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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 11:39

 

Depuis plusieurs années les associations environnementales ont noué un très bon contact avec le Smitom Nord 77 qui a répondu favorablement à leur dernière demande d’accepter les déchets d’amiante liée dans ses déchetteries et nous l’en remercions.

Cela évitera de voir en bordure de route des tôles ondulées chargées d’amiante.

 

Voici les communes concernées :  https://www.smitom-nord77.fr/wp-content/uploads/2020/01/Carte_Smitom-2020-pour-site.pdf

 

Pour mémoire ce syndicat a pour président Jean- François Léger, maire de Chailly en Brie et Claude Decuypère maire de Monthyon en est l’un de ses administrateurs.

 

 

Paru dans Mag Journal 77 :

Monthyon  Le Smitom collecte l'amiante à compter d'octobre

Écrit par Rédaction

 mardi, 15/09/2020

Le Smitom Nord 77 a entendu les associations environnementales : désormais les déchets d’amiante liée  seront acceptés dans ses déchetteries

Communiqué du Smitom-Nord 77 de Monthyon, lundi 14 septembre - 

A compter du mois d’octobre, le Smitom proposera aux particuliers de son territoire, muni d’une carte d’accès en déchèterie, des collectes régulières d’amiante au sein de son réseau de déchèteries. Ces collectes concerneront uniquement les canalisations et tôles ondulées. Ce service est gratuit.

La première collecte aura lieu à la déchèterie de Monthyon, mercredi 14 octobre, de 9 heures à 12 heures.

n raison des contraintes règlementaires liées à la manipulation de cette substance, l’accueil en déchèterie des déchets amiantés nécessitera la prise d’un rendez-vous au préalable.

Comment bénéficier du service ?

Les usagers doivent s’inscrire par téléphone au 01 60 44 40 03 ou se rendre au siège du Smitom (14 rue de la Croix Gillet à Monthyon) entre le lundi 21 septembre et le vendredi 2 octobre et se pré-inscrire.

Des sacs adaptés au stockage et au transport des déchets amiantés seront mis à leur disposition dans la déchèterie la plus proche de leur domicile dix jours avant la collecte.

Munis de ces sacs fermés, ils devront se rendre à la déchèterie, à l’heure convenue lors de la pré-inscription.

Tout dépôt sans inscription ou en dehors du rendez-vous fixé sera refusé. L’amiante non conditionné ou non présenté dans un emballage réglementaire remis par le Smitom sera également refusé.

Attention : le nombre d’usagers pouvant réserver et bénéficier du service est limité.

Pour plus d’informations concernant le déroulement du service : www.smitom-nord77.fr

https://www.magjournal77.fr/les-communiques/item/54011-monthyon-le-smitom-collecte-l-amiante-a-compter-d-octobre

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 10:42

 

Après l’explosion du port de Beyrouth, causé par des produits contenant du nitrate d’ammonium, nous apprenons que la préfecture a autorisé en 2019 Terzeo à stocker des produits contenant du nitrate d’ammonium.

 

extrait de l'arrêté préfectoral d'autorisation Terzeo de 2019 annexe page 11

extrait de l'arrêté préfectoral d'autorisation Terzeo de 2019 annexe page 11

 

 

Que compte faire l’exploitant avec ces produits ?

 

Dans quelles conditions seront stockés ces produits ?

 

Qui sera chargé du contrôle du stockage de ces produits qui sont classés dans la catégorie NC non classable : le maire ou la préfecture ?

 

 

Pour avoir la réponse à toutes ces questions nous vous conseillons de vous rapprocher de

Thierry Coudert

Préfet de Seine et Marne

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 14:23

 

Le préfet de Seine et Marne a prescrit en juillet 2011 sur Villeparisis un plan de prévention risques mouvements de terrain mais ce  plan n’a toujours pas été mis en place, alors que le préfet de la Seine St Denis l’a mis en place depuis le 21/3/1986 à Vaujours.

