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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 18:17
MARCHEMORET : les habitants attendaient des aides pour réduire leur facture d’eau mais Valérie Pécresse  et l’ETAT préfèrent allouer une subvention  de 1 600 000 € à des agriculteurs pour 2 méthaniseurs !

En effet le Conseil Régional d’IDF et l’ETAT (Ademe) ont décidé d’allouer :

              - 800 000 € de subvention à Goële Bio Energie   (président Maurice Côme, directeurs généraux : Gaëtan Belloy,  Yves    Lecompte, Marc Maurice et Benoît Maurice)

800 000 € de subvention à Plaine de France Energie  Président Guillaume Thierry (ferme de Chantemerle à Lagny le Sec)

                         pour les aider à implanter deux méthaniseurs à Marchemoret (1).

 

Une facture d’eau qui explose !

Difficile à comprendre pour les habitants de Marchemoret que de telles subventions soit allouées à une poignée d’agriculteurs alors qu’en cette période difficile de Covid on leur impose de payer leur eau potable plus chère pour financer la rénovation du système d’assainissement des communes de la communauté de communes Plaine et Monts de France CCPMF.

Pascal Durand, président de la CCPMF et maire de Marchemoret n’a pas eu le choix :

Sa communauté de communes n’est pas bien riche car elle est constituée de villages ruraux souvent oubliés par l’ETAT et le Conseil Régional IDF quand il s’agit de leur attribuer des aides, mais que l’on n’oublie pas lorsqu’il s’agit d’y déverser les ordures des autres.

 

Ces méthaniseurs les habitants de Marchémoret n’en voulaient pas

 mais ce qu’ils souhaitent

 n’intéresse personne.

 

Alors comme d’habitude ils devront payer

subir et se taire

surtout se taire

 

 

(1) Page 65 et 69 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2020-190DEL.pdf

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 17:51
CHARNY : les habitants attendaient des aides pour réduire leur facture d’eau mais Valérie Pécresse  et l’ETAT préfèrent allouer une subvention de plus de 900 000 € à 3 agriculteurs pour un méthaniseur !

En effet le Conseil Régional d’IDF et l’ETAT (Ademe) ont décidé d’allouer plus de 900 000 € de subvention à Laurent, Louis Courtier et Edouard Proffit (Charny Energie) pour les aider à implanter un méthaniseur à Charny (1).

Une facture d’eau qui explose !

Difficile à comprendre pour les habitants de Charny qu’une telle subvention soit allouée à 3 agriculteurs alors qu’en cette période difficile de Covid on leur impose de payer leur eau potable bien plus chère pour financer la rénovation de leur système d’assainissement et soutenir financièrement leur communauté de communes pour remettre en état plusieurs stations d’épuration dans les villages voisins.

Leur communauté de communes n’est pas bien riche car elle est constituée de villages ruraux souvent oubliés par l’ETAT et le Conseil Régional IDF quand il s’agit de leur attribuer des aides, mais que l’on n’oublie pas lorsqu’il s’agit d’y déverser les ordures des autres.

 

Alors comme d’habitude ils devront payer

subir et se taire

surtout se taire

 

 

(1) page 23 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2019-247DEL.pdf

lhttp://www.fresnes-sur-marne.fr/fileadmin/user_upload/Accueil/Informations_Charny_METHANISATION.pdf

 

 

Paru sur le site de la commune de Charny

Au vu de l’important programme de travaux défini sur notre territoire (réseaux de collecte vieillissants, mise aux normes et reconstruction des stations d’épuration …) avec des délais de réalisation imposés par la Direction Départementale des Territoires de Seine et Marne (police de l’eau), la Communauté de Communes a souhaité augmenter et harmoniser les parts payées par l’ensemble de ses administrés.

Le prix de l’eau pour la collecte et le traitement des eaux usées est composé d’une part à destination du délégataire (SUEZ sur la commune de Charny) et d’une part à destination de la Communauté de Communes.

