Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 09:49
Méthanisation  agricole : des subventions versées à la pelle par le Conseil Régional IDF et l’ETAT pour la création d’un ou 2 emplois par méthaniseurs !

 

Depuis plusieurs années on constate que nos élus utilisent l’argent de nos impôts pour verser à la pelle des subventions aux agriculteurs pour des projets privés peu créateurs d’emplois.

 

C’est le cas notamment de la méthanisation agricole, la subvention moyenne en Seine et Marne tourne autour de 800 000 € par méthaniseur pour créer 1 emploi, parfois 2 et recevoir des stagiaires.

 

Pour fournir du gaz aux autres !

 

Certains élus se vantent que les méthaniseurs seraient implantés en Seine et Marne pour obtenir l’autonomie en gaz dans ce département, ils oublient de citer que des dizaines de communes du 77  n’ont jamais été raccordées au gaz de ville comme Beautheil, Charmentray, St Mesmes, Vinantes, Le Plessis Aux Bois, Le Plessis l’Evêque, Montgé en Goële, Nantouillet, Cuisy, Forfry, Gesvres le Chapitre, Marcilly, Maisoncelles en Brie, Hautefeuille, May en Multien…..

 

Les subventions pour les agriculteurs méthaniseurs.

 

L’augmentation des impôts locaux pour les habitants des villages ruraux.

 

 

 

Difficile à comprendre que des millions d'euros de subventions soient réservés aux agriculteurs alors que les villages ruraux recherchent désespérément des subventions pour boucler leur budget, les habitants découvrent des augmentations importantes de leurs impôts locaux ou de leur facture d’eau, eux qui doivent également faire face à l’augmentation du prix de l’essence, la voiture est pratiquement le seul moyen pour se rendre à leur travail, pour aller consulter un médecin ou pour se ravitailler.

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 14:00

Paru sur le site « Coulisses TV » :

 

“Sur le front” « Biocarburants, biogaz : le grand enfumage ? »

lundi 2 mai sur France 5 avec Hugo Clément (vidéo)

Mis en ligne par Jean-Marc VERDREL  samedi 30 avril 2022  1571

“Sur le front” « Biocarburants, biogaz : le grand enfumage ? »

 

Lundi 2 mai  à 21:00 sur France 5, “Sur le front” proposera une nouvelle enquête d'Hugo Clément qui dévoile la face cachée des biocarburants et des biogaz.

Est-ce bien raisonnable de cultiver des plantes pour faire rouler nos voitures ? Et que penser de ces méthaniseurs, de plus en plus nombreux, dans lesquels fermentent nos déchets organiques pour produire du gaz ?

Hugo Clément dévoile la face cachée de cette industrie florissante : la France importe du colza d’Australie et des huiles de friture usagées de Chine pour les transformer en biocarburants.

 

Éditorial d'Hugo Clément, journaliste

Alors que nous voulons arrêter d’acheter du gaz et du pétrole de Russie, et plus globalement de réduire notre recours aux énergies fossiles, je me suis demandé si les biocarburants pouvaient être la solution miracle. Sur le papier, ça paraît une excellente idée. C’est fabriqué en France et moins polluant que le pétrole à la sortie du pot d’échappement.

Je pensais donc que cette industrie « verte » nous ouvrirait ses portes à bras ouverts pour nous montrer leurs innovations plus écologiques les unes que les autres. Mais, à ma grande surprise, ils ont tous refusé de nous recevoir. Filmer la production de bioéthanol à partir de betteraves produites en France : impossible. Filmer la production de biodiesel à partir de colza ? Impossible aussi. Quant à la fabrication de carburant à base d’huiles usagées à La Mède, près de Marseille… pareil : nous n’avons pas pu entrer. Qu’ont-ils donc à cacher ?

Nous avons découvert que nous importons du colza du Canada et d’Australie et qu’il s’agit très souvent de colza transgénique : il est interdit d’en planter en France, mais il est possible de l’importer sous prétexte qu’on le transformera en biodiesel. Pour fabriquer nos carburants « verts », nous faisons même venir de l’huile de friture usagée des restaurants de Chine. Elles traversent la planète sur des bateaux-citernes, extrêmement polluants, de manière totalement opaque.

