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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 19:44

 

 

Pour nourrir le méthaniseur, les intrants ou déchets solides (pulpes de betteraves, déchets végétaux…) seront stockés sur une surface égale à  environ un terrain de foot (7200 m2) dans 3 silos non couverts. (1)

 

 

 

Extrait de la page 15 du dossier de demande d'enregistrement

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/47740/351922/file/IC1314_PLAINES%20DE%20FRANCE%20ENERGIE_V4.pdf

MARCHEMORET  méthaniseur de déchets Plaine de France Energie : les odeurs et la pollution de l’air devraient être « négligeables » d’après les exploitants !

 

Après avoir « nourri » le méthaniseur les déchets solides résiduels  (digestats)  seront stockés sur une plateforme ouverte de 295 m2, en cas de plaintes concernant les odeurs il pourra être « envisagé » un bâchage de cette plateforme. (2)

 

 

 

Circulez

Il n’y a rien à sentir !

 

 

Les futurs exploitants considèrent que les odeurs émises seront négligeables, d’ailleurs il est possible que les riverains puissent les confondre avec les épandages des parcelles alentours ou les odeurs du méthaniseur voisin situé à 1 km à l’est. (3)

 

Négligeable aussi la pollution de l’air par les centaines de camions et  matériels agricoles qui viendront chaque année alimenter le méthaniseur.

 

En noir une torchère de méthaniseur

En noir une torchère de méthaniseur

 

 

Très ponctuels les émissions de gaz dans l'air :

  •  relâchement des gaz dans l’air suite à une surpression de l’installation.
  •  Ou lorsque les gaz non utilisés seront brûlés par la torchère en cas d’indisponibilité prolongée du système d’épuration et de surproduction de gaz dans le gazomètre.

 

 

 

 

 

le dossier est consultable sur le site de la préfecture

du 21/4 au 21/5/2021
 

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Enregistrement/MARCHEMORET-77230-Societe-SAS-PLAINES-DE-FRANCE-ENERGIE-Mise-a-disposition-du-public

Il est consultable également en version papier à la mairie de Marchemoret

 

 

vous pouvez indiquer vos observations sur le registre ouvert en mairie de Marchemoret

ou  à la préfecture à l'aide de l'email suivant :

ut77.driee-if@developpement-durable.gouv.fr

 

 

 

 

Sources :

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/47740/351922/file/IC1314_PLAINES%20DE%20FRANCE%20ENERGIE_V4.pdf

  1. Page 15
  2. Page 25 et 76
  3. Page 76

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 18:31

 

Paru sur Ouest France :

 

Bretagne. « Le dossier de méthanisation de Trémorel pourrait être un cas d’école »

Une visioconférence a réuni, mardi 20 avril 2021, une soixantaine d’opposants à des projets de méthanisation. Emmanuelle Bon-Julien, avocate spécialisée en droit public et droit immobilier à Rennes, est intervenue sur le cas de Trémorel (Côtes-d’Armor).

Ouest-FranceIsabelle SIGOURA.Publié le 20/04/2021 à 21h13

Emmanuelle Bon-Julien, avocate spécialisée en droit public et droit immobilier à Rennes, représente l’Association de défense de la Vallée du Meu à Trémorel (Côtes-d’Armor).

 

La suspension des travaux de construction de l’usine de méthanisation en projet sur le site a été décidée pour la troisième fois par le tribunal administratif. Elle est intervenue sur le dossier lors de la visioconférence. Elle a répondu à nos questions.

 

Que remet en cause la justice à travers la dernière décision de suspension des travaux de l’usine de méthanisation de Trémorel ?

 

La décision indique que les dossiers présentés par les porteurs ne présentent pas de garanties suffisantes sur l’absence de risques de pollution. Dans cette affaire, cela revient dans deux des trois décisions de suspension des travaux déjà prononcées.

Dans sa dernière décision (NDLR : 12 avril 2021), le juge administratif en référé a indiqué que les services de la préfecture n’avaient pas été suffisamment exigeants dans leur appréhension du risque de pollution.

 

Vous pointez du doigt une carence dans l’instruction de ce dossier ?

Oui car s’il est normal que les porteurs déposent des modificatifs, travaillent avec leur architecte, il est bien du ressort de l’administration de vérifier que les garanties nécessaires soient prises. Et cela n’a pas été fait ni même expliqué. Lors de la dernière audience, j’ai d’ailleurs plaidé le fait que la préfecture - ou l’un de ses représentants -aurait pu expliquer comment l’instruction était faite. Mais ils étaient absents.

 

Qu’attendez-vous donc de la préfecture à présent ?

On attend un contrôle strict. Et une prise de conscience que ce projet est une aberration. Cela semble frapper au coin du bon sens qu’une usine de méthanisation, située à proximité d’une ferme bio dont elle est séparée par un cours d’eau desservant en eaux potables le bassin rennais, expose à des risques d’accidents dus à l’erreur humaine ou à un problème de vannes comme c’est arrivé à Châteaulin dont la configuration est ressemblante à celle du projet de Trémorel.

 

Après cette succession de trois décisions freinant le redémarrage des travaux, quelles solutions pourraient être trouvées ?

La seule porte de sortie sera celle proposée par la préfecture, respectant les droits de chacun. On peut raisonnablement penser qu’il y a eu un problème dans l’instruction alors c’est à elle de trouver la solution. Il ne faut pas oublier qu’un permis a été délivré aux agriculteurs. Ce dossier n’est pas manichéen. La préfecture doit réfléchir dans quelles mesures ce projet pourrait être réalisé ailleurs. En sachant que les agriculteurs ont déjà dû engager des frais pour le démarrage du projet.

 

Quelles conclusions pourraient être tirées de ce dossier ?