 

Il faut savoir que ce type de plan coûte cher à élaborer à cause des études et reconnaissances délicates et coûteuses. Alors l’ETAT fait des choix et comme d’habitude ce secteur du 77 ne semble pas être l’une de ses priorités.

 

Une aubaine pour les industriels de cette commune qui n’ont pas à se plier aux exigences d’un plan qui n’existe pas.

Un risque pour les populations qui se trouvent en aval des zones potentiellement à risque.

 

Un document du 10 juillet dernier produit par Suez à la demande de la CARPF dans le cadre du schéma d’assainissement de Villeparisis nous inquiète.

En effet on peut lire à la page 25

"‌La présence de remblais peut engendrer des tassements a posteriori qui peuvent menacer la stabilité d’un ouvrage. Les aménagements profonds comme les puits d’infiltration et les bassins sont particulièrement concernés par ce risque pouvant provoquer des descentes des ouvrages. La figure suivante cartographie les zones de remblais sur la commune. "
http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/villeparisis.pdf

Ironie du sort, ce document  indique seulement les remblais de la carrière Placoplatre mais ne cite pas les remblais situés sur la décharge de déchets dangereux Suez.  Pourquoi ?

 

Inquiétudes à Villeparisis : le Préfet Thierry Coudert va-t-il autoriser l’extension de la décharge Suez alors que l’ETAT n’a toujours pas mis en place le plan PPRn prescrit depuis 2011 ?

Extrait de la page 25 du rapport Suez à la demande de la communauté d'agglomération Roissy Pays de France

rapport complet  :  http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/villeparisis.pdf

 

 

On peut lire sur le site du ministère de l’écologie (pour extrait) :

« Les mouvements de terrain sont des phénomènes d’origines très diverses. Annuellement, ils provoquent en moyenne la mort de 800 à 1 000 personnes dans le monde et occasionnent des préjudices économiques et des dommages très importants. Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d’origine naturelle ou anthropique. Les volumes en jeux sont compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes…. »

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/mouvements-terrain

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 13:31

 

 

En cette période de coronavirus, l’incinérateur de Créteil ( géré par Suez) semble être quelque peu submergé, comme l’explique l’article de Reporterre.  https://reporterre.net/En-2e-ligne-les-forcats-des-dechets-infectieux-sont-submerges

C’est l’incinérateur qui traite la majorité des déchets infectieux DASRI d’IDF, le second se trouve dans le Val d’Oise.

Il faut savoir qu’en IDF on ne traite pas seulement les déchets infectieux DASRI de la région  mais, pour rendre service, on traite également des DASRI d’autres régions, pour exemple en 2015  près de 2900 tonnes de DASRI provenaient d’autres régions et notamment de Reims depuis la fermeture en 2012 de son usine de désinfection.

Mais en cette période de coronavirus, pour permettre aux industriels de pourvoir traiter tous ces déchets infectieux DASRI supplémentaires, le préfet de la région IDF, envisagerait d’entreposer, pendant plusieurs mois, si besoin, ces DASRI, dans des installations déjà autorisées à recevoir des déchets dangereux, sans indiquer lesquelles.

La décharge Suez de Villeparisis est-elle sur la liste des sites potentiels qui pourraient servir à l’entreposage de ces déchets infectieux ?

Pour le savoir Adenca vient de contacter la préfecture.

Pour l'instant la décharge de Villeparisis ne serait pas sur la liste des sites potentiels.

 

 

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 14:30

 

L’économique avant tout ?

 

Coronavirus ou pas l’ETAT continue à favoriser l’implantation de décharge de déchets dangereux au nord-ouest Seine et Marne.

 

Et la santé des riverains

et la protection des espèces protégées  ?

 

Par arrêté en date du 20 mars dernier le préfet Thierry COUDERT, autorise l’industriel Terzeo à déroger à l’interdiction d’atteinte à certaines espèces protégées, afin de lui permettre d’installer sa décharge de déchets dangereux à Villenoy/Isles les Villenoy, au nord-ouest de la Seine et Marne dans ce secteur où l’ETAT a autorisé, encore et encore, la concentration de décharges, sans se préoccuper, semble-t-il, des risques à long terme sur la santé des riverains.