Pour la commune de Charny, le prix de l’eau fixé pour la part à destination de la Communauté de Communes était de 1 euros par m3 au 01 janvier 2019. Cette taxe a été portée à 2,71 euros par m3 à compter du 26 avril 2019.

Cordialement,

La Mairie de Charny

Voir courrier dans son intégralité

Courrier concernant Suez

http://www.charny77.fr/a-la-une/facture-assainissement-eau/

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 15:24

Article paru sur le site de l’association Bretagne Vivante :

 mercredi 2 septembre 202020

Usines de méthanisation bretonnes, nous exigeons un moratoire sur leur développement

 

Le 23 août 2020, l'usine de méthanisation de Kastellin à Châteaulin (29) a provoqué une pollution à l'ammoniaque de l’Aulne, privant ainsi que près de 200 000 personnes sur 40 communes d’eau potable. En cause, une fuite du produit de fin de fermentation (digestat) très chargé en nitrates.  C'est le 3ème accident de ce type en 3 ans.
N’y a -t-il pas un problème de gestion des risques liés aux méthaniseurs en Bretagne ?

 

Déjà en 2017, Eau et Rivières de Bretagne pointait le risque de fuite et d'écoulement comme l'un des problèmes liés à l'installation de ces usines de biogaz en Bretagne. La réponse apportée alors par les porteurs de projet fut lapidaire : ce risque n'existe pas !

 

Or, un risque qui « n'existe pas » ne peut être ni anticipé ni évité… Résultat, entre 2017 et 2020, 3 pollutions de cours d'eau du fait de fuites de méthaniseurs sont à déplorer en Bretagne.

Notons que les impacts de ce type de pollution restent difficiles à évaluer à court terme. Néanmoins, privant 180 000 personnes d’eau potable, l'impact humain est très important. Bretagne Vivante a ainsi déposé une plainte pour dégradation de la qualité de l'eau. L'enquête estimera les dégâts occasionnés, mais un suivi de la biodiversité du milieu pollué sur le long terme est indispensable.

Cet événement pointe du doigt, que d'une part, le risque de fuite existe et qu'il est anormal de ne pas s'en être préoccupé plus tôt. D'autre part, il prouve que, comme toutes installations industrielles, les usines de méthanisation doivent être soumises à une évaluation des risques avec, entre autres, une formation adéquate des exploitants, une culture de l’anticipation accrue, un contrôle et une évaluation en amont des lieux d'installation des usines.

Bretagne Vivante rappelle que le développement des méthaniseurs ne relève pas du métier d'agriculteur, mais de l'industrie. Cette technique, si elle n'est pas aboutie et suffisamment maîtrisée, induit des risques de pollution et des impacts importants sur l'environnement. La méthanisation industrielle n'est pas compatible avec une agriculture respectueuse des sols et de l'environnement. L'espace rural ne doit pas devenir le dépotoir des déchets créés par notre consommation exponentielle d'énergie, d'autant plus si nous la prétendons ''verte''.

Bretagne Vivante salue la décision du préfet de suspendre l'exploitation et s'associe à Eau et Rivières de Bretagne et la Fédération Bretagne Nature Environnement pour demander qu'un moratoire soit pris sur la poursuite des créations d’unité de méthanisation industrielles dans notre région.

Aller plus loin : Notre positionnement sur le développement de la méthanisation d'octobre 2017 est disponible sur notre site internet ICI

A l’initiative de paysans, consommateurs d’eau, environnementalistes, citoyens choqués par la pollution de l’Aulne par le Méthaniseur Kastellin rendant dangereuse la consommation d’eau du robinet de plus d’une quarantaine de communes du Finistère.

Nous, paysans de la terre, paysans de la mer, associations de protection de la nature et de consommateurs, consommateurs d’eau et citoyens, réclamons de la part de l’État et des Collectivités Territoriales :

1/ Un moratoire immédiat concernant le développement de l’industrie de méthanisation en Bretagne.

2/ L’engagement de l’État à suspendre les arrêtés d’autorisation des méthaniseurs en place et compléter la protection des rivières par de nouvelles prescriptions.

