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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 17:21
Liste des captages d'eau abandonnés suite à la pollution des eaux par les pesticides ou les nitrates

Liste des captages d'eau abandonnés suite à la pollution des eaux par les pesticides ou les nitrates

 

 Le lobby agricole a encore de beaux jours devant lui, combien de nouveaux captages d’eau pollués par les nitrates et les pesticides seront-ils fermés d’ici 2025 ?

Entre la pollution de l’agriculture intensive et de l’industrie notamment celle des ordures, l’eau potable, une denrée qui risque de se faire rare dans les années à venir, au nord 77. 

 

 

 

Extrait article de Sciences et Avenir du 4/1/2017

 « A l'issue du Grenelle de l'environnement en 2008, la précédente majorité avait lancé un premier plan Ecophyto dont l'ambition était de réduire "si possible" de 50% l'usage des pesticides d'ici à 2018. Mais le succès n'a pas été au rendez-vous puisque l'utilisation de produits chimiques en agriculture a progressé au contraire de 5% par an en moyenne entre 2009 et 2013. Le nouveau plan, fondé sur la recherche et l'innovation, repousse l'objectif de 2018 à 2025… »

 

L’article complet :

Les pesticides sont désormais interdits dans les jardins publics

Depuis le 1er janvier 2017, l'utilisation de pesticides est interdite dans les parcs publics et les espaces verts.

 

LE JARDIN HÉROLD, DANS LE 19E ARRONDISSEMENT DE PARIS, OCCUPE UNE PARTIE DE L'ANCIEN HÔPITAL HÉROLD, DÉMOLI EN 1988. DANS LE CADRE D'UNE IMPORTANTE OPÉRATION DE RÉNOVATION URBAINE, DES ESPACES VERTS ONT ÉTÉ AMÉNAGÉS EN 2012.

Bonne nouvelle pour les citadins qui aiment profiter des espaces verts : depuis le 1er janvier 2017, les communes françaises n'ont plus le droit d'utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien de leurs parcs publics. Même chose pour les promenades, forêts et voiries (excepté les zones où l'interdiction ne peut être envisagée pour des "raisons de sécurité", comme les pistes d'aéroport et les autoroutes). Une interdiction qui a étéadoptée en juillet 2015 par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

Objectif : 50 % de pesticides en moins en 2025

La réglementation s'applique pour l'instant à l'État, les collectivités territoriales et les établissements publics. Dès septembre 2016, plus de 4.000 communes avaient déjà pris les devants. Et à partir du 1er janvier 2019, cette interdiction s'étendra également aux particuliers qui disposent d'un jardin ou potager, représentant entre 5 et 10 % des volumes de vente de pesticides chaque année. Le ministère de l'environnement précise que "les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique, continueront d'être autorisés". Ces alternatives comprennent des insectes (les coccinelles mangent les pucerons, le trichogramme lutte contre la pyrale du maïs...), des champignons, bactéries ou phéromones, utilisés de façon raisonnée pour protéger les cultures contre les attaques des bio-agresseurs.

La France est le deuxième pays européen concernant les quantités de produits phytosanitaires vendues (66 659 tonnes chaque année), après l'Espagne (69 587 tonnes) et devant l'Italie (49 011 tonnes). En termes d'utilisation, l'Hexagone est au neuvième rang européen selon le nombre de kilos de substances actives vendues rapporté à l'hectare, avec 2,3 kg/ha par an. A l'issue du Grenelle de l'environnement en 2008, la précédente majorité avait lancé un premier plan Ecophyto dont l'ambition était de réduire "si possible" de 50% l'usage des pesticides d'ici à 2018. Mais le succès n'a pas été au rendez-vous puisque l'utilisation de produits chimiques en agriculture a progressé au contraire de 5% par an en moyenne entre 2009 et 2013. Le nouveau plan, fondé sur la recherche et l'innovation, repousse l'objectif de 2018 à 2025, avec un palier intermédiaire (une baisse d'un quart du recours aux pesticides) en 2020.

 

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-pesticides-sont-desormais-interdits-dans-les-jardins-publics_109414?xtor=RSS-16

 

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 17:40

 

Base Basol des sites pollués français :

 

 

Les activités de la société WABCO WESTINGHOUSE Equipements Automobiles ont été initialement autorisées par l’arrêté préfectoral du 2 août 1994.
Les installations classées à autorisation sous les rubriques 2940 et 2260 ont cessé en 2001/2002. L'activité de traitement des métaux et de matières plastique, classée à autorisations sous la rubrique 2565 a cessé en 2006. Seules des installations classées sous le régime de la déclaration sont encore exploitées sur le site.

Le site, d'une superficie d'environ 2 ha est bordé :
- au nord par des entrepôts et la route nationale 3 (RN3) ;
- à l’est par une zone boisée et la rivière Beuvronne ;
- au sud par une zone pavillonnaire ;
- à l’ouest par la rue Aristide Briand puis par le canal de l’Ourcq et par une zone d’habitation.


Les zones potentiellement sensibles au voisinage de ce site identifiées dans les différentes études sont les cours d’eau (la Beuvronne et la Canal de l’Ourcq) et la zone pavillonnaire située au sud de l’établissement.

Plusieurs nappes sont rencontrées au droit du site. La nappe superficielle est située à 1,5 et 3,3 m de profondeur. Son sens de l’écoulement est orienté est/sud-est en direction de la Beuvronne qui draine la nappe.

 

Description qualitative :
A la suite de l’arrêt en 2006 des installations classées à autorisation (traitement des métaux et de matières plastiques), la société Wabco a fourni plusieurs études relatives à l’état du sous-sol.
Ces études ont révélé une pollution du sol et des eaux souterraines par des hydrocarbures et composés organo-halogénés volatils (COHV), susceptible d’atteindre les habitations du lotissement voisin qui sont au droit latéral de l’écoulement de la nappe.