 

Le préfet ne donne pas de délai supplémentaire pour contester cet arrêté préfectoral alors que les habitants qui ne disposent par de matériel informatique et de la connexion internet ne peuvent pas consulter cet arrêté préfectoral, les mairies étant fermées, une situation inacceptable.

 

Page 7 et suite

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/42571/319566/file/RAA%20D77-091-24-03-2020.pdf

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 13:26

 

 

Le Plan Local d’Urbanisme de Yèbles, une pièce maîtresse dans le projet d’implantation d’une décharge de déchets dangereux sur la commune.

 

Ce soir Marlène TAMARA-VARIN, maire de Yèbles va présenter au vote du conseil municipal son projet de Plan Local d’Urbanisme.

 

Ce projet de Plan Local d'Urbanisme permet-il ou non l’implantation

d’une décharge de déchets dangereux sur la commune ?

 

Les habitants le sauront ce soir.

 

Pour mémoire,  la législation  impose au maire l'obligation d'adresser une copie des documents mis au vote, aux conseillers municipaux, quelques jours avant la réunion du conseil.

 

 

Yèbles : le Plan Local d’Urbanisme présenté ce soir au vote du Conseil Municipal permettra-t-il ou non l’implantation d’une décharge de déchets dangereux ?

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 20:37

 

 

Dans le rapport de présentation du PLU de la commune du 12/9/2018 on peut lire à la page 37 :

«la ville a déjà connu plusieurs déclarations de catastrophe naturelle suite à des inondations, qui nécessite donc une certaine vigilance. De plus, dans la partie nord-ouest de la ville, la nappe phréatique est sub-affleurante.»

http://villeparisis.fr/wp-content/uploads/pdf/PLU/VI-PLU-Plan-Local-Urbanisme/1-Rapport-de-presentation/1-3-Resume-non-technique-PLU-de-Villeparisis-Arret-CM-12-septembre-2018.pdf

 

 

Qu’en est-il au niveau

de la décharge

Suez de Villeparisis ?

 

Entre 2011 et 2015 Suez indique avoir reversé près de 170 000 m3 d’eaux pluviales dans le réseau communal.

 

L’industriel

en a-t-il le droit ?

 

Bénéficie-t-il

d’une convention de déversement de ses eaux pluviales

dans le réseau communal ?

 

Nous n’en savons rien

 

Le réseau communal en question est une canalisation qui longe pour partie l’avenue E. Varlin pour se rejeter dans le ru des Grues au niveau du collecteur D 500 (aux alentours de l’avenue de Picardie et M. Sembat), là-même où en cas de fortes pluies il y a des refoulements d’eau qui créent des inondations.

 

 

Dans le cadre du projet d'extension de la décharge

Adenca demande :

 

 «Qu’une tierce expertise hydraulique soit réalisée afin de prendre en compte le changement climatique, les risques d’inondation des populations en aval du site sur Villeparisis, la note de l’industriel relative au dimensionnement de ses bassins de rétention est incomplète puisqu’il n’indique pas s’il bénéficie d’une convention de déversement de ses eaux pluviales dans le réseau communal»

 

 

 

Pour toute information complémentaire

nous vous conseillons de vous rapprocher

de vos élus

ou de

Jean-Luc Servières

vice président  chargé de l'Eau et de l'Assainissement

de la Communauté d'Agglomération

CARPF

 

 

 

 

 

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 18:42

Paru dans Mag Journal 77 :

Compans ► Seveso : la destruction de la cheminée de la Gerep a commencé 

Écrit par Sun-Lay Tan 

mardi, 12/11/2019

 

Compans ► Seveso : la destruction de la cheminée de la Gerep a commencé

La déconstruction de la cheminée de l’incinérateur de déchets dangereux de la Gerep, située à Compans, a commencé lundi 28 octobre. 