3/ La fin des aides publiques de la Région Bretagne, de l’ADEME et des Conseils départementaux à la méthanisation et leur redistribution vers la conversion du modèle alimentaire et agricole au service des paysan.ne.s et de la résilience des milieux naturels face au dérèglement climatique.

https://www.bretagne-vivante.org/Actualites/Usines-de-methanisation-bretonnes-nous-exigeons-un-moratoire-sur-leur-developpement

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 14:14

 

Les villages ruraux  savaient qu’ils étaient les oubliés de la région IDF sauf quand il s’agissait de payer leurs impôts et de venir y déverser les ordures des autres, mais ils espéraient qu’à minima la région IDF subventionnerait l’implantation de liaisons douces : pistes cyclables, trottoirs….

 

 

Paris a besoin de gaz

 

On  ne  va  tout  de  même  pas   implanter  une  usine  de  méthanisation au pied de la tour Eiffel ?

C’est  mieux  de  l’implanter  dans  les  villages  ruraux  à  côté des monstrueuses décharges.

 

On apprend que la région IDF a préféré utiliser l’argent de nos impôts pour allouer des subventions aux exploitants  d’usines de méthanisation, même dans des villages non raccordés au gaz de ville comme Charmentray et Vinantes au nord-ouest 77.

 Entre 2014/2019 c’est 23.7 millions d’euros qui ont été alloués à 28 usines de méthanisation

Valérie Pécresse a multiplié par 2.5  le budget alloué à la méthanisation passant de 4 millions d’euros en 2019 à 10 millions d’euros en 2020.

http://regions-france.org/wp-content/uploads/2020/02/P22-IDF-Soutien-methanisation.pdf

 

A titre d’exemple nous allons nous penchez sur le cas

de la 7ème circonscription du 77

 

Le député est Rodrigue Koukouendo, il dispose de 4 attachés parlementaires, payés par vos impôts, un député qui semble plutôt se préoccuper des affaires étrangères que des problèmes de sa circonscription. http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/fiche/OMC_PA721644

 

7ème circonscription du 77

7ème circonscription du 77

Sur cette circonscription, 5 communes ne sont pas raccordées au réseau de gaz de ville : Charmentray, Iverny, Nantouillet, Le Plessis aux Bois, St Mesmes.

Mais par contre  4 méthaniseurs  y sont installés ou en cours d’installation, dont 1 à Charmentray sur une commune non raccordée au réseau du gaz de ville.

 

C’est sur ce territoire réduit que l’on a implanté les décharges parmi les plus importantes de France :

- Veolia Claye-Souilly, Fresnes sur Marne, Charny

- Suez Villeparisis

- ECT Villeneuve sous Dammartin et Annet sur Marne.

 

 

Quant aux pistes cyclables c’est une autre affaire

 

Les habitants des villages ruraux de Charny, Compans, Charmentray, St Mesmes, Messy, Thieux…. qui souhaitent rejoindre à vélo Claye-Souilly ou Mitry-Mory s’exposent à des risques importants car les  petites routes de campagne, non pourvues de pistes cyclables, sont très empruntées par des véhicules à moteur, et peu ou pas éclairées la nuit.

Quant aux piétons, ils sont pratiquement condamnés à marcher sur la route car le bas côté de la route est impraticable et parfois même inexistant car accaparé par certains agriculteurs.

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 16:11
SAS BIOGAZ Charmentray : implantation d’un méthaniseur agricole, sur une commune non raccordée au gaz de ville, pour fournir du gaz aux autres !

Du gaz  pour les autres !

 

Charmentray,  commune  de moins de 300 âmes, l’une des dernières communes rurales du 77  qui n’est ni raccordée au réseau de gaz de ville, ni raccordée au réseau d’assainissement collectif.

C’est sur cette commune qu’un  méthaniseur agricole est en projet qui ne  méthanisera pas les résidus de producteurs de bétail (fumiers…) car les agriculteurs intéressés à ce projet sont en majorité des céréaliers.