Cela pourrait être un cas d’école. Si on estime à terme qu’on n’installe pas ce type d’usine à côté d’une zone sensible, cela pourrait servir d’exemple à d’autres juridictions. Et un cas d’école soulignant qu’on n’est plus dans la perspective du respect du plan national de méthanisation et ce quel que soit le territoire sur lequel le projet a vocation à s’implanter.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-le-dossier-de-methanisation-de-tremorel-pourrait-etre-un-cas-d-ecole-7f10ad8a-a1db-11eb-9cfa-87482dbf206e

 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 11:39

 

Plaine de France Energie est un groupement de 3 associés qui souhaitent exploités un méthaniseur sur le territoire de Marchemoret, au lieudit La Crouillère, en face du hameau de Lessart.

Guillaume Thierry le président de cette société exploite la ferme de Chantemerle à Lagny le Sec dans l’Oise, les autres associés exploitent des fermes à Moussy le Vieux et Villeneuve sous Dammartin.

 

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

 

 

Ces agriculteurs souhaitent utiliser, entre autres, des déchets de glycérine, « pour nourrir »  en partie leur méthaniseur, déchets en provenance d’une industrie chimique des Yvelines.

Pour faire court cette entreprise des Yvelines « Ecogras Service Dielix Sas », récupère des huiles de fritures alimentaires usagées pour les transformer en carburant dit « biodiesel » mais le processus produit aussi des déchets de glycérine dont l’industriel souhaite se séparer.

 

Une « opportunité » pour les exploitants de méthaniseur car la glycérine aurait, semble-t-il,  un impact favorable sur la production du biogaz.

 

Quant aux risques pour la population et l'environnement de l'épandage sur les terres agricoles des déchets de méthanisation (digestats) contenant éventuellement des résidus de ce produit,  pour l’instant il semblerait que peu d’études ne se soient penchées sur le sujet ?

 

 

 

le dossier est consultable sur le site de la préfecture

du 21/4 au 21/5/2021
 

https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Enregistrement/MARCHEMORET-77230-Societe-SAS-PLAINES-DE-FRANCE-ENERGIE-Mise-a-disposition-du-public

Il est consultable également en version papier à la mairie de Marchemoret

 

 

vous pouvez indiquer vos observations sur le registre ouvert en mairie de Marchemoret

ou  à la préfecture à l'aide de l'email suivant :

ut77.driee-if@developpement-durable.gouv.fr

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

Nous vous conseillons de contacter

Jean-Louis Durand

Maire de Marchemoret

 

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2020/09/projet-methaniseur-plaine-de-france-energie-marchemoret-si-vous-preniez-un-peu-de-dechets-de-l-oise-pour-rendre-service.html

 

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 18:24
OISSERY : Ils attendaient des pistes cyclables, Valérie Pécresse préfère allouer plus de 1.7 million € de subventions pour 3 méthaniseurs !

 

Ce sont ces 3 entreprises privées constituées d’agriculteurs qui bénéficieront de ces subventions :

Valois Green Gaz, président Jean Lefevre

Bio Multien, président Damien Vecten

Bio Energie, président Antoine Omont

 

L’argent de nos impôts devrait permettre à ces 3 entreprises privées de recevoir au total en subvention la coquette somme de plus de 2.5 millions d’euros (plus de 1.7 million € du Conseil Régional IDF et le reste de l’Ademe (l’ETAT), soit le prix d’une huitaine de maisons à Oissery.

 

 

 

Les déchets des autres il faut bien les traiter quelque part

Pourquoi pas chez vous ?

 

Ce type de méthaniseurs peut recevoir, entre autres, des déchets de sucrerie (pulpes de betteraves), des déjections d’animaux (fumiers…)…..

 

 

Mettre des méthaniseurs à Chantilly

Vous n’y pensez pas !

 

Une bonne nouvelle pour Eric Woerth qui recherche depuis de nombreuses années des sites de proximité pour évacuer les fumiers des haras de la cité princière de Chantilly car sa population veut bien bénéficier des avantages de son hippodrome mais pas de ses inconvénients, « les fumiers des chevaux ça sent mauvais », il faut mieux les envoyer chez les autres.

 

 

                                                  Pour fournir du gaz aux autres !

 

Les villages ruraux voisins de Oissery ne pourront pas bénéficier de ce gaz comme  Forfry, Gesvres le Chapitre, Marcilly, Douy la Ramée ou Puisieux  car ils ne sont pas raccordés au réseau du gaz de ville.

  Le surplus de gaz que n'utilisera pas Oissery sera renvoyé vers la station de rebours GRDF de Marchemoret pour alimenter les autres villes françaises raccordées au réseau du gaz de ville.

 

Source : Page 1927 et suite

https://www.iledefrance.fr/espace-media/raa/RAA_408_JANVIER_%202021.pdf

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 11:20

 

Paru sur FR3 Grand Est :

Biogaz en Grand-Est : les associations demandent un moratoire sur le développement des unités de méthanisation

 

Le gouvernement a fixé comme objectif 10 % de gaz vert à horizon 2030. Selon ce scénario, il faut compter 2.500 unités, soit une tous les 10 km et un doublement dans le Grand-Est. Les associations de protection de l’environnement demandent un moratoire pour en étudier l’impact.

 

Publié le 23/03/2021 à 18h41

 

Une usine de biométhanisation doit pouvoir stocker le digestat entre 6 et 8 mois pour éviter d'épandre de septembre à février, selon la Chambre d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle • © FTV

Lorraine Meurthe-et-Moselle Nancy

C’est un plan de grande ampleur qui est en train de se déployer dans nos campagnes. Afin de de réduire la dépendance aux produits issus du pétrole, la loi de transition énergétique fixe l’objectif que 10 % du gaz soit d’origine renouvelable en 20. Ce qui représentera 12 millions de tonnes de CO2 évitées par an  (3% de nos émissions). Dans le Grand-Est, cela se traduit par le doublement des unités de méthanisation pour passer de 180 à près de 400 si l'on suit le shema régional de biomasse. "Une industrialisation" que dénoncent la LPO, FNE-Grand-Est et la Confédération Paysanne. En raison des risques de pollution de l’eau et des sols. Dans le même temps, la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle met en place une charte des bonnes pratiques pour une méthanisation plus vertueuse.