Nous avons également enquêté sur les méthaniseurs qui fleurissent un peu partout en France. Là aussi l’idée semble excellente : arriver à produire de l’énergie en récupérant le méthane issu de la bouse des vaches de nos élevages. Mais j’ai découvert les effets pervers de cette industrie. Les résidus de la maturation sont répandus comme engrais sur les champs, avec parfois des conséquences dramatiques sur l’eau potable. Beaucoup de vaches laitières ne sortent plus à l’air libre : elles restent toute leur vie dans des hangars pour que les éleveurs puissent récolter la totalité de leurs excréments, ce qui n’est pas possible dans une prairie. Certains agriculteurs font aussi pousser des céréales uniquement pour alimenter les méthaniseurs : on utilise donc une partie de nos terres agricoles pour produire de l’énergie et non pour nourrir les hommes, alors que le prix des matières premières atteint des sommets.

Cela nous concerne tous : quand on fait le plein, que ce soit du sans plomb ou du diesel, il y a forcément une part de biocarburant dans notre essence. J’ai rencontré des combattants qui se mobilisent partout en France. Ils réclament plus de régulation et veulent que les méthaniseurs ne soient alimentés qu’avec des déchets (et non plus des céréales spécialement cultivées ou des denrées consommables).

Un espoir se profile : en 2025, tous les Français auront une nouvelle poubelle chez eux, celle des déchets alimentaires, où l’on mettra les restes de légumes, de viande, de poisson, de coquilles d’œufs… Tout cela servira à produire du gaz en ayant un moindre impact sur l'environnement.

Séquences fortes

Du colza arrive d’Australie par bateau en France pour être transformé en biodiesel

Nous avons identifié un vraquier amarré à Rouen (Normandie). Ses cales sont remplies de colza pour fabriquer du biocarburant en France. Il a fallu brûler près d’un million de litres de fioul lourd pour faire venir cette matière première de l’autre bout de la planète.

Exclusif : nous avons la preuve que du colza OGM est importé en France et qu’il se répand dans la nature

Il est interdit de faire pousser du colza OGM en France et il est autorisé d’en faire venir pour la production de biocarburants. Problème : des graines s’échappent des camions qui les transportent. Nous avons fait analyser quelques brins de colza trouvés en bord de route et découvert avec stupéfaction qu’il s’agit bien de colza OGM : ces plantes génétiquement modifiées sont donc disséminées dans l’environnement.

Le marché des huiles de cuisine usagées : la nouvelle ruée vers l’or

Il y a encore peu de temps, les restaurateurs payaient pour se débarrasser de leurs huiles de friture. Aujourd’hui, ils vendent leurs huiles sales car c’est devenu une matière première pour faire du biodiesel. Plongée dans ce nouveau business où certains en viennent à voler des bidons d’huile sale à la sortie des cuisines.

On importe des huiles de friture usagées de l’étranger

Nous avons pu filmer au large de Marseille des bateaux huiliers remplis d’huile usagée et de graisse animale. Nous importons ces matières premières pour les transformer en biodiésel.

Méthaniseur : on fait fermenter des denrées alimentaires pour en faire du biogaz

Un lanceur d’alerte nous révèle que dans le méthaniseur où il travaille, il reçoit des palettes entières de pizzas, de plats préparés, de bières et de conserves de sardines. Pour de simples questions d’erreurs d'étiquetage ou de changement de packaging, des denrées alimentaires parfaitement comestibles sont détruites pour faire… du biogaz !

Eau du robinet contaminée : les habitants mettent en cause un méthaniseur

Un jour de novembre 2021 à Rarécourt, petit village de 250 habitants dans la Meuse, les habitants ont été pris de coliques soudaines. Pendant un mois, les riverains ont dû consommer uniquement de l’eau en bouteille : l’eau du robinet était contaminée à la bactérie E. coli… Tous les regards se tournent vers la nouvelle usine de méthanisation à proximité.

