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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 08:35
Nord 77 : Des méthaniseurs de déchets pour fournir du gaz aux autres

 

 

Pendant que de nombreux villages du nord 77 ne sont pas raccordés au réseau du gaz de ville comme : Rouvres, Montgé en Goële, Cuisy, Gesvres le Chapitre , Forfry, Marcilly, Douy la Ramée, Puisieux, Charmentray, St Mesmes, Vinantes, Le Plessis L’évêque, Le Plessis aux Bois, Nantouillet, Iverny….

 

le Conseil Régional IDF et l’ETAT utilisent l’argent de nos impôts pour verser des millions d’euros de subvention pour « aider » des agriculteurs à construire des méthaniseurs de déchets pour fournir du gaz aux autres.

 

Bénéficient de ces subventions, entre autres, des agriculteurs élus de communes rurales non raccordées au réseau du gaz de ville.

 

Comme pour le méthaniseur de Messy où certains des agriculteurs bénéficiaires de la subvention de 1 120  000 €  sont entre autres  respectivement maire du Plessis aux Bois et 1er adjoint au maire de St Mesmes, 2 communes non raccordées au gaz de ville.

 

Ou pour celui de Charmentray où l’un des agriculteurs bénéficiaire de la subvention de 800 000 €, est également le maire de cette commune non raccordée au gaz de ville.

 

Ou pour celui de St Soupplets où l’un des agriculteurs bénéficiaire de la subvention  de 850 000 € est également un conseiller municipal de Gesvres le Chapitre, une commune non raccordée au gaz de ville.

 

 

Des élus qui ont, semble-t-il, préféré demander des subventions pour satisfaire leurs intérêts personnels plutôt que de les solliciter pour permettre à leur population d’être raccordé au réseau de gaz de ville.

 

 

Paru dans le Journal « La Marne » :

Le gaz du nord Seine-et-Marne va alimenter le réseau national

Une installation de rebours vient de voir le jour à Marchémoret. L'objectif est de redirigeL’installation ne sera au maximum de ses capacités qu’à l’été prochain. (©Luc Marechaux/GRT Gaz)

 

 

Par Victor FernandezPublié le 1 Sep 21 à 11:25 

r le gaz produit localement vers le réseau national.

 

La Seine-et-Marne, championne de la méthanisation ? La construction d’un nouveau méthaniseur vient de débuter à Saint-Soupplets, et les projets de méthaniseurs se multiplient dans le département.

Une production de gaz au delà des besoins

La quantité de gaz produite est si importante qu’elle commence même à dépasser les besoins locaux à certaines périodes de l’année. L’été, la consommation diminue en raison du climat.

Pour ne pas perdre tout ce gaz produit, une installation de rebours a été mise en service par l’entreprise GRT Gaz à Marchémoret, depuis le début de l’été

« Elle ne sera pleinement opérationnelle que l’été prochain quand trois ou quatre projets de méthaniseurs supplémentaires auront abouti », prévient Rami Hariri, directeur territorial Ile-de-France Est de GRDF.

Deux réseaux de gaz distincts

« Le rebours permet de remonter le gaz du réseau de distribution jusqu’au réseau de transport national », explique Jennifer Do Couto, chargée de communication au sein de la délégation territoriale Val-de-Seine de GRT Gaz.

Le réseau gazier comporte en effet deux niveaux. Le gaz est tout d’abord transporté au niveau national sur de longues distances via le réseau de transport. Il est ensuite acheminé chez les particuliers via le réseau de distribution.

Remonter le gaz local vers le réseau national

Habituellement, le gaz voyage donc en sens unique du réseau de transport vers le réseau de distribution.

L’objectif de l’installation de rebours est de lui faire prendre le chemin inverse, pour que le gaz produit par les multiples méthaniseurs de Seine-et-Marne puisse alimenter d’autres foyers au niveau national.

« À première vue, cela peut paraître simple à faire mais en réalité cela implique des technologies assez complexes pour inverser le sens habituel de circulation du gaz », explique Jennifer Do Couto.

Le second rebours de Seine-et-Marne

Au niveau national, cinq rebours sont en service et 27 sont à l’étude ou en construction.

L’installation de Marchémoret est la seconde qu’accueille la Seine-et-Marne, une autre se trouvant à Mareuil-lès-Meaux. Selon l’Agence Régionale Climat d’Ile-de-France, la Seine-et-Marne compte 13 méthaniseurs en fonctionnement et 38 à l’état de projet.

Le département de Seine-et-Marne ambitionne de couvrir 75 % des besoins résidentiels locaux en gaz grâce à la méthanisation d’ici 2030, soit 2 500 GWh par an. L’installation de Marchémoret permettra, elle, de rediriger vers le réseau national l’équivalent de 557GWh de gaz par an, soit la consommation de 150 000 foyers se chauffant au gaz.

Des communes sans gaz

Si la production est supérieure aux besoins, c’est peut-être également car un certain nombre de communes seine-et-marnaises ne sont pas raccordées au gaz.

