives encourageantes pour le développement des voies de valorisation du CO2en France
La France dispose d'atouts majeurs aussi bien en termes de compétences qu'en termes de ressources naturelles territoriales. La valorisation du CO2se positionne donc comme une filière complémentaire du captage et stockage de CO2 et représente plusieurs opportunités de développement.

Des atouts territoriaux, industriels et académiques
Selon les voies et ses attraits territoriaux, la France peut envisager le développement de filières nationales ou l'export de son savoir-faire. Les particularités du territoire français permettent le développement d'une grande partie des voies de valorisation caractérisées dans l'étude. Les émissions de CO2 concentrées étant plus localement émises sur les bas-sins industriels, il est intéressant de faire coïncider une zone émettrice et une zone naturellement disposée à la valorisation du CO2.

Enfin, la France dispose de groupes d'industriels de dimension internationale et de labora-toires de recherche compétents dans le domaine. Alors que les prémices d'une économie du CO2 sont observées en Europe et dans le monde, la valorisation du CO2, conjointement à l'implication de la France dans le développement des technologies de captage et de stockage du CO2, pourrait constituer une opportunité de construire en France une filière plus large dédiée au CO2 et un tissu industriel pluridisciplinaire.

Cette étude apportera des informations et des pistes de réflexion importantes dans le cadre de la démarche sur le développement industriel des « filières vertes » lancée par le minis-tère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer.

Le rapport « Panorama des voies de valorisation du CO2» est en ligne sur le site de l'ADEME - rubrique Publications http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=72052&p1=30&ref=12441


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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 18:45

Paru sur le site Maxisciences :

 

Médaille d'or du CNRS : les pièges à CO2 de Gérard Férey récompensés

 

Info rédaction, publiée le 10 septembre 2010

http://www.maxisciences.com

 

France – Le CNRS a récompensé jeudi 9 septembre un chimiste de 69 ans, inventeur de nouveaux matériaux permettant de stocker de l'hydrogène, du CO2 ou des substances thérapeutiques. Des applications industrielles et médicales dérivées pourraient bientôt voir le jour.

Stocker de l'hydrogène pour des piles à combustible, piéger du CO2 pour le transformer en méthanol utilisé dans divers processus industriels, confiner des nanoparticules de médicaments chimiothérapiques pour 5 à 15 jours de diffusion lente dans l’organisme... Voilà quelques applications possibles des nouveaux matériaux poreux inventés par Gérard Férey, chimiste et directeur de l'Institut Lavoisier à l’université de Versailles. Des travaux qui viennent de lui valoir la médaille d’or du Centre nationale de la recherche scientifique, une prestigieuse distinction française décernée dans le domaine des sciences.

Travaillant depuis 1996 sur des matériaux poreux mi-minéraux, mi-organiques, ce chercheur qui a débuté tout en bas de l’échelle a fait breveter il y a deux ans son "MIL-101". Un seul litre de ce matériau peut stocker, comprimé dans les micropores de 3,5 nanomètres qui le composent, l’équivalent de 400 litres de CO2 avant compression. Le procédé pourrait être exploité industriellement. Dans le domaine médical, il pourrait être utilisé dans les cas de leucémie des enfants, de cancer du sein ou de sida, pour diffuser au compte-gouttes dans l’organisme certains médicaments. M. Férey souligne cependant que, dans ce dernier domaine, de longues recherches et de nombreux essais seront encore nécessaires.

Lien vers l’article :

http://www.maxisciences.com/g%E9rard-f%E9rey/medaille-d-039-or-du-cnrs-les-pieges-a-co2-de-gerard-ferey-recompenses_art9135.html

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 14:00

Article paru sur le site bulletins-electroniques.com :

 

Energie
Etude de l'Office fédéral de l'Environ
nement : une électricité 100% renouvelable en 2050 en Allemagne

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64114.htm

L'Allemagne serait à même d'assurer 100% de son approvisionnement en électricité grâce aux seules énergies renouvelables (EnR) [1] : c'est ce qu'indique une étude que vient de publier l'Office fédéral de l'Environnement (UBA) sur la production d'énergie allemande, ayant pour titre : "Objectif énergétique 2050 : 100% d'électricité à partir de sources renouvelables". Jochen Flasbarth, président de l'UBA, assure par ailleurs que cet objectif est réalisable avec la technologie disponible actuellement, avec comme condition préalable une efficacité extrême dans la production et l'utilisation de l'énergie.

