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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 14:45

 

Un projet de carrière bien loin de chez eux !

 

 

En consultant les réponses à l'enquête publique de certains cadres de Placoplatre nous comprenons que leur préoccupation principale est de préserver leur emploi, ce qui est naturel. Il est vrai qu'ils semblent habiter, en général, bien loin de Vaujours, soit dans les quartiers huppés de la capitale, de l’Ouest parisien ou de l’Oise et ne seront, semble-t-il, jamais concernés par les risques que pourraient faire courir aux ouvriers du site et riverains l’exploitation de cette carrière.

 

 

 

Une exploitation du gypse à l’aveugle ?

 

N’oublions pas que Placoplatre veut exploiter la 1ère couche de gypse à l’explosif alors qu’il ne sait même pas combien d’explosifs et de munitions ont été laissés par les militaires français et allemands dans les entrailles de l'ancien Fort de Vaujours et où pourraient se trouver ces munitions puisque l'ETAT n'a pas levé "le secret défense" ?

 

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19 décembre 2022 1 19 /12 /décembre /2022 09:08
Que contiennent les entrailles du Fort de Vaujours ? L’ETAT doit lever le « secret défense » avant toute exploitation d’une carrière par Placoplatre !

 

Les ouvriers de la carrière

et les riverains

du Fort de Vaujours

 ne doivent pas servir de « cobayes »

 

 

En effet c’est une 1ère en France où un industriel veut exploiter du gypse sur un ancien site du Commissariat à l’Energie Atomique, un site qui de surcroît a « accueilli » des munitions et des explosifs pendant les dernières guerres.

 

Alors que Placoplatre souhaite exploiter la 1ère couche de gypse à l’explosif, sans la levée du "secret défense" qui peut affirmer aujourd’hui que des explosifs et munitions des précédentes guerres n’ont pas été enterrées dans les entrailles profondes du Fort de Vaujours ?

 

 

 

Des archives incommunicables !

 

Sur le site du service historique de la Défense on peut lire :

 

« Les archives « dont la communication est susceptible d’entraîner la diffusion d’informations permettant de concevoir, fabriquer, utiliser ou localiser des armes nucléaires, biologiques, chimiques ou toutes autres armes ayant des effets directs ou indirects de destruction d’un niveau analogue » sont incommunicables. »

https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/la-communicabilite-des-archives-du-shd

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15 décembre 2022 4 15 /12 /décembre /2022 11:31
Le Pin/Villevaudé, carrière de gypse Etex (ex Siniat) : suite à une inspection de la DRIEAT l’industriel doit revoir sa copie !
Le Pin/Villevaudé, carrière de gypse Etex (ex Siniat) : suite à une inspection de la DRIEAT l’industriel doit revoir sa copie !
Le Pin/Villevaudé, carrière de gypse Etex (ex Siniat) : suite à une inspection de la DRIEAT l’industriel doit revoir sa copie !

 

Dossier complet consultable à l'aide du lien suivant :

https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006506576

 

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14 décembre 2022 3 14 /12 /décembre /2022 09:28
carrière Placoplatre Villeparisis

carrière Placoplatre Villeparisis

 

 

Projet carrière Placoplatre sur le Fort de Vaujours

 

Les élus de Claye-Souilly donnent un avis défavorable,

notamment, pour les raisons suivantes :

 

 

1-L’état du dossier présenté n’est pas de nature à assurer l’absence de risques radiologiques pour la population avoisinante, ainsi que pour les travailleurs.

 

2- Le projet d’exploitation à ciel ouvert signifierait l’ouverture de la butte et ainsi la dégradation à long terme du paysage et des écosystèmes s’y étant installés, avec au mieux une remise en état en 2052.

 

La butte est déjà éventrée à de nombreux endroits, notamment Vaujours, Villeparisis, Le Pin ou Villevaudé. La forêt au sud de Claye-Souilly, au sous-sol riche en gypse et propriété pour majeure partie de Placoplatre risquerait de subir le même sort.

Le choix économique proposé ne tient pas suffisamment compte des enjeux environnementaux de notre époque.