À proximité de Marchémoret, c’est par exemple le cas de RouvresMontgé-en-GoëleCuisyGesvres-le-Chapitre ou Forfry.

« Il y a des raisons historiques, explique Rami Hariri. Après la guerre, certaines communes ont été raccordées au gaz et d’autres non. Si le réseau passe dans une commune, il est possible pour la mairie de demander à être raccordée mais les procédures sont assez longues ».

Faute de pouvoir profiter du gaz produit à proximité par les méthaniseurs, ces communes devront donc se résigner à le voir s’échapper vers le reste de la France.

https://actu.fr/ile-de-france/marchemoret_77273/le-gaz-du-nord-seine-et-marne-va-alimenter-le-reseau-national_44534811.html

 

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 14:23

 

Paru sur Ouest France :

 

Vendée. La pollution d’un cours d’eau jugée à La Roche-sur-Yon

La Fédération départementale de la pêche a déposé plainte contre l’entreprise Biogasyl des Herbiers pour la pollution d’un ruisseau. L’affaire a été jugée à La Roche-sur-Yon, ce jeudi 29 juillet.

Le 29 mars 2019, la gendarmerie, alertée par la Fédération départementale de pêche, est allée constater une pollution dans le ruisseau de Longuenais aux Herbiers. Elle proviendrait d’un débordement d’un fertilisant venant de l’unité de méthanisation Biogasyl. Basée à proximité du cours d’eau, l’entreprise collecte des déchets organiques et les transforme en biogaz. Les premiers éléments recueillis par la gendarmerie et l’office français de la biodiversité révèlent la présence d’un produit dans les profondeurs du ruisseau. De nombreux poissons sont morts. Une forte odeur est aussi constatée. La Fédération de pêche a porté plainte.

« Une faute humaine de surveillance »

L’entreprise était convoquée devant le tribunal de La Roche-sur-Yon, ce jeudi 29 juillet. Le responsable d’exploitation présent ce jour explique qu’un de ses employés, salarié depuis un an, « n’a pas bien surveillé une manœuvre de transfert d’un produit vers un autre bassin. Celui-ci a débordé ». Il reconnaît « une faute de surveillance, mais aussi l’absence de consignes écrites ». Selon la Fédération de pêche, près de 60 m3 de produits se seraient ainsi écoulés dans le ruisseau.

Le responsable de Biogasyl après avoir contesté la mort des poissons, est revenu sur ces propos. « Il y a eu confusion. Moi, j’ignorais cette mortalité, contrairement à l’entreprise ». Du côté, de la Fédération de pêche, on s’étonne de l’absence de consigne écrite. Le responsable de l’usine répond : « Nous sommes une petite structure avec trois salariés. Les consignes se faisaient par oral, c’était plus simple. »

L’entreprise mise en demeure par la préfecture

Mais l’avocat de la partie civile note « que Biogasyl fait partie d’un groupe allemand, d’environ 80 000 salariés » et rappelle qu’« aucune disposition n’a été prise, alors qu’un fait similaire s’était produit en 2017 ».

Depuis le dernier accident, la préfecture a mis en demeure la société afin qu’elle inscrive noir sur blanc les consignes de sécurité. Pour l’avocat de la défense, « Les consignes écrites n’auraient pas empêché le manque de vigilance de l’employé ». Ce dernier a, depuis, été licencié pour faute grave.

La procureure de la République estime que « l’infraction est caractérisée par l’enquête de l’office français de la biodiversité. » Elle requiert 8 000 € dont 2 000 € avec sursis d’indemnité pour la Fédération départementale de pêche, qui elle, réclame 20 000 €. De son côté l’avocat de la défense avance plutôt la somme de 5 000 €. La délibération sera rendue le 7 octobre 2021 en attendant une contre-expertise.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-herbiers-85500/vendee-la-pollution-d-un-cours-d-eau-jugee-a-la-roche-sur-yon-a564058a-f074-11eb-9dfd-b6d2c08f691c

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 15:08
carte de la CCPMF

carte de la CCPMF

Faute d’aides suffisantes allouées par le Conseil Régional IDF et l’ETAT les habitants de la CC Plaines et Monts de France ont vu ces dernières années le prix de leur taxe foncière et de leur eau potable augmenter.

 

Aujourd’hui pour faire face à ses engagements la CC Plaines et Monts de France est obligée de renégocier la durée de ses prêts (5 ans supplémentaires), d’où des pénalités et une charge supplémentaire pour les habitants. (1)

 

7.5 millions d’euros  de subventions

 alloués

à une poignée d’agriculteurs 

soit plus de la moitié du budget principal de fonctionnement (2)

pour 2020

de votre communauté de communes !

 

 

Pendant ce temps le Conseil Régional IDF et l’ETAT ont utilisé l’argent de vos impôts pour accorder dans les villages ruraux de la CC Plaines et Monts de France des subventions à la pelle à une poignée d’agriculteurs  pour les « aider » à financer 8 méthaniseurs.

