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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 11:43

 

ADENCA a été nommée par la préfecture en qualité de membre de la CLCS Commission Locale de Concertation et Suivi des carrières Placoplatre.

La dernière CLCS a eut lieu le 19/2/2019.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/36649/283112/file/Compte-rendu%20CLCS%20du%2019%20f%C3%A9vrier%202019.pdf

 

L’industriel est censé informer les associations des diverses investigations qui devront être réalisées sur ces carrières, mais à Villevaudé Placoplatre n’a pas jugé utile de leur indiquer qu’un camp retranché français de la Première Guerre mondiale avait été identifié en 2015 sur le site de leur future carrière de gypse, et que sur prescription l'ETAT  (DRAC  idf)  il avait  été demandé que des investigations soient réalisées.

 

C’est par la presse que notre association l’a appris.

 

Elisabeth Borne vient de préciser dans une circulaire du 11/5/2020 les conditions de droit d’accès relative à l’environnement, souhaitons qu’à l’avenir les diverses commissions CLCS, CSS… deviennent de vrais lieux d’information du public et non des « chambres d’enregistrement »(1) comme actuellement.

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2020/05/cir_44969.pdf

 

(1)Un lieu de débat qui se contente d’enregistrer ce qui lui est soumis

 

 

Paru dans le journal « LA Marne » :

Une fouille archéologique à Villevaudé sur la Première Guerre mondiale

Un ancien camp retranché a été découvert, c’est la première fois qu’une fouille archéologique complète sur la Grande Guerre est réalisée en Île-de-France

Publié le 15 Juin 20 à 15:46

 

Recherche de l’INRA sur la carrière Placoplatre de Villevaudé : les associations membres de la Commission Locale de Concertation et Suivi mises à l’écart.

Le terrain a été passé au peigne fin.Le terrain a été passé au peigne fin pendant la fouille. (©Erwan Bergot Inrap)

Pour éviter que les curieux ne viennent gêner les fouilles, les archéologues révèlent leurs découvertes seulement quand tout est fini. C’est ce qui s’est passé à Villevaudé. Un ancien camp retranché français de la Première Guerre mondiale a été identifié en 2015 et fouillé en 2017. Le rapport a été rendu en janvier 2020, avec de nombreuses photos, croquis, etc.

Le site détruit et transformé en carrière

Sur place, il ne reste plus rien de ce camp retranché qui s’appelait la « batterie 308 ». En fait, l’objectif était de noter tout ce qu’on pouvait sur le lieu avant qu’il soit détruit comme cela se fait couramment. L’endroit est devenu depuis une carrière de gypse (minéral utilisé pour fabriquer du BA13, un matériau utilisé dans le bâtiment).
« Jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, on a construit des forts autour de Paris pour protéger la capitale, explique Erwan Bergot, archéologue responsable de la fouille. Cela remonte à Philippe Auguste au Moyen-Âge, et ça n’a plus existé après la Première Guerre. »

Une première en Île-de-France

Personne ne peut visiter l’endroit, mais une documentation a été produite et nous permet d’imaginer comment ce lieu pouvait être à l’époque. L’endroit avait été construit au début de la Première Guerre, mais n’a jamais servi pour des combats. Forcément : les troupes ennemies, qui progressaient vers Paris, ne sont pas allées plus loin qu’à Meaux.
La fouille a été faite par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui dépend des ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Depuis une dizaine d’années, l’Inrap recense les sites archéologiques de la période 1870-1918 en Île-de-France avec l’Office national des forêts (ONF).
Jamais, en Île-de-France, une fouille n’avait encore été réalisée dans sa totalité sur un site archéologique de la Première Guerre mondiale (le plus souvent, les fouilles sont faites volontairement sans aller jusqu’au bout), selon M. Bergot.
La fouille a permis de comprendre comment pouvait être construit ce type de camps retranchés. « On croit tout connaître parce qu’on a des plans des camps de l’époque, explique M. Bergot. Mais ces plans ne disent pas comment s’est passée la construction, comment il a fallu s’adapter au terrain. »

 

Recherche de l’INRA sur la carrière Placoplatre de Villevaudé : les associations membres de la Commission Locale de Concertation et Suivi mises à l’écart.