 

3- Le projet vient remodeler de manière irrémédiable le profil du terrain, ayant nécessairement pour incidence une modification du circuit des eaux.

 

Or, le dossier présente de nombreuses lacunes sur le traitement futur apporté à cette question. Aucun schéma précis ne permet de vérifier les bassins impactés par l’arrivée des eaux de ruissellement. La colline est partagée par plusieurs bassins versants, dont celui de la Beuvronne.

 

Au-delà de l’absence de précision sur l’écoulement des eaux, aucune note de calcul ne précise l’impact des matériaux inertes sur la qualité d’infiltration des sols. Le nombre de catastrophes naturelles, liées aux évolutions climatiques, augmente de manière particulièrement préoccupante. Il est important de rappeler que la ville de Claye-Souilly a d’ailleurs été touchée par trois inondations majeures sur le seule année 2021.

Carrière Placoplatre Villevaudé

Carrière Placoplatre Villevaudé

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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 17:07

 

La promenade de Dhuis à Villevaudé est aujourd’hui la propriété du Conseil Régional IDF (AEV) qui l’a acquis il y quelques années à la Mairie de Paris.

Villevaudé : Promenade de la Dhuis au bord de la carrière Placoplatre

Villevaudé : Promenade de la Dhuis au bord de la carrière Placoplatre

Villevaudé 2018 : carrière Placoplatre  au bord de la promenade de la Dhuis

Villevaudé 2018 : carrière Placoplatre au bord de la promenade de la Dhuis

L’industriel Placoplatre semble ne jamais avoir assez de gypse pour « nourrir » sa monstrueuse usine de Vaujours, entièrement mécanisée.

 

Après avoir obtenu l’autorisation de la préfecture de détruire un espace agricole et un bois à Villevaudé en 2017 pour exploiter une carrière à ciel ouvert, Placoplatre demande aujourd’hui l’autorisation d’exploiter le gypse sur l’ancien fort de Vaujours mais comme cela ne lui suffit pas, il a fait en début d’année des sondages miniers dans le Bois Gratuel  à Villevaudé dans le but d’y exploiter également le gypse.

 

Pour ce nouveau projet ce qui gêne Placoplatre c’est la promenade de la Dhuis, si l’industriel pouvait détruire une partie de cette promenade cela lui rendrait, semble-t-il, bien service, il pourrait alors creuser une carrière à ciel ouvert, un trou béant allant jusqu’au bout du Bois Gratuel situé sur la colline qui surplombe le lotissement de Mauperthuis à Claye-Souilly.

 

 

La région IDF

sait que

quand Placoplatre

 veut quelque chose

il y met le prix.

 

 

Pour obtenir le droit d’exploiter le gypse dans la carrière de Bernouille en 2019 à Coubron (93), sur les terrains de la Région IDF Placoplatre s’est engagé à verser 4 300 000 € à l’AEV.(1)

 

 

Combien Placoplatre pourrait-il proposer à la Région IDF pour obtenir le droit de détruire une partie de la promenade de la Dhuis pour y exploiter le gypse ?

 

 

 

Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher de

 Jean-Louis Durand

Conseiller régional d’IDF

 Président de la communauté de commune dont dépend Villevaudé

Et Maire de Marchémoret

 

 

 

  1. Page 9 et 10 https://ca.aev-iledefrance.fr/public/18-167_promesse%20de%20contrat%20de%20foretage%20cl.pdf

 

 

Inquiétude à Villevaudé : Pour rendre service à Placoplatre Valérie Pécresse va-t-elle autoriser la destruction d'une partie de la promenade de la Dhuis ?
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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 12:15

 

 

Une enquête publique  se tient du 14/11 au 23/12/2022 concernant le projet d’exploitation Placoplatre d’une carrière de gypse sur l’ancien fort de Vaujours et dans la fosse d’Aiguisy.

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/COUBRON-VAUJOURS-Carriere-de-Gypse-Societe-PLACOPLATRE/Enquete-publique-du-14-novembre-au-23-decembre-2022

 

 

21/6/2013 Carrière Placoplatre Villeparisis

21/6/2013 Carrière Placoplatre Villeparisis

 

A la lecture de la notice géologie région de Lagny du  BRGM nous apprenons que des matériaux de découverte (marnes bleues d’Argenteuil) situés  au-dessus de la 1ère masse de gypse seraient susceptibles de contenir de la pyrite.