 

La démolition de la cheminée a été décidée par le propriétaire. Il n’y aura pas de nouvelle construction. Les travaux devraient être terminés à la fin du mois de novembre. La mairie de Compans explique :

 « L’entreprise a arrêté ses activités d’incinération en 2014. Garder la cheminée n’avait plus lieu d’être. Les élus ont alors demandé à ce qu’elle soit détruite ». 

 

La Gerep, classée Seveso seuil bas, conserve ses activités de tri, de transit et de regroupement de déchets dangereux pour un maximum de cinq mille tonnes par an. 

 

 

https://www.magjournal77.fr/vie-locale/item/52657-compans-seveso-la-destruction-de-la-cheminee-de-la-gerep-a-commence

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 18:52

 

Un manque de transparence  ?

 

Riverains à vous de juger

 

 

 

Pour toutes informations complémentaires

nous vous conseillons de vous rapprocher de

 

Patrick MAURY

Adjoint au maire de Villeparisis

Et membre du bureau de la CSS Suez Villeparisis

 

 

Réédition de notre article du 7 décembre 2014 :

 

La commission de suivi de site de la décharge SEVESO SITA Villeparisis à hauts risques ne sera pas ouverte au public !

Décharge SEVESO à hauts risques Suez Villeparisis : Pourquoi les élus, les services de l’ETAT et l’industriel ont refusé l’ouverture de la CSS au public alors que les associations environnementales la demandait ?

 

 

 

 

 

Dans un souci de transparence les associations de défense de l’environnement demandaient l’ouverture de la commission de suivi de site au public, la décision a été prise  de  5/12/2014 par les membres du bureau.

 

Les membres défavorables à l’ouverture de cette commission au public

Sont :

 

- M. Patrick Maury adjoint au maire de Villeparisis (représentant les élus)

- M. Arnaud Roy (représentant la décharge SITA)

- Mme Fanny Millambourg (représentant les salariés de la décharge SITA)

 - les services de l’ETAT.

 

 

Le seul membre favorable à l’ouverture de cette commission au public

était :

-  Mme Mireille LOPEZadministratrice NE 77 (1) représentante au bureau des associations de défense de l’environnement (NE 77,ADEBF, Les amis de la Terre de la Dhuis)

 

Les membres favorables étant minoritaires

la commission

ne sera pas ouverte au public

 

 

Pour connaître les raisons pour lesquelles certains de vos élus ont refusé à ce que vous puissiez assister à cette commission nous vous conseillons de vous rapprocher de :

 

M. Patrick Maury adjoint au maire de Villeparisis

et de son suppléant au bureau

M. Jacqui Cuisinier, conseiller municipal de Courtry

 

 Pour mémoire :

L’association Nature Environnement 77(1) a demandé à M. Jean-Luc MARX, préfet du 77, d’ouvrir cette commission au public, M. Vincent Eblé, président du CG77, a soutenu cette demande.

 http://adenca.over-blog.com/article-la-commission-de-suivi-de-site-de-la-decharge-seveso-sita-villeparisis-a-hauts-risques-ne-sera-pas-o-125151204.html

 

(1) http://www.environnement77.fr/

 

 

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 10:16

 

 

Le plan particulier d’intervention (PPI) constitue une disposition spécifique du dispositif ORSEC qui permet de gérer les moyens de secours en cas d'accident dans une installation classée dont les conséquences dépassent l'enceinte de l'installation. Il assure la sauvegarde des populations, des biens et la protection de l’environnement lorsque l’accident entraîne ou est susceptible d’entraîner des dangers débordant les limites de l’établissement (installations nucléaires, établissements « SEVESO », stockages souterrains de gaz). (1)

 

 

 

Dans son arrêté de dispense de Plan Particulier d’Intervention 2018/16 Cabinet du Préfet/BIDPC du 27/4/2018, la préfète indique, pour extrait :

Décharge Suez Villeparisis, SEVESO à Hauts Risques: Pourquoi la préfète Béatrice Abollivier  n’a pas mis en place un plan d’intervention PPI pour protéger les riverains et l’environnement en cas d'accident?

voir arrêté préfectoral complet page 7

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/32290/254050/file/RAA%20n%C2%B045%20du%2030%20avril%202018.pdf

 

 

Il semblerait que pour prendre sa décision la préfète se soit reposée uniquement sur l’étude de dangers présentée par l’industriel sans prendre l’avis d’une autorité indépendante.