Pour atteindre ces objectifs d'ici 2050, l'UBA plaide pour des prises de position politiques rapides, afin de conserver plus de temps pour les adaptations techniques et sociétales, essentielles, associées au développement des EnR. L'UBA met aussi l'accent sur la réduction
nette de la dépendance allemande aux importations de sources énergétiques primaires (majoritairement le charbon et le nucléaire) si, parmi les trois axes de consommation de l'énergie primaire (transport, bâtiment, électricité), l'une au moins provient à 100% de sources renouvelables.

L'UBA analyse la transition vers cette électricité "verte" dans trois scénarii de base. L'étude publiée actuellement se base sur le scénario "intercon
nexion régionale", considérant une exploitation considérable de toutes les régions d'Allemagne de leur potentiel en EnR ; un échange d'électricité aurait lieu à l'échelle du pays, et l'importation d'électricité de pays voisins serait réduite. Les évaluations nécessaires pour cette estimation ont été mises à disposition de l'UBA par l'Institut Fraunhofer de recherche sur l'énergie éolienne (IWES). Les scientifiques de l'IWES ont modélisé précisément ce scénario heure par heure, sur 4 années. Selon M. Flasbarth, "les résultats de l'étude montrent que l'approvisionnement électrique peut se baser entièrement sur les EnR d'ici 2050 et que la sûreté d'approvisionnement peut être garantie d'ici là". Les différents moyens de production d'EnR, les réservoirs d'énergie et la gestion de charge seraient exactement harmonisés dans ce scénario. Même les fluctuations liées aux EnR pourraient être compensées.

Il est donc nécessaire, selon l'étude, d'aménager et de développer sensiblement les EnR, les réseaux et le système de stockage. Les possibilités d'économie d'é
nergie doivent également être exploitées. L'isolation des bâtiments doit aussi être considérablement améliorée afin de limiter la consommation d'électricité pour l'approvisionnement en chaleur des bâtiments. Les potentiels de gestion de charge doivent aussi être exploités pour mieux adapter la demande électrique à la production fluctuante provenant des énergies éolienne et solaire.

La production électrique est responsable de plus de 40% des émissions de CO2 allemandes. "Si nous souhaitons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95%, il faut asseoir l'approvision
nement électrique sur les EnR. C'est la seule manière de réduire à zéro les émissions de CO2 liées à la production électrique ", explique M. Flasbarth.

Dans u
ne étude qui sera publiée ultérieurement, l'UBA étudie actuellement deux alternatives possibles au scénario "interconnexion régionale" : le scénario "technologies à grande échelle" et le scénario "autarcie".

Lien vers l’article : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64114.htm

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:29

Article paru sur le site du journal « Le Monde » :

Climat : les négociations internationales enlisées

| 07.08.10 | 13h45  •  Mis à jour le 07.08.10 | 13h45

Les négociations sur le climat ne sont pas sorties de l'ornière où les a laissées l'échec de la conférence de Copenhague, en décembre 2009. Les délégués de 178 pays réunis à Bonn, du 2 au 6 août, pour aplanir la route vers un accord international avant la Conférence des Nations unies sur le climat, à Cancun, au Mexique, du 29 novembre au 10 décembre, se sont séparés sur un constat d'échec. Baisse des émissions, aide aux pays pauvres, protection des forêts... aucun des sujets sur la table n'a connu d'avancée.

L'annonce, fin juillet, de l'ajournement du projet de loi sur l'énergie aux Etats-Unis, interprétée par des gouvernements du Sud comme le signal que Washington ne tiendrait pas ses engagements sur le climat, a largement contribué à crisper les négociations.

Les discussions ont repris sur la base d'une nouvelle version du texte proposé au mois de juin par la diplomate zimbabwéenne Margaret Mukahanana-Sangarwe. Cette synthèse, qui reprend les termes de l'accord de Copenhague et les propositions de différentes parties, doit servir de base à un accord.

Mais loin de permettre de choisir parmi les nombreuses options entre crochets laissées à la décision des négociateurs, le travail en groupes thématiques de la semaine écoulée n'aura fait que compliquer le paysage. Des délégations, notamment celles des pays en développement et des grands émergents, qui jugent ce texte trop favorable aux pays riches, ont réintroduit certaines de leurs exigences initiales. Et de 45 pages le 2 août, le document était passé à 100 feuillets vendredi.

Les tensions restent vives entre pays riches et monde en développement. Si les discussions entre pays industrialisés ont permis d'affiner les mécanismes qui succéderont au protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012, les représentants du Sud ont rappelé que les engagements actuels des gouvernements du Nord ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 2°C.

DÉCISIONS SECTORIELLES

La Costaricienne Christiana Figueres, qui a succédé, le 1er juillet, au Néerlandais Yvo de Boer à la tête de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a appelé les pays du Nord à honorer d'urgence l'engagement, pris à Copenhague, de verser 30 milliards de dollars aux pays du Sud d'ici à 2012. Un geste indispensable, selon elle, pour avancer vers un accord.