 

 

Extrait géologie région de Lagny par BRGM

page 7

http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/0184N.pdf

 

« Marnes bleues d'Argenteuil.

 Beaucoup plus argileuses (illite et smectites) que les Marnes blanches de Pantin, elles prennent à l'affleurement une teinte gris bleuté à la partie supérieure, vert ocre à grise à la partie inférieure. La structure est souvent feuilletée. Cette formation argileuse est fréquemment interrompue par des niveaux calcaires et dolomitiques (5 à 10 cm), à cassure conchoïdale, et par des feuillets sableux, ligniteux et pyriteux, surtout dans la zone bleutée ; à la base s'intercalent parfois des lits de gypse saccharoïde impurs, les « Bancs de Chiens », carrière Lambert à Villeparisis (x = 619,700 - y = 136,500)… »

 


Pour mémoire l’oxydation de la pyrite à l’air libre peut présenter des risques de transfert de certains éléments relargués dans la ressource en eau.


Afin d’éliminer tous risques de pollution des eaux souterraines et de surface, il serait souhaitable que le préfet demande à Placoplatre de réaliser une caractérisation géologique des sols jusqu’à la 1ère couche de gypse avec sondages et recherche de la pyrite dans les marnes bleues d’Argenteuil, sur l'intégralité du site faisant l'objet du projet d'exploitation de la carrière de gypse à ciel ouvert sur l'ancien fort de Vaujours/fosse d’Aiguisy.
 


 

 

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 11:50

 

L’association de défense de l’environnement  ADEPFV était soutenue par des élus et par la fédération départementale Val d’Oise Environnement, Bernard Loup, son président, était venu en personne les soutenir lors de leur assemblée générale de du 26/11/2021.


 

Bernard Loup, un président de fédération environnementale très actif dans le Val d’Oise qui attire également l’attention sur la dérive de la méthanisation agricole.

Voir  : https://valdoise-environnement.fr/wp-content/uploads/2021/11/CP-methanisation-agricole.pdf

 

 

Paru dans la Gazette du Val d’Oise :

 

Le projet de carrière de nouveau abandonné à Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-l'Aumône

L'entreprise Ect a retiré son projet de carrière à ciel ouvert dans le quartier du Fond-de-Vaux, entre Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise

Val d’Oise :  L’association ADEPFV et les élus gagnent  leur bras de fer contre l’exploitant de carrières et décharges ECT et la SAFV  qui retirent leur projet !

En novembre 2021, les habitants du Fond-de-Vaux et membres de l’Adepfv, à Méry-sur-Oise (Val-d’Oise) manifestent leur opposition au projet de carrière à 500 mètres de leurs habitations. (©Adepfv)

Par Romain DameronPublié le 10 Fév 22 à 23:37 

La Gazette du Val d'Oise

 

 

Cela ressemble à une victoire par ko.

Pour la deuxième – et dernière ? – fois, le projet de carrière à ciel ouvert au Fond-de-Vaux, à la limite entre Méry-sur-Oise (Val-d’Oise) et Saint-Ouen-l’Aumône, est officiellement abandonné.

Retrait du dossier

Jeudi 10 février 2022, la société d’aménagement du Fond de Vaux (Safv) et l’entreprise Ect, porteuses de ce projet, ont notifié à la préfecture du Val-d’Oise le retrait de leur dossier.

Une capitulation en rase campagne alors que la commissaire-enquêtrice n’a pas encore rendu son avis.

En sommeil depuis 2018, ce dossier prévoyait l’exploitation, pendant huit ans, d’une ancienne champignonnière en carrière à ciel ouvert dans ce quartier à cheval sur les communes de Saint-Ouen-l’Aumône et Méry-sur-Oise.

Soupe à la grimace à Saint-Ouen

L’annonce de cette marche arrière inattendue a été faite lors du conseil municipal de Méry-sur-Oise qui se tenait le jour même à la Luciole.