 

 

https://www.coulisses-tv.fr/index.php/documentaires/item/22424-%E2%80%9Csur-le-front%E2%80%9D-%C2%AB-biocarburants,-biogaz-le-grand-enfumage-%C2%BB-lundi-2-mai-sur-france-5-avec-hugo-cl%C3%A9ment-vid%C3%A9o

 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 14:29

 

 

Paru sur le site de la Confédération Paysanne :

 

MOBILISATIONS

 

METHANISATION :stop au développement effréné

 

La région Île-de-France est très loin d'être autonome pour couvrir les besoins alimentaires de sa population. Alors qu'il y a tant à innover pour répondre à la demande de nos concitoyens en produits sains et locaux, nous nous insurgeons face au développement effréné dans nos territoires, dénués d'élevages, d'unités de méthanisation valorisant des cultures nobles qui pourraient être dédiées à l'alimentation humaine ou animale.
 

Pas moins de 39 unités sont en projet dans notre région ou déjà en fonctionnement, 33 pour la seule Seine-et-Marne !

 

Les pouvoirs publics applaudissent et subventionnent largement cette industrie censée produire localement une énergie renouvelable , répondant aux enjeux écologiques, certes mais tout dépend du modèle développé ...


Le modèle prôné par l'industrie énergétique dans la région consiste à faire pousser des cultures nobles, à grands renforts d'engrais et de produits de synthèses néfastes pour l'environnement et la santé, et à jeter directement la récolte dans les méthaniseurs pour produire du gaz. L'apport en cultures dites principales est, certes, limité à 15 % du tonnage brut par an mais ni les cultures intermédiaires ni les prairies permanentes ne sont comprises dans ces 15 % ; maïs en culture intermédiaire et prairies ensilées servent donc à alimenter des méthaniseurs.

 

Ces projets sont une insulte faite à la vocation première des agriculteurs qui est de nourrir leurs concitoyens. Insulte d'autant plus forte que ces projets leurs sont vendus comme une source de revenus complémentaire à leur maigre rémunération. Autrement dit, on ne gagne plus suffisamment sa vie en nourrissant la population, il faut produire toujours plus et jeter la récolte directement.


De même, il faut investir et emprunter toujours plus pour prétendre à une réelle rémunération.

 

Dans un contexte ou la pression foncière est très forte et où nombre de personnes voulant revenir à l'agriculture se découragent faute d'accès à du terrain agricole, l'accaparement de terres pour ces orientations énergétiques doit tout simplement être dénoncé.

 

Il faut aussi dénoncer les risques de pollution des sites (eau, air) et les risques et nuisances pour les riverains de plus en plus répertoriés : augmentation des accidents dus aux méthaniseurs agricoles, diffusion d'hydrogène sulfuré, circulation d'engins, bruit, odeurs, impacts de l'épandages des digestats.

 

Sachant que chacun de ces projets demande des investissements de plusieurs millions d'euros et la bétonnisation de dizaines d'hectares de terres agricoles, les franciliens doivent s'emparer de ce sujet.

 

Nous, membres de la Confédération paysanne Île-de-France, demandons la mise en place imminente d'un moratoire sur ces projets.

http://ile-de-france.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=11388&PHPSESSID=h89hl37p10i8ngamkmone6tfk1

 

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 10:22
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !

 

 

Extrait de l'arrêté préfectoral :

Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
Mesnil Aubry : après avoir mis en consultation un projet de méthaniseur  le préfet du 95 abroge la consultation pour incompatibilité avec le PLU !
Partager cet article
Repost0
5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 19:47
60 nouvelles usines de méthanisation devraient voir le jour en 77 dans les années à venir : la population devra-t-elle réduire drastiquement sa consommation d’eau  pour permettre aux agriculteurs d’arroser leurs cultures ?

 

Pour « nourrir » leurs méthaniseurs un certain nombre d’agriculteurs utilisent des CIVE cultures intermédiaires à vocation énergétique.

Ils sèment des graines, en général de maïs, fin juin/ mi-juillet, une aberration quand on sait que cette plante est forte consommatrice d’eau.

