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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 18:34

 

Paru sur le site Reporterre :

En « 2e ligne », les forçats des déchets infectieux sont submergés

Durée de lecture : 6 minutes

20 avril 2020 Weilian Zhu (Reporterre)

En « 2e ligne », les forçats des déchets infectieux sont submergés

 

En temps normal, les « déchets d’activités de soins à risques infectieux » reçoivent un traitement spécifique. La crise sanitaire, en faisant exploser leur nombre, a compliqué le travail de collecte et d’élimination, laissant les employés du secteur démunis face aux risques de contamination.

Bennes qui débordent, sacs entassés à même le sol et partout, dans tous les hôpitaux, ces mots imprimés en gras, qui font froid dans le dos en temps d’épidémie. « Déchets d’activités aux risques infectieux. » Partout, le local à poubelles est si encombré qu’il est difficile de trouver un espace où poser les pieds. « Voilà à quoi nous faisons face. » La voix tremblante de colère, Sylvain Kamesa balaie l’écran de son téléphone, où les photos défilent.

Il est chauffeur-collecteur de déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri) pour l’entreprise Proserve Dasri, en région parisienne. Avec l’afflux de malades du Covid-19, et l’utilisation accrue de masques et blouses par les soignants, le volume de déchets produits par les hôpitaux a explosé. Pour ce chauffeur habitué depuis 20 ans à collecter des déchets hospitaliers, la situation actuelle est inédite.

En temps normal, le collecteur a parfaitement le droit de refuser toute benne qui déborde et n’a en théorie aucun contact avec les sacs poubelles. Mais, dans la crise actuelle, un refus de collecte aggraverait encore un peu plus la situation des hôpitaux. « Si au moins les poubelles étaient hermétiquement fermées, il y aurait peut-être moins besoin de masques », déplore Sylvain, également délégué syndical CFDT.

« Les directions n’ont jamais anticipé la protection des équipes de terrain » 

À ce jour, l’entreprise fournit à ses chauffeurs un masque par jour, sans visière, et ne désinfecte pas quotidiennement les véhicules, explique le délégué syndical. « En fait, à part le moment où on est tout seul dans le camion, le risque est partout. »

« Ce virus est extrêmement volatile et transmissible par projection dans les yeux, dans la bouche. Malgré nos alertes, les directions n’ont jamais anticipé la protection des équipes de terrain », dit Patrice Lescure, délégué syndical CGT chez Suez et membre de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSST) de l’entreprise.

L’État a pourtant répété dès le début du confinement l’importance du rôle des salariés du secteur des déchets tout en les exhortant à continuer de travailler sur le terrain. Bruno Le Maire a ainsi qualifié ce secteur d’« indispensable au fonctionnement du pays » (18 mars), Élisabeth Borne a également rappelé le 23 mars le caractère « essentiel » de la filière tout en promettant une série de recommandations pour aider les employeurs et les salariés à mieux se protéger. Depuis le 27 mars, le ministère du Travail publie régulièrement des fiches pratiques de protection contre le Covid-19 sur les lieux de travail. C’est seulement le 8 avril qu’une fiche destinée au secteur des déchets a été publiée, bien après les boulangers, les livreurs, les caissiers ou même le secteur hippique. Cette fiche confirme des risques de contamination par postillons ou gouttelettes contaminées, et aussi par contact avec des surfaces souillées.

Du fait de leur dangerosité, le traitement des Dasri est un secteur très réglementé, de sa production jusqu’à son élimination. Mais ces jours-ci, les salariés de la filière se retrouvent en première ligne, totalement démunis. 

À l’unité d’incinération de Créteil (Val-de-Marne), l’un des deux centres de ce type en Île-de-France autorisés à accueillir les Dasri et géré par Suez, la crise a accentué des problèmes antérieurs. Les manutentionnaires, ou « serveurs de chaînes », doivent aider à décharger les bennes des camions de collecte et à les apporter à une machine qui assure leur transfert vers la chaîne d’incinération. Mais, en pratique, cette machine connaît des pannes régulières et ne peut pas saisir tous les types de bennes. Selon Patrice Lescure, Bouygues, le fabricant, n’a pas suffisamment formé les techniciens lors de la livraison de la machine il y a deux ans. Une situation confirmée par Marcos [*], l’un des serveurs de chaînes du site : « Environ 50 % des bennes qui arrivent tous les jours doivent être transvasées à la main vers d’autres contenants adaptés à la machine. On doit ensuite désinfecter ces bennes manuellement. C’était déjà le cas avant le virus, mais quand la crise a commencé, on a fait valoir notre droit de retrait pour ne plus toucher les sacs. Suez a donc recruté des intérimaires pour faire ce travail à notre place. »