Une dernière réunion de préparation est prévue à Tianjin, en Chine, en octobre. Mais pour la plupart des observateurs, la conférence de Cancun permettra, dans le meilleur des cas, d'adopter des décisions sectorielles - forêts, transferts de technologies... -, renvoyant la conclusion d'un accord global et contraignant au mieux à la conférence, fin 2011, en Afrique du Sud.

Grégoire Allix

 

Lien vers l’article : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/07/climat-les-negociations-internationales-enlisees_1396723_3244.html

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:29

Article paru dans le journal de l'environnement :

Le retour de la terre noire

Le 13 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg

Depuis des siècles, les Indiens d’Amazonie enterrent de la poudre de charbon de bois pour fertiliser les sols, pauvres, de la région. Cette terre noire, terra preta en brésilien, n’a pas que des vertus agronomiques. Car le charbon de bois a aussi la capacité de stocker du CO 2.

Comment cela ? Pour fabriquer du charbon de bois, on décompose par la chaleur de la matière organique (bois, canne à sucre, céréales). Pour être efficace, l’opération ne doit pas produire de flamme. Intérêt climatique de l’opération, la moitié du dioxyde de carbone relâché lors de la production d’énergie est finalement stockée dans le charbon. Et n’en bougera pas avant des siècles. Autre intérêt : une fois enfoui, il capte le protoxyde d’azote et le méthane des sols, deux puissants gaz à effet de serre (GES).

Enterrer la poudre de charbon dans les sols trop pauvres à cultiver peut donc tout à la fois contribuer à étendre la superficie des terres arables et éponger une partie du gaz carbonique indésirable. Publiées jeudi 12 août, deux études font état des capacités carboniques de cette solution.

Commanditée par le ministère britannique de l’alimentation, de l’environnement et des affaires rurales (Defra, selon l’acronyme britannique), la première est le fruit des travaux d’une équipe de l’université d’Edimbourg (Ecosse). Elle estime que l’utilisation du « biocar » pourrait permettre au Royaume d’abattre, à l’horizon 2020, son bilan carbone de 1 à 6 million de tonnes de carbone par an, soit 3,67 à 22 millions de tonnes équivalent CO 2. Publiée dans Nature, une autre étude, coordonnée par l’Américain James Amonette (Pacific Northwest National Laboratory), a une vision plus globale. Elle estime en effet que l’enterrement du charbon de biomasse pourrait réduire de 1,8 milliard de tonnes équivalent CO 2 par an les rejets anthropiques de GES : l’équivalent des émissions 2009 de l’industrie lourde européenne.

 Lien vers l'article : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-retour-de-la-terre-noire,18595

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:14

Paru sur le site : le journal du développement durable

FAO : Le bonheur est dans la prairie

Un nouveau rapport de la F.A.O, publié en décembre 2009, met en exergue le vaste potentiel de stockage de CO2 des prairies. Il suggère sa mise en valeur comme priorité dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’adaptation et la protection des populations pastorales face à ce changement.

On savait que les forêts constituaient d’efficaces puits de carbone. Le rapport de la F.A.O, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, intitulé « Review of Evidence on Drylands Pastoral Systems and Climate Change », révèle que les prairies peuvent faire encore mieux en la matière. Ces cultures de plantes fourragères composées essentiellement de graminées et de légumineuses, zones enherbées, sans changement d’affectation pour plusieurs années, occupent 30% de la surface de la terre non couverte par la glace et représentent 70% des terres agricoles. Pâturages et parcours, dès lors qu’ils sont bien exploités, possèdent un pouvoir d’absorption et de stockage supérieur à celui des arbres, arbustes et buissons. Toujours centrée sur la recherche de solutions « pour un monde libéré de la faim  », l’organisation cerne dans ce rapport l’intérêt de développer le « vaste potentiel » des prairies pour le milliard de personnes qui dépendent de l’élevage sur notre planète, aujourd’hui plus vulnérables aux conséquences du changement climatique.