La « batterie 308 » faisait partie des camps construits au début de la guerre autour de Paris… qui n’ont jamais servi. (©Service Historique de la Défense, cote 23 N 72)

Comprendre comment on y vivait

M. Bergot ajoute : « La fouille archéologique permet de voir tout cela, et aussi de comprendre un peu mieux quelles étaient les conditions de vie des soldats, qui étaient ni plus ni moins que nos grands-parents et arrière-grands-parents. »
Le quotidien devait être rude. « Par exemple, la nappe phréatique était très près de la surface et donc il est très probable que les soldats avaient les pieds trempés en permanence dans les tranchées… note Erwan Bergot. Vu la largeur des tranchées, ce devait être insalubre et les soldats devaient bien souvent tomber malades. Imaginez ce que ça a pu être dans des tranchées construites avec moins de soin sur le front, à Verdun et ailleurs… »
On sait aussi que ce camp a été bâti par des « soldats territoriaux », c’est-à-dire des réservistes de plus de 39 ans (on les appelait les « papys » à l’époque, parce qu’ils étaient plus âgés que les soldats qui allaient au front).

Des objets anciens découverts

Pendant les fouilles, l’archéologue a trouvé quelques petits objets (l’essentiel a été emporté lorsque le camp a été évacué) : un bouton de manteau, des douilles de carabine dits « étuis », une boîte de conserve et un flacon qui contenait un produit pour nettoyer des objets en cuivre.
La découverte serait de nature à intéresser le musée de la Grande Guerre ! Les Meldois pourront-ils bénéficier de ces découvertes ? « Notre rapport vient d’être publié, donc nous n’avons pas encore diffusé nos travaux auprès d’autres institutions », répond M. Bergot. C’est un peu tôt, donc, mais vraisemblablement la porte n’est pas fermée !

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 15:13

 

Pour lui permettre « d’accueillir », entre autres, les déchets du Grand Paris dans les trous de sa carrière, l’industriel Siniat a besoin de détruire 3.87 hectares d’Espaces Boisés Classés afin d’aménager, entre autres, une route.

 

Le PLU Plan Local d’Urbanisme, qui protège les espaces boisés classés de la commune, ne permet pas à Siniat de les détruire, mais qu’à cela ne tienne les élus de la commune viennent de voter à l’unanimité le projet de révision du PLU qui devrait permettre cette destruction.

https://mairiedelepin.fr/wp-content/uploads/2019/11/d%C3%A9lib%C3%A9ration-19-50-du-24-octobre-2019.pdf

 

 

 Le rôle des élus

n'est-il pas de continuer à protéger

le patrimoine environnemental de la commune

comme l'avait fait leurs prédécesseurs ?

 

A vous de juger 

 

 

La destruction des espaces boisés classés permettra à Siniat d’implanter une route pour recevoir, entre autres les déchets du Grand Paris, l’industriel souhaiterait, à l'avenir, recevoir 4 fois plus de déchets inertes (matériaux extérieurs) que ce que la préfecture ne l’y autorise actuellement.

Ce seront des milliers de camions chargés de déchets qui devraient emprunter chaque année le réseau communal susceptible de générer des nuisances sur l’environnement et la santé humaine.

 

 

Avant de prendre cette décision

 les élus

ont-ils fait réaliser des études

des conséquences de leur décision

 sur l’environnement et la santé humaine ?

Pas à notre connaissance.

 

 

 

Mais la Mission Régionale  d’Autorité Environnementale vient d’imposer à la commune d’effectuer une évaluation environnementale.

 

Extrait de la décision de la MRAE :

 

LE PIN projet révision du PLU, suppression de la protection de certains espaces boisés classés : Lydie Wallez doit s'expliquer ?