Aussi, il a été demandé à Wabco, par arrêté préfectoral complémentaire du 11 avril 2012 de : 
- réaliser des prélèvements de gaz de sols et d’eaux souterraines dans les propriétés jouxtant le site industriel ;
- réaliser une étude visant à s’assurer que l’état des milieux à l’extérieur du site soit compatible avec les usages constatés autour du site ;
- transmettre les mesures de gestion à mettre en œuvre ;
- mettre en place une surveillance des eaux souterraines sur site et hors site.

Suite aux prélèvements d’eaux souterraines et de gaz du sol hors site, l’évaluation des risques a été menée dans le cadre d’une Interprétation de l’Etat des Milieux (IEM) suivant les recommandations de la circulaire du 8 février 2007 relative à la gestion des sites pollués. Dans ce cadre, ont également été contrôlés la qualité de l'eau des puits de particuliers à proximité immédiate du site ainsi que l’eau du robinet et l’air intérieur des maisons voisines.
Les échantillons d'air intérieur prélevés chez les riverains en juillet 2013 présentent de teneurs en COHV inférieures aux limites de détection analytiques. Des hydrocarbures ont été détectés à teneurs compatibles avec l'usage constaté.
Les échantillons d'eau du robinet prélevés présentent des teneurs inférieures aux limites de qualité des eaux de boisson et/ou valeurs guide de l'OMS pour l'eau potable.
Quant à l'eau des puits particuliers voisins, la teneur mesurée en trichloréthylène + tetrachloréthylène (10,54 µg/l) en juillet 2013 dans l'un des puits dépassait légèrement la norme de potabilité de 10 µg/l. Cette teneur ne dépasse plus la norme lors du prélèvement réalisé en juillet 2014.
Enfin, les prélèvements d'eaux de surface dans la rivière la Beuvronne ne révèlent aucun dépassement des valeurs limites de qualité des eaux de boisson et/ou valeurs guide de l'OMS pour l'eau potable, pour l'ensemble des paramètres analysés (métaux lourds, hydrocarbures totaux, composés aromatiques polycycliques, composés organo-halogénés volatils).

Le plan de gestion de la pollution proposé par l'exploitant en mars 2014 porte exclusivement sur la gestion de eaux souterraines et propose l'atténuation naturelle de la pollution. L'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant de complèter son dossier en privilégiant le traitement des sources de pollution, conformément aux principes de la circulaire du 8/02/2007 relative à la gestion des sites et sols pollués.

 

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0152

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

 

Claye-Souilly : les Wabco dans la rue pour garder leur emploi

08 Nov. 2015, 16h28 | MAJ : 08 Nov. 2015, 16h28

 

Le syndicat CFDT appelle à manifester, ce lundi matin, dans les rues de Claye-Souilly, pour protester contre l’arrêt total de la production chez Wabco, spécialiste des systèmes de freinage et d’embrayage sur camions implanté sur la commune depuis 1973.

Cette décision, prise par la direction de ce groupe américain, menace les 178 emplois restants sur le site, qui en avait déjà perdu près d’une centaine après deux plans sociaux successifs, en 2009 et 2013. « Le groupe préfère concentrer ses efforts sur le développement de son usine de Pologne », rappelle le syndicat, qui réclame le « maintien sur cinq ans de la production et le déploiement d’un plan de revitalisation du site digne de ce nom ».

Rendez-vous au 44, rue Aristide Briand, à Claye-Souilly, à 9 heures.

 

http://www.leparisien.fr/claye-souilly-77410/claye-souilly-les-wabco-dans-la-rue-pour-garder-leur-emploi-08-11-2015-5259277.php

 

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:12
 Villevaudé décharge polluée Terralia du groupe Paprec : que fait l’ETAT dans ce dossier ?

 

 

 

Villevaudé

décharge polluée Terralia du groupe Paprec

 que fait l’ETAT dans ce dossier ?

 

 

Le groupe PAPREC un industriel qui semble proche des plus hautes instances de l’ETAT.

 

En effet, à grand renfort de média le président de la république s’est rendu le mois dernier en Seine St Denis pour y visiter l’usine Paprec (1) mais il n’est pas venu visiter la décharge polluée  de ce même groupe à Villevaudé.

 

 

L’omerta de l’ETAT dans ce dossier ?

 

A vous de juger

 

La décharge ISDI Terralia (Groupe PAPREC) à Villevaudé avait été autorisée dans les années 2000, puis en 2009 l’exploitation avait été prolongée jusqu’en 2014 et de nouveau en 2014 bien que la décharge soit fermée pour cause de pollution aux hydrocarbures Madame le Préfète avait donné une autorisation supplémentaire de 5 ans qui court jusqu’au 18/2/2019 avec une surveillance trimestrielle des eaux (2).

 

Cette pollution aux hydrocarbures nous a été révélée par le CG 77, en effet les services de l’ETAT que nous avons contacté à nombreuses reprises n’ont pas souhaité nous indiquer le type de pollution découvert dans cette décharge, ni nous fournir une copie des résultats en leur possession.

 

Extrait de la réponse du CG 77 par courrier du 9 janvier 2014 qui nous indique :

 

« A la suite d’un contrôle inopiné, les services de la DDT ont suspecté une pollution sur un périmètre de l’ISDI. Des sondages et analyses ont conduit à l’identification d’une pollution aux hydrocarbures, sur ce périmètre circonscrit et qui ne s’est pas propagée. L’exploitant a été sollicité et s’est engagé à extraire la couche de terres polluées du site. Il appartient à votre association de saisir la DDT 77 pour pouvoir consulter les résultats d’analyses, le Département n’y ayant pas accès et à défaut, ce qui semble être le cas, de saisir la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) »

 

 

 

Le site est-il dépollué ?