 

  • 3 à Oissery
  • 2 à Marchémoret
  • 1 à Messy
  • 1 à Charny
  • 1 à Vinantes et 1 à Charmentray (sur 2 communes qui ne sont même pas raccordées au gaz de ville)

 

 

La question du jour :

 

Considérez-vous que le Conseil Régional IDF et l’ETAT utilisent bien l’argent de vos impôts ?

 

(1) http://www.cc-pmf.fr/images/deliberations/2020_03_02_CR.pdf

(2) http://www.cc-pmf.fr/images/deliberations/CR_CC_2021_05_31_.pdf

 

 

pour aller plus loin : http://adenca.over-blog.com/2018/03/communaute-de-communes-plaines-et-monts-de-france-l-addition-est-salee-pour-les-23-500-habitants.html

 

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 15:11

 

Extrait article paru sur le site le Monde :

 

En Bretagne, les projets de méthanisation suscitent de plus en plus de crispations

 

Dans la première région agricole de France, les unités de méthanisation agricole ont poussé comme des champignons depuis cinq ans. Aujourd’hui, les critiques se multiplient.

Par Nicolas Legendre(Rennes, correspondant)

Publié aujourd’hui à 04h44, mis à jour à 05h24 

 

 

« C’est l’énergie renouvelable la plus subventionnée, avec une approche complètement erronée de l’intérêt agroécologique. C’est grotesque, énorme, une hérésie ! Ça finira de façon scandaleuse. » Olivier Allain n’a pas de mots assez forts pour fustiger la méthanisation agricole, procédé consistant à transformer lisiers, fumiers, matières végétales et résidus agroalimentaires en énergie. Il y a quelques années pourtant, le « monsieur agriculture » d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle de 2017, vice-président de la région Bretagne chargé de l’agriculture de 2015 à 2021, considérait cette technologie comme prometteuse. Mais l’éleveur costarmoricain, qui a exercé des responsabilités à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), a changé d’avis. Le développement rapide de la filière, sous perfusion d’argent public, et son impact sur le monde agricole ont eu raison de son enthousiasme. Il n’est pas le seul à s’alarmer.

 

Dans la première région agricole de France, les unités de méthanisation, infrastructures massives et coûteuses, souvent adossées à des fermes de grande taille ou exploitées par de grandes coopératives, voire par des collectivités locales, ont poussé comme des champignons depuis cinq ans. Les organisations professionnelles concernées en recensent 153 actuellement en fonctionnement, contre moins d’une dizaine il y a dix ans. En outre, 130 projets sont en cours d’étude. A l’origine du phénomène : un alignement des planètes économiques et politiques favorables.

 

Au milieu des années 2010, le gaz « vert » est présenté par de nombreuses entreprises énergétiques, ainsi que par l’Etat et la FNSEA, comme une solution à de nombreux maux. Il doit permettre de diversifier le bouquet énergétique français, et donc d’atténuer la dépendance envers d’autres pays. Il est aussi censé contribuer à diminuer les quantités d’effluents d’élevage épandus sur les sols, principaux responsables des trop-pleins de nitrates dans les masses d’eau – alors que ce procédé de dégradation des matières organiques en milieu fermé conserve l’azote, les nitrates donc, et le phosphore. Il doit enfin fournir aux paysans concernés des revenus complémentaires, dans un contexte de crises agricoles à répétition, alors que les prix d’achat de la viande, des céréales et autres produits laitiers sont compressés par l’agro-industrie et la grande distribution.

 

Risques environnementaux

Avec ses 110 millions d’animaux d’élevage et ses 1 500 établissements agroalimentaires, la Bretagne apparaît comme un eldorado. L’Allemagne, où la méthanisation a fait florès dès le début des années 2000, est alors citée comme exemple – depuis, le procédé y a été largement critiqué et son développement a été freiné par l’Etat. La France, elle, ouvre les vannes à partir de 2013. Les gouvernements successifs simplifient les procédures et subventionnent les infrastructures. Les tarifs de rachat du « biogaz », garantis par des contrats de quinze ans, oscillent entre 64 euros et 139 euros par mégawatt/heure, soit cinq à dix fois le coût moyen du gaz naturel en provenance de Norvège, de Russie, des Pays-Bas ou d’Algérie, principaux fournisseurs du marché de gros français....

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/17/en-bretagne-les-projets-de-methanisation-suscitent-de-plus-en-plus-de-crispations_6091612_3244.html

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 14:24

 

 

Paru sur le site "La Marne" :

 

La méthanisation menace les animaux sauvages en Seine-et-Marne

 

En Seine-et-Marne, pourra-t-on préserver les animaux sauvages, menacés par les fauchages pour la méthanisation ?

La méthanisation menace les animaux sauvages en Seine-et-Marne

La méthanisation met en danger beaucoup d’animaux sauvages en Seine-et-Marne. La Fédération des chasseurs propose des solutions pour atténuer les dommages. (©Rob Sweers-patrijzen)

 

Par Bénédicte de ChivréPublié le 15 Août 21 à 19:33 

 

 

 

La Seine-et-Marne possède déjà quinze installations de méthanisation, et ce nombre va augmenter.