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 18:55
Carrière Placoplatre Villevaudé

Carrière Placoplatre Villevaudé

Arrêté préfectoral 2017/DCSE/M/003  du 17/3/2017 page 54

Carrière de gypse Placoplatre Villevaudé/Villeparisis

Carrière Knauf St Soupplet/Cuisy

Carrière Knauf St Soupplet/Cuisy

Arrêté préfectoral 05 DAI 2M 030 du 7/7/2005 page 20

Carrière de gypse St Soupplets/Cuisy

 

 

 

 

Paru sur le site FR3 Auvergne Rhône Alpes :

Séisme en Ardèche : la piste de l'origine humaine relancée

Le chercheur remarque le caractère très atypique du séisme qui a touché Le Teil, qui a notamment "cassé la surface (...) Et ça, dans les 100 dernières années, ça ne s'était jamais vu en France." / © Michael Esdourrubailh / MaxpppLe chercheur remarque le caractère très atypique du séisme qui a touché Le Teil, qui a notamment "cassé la surface (...) Et ça, dans les 100 dernières années, ça ne s'était jamais vu en France." / © Michael Esdourrubailh / Maxppp

 

Le chercheur au CNRS, Jean-François Ritz, relance la polémique sur une possible origine humaine du tremblement de terre qui a touché l'Ardèche, la Drôme et une partie du Rhône le 11 novembre dernier. Dans une interview ce mardi 24 décembre, il révèle de nouveaux éléments troublants.

Par Mathieu Boudet avec AFPPublié le 24/12/2019 à 15:22 Mis à jour le 24/12/2019 à 15:59

Dans une interview réalisée ce mardi 24 décembre, le chercheur au CNRS Jean-François Ritz relance l'hypothèse d'une origine liée à l'activité humaine du tremblement de terre qui a touché l'Ardèche, la Drôme et une partie du Rhône le 11 novembre dernier. Alors que cette piste avait été écartée 7 jours plus tôt notamment par une étude du CNRS, il révèle de nouveaux éléments troublants susceptibles de relancer la polémique.

Jean-François Ritz est chercheur CNRS au laboratoire Géosciences Montpellier et membre du groupe de travail sur le sujet. 


Ce séisme, de magnitude 5,4 sur l'échelle de Richter, est considéré comme modéré. Il a pourtant fait de nombreux dégâts, notamment dans la ville du Teil en Ardèche, pourquoi ?

J.F. Ritz : Ce séisme est atypique en France parce qu'il s'est produit à une très faible profondeur pour une magnitude 5, inférieure à un kilomètre. La deuxième chose, c'est qu'il a produit extrêmement peu de répliques, moins d'une dizaine, alors qu'on aurait pu s'attendre à une centaine de répliques de magnitude 3. La troisième chose c'est qu'il a cassé la surface - sur une longueur de 4,5 km - et ça, dans la période instrumentale, c'est-à-dire dans les 100 dernières années, ça ne s'était jamais vu en France. La dernière rupture de surface connue a été constatée lors du séisme de Lambesc (Bouches-du-Rhône) en 1909 (mesuré à l'époque à 6,2).

Une étude du CNRS a établi que son origine est "naturelle et causée par la pression entre les plaques" tectoniques. La thèse d'une influence de l'activité humaine est-elle à écarter totalement ?

J.F. Ritz : Non, on ne peut pas écarter totalement cette hypothèse. Il y a certaines données qui peuvent suggérer une corroboration entre la nucléation du séisme et la présence d'une carrière au-dessus de la faille. Il y a d'autres données qui suggèrent que l'épicentre n'est pas exactement cet endroit là, donc c'est quelque chose qui est encore en débat, qui devrait être pouvoir être précisé prochainement avec des mesures supplémentaires. 

Mais l'étude écarte l'impact des tirs de mines de la carrière de calcaire, propriété du groupe cimentier Lafarge, dans le séisme...

J.F. Ritz : L'effet anthropique qui interroge les géologues et sismologues, ce n'est pas celui des tirs de mines mais celui de la décharge, c'est-à-dire le déficit de masse dû à l'extraction du matériel de la carrière qui allège finalement la montagne et qui aurait permis à la contrainte tectonique qui s'accumule depuis longtemps de finalement s'exprimer au niveau de la faille. Ne serait-ce pas la petite pichenette
qui a permis à la force tectonique de devenir plus forte et de faire partir la faille ? C'est la question.

 

La faille ou Lafarge ?