 

Comment l’industriel pouvait-il démontrer, l’absence en toute circonstance, même en cas d’incendie, de danger grave pour la santé de l’homme ou pour l’environnement à l’extérieur de l’établissement.

 

 

Lors d’un départ de feu

les fumées toxiques de l’incendie

s’arrêteraient-elles

aux limites de la décharge ?

 

 

Les riverains n’ont pas oublié l’incendie qui s’est déclaré le dimanche 17 février 2013 alors que le site était fermé, le gardien n’ayant pas lui-même détecté le sinistre.

 

Des flammes de 3 à 4 m de hauteur

 

Le feu s’était déclaré dans un casier contenant des déchets dangereux d’amiante et de fûts contenant des poussières avec de l’arsenic.

Les pompiers mettront près de 7h pour circonscrire le feu.

 

A cette époque la préfète Nicole Klein ne réunira pas en urgence la commission de suivi de site bien que les associations le demandèrent, les résultats des analyses seront présentés aux membres de cette commission près de 10 mois après les faits lors de la CSS du 3 décembre 2013.

A notre connaissance il n’y a pas eu de contrôles dans le ru des Grues qui reçoit les eaux de ruissellement de cette décharge, les écoles alentours n’ont pas fait l’objet d’investigations particulières.

 

 

Depuis 3 autres incendies  se sont déclarés sur le site :27/4/2017, 12/10/2017 et 14/5/2018.

 

 

 

 

 site BARPI :

 

N° 43438 -  17/02/2013 -  FRANCE - 77 - VILLEPARISIS

E38.22 - Traitement et élimination des déchets dangereux

 

Vers 8h30, le gardien d’un centre d’enfouissement de déchets dangereux classé Seveso est alerté par une société voisine d’un dégagement de fumée dans un casier extérieur de déchets. Il répercute l’alerte vers l’opérateur d’astreinte. Le casier de 2 500 m², partiellement recouvert, contient 200 t de déchets dont de l’amiante et 44 fûts de 200 l (60 t) de poussières avec de l’arsenic (As) déposés 3 jours plus tôt. L’astreinte, qui arrive sur site à 8h45, constate des flammes de 3 à 4 m de haut et décide de contacter le cadre d’astreinte puis les pompiers, le sinistre n’étant pas maîtrisable en interne. Les secours interviennent avec 56 hommes et plusieurs engins sur un foyer de 500 m². Le brasier est attaqué avec de la mousse puis progressivement recouvert par de la terre au moyen d’engins de chantier (plus efficace dans le temps que la mousse). Une épaisse fumée grise et malodorante se dégage au voisinage, mais les mesures de toxicité en As se révèlent négatives car les fûts n’ont pas été significativement touchés (du benzène et du toluène sont détectés dans le panache de fumées à l’intérieur du site). Les mesures de polluants dans les eaux de surface autour du site ne montrent pas de risque de pollution. Le feu est éteint à 16h30 et les pompiers quittent le site.

Des enquêtes judiciaires et administratives sont effectuées pour identifier les circonstances et les causes du sinistre. L’exploitant mettra en place le coffrage de l’alvéole accidentée sans toucher à la couche de terre et lancera un programme de prélèvements et d’analyses pour étudier l’impact potentiel du sinistre sur le milieu.

 

 

 

(1)https://www.gouvernement.fr/risques/plans-ppi-plans-particuliers-d-intervention

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