Un « vaste potentiel » d’absorption du CO2

Les prairies stockent jusqu’à 30% du carbo
ne du sol dans le monde en plus de celui retenu dans le sous-sol par les forêts. La capacité de séquestration des sols des prairies à la surface de la terre irait, selon certaines estimations, jusqu’à un milliard de tonnes de carbone par an si « des pratiques de gestion améliorées » étaient mises en oeuvre. Le rapport note, dans cette hypothèse, l’importance de l’effort mondial qui serait dès lors nécessaire en terme de coordination et de financement. Il cible un objectif plus immédiatement accessible. Mieux gérer la réduction de l’érosion, la diminution des pertes provenant des incendies et du surpâturage et la restauration de la matière organique des sols pour 5 à 10% des terres de « parcours » d’ici à 2020, soit 184 millions de tonnes de CO2 stockés chaque année. Le rapport identifie les principaux obstacles à franchir : concurrence des cultures, questions de propriété foncière et de privatisation des terres, le manque d’éducation et de services de santé pour les populations pastorales.

Les atouts pour les populations

Premier atout pour l’adaptation des pasteurs mobiles ou nomades face au changement climatique : l’accroissement de la capacité de stockage en CO2 des prairies renforce la résistance des sols à la sécheresse. Le supplément de carbo
ne permet en effet de mieux retenir l’eau. La seconde priorité pointée par le rapport est celle de la préservation de la biodiversité des prairies. En effet, le nombre d’espèces végétales et animales ainsi que les micro-organismes des terres de pâturages sont en baisse du fait, entre autres facteurs, de la mauvaise gestion des prairies. Le potentiel de biodiversité des prairies serait selon des estimations à peine inférieur à celui des forêts. Ainsi, le rapport inclut dans ses suggestions pour une gestion améliorée « le paiement des services environnementaux », afin de promouvoir notamment la formation et le partage des connaissances. Il suggère également la facilitation de l’accès aux modes de développement et de financement, principalement les Fonds pour l’environnement mondial, afin d’accompagner les efforts des acteurs pour un développement durable des prairies. Alexander Müller, sous-Directeur général de la FAO rappelle que « l’agriculture et l’exploitation des sols ont le potentiel pour minimiser les émissions nettes de gaz à effet de serre grâce à des pratiques particulières, en renforçant plus particulièrement le carbone du sol et de la biomasse. Dans le même temps, ces pratiques peuvent augmenter la productivité et la résilience de l’agriculture, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté ».


18 janvier 2010, Gilles Daniel 
 
Pour plus amples informations :

http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article5873

 




 

 

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 12:45

Extrait de l’article paru sur le site Clean Tech Republic

L’Ecole des Mines donne chaire au captage et au stockage de CO2

par Cécile Castellan | Cleantech Republic | 22.09.09

Première rentrée pour la nouvelle chaire d’enseignement et de recherche, consacrée au captage, au transport et au stockage du CO2, dans la très prestigieuse Ecole des Mines Paristech. Industriels, politiques et universitaires… tous les partenaires de la chaire industrielle s’étaient donné rendez-vous le 30 juin dernier au Havre pour son inauguration. Ils l’ont cosignée pour une durée de cinq ans. Le temps dont disposeront les chercheurs pour convaincre de l’utilité de leurs travaux sur la question sensible des émissions de CO2, de son captage et son stockage.

Un budget annuel de 700 000 euros

La chaire est subventionnée par des partenaires industriels (EDF, Lafarge, Air Liquide, Total, GDF-Suez) grands émetteurs de CO2, la Communauté d’agglomération havraise et son Grand Port Autonome, et des laboratoires universitaires (Mines Paristech, Ecole des Ponts Paristech, l’université du Havre réputée pour sa culture « logistique » et ses sciences sociales, et le BRGM « bureau de recherche géologique et minière »). Elle disposera d’un budget annuel de 700 000 euros.

Cette enveloppe devrait permettre l’élaboration de 12 thèses sur cinq ans et l’organisation de séminaires croisés dans le but de confronter les travaux de recherche français avec ceux d’autres pays, comme l’explique Denis Clodic, titulaire de la chaire (Mines Paristech) : « le travail de mise en réseau à l’étranger, avec des pays comme la Chine, l’Australie ou la Suède, qui travaillent déjà beaucoup sur le sujet, sera très important. » Les thèses, quant à elles, porteront sur les sciences sociales, les risques, le stockage et la logistique. Toute la chaîne du CO2 (de la production au stockage artificiel, en passant par les problématiques d’un transport risqué), va être passée au crible et évaluée dans le but de retenir des solutions les plus écologiques et économiques.

…….. Et bien que les chercheurs aient fort à faire, ils regardent encore un peu plus loin puisque selon Denis Clodic, « certains commencent à se poser la question du recyclage du CO2 et ils y travaillent ». Et si la recherche nous offrait la possibilité de rentabiliser ce que l’on a eu tant de mal à stocker ?

 

Article complet :

http://www.cleantechrepublic.com/2009/09/22/l%E2%80%99ecole-des-mines-donne-chaire-au-captage-et-au-stockage-de-co2/

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:21



Plutôt que de l'enfouir,
 pourquoi Veolia ne cherche pas à recycler le CO2 ?