Nous n’en savons rien

 

 

Quels sont les résultats des analyses trimestrielles

des eaux souterraines ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

L’ETAT 

 a-t-il engagé 

une action juridique à l’encontre de l’industriel ?

 

Nous n’en savons rien

 

 

Ce que nous constatons c’est que la décharge est toujours fermée et que ses eaux de ruissellements se déversent dans le ru  de l’Etang qui rejoint le ru  qui traverse le  lotissement de Mauperthuis à Claye-Souilly pour aller se rejeter dans la Beuvronne.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

contactez 

la sous préfecture de Torcy.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Prefecture-et-sous-prefectures/Les-sous-prefectures/La-sous-prefecture-de-Torcy2/La-sous-prefecture-de-Torcy

 

 

(1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/10/20/operation-de-charme-a-la-courneuve-pour-francois-hollande_4793058_823448.html

 

(2) Les 2 arrêtés préfectoraux successifs

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/8292/52482/file/ARP_Villevaude.pdf

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/13750/98266/file/ARP+ISDI+PRESCRIP+COMP+VILLEVAUDE+TERRALIA.pdf

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-villevaude-l-ancienne-decharge-terralia-groupe-paprec-une-verrue-polluee-122599825.html

http://adenca.over-blog.com/article-villevaude-l-ancienne-decharge-terralia-groupe-paprec-une-verrue-polluee-122599825.html

http://adenca.over-blog.com/article-protection-du-captage-d-annet-sur-marne-le-cas-de-la-decharge-polluee-de-villevaude-terralia-grou-124855441.html

http://adenca.over-blog.com/article-groupe-paprec-decharge-terralia-de-villevaude-106375885.html

http://adenca.over-blog.com/article-groupe-paprec-pourquoi-la-decharge-terralia-de-villevaudest-elle-toujours-fermee-115646517.html

http://adenca.over-blog.com/2015/03/que-deviennent-les-anciennes-decharges-isdi-le-cas-de-la-decharge-isdi-terralia-groupe-paprec-a-villevaude-une-verrue-polluee.html

http://adenca.over-blog.com/article-villevaude-omerta-des-services-de-l-etat-a-la-suite-de-pollution-de-la-decharge-terralia-aux-h-122037993.html

 

 

 

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 14:57

Ne ratez pas le documentaire

"Pollution des sols, le scandale caché"

diffusé ce soir mardi 20 janvier 2015 à 20.35 h

sur France 5

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/diffusions/20-01-2015_294063

 

 

Parmi les sujets traités

2 concernent la Seine et Marne

 

Le projet de carrière à ciel ouvert sur l’ancien site

du CEA de Courtry-Vaujours

et les déchets radioacifs (DRNR) en provenance

de l’usine CMMP d’Aulnay

 (citée dans le reportage)

qui ont été enterrés dans la décharge Sita Villeparisis

classée SEVESO à hauts risques

 

http://adenca.over-blog.com/article-des-dechets-radioactifs-en-provenance-de-cmmp-aulnay-surnommee-usine-poison-ont-ete-stockes-dan-117614055.html

http://adenca.over-blog.com/article-stockage-des-dechets-cmmp-aulnay-dans-la-decharge-seveso-sita-villeparisis-quels-risques-pour-les-125068217.html

 

 

Paru sur le site Natura Sciences :

Pollution des sols : le scandale caché

  Le 16 janvier 2015 à 11:05  

 Notre territoire est parsemé de territoires pollués. Il y en aurait près de 400 000 répartis aux quatre coins de France. Le documentaire de Sarah Oultaf « Pollution des sols : le scandale caché » (50 min) diffusé sur France 5 le mardi 20 janvier à 20h35 s’intéresse à cette véritable bombe à retardement.

 

Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. Ils ont ensuite souvent abandonné ces sites ou les ont revendu sans qu’une réelle décontamination n’ait eu lieu. Le documentaire « Pollution des sols : le scandale caché » s’intéresse aux conséquences sanitaires réelles ou supposées de ces sites. La pollutionenterrée est désormais souvent recouverte de paysages verts, d’habitations ou encore de terrains de loisirs. Mais cette pollution sournoise peut nous contaminer doucement.

Les produits toxiques enterrés peuvent en effet migrer de leurs containers ou des terres où ils sont enterrés et contaminer les nappes phréatiques. L’eau ainsi polluée sera consommée par les hommes et les animaux d’élevage. Des gaz ou des poussières toxiques pourront aussi contaminer l’air que nous respirons.

Des friches industrielles aux éco-quartiers

A Mazières-de-Touraine, le site industriel abandonné par l’entreprise Pal-Pack en 2011 dévoile ses horreurs. Le volume de déchets stocké sur place est très conséquent et ce, sans autorisation préfectorale. L’entreprise n’était en effet censée que recycler des emballages alimentaires vides. Mais sur place, c’est une toute autre réalité, bourrée de fûts chimiques qui se révèle. En décembre 2014, des contenants enfouis sur le terrain ont été mis au jour ; l’enquête suit son cours. Entre-temps, l’ancien patron de Pal-Pack a ouvert une nouvelle entreprise à l’activité similaire. Cet exemple dévoile une attitude peu salutaire : plusieurs entreprises abandonnent leurs sites sans les dépolluer.

Réaprties partout dans le pays, plusieurs friches industrielles sont ainsi en cours de reconversion. Derniers terrains constructibles dans les villes, ces friches deviennent des éco-quartiers. A Strasbourg, on en construit un sur d’anciennes tanneries ; à Rennes et à Grenoble sur de vieux sites militaires et à Toulouse sur la friche d’une cartoucherie. « Tous ces lieux ont-ils été correctement dépollués ?» questionne la réalisatrice.