 

Le méthaniseur « sera  nourri » :

- pour environ 86 % avec  des cultures destinées  à produire du gaz CIVE (culture intermédiaire à vocation énergétique : maïs, tournesol…).

 -pour  environ 5% avec des pulpes de betteraves dont on ne sait pas d’où elles viendront, la sucrerie la plus proche en Seine et Marne se trouvant à Nangis (à plus de 60 kms de Charmentray).

 

Bernard LENFANT, président de la SAS BiOGAZ Charmentray a sollicité 800 000 € de subvention  pour son projet de méthaniseur  (500 000 € du conseil régional IDF accordé et 300 000 € de l’Ademe (ETAT).(1)

Ironie du sort  Bernard LENFANT est également maire de Charmentray, une commune non raccordée au réseau de gaz de ville et non raccordée à un réseau d’assainissement collectif.

 

Subventionner un projet industriel

plutôt que d’aider des petites communes rurales

 à s’équiper ?

 

Comment le Conseil régional d’IDF  peut-il privilégier le subventionnement d’un projet industriel sur une commune qui n’est ni raccordée au réseau de gaz  de ville, ni même à celui de  l’assainissement collectif (2) ?

 

  1. Page 45 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/2020/06/RAPCP2020-190DEL.pdf

Page 18 https://www.iledefrance.fr/sites/default/files/medias/rapports/RAPCP2019-332DEL.pdf

 

  1. https://eau.seine-et-marne.fr/tout-sur-ma-commune/charmentray

 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 18:21
Méthaniseur de Messy

Méthaniseur de Messy

Attainville, charmante commune  du Val d’Oise, de 1700 habitants, située au cœur de la plaine de France, à proximité du château d’ Ecouen ( monument historique).

Un village où est implantée une décharge ISDND, à proximité des habitations, qui « accueille »  également d’importants silos agricoles  de la coopérative Agora qui est autorisée à stocker sur son site des engrais contenant du nitrate d’ammonium. (1)

C’est dans ce village

qu’un projet de méthaniseur a mis le feu aux poudres.

Yves Citerne, maire d’Attainville et son conseil municipal qui s’opposent à ce projet souhaitaient voir de plus près une usine de méthanisation, leur choix s’est  orienté vers le méthaniseur de Messy qui a créé des nuisances olfactives aux riverains des communes de Messy, St Mesmes et Gressy pendant plusieurs mois cet été.

Des adhérents d’ADENCA les ont accompagnés, ce dimanche matin, sur le chemin des Cerisiers,  devant le méthaniseur, afin d’échanger leurs informations  sur ce type d’installation industrielle.

Yves Citerne, maire d'Attainville, accompagné de conseillers municipaux et d'habitants devant le méthaniseur de Messy

Yves Citerne, maire d'Attainville, accompagné de conseillers municipaux et d'habitants devant le méthaniseur de Messy

Ironie du sort, il semblerait qu’une caméra implantée par les exploitants du méthaniseur surveille les allées et venues sur le site du méthaniseur et ses abords, cette caméra aurait constaté un attroupement sur le chemin rural des cerisiers, ce qui aurait alerté les exploitants du méthaniseur de Messy qui sont venus à notre rencontre.

Yves Citerne, maire d’Attainville, et les personnes qui l’accompagnaient ont échangé avec les exploitants en toute courtoisie, chacun restant sur ses positions.

Lors de cet entretien nous avons appris :

- que la pulpe des betteraves qui serait utilisée dans le méthaniseur de Messy pourrait venir de sucreries de Belgique (en quelque sorte un retour des déchets non utilisés par la sucrerie vers les exploitants de betteraves).

- que les cultures de maïs ou autres (CIVE)  semées l'été pour « nourrir » le méthaniseur pouvaient bénéficier d’un système d’irrigation par tuyaux implantés dans le sol mais ainsi par aspersion.

  1. http://documents.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/commun/P/a/8acb34013ff0addf013ff0b69c98000a.pdf

 

Extrait article paru sur le site de la mairie d’Attainville :

NON à l’unité de méthanisation à 650 mètres du village – pétition en ligne...