Si l’été est particulièrement sec, pour faire pousser leurs graines, en période de sécheresse, ils utilisent abondamment l’eau des nappes souterraines et comme on peut le constater ne se gênent pas pour arroser, en pleine journée, sous un soleil de plomb des cultures destinées à produire du gaz.

 

L’eau

va-t-elle devenir

 une denrée rare

pour les habitants de ce département ?

 

Le réchauffement climatique et l’augmentation de la population en 77 devrait réduire la quantité d’eau destinée à chaque habitant de ce département, si en surcroît l’ETAT et le Conseil Régional d’IDF subventionnent largement  près de 60 nouveaux projets de méthanisation à base de CIVE, forts  consommateurs d’eau, l’eau va-t-elle devenir une denrée rare pour les habitants ce département ?

 

 

 

Paru dans Bio Energie :

CapMétha77, charte pour développer encore plus le biométhane en Seine-et-Marne.

PAR FRÉDÉRIC DOUARD · 2 JUILLET 2020

Le 22 juin 2020, le Département de Seine-et-Marne, la Préfecture de Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France, l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie, l’Union des Maires et des EPCI de Seine-et-Marne, le syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne, GRDF et GRTGaz, ont co-signé la charte CapMétha77 pour favoriser le développement de la production de biométhane en Seine-et-Marne.

Les objectifs de cet accord sont de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter la production locale d’énergie renouvelable pour les usages résidentiels et une mobilité décarbonée au bioGNV, de mettre en œuvre le traitement des déchets organiques et de diversifier les activités économiques dont celles en lien avec l’activité agricole.

La production de biogaz via la méthanisation est un atout pour la transition énergétique et écologique de la Seine-et-Marne. Avec plus de douze unités de biométhane en service et une soixantaine de projets à différents stades d’avancement, ce département est l’un des plus dynamiques de France pour la production de biométhane et le premier en Ile-de-France.

Les unités d’injection de biométhane en service en Seine-et-Marne début 2020 :

  1. Bioénergie de la Brie : injection depuis 2013 sur la commune Chaumes-en-Brie
  2. Létang Biogaz : injection depuis 2014 sur la commune de Sourdun
  3. Ecopôle de Sénart : injection depuis 2015 sur la commune de Lieusaint
  4. SAS Biogaz Meaux : injection depuis 2016 sur la commune de Chauconin-Neufmontiers
  5. Brie Biogaz : injection depuis 2016 sur la commune de Brie-Comte-Robert
  6. Bassée Biogaz : injection depuis 2017 sur la commune de Noyen-sur-Seine
  7. Agri Métha Energy : injection depuis 2017 sur la commune de Saints
  8. Létang Biométhane : injection depuis 2018 sur la commune de Sourdun
  9. O’terres Energies : injection depuis 2018 sur la commune d’Ussy-sur- Marne
  10. Méthabrie : injection depuis 2018 sur la commune de Pommeuse
  11. Bi-Métha 77 : injection depuis 2018 sur la commune de Dammarie-lès-Lys
  12. Mahé Bioénergie : injection depuis 2019 sur la commune de Boutigny
  13. Messy Biogaz : injection depuis 2019 sur la commune de Messy

.......

La charte, accompagnée de son plan d’actions, est signée pour une durée de cinq ans soit jusqu’en 2025 et pourra être renouvelée pour une durée supplémentaire de cinq ans, après évaluation au regard des indicateurs du plan d’actions.

Frédéric Douard

https://www.bioenergie-promotion.fr/85165/capmetha77-charte-pour-developper-encore-plus-le-biomethane-en-seine-et-marne/

Partager cet article
Repost0
24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 15:58
Méthanisation agricole, la double récompense : une activité très subventionnée et exonérée d’impôts fonciers sous certaines conditions

En Ile de France l’argent de vos impôts sert, entre autres, à subventionner largement les exploitants de méthaniseurs agricoles, ces gros agriculteurs perçoivent des subventions du Conseil Régional d’IDF et de l’ETAT (Ademe) environ 800 000€ par méthaniseur et parfois plus, mais ce que vous ne savez peut-être pas c’est que la majorité de ces exploitants de méthaniseurs sont exonérés des impôts suivants :

  • cotisation foncière des entreprises (CFE) (ancienne taxe professionnelle)
  • et de taxe foncière sur les propriétés bâties sous certaines conditions.