« Je suppose que la Safv a anticipé un avis défavorable et a préféré retirer ce projet. Nous pouvons nous féliciter collectivement. Le soutien de la présidente du Conseil départemental (Marie-Christine Cavecchi, Ndlr) et son avis défavorable ont pesé. C'est une nouvelle réjouissante pour Méry, mais ça doit être la soupe à la grimace à Saint-Ouen-l'Aumône. Tant pis... »

Pierre-Édouard ÉonMaire (Lr) de Méry-sur-Oise

Même satisfecit pour l’opposition municipale.

« La mobilisation des habitants et des élus a payé, se félicite Jérôme Durieux, chef de file (Génération. S) de la minorité. Je pense qu’ils ont compris maintenant et le préfet n’acceptera certainement pas une nouvelle demande. »

Fin de l’histoire ?

Du côté des riverains mérysiens, l’heure est au soulagement. Pour Yves Orio, le président de l’Association de défense et du patrimoine du Fond-de-Vaux (Adepfv), ce retrait du projet est aussi surprenant que réjouissant.

« On allait prendre un avocat car on pensait que ça n’allait pas bien se passer, souffle Yves Orio. Vous n’imaginez pas notre satisfaction. On est super heureux et j’espère vraiment que cette histoire est terminée. »

 

https://actu.fr/ile-de-france/mery-sur-oise_95394/le-projet-de-carriere-de-nouveau-abandonne-a-mery-sur-oise-et-saint-ouen-l-aumone_48620949.html

 

Pour aller plus loin :  https://actu.fr/ile-de-france/mery-sur-oise_95394/l-association-opposee-a-la-carriere-de-saint-ouen-l-aumone-fait-le-plein-d-adherents-a-mery-sur-oise_46952753.html

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 15:38

 

Nous apprenons que le conseil Régional d’Ile de France (AEV) vient de racheter à la ville de Paris la promenade de la Dhuis de Dampmart à Clichy sous Bois.

Pour quoi en faire ?

En principe c’est un lieu de promenade pour les familles avec enfants en bas âge, mais pas seulement, il faudra partager avec le secteur économique, ici Placoplatre.

 

Qui aura la plus importante place  :

Placoplatre

ou la population ?

 

Dans le procès-verbal du conseil administration AEV du 11.12.2018 , on peut lire, pour extrait page 25 :

« L’objectif est de garantir la pérennité de la continuité de la promenade dans un contexte d’exploitation du gypse qui est déclaré « ressource d’intérêt national » dans le SDRIF et de divers projets d’aménagement. »

http://www.aev-iledefrance.fr/phocadownload/190110%20drm%20sg%20ca%2011-12-18%20v1rev.pdf

 

Dans la promesse de convention de fortage (PRIF de la Dhuis), signée entre Placoplatre et l’AEV (délibération du 11/12/2018), on peut lire, pour extrait pages 2/3 :

« La société PLACOPLATRE exploite sur la commune de Coubron, au lieudit bois de Bernouille, une carrière pour laquelle une autorisation d’exploiter a été délivrée le 22 décembre 2003……

Une seconde carrière, dite de Bois le Comte dont l’extension a été récemment autorisée (arrêté préfectoral du 17 mars 2017) au secteur de Bois-Gratuel-les-Mazarins, fournit les deux tiers du gypse nécessaire à l’usine de Vaujours. Au terme de l’exploitaion…. Il sera nécessaire de poursuive dans la continuité du gisement….Cette poursuite de l’exploitation du gypse pourrait se faire sur des parcelles contigües et pouvant inclure la promenade de la Dhuis . »

Inquiétude à Villevaudé/Annet sur Marne : Valérie Pécresse va-t-elle permettre à Placoplatre de détruire une partie de la promenade de la Dhuis ?

Il est vrai qu’une partie de cette promenade gêne Placoplatre, elle se trouve à Villevaudé/Annet sur Marne au bord des Bois des Granges, David et St Martin en plein milieu de la future carrière que Placoplatre souhaiterait exploiter à ciel ouvert.( partie encadrée en rouge sur la photo ci-dessus)

 

Valérie Pécresse

  sacrifiera-t-elle  le bien-être des populations environnantes

au profit des intérêts financiers des industriels ?