Le plus grand éco-quartier français est celui de Limeil-Brévannes (94), situé sur une anciennedécharge sauvage. L’ancien maire de la ville qui a commandé ce projet veut croire au professionalisme des pollueurs. Comment faire autrement ? Dans le doute, une information demande tout de même aux propriétaires de ne pas cultiver de légumes potagers dans leurs jardins, mais en prendront-ils connaissance?

De l’arsenic et de la radioactivité

La mine d’or de Salsigne dans le département de l’Aude a été la plus importante mine d’or d’Europe Occidentale et la dernière de France métropolitaine. Elle est marquée par un siècle de pollution par l’arsenic et a été longtemps le site le plus pollué de France. Fermée en 2004, l’Etat a dû prendre en charge la dépollution pour un montant total de 50 millions d’euros. Mais l’essentiel des déchets toxiques est stocké sur place, formant une nouvelle colline. Dix ans plus tard, la pollution commence à s’échapper dans les ruisseaux situés aux alentours.

À Vaujours, à 15 km de Paris, le ministère de la Défense a occupé pendant plus de 40 ans d’immenses bâtiments. Ils sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Le CEA y a travaillé dans l’ombre pour mettre au point le détonateur de notre première bombe atomique. En 2010, Placo-platre, filiale de Saint-Gobain a racheté le site ; le sous-sol du fort de Vaujours, contenant du gips, intéresse l’industriel. Des mesures de radioactivité réalisées dans le bunker en février 2014 montrent pourtant que la dépollution du site n’a pas été réalisée correctement par le CEA. Les riverains s’interrogent : l’exploitation d’une carrière à ciel ouvert ne va-t-elle pas soulever des poussières radioactives ?

 

A quel point les poussières de l’amiante nous contamineront-elles ?

Autre époque, autres règles de sécurité. Pendant 40 années, une entreprise traitant des fibres d’amiante à Aulnay-sous-Bois a contaminé ses 40 0000 riverains, dans un rayon de 1 km. Des poussières blanches étaient reportées par les riverains, sans réaction des préfets successifs. «Combien d’usines d’amiante ont laissé échappé leurs poussières et combien de citoyens ne le savent pas encore ? Combien vont être malades ? », s’interroge la réalisatrice.

Selon Annie Thébaud-Mony, chercheuse en santé publique à l’Inserm, ce cas est typique. Pour elle, les enjeux économiques priment toujours sur la santé des ouvriers et des riverains. Il existe un conflit d’intérêt entre la santé publique que devrait défendre le préfet et un intérêt économique d’autre part.

Ainsi, des dizaines de millions de français subissent une pollution industrielle à un certain moment de leur vie. Le résultat pourrait être catastrophique pour notre santé. En effet, on est passé de 150 000 nouveaux cas de cancers par an dans les années 1980 à 355 000 en 2012. Pour Annie Thébaud-Mony, ces cancers sont principalement liés à l’explosion de cancérogènes résultant de la pollution industrielle.

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:26

Paru dans le Journal Libération :

Insecticides : le grand massacre

SYLVESTRE HUET 13 NOVEMBRE 2014 À 17:16

L’usage massif des néonicotinoïdes par les agriculteurs décime la faunedu sol, de l’air et des eaux.

Ce vendredi, la revue Science* a remis le couvert contre les néonicotinoïdes, cette classe d’insecticides agricoles utilisés depuis une vingtaine d’années. L’article, signé par Francisco Sanchez-Bayo, de la faculté d’agriculture et d’environnement de l’université de Sydney, met en perspective plusieurs études parues depuis deux ans. Parmi lesquelles une énorme «méta analyse» conduite par une «task force» mondiale, publiée l’été dernier (1). Il se termine sur une conclusion exprimée en termes très prudents. «Bien que ces problèmes continuent d’être soumis à des investigations, les connaissances actuelles conduisent à reconsidérer les traitements préventifs actuels des semences avec des néonicotinoïdes», écrit-il. Sauf que«reconsidérer» signifie ici envisager moratoires, restrictions d’usage ou bannissement définitif de ces insecticides. Si les mots sont doux, la décision suggérée est dure.

SANTÉ PUBLIQUE

Dure, car les néonicotinoïdes représentent aujourd’hui 40% des ventes d’insecticides, et leur chiffre d’affaires annuel se monte à 2,63 milliards de dollars (2,11 milliards d’euros) à l’échelle mondiale. Dure aussi en raison des arguments avancés par les scientifiques. Ils estiment avoir assez d’éléments pour conclure que les affirmations des industriels sur l’innocuité de leurs produits pour les espèces non ciblées étaient fausses. Et plus encore. D’une part que les conséquences néfastes des néonicotinoïdes, directes et indirectes, sur les faunes du sol des eaux et du ciel, sont majeures. Qu’il y a d’autre part des soupçons rationnels quant à la santé publique si leur usage se poursuit. Et enfin que leur utilisation systématique est inutile, voire dangereuse à long terme, pour l’agriculture.

Cette nouvelle classe d’insecticides débute avec la découverte de l’imidaclopride et sa mise sur le marché en 1991. Au début, reconnaît Jean-Marc Bonmatin, du Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans et membre de la task force, ces nouveaux produits affichaient des «qualités» et semblaient «une bonne idée». Très efficaces, ils s’utilisent à très faibles doses en remplaçant les insecticides antérieurs et sans épandages dispersant les molécules toxiques dans l’atmosphère. Les néonicotinoïdes se présentent en effet souvent sous la forme d’un enrobage pour les semences. Lorsque ces dernières germent, les molécules toxiques sont captées par les racines, puis circulent dans la plante avec la sève. Du coup, quand des ravageurs l’attaquent, ils meurent de leur repas. Ainsi, affirmaient les industriels, seuls ces derniers seront ciblés, bien que la molécule soit toxique pour le système nerveux central de tous les insectes, nuisibles comme utiles à l’agriculture (les «auxiliaires») ou pour la faune sauvage. Le principe semblait bon, voire «judicieux», selon Bonmatin. Il s’est révélé désastreux.