(voir plus bas)

Deux poids, deux mesures

Pour mémoire cette exonération d’impôts fonciers ne concerne ni les artisans, ni les  petits commerçants des villages ruraux, quand aux subventions perçues par ces 2 catégories professionnelles elles sont infimes et parfois même inexistantes.

 

Paru sur le site de l’assemblée nationale :

s Assemblée nationale 15ème législature


Question N° 38298

de M. Jean-Luc Warsmann (UDI et Indépendants - Ardennes )

Question écrite

Titre > Interprétation de l'article D. 311-18 du code rural

Question publiée au JO le : 20/04/2021 page : 3387

Réponse publiée au JO le : 12/10/2021 page : 7561

Texte de la question

M. Jean-Luc Warsmann attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance sur l'interprétation de l'article D. 311-18 du code rural qui autorise plusieurs exploitants agricoles inscrits au registre des actifs agricoles à détenir ensemble au moins 50 % des parts d'une société interposée de méthanisation permettant de bénéficier des exonérations fiscales prévues par la loi. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet.

Texte de la réponse

Les articles 1451 et 1382 du code général des impôts (CGI) prévoient respectivement des exonérations de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), au profit, d'une part, des entreprises exerçant une activité de production de biogaz, électricité ou chaleur par la méthanisation agricole, et d'autre part, des installations et bâtiments de toute nature affectés à cette production. En matière de CFE, le 5° de l'article 1451 du CGI précise que cette exonértion est accordée aux entreprises pour leur activité de production de biogaz, électricité et de chaleur par la méthanisation, réalisée dans les conditions de l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Au sens de ces dispositions, l'activité de production de biogaz, d'électricité ou de chaleur est réputée agricole lorsque cette production répond aux conditions suivantes :

- elle est réalisée par un ou plusieurs exploitants agricoles ;

- elle est issue pour au moins 50 % de matières provenant d'exploitations agricoles. L'article D. 311-18 du CRPM, pris pour l'application de l'article L. 311-1 du même code, précise qu'il est nécessaire, pour que cette activité soit regardée comme agricole, que l'unité de méthanisation soit exploitée et l'énergie commercialisée par un exploitant agricole ou une structure détenue majoritairement par des exploitants agricoles. Les exploitants agricoles s'entendent, soit des personnes physiques inscrites au registre des actifs agricoles mentionné à l'article L. 311-2 du même code, soit des personnes morales dont au moins l'un des associés, détenant au moins 50 % des parts de la société, est un exploitant agricole inscrit à ce registre. S'agissant des structures détenues majoritairement par des exploitants agricoles, le bulletin officiel des finances publiques (BOI-IF-CFE-10-30-10-25, § 120) précise que la condition de détention du capital social s'entend d'une détention, directe ou indirecte, à plus de 50 % par des exploitants agricoles.

Ainsi, pour que l'activité d'une société de méthanisation soit considérée comme agricole au sens de l'article D. 311-18 du CRPM, le capital de l'entreprise doit être majoritairement détenu :

1° soit directement par des personnes physiques ayant la qualité d'exploitants agricoles ;