Des installations saturées 

Au-delà des risques humains, l’afflux de déchets infectieux à l’unité de Créteil risque de provoquer une saturation des chaînes d’incinération. Selon l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, « le plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRGPD) a estimé l’augmentation de la production de Dasri à 11 % en cas de pandémie (sur la base des retours d’expérience de la crise H1N1 de 2009). Les capacités des installations de traitement des Dasri d’Ile-de-France permettent d’au moins quadrupler ces estimations ». Dans un communiqué publié sur son site le 8 avril, Suez a annoncé « une forte hausse des volumes de déchets médicaux à traiter, de l’ordre de 30 à 40 % en Île-de-France et dans le Grand Est ». Selon des serveurs de chaînes de Créteil, la chaîne d’incinération est saturée. Depuis début avril, des camions de collecteurs se sont vus refuser l’accès à l’incinérateur pour ne pas dépasser le quota de stockage de l’usine, limité à 70 tonnes/jour. Du jamais vu en 20 ans pour Sylvain Kamesa. En attendant d’être incinérés, des déchets peuvent ainsi passer plusieurs jours sur le site, soit bien au-delà des 72 heures imposées par la réglementation (arrêté du 7 septembre 1999, article 4) entre le moment de la production du déchet et son élimination. Cette saturation à Créteil a obligé Suez à recruter des serveurs de chaînes supplémentaires, augmentant l’effectif des trois équipes de trois à quatre personnes. « Ils n’étaient pas faciles à recruter. Beaucoup savent qu’ils auront à manipuler des déchets hospitaliers souillés par le virus », confie Marcos.

Pendant ce temps, la direction de Suez affiche une sérénité qui tranche avec le récit des équipes. Lors de sa visite au centre de Créteil, le 26 mars dernier, Bertrand Camus, directeur général du groupe, avait multiplié les tweets montrant un site en ordre, sans aucun bac qui déborde.

S’ils ont écouté avec attention le discours d’Emmanuel Macron du 13 avril — où le Président remerciait les travailleurs engagés en deuxième ligne —, les forçats des déchets contaminés voient leur quotidien bouleversé jusque dans leur intimité. « Même à la maison j’ai peur, raconte Marcos. Peur de contaminer ma famille. Alors, j’essaie d’avoir le moins de contact possible, et la plupart du temps je reste à l’écart tout seul dans ma chambre. »

 

Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

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https://reporterre.net/En-2e-ligne-les-forcats-des-dechets-infectieux-sont-submerges

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 11:48

 

 

C’est l’actuelle préfète du 77, Béatrice Abovillier, alors préfète de Charente Maritime, qui avait délivré, en 2014, cet arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation d’un incinérateur, qui vient d’être de nouveau annulé, cette fois par la cour administrative d’appel de Bordeaux.

 

 

Paru sur le site FR3 :

Incinérateur d'Echillais (17) : l'arrêté d'exploitation à nouveau annulé

 

La cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé mardi 12 décembre 2017 l'autorisation d’exploitation délivrée par le préfet en 2014. 

Par Elisnouyane Kout

Publié le 12/12/2017 à 16:02

Mis à jour le 12/12/2017 à 16:06

L'incinérateur d'Echillais, à côté de Rochefort, n'est pas prêt de démarrer. Sans surprise, la cour administrative d'appel a suivi les recommandations du rapporteur public et annulé l'arrêté préfectoral autorisant le SIL à gérer l'installation

Il faudra attendre la notification de la décision aux parties pour prendre connaissance des motifs de la décision mais mi-novembre, le rapporteur public avait estimé que l'équipement n'était pas cohérent avec la loi de transition é ne rgétique votée en 2015.

En cause : la technique du tri mécano biologique utilisée par l'incinérateur, qui
ne respecte pas la hiérarchie des modes de traitement des déchets inscrite dans la loi de 2015.