Les questions soulevées par ce chercheur, selon les réponses que pourront y apporter les mesures étudiées, pourraient donc accréditer une plus grande part de responsabilité à l'activité humaine, bien qu'une précédente étude constatait que le séisme "s'est produit sur une faille préexistante". Cette étude estimait par ailleurs "possible que la couche marneuse épaisse puisse expliquer le nombre inhabituellement faible de répliques."  Elle concluait donc à "un rôle (...) négligeable" de la carrière du Teil, propriété du groupe cimentier Lafarge. 

Des scientifiques avaient à un moment émis l'hypothèse d'un "séisme déclenché", c'est-à-dire ayant pour origine une activité humaine, en l'espèce l'exploitation de cette carrière de calcaire.  Ce type de problème est connu. Ainsi, un séisme de magnitude 3,9, lié selon des experts à des forages de géothermie, avait ébranlé la région de Strasbourg le 12 novembre avant quatre secousses très légères, dont trois au moins causées par une activité humaine, début décembre, également en Alsace, selon le Réseau national de surveillance sismique.
 

Séisme atypique... Et dévastateur

Dans la Drôme et en Ardèche, le séisme du 11 novembre dernier, qui n'a duré que quelques secondes à la mi-journée, a provoqué de nombreux dégâts, en particulier au Teil, où près de 2 000 sinistrés sont toujours sans toits plus d'un mois après l'évènement. Il "s'est produit à faible profondeur, essentiellement à moins de 1 000 mètres, avec un mouvement de type montant/descendant sur un plan de faille". Mais il a touché de nombreuses communes environnantes, et a été ressenti jusque dans le Rhône. De nombreux bâtiments ayant été fragilisés dans cette ville de 8 500 habitants, le préfet de l'Ardèche a souhaité, par mesure de précaution, adapter l'arrêté autorisant les tirs de mine dans la carrière en limitant la vibration à 2 millimètres/seconde, soit 5 fois moins que la réglementation actuelle. La reprise des tirs doit se faire début janvier après information des élus, indiquait la préfecture à la mi-décembre.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche/ardeche-polemique-origine-humaine-du-seisme-relancee-1766731.html

 

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 17:42
Carrière Siniat Le Pin

Carrière Siniat Le Pin

 

Les déchets du Grand Paris 

 il faut bien les mettre quelque part

pourquoi pas chez vous ?

 

 

Siniat souhaite étendre la durée d’exploitation de sa carrière de Le Pin/Villevaudé et multiplier par 4  les déchets inertes (matériaux extérieurs) qui seront déversés dans les trous de sa carrière. Une paille, environ 16 millions de tonnes contre 4 millions de tonnes actuellement autorisés.

Siniat s’est d’ailleurs engagé, sans vous consulter, à “accueillir” des déchets du Grand Paris comme vous pourrez le constater dans l’article qui suit :

https://www.societedugrandparis.fr/gpe/actualite/48-entreprises-sengagent-pour-une-gestion-exemplaire-des-deblais-502

 

Pour acheminer les déchets la sortie numéro 7 de la Francilienne construite par le Conseil Départemental, payée par vos impôts, lui rendra bien service, mais l’industriel aurait, semble-t-il besoin d’un rond point au niveau de la voie communale (ex RD 2086), est-ce que c’est encore vos impôts  qui financeront ce nouveau rond point, l’industriel ne le dit pas.

Il faut bien comprendre que pour acheminer entre 80 et 155 camions/jour de déchets inertes (phase 5 à 8) cela va perturber la circulation des populations avoisinantes.

 

Lien vers la demande de Siniat déposée auprès de la DRIEE IDF

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/driee-ud77-011-2019.pdf

 

 

 

Paru sur le site “La Marne” :

 

Seine-et-Marne. La bretelle de sortie de l’A104 au Pin ouvre ce soir

Après quatre mois d'attente, c'est ce soir à 23 h que la bretelle, de sortie de l'A104, numéro 7 va ouvrir. Courtry, Chelles et Claye-Souilly seront plus accessibles.

Publié le 25 Oct 18 à 17:54

 

Le Pin :  Pour rendre service, si vous en preniez un peu plus de déchets du Grand Paris ?