Loin de l’argument initial, «5% seulement des molécules toxiques de l’enrobage des semences pénètre dans la plante. Tout le reste, soluble dans l’eau puisqu’il doit circuler avec la sève, contamine le sol, puis les eaux de surface, et enfin les eaux souterraines», explique le biochimiste. L’efficacité de ces insecticides et l’illusion de leur innocuité pour l’environnement ont conduit à d’autres usages que les grandes cultures. Ils sont utilisés dans les vergers ou pour les légumes. Les jardiniers amateurs s’en servent. Les chiens et les chats sont protégés des puces avec eux. Et jusqu’aux charpentes de bois.

SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

C’est là que les qualités de l’insecticide - efficacité phénoménale, jusqu’à

8 000 fois plus toxique que le DDT à poids égal pour les abeilles, et persistance (une demi-vie de six à neuf mois) - se transforment en catastrophe, provoquant un massacre général des insectes du sol et des invertébrés des rivières.

Selon de très nombreuses études, ces produits sont en effet jugés responsables, au moins en partie, d’un effondrement des populations d’insectes utiles ou non pour l’agriculture. Ils contribuent clairement aux problèmes des abeilles à miel, ont démontré des études de l’Inra d’Avignon. «Mais également des bourdons et des autres pollinisateurs sauvages et des invertébrés du sol comme les vers de terre»,précise Bonmatin. L’effet provient directement de l’ingestion ou du contact de quantités infinitésimales des molécules neurotoxiques, via le butinage du pollen et du nectar en ce qui concerne les pollinisateurs. Une étude (2) a montré que 17% à 65% des nectars des champs de cultures traitées sont contaminés, démentant sur ce point les affirmations originelles des industriels lors des mises sur le marché.

A ces effets directs s’en ajoutent, de proche en proche dans la chaîne alimentaire, d’autres, indirects mais massifs. Une étude récente (3) dévoile que si les populations d’oiseaux communs insectivores des Pays-Bas ont diminué de près d’un quart depuis que ces insecticides sont utilisés, c’est à cause d’eux. La contamination des eaux déclenche l’effondrement des microfaunes des rivières, puis celui de leurs prédateurs comme les batraciens. Selon Bonmatin, l’effet indirect, via la destruction des ressources alimentaires sous forme d’insectes dont le système nerveux central est visé par les néonicotinoïdes, ne fait guère de doutes. Mais il pourrait s’y ajouter un effet direct, car si ces molécules sont beaucoup moins toxiques pour les autres animaux, tels les oiseaux et les mammifères, les effets à long terme pourraient les affecter directement. Une observation qui pose la question de la santé humaine, puisqu’on trouve les métabolites des néonicotinoïdes dans nos aliments et jusque dans nos urines.

Paradoxe : ce massacre se retourne contre les productions agricoles. C’est évident pour les plantes à fleurs ou les arbres fruitiers, qui dépendent de la pollinisation. Une étude récente sur 54 cultures majeures en France (4) de 1989 à 2010 montre que les rendements de celles qui dépendent de la pollinisation ont décru avec l’usage des néonicotinoïdes, ce qui n’est pas le cas des autres. Il est difficile d’avancer une autre causalité pour cette corrélation qu’un effet négatif de ces produits.

UNE EXPERTISE INDÉPENDANTE

D’autres conséquences néfastes surgissent. La destruction massive de la microfaune des sols agricoles (lombrics) dégrade leurs qualités agronomiques. De sorte qu’un recours accru aux fertilisants compense cette stérilisation. Pourtant, note Bonmatin, l’Italie montre que le bannissement de ces insecticides pour le maïs ne produit pas l’effondrement des rendements redouté.

Ces résultats de recherche, nombreux et convergents, ne peuvent plus être ignorés des pouvoirs publics. Ils plaident a minima pour des restrictions d’usage, l’abandon des traitements systématique et des traitements curatifs ciblés, réservés aux cas extrêmes d’attaques de ravageurs. Ils mettent en cause les procédures d’évaluation des risques des nouveaux produits pour lesquels une expertise indépendante des industriels doit être mobilisée. Et surtout la conjonction redoutable entre l’appétit financier des firmes productrices de produits phytosanitaires, un système économique qui contraint les agriculteurs à industrialiser toujours plus leur activité au mépris de la biodiversité et des pouvoirs politiques qui remplacent depuis cinquante ans le travail humain par des produits chimiques.

(1) Van Der Sluijs et al., Environmental science and Pollution Research, août 2014.(2) F. Sanchez-Bayo et Goka, Plos One du 9 avril 2014. (3) Caspar Hallmann et al, Nature du 10 juillet 2014. (4) Nicolas Deguines et al., Frontiers in Ecology and the Environment, mai 2014.

* Et non la revue Nature de jeudi, comme initialement indiqué par erreur.

Sylvestre HUET

http://www.liberation.fr/sciences/2014/11/13/insecticides-le-grand-massacre_1142314

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:37

 

 

En effet nous apprenons  que le terrain actuellement occupé par la Sté Fécomme Service Marketing serait pollué, c’est le dirigeant de cette entreprise  Thierry Fécomme qui l’indique dans la presse (1).

 

Cette entreprise vient d’être mise en liquidation judiciaire.

 

Ce site est exploité de longue date par des industriels de l’imprimerie :

- 1982 Raymond Fécomme (père de Thierry Fécomme cité au dessus)

- à partir des années 90 Fecomme Quebecor

- vers 2009 repris par le groupe Hollandais Circle Pinter (2).