Le permis d'exploitation de l'incinérateur avait déjà été retoqué en premier instance par le Tribunal administratif de Poitiers en mars dernier pour un vice de forme. 

Depuis son lancement en 2013, le projet de cet incinérateur fait l'objet de nombreuses oppositions, notamment d'associations de défense de l'environ
ne ment.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/incinerateur-echillais-17-arrete-exploitation-nouveau-annule-1383535.html

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://www.sudouest.fr/2014/10/31/a-echillais-34-ans-du-dossier-incinerateur-1721872-1336.php

 

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 11:16
L’incinération au nord-ouest 77, une activité dangereuse pour la santé des populations sans que l’ETAT ne finance d’étude épidémiologique à Compans, Monthyon, St Thibault des Vignes !

 

Vous êtes ici au nord-ouest 77

dans le pays

où on a concentré

décharges, incinérateurs,

entreprise de recyclage de déchets

pour recevoir

les ordures des autres

 

 

Dans ce secteur où on est entrain de ruiner nos villages ruraux sans se préoccuper de l’état de santé des populations de tous ces villages martyrisés.

 

Le Nord-ouest 77 possédait

à quelques dizaines de kilomètres d’écart

4 incinérateurs

 

L’un d’eux vient de fermer, l’année dernière, à Compans, c’était un incinérateur de déchets dangereux, classé Seveso à hauts risques, qui brûlait des déchets en provenance de la France entière, un incinérateur qui a fermé parce que l’industriel devait se mettre aux normes et que cela coûtait probablement trop cher.

A Compans, cette commune rurale de presque 800 habitants, on enregistre beaucoup de cancers, maladies respiratoires… dont on ne connaît pas les causes, les associations environnementales avaient demandé à l’Agence Régionale de Santé qu’une étude épidémiologique soit réalisée, mais cet organisme a refusé leur demande.

 

A Monthyon, un autre incinérateur est implanté, géré par le Smitom nord 77, une communauté de communes, dont le président est Jean-François Parigi, adjoint au maire de Meaux. Ce village rural de 1300 habitants « accueille » également une décharge de déchets dangereux, une usine à bitume. Ici non plus, à notre connaissance, l’Agence Régionale de Santé n’a jamais financé d’étude épidémiologique.

 

Quand à St Thibault des Vignes, village de plus de 6400 habitants, bordé par la Francilienne, c’est l’un des seuls villages de France qui possède 2 incinérateurs sur son territoire, gérés par des collectivités de communes, sans oublier une usine à bitume et diverses entreprises de traitement de déchets tel qu’Yprema qui recevait même des mâchefers de l’usine d’incinération du sud 77 Monterault Fault Yonne.

Ici non plus, à notre connaissance, l’Agence Régionale de Santé n’a jamais financé d’étude épidémiologique bien que les associations la réclament.

 

 

A l’autre bout de la France, il en est autrement

l’ETAT

est à l’écoute des associations :

 

une association de médecins indépendants pour l’environnement et la santé publique vient d’obtenir de l’Agence Régionale de Santé  que soit menée une étude participative avec les habitants.

 

 

Un reportage de TV Sud :


http://www.tvsud.fr/open_article/incinerateur-lunel-viel-etude-participative-bientot-lancee/JT_PAD_INCINERATEUR-LUNEL-_270417

 

 

 

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 09:23

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Monthyon : incendie sans gravité au centre de traitement des déchets

|21 juillet 2016, 19h44|0

 

 

 

Incinérateur de Monthyon : incendie sur une plateforme de déchets : les salariés évacués
Monthyon, mercredi soir. Le feu s’est déclaré sur la plate-forme d’accueil des encombrants sans faire de victime.(Smitom.)

 

Un début d’incendie s’est déclaré au niveau de la plate-forme d’accueil des encombrants du centre de traitement des déchets ménagers de Monthyon ce mercredi soir. Le feu, qui n’a pas fait de victime, a provoqué d’importantes fumées nécessitant l’évacuation de la vingtaine d’employés qui travaillaient sur la plate-forme.....