 2° soit indirectement, par une ou plusieurs sociétés dont l'objet social est l'exercice d'activités agricoles au sens de l'article L. 311-1 du CRPM et dont le ou lesdits associés sont des exploitants agricoles et détiennent plus de 50 % des parts représentatives de la structure de méthanisation. En conséquence, dans le cas d'une détention indirecte, la société qui s'interpose entre celle qui réalise l'activité de méthanisation et les exploitants agricoles personnes physiques doit elle-même exercer une activité agricole. En matière de TFPB, l'exonération prévue au 14° de l'article 1382 du CGI s'applique aux installations et bâtiments de toute nature affectés à la production de biogaz, d'électricité et de chaleur par la méthanisation, réalisée dans les conditions fixées à l'article L. 311-1 précité. La doctrine applicable (BOI-IF-TFB-10-50-25, § 40) renvoie aux dispositions du BOI précité en matière de CFE. Par conséquent, les mêmes conditions qu'en matière d'exonération de CFE sont nécessaires pour le bénéfice de l'exonération de TFPB. Dès lors, les sociétés de méthanisations détenues majoritairement par des sociétés non agricoles ne peuvent pas bénéficier des exonérations de CFE et TFPB prévues respectivement par les articles 1451 et 1382 du CGI, dans la mesure où elles ne satisfont pas aux conditions mentionnées aux articles L. 311-1 et D. 311-18 du CRPM. Étendre ces exonérations à la méthanisation non agricole irait très au-delà de l'objectif initial d'incitation au développement de la méthanisation agricole et conduirait à accorder une subvention injustifiée à des entreprises, souvent industrielles, et a priori rentables.

 

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 11:08

 

Paru sur le site FR3 Bourgogne Franche-Comté :

 

Yonne : pas rentable, le projet d'usine de méthanisation à Serbonnes mis en suspens

Publié le 23/02/2021 à 15h43  Mis à jour le 23/02/2021 à 15h46

Écrit par Martin Fort

© Collectif RIME Serbonnes

© Collectif RIME Serbonnes

Six betteraviers de l'Yonne souhaitent implanter une usine de méthanisation à Serbonnes, pour recycler leurs déchets agricoles. Le projet, qui avait déclenché l'ire des habitants de la commune, a été jugé pas rentable. Il est pour l'instant suspendu. 

C'est un tournant dans le projet d'implantation d'une usine de méthanisation à Serbonnes, porté par des betteraviers de l'Yonne. "Le projet est suspendu puisque pour l'instant il n'est pas rentable", explique Sébastien Roger, l'un des six agriculteurs associés ce mardi 23 février.

Six betteraviers du territoire planchaient jusqu'à présent sur la création d'une usine de méthanisation. Celle-ci devait récupérer une partie des betteraves qu'ils livrent à la sucrerie, sous forme de pulpe de betterave déshydratée. Associé à d'autres produits végétaux cultivés sur place, le mélange devait être chauffé dans une grande cuve.

Du gaz, le méthane, aurait alors été produit, et une fois purifié, vendu à Engie pour de l'utilisation en ville. Le projet ne prévoyait pas de transformer le gaz en électricité, comme d'autres le font dans ce genre d'usine. La chaleur produite par cette étape ne trouvait pas de débouchés. 

Pas de subventions mais du plastique

Les agriculteurs, pour nourrir la grande cuve, avaient fait le choix d'utiliser uniquement des matières issues de leur production.

Pourtant, financièrement, cela aurait pu être intéressant de diversifier l'origine de la matière consommée par le méthaniseur. Les bettraviers auraient pu être rétribués pour prendre en charge des déchets organiques locaux. Problème, "les centres de tri ne peuvent pas garantir l'absence de plastique", affirme Sébastien Roger. Or, une fois le gaz généré, le mélange restant, appelé digestat, doit être utilisé comme engrais pour les champs des betteraviers, qui n'avaient aucune envie de voir leur champ pollué par d'éventuels plastiques. 

Ce manque à gagner n'était pas la seule entrave financière pour les agriculteurs. Contrairement à d'autres régions, la Bourgogne-Franche-Comté ne subventionne pas la création de ce genre d'usine. "Si la Région avait mis 10 à 15% de l'investissement total, le projet aurait pu aboutir", regrette l'agriculteur. 

Si la Région avait mis 10 à 15% de l'investissement total, le projet aurait pu aboutir.

Sébastien Roger, un des agriculteurs porteurs du projet.

Enfin, l'emplacement géographique du site avait changé en cours de route. Initialement, l'usine devait être construite à 600 mètres des premières habitations. Une poche d'argile, découverte sur le terrain, a rendu impossible son implantation. Le choix du nouveau site, situé à 2,5 kilomètres des maisons, entraînait "un surcoût de 350 000 euros", calcule Sébastien Roger, lié aux réseaux de gaz et d'eau, plus lointains, qu'il aurait fallu raccorder.