Le gaz vert, prôné par une partie des écologistes, a ses revers : celui notamment de décimer les animaux sauvages qui vivent en plaine.

 

En effet, l’alimentation en végétaux des méthaniseurs cause de graves dommages à la faune sauvage.

 

Les animaux sauvages décimés dans les plaines de Seine-et-Marne

La faune sauvage des plaines de Seine-et-Marne va payer un lourd tribut à la méthanisation.

En Seine-et-Marne, deux espèces emblématiques, la perdrix et le lièvre, en font les frais. Mais les renards, les sangliers, les faons seront également touchés.

« Les chasseurs retrouvent des cadavres broyés », constate Jérôme Thomas, responsable communication à la Fédération des chasseurs de Seine-et-Marne.

La Fédération des chasseurs de Seine-et-Marne va lancer des études de comptage pour évaluer les dégâts. « Nous allons survoler avec des drones pour compter les animaux avant le fauchage, ceux tués et ceux sauvés ».

 

Les cultures pour la méthanisation fauchées au plus mauvais moment

La plupart des méthaniseurs sont alimentés par des résidus végétaux et par des cultures intermédiaires « à vocation énergétique » (CIVE).

La première fauche intervient en pleine période de nidification, en juin.

Jérôme ThomasFédération de chasse de Seine-et-Marne.

 Tous les oiseaux de plaine sont touchés, mais la perdrix grise est plus affectée que le faisan, par exemple, car ce dernier a la possibilité de refaire son nid dans la saison. L’alouette des champs et le courlis (œdicnème criard) sont aussi très concernés.

 

Des cultures pour compenser

La Fédération des chasseurs de Seine-et-Marne préconise que chaque exploitant impliqué dans la méthanisation mette en place des cultures de compensation où les petits animaux pourront se réfugier.

Pour ce couvert qui aura un intérêt pour la faune et la flore, ce sera l’agriculteur qui fixera le prix, car c’est une perte de surface pour ses cultures.

La mise à disposition des parcelles devrait coûter aux chasseurs entre 400 € et 800 € par an et par hectare, une somme à laquelle s’ajoutent les semences.

Ces parcelles seront implantées plutôt au milieu de la plaine. « Si on a des insectes dans ces parcelles, on pense que les animaux suivront et s’y installeront ».

180 ha de cultures d’intérêt faunistique et floristique (CIFF) ont été installées en 2021 dans le département, entièrement financées par les chasseurs pour un coût moyen de 600 € l’hectare.

 

La plantation de haies continue

Par ailleurs, la Fédération de chasse continue de planter des haies. Pionnière en la matière, elle a une démarche très pragmatique : « on fait des zones pilotes, et on montre les résultats », conclut Jérôme Thomas.

Loin de dénigrer les agriculteurs, il souligne que ce qui se joue est la conséquence de la mondialisation et de la course à la productivité à laquelle le monde agricole est confronté.

 

https://actu.fr/societe/la-methanisation-menace-les-animaux-sauvages-en-seine-et-marne_44157718.html

 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 14:04

 

 

Alors que la population est vent debout contre l’implantation d’un méthaniseur

 Valérie Pécresse alloue 630 000 € de subvention et l’ETAT (Ademe) 370 000 €  à :

 

Sas Biogaz du Plateau

Chemin de Paris

à Larchant

Président  Philippe Girardot

 

Coût de l’opération 5 631 272 €

 

Les pulpes de betteraves  viendront de la sucrerie de Souppes sur Loing situé à plus de 17 kms.

                      De quels silos viendront les déchets de silos de céréales ?

               Les agriculteurs ne le disent pas.

 

 

La question du jour :

Considérez-vous que la Région IDF et l’ETAT

 gère bien votre argent

ou favorisent-t-ils

certaines catégories professionnelles ou détriment des autres  ?

 

pour aller plus loin :

 

Extrait article paru sur actu.fr :

Seine-et-Marne. Dans le village de Larchant, la création d'une unité de méthanisation divise

Trois agriculteurs portent un projet de création d'une unité de méthanisation sur leurs terres qui soulèvent des craintes et interrogations chez certains habitants.

Situé dans une cuvette, le village serait, selon le CDASL, exposé aux nuisances olfactives provenant de la future unité de méthanisation (©DR)

Situé dans une cuvette, le village serait, selon le CDASL, exposé aux nuisances olfactives provenant de la future unité de méthanisation (©DR)

Par Karine BrivesPublié le 4 Déc 20 à 19:00 

Trois agriculteurs portent un projet de création d’une unité de méthanisation sur leurs terres à Larchant.

Leur projet, présenté dans notre édition du 15 novembre dernier, soulève la désapprobation de plusieurs habitants du village.