 

http://www.leparisien.fr/monthyon-77122/monthyon-incendie-sans-gravite-au-centre-de-traitement-des-dechets-21-07-2016-5985463.php

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 09:41

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

 

Le coût du traitement des déchets risque de flamber

V.R. | 09 Déc. 2015, 00h00 | MAJ : 09 Déc. 2015, 06h56

 

Jean-François Parigi, président du Smitom nord, le syndicat qui traite les ordures ménagères de 184 communes du nord du département, continue de s'inquiéter du démantèlement de la communauté...

http://www.leparisien.fr/informations/nord-seine-et-marne-le-cout-du-traitement-des-dechets-risque-de-flamber-08-12-2015-5352103.php

 

 

Le droit de regard d’une autre collectivité sur les comptes du SMITOM et le contrat signé avec son sous-traitant la multinationale Veolia (Somoval), inquiète-t-il Jean-François Parigi ?

 

Nous vous laissons le soin de répondre à cette question.

 

 

Pour résumer la situation : dans le Parisien 77 du 9 décembre, Jean-François Parigi s’inquiète du risque de départ des communes de Claye-Souilly, Villeparisis, Mitry-Mory et Dammartin en Goële du syndicat SMITOM 77 si la communauté de communes élargie 77/95 venait à être validée.

 

Mais Jean-François Parigi oublie de dire que le SMITOM peut incinérer des ordures qui ne proviennent pas d’adhérents à son syndicat, il le fait déjà.

 

Quand aux économies le SMITOM 77 pourrait déjà en réaliser, en revoyant son contrat avec la multinationale VEOLIA (Somoval), il pourrait notamment imposer une réduction du transport de déchets.

 

Car le transport de déchets cela émet du CO2 et cela coûte cher, cela peut être multiplié presque par 5, suivant la distance parcourue et le déchet concerné.

Voyez ce qu’en dit l’association Amorce dans son rapport de 2012, concernant les REFIOM (résidus de fumées d’incinérateurs) :

« Le prix de transport est compris entre 9,77 et 48,00 €HT/tonne de REFIOM. Ce prix est directement corrélé à la distance entre l’UIOM et l’ISDD….(2) »

 

Pourquoi Jean-François Parigi laisse la multinationale VEOLIA envoyer les REFIOM (résidus de fumée d'incinérateur) de Monthyon à 163 kms à Tourville la Rivière (76) alors qu’ils pourraient être stockés chez Sita Villeparisis ?

 

Il paraîtrait que Sita Villeparisis n’aurait pas la capacité de stocker ces REFIOM, alors qu’elle stocke des REFIOM en provenance du Nord Pas de Calais et d’autres régions !

Difficilement compréhensible !

 

Ne serait-ce pas plutôt parce que la multinationale VEOLIA préfère envoyer les REFIOM chez un sous traitant de son groupe, plutôt que chez son concurrent SITA, peu importe la distance parcourue ?

 

 

Pour mémoire, il y a quelques années le SMITOM 77 a eu maille à partir avec un syndicat d’usagers

extrait du site de ce syndicat:

 

23 mars 2005 Conférence de presse du SMITOM

Le SMITOM présente à la presse le nouveau contrat avec SOMOVAL.comme le contrat du renouveau.
Auparavent dans le compte rendu de la CCSPL du 8 mars dont vous trouverez l'exemplaire dans la rubrique "Informations CCSPL" (clic...)
M Parigi nous reprend sur le mot "surfacturation" employé lors de cette réunion au sujet de l'ancien contrat avec SOMOVAL et nous accuse de mensonges dans nos déclarations à la presse.
Nous ne pouvons rester sans réagir surtout quand le mot "surfacturation" se retrouve 5 fois (pages 26, 54, 69, 85, 93 extraits clic...) mentionné dans le rapport du contrôle de gestion de la ville de Meaux (diligenté par M Parigi lui même) sur des postes tels que le CIT, le compostage, les déchetteries etc... qui n'ont rien à voir avec la collecte que le SMITOM rend responsable du déséquilibre du contrat et qui a mené rappellons le à une dette et un déficit cumulés de 84 millions de francs (dette et déficit que l'on rembourse toujours à l'aide de prêts).
Quand au litige sur la rupture du contrat la question reste toujours posée, un contrat est il rompu à sa date réelle de rupture où lors du vote d'une intentionn de rupture.
Retrouvez nos éléments de réponses à ces accusations proche de la diffamation

 

…….

http://cdu.smitom.n77.pagesperso-orange.fr/qna.html

 

 

 

Voir l’article du journal le Parisien dans lequel un élu s’exprimait :

 

Somoval accusé de polluer l'environnement

Le Parisien | 07 Nov. 2002, 00h00

«SOMOVAL pollue et personne n'en a rien à faire ! » Camille Garbell, conseiller municipal MEI (Mouvement écologiste indépendant) de Montry, a décidé de monter au créneau. Selon lui, l'affaire du Smitom (Syndicat mixte intercommunal de traitement des ordures ménagères) accusant un déficit de 4,3 millions d'euros, géré par la filiale de Vivendi, Somoval, n'est pas que financière.