La bretelle de sortie numéro 7 au Pin va ouvrir ce soir. La bretelle de sortie numéro 7 au Pin va ouvrir ce soir. (©La Marne)

Les usagers étaient impatients, ils ne vont plus passer par Villevaudé pour rejoindre Le Pin, Claye-Souilly, Chelles et Courtry. Ils pourront gagner entre trois et cinq minutes de temps de parcours.

La bretelle de sortie de la Francilienne a coûté 2,5 millions d’euros et a été financée à 50 % par le Département. Mais les utilisateurs n’y croyaient plus. En effet, les travaux d’aménagement sont terminés depuis le mois de juin et seule la signature de président de la Dirif (Direction des routes Ile-de-France) manquait pour ouvrir la bretelle aux automobilistes. Il aura fallu quatre mois. « La Dirif est de plus en plus exigeante donc cela prend du temps », a confié Jean-Sébastien Soudre, directeur adjoint des routes au Département.

15 000 utilisateurs

Xavier Vanderbise, vice-président en charge des routes, des transports et des mobilités a déclaré : 

C’est enfin terminé et c’est une bonne nouvelle. Le délai peut aller jusqu’à un an.

Cette nouvelle sortie devrait être empruntée par 15 000 utilisateurs par jour. De ce fait, le rond point de la sortie a été agrandi afin d’absorber ce nouveau flux. Les véhicules ne devront plus passer par Villevaudé et utiliser cette sortie.

https://actu.fr/societe/seine-marne-bretelle-sortie-la104-pin-ouvre-ce-soir_19240200.html

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 16:24

 

Paru dans le journal Le Point :

 

 

Séisme en Ardèche : l'hypothèse du rôle de la carrière reste plausible

 

 

La carrière Lafarge, située près de la commune du Teil, n'est pas totalement « dédouanée » dans le déclenchement du séisme du 11 novembre.

 Par Caroline Tourbe

Modifié le 18/12/2019 à 13:33 - Publié le 18/12/2019 à 12:39 | Le Point.fr

Séisme en Ardèche : l'hypothèse du rôle de la carrière reste plausible

 

Dégâts causés par le seisme dans le quartier de Mélasse.Olivier Peverelli , maire du Teil.

© Ian HANNING/REA / Ian HANNING/REA

 

Faut-il balayer le lien entre l'extraction de la roche dans la carrière Lafarge et le déclenchement du séisme de magnitude 5 survenu le 11 novembre dernier ? Pas du tout ! Même si c'est ce que l'on a commencé à lire un peu dans la presse à la suite d'un communiqué de la préfecture de l'Ardèche publié le 17 décembre. Elle y indique à propos dudit séisme que son « origine est donc naturelle et causée par la pression entre les plaques », et d'ajouter : « Au final, le rôle que la carrière du Teil aurait pu avoir sur ce séisme apparaît donc négligeable. »

 

Hypothèse toujours « plausible »

Circulez, il n'y aurait donc plus rien à voir ? L'affaire est loin d'être aussi simple. Dès le début de son communiqué, la préfecture explique se baser sur le rapport rendu par la douzaine d'experts mandatée par le CNRS juste après le séisme pour en rechercher les causes. Or, à la lecture de ce document d'une quarantaine de pages que Le Point a pu consulter, il apparaît noir sur blanc que l'hypothèse d'un déclenchement du tremblement de terre en lien avec l'extraction répétée de la roche de la carrière reste tout à fait « plausible ».

Quant au terme « négligeable », dont use la préfecture, s'il est bien cité dans le rapport, c'est au détour de cette phrase : « On ne peut pas totalement exclure que les processus invoqués n'aient eu qu'une influence négligeable sur le séisme. » Autrement dit, c'est la préfecture qui a fait le choix de trancher. Pour elle, le rôle de la carrière est « négligeable », point final. Ce n'est pas exactement l'avis des experts qui, eux, explorent toujours très sérieusement la piste d'un séisme « déclenché » par la carrière.