 

Chères Attainvilloises, Chers Attainvillois,

Le conseil municipal se joint à moi pour vous informer qu’un permis de construire d’une unité de méthanisation agricole a été déposé le 7 Juillet en Mairie d’Attainville. Le dépôt de permis est à ce jour à l’affichage, il ne sera pas instruit par la Mairie mais par les services de l’Etat avec l’avis de l’architecte des Bâtiments de France.

LE MAIRE ET LE CONSEIL MUNICIPAL S’OPPOSENT FERMEMENT À CE PROJET
ET DEMANDENT LE SOUTIEN DE LA POPULATION

Les éléments généraux qui ont été présentés au Maire le 10 Juin font état de la construction d’une très vaste unité de méthanisation. Elle sera composée de trois cuves circulaires d‘environ 25 mètres de diamètre recouvertes d’une bâche souple (sorte de cloche) gazomètre, de trois surfaces de stockage d’ensilage (fermentation de produits agricoles, de pulpe de betterave, et « d’intrants exogènes » extérieurs à l’agriculture) de 80 mètres de long sur 30 mètres de large, d’une lagune de stockage des effluents de l’activité appelé « le digestat » (déchet final perdu et réutilisé sur les terres agricoles) ainsi que de nombreux aménagements spécifiques à cette activité. Vous pourrez trouver sur internet de nombreux liens avec des constructions identiques et déjà existantes.

L‘unité de méthanisation d’Attainville sera construite à 650 mètres du village, non loin de la salle polyvalente, sur une terre agricole de 40 000 m2 située sur la gauche après les vergers, parcelle cadastrale ZE 30 (en attente de division) bordée au Nord par la N104 et au Sud par le chemin rural N°7 dit des Crochets. Ce permis a été déposé par la société « SAS Croix Verte, Bio énergies », il est porté par quatre agriculteurs. Cette société, dont vous trouverez les coordonnées sur internet, a été enregistrée au Registre du commerce et des sociétés le 04-10-2019, son Président est domicilié à Villiers le Sec et ses deux dirigeants à Attainville.

Le conseil municipal a demandé aux intéressés, par écrit le 13 Juillet, de bien vouloir renoncer à ce projet.

LES MOTIFS DE CE REFUS
• Nous subissons depuis de très nombreuses années les nuisances d’une décharge (CET) qui sur le papier ne devait apporter aucun problème à notre village. En 2008 des élus se sont battus contre le dépôt de certains déchets. Aujourd’hui malgré des améliorations, les habitants du quartier des Cèdres et du Centre Bourg sont périodiquement dérangés par des odeurs de méthane et de poubelles. Une usine de plus ce sont des nuisances supplémentaires pour ces mêmes habitants et l’ensemble de la population.

• En passant au plus près de notre village les camions et les tracteurs qui alimenteront toute l’année les zones d’ensilage de cette usine apporteront des nuisances olfactives, sonores et de la pollution. Les flux entrants sont annoncés majoritairement agricoles mais nous savons, comme pour la décharge, qu’en fonction des demandes gouvernementales, des arrêtés préfectoraux modificatifs et des intérêts financiers des exploitants, l’apport de « sous-produits animaux » (lisier, anciennes denrées alimentaires, déchets de cuisine et de table) est possible. Avec les vents dominants de Nord-Est toutes ces odeurs rendront le village invivable…..

• L’impact sur notre santé, particulièrement sur les enfants, risque d’être important, mais personne ne pourra en apporter la preuve.

• Les incidences sur l’attractivité de notre village vont être réelles comme la perte de la valeur de notre patrimoine immobilier. L’unité de méthanisation située entre la N104 et le chemin rural N°7 dit des crochets sera très visible lorsque vous viendrez de Roissy ou de Cergy. Attainville deviendra célèbre, non plus pour son église Saint Martin classée ou son carrefour historique de la Croix Verte mais elle deviendra célèbre à cause d’une usine de méthanisation qui pollue son village.