 

L’avenir nous le dira.

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 11:43

 

ADENCA a été nommée par la préfecture en qualité de membre de la CLCS Commission Locale de Concertation et Suivi des carrières Placoplatre.

La dernière CLCS a eut lieu le 19/2/2019.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/36649/283112/file/Compte-rendu%20CLCS%20du%2019%20f%C3%A9vrier%202019.pdf

 

L’industriel est censé informer les associations des diverses investigations qui devront être réalisées sur ces carrières, mais à Villevaudé Placoplatre n’a pas jugé utile de leur indiquer qu’un camp retranché français de la Première Guerre mondiale avait été identifié en 2015 sur le site de leur future carrière de gypse, et que sur prescription l'ETAT  (DRAC  idf)  il avait  été demandé que des investigations soient réalisées.

 

C’est par la presse que notre association l’a appris.

 

Elisabeth Borne vient de préciser dans une circulaire du 11/5/2020 les conditions de droit d’accès relative à l’environnement, souhaitons qu’à l’avenir les diverses commissions CLCS, CSS… deviennent de vrais lieux d’information du public et non des « chambres d’enregistrement »(1) comme actuellement.

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2020/05/cir_44969.pdf

 

(1)Un lieu de débat qui se contente d’enregistrer ce qui lui est soumis

 

 

Paru dans le journal « LA Marne » :

Une fouille archéologique à Villevaudé sur la Première Guerre mondiale

Un ancien camp retranché a été découvert, c’est la première fois qu’une fouille archéologique complète sur la Grande Guerre est réalisée en Île-de-France

Publié le 15 Juin 20 à 15:46

 

Recherche de l’INRA sur la carrière Placoplatre de Villevaudé : les associations membres de la Commission Locale de Concertation et Suivi mises à l’écart.

Le terrain a été passé au peigne fin.Le terrain a été passé au peigne fin pendant la fouille. (©Erwan Bergot Inrap)

Pour éviter que les curieux ne viennent gêner les fouilles, les archéologues révèlent leurs découvertes seulement quand tout est fini. C’est ce qui s’est passé à Villevaudé. Un ancien camp retranché français de la Première Guerre mondiale a été identifié en 2015 et fouillé en 2017. Le rapport a été rendu en janvier 2020, avec de nombreuses photos, croquis, etc.

Le site détruit et transformé en carrière

Sur place, il ne reste plus rien de ce camp retranché qui s’appelait la « batterie 308 ». En fait, l’objectif était de noter tout ce qu’on pouvait sur le lieu avant qu’il soit détruit comme cela se fait couramment. L’endroit est devenu depuis une carrière de gypse (minéral utilisé pour fabriquer du BA13, un matériau utilisé dans le bâtiment).
« Jusqu’au début de la Première Guerre mondiale, on a construit des forts autour de Paris pour protéger la capitale, explique Erwan Bergot, archéologue responsable de la fouille. Cela remonte à Philippe Auguste au Moyen-Âge, et ça n’a plus existé après la Première Guerre. »

Une première en Île-de-France

Personne ne peut visiter l’endroit, mais une documentation a été produite et nous permet d’imaginer comment ce lieu pouvait être à l’époque. L’endroit avait été construit au début de la Première Guerre, mais n’a jamais servi pour des combats. Forcément : les troupes ennemies, qui progressaient vers Paris, ne sont pas allées plus loin qu’à Meaux.
La fouille a été faite par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui dépend des ministères de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Depuis une dizaine d’années, l’Inrap recense les sites archéologiques de la période 1870-1918 en Île-de-France avec l’Office national des forêts (ONF).
Jamais, en Île-de-France, une fouille n’avait encore été réalisée dans sa totalité sur un site archéologique de la Première Guerre mondiale (le plus souvent, les fouilles sont faites volontairement sans aller jusqu’au bout), selon M. Bergot.
La fouille a permis de comprendre comment pouvait être construit ce type de camps retranchés. « On croit tout connaître parce qu’on a des plans des camps de l’époque, explique M. Bergot. Mais ces plans ne disent pas comment s’est passée la construction, comment il a fallu s’adapter au terrain. »

 

Recherche de l’INRA sur la carrière Placoplatre de Villevaudé : les associations membres de la Commission Locale de Concertation et Suivi mises à l’écart.