 

Un séisme « déclenché »

Au contraire d'un séisme « induit », soit un événement qui ne se serait jamais produit sans l'action de l'homme, un séisme « déclenché » est un séisme initié par l'activité humaine (ici, l'extraction de roche dans la carrière), mais dont la magnitude finale est contrôlée par des forces tectoniques naturelles. Un peu comme si l'on avait appuyé sur un « bouton ON » et que les forces liées à l'exploitation de la carrière s'étaient ajoutées aux forces naturelles déjà bien présentes. Sachant que ces dernières pèsent le plus dans la violence du séisme.

 

 

Séisme en Ardèche : l'hypothèse du rôle de la carrière reste plausible

Carrière Lafarge

© DR / DR

Parmi les données « critiques », celles qui sont capables de faire basculer la balance du côté de l'hypothèse d'un séisme « déclenché », il y a les enregistrements d'une station de mesure sismique, installée chez un particulier à proximité directe de la carrière par l'entreprise Lafarge avant que la terre ne tremble. Les mesures réalisées automatiquement le 11 novembre indiquent que le point de départ du séisme se situe dans le périmètre de la carrière, voire en plein milieu ! Or, si tel est le cas (les données sont en cours de réexamen), l'hypothèse du déclenchement du séisme par l'extraction de roche dans la carrière deviendrait alors la plus plausible de toutes.

L'exploration de cet « hypocentre » est un énorme enjeu pour les scientifiques. En effet, sa position dans une zone simple d'accès et à proximité de la surface permettrait de réaliser, pour la première fois au monde, un forage jusqu'au point de départ d'un séisme. Jamais un instrument humain n'a touché une telle zone. Cette observation in situ serait donc riche en enseignement pour comprendre et anticiper d'autres risques sismiques.

 

Doit-on craindre d'autres séismes ?

Faut-il craindre d'autres séismes dans la zone ? Les scientifiques ne font qu'aborder cette délicate question. Si l'on excepte la région de la faille qui a déjà fortement bougé le 11 novembre, le rapport indique qu'« il est envisageable que la redistribution des contraintes après le séisme favorise (avance, anticipe) le déclenchement d'un nouveau séisme sur les segments adjacents de la faille de la Rouvière ou sur les failles voisines ». Mais, selon les experts, le faible nombre de répliques – une dizaine quand on pouvait s'attendre à une centaine pour une telle magnitude – est plutôt un signe rassurant.

De son côté, le préfet de l'Ardèche a souhaité, « par mesure de précaution », adapter l'arrêté préfectoral autorisant les tirs de mine dans la carrière en limitant la vibration à 2 mm/s (soit 5 fois moins que la réglementation actuelle). « Ce niveau de vibration permettra la reprise en toute sécurité de cette activité non loin des constructions fragilisées. » La reprise des tirs se fera donc début janvier 2020 après information des élus. Contactée, la préfecture explique que les autres conditions d'exploitation – et notamment l'autorisation d'extension de la carrière – restent inchangées. Au final, et pour réajuster les mots de la préfecture, le rôle que la carrière du Teil aurait pu avoir sur ce séisme n'apparaît donc pas encore « négligeable ».

https://www.lepoint.fr/environnement/seisme-en-ardeche-l-hypothese-du-role-de-la-carriere-reste-plausible-18-12-2019-2353854_1927.php

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 11:35

Paru sur le site actu.fr

 

Val-d’Oise. Un ouvrier décède dans l’accident survenu dans la carrière de gypse à Baillet-en-France

 

Âgée de 38 ans, la victime n'a pas pu être réanimée malgré l'intervention rapide des secours. Le drame s'est déroulé ce jeudi 6 septembre 2019, à Baillet-en-France (Val-d'Oise).

 

 

Publié le 6 Sep 19 à 20:06

Le drame a eu lieu à Montmorency (Val-d’Oise). (©La Gazette du Val-d’Oise)

Il n’a pas pu être réanimé par les secours.

 

Ce vendredi 6 septembre 2019, à 8h13, un employé de la société Placoplâtre est décédé à la suite d’un accident survenu dans la carrière de gypse exploitée à Baillet-en-France (Val-d’Oise).

 

Arrêt cardio-respiratoire

La victime s’est retrouvée à moitié ensevelie lorsqu’une une partie de la voûte d’une galerie s’est effondrée, ce qui a entraîné par la suite un arrêt cardio-respiratoire.