Des effluents d’élevage transformés en engrais et en gaz vert

L’idée de départ est bonne : utiliser les effluents d’élevage -qui sont des déchets- et les sous-produits de l’agriculture et des cultures dédiées intermédiaires à valorisation énergétiques, cultivées entre deux maïs. Les bactéries contenues dans les effluents vont transformer la matière organique pour produire du gaz, en particulier du méthane. Ce biogaz peut, soit être réinjecter dans les réseaux de gaz, soit produire de l’électricité par cogénération.

Ce qui reste après transformation est appelé le digestat, un engrais riche en azote, phosphore et micro-organismes, qui a vocation à être étendu sur les champs pour fertiliser les sols. En clair, c’est un engrais disponible en permanence et qui doit remplacer en principe les engrais minéraux azotés chimiques, c’est-à-dire "ne pas être épandu en plus, et surtout au bon moment" précise Philippe Goetghebeur, de l’Agence de l’eau. 

Les restes des digesteurs doivent être épandus au bon moment et à la place des engrais minéraux azotés, pas en plus.

En effet, "le digestat doit être apporté au bon moment, c’est-à-dire quand la plante en a besoin pour sa croissance et est en capacité de l’absorber", nous explique Cosette Perez, conseillère à la Chambre d’Agriculture de Meurthe-et-Moselle.
Or, l’Agence de l’eau Rhin  Meuse constate que certains, pour se débarrasser du trop plein de digestat, n’hésitent pas à épandre sur des sols nus, entrainant ainsi des pollutions aux nitrates dans les cours d’eau. C’est le cas notamment sur le Rupt de Mad, ou des pics à 180 mg/l ont été constatés à plusieurs reprises, alors que le seuil pour l'eau potable est limité à 50 mg/l. 

Pour limiter ces pollutions, la loi impose un stockage des digestats de quatre mois, "largement insuffisants au regard de la Chambre d’Agriculture de Meurthe et Moselle".
Cosette Perez, conseillère en charge du dossier, nous explique que "les projets portés par la chambre recommandent systématiquement un stockage allant de six à huit mois, pour éviter d’épandre les digestats entre septembre et février." C’est notamment le cas de l’usine de biométhanisation Valbioénergie près de Briey qui a une capacité de stockage de sept mois et que nous sommes allées visiter.

La disparition des prairies pour cultiver des céréales

L’autre phénomène qui inquiète l’Agence de l’eau et les associations de protection de l’environnement, c’est le retournement des prairies pour y implanter des céréales qui vont alimenter les méthaniseurs.
En effet, les prairies sont des zones tampons qui captent les nitrates, mais aussi, très important, le CO2. Elles ne demandent aucun apport en engrais ou en pesticides.  Elles jouent donc un rôle essentiel  dans la lutte contre le réchauffement climatique, et la  préservation des sols et de la biodiversité.

L’Agence de l’eau investit depuis plusieurs années dans des plans d’aides aux agriculteurs pour la préservation des prairies, notamment dans les secteurs de captages d’eau. Elle s’inquiète de voir ses efforts réduits à néant si les éleveurs abandonnent l’élevage pour la culture de céréales dédiées à la méthanisation. Une activité beaucoup moins contraignante et beaucoup plus rémunératrice, comme cela s’est d’ailleurs produits en Allemagne.

Pour limiter cette dérive, un décret du 7 juillet 2016  interdit l’apport de céréales dédiées à l’alimentation (comme le maïs) à 15% de ce qui rentre dans le méthaniseur.
De son côté, l’Ademe suspend aujourd’hui l’attribution de ses subventions pour les nouveaux projets à l’utilisation pour 60 %  des effluents d’élevage. Des garde-fous importants, mais qui ne s’appliquent pas à tous les projets qui se sont réalisés avant 2017, ni à ceux qui ne demandent pas de subventions. Et c’est bien ce qui pose problème pour France Nature Environnement Grand-Est et la LPO et la Confédération Paysanne.

La ruée vers l’or

Car faire du biogaz s’avère aujourd’hui très rentable. Non seulement le prix de revente du gaz est près de cinq fois supérieur à celui du gaz naturel, mais les prix sont fixés pour 15 ans, ce qui donne l’assurance aux éleveurs d’avoir un revenu fixe. Un argument de taille, et on les comprend,  pour des agriculteurs malmenés, en pleine crise de l’élevage, et qui ont du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois.
Mais pour que le méthaniseur fonctionne bien,  il lui faut des cultures dites méthanogènes, qui  produisent beaucoup d’énergie et rendent le système rentable. Maïs, seigle, sorgho et colza vont devenir le nouvel or jaune de demain.

Le risque c’est quand les exploitations qui ont construit le méthaniseurs ne sont pas autonomes en céréales. Ils vont alors acheter la matière dans d’autres fermes et n’hésitent pas à faire monter les prix, au détriment des petits éleveurs qui n’ont plus les moyens d’acheter pour nourrir les animaux.

C’est ce que constate déjà Jean-François Fleck, président de Vosges Nature Environnement dans son département.
"Le doublement des unités de méthanisation va accentuer cette pression sur la biomasse. Il faudra demain beaucoup plus de cultures pour nourrir les digesteurs que nous en disposons aujourd’hui".