- depuis 2011 Fécomme Service Marketing, sté mise en liquidation le 20/11/2014

 

Le terrain de plus d’un hectare n’appartient pas à Fécomme Service Marketing, le propriétaire est la : SAS Immobilière Gabrielle

19 rue de Verdun

77410 Claye-Souilly

dont le dirigeant est également Thierry Fécomme.


 

Ce terrain a été pollué avec quels produits ?

La pollution a-t-elle atteinte les lotissements et maisons environnantes ?

Les eaux de ruissellements de cette entreprise se rejettent dans la rivière Beuvronne,

 des analyses ont-elles été réalisées dans cette rivière ?

 

Nous n’en savons rien

et nous sommes très inquiets

 

Pour plus d’informations contactez :

- M. Yves Albarello député maire de Claye-Souilly

- M. Jean-Luc Marx préfet de Seineet Marne

 

 

 

Extrait d’un document paru sur le site CERIG qui pourra vous éclairer sur les pollutions que peuvent engendrer une imprimerie :

 

« De nos jours les problèmes liés à l’environnement occupent une place de plus en plus importante dans la vie des entreprises. L’imprimerie ne fait pas exception à la règle et se trouve de plus en plus souvent confrontée à ce genre de problématiques. En effet, la réalisation d’imprimés fait largement appel à des produits présentant des risques importants de pollution des sols, des eaux, de l’air. Ces sources de pollution nécessitent chacune uneréponse spécifique et uneattention particulière tout au long des procédés d'impressions.
Même si le problème des émissions de Composés Organiques Volatiles (COV) est préoccupant, la gestion des Déchets Toxiques en Quantité Dispersée (DTQD) et l’organisation des stockages de matières dangereuses restent les problématiques principales rencontrées par le secteur graphique. Les imprimeurs sont donc quotidien
nement confrontés au problème de l’élimination des déchets, nombreux et variés issus de leur activité. Chiffons souillés, révélateurs ou solvants usés sont autant de déchets qu’il faut traiter afin d’éviter tout impact sur l’environnement…. » (3)

 

(1) Le Parisien 77 du lundi 17/11/2014

(2) Roissy Mail 12/2/2011

(3) http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2005/dechets-imprimerie.htm

 

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:52

 

 

A la consultation du site Basol nous nous apercevons que plus 10 ans  après l’arrêté du 19 août 2004 imposant la  remise en état du site la mairie de Meaux n’a toujours pas transféré à l’ETAT le rapport de dépollution.

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce dossier nous vous conseillons de vous rapprocher de la mairie de Meaux.

 

 

 Extrait du site Basol :

 AncienneUIOM de Meaux (anciens broyeurs)

Lieu-dit : ZI de "Beauval

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE anciennedont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : Ville de Meaux
   il s'agit 
DU DERNIER EXPLOITANT

 

Description du site :
La ville de Meaux a été autorisée à exploiter u
ne usined'incinération et de traitement d'ordures ménagères au lieu-dit Beauval par arrêté n°64-EC-5.588 du 18 juillet 1964.
Diverses activités ont été exercées sur le site de 35 000 m2 de l'UITOM : incinération des ordures, compostage des ordures brutes, compostage de déchets verts...
Les dernières activités ont été mises à l'arrêté en 1997-1998.
La partie nord du site, parcelle de 13 000 m2 qui n'a reçu aucu
neinstallation classée liée au traitement des déchets, a fait l'objet d'un PV de récolement le 4 septembre 2001 et a été vendue à la société TRIDEX.
La ville de Meaux souhaite aujourd'hui vendre la partie centrale du site à la SCI Vito pour y installer u
nepépinière d'entreprises (18282 m2).
La ville de Meaux conserverait la partie Sud du site, actuellement occupée par la brigade cani
ne de la ville.

 

Description qualitative :
Le site est clôturé.

14 sondages de sol ont été effectués par le cabi
net SOLEN en 1999, 2000 et 2001. Les contaminants étudiés ont été les substances chimiques organiques (hydrocarbures) et inorganiques (métaux lourds).

U
neétude équivalent à unedémarche d'évaluation simplifiée des risques a été réalisée par le cabinet Letourneur en septembre 2001. Elle neconclut toutefois pas sur le classement du site.

En ce qui concer
ne les polluants organiques (hydrocarbures), le site présente des traces de polluant qui nesont pas significatives. En ce qui concerne les métaux lourds, les valeurs pour le chrome et le cuivre sont supérieures aux VDSS sur quelques points et les valeurs sont globalement élevées pour tous les métaux dans la zone sud du site. L'étude Letourneur conclut sur la nécessité d'uneévaluation plus approfondie des risques qui engendrerait peut-être la mise en place d'un réseau de surveillance.

Il pourrait exister un risque de pollution de nappe par le chrome et u
nedépollution pourrait être nécessaire pour ce qui concerne le cuivre.

Des compléments ont été demandés par la DRIRE le 20 mars 2003 sur les pollutions au cuivre, au chrome, ainsi que sur les mesures éventuelles de dépollution ou de surveillance du site.

Le mémoire définitif de cessation d'activité a été transmis à la DRIRE le 18 décembre 2003. 

Un arrêté complémentaire de travaux en vue de la remise en état du site a été pris le 19 août 2004.

Les travaux (notamment d'évacuation des terres polluées) sont en cours en octobre 2004.

 

……

 

Rapports sur la dépollution du site : Aucun document n'a été transféré pour le moment.

 

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0108

 

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:22

 

 

BASOL (1)

Ce site Internet du Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie (MEDDE) - Direction Générale de la Prévention et des Risques (DGPR) présente la Base de données BASOL sur les sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.

 

 

Pourquoi

Mme Nicole Klein

préfète de Seine et Marne

n’a pas fait inscrire

le site pollué WABCO dans la base BASOL ?