« Elle est aussi écologique, explique l'élu. Les responsables de Somoval font ce qu'ils veulent dans l'usine de Monthyon depuis des années. Il y a des contrôles environnementaux extérieurs, comme ceux de la Drire, mais Somoval est prévenu trois semaines à l'avance de la moindre visite. Or, il y a un véritable problème du côté de l'incinérateur, qui rejette des fumées très toxiques. » Choisi pour ne traiter que les ordures ménagères, l'incinérateur de Monthyon faisait pourtant partie, à l'époque, des plus performants. « Le problème, continue l'élu, c'est qu'aujourd'hui on y brûle aussi du plastique avec un filtre qui n'est pas prévu pour. Le centre de Monthyon est une véritable machine à polluer !

……

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/somoval-accuse-de-polluer-l-environnement-07-11-2002-2003550256.php

 

 

 

 

(1) http://adenca.over-blog.com/article-pourquoi-le-smitom-nord-77-de-monthyon-envoie-t-il-ailleurs-les-dechets-qui-pourraient-etre-stockes-118775591.html

 

 

(2) http://www.amorce.asso.fr/media/filer_public/fd/8b/fd8b504f-e89a-4969-a90d-87005161b651/dt42_rapport_refiom_modifie_.pdf

 

 

 

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:12
 
 
 
Avis à tous ceux qui subissent les effets d’incinérateurs, de TMB-méthanisation ou de décharges
Avis aux associations des 3R (réduire, réutiliser, recycler) 
 
Manifestons pour une politique ambitieuse de réduction des déchets, de réutilisation, et de recyclage.
Notre scénario alternatif  www.planbom.org montre que reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13 est inutile, coûteux et polluant!
Diffusez l’info autour de vous
et venez nombreux 
Samedi prochain 10 octobre à 14h30 
Parvis de la BNF Paris 13ème, devant le MK2!
 
 
 
Le Collectif 3R

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 19:30

 

Paru sur le site Bagnolet en Vert :

Collectif 3R

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 20 JUILLET 2014

PROJET DU SYCTOM D’USINE D’INCINÉRATION DES DÉCHETS ET D’USINE DE TRI MÉCANO-BIOLOGIQUE AVEC MÉTHANISATION À IVRY-PARIS 13


Nous apprenons aujourd’hui que la Commission d’Appel d’Offres du Syctom, se prononcera le 25 juillet prochain sur l’attribution du marché de nouvelle usine de traitement des déchets d'Ivry-Paris-13 suite à la procédure de « dialogue compétitif » engagée en 2011. Cette décision est scandaleuse à plus d’un titre.

Premièrement parce-que ce point n'était pas inscrit à l'ordre du jour du Conseil syndical du Syctom du 25 juin dernier et on peut se demander ce qui motive une inscription aussi précipitée un 25 juillet ! On voudrait passer en force sur ce projet tant contesté par la population et les associations depuis 5 ans que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Deuxièmement parce que lors du Débat public de l'automne 2009, c'est un projet global incluant une nouvelle usine d’incinération et une usine de Tri-mécano-biologique avec méthanisation qui a été présenté à la population. Cette usine d’incinération devait être alimentée également par les résidus d’une usine de TMB similaire à Romainville. Or, grâce au travail effectué par les associations Arivem et le Collectif 3R, qui ont démontré que ces usines de TMB/Méthanisation étaient non seulement une aberration écologique mais qu’elles présentaient des risques et des nuisances graves pour la population, le conseil municipal d'Ivry-sur-Seine s'est prononcé contre l'implantation de ce type d'usine sur son territoire

et l'association Arivem a obtenu auprès du tribunal administratif de Montreuil que le projet de Romainville soit entièrement revu, ce qui hypothèque fortement son avenir.