A la chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle, on essaye d’enrayer le problème en demandant aux porteurs de projets de réfléchir afin d’être autonome pour tout ce qui va rentrer dans l’unité de méthanisation, tout en conservant les prairies.
Ainsi, si on prend comme exemple le projet Valbioénergie de Briey, il n’y a pas d’entrée de céréales venant d’autres fermes. Les agriculteurs ont choisi de conserver les prairies et de ne pas utiliser de maïs pour faire du gaz.
En revanche ils produisent des cultures intermédiaires comme le seigle et le sorgho, entre deux maïs, pour le digesteur. "Ce sont des cultures dites à bas niveau d’intrants, qui n’ont pas besoin de pesticides pour grandir et éradiquent les mauvaises herbes pour la culture suivante" nous explique l'un des agriculteurs associé Dominique Hirtzberger.

Qu’en est-il de la qualité des sols ?

Autre point de crispation autour de la méthanisation : la qualité des sols sur lesquels on répand les digestats. Il est cité jusqu’ici par le gouvernement comme un engrais miracle, riche en azote et qui ne sent pas mauvais, ce qui est en partie vrai.
Sauf qu'un petit nombre de scientifiques indépendants est en train de tirer la sonnette d’alarme, comme le Collectif national scientifique pour la méthanisation raisonnée. Le CNSM décrit le digestat comme un engrais de piètre qualité car il extrait l’essentiel de la matière carbonée des intrants pour produire du gaz, pour ne déposer au sol que de l’azote sous forme d’ammonium. Les cultures sous cet engrais vont devoir puiser du carbone dans les réserves des sols. Ces dernières mettront ensuite cent à mille ans pour se reconstituer.

Un fait que constate Rémy Toussaint, agriculteur à Reillon (Meurthe-et-Moselle) et membre de la Confédération Paysanne. Après s’être lancé dans la méthanisation il y a six ans, il est en train de faire marche arrière. Il n’épand les digestats de lisiers que sur ses prairies et garde les fumiers pour ses céréales. Il a co-signé la demande de moratoire avec France Nature Environnement Grand-Est et la LPO.  

A la chambre d’Agriculture 54, on nous explique que lorsqu’il y a beaucoup d’effluents d’élevage, dont du fumier, il reste encore du carbone pour nourrir les sols. Mais des expérimentations sont menées en parallèle pour vérifier si les sols ne s’appauvrissent pas.

On est encore loin de tout savoir, ni de tout maîtriser sur les effets de la biométhanisation à grande échelle. Ce qui est sûr c’est qu’un temps de réflexion parait nécessaire afin de mieux réguler la méthanisation et que celle-ci soit effectivement vertueuse et réponde bien aux objectifs fixés, sans détruire encore une fois notre environnement.

C’est ce que demandait le député Dominique Potier dans un amendement déposé en 2019 et dans le cadre de l’actuel Loi Climat. Amendement rejeté…
 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/nancy/biogaz-en-grand-est-les-associations-demandent-un-moratoire-sur-le-developpement-des-unites-de-methanisation-2012845.html

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 16:27

 

A Marchémoret sur la départementale 401 près des 2 méthaniseurs GRTgaz installe un poste de rebours pour transférer le  « trop plein de gaz » vers son réseau de transport national.

 

En effet le village rural de Marchemoret  de 200 logements et moins de 600 habitants ne pourra pas absorber le gaz fourni par les 2 méthaniseurs dont les exploitants annoncent pour l’un 2000 maisons chauffées et pour l’autre  6000 habitants fournis en gaz et eau chaude.

 

 

Pour fournir du gaz aux autres

en oubliant de raccorder au réseau du gaz de ville

 les villages ruraux environnants  !

 

Sur fond blanc : villages non raccordés au réseau gaz de ville

Sur fond blanc : villages non raccordés au réseau gaz de ville

 

Cette installation servira  en fait à fournir du gaz aux villes françaises raccordées au réseau du gaz de ville mais pas pour alimenter les villages ruraux voisins de Marchémoret comme :

Montgé en Goële, Cuisy, Vinantes, Le Plessis aux bois, le Plessis l’Evêque, Iverny, Forfry, Gesvres le Chapitre, Marcilly… qui ne sont même pas raccordés à ce réseau.

 

https://opendata.grdf.fr/explore/dataset/communes-desservies-en-gaz/map/?location=9,48.49568,3.21213

 

 

Paru sur mag journal 77 

 

Mareuil-lès-Meaux  Biométhane : le surplus local sera redirigé vers des conduites de transport nationales [Vidéo]

Marchémoret : 2 méthaniseurs et un poste de rebours pour fournir du gaz aux autres !

 

 

Écrit par Hélène Rousseaux

 mardi, 21/07/2020

Le chantier du poste rebours a commencé et se terminera à l'automne.@GRTgaz/Luc Maréchaux

 

Les travaux de construction du premier poste "rebours" ont commencé en février, à Mareuil-lès-Meaux. L'installation va permettre de faire remonter le surplus de biométhane du réseau local de distribution vers le réseau de transport national de gaz de GRTgaz. Une réunion publique d'information aura lieu en septembre dans la commune. 

 

Le surplus biométhane issu des usines de méthanisation de la région, comme à Chauconin-Neufmontiers, ou encore à Boutigny, va être redistribué vers le réseau de transport national de gaz de GRTgaz. Le premier « rebours » francilien permettra d’injecter ainsi sur le réseau national près de 200 GWh par an de biométhane, soit l’équivalent de la consommation d’environ cinquante mille foyers chauffés au gaz.

Le dispositif place Mareuil-lès-Meaux parmi les pionnières en Ile-de-France et dans le peloton de tête pour les actions en faveur de l'environnement. Le maire, Pascal Machu explique : "C'est une réelle opportunité sur la commune et ça montre qu'on est à la croisée des méthaniseurs de la région. Nous avons étudié les chiffres et nous sommes arrivés à la conclusion que dix mois sur douze, on aura davantage de production de gaz que de consommation. Comme localement, pour les unités de production, on ne peut pas le stocker, on doit le compresser et l'envoyer ailleurs."