 

 

Le 16 janvier 2012  un rapport avait été dressé par les services de l’ETAT de Seine et Marne indiquant

« ce site fera l’objet d’une inscription à l’inventaire des sites pollués BASOL »

 

plus de 55 mois après ce site n’est toujours pas inscrit dans cette base.

 

 

Dans le dossier " l’environnement industriel en Ile de France 2013", il est indiqué à la rubrique sites et sols pollués que des réunions spécifiques pour informer les riverains ont été réalisés sur plusieurs sites en Ile de France dont celui de Wabco.

 Ce n'est pas seulement les riverains du site qui doivent être informés mais toute la population, en effet le site Wabco Claye-Souilly se trouve en bordure de la rivière Beuvronne, rivière qui se rejette dans la Marne dans la commune voisine à Annet sur Marne en amont proche du plus important captage d’eau de Seine et Marne, qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

Souhaitons que

dans un souci de transparence

M. Jean-Luc Marx

 nouveau préfet de Seine et Marne

fera inscrire

ce site dans la base BASOL

 

 

 

Affaire à suivre…..

 

(1) http://basol.developpement-durable.gouv.fr/accueil.php

(2) l’environnement industriel 2013 édité par la DRIEE IDF rubrique gestion des sites et sol polluées page 49 http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/brochure-l-environnement-a1879.html

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-pollution-wabco-claye-souilly-118146005.html

http://adenca.over-blog.com/article-achat-du-marais-de-claye-un-cadeau-empoissonne-pour-les-habitants-de-claye-souilly-115826501.html

http://adenca.over-blog.com/article-pollution-wabco-claye-souilly-118146005.html

 

Site Wabco Sevran                            

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=93.0056

 

Site Wabco Amiens

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=80.0084

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 10:28

Paru sur le site Le Monde Planète :

Le dossier noir des boues rouges de Gardanne

LE MONDE | 22.08.2014 à 15h46  • Mis à jour le 23.08.2014 à 07h36  |Par Martine Valo

Poussière rouge de bauxite, poussière blanche d’alumine : à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, l’histoire industrielle nimbe la ville. Réverbères, panneaux de signalisation, murs, tout y est patiné à l’ocre rouge. L’usine Alteo se dresse ostensiblement au bout de la rue principale. Depuis que le groupe Pechiney s’est établi là en 1893 pour produire de l’aluminium, elle a toujours fait travailler les ouvriers de ce coin de Provence, au gré des propriétaires. En retour, l’Etat s’est employé avec constance à ne pas trop lui compliquer la tâche.

Quand il est apparu impossible de continuer à stocker des monceaux de résidus de bauxite sur plusieurs terrains alentour, une solution s’est vite imposée : pourquoi ne pas balayer tout cela discrètement au fond de la Méditerranée ? C’était en 1966.

Quelques dizaines de millions de tonnes de boues rouges plus tard, la grosse canalisation court toujours sur 47 kilomètres, le long de la route jusqu’au rivage de Cassis, avant de s’enfoncer sous la surface jusqu’au canyon sous-marin de Cassidaigne à 7,7 km de là, par 320 mètres de fond. Vingt millions de tonnes de sédiments se sont accumulées au cœur du parc national des Calanques, sans compter tout ce qui a débordé et s’étale en couche plus ou moins épaisse du golfe de Fos à la rade de Toulon. Et le robinet n’est pas prêt d’être fermé.

Alteo a déposé en mai une demande de renouvellement de la concession d’occupation du domaine public maritime pour trente ans. L’avis que la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) a rendu public le 12 août laisse présager une réponse positive.

DES FILTRES-PRESSES POUR 30 MILLIONS D'EUROS

On peut s’en étonner, car la communication d’Alteo – premier producteur au monde d’alumines de spécialité, entrant dans la composition de céramiques pour l’électronique et d’écrans à cristaux liquides entre autres – repose actuellement sur un objectif de « zéro déchet » en mer après 2015. En réalité, si l’usine s’apprête à cesser de se débarrasser de ses boues rouges dans la Méditerranée – hormis un résidu de 84 tonnes par an, très loin du million de tonnes des années 1970 –, elle veut en revanche continuer à y déverser ses effluents liquides chargés en soude et en métaux dissous.

Comme la France a ratifié la Convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée de 1976, il n’est plus possible de renvoyer le problème aux calendes grecques. Alteo est donc en train de s’équiper de trois filtres-presses permettant de déshydrater les boues rouges. Un investissement de 30 millions d’euros financé pour moitié par des subventions de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. L’idée est de valoriser la matière sèche sous le nom commercial de Bauxaline sur le créneau de la dépollution, mais le marché ne décolle guère.

« Nous avons étudié plusieurs possibilités : évaporation, lagunage, rejet dans d’anciennes mines, en rivière, mais dans ce cas la moindre défaillance de station d’épuration se remarque tout de suite par la coloration rouge. Et puis, pour la mer, nous avions déjà la conduite, résume Eric Duchenne, directeur des opérations chez Alteo. C’est la meilleure solution. »

QUAND ON PARLE DE L’USINE, ON PARLE À VOIX BASSE

L’argumentaire a convaincu la Dreal qui recommande de lui accorder la dérogation nécessaire pour rejeter dans l’environnement des liquides au pH trop élevé et dont les taux en aluminium, en arsenic et en fer dépassent les seuils légaux. La seule véritable critique de l’administration concerne les poussières générées par le site de stockage de Mange-Garri, à Bouc-Bel-Air, à deux pas de Gardanne, où fonctionneront deux des filtres-presses.

Là, derrière la colline boisée qui jouxte la propriété de la famille Ontato, une vaste clairière, rouge et nue, évoque immanquablement un paysage martien. A chaque coup de vent, une couche de particules ocre vient tout recouvrir chez eux. Le couple envisage de se lancer dans une procédure judiciaire. Tous deux se demandent si ce ne sont pas ces poussières qui auraient brûlé les pattes de leur chien. Voilà cinquante ans que ça dure.