La décharge (CET), L’autoroute A16, La N104, Huit carrefours giratoires,
Les avions de Roissy, Des milliers de voitures tous les jours autour de nous.

CELA SUFFIT
NON A L’UNITÉ DE MÉTHANISATION

 Nous avons besoin de votre aide et d’une mobilisation générale, l’instruction d’état ne dure que quatre mois.

Signez notre pétition https://www.change.org/méthanisation-à-Attainville-95_NON-JAMAIS 

Envoyez tous vos messages et courriers en précisant obligatoirement vos coordonnées afin que nous  puissions transmettre ces éléments au Préfet sur l’adresse : maire@attainville.fr

Télécharger le tract ici

 

https://attainville.fr/a-la-une/non-a-lunite-de-methanisation-a-650-metres-du-village-petition-en-ligne/

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 15:06
Vue sur le méthaniseur Messy Biogaz (à gauche on aperçoit les habitations de St Mesmes)

Vue sur le méthaniseur Messy Biogaz (à gauche on aperçoit les habitations de St Mesmes)

A droite la torchère qui brûle le biogaz en cas d’indisponibilité temporaire de l’injection (panne, maintenance ou gaz non conforme)

A droite la torchère qui brûle le biogaz en cas d’indisponibilité temporaire de l’injection (panne, maintenance ou gaz non conforme)

Cet été a été très difficile pour les habitants de St Mesmes qui ont dû subir les odeurs nauséabondes en provenance du méthaniseur voisin de Messy ainsi que le trafic de véhicules qui empruntent le chemin rural des Cerisiers pour alimenter le méthaniseur.

 

Les nuisances pour les habitants de St Mesmes

 le gaz pour les autres !

 

Car ironie du sort, St Mesmes n’est pas raccordé au réseau du gaz de ville.

Difficile à comprendre lorsque l’on apprend que le 1er adjoint (chargé de l’environnement) n’est autre que Nicolas Charpentier, l’un des agriculteurs qui a implanté cette usine de méthanisation agricole au bord de St Mesmes sur la commune riveraine de Messy.

Pourquoi depuis toutes ces années les élus de St Mesmes n’ont pas engagé les travaux nécessaires au raccordement de la commune au réseau du gaz ?

 

Pour le savoir, nous vous conseillons de vous rapprocher de

Alfred Stadler

Maire de St Mesmes

Nicolas Charpentier

1er adjoint au maire chargé de l’environnement

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:31

 

Plaine de France Energie est un groupement de 3 associés qui souhaitent exploités un méthaniseur sur le territoire de Marchemoret, au lieudit La Crouillère, en face du hameau de Lessart.

Guillaume Thierry le président de cette société exploite la ferme de Chantemerle à Lagny le Sec dans l’Oise, les autres associés exploitent des fermes à Moussy le Vieux et Villeneuve sous Dammartin.

Le projet prévoit, entre autres, l’implantation de 3 silos d’une superficie de 7200 m2, la création d’une fosse de stockage des digestats de 5119 m3. Une torchère pour brûler les gaz excédentaires.

Ce sera le 2ème méthaniseur qui sera implanté sur cette commune de moins de 600 âmes.

 

3 fois plus de déchets que le projet original !

 

Plaine de France Energie a déposé, en fin d’année dernière, une déclaration, sous la rubrique 2781 1c, dans le but de méthaniser 29 tonnes/jour de déchets  agricoles, effluents d’élevage et déchets végétaux d’industries agroalimentaires….mais tout bien réfléchi,  les 3 agriculteurs préfèrent, semble-t-il, passer à la classe supérieure, et devraient déposer sous peu une demande, sous la rubrique 2781-2b, pour être autorisés à méthaniser  3 fois plus de déchets :  99.9 tonnes/jour, la rubrique choisie par les exploitants  pourra  permettre "d'accueillir" également   dans le méthaniseur des déchets contenant des boues de stations d’épuration d’effluents industriels ou urbains.