Ainsi, il s'agira de récupérer le gaz en provenance des usines de méthanisation environnantes, lequel arrivera par des conduites de GRDF en basse pression. Il sera ensuite compressé et renvoyé en haute pression par d'autres canalisations, passant de 7 bars à son arrivée, à 70 bars en repartant. 

La plateforme rebours de compression du gaz qui s'implante à Mareuil ne représentera aucun coût pour la commune. Le maire souligne : "Le terrain avait été acheté au syndicat intercommunal d'assainissement en 2015."  L'installation est prise en charge par GRTgaz : son côut s'élève à 3,9 M€.

Frédéric Moulin, délégué territorial Val-de-Seine chez GRTgaz, précise : « En Ile-de-France, nous sommes fortement engagés dans le développement de gaz renouvelables. Nous accompagnons les porteurs de projets pour les conseiller, les orienter et leur proposer des solutions de raccordement à notre réseau de transport. »

L’installation rebours en construction représente, particulièrement pour Mareuil, "une avancée marquante" qui soutient le développement de la filière méthanisation en Ile-de-France. Cette dernière inscrit à son actif déjà dix-sept sites de production en fonctionnement. De nombreux autres projets de méthanisation sont en cours de développement.

En Seine-et-Marne, département leader de la méthanisation en Ile-de-France, deux unités de méthanisation injectent sur le réseau de transport de gaz de GRTgaz : Bassée Biogaz et Nangis Biogaz envoient 30 GWh/an de biométhane, l’équivalent de la consommation annuelle de près de sept mille cinq cents foyers chauffés au gaz, ou encore de cent trente bus roulant au GNV/bioGNV. Toujours dans le département, GRTgaz alimente le réseau de distribution publique de GRDF et trente sites industriels.

 

https://www.magjournal77.fr/vie-locale/item/53867-meaux-biomethane-le-surplus-local-sera-redirige-vers-des-conduites-de-transport-nationales-video

 

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 17:32

 

Paru sur LE PAYS BRIARD

 

 

Seine-et-Marne : d'où venait cette forte odeur de soufre sentie hier par les habitants d'Ussy-sur-Marne ?

 

Mardi 16 mars, un accident important s'est déroulé sur le site de méthanisation O'terres Énergies à Ussy-sur-Marne. Les habitants ont ressenti une forte odeur de soufre.

 

Par Margaux Desdet

Publié le 17 Mar 21 à 17:26 

 

 

Ce mardi 16 mars, les habitants d‘Ussy-sur-Marne ont eu la désagréable surprise de se réveiller avec une forte odeur « d’œufs pourris et d’excréments », provoquant chez certains des maux de tête.

 

 

La cause ? Un accident sérieux sur le site de méthanisation O’terres Énergies en activité depuis 2014. En effet, le toit de l’un des digesteurs, c’est-à-dire de l’une des cuves dans laquelle les déchets organiques sont transformés en biogaz et en digestat, s’est ouvert.

 

 

Un accident sérieux

 

Jean-François Delaitre, céréalier à la tête de l’exploitation et président de l’association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) depuis novembre 2020, explique : « C’est dû à ce qu’on appelle une surpression : il y a un phénomène de moussage qui a fait sauter le toit. Il y a eu un échappement de gaz dans l’atmosphère, d’où l’odeur de soufre qui a été perçue dans la matinée. »

 

« C'est la première fois en sept ans, et ce n'est pas anecdotique. Des fois on a des interventions de maintenance préventives qui nous font faire ce genre d'opérations, mais que ce ne soit pas voulu ou pas maîtrisé, c'est extrêmement rare. »

 

Jean-François Delaitre Le céréalier à la tête de l'exploitation et président de l'association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF)

 

La mairie et les services de la préfecture ont été prévenus. Une unité de gendarmerie a été envoyée sur place ce mercredi 17 mars. Une enquête est en cours.

 

Le site est actuellement à l’arrêt, le temps d’effectuer le nettoyage et les opérations de maintenance, mais « il est sécurisé » précise Jean-François Delaitre.

 

« Il n’y a aucun risque, ni pour les travailleurs, ni pour les habitants, et il n’y a pas eu d’épanchement dans l’environnement comme il y a pu y avoir l’an dernier. Mis à part le dégazage, qui a libéré une odeur très désagréable et qui a en quelque sorte pollué l’air, il n’y a pas d’autres impacts, ni immédiats, ni à venir », tient à rassurer l’agriculteur, qui rappelle sa vocation à « créer de l’énergie verte et propre ».

 

« J'ai des responsabilités, donc j'aurais vraiment aimé éviter cette situation. »

Jean-François Delaitre

Immédiatement après l’accident, le céréalier dit avoir relevé les taux des analyseurs de gaz. « Le soufre est dangereux au-delà d’une certaine quantité. Or, au plus près du problème, on était à 20 ppm de soufre (qui correspond au nombre de molécules du gaz à effet de serre considéré par million de molécules d’air, ndlr), donc encore moins dans le village. »

 

Le collectif Les sens des vents alerte

Pourtant, le collectif Les sens des vents, créé fin 2017 pour « dénoncer les dérives du site », reste dubitatif.

 

Comme l’explique Patrick Bisbrouck, « l’odeur est restée dans la maison jusqu’à midi, et impossible d’ouvrir les fenêtres pour ne pas faire entrer l’air vicié. Ce site de méthanisation cause au quotidien des nuisances olfactives, sonores, mais nous envoie également des poussières. Et quand il y a des dysfonctionnements de sécurité, ça aggrave les problèmes. »

 

Le Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (BARPI) a été alerté.