Paru sur le site Boursorama :

 

30/10 LE FIGARO.FR: Le CO2 comme.....

Hier à 15:08

LE CO2 COMME MATIÈRE PREMIÈRE

M. B.-C.
30/10/2009 | 14:09 | LE FIGARO.FR

Saviez-vous que le dioxyde de carbone, bête noire de nos industries et de notre climat, est employé - après avoir été recombiné avec de l'hydrogène - pour la fabrication de divers composés chimiques ? C'est le cas pour le méthanol, l'urée (utilisée pour la synthèse de certains plastiques) ou des acides (salicylique, formique, oxalique, adipique, acétique...). Ces derniers entrent notamment dans la composition des engrais liquides, mais aussi des fibres textiles, de l'aspirine, des bulles de Perrier...

Ce que vous savez peut-être moins, c'est que ce CO2 est produit spécifiquement... Pour le moins absurde compte tenu de la profusion de ce gaz dans l'atmosphère et de tous les efforts effectués pour le limiter, le stocker, l'enfouir sous terre ou sous mer...

Fort de ce constat, un groupement vient de se créer sous le nom d'Acrus, réunissant CETH, une entreprise qui développe des générateurs d'hydrogène, Rhodia, groupe chimique international, Semardel (groupe de gestion des déchets) et le laboratoire ICMMO de l'université Paris-Sud-Orsay.

«Notre objectif est de récupérer le dioxyde de carbone émis et de le valoriser, explique Pascal Morand, directeur général de CETH. Avec pour condition sine qua non que cette transformation n'induise aucun rejet de CO2.»

……

 

Article complet :

http://www.boursorama.com/forum-rhodia-30-10-le-figaro-fr-le-co2-comme-392342682-1

 

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 13:38

CO2 

PLUTOT QUE DE L’ENFOUIR,

 SI ON LE RECYCLAIT ?



Extrait de l’article paru sur le site Clean Tech Republic

L’Ecole des Mines donne chaire au captage et au stockage de CO2

par Cécile Castellan | Cleantech Republic | 22.09.09

Première rentrée pour la nouvelle chaire d’enseignement et de recherche, consacrée au captage, au transport et au stockage du CO2, dans la très prestigieuse Ecole des Mines Paristech. Industriels, politiques et universitaires… tous les partenaires de la chaire industrielle s’étaient donné rendez-vous le 30 juin dernier au Havre pour son inauguration. Ils l’ont cosignée pour une durée de cinq ans. Le temps dont disposeront les chercheurs pour convaincre de l’utilité de leurs travaux sur la question sensible des émissions de CO2, de son captage et son stockage.

Un budget annuel de 700 000 euros

La chaire est subventionnée par des partenaires industriels (EDF, Lafarge, Air Liquide, Total, GDF-Suez) grands émetteurs de CO2, la Communauté d’agglomération havraise et son Grand Port Autonome, et des laboratoires universitaires (Mines Paristech, Ecole des Ponts Paristech, l’université du Havre réputée pour sa culture « logistique » et ses sciences sociales, et le BRGM « bureau de recherche géologique et minière »). Elle disposera d’un budget annuel de 700 000 euros.

Cette enveloppe devrait permettre l’élaboration de 12 thèses sur cinq ans et l’organisation de séminaires croisés dans le but de confronter les travaux de recherche français avec ceux d’autres pays, comme l’explique Denis Clodic, titulaire de la chaire (Mines Paristech) : « le travail de mise en réseau à l’étranger, avec des pays comme la Chine, l’Australie ou la Suède, qui travaillent déjà beaucoup sur le sujet, sera très important. » Les thèses, quant à elles, porteront sur les sciences sociales, les risques, le stockage et la logistique. Toute la chaîne du CO2 (de la production au stockage artificiel, en passant par les problématiques d’un transport risqué), va être passée au crible et évaluée dans le but de retenir des solutions les plus écologiques et économiques.

…….. Et bien que les chercheurs aient fort à faire, ils regardent encore un peu plus loin puisque selon Denis Clodic, « certains commencent à se poser la question du recyclage du CO2 et ils y travaillent ». Et si la recherche nous offrait la possibilité de rentabiliser ce que l’on a eu tant de mal à stocker ?

 

Article complet :

http://www.cleantechrepublic.com/2009/09/22/l%E2%80%99ecole-des-mines-donne-chaire-au-captage-et-au-stockage-de-co2/

 
autre article  sur le même sujet :
http://adenca.over-blog.com/article-35509927.html

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