La co-méthanisation de ce type de déchets avec d’autres déchets semble assez délicate comme l’explique la note interprétative de l’Ineris, pour extrait :

« La co-méthanisation de boues de stations d’épuration d’effluents industriels ou urbains avec d’autres types de déchets relève de la rubrique 2781-2. Le recours à cette pratique doit néanmoins être aussi limité que possible car l’introduction d’un mélange entre boues de stations d’épuration et déchets complique singulièrement la mise en œuvre des mesures de remédiation en cas de pollution des terrains d’épandage du digestat issu de la co-méthanisation. La recherche de responsabilité a de fortes chances de ne pas aboutir. »(1)

Plaine de France Energie indique que le stockage des déchets entrants solides devrait se faire en silos non couverts .

Quant à l’épandage des 29 115 tonnes de déchets résiduels du méthaniseur (digestats) il se fera, pour partie, autour du hameau de Lessart, comme l’indique la carte qui suit.

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

Carte présentée à la préfecture dans le dossier cas par cas, complétée par Adenca aux endroits marqués d'une flèche

Pour le nettoyage et « la chasse d’eau pour le réseau ferti-irrigation » Plaine de France Energie devrait faire creuser un forage qui utilisera 2 à 5 m3 d’eau en heure de pointe, environ 1460 m3/an d’eau de la nappe phréatique (soit la consommation moyenne annuelle en eau  de près de 12 ménages).

 

Les déchets de l’Oise

il faut bien les mettre quelque part

pourquoi pas en Seine et Marne ?

 

Plaine de France Energie indique sur son site (2) qu’une partie des déchets devraient venir de l’Oise de la coopérative Valfrance de Plessis Belleville  et de la sucrerie de Chevrières (commune située à plus de 40 kms de Marchemoret).

 

Des nuisances olfactives limitées d’après Plaine de France Energie.

L’avenir nous le dira…..

 

 

 

(1)https://aida.ineris.fr/consultation_document/10757

https://aida.ineris.fr/consultation_document/sites/default/files/gesdoc/95467/IR_1704_nom_27xx_2781.pdf

(2) https://pfe.eco/projet/

Sources :

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/driee-ud77-011-2020.pdf

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/f01120p0017.pdf

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 11:10

 

Paru sur le site : «Le Monde » :

 

Dans le Finistère, le préfet suspend l’activité d’un méthaniseur ayant pollué l’eau potable

La pollution, due au débordement d’une cuve, a privé d’eau potable 180 000 personnes la semaine dernière.

Le Monde avec AFP Publié le 24 août 2020 à 20h24 - Mis à jour le 24 août 2020 à 20h45

 

C’est un épisode qui pourrait laisser des traces, à l’heure où le développement de la méthanisation, un temps prônée par les pouvoirs publics, rencontre des oppositions sur le terrain. Le préfet du Finistère a annoncé lundi 24 août la suspension d’activité d’un méthaniseur à l’origine d’une pollution qui a privé d’eau potable 180 000 personnes la semaine dernière.

L’arrêté préfectoral doit entrer en vigueur mardi, a précisé la même source à l’Agence France-Presse, confirmant une information de la presse locale. « Il sera levé quand toutes les conditions seront remplies. C’est pour la protection de tout le monde », a déclaré le préfet, Philippe Mahé, cité par le quotidien régional Le Télégramme.

L’association de défense des consommateurs CLCV a par ailleursannoncé dans un communiqué avoir « porté plainte contre X auprès du procureur de la République en application des articles L 216-6 et L 432-2 du code de l’environnement », qui répriment le déversement de substances nuisibles.

La CLCV estime « que les consommateurs ne comprendraient pas que les coupables de cette pollution ne soient pas poursuivis et lourdement sanctionnés ». Elle « demande que des mesures draconiennes soient prises par l’exploitant pour garantir la sécurité absolue de l’eau potable, alors que le réchauffement climatique fragilise dangereusement la ressource en eau », selon le communiqué.