Un suivi sanitaire du milieu marin a lieu tous les cinq ans, les conclusions présentées par l’exploitant sont toujours rassurantes. Certes, les poissons de la zone concernée contiennent du mercure et de l’arsenic, mais ils sont loin d’être les seuls par ici. A Cassis, les pêcheurs refusent de parler des campagnes de capture auxquelles ils participent. « Ce n’est pas contre les journalistes, c’est juste pour éviter les ennuis », coupe l’un d’eux. A Gardanne, quand on parle de l’usine, on parle à voix basse.

« ARRÊTONS DE PARLER D’UN PASSÉ QUASIMENT RÉGLÉ ! »

Il y a bien cet ingénieur de recherche de l’université de Toulon, Olivier Dubuquoy, qui a travaillé avec la députée européenne écologiste Michèle Rivasi et qui dénonce « le principe du pollueur-payé ». Mais il n’est guère suivi bien qu’il alerte sur la « bombe à retardement » dormant dans la mer. Actuellement, la faune qui vit sur le fond a totalement déserté l’entrée du canyon de Cassidaigne, trop propice aux avalanches de boues rouges. « Que se passera-t-il si le plancton revient après 2015 sur les sédiments où se sont accumulés les métaux ? », s’interroge-t-il.

 « Arrêtons de parler d’un passé quasiment réglé !, s’agace pour sa part François-Michel Lambert, député Europe Ecologie-Les Verts de la circonscription. Depuis la reprise de l’usine par Alteo, le changement d’attitude des responsables est remarquable. J’avais dit que si rien n’était fait, je fermerais l’usine symboliquement au 1er janvier 2016. » Il soutient à fond ce dossier comme le modèle même de ce que promeut l’Institut de l’économie circulaire, dont il est le président. Une illustration potentiellement parfaite. A condition qu’Alteo trouve des débouchés pour sa Bauxaline. A condition aussi que les effluents ne se révèlent pas plus dangereux que prévu.

Cette question inquiète Yves Lancelot, ancien dirigeant du Centre d’océanologie de Marseille. En 1993, ce directeur de recherche au CNRS avait montré, en laboratoire, l’impact néfaste des métaux dissous dans les résidus de bauxite sur la reproduction de plusieurs espèces d’oursins et d’huîtres. Il concluait alors au manque de données qui permettraient « d’évaluer comment se manifestent les effets nocifs des éléments toxiques des boues rouges dans le temps et dans l’espace ».

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/22/le-dossier-noir-des-boues-rouges-de-gardanne_4475340_3244.html

 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:55

 

 

ENVIRONNEMENT  NORD-OUEST SEINE ET MARNE : 

Massacre à la pelleteuse ? 

 

 

 

 

 

Ce qu’ils nous ont déjà fait :

 

- On a commencé par creuser des trous pour nous piller nos richesses (Gypse, Sable, Cailloux..) puis on a rempli ces trous avec des ordures de Paris et d’ailleurs et comme cela ne suffisait pas on a déversé également des ordures sur nos belles Terres de Brie puis on a enterré des déchets dangereux et déchets radioactifs (DRNR) dans les anciennes carrières Lambert  transformées en  décharge classée Seveso à hauts risques (Sita Fd de Villeparisis), déchets provenant de le France entière.


- On a implanté l’Aéroport de Roissy puis  une zone industrielle à hauts risques Mitry-Compans ( 7 sites classés Seveso dont 3 Seveso à hauts risques, 2 centrales à bitume...


- On a construit des incinérateurs d’ordures ménagères, de déchets dangereux, et de boues de station d’épuration (Monthyon, Compans, St Thibault des Vignes)


- Pour accompagner tout cela on a construit des routes encore et encore


- On a pollué l’eau de notre rivière Beuvronne, que certains  nomment aujourd’hui « égout à ciel ouvert »

 

 

 

« Puisque chez vous tout est foutu,

pourquoi ne pas en rajouter une couche » 

 


 

Ce qu’ils projettent de nous faire est pire encore :

 

On devrait servir de cobayes :

- Expérience de forages pétrole de schiste

- Expérience de Stockage de gaz carbonique co2 sous nos pieds (décharge Veolia Claye-Souilly)

 

On veut nous détruire notre patrimoine :

- l’Aqueduc de la Dhuis projet de carrière à ciel ouvert par Placoplatre (Groupe St Gobain).

 

On veut nous prendre nos terres agricoles et nos forêts encore et encore :

  - Destruction de nos terres agricoles et boisements par les carriers pour exploiter le gypse, puis remblaiement par des déchets "dits inertes "( Placoplatre Groupe St Gobain à Villevaudé puis Claye-Souilly et Annet sur Marne)


- Destruction de la forêt de Montgé en Goële et de ses châtaigniers, hêtres, chênes, platanes et marronniers plus que centenaires  pour exploiter du gypse puis remblaiement par des déchets "dits  inertes "(Knauff)


- Extension Aéroport de Roissy


- Implantation d’entrepôts pour stocker les produits fabriqués à l’étranger (exemple St Mard, Mitry /Compans…)

 

On veut nous amener des ordures encore et encore

- Projet d’ implantation de décharges notamment pour déverser les déchets du Grand Paris : Montgé-en-Goële, Moussy le Neuf, Isles les Villenoy, Jossigny..


- Remblaiement de la Carrière Placoplatre (Groupe St Gobain) de Villeparisis, Le Pin par des déchets inertes en provenance de Paris et  d’ailleurs.


 

et si cela ne suffisait

projet d'exploitation de gypse par Placoplatre

sur l'ancien site du

CEA de Courtry/Vaujours.

 

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