Il est décédé sur place malgré l’intervention rapide des secours.

 

Une soutien psychologique a été mis en place par le Samu pour les employés de la société, dont l’activité a été interrompue pendant la journée.

une autopsie a été demandée par le parquet de Pontoise et l »enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Montsoult. 

https://actu.fr/ile-de-france/montmorency_95428/val-doise-ouvrier-decede-dans-carriere-gypse-montmorency_27061948.html

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 13:39

 

 

Détruire  au nord 77

et reboiser  chez les autres !

 

 

Placoplatre a été autorisé par l’ETAT à détruire 19 hectares de forêt pour implanter sa carrière de gypse à Villeparisis/Villevaudé, la loi oblige l’industriel à compenser cette destruction.

 

Plutôt que de choisir d’aider la commune de Villeparisis à reboiser la forêt  de Morfondé (40 hectares) qu’elle vient d’acquérir, l’industriel a préféré participer au reboisement de forêts domaniales, grands territoires de chasse, à l’est et au sud du 77 : Crécy (7ha), Villefermoy (4.5ha), Malvoisine (5.77 ha) et Montceaux (2.5 ha).

 

Hervé Touguet, maire de Villeparisis, lors de la dernière commission CLCS Placoplatre l’a regretté.

 

Nous le regrettons également, car depuis des années Placoplatre profite des ressources contenues dans les entrailles de Villeparisis, l’industriel aurait pu en signe de reconnaissance aider cette commune à reboiser la forêt de Morfondé.

 

Mais il est encore temps Placoplatre peut, au travers de sa fondation, au titre de mécénat, montrer sa reconnaissance à cette population qui supporte depuis des décennies les diverses atteintes à  son environnement, en participant au reboisement de la forêt de Morfondé.

 

 

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 18:53
19/2/2019 Commission locale de concertation et de suivi Placoplatre : le cas de la carrière de Villevaudé

Villevaudé 29.9.2018  

un trou béant laissé par Placoplatre à la place du Bois Gratuel

L'industriel n'a pas encore exploité le gypse, il va devoir encore creuser pour atteindre la 1ère couche de gypse  qui se trouve environ à 30m sous le sol

 

 

En fin de matinée a eu lieu la commission de concertation de suivi des carrières Placoplatre sur le 93 et le 77.

 

Les sous préfets de Torcy Gérard Branly et du Raincy Patrick Lapouze, dirigeaient les débats.

 

Etaient présents entre autres :

- les représentants de Placoplatre et leurs conseillers

- Pascal Pian, maire de Villevaudé

- Hervé Touguet, maire de Villeparisis

- la DRIEE 77

- la Police de l’Eau

- Plusieurs associations environnementales ADEBF, France Nature Environnement, Coubron Environnement, ADENCA….

 

S’étaient excusés

- Rodrigue Kokouendo, député (En Marche) de la 7ème circonscription du 77

- Xavier Vanderbise, maire de Courtry

 

Etait absent : Stéphane Testé, député (En Marche) de la 12ème circonscription du 93

 

Des élus qui avaient probablement des dossiers plus importants à traiter que celui-ci.

 

 

Détruire des forêts

 sur la 7ème circonscription du 77

et réhabiliter des forêts

chez les autres !

 

 

Concernant la carrière de Villevaudé, l’industriel Placoplatre a été autorisé par l’ETAT à détruire  près de 19 hectares de forêt à Villevaudé.

 

A titre de compensation Placoplatre va reboiser des forêts domaniales au sud et à l’est du 77, territoires de grande chasse.

Les maires de Villevaudé et Villeparisis auraient préféré, semble-t-il, que ces reboisements se fassent sur le territoire mais c’est l’industriel qui décide, la « législation à la française » permet même à l’industriel de reboiser hors du département.

 

Pour ce qui est du ruissellement des eaux Adenca demande une tierce expertise hydrogéologique, hydrologique et hydraulique.

 

En effet l’étude hydraulique et hydrogéologique établie en 2013 par le cabinet Greuzat de Varreddes demanderait à être approfondie et  complétée par une étude hydrologique (1) suite aux pluies cinquantennales qui se sont déversées sur le secteur en juin 2018 et ont induit d’importantes inondations sur la commune  de Claye-Souilly.