Une tache sur un village bucolique ?

L'arrêt du projet a fait des heureux : les habitants de Serbonnes. Prévenus durant l'été 2020 de l'éventualité de la construction de l'usine, ils s'étaient immédiatement mobilisés, d'abord visuellement, en affichant des pancartes dans le village, puis en montant différentes pétitions.

Les opposants au projet multipliaient les griefs contre la méthanisation : "l'odeur liée à l'usine dérange et aurait également impacté d'autres villages autour, notamment Sergines et Michery", estime Jérôme Hanover, habitant de Serbonnes et bénévole de l'association "Contre vent sur les terres coulonnaises" (CVTCA) en lutte contre le projet. Faux, selon l'un des porteurs du projet, Sébastien Roger : "les méthaniseurs qui engendrent des odeurs sont ceux qui fonctionnent mal ou qui sont nourris avec du fumier". Ce qui n'était pas prévu ici, seules des matières fraîches et végétales devaient être intégrées au mélange. 

Aussi, les habitants estiment que l'usine aurait fait baisser les prix de l'immobilier de ce village de plus de 600 habitants. L'image peu glamour du projet de méthanisation ne collait pas au cadre bucolique que souhaite vendre la municipalité de Serbonnes pour attirer les touristes et les urbains en quête de ruralité.

L'odeur liée à l'usine dérange et aurait également impacté d'autres villages autour, notamment Sergines et Michery.

Jérôme Hanover, bénévole de l'association "Contre vent sur les terres coulonnaises"

L'usine aurait amené également son lot de dépenses inconvenantes, notamment pour les routes, peu adaptées aux passages des camions venus apporter de quoi nourrir le méthaniseur. "Le projet aurait nécessité que la commune dépense plus pour l'entretien des routes. C'est un coût supplémentaire inutile pour le village", continue le bénévole. "Seul un des six agriculteurs aurait dû emprunter des petites routes de la commune, les autres auraient roulé sur les grands axes", se défend l'autre partie. 

Même si le projet n'est pas encore définitivement abandonné, "c'est quelque part une officialisation", se réjouit Jérôme Hanover. Selon lui, "la lutte a fédéré le village et a créée une solidarité intergénérationnelleSur les 635 habitants, 634 étaient contre", estime-t-il à la louche en précisant : "95% des habitants majeurs du village avaient signé une pétition contre le projet""On ne s'interdit pas de regarder une éventuelle lumière qui arrive", préfère espérer Sébastien Roger. 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/yonne/yonne-pas-rentable-le-projet-d-usine-de-methanisation-a-serbonnes-mis-en-suspens-1968673.html

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 16:19

Paru sur le site ARIA 

la référence du retour d’expérience sur accidents technologiques

 

Arrachage de la bâche d’un méthaniseur

N° 56356 -  29/03/2020 -  FRANCE - 29 - QUIMPER

D35.11 - Production d'électricité

 

Des vents de secteur Nord/Nord-Est endommagent la bâche de protection d’une cuve de stockage contenant 5 292 m³ de digestat liquide d’une unité de méthanisation. Les contraintes mécaniques exercées sur cette bâche et ses dispositifs d’ancrage provoquent l’arrachement du mât de soutènement central et l’effondrement de la bâche qui recouvre moins de 50 % de la surface du digestat stocké dans cette cuve. Le prestataire pour la réparation de la bâche signale qu’il ne peut intervenir car il a suspendu les opérations de ses équipes en raison des mesures de confinement liées à l’épidémie de Covid-19. L’exploitant met en place une protection provisoire, prenant en compte le risque d’accumulation de biogaz, sur la cuve pour prévenir l’introduction d’eaux pluviales. Ce dispositif, équipé d’une collecte raccordé aux traitements de biogaz présents sur le site, est maintenu en place au moins jusqu’à la vidange complète de la cuve.