 

Le collectif s’interroge : « Cette partie du site, déjà en panne, a été ajoutée en 2018. Est-elle bien entretenue ? Bien suivie ? Sachant que c’est le deuxième accident en moins d’un an, puisque déjà en juillet, des filtres avaient brûlé. »

 

Ces habitants regrettent de « ne pas pouvoir vivre dans une atmosphère tranquille à la campagne. »

 

« À partir du moment où une cuve est laissée à l'air libre, le développement bactérien s'échappe avec le méthane qu'il contient, or, ce n'est pas particulièrement bon pour la santé. N'importe quelle odeur et n'importe quel gaz sont potentiellement dangereux, c'est une réalité. J'ai de sérieux doutes quant aux effets secondaires... Nos inquiétudes sont légitimes, et elles ne semblent pas prises en considération. »

 

Patrick Bisbrouck Membre du collectif Les sens des vents

 

Ce dernier précise cependant qu’il n’est « pas contre la méthanisation », mais « pour une méthanisation raisonnée » : « Les gens n’en veulent pas spécialement à cette pratique ou à l’agriculteur, mais ils veulent juste être en sécurité. »

 

« Il faut que tout le monde comprenne que la méthanisation n'est pas aussi simple que ça en a l'air et que ce n'est pas aussi vertueux qu'on le dit. Les agriculteurs ont des comptes à rendre à la population et ce ne sont pas les seuls à décider. C'est un problème qui appartient à tous. Il faut en finir avec la non-information. »

 

Le collectif Le sens des vents

Mairie et préfecture recevront un rapport détaillé des événements. Mais Jean-François Delaitre précise que « si d’autres personnes veulent avoir des informations et sont inquiètes, je suis prêt à toutes les discussions. »

 

https://actu.fr/ile-de-france/ussy-sur-marne_77478/seine-et-marne-d-ou-venait-cette-forte-odeur-de-soufre-sentie-hier-par-les-habitants-d-ussy-sur-marne_40311393.html

 

 

 

 

lien vers le site Facebook du collectif  Le sens des vents

 

https://www.facebook.com/Les-sens-des-vents-337247570073298

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 18:41

 

Paru sur actu fr :

 

Seine-et-Marne. A Chevry-Cossigny, le méthaniseur sème la discorde

L’installation d’une unité de méthanisation est au cœur de nombreuses discussions à Chevry-Cossigny. Le 19 décembre, une centaine de personnes a défilé dans les rues de la ville.

Seine-et-Marne. A Chevry-Cossigny, le méthaniseur sème la discorde

Une centaine de personnes a défilé dans les rues de Chevry-Cossigny (©DR)

Par Jérôme LemonnierPublié le 31 Déc 20 à 14:02 

 

 

Ils étaient une petite centaine de personnes à défiler dans les rues de la commune de Chevry-Cossigny le samedi 19 décembre. Munis de banderoles et de pancartes aux slogans évocateurs, ceux-ci ont bravé le froid et la pluie pour manifester leur mécontentement de voir une unité de méthanisation s’installer prochainement dans les champs qui bordent leur commune.

 

« Une logique pleine de vertus »

Mais avant d’aller plus loin, un petit coup d’œil dans le rétroviseur s’impose. « C’est un projet que j’ai en tête depuis près de quatre ans désormais », informe à ce propos Loïc Mourot, un agriculteur originaire de la commune. Ce dernier s’est associé à un autre exploitant pour donner vie à son projet de méthanisation (lire encadré). « La méthanisation permet la création d’un gaz vert avec des matières vertes. Pour moi, c’est une logique pleine de vertus », dissèque l’agriculteur.

Après avoir formulé un dépôt de permis de construire pour son installation, située à égale distance entre les bourgs de Chevry et de Cossigny, à l’hiver 2020, celui-ci a fini par obtenir l’aval de la préfecture le 25 juin dernier. S’ensuivit deux mois durant lesquels le projet pouvait faire l’objet d’un recours. Or, rien n’est venu contrecarrer les plans des agriculteurs associés.

Toutefois, c’est au moment de la rentrée que les choses se sont accélérées, comme le présente Loïc Mourot. « Entre septembre et octobre, plusieurs personnes se sont manifestées contre le projet. Et cela n’a fait qu’augmenter », déplore-t-il.

Pourquoi ce projet occupe le devant de la scène à Chevry-Cossigny depuis l’automne alors que le permis de construire avait été affiché fin juin dans ce cas ? « C’est dû à un gros manque de communication », estiment plusieurs riverains.

Réunis dans un collectif contre le méthaniseur, ceux-ci affirment avoir pris connaissance du projet de l’unité de méthanisation en se promenant dans les champs. « C’est à cet instant, à la fin de l’été 2020, que nous avons découvert le permis de construire. Pour un sujet comme celui-ci, il y aurait pu y avoir une concertation publique », lancent-ils.
Une découverte tardive qui les a empêchés de déposer un recours. Seule l’Association environnement du Réveillon (AER), prévenue au même moment, a pu déposer un recours grâcieux.

« Plusieurs pollutions »

Constitués en collectif, les riverains tentent ainsi d’inverser la vapeur pour empêcher la création de cette unité. « Il y a des pollutions à plusieurs niveaux, certifient ces derniers. Tout d’abord, l’épandage entraîne très régulièrement la pollution des nappes phréatiques via les métaux lourds. Cela détruit tout un écosystème ».

Mais ils ne s’arrêtent pas là, le mathaniseur pourrait entraîner des pollutions olfactives, et même densifier le trafic de poids lourds sur la commune.

« Nous avons calculé qu’il y aura 300 camions entrants et 300 sortants, soit 600 mouvements à cause du méthaniseur. Cela entraînera une dépréciation de la valeur immobilière des habitations et de la valeur foncière des propriétés, sans parler des risques bactériologiques pour la santé »

Les riverains du collectif

Face à ces inquiétudes, Loïc Mourot a tenté de rassurer. « Nous avons parlé à quelques reprises avec les riverains mécontents, notre porte reste ouverte pour évoquer ce sujet, garantit l’agriculteur qui regrette la tournure clivante que prennent les débats. Ce n’est qu’un petit projet agricole comparer à d’autres unités ».