Fin août 2020 un joggeur de Larchant change son itinéraire habituel et découvre un panneau planté le long d’un champ de betteraves indiquant l’obtention d’un permis de construire pour la construction d’une unité de méthanisation au bénéfice de la SAS Biogaz du plateau……

 

Stupeur et énervement

C’est par ce panneau implanté dans un champs que certains Lyricantois découvrirent qu’un projet d’unité de méthanisation était en cours, d’une certaine ampleur puisque la surface est de 2, 8 hectares.

Une information avait également été disposée dans le bulletin municipal du mois d’octobre 2020.

« Dans le plus grand secret, le projet avait été mûri depuis 2016 et négocié en 2018 par ses porteurs avec la préfecture de Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France, l'ADEME, sans aucune information publique préalable à part l'affichage sur le panneau de la mairie que personne n'a remarqué »,

lâche le CDASL, Comité de Défense, d’Action et de Sauvegarde de Larchant qui précise que cet affichage mentionnait « une unité de méthanisation d’une surface de plancher de 54 m2 ce qui pour le néophyte ne représentait aucun danger ».

Dans le passé, le CDASL, présidé par un habitant du village, Dominique Accaris, qui revendique 200 adhérents, s’est illustré par des actions ayant permis entre autres, de réduire les nuisances dues aux extensions d’exploitation des carrières de sable blanc, de négocier la déviation du village pour les poids lourds et plus récemment de réagir face aux projets d’implantation d’un parc éolien industriel sur le territoire de la commune.

 

Dominée par la ferme du Chapitre, le village s’est développé autour de son église qui fut un lieu de pèlerinage important au moyen-âge et une étape sur le chemin de Compostelle (©DR)

 

De par sa situation géographique, le village de Larchant connu pour sa basilique St Mathurin, son marais déclaré zone Natura 2000, et sa forêt avec ses rochers recherchés des grimpeurs du monde entier, se trouve en contrebas du plateau de Guercheville, sous les vents dominants qui balaient régulièrement la plaine.

Les premières maisons du lieu-dit « Le Chapitre » avec sa grange dimière et son pigeonnier inscrits aux Monuments historiques, se trouvent à environ 550 m de la future unité de méthanisation alors que le centre du village est à 1 km.

Produire un gaz local

Pour le moment, les trois agriculteurs sont dans l’étude d’une collaboration avec GRDF pour se raccorder à la maille qui alimente Saint-Pierre-lès-Nemours, Nemours et Darvault.

« On s'est rendu compte que de juin à septembre, on pourrait produire 100 % du gaz qui est consommé actuellement sur cette maille, et ce, en remplacement de gaz fossile originaire de Russie, de Norvège, ou d'Algérie. C'est la même molécule, sauf que notre gaz serait local »

souligne Philippe Girardot, agriculteur et président de la SAS Biogaz du Plateau.

Des problèmes d’odeurs en vue ?

Malgré tous les bénéfices listés par les porteurs du projet, ce dernier suscite quelques réactions au sein de Larchant.

Certains sont contre, et un débat se soulève petit à petit. Vincent Mével, le maire de la commune,avait prévu une réunion publique le 14 novembre dernier.

« Pour le moment, ce projet est d’ordre privé. Je m’exprimerai sans doute après l’organisation d’une réunion débat » avait-il déclaré mais à cause du confinement la réunion d’information n’a pas pu avoir lieu.

Les habitants contestataires redoutent principalement une pollution olfactive.

Il est déjà arrivé que des méthaniseurs, mal gérés aient ce problème. Philippe Girardot tient à rassurer : « Moi-même, j’habite à Larchant. Je ne vois pas pourquoi j’irais monter un projet qui entrave à la tranquillité de mon cadre de vie. On ne fait pas ce que l’on veut et surtout, on ne met pas n’importe quoi dans le méthaniseur ».

Ici, les intrants sont uniquement des déchets végétaux comme la pulpe de betteraves travaillées à la sucrerie de Souppes-sur-Loing, ou des issues de silos qui viennent du nettoyage et du triage des céréales.

Les odeurs apparaissent uniquement quand le processus de fermentation ne marche pas bien.

« Soyons clairs, nous ne refusons pas la méthanisation à la ferme, qui traite ses propres déchets pour sa propre consommation d'énergie, ni la méthanisation des vrais déchets, réalisée par de vrais professionnels, qui disposent d'équipes spécialisées garantissant la sécurité et l'absence de pollution de leurs installations. En revanche nous refusons la transformation des agriculteurs en apprentis chimistes qui, pour produire un maximum de gaz méthane, détournent des cultures de l'alimentation, méthanisent des déchets agricoles qui constitueraient de meilleurs fertilisants sans cela (lisiers, fumiers), et appauvrissent ainsi les sols en carbone organique », juge le CDASL.

https://actu.fr/ile-de-france/larchant_77244/seine-et-marne-dans-le-village-de-larchant-la-creation-d-une-unite-de-methanisation-divise_37865805.html

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 11:48
La méthanisation un sujet qui fâche : Oissery /St Soupplets, ils attendaient la rénovation d’une route, ils auront 4 méthaniseurs

 

       Alors que les élus d’Oissery et St Soupplets  ont besoin de 130 000 € pour rénover leur route le conseil régional IDF et l’ETAT (Ademe) utilisent l’argent de vos impôts pour allouer à la pelle des subventions à des agriculteurs pour les « aider » à financer des projets privés de méthaniseurs de déchets.