Selon l’exploitant, les coups de vent successifs de l’hiver auraient fragilisé le mât central en métal qui repose sur un pilier en béton placé au centre de la cuve.

Un mois et demi plus tôt, la bâche de la cuve de stockage avait été arrachée lors de la tempête Dennis (ARIA 55332).

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/56356/

 

N° 55332 -  16/02/2020 -  FRANCE - 29 - QUIMPER

D35.11 - Production d'électricité

Lors d’un vent de Nord-Est particulièrement fort suite au passage de la tempête Dennis, la bâche d’un méthaniseur contenant 5 292 m³ de digestat est rabattue sur le bord de la cuve. Le digestat liquide est découvert.

L’inspection des installations classées constate que le système d’attache de la bâche semblerait être réalisé par des sangles et non par des boudins comme prévu.

La réparation de la bâche est effectuée 3 jours plus tard grâce à un colmatage des brèches et un renforcement de leurs ancrages à la structure béton des cuves. Les renforcements sont réalisés à l’aide de sangles additionnelles. Une deuxième intervention était prévue par l’exploitant mais n’a pas pu être réalisée par le prestataire en raison des mesures liées à la lutte contre la Covid-19. Un mois et demi plus tard, des vents endommagent à nouveau la bâche de la cuve de stockage (ARIA 56356).

https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/accident/55332/

Partager cet article
Repost0
28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 18:55
Partager cet article
Repost0
21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 13:51

 

 

Ce panneau accroché au grillage de clôture du méthaniseur n’encourage pas particulièrement les randonneurs à poursuivre leur chemin.

 

 

Marchémoret méthaniseur Goële Bioénergies ou une usine à gaz au bord d’un chemin de randonnées inscrit au PDIPR !

 

Quelques dizaines de mètres plus loin on découvre la torchère.

Torchère sur la photo à gauche

Torchère sur la photo à gauche

 

Qu’est-ce qu’une torchère ?

C’est une installation qui permet aux exploitants de se débarrasser du biogaz qu’ils ne peuvent pas utiliser :

             En cas de panne de l’installation

              En cas de surproduction de gaz

              En cas de qualité de gaz non conforme refusé par le client.

 

Mais cette opération n’est pas anodine, elle renvoie des gaz à effet de serre (méthane, CO2) dans l’air mais également des gaz toxiques pour la santé des populations.

 

 

 

Pour en revenir au chemin des Virots qui longe le méthaniseur, c’est un chemin commun à Marchémoret et Montgé en Goële, il est inscrit au Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et Randonnées PDIPR, il est  fort emprunté aux beaux jours par des familles avec enfants en bas âge qui fréquentent la forêt régionale de Montgé en Goële et encore plus depuis la levée du confinement « Covid ».

 

Le but du classement en PDIPR est de favoriser la découverte des sites naturels et des paysages ruraux par la pratique de la randonnée, en garantissant la continuité des itinéraires de randonnée (circulaire de 1988), tout en assurant la conservation du patrimoine que constitue les chemins ruraux.

 

 

Implanter une usine à gaz au bord de tels chemins

ne va-t-il pas à contresens de ce qu’attendent les randonneurs :

la sécurité, la qualité de l’air et la tranquillité ?

 

 

 

 

Marchémoret méthaniseur Goële Bioénergies ou une usine à gaz au bord d’un chemin de randonnées inscrit au PDIPR !

Pour protéger ce type de chemin, d’après l’article L 2213-4 du CGCT « Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l'accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l'air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites… »

 

Difficile de comprendre pourquoi les maires de Marchémoret et Montgé en Goële n'ont pas pris cette décision et ont permis l'implantation de ce méthaniseur  en autorisant le goudronnage de ce chemin jusqu’à l’entrée de l’installation, alors que le conseil municipal de Marchémoret avait donné le 18/12/2019 un avis défavorable à l’implantation de cette installation sur sa commune.

 

 

Pour toutes informations complémentaires

nous vous conseillons

de vous rapprocher de 

 

Jean-Louis Durand  maire de Marchémoret

Et

Pascal Hiraux maire de Montgé en Goële

Partager cet article
Repost0

Recherche