Est-ce ce projet global de deux usines TMB+ incinération dont décidera le Syctom le 25 juillet ? Ou bien n’est-ce que de sa partie « incinération » ? S’il ne s’agit que de sa partie « incinération », comment le Syctom peut-il se prononcer sur un nouveau projet dont aucune des associations, parties prenantes du Débat public et de la concertation de 2010-2011, n’a été informée depuis juin 2011 ! Quel impact urbain sur les quartiers d'Ivry-sur-Seine et du 13ème arrondissement de Paris ? Quelles modifications technologiques, forcément essentielles, intervenues entre-temps ? A moins qu’il n’y ait pas de « nouveau projet » et que le Syctom s’obstine dans son double projet, ce qui serait d'une irresponsabilité terrifiante sachant que le même type d'usine a été détruite aux 2/3 par un incendie en novembre dernier à Fos Sur Mer.

Depuis plusieurs années le Syctom communique sur une baisse sensible des déchets traités sur son territoire, ce qui va dans le sens de la tendance observée dans tous les pays développés. Malgré cela et malgré toutes les propositions alternatives avancées par les associations depuis 2009, le dimensionnement de l'usine d'incinération d’Ivry-Paris 13 est resté inchangé depuis le début de l'étude du projet en 2004.

Nous sommes en droit, en tant que citoyens, de nous poser des questions sur ce qui motive nos élus du Syctom à précipiter la réalisation d'un projet estimé dans le document initial du maître d'ouvrage à 800M€, réactualisé à plus d’un milliard , voire 1,2 milliard d’euros, alors que de très grandes villes comme Milan ou San Francisco ont mis en œuvre des politiques de réduction drastique de leur déchets et de recyclage, qui tendent avec succès vers le « zéro déchet ».

Ces élus défendent ils réellement l'intérêt général ? Au vu de la méthode employée et de l’absence de concertation, nous émettons de sérieux doutes !

Nous demandons à tous les élus, de toutes tendances politiques, quelque soit leur mandat électif, de considérer qu'il y a dans cette façon de procéder un déni grave de démocratie et un mépris de l'intérêt général de la population. Nous demandons un moratoire sur ce projet pharaonique qui engagera une politique dispendieuse de l'argent public au profit d'entreprises privées pour plusieurs années. Nous demandons que soit relancé avec une réelle volonté politique, un débat public incluant des propositions ambitieuses de réduction et de recyclage des déchets telles qu'elles ont été mises en place dans de nombreux pays développés.


Contacts : collectif3R@gmail.com Gérard Marcon 06 10 60 38 06 Anne Connan 06 81 75 89 97
  

 

 

 

http://www.bagnoletenvert.com/article-non-a-l-usine-d-incineration-et-de-tmb-methanisation-d-ivry-sur-seine-124197951.html

 


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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 14:05

Article paru dans le journal

liaison d’Octobre 2013 (n° 155)

édité par la fédération d’associations environnementales d’Ile de France

IDFE

 http://www.idfe.eu/

 

 

 

 

Pour extrait :

"ADP dans les aéroports de Roissy et du Bourget, collecte 30 000 tonnes de biodéchets par an, qui partent à l'incinération"


 

 

Pour mémoire


en 2012

  26 300 tonnes de déchets en provenance d'ADP ont été transférés

vers un incinérateur de Seine et Marne

St Thibault des Vignes.

 


 

idfe 10.2013 001Article

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:38

Incinérateur Monthyon

Incinérateur St Thibault de Vignes

incinerateur de dechets dangereux ZI MITRY-COMPANS

……

 

Paru sur le site du CNIID :

Journée mondiale contre l’incinération des déchets et pour le "zero waste"

 

Paris le 8 novembre 2013 – L’édition 2013 de la journée mondiale contre l’incinération des déchets est placée sous le signe de la promotion des démarches "Zero Waste" (zéro déchets, zéro gaspillage) engagées par les collectivités. Cette journée est à l’initiative du réseau international GAIA (Global Alliance for Incinerator Alternatives) et s’inscrit cette année dans le mois d’action mondial contre l’énergie sale [1].