 

                        Ce sont ces 4 entreprises privées constituées d’agriculteurs qui devraient bénéficier de ces subventions :

à Oissery

Valois Green Gaz, président Jean Lefevre

Bio Multien, président Damien Vecten

Bio Energie, président Antoine Omont

à St Soupplets

Ambition Verte, président Paul Courtier

 

près de 3.4 millions de subventions

pour 4 méthaniseurs

de déchets

 soit le montant pour rénover

26 routes communales

comme celle qui mène de St Soupplets à Oissery.

 

 

Dans le village voisin d’Etrépilly c’est une autre route communale qui a dû être fermée faute d’argent.

Voir notre article :  http://adenca.over-blog.com/2021/06/la-methanisation-un-sujet-qui-fache-par-manque-d-argent-la-commune-ferme-une-route-entre-etrepilly-et-congis-pendant-que-le-cr-idf-e

 

 

Une lueur d’espoir

Jean-Louis Durand, Maire de Marchémoret

vient d’être élu Conseiller Régional d’Ile de France.

 

Va-t-il intervenir auprès de Valérie Pécresse pour que dorénavant plus de subventions soient allouées à nos villages ruraux pour permettre aux populations de vivre dans un environnement moins dégradé ?

 

Pour le savoir nous vous conseillons de le contacter.

 

 

 

 

 

Paru sur le site « La Marne » :

Des rénovations sur la route entre Oissery et Saint-Soupplets

La route communale 7 qui relie Oissery et Saint-Soupplets va être rénovée. Les travaux devraient commencer d'ici la fin de l'année.

La méthanisation un sujet qui fâche : Oissery /St Soupplets, ils attendaient la rénovation d’une route, ils auront 4 méthaniseurs

De nombreux trous parsèment cette route très empruntée. (©La Marne)

Par Victor FernandezPublié le 12 Juil 21 à 18:47  mis à jour le 13 Juil 21 à 11:36

Une bonne nouvelle pour les voitures des ostéraciens ! Des travaux vont avoir lieu d’ici la fin de l’année sur la route communale 7 entre Oissery et Saint-Soupplets.

La voie est actuellement constellée de trous et d’irrégularités qui rendent le passage des véhicules peu commode.

130 000 euros de travaux

Si cette rénovation était nécessaire, de l’avis de Jean-Louis Ragon, maire d’Oissery, qui juge la route « dangereuse », elle représente une somme importante pour la commune. Ce sont près de 130 000 euros qui vont être déboursés par la ville.

Des discussions sont en cours pour que le chantier soit subventionné par le département de Seine-et-Marne.

Des travaux qui n’en finissent pas

« Si la route est en très mauvais état, c’est à cause des passages fréquents de bus et de poids lourds », estime Jean-Louis Ragon. La voie s’use vite, et sitôt les travaux terminés, il sera donc peut-être déjà nécessaire de réfléchir à sa prochaine rénovation.

Pour que de tels investissements ne ruinent pas la commune, Jean-Louis Ragon et Stéphane Devauchelle, son homologue de Saint-Soupplets, ont une solution en tête.

Les deux élus vont demander au département de classifier la route comme départementale et non plus communale. Si leur demande aboutit, les futurs travaux seraient ainsi pris en charge par le département de Seine-et-Marne.

https://actu.fr/ile-de-france/oissery_77344/des-renovations-sur-la-route-entre-oissery-et-saint-soupplets_43396866.html

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 10:09

 

Le Mesnil Aubry est une commune située près de la méga décharge Veolia de Plessis-Gassot, la sœur de celle de Claye-Souilly et de 2 autres décharges situées à Attainville et à Epinay Champlatreux.

Les élus estiment que cela suffit et ont donné un avis défavorable pour l’implantation d’un méthaniseur de déchets, lors d’une réunion de travail le 29 janvier dernier et viennent d’organiser une réunion publique la semaine dernière.

 

Des élus qui écoutent leur population comme ceux de Claye-Souilly qui viennent de donner un avis défavorable à l’extension de la décharge ISDI voisine d’Annet sur Marne.

 

On ne peut pas continuer à faire vivre des populations au milieu des déchets des autres car notre commune de Claye-Souilly  « accueille » déjà la plus importante décharge ISDND de France  Veolia, sur les communes voisines sont implantées une décharge ISDI à Annet sur Marne et 3 autres décharges ISDI ont fermé à Villevaudé, Annet sur Marne (Les Gabots) et Fresnes sur Marne nous laissant des collines de déchets.

 

Sur la commune voisine  de Messy,  un méthaniseur de déchets est déjà installé et l’été dernier les habitants n’en pouvaient plus de supporter les odeurs nauséabondes.

 

3 autres méthaniseurs de déchets sont en cours d’installation  à Charny, Vinantes, Charmentray….