 

Il ne semble pas que l’industriel soit disposé à faire réaliser cette étude pour l’instant puisque la préfecture ne le lui impose pas.

 

Pourtant le réchauffement climatique pourrait accroître les risques de pluies de plus en plus intenses et par delà les risques d’inondations sur le secteur.

 

 

 

14/2/2019 Villevaudé (carrière Placoplatre au bord de la Dhuis)

14/2/2019 Villevaudé (carrière Placoplatre au bord de la Dhuis)

14/2/2019 Villevaudé bord de la Dhuis (eau sortant de la carrière Placoplatre se dirigeant vers Claye-Souilly)

14/2/2019 Villevaudé bord de la Dhuis (eau sortant de la carrière Placoplatre se dirigeant vers Claye-Souilly)

On peut lire dans l’arrêté préfectoral d’autorisation de 2017 que les eaux météoriques (2) de l’extension rejoindront le système existant, sans déversement vers la Beuvronne.

 

Ironie du sort,  lors d’une promenade sur la Dhuis, des adhérents d’Adenca ont aperçu 2 tuyaux sortant de la carrière Placoplatre de Villevaudé et déversant de l’eau en direction du bois voisin, vers Claye-Souilly.

 

Les réponses de Placoplatre sur ce point  n’ayant pas satisfait notre association, Adenca a  demandé à la DRIEE et à la Police de l’eau à ce qu’une inspection soit réalisée afin d’élucider ce point.

 

 

Affaire à suivre…….

 

 

 

(1) Etude hydrologique

Définition technique

L'étude hydrologique consiste à définir les caractéristiques des crues de différentes périodes de retour (débits, durées, fréquences). Elle est basée sur la connaissance des chroniques de débit sur la rivière, relevées aux stations hydrométriques et enrichies des informations sur les crues historiques. Des changements significatifs dans l'occupation de l'espace sur le bassin versant (forte urbanisation, reboisement important, etc.) ou des aménagements lourds en amont (barrages écrêteurs de crues) sont susceptibles de modifier le régime des crues (en particulier les crues moyennes) et peuvent nécessiter une actualisation d'études hydrologiques antérieures.

http://www.georisques.gouv.fr/glossaire/etude-hydrologique-0

 

(2) Eaux météoriques. Eau provenant plus ou moins directement des précipitations ou des condensations de vapeur d'eau atmosphérique. Source : CETMEF.

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 13:17

Atelier/Concertation

projet carrière de gypse à ciel ouvert sur le Fort de Vaujours

 

Villeparisis

mercredi 5 décembre

de 19h à 21h30

à la mairie

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 14:34

 

Nous avons été contactés par des habitants de Courtry qui souhaitaient connaître les lieu et l'heure de la réunion/atelier organisée par Placoplatre dans le cadre de son projet d'ouverture d'une carrière à ciel ouvert sur le Fort de Vaujours.

 

 

N'ayant pas trouvé d'annonce de cette réunion sur le site internet de la commune, nous avons contacté la mairie qui nous a confirmé cette réunion mais, ironie du sort, personne n'était disponible dans cette mairie pour nous indiquer si cette réunion était annoncée ou non sur le site internet de la commune .

 

 

 

 

Cette réunion à lieu ce soir

lundi 3 décembre

de 20h30 à 23h

à la salle Darmon 

(31 Rue Charles Van Wyngene)

 

Pour mémoire Xavier Vanderbise, maire de Courtry :

  • ne s'est pas rendu aux 2 dernières réunions de concertation Placoplatre Fort de Vaujours organisées à Vaujours et Villeparisis

  • n'a toujours pas fourni à notre association la copie du réseau d'assainissement de la commune de Courtry autour du Fort de Vaujours, alors que le maire de Vaujours nous l'a fourni, il y a plus d'un an déjà.

 

 

L'exploitation d'une carrière de gypse

à ciel ouvert et

à l'explosif

sur le Fort de Vaujours

un sujet qui gêne

Monsieur le Maire ?

 

 

Pour le savoir, nous vous conseillons de le contacter

 

 

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