Réunion d’information

Les opposants ne comptent pas baisser les bras. Ils ont d’ailleurs mis en place une pétition déjà signée par plus de 1 200 personnes.

De son côté, le nouveau maire, Jonathan Wofsy, tient à conserver une neutralité à propos de ce dossier. L’homme souhaite que tout le monde puisse parler et s’écouter. « C’est l’enjeu de la réunion d’information que nous aimerions organiser au mois de janvier, dès que la situation sanitaire le permettra, assure-t-il. Il faut absolument mettre tout le monde autour de la table ».

En attendant que cette réunion se tienne, les porteurs du projet de méthaniseur confient que le chantier pourrait débuter d’ici le début du printemps. Les travaux devraient durer un an avant une mise en fonction au printemps 2022.

 

https://actu.fr/ile-de-france/chevry-cossigny_77114/seine-et-marne-a-chevry-cossigny-le-methaniseur-seme-la-discorde_38442774.html

 

 

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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 19:12

 

Valérie Pécresse et l’Etat (Ademe) allouent plus de 960 000 € de subventions pour « aider » 3 agriculteurs à implanter un méthaniseur à Thieux, le coût total  de l’opération s’élève à 5 598 000 €.

 

L’Insee annonce qu’en 2017 la commune de Thieux possédait 372 logements mais le méthaniseur devrait produire l’équivalent de consommation annuelle en  gaz  pour 2 200 logements.

 

Pour fournir du gaz aux autres, mais à qui ?

 

Pas aux villages ruraux voisins de St Mesmes, Nantouillet, Montgé en Goële, Cuisy, Iverny, Le Plessis aux Bois, Le Plessis l’Evêque… qui ne sont pas raccordés au réseau du gaz de ville.

 

 

Quant aux pistes cyclables, on verra plus tard !

 

 

Pourtant les habitants des villages ruraux de Compans, Nantouillet, Juilly, St Mesmes, Messy, Thieux, …. qui souhaitent rejoindre à vélo Claye-Souilly ou Mitry-Mory s’exposent à des risques importants car les  petites routes de campagne, non pourvues de pistes cyclables, sont très empruntées par des véhicules à moteur, et peu ou pas éclairées la nuit.

 

Quant aux piétons, ils sont pratiquement condamnés à marcher sur la route car le bas côté de la route est impraticable et parfois même inexistant car accaparé par certains agriculteurs.

 

 

Pour plus amples informations :

Subventions :

Communes françaises desservies par le gaz de ville :

https://www.datajoule.fr/pages/communes-francaises-desservies-en-gaz/#visualiser-les-donnes

 

 

Paru sur le site « La Marne » :

En Seine-et-Marne, trois agriculteurs s'associent pour construire un méthaniseur

Leur site de méthanisation sera le 13e de Seine-et-Marne. Installé à Thieux, le méthaniseur devrait pouvoir produire l'équivalent de consommation annuelle en gaz de 2 200 logements

Thieux : ils attendaient des pistes cyclables, ils auront un méthaniseur !

Le 13e méthaniseur de Seine-et-Marne se trouve à Thieux. (©GRDF)

 

Par Rédaction MeauxPublié le 25 Déc 20 à 15:02 

 

Porté par trois agriculteurs du secteur de Thieux (Seine-et-Mrne), Laurent Gautier, Hubert Riché et Fabrice Plasmans, le site Energie verte Roissy injecte depuis le 8 décembre 140 Nm3/h de biométhane dans le réseau de distribution de gaz exploité par GRDF. Cette production de 13 GWh/an environ correspond à la consommation annuelle en gaz de 2 200 logements neufs ou de 50 bus alimentés en BioGNV.

 

L’objectif de ces trois associés est de devenir producteurs de gaz vert et ainsi pérenniser les sources de revenus de leurs exploitations agricoles, très dépendantes des aléas climatiques. Ils contribueront à une économie circulaire locale respectueuse de l’environnement.

 

Le 200e site en France

Sept ans après avoir accueilli le premier site d’injection de biométhane de France, le département de Seine-et-Marne confirme sa position de leader dans la production de gaz vert avec la mise en service du 200e site français de méthanisation, sur la commune de Thieux.

 

Énergie verte Roissy sera alimenté par des cultures à vocation énergétique. Les pulpes de betteraves, le maïs, le seigle d’ensilage viendront des 900 ha de leurs exploitations.

 

À l’issue du processus de méthanisation, ces produits seront transformés en gaz renouvelable. Les résidus, un engrais naturel, seront épandus.

 

En 2017, dès l’émergence de ce projet soutenu par l’ADEME et la Région Île-de-France, ces trois agriculteurs ont impliqué la collectivité et les riverains dans leur projet de méthanisation. Ils ont ainsi effectué, en collaboration avec les équipes de GRDF, des animations dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes aux énergies renouvelables et à la valorisation des déchets.

 

13 sites en Seine-et-Marne

Aujourd’hui 13 sites injectent du gaz vert dans les réseaux gaziers en Seine-et-Marne soit l’équivalent des consommations énergétiques de 36 000 logements neufs chauffés à l’année au gaz ou de 830 bus roulant au BioGNV.

 

La mise en service de ce 13e site en Seine-et-Marne témoigne ainsi de la dynamique insufflée par le Département au travers de la charte CapMétha77. Son objectif est de couvrir 75 % des besoins énergétiques résidentiels en biométhane d’ici 2030.