 

Des dossiers à suivre……

 

Lien vers le site de la mairie  de Mesnil-Aubry :

https://www.le-mesnil-aubry.fr/2021/06/22/projet-dun-methaniseur-au-mesnil-aubry/

 

Lien vers la pétition :

https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/construction-usine-methanisation/149183

 

Paru dans le Parisien :

 

Val-d’Oise : une nouvelle commune s’oppose à l’implantation d’un méthaniseur sur son territoire

Après Attainville cet automne, c’est la commune du Mesnil-Aubry qui est ciblée par un projet d’usine de méthanisation destiné à produire de l’énergie à partir de cultures agricoles. La mairie s’y oppose et organise une réunion publique ce vendredi. En réaction, les exploitants porteurs du projet distribuent des flyers aux habitants

Par Julie Olagnol   Le 24 juin 2021 à 11h38

Décidément, personne ne veut de méthaniseur dans le Val-d’Oise. Après un projet controversé à Attainville, c’est au tour du Mesnil-Aubry de se mobiliser…..

https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/val-doise-une-nouvelle-commune-soppose-a-limplantation-dun-methaniseur-sur-son-territoire-24-06-2021-PY75HRMTVJGWZOVYAZMB6I77FA.php

 

 

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 18:10
La méthanisation, un sujet qui fâche : par manque d’argent la commune ferme une route  entre Etrépilly et Congis pendant que le CR IDF et l’ETAT allouent plus de 800 000 € de subvention  pour un méthaniseur privé à Barcy        

 

Nos impôts servent à verser des millions de subventions à des groupement privés d’agriculteurs pour les « aider » à implanter des méthaniseurs près de villages ruraux au bord de l’agonie financière.

 

Exemple au nord 77 :

Faute d’argent la commune a dû fermer  la petite route, en mauvais état, entre Congis sur Thérouanne et Etrépilly, ce qui oblige les habitants à faire un important détour.

 

Ironie du sort dans la commune voisine de Barcy,  l'argent de vos impôts a été alloué à un groupement privé d'agriculteurs pour les "aider" à implanter un méthaniseur : 

Plus de 800 000 € 

 dont plus de 590 000 € par le Conseil Régional IDF et le reste par l’ETAT (Ademe)

 

 

 

Extrait de l’article paru sur le site la Marne :

Routes abîmées en Seine-et-Marne : à qui la faute ?

Une chaussée qui se craquelle, un trou qui oblige à une manœuvre... l'état des routes en Seine-et-Marne se dégrade de plus en plus.

Par Audrey GruazPublié le 

C’est le cauchemar des automobilistes, des cyclistes et autres motards : les nids-de-poule, un piège qui peut parfois faire de la casse. Il faut parfois faire preuve d’équilibrisme pour les éviter. Et on reconnaît vite sur la route les automobilistes habitués, qui slaloment sans même y penser, connaissant les pièges de la route par cœur.

Les routes se dégradent-elles de plus en plus ?

En Seine-et-Marne, les routes s’abîment-elles davantage ou les automobilistes sont-ils arrivés à saturation ? Sûrement un peu des deux.

Les nids-de-poule se forment à cause du gel et du dégel. Dans les faits, l’eau s’infiltre dans une chaussée déjà abîmée. La variation des températures en dessous puis au-dessus de 0 °C fait éclater progressivement l’asphalte.

Mais l’augmentation du nombre de véhicules qui circulent sur ces routes fragilisées accélère le phénomène. Et certaines routes attendent parfois plusieurs années avant de voir arriver un camion et son lot d’agents spécialisés.

Qui doit réparer votre route ?

Pour les automobilistes, peu importe qu’il s’agisse d’une route départementale, communale, ou même d’une autoroute, tous réclament des voies propres. Pourtant, c’est bien là que se situe le problème.

Le coût de réparation d’une route pèse sur le budget de son propriétaire et les villes ont de plus en plus tendance à chercher des économies… quitte à ce que nos routes en pâtissent……

 

La solution ultime : fermer la route

La méthanisation, un sujet qui fâche : par manque d’argent la commune ferme une route  entre Etrépilly et Congis pendant que le CR IDF et l’ETAT allouent plus de 800 000 € de subvention  pour un méthaniseur privé à Barcy        

En trop mauvais état, la route entre Congis-sur-Théouranne et Etrepilly en Seine-et-Marne a été purement et simplement fermée à la circulation. Les élus n’ont pas les moyens de la réparer. (©La Marne)

Devant le coût trop élevé de la réparation d’une voie, certains élus ont pris une décision radicale : fermer purement et simplement la route en question. C’est le cas par exemple entre Etrepilly et Congis.

Entre ces deux villages ruraux du Pays de l’Ourcq, dans le nord-est de la Seine-et-Marne, une route qui s’est dégradée au fil des années et des passages de centaines de véhicules. Les nids-de-poule se sont transformés en véritables trous de plusieurs centimètres. Trop chère, la réparation a été repoussée et la route est fermée…….