La « batterie 308 » faisait partie des camps construits au début de la guerre autour de Paris… qui n’ont jamais servi. (©Service Historique de la Défense, cote 23 N 72)

Comprendre comment on y vivait

M. Bergot ajoute : « La fouille archéologique permet de voir tout cela, et aussi de comprendre un peu mieux quelles étaient les conditions de vie des soldats, qui étaient ni plus ni moins que nos grands-parents et arrière-grands-parents. »
Le quotidien devait être rude. « Par exemple, la nappe phréatique était très près de la surface et donc il est très probable que les soldats avaient les pieds trempés en permanence dans les tranchées… note Erwan Bergot. Vu la largeur des tranchées, ce devait être insalubre et les soldats devaient bien souvent tomber malades. Imaginez ce que ça a pu être dans des tranchées construites avec moins de soin sur le front, à Verdun et ailleurs… »
On sait aussi que ce camp a été bâti par des « soldats territoriaux », c’est-à-dire des réservistes de plus de 39 ans (on les appelait les « papys » à l’époque, parce qu’ils étaient plus âgés que les soldats qui allaient au front).

Des objets anciens découverts

Pendant les fouilles, l’archéologue a trouvé quelques petits objets (l’essentiel a été emporté lorsque le camp a été évacué) : un bouton de manteau, des douilles de carabine dits « étuis », une boîte de conserve et un flacon qui contenait un produit pour nettoyer des objets en cuivre.
La découverte serait de nature à intéresser le musée de la Grande Guerre ! Les Meldois pourront-ils bénéficier de ces découvertes ? « Notre rapport vient d’être publié, donc nous n’avons pas encore diffusé nos travaux auprès d’autres institutions », répond M. Bergot. C’est un peu tôt, donc, mais vraisemblablement la porte n’est pas fermée !

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 15:13

 

Pour lui permettre « d’accueillir », entre autres, les déchets du Grand Paris dans les trous de sa carrière, l’industriel Siniat a besoin de détruire 3.87 hectares d’Espaces Boisés Classés afin d’aménager, entre autres, une route.

 

Le PLU Plan Local d’Urbanisme, qui protège les espaces boisés classés de la commune, ne permet pas à Siniat de les détruire, mais qu’à cela ne tienne les élus de la commune viennent de voter à l’unanimité le projet de révision du PLU qui devrait permettre cette destruction.

https://mairiedelepin.fr/wp-content/uploads/2019/11/d%C3%A9lib%C3%A9ration-19-50-du-24-octobre-2019.pdf

 

 

 Le rôle des élus

n'est-il pas de continuer à protéger

le patrimoine environnemental de la commune

comme l'avait fait leurs prédécesseurs ?

 

A vous de juger 

 

 

La destruction des espaces boisés classés permettra à Siniat d’implanter une route pour recevoir, entre autres les déchets du Grand Paris, l’industriel souhaiterait, à l'avenir, recevoir 4 fois plus de déchets inertes (matériaux extérieurs) que ce que la préfecture ne l’y autorise actuellement.

Ce seront des milliers de camions chargés de déchets qui devraient emprunter chaque année le réseau communal susceptible de générer des nuisances sur l’environnement et la santé humaine.

 

 

Avant de prendre cette décision

 les élus

ont-ils fait réaliser des études

des conséquences de leur décision

 sur l’environnement et la santé humaine ?

Pas à notre connaissance.

 

 

 

Mais la Mission Régionale  d’Autorité Environnementale vient d’imposer à la commune d’effectuer une évaluation environnementale.

 

Extrait de la décision de la MRAE :

 

LE PIN projet révision du PLU, suppression de la protection de certains espaces boisés classés : Lydie Wallez doit s'expliquer ?
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