Un débordement de 300 à 400 mètres cubes

La pollution est due au débordement d’une cuve de digestat (des matières organiques méthanisables comprenant souvent lisier, fumier et déchets végétaux) de la centrale biogaz de Châteaulin, à la suite d’un incident technique. Entre 300 et 400 mètres cubes de digestat ont débordé de la cuve, selon le gérant de la centrale.

La centrale biogaz est située à environ 1 km de l’Aulne, un fleuve côtier, et en amont d’une usine d’eau potable. L’écoulement dans l’Aulne a provoqué un pic d’ammoniaque, rendant l’eau impropre à la consommation.

Inaugurée en 2018 par Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État à la transition écologique, la centrale biogaz de Châteaulin injecte dans le réseau gazier du méthane produit à partir de fumier, de lisier ou de déchets de l’industrie agroalimentaire. Le digestat, matière organique issue du processus de méthanisation, sert ensuite de fertilisant, épandu sur les terres agricoles.

Parmi les communes concernées par la pollution, figuraient notamment Châteaulin (5 774 habitants), une grande partie de Quimper (63 000 habitants) et la très touristique presqu’île de Crozon.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/24/dans-le-finistere-le-prefet-suspend-l-activite-d-un-methaniseur-ayant-pollue-l-eau-potable_6049818_3244.html

 

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 10:01

 

Paru dans le journal le Monde :

Dans le Finistère, 180 000 personnes privées d’eau potable après un incident de méthaniseur

La pollution est due au débordement d’une cuve de digestat de la centrale biogaz de Kastellin. La préfecture recommande « de ne pas utiliser l’eau du robinet pour la boisson et le lavage des légumes et des fruits consommés crus ».

Le Monde avec AFP Publié hier à 16h05, mis à jour à 01h10

Temps de Lecture 1 min.

 

Environ 180 000 personnes étaient privées d’eau potable dans le Finistère, jeudi 20 août, après le débordement d’une cuve de digestat d’un méthaniseur à Châteaulin, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la préfecture et de l’exploitant.

La préfecture recommande ainsi « de ne pas utiliser l’eau du robinet pour la boisson et le lavage des légumes et des fruits consommés crus » dans cinquante communes du département, dont Quimper, Châteaulin ou encore la presqu’île de Crozon. « Si vous avez consommé de l’eau du robinet durant la matinée, et que vous ressentez des symptômes évocateurs de gastro-entérites, il vous est recommandé de consulter votre médecin traitant », a-t-elle fait savoir dans un communiqué.

La pollution est due au débordement d’une cuve de digestat de la centrale biogaz de Kastellin, à la suite d’un incident technique. Entre 300 et 400 m3 de digestat ont débordé de la cuve dans la nuit de lundi à mardi, selon le gérant de la centrale, Clotaire Lefort. « Tout est en sécurité. La situation est maîtrisée », assure ce dernier.

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La centrale biogaz est située à environ 1 kilomètre de l’Aulne, un fleuve côtier, et en amont d’une usine d’eau potable. L’écoulement du digestat dans l’Aulne a provoqué un pic d’ammoniaque, rendant l’eau impropre à la consommation.

Une expertise en cours

« Les circonstances et les causes précises de cette pollution sont en cours d’expertise ; les services de l’Etat veilleront ensuite à obtenir des garanties pour qu’un tel incident ne se reproduise plus », assure la préfecture dans son communiqué.

Inaugurée en 2018, la centrale biogaz de Kastellin injecte dans le réseau gazier du méthane produit à partir de fumier, de lisier ou de déchets de l’industrie agroalimentaire. Le digestat, matière organique issue du processus de méthanisation, sert ensuite de fertilisant épandu sur les terres agricoles.

Pour l’association Eau & Rivières de Bretagne, « ce nouvel accident industriel sur un méthaniseur porte préjudice une nouvelle fois aux rivières finistériennes, après celui de la SA Beuzec-Cap-Sizun, il y a deux ans, qui avait anéanti 3 kilomètres de cours d’eau ».

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Le Monde avec AFP

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/08/20/dans-le-finistere-180-000-personnes-privees-d-eau-potable-apres-un-incident-de-methaniseur_6049460_3244.html

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