Le Cniid se joint à cette journée d’action pour dénoncer le lobbying fait autour de l’énergie issue de l’incinération en France, qui entreprend aujourd’hui de surfer sur la vague de l’économie circulaire pour redonner une nouvelle jeunesse à cette pratique polluante et à l’efficacité énergétique limitée. Rappelons que :
• La formule qui permet aux incinérateurs de prétendre au statut de "valorisation é
nergétique" est controversée au niveau européen depuis le début des débats sur la directive cadre de 2008 ;
• de nombreux incinérateurs qui prétendent faire de la valorisation é
nergétique contribuent en réalité autant à l’effet de serre qu’une centrale à gaz ou au fuel [2] ;
• si l’é
nergie issue de l’incinération bénéficie à 50% d’un statut "renouvelable" c’est uniquement grâce à la combustion de papier et carton, recyclables, et de déchets alimentaires, composés principalement d’eau et compostables, qui ne brûlent bien qu’en raison de la présence de plastiques ou de l’ajout ponctuel de carburants fossiles (gaz, fuel) ;
• l’absence de flexibilité des incinérateurs qui doivent, pour être rentables, être alimentés à quantité constante de déchets pendant toute leur durée de vie, rentre en concurrence directe avec la réduction des déchets, le réemploi, le tri à la source des déchets organiques et le recyclage.

La récupération de l’énergie issue de la combustion des déchets ne doit en aucun cas être un argument de maintien ou d’extension de capacités d’incinération qui n’auront plus d’utilité à court ou moyen terme. En phase de transition vers une économie circulaire, la mutualisation des capacités d’incinération et de stockage, dans le respect du principe de proximité, est la seule option pour garantir la mise en œuvre de politiques ambitieuses de réduction des déchets, de réemploi, de tri à la source des déchets organiques et de recyclage.

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Contact :
Delphi
ne Lévi Alvarès
Chargée de mission "Incinération et mise en décharge"
delphine@cniid.org - 01 55 78 28 64

http://www.cniid.org/Journee-mondiale-contre-l-incineration-des,715

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 10:11

 

 

Pourquoi le SIETREM accepte-t-il de recevoir plus de déchets qu’il ne peut en traiter ? 

 

SIETREM

Saint Thibault des Vignes

Syndicat en charge du traitement des déchets ménagers et assimilés

de 30 communes

http://www.sietrem.fr/

soit environ

283 000 habitants

 

 

Pourquoi le SIETREM accepte-t-il de recevoir 

des déchets

venant d’autres départements ?

 

 

 

déchets qui proviennent pour la plupart du Syctom-paris

http://www.syctom-paris.fr/  

et même d'une entreprise du Val d’Oise.

 

Les déchets que le Sietrem ne peut traiter sont renvoyés vers d’autres installations parfois très éloignées de St Thibault des Vignes, à savoir :

La majorité de ces déchets sont repartis en 2012 vers ces  sites :


 

 

- pour l’incinération  vers Valorele (exploité par le groupe Sita) Ouarville en Eure et Loir ( plus de 30 000 tonnes) située à plus de 100 kms de St Thibault des Vignes et vers Azalys (exploité par le groupe Sita) Carrières-sous-Poissy (plus de 4 800 tonnes) située à plus de 50 kms de  St Thibault des Vignes. 


 

 

- Pour la mise en décharge la majorité est envoyée vers l’Oise : Sita Crépy en Valois (plus de 13 000 tonnes ) et Villeneuve sur Verberie ( 3300 tonnes)

communes situées à plus de 50 kms de St Thibault des Vignes.(1) 

 

 

Alors que Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait l'annonce jeudi 17 octobre que la pollution atmosphérique est un cancérogène avéré (2) 

 

Le Sietrem a-t-il évalué le  coût environnemental pour les populations qui doivent supporter ces camions

qui semblent faire des va-et vient inutiles :

bruit, pollution de l’air

(particules, gaz à effet de serre…)


 

  (1) rapport annuel d’exploitation Sietrem année 2012

(2) http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/18/la-pollution-de-l-air-directement-impliquee-dans-les-cancers-selon-l-oms_3498211_

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires contactez :

 les membres du bureau du bureau syndical  :

 

Président : Michel Ricart

 

Vice présidents :

M. Geres

C.A. Mignondo

X. Lemoine

H.T. Phan

L.P. Poitevin

A. Diogo

C. Plumard

I. Rouquier

J.L. Guillaume

http://www.sietrem.fr/images/stories/sietrem/organigramme_bureau_20032012.jpg

 

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