 

https://actu.fr/ile-de-france/thieux_77462/en-seine-et-marne-trois-agriculteurs-s-associent-pour-construire-un-methaniseur_38334900.html

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 16:25

 

 

Alors que la population est vent debout contre l’implantation d’un méthaniseur

 Valérie Pécresse alloue 500 000 € de subvention et l’ETAT (Ademe) 300 000 €  à :

VGBIO ERNERGIE 29 RUE DE Courtry 77 GUERARD

Président M Antoine GELDOF

Directeurs Généraux  M Philippe BLOMME, M Dominique VANWALLEGHEM

Coût de l’opération 5 480 900 €

 

De quelle sucrerie viendront les pulpes de betteraves ?

De quels silos viendront les déchets de silos de céréales ?

Les agriculteurs ne le disent pas.

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que la Région IDF et l’ETAT

 gère bien votre argent

ou favorisent-t-ils

certaines catégories professionnelles ou détriment des autres  ?

 

pour aller plus loin :

subventions page 48 : https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2020-190DEL.pdf

        projet :https://vgbioenergie.fr/projet/

déclaration : https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/45468/336663/file/2020-03-11-VGBIO%20ENERGIE-FAREMOUTIERS-DECLARATION%20INITIALE-ICPE.pdf

 

Paru sur actu 77 :

Seine-et-Marne. Projet de méthanisation à Faremoutiers : la fronde gronde chez les habitants

Le projet d'installation d'un méthaniseur à Faremoutiers prévue en 2021 crée la polémique chez les habitants. Mais les porteurs de projet, eux, ne sont même pas sûrs qu'il se fasse

 

Par Ann Marie KornekPublié le 1 Oct 20 à 7:30 

« On a cherché des points positifs pour l’installation du méthaniseur, mais on n’en a pas trouvé », explique Maylis. Cela fait plusieurs années qu’elle vit à Faremoutiers avec sa famille, tout comme Stéphanie. Pour elles, la commune était l’endroit parfait pour élever leurs enfants, dans un cadre paisible.

Un méthaniseur au bout du jardin

Si elles sont mécontentes aujourd’hui, c’est que l’année prochaine, un méthaniseur devrait sortir de terre, entre la commune et le hameau des Bordes, à quelque 800 mètres de leurs maisons. Elles ont appris l’existence du projet presque par hasard, il y a environ deux mois. « Nous n’avons appris par une agente immobilière qu’un méthaniseur devrait se construire au bout de nos jardins », raconte Stéphanie.

L’annonce de la construction les a fait tomber des nues : « Nous avons eu aucune information de la mairie. Il a fallu que l’agente immobilière l’apprenne d’un potentiel acheteur pour nous prévenir à son tour ! ».

Lorsqu’elles ont contacté la mairie, cette dernière se serait déchargée de sa responsabilité dans le projet et ne proposerait pas non plus de réunion publique pour le présenter aux habitants : « Ils nous ont dit que ce n’est pas de leur ressort. On a l’impression que tout se fait en sous-marin », déplore Stéphanie.

« La mairie n’est pas porteuse du projet » – Nicolas Caux

À la mairie, cependant, on ne comprend pas vraiment l’affolement des habitants :

« Pour l'instant les agriculteurs ont uniquement déposé le projet. C'est trop anticipé de tirer la sonnette d'alarme. Il s'agit d'un projet privé, sur un terrain privé. À la mairie, on ne porte rien du tout, donc il n'y a pas de raison de tenir les habitants au courant dès maintenant. »

Nicolas Cauxmaire de Faremoutiers

Destin incertain

À l’origine du projet de méthaniseur se trouve la société VGBIO Énergie qui regroupe trois familles agricoles. D’après une délibération du conseil régional sur les subventions de futurs projets de méthaniseur en Île-de-France, « le projet est dimensionné sur un approvisionnement total de 10 830 t/an, composé de 67 % CIVE (cultures intermédiaires à vocation énergétique), de 23 % de pulpes de betterave, de 8 % issus de silos et de 1 % de déchets fruits et légumes. […] La production de digestat est d’environ 9 700 m3 /an, qui sera valorisé par épandage sur les terres des exploitants du projet. »

Toutefois, l’un des porteurs de projet, Antoine Geldof, affirme qu’il n’est même pas sûr que le projet va aboutir :

« Nous avons déposé le projet, mais il reste très flou à l'heure actuelle. Nous sommes en attente de savoir si le gouvernement passe un décret et un arrêté sur le biométhane qui pourrait être très pénalisant pour nous. »

Antoine Geldofagriculteur

Le décret dont il parle, voulu par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, porte sur une réforme du tarif d’achat du biométhane. D’après la revue numérique spécialisée « Actu Environnement », ce projet de décret prévoit une série de dispositions qui pourraient à terme menacer la rentabilité des méthaniseurs pour les petits agriculteurs et favoriser des projets industriels.

Parmi les plus grands perdants de cette réforme se trouveraient les méthaniseurs entre 100 à 200 Nm3/h (normo mètres cubes par heure, soit une mesure de quantité de gaz, N.D.L.R.). Or, à Faremoutiers, le débit moyen devrait se situer aux alentours de 123 Nm3/h, soit pile-poil dans la fourche.

« On veut jouer la carte de la transparence » – Antoine Geldof

Plus loin, Antoine Geldof souhaite rassurer les habitants :

« On veut jouer la carte de la transparence. Il est prévu de créer un site internet, d'échanger avec les habitants et même de visiter une unité de méthanisation. La sécurité du projet nous importe car un de nos associés vivra juste à côté du méthaniseur. Mais comme les choses sont encore très floues, on ne communique pas sur le projet à l'heure actuelle. »

Antoine Geldofporteur de projet

Une réunion sur ce sujet se tiendra jeudi 1er octobre à 20h dans la salle socio-culturelle de Faremoutiers. Le port du masque est obligatoire

 

https://actu.fr/ile-de-france/faremoutiers_77176/seine-et-marne-projet-de-methanisation-a-faremoutiers-la-fronde-gronde-chez-les-habitants_36459760.html

 

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