 

https://actu.fr/societe/routes-abimees-en-seine-et-marne-a-qui-la-faute_42515402.html

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 08:59
le17/5/2021 Le pont était toujours coupé entre Guérard et Dammartin sur Tigeaux

le17/5/2021 Le pont était toujours coupé entre Guérard et Dammartin sur Tigeaux

Faute d’argent les communes de Guérard/ Dammartin sur Tigeaux  ont dû fermer leurs 2 ponts sur le Grand Morin, obligeant leurs administrés à faire de long détour.

 

Ils avaient besoin d’environ 1.3 million d’euros pour refaire ces ponts, mais ironie du sort, le conseil régional IDF a préféré utiliser l’argent de vos impôts pour accorder plus de 1.4 million d’euros de  subventions à des groupes d’agriculteurs privés afin de les « aider » à construire des méthaniseurs dans les villages ruraux voisins de Faremoutiers et Pommeuse.

 

 

 

La question du jour :

Le Conseil Régional IDF gère-t-il bien l’argent de vos impôts ?

 

 

 

Paru sur le site du Pays Briard :

Seine-et-Marne. Guérard, Dammartin-sur-Tigeaux, Tigeaux : nos ponts sont-ils sûrs ?

Le pont Morandi à Gêne en août 2018, le pont suspendu à Mirepoix lundi 18 novembre : c'est une suite de drames qui doit cesser.

La méthanisation, un sujet qui fâche : Guérard/ Dammartin sur Tigeaux  ils attendaient des subventions pour refaire leurs ponts mais elles ont été attribuées aux méthaniseurs voisins de Faremoutiers et Pommeuse !

 

Le pont de Rézy à Tigeaux, du même type que celui de Dammartin/Guérard, avait même été bétonné pour sa consolidation en 1977. ©LPB

Par Rédaction CoulommiersPublié le 26 Nov 19 à 12:00 

 

Cette question a déjà été posée le 8 avril de cette année, lorsqu’une délégation sénatoriale est passée pour un constat des deux ponts communaux. Qu’en est-il depuis ? Rien n’a changé. Des dossiers concernant ces deux ouvrages sont régulièrement diffusés aux EPCI concernés (Établissement Public de Coopérations Intercommunales) pour obtenir des subventions.

Le remplacement des deux ponts est inéluctable. Plusieurs études avec investigations ont démontré que l’on ne pouvait pas se contenter de les réparer. Leur réhabilitation est impossible du fait de leur fragilité. Leur remplacement provisoire par des ponts du génie allongerait la facture, car les phases de travaux sont similaires pour des ponts neufs.

La situation n’a pas évolué

Pour le pont de Coude de Guérard-Dammartin qui joint les deux communes, un audit avait été entrepris avant sa fermeture en début 2014Le pont de Rézy a été fermé dans la foulée avec le même constat. Sur ce dernier, en 1977 une inspection avait été faite ; elle concluait pour sa consolidation de faire un enrobage béton (qui, en plus l’alourdit).

Ces ponts sont de type Eiffel, datant du XIXe siècle et sont obsolètes, rouillés, les culées fissurées, fragilisés par le temps. Ils sont dans le même état. En 2000, l’ATGC (Assistance Technique à la Gestion Communale) constate des désordres défavorables évolutifs. Des estimations ont été avancées de l’ordre d’un million d’euros pour chaque construction. Mais les communes ne possèdent que de faibles moyens pour entreprendre de tels travaux publics, des sommes démesurées au vu des budgets de fonctionnement (deux millions pour Guérard) avec des endettements à longs termes, sans pouvoir entreprendre autre chose.

« Toutes les subventions sollicitées n’ont jamais accroché chez les financeurs, l’Agglomération, le Département, la Région et l’État. Les projets ne sont pas financés et la situation n’a pas évolué » explique Daniel Nalis, le maire de Guérard. Ces ouvrages n’ont pas été intégrés comme patrimoine par le passé ; ils ont été délaissés. « La France compterait 250 000 ponts dont un petit millier serait en dommages sérieux. 1 300 millions d’euros c’est une enveloppe qui aurait été évoquée, mais loin d’être votée » poursuit-il.

De plus, on ne peut pas dire que le partage serait équitable dans une simulation, « car nos ponts sont petits et la plupart sont dix fois plus gros. Qu’en serait-il pour un viaduc ? » Ces deux ponts étaient empruntés comme by-pass pour éviter le péage de Coutevroult. Ils menaient à Marne-la-Vallée, Disney, Val d’Europe, Village Nature… Ils sont d’intérêt communal mais aussi territorial.

La fusion de la Communauté de Communes du Pays Créçois et la Communauté d’Agglomération Coulommiers – Pays de Brie, qui passe à 54 communes au lieu de 42, soit de 75 000 à 93 000 habitants, se penchera certainement sur ces lourds dossiers.

https://actu.fr/ile-de-france/dammartin-sur-tigeaux_77154/seine-marne-guerard-dammartin-sur-tigeaux-tigeaux-ponts-sont-surs_29621450.html

 

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