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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 19:56

 

Un article du journal "La Marne"

 

EN IMAGES.

Après l'incendie d'un camp de Roms près de Roissy, la zone reste dangereuse

 

Des photos impressionnantes du journal "La Marne" après l'incendie du camp des Roms de Compans
Des photos impressionnantes du journal "La Marne" après l'incendie du camp des Roms de Compans
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 11:54

 

 

UN MANQUE DE TRANSPARENCE ?

 

A VOUS DE JUGER

 

 

Un petit compte-rendu de ces réunions téléphoniques :

 

Il semblerait que le nuage de fumées noires ait impacté essentiellement la zone industrielle de Mitry-Compans, difficile d’y croire notamment pour les habitants de Mitry-Mory. Le risque de toxicité aigüe de l’air aurait été écarté.

  • Pas d’informations sur les points d’implantation des contrôles de la qualité l’air
  • Pas de mise à disposition de la population  des études de la qualité de l’air 

 

Du côte des risques de pollution de l’eau de surface

  • Pas d’informations sur le nombre de m3 d’eau déversé par les pompiers pour éteindre l’incendie
  • Pas d’informations sur la contenance exacte du bassin de rétention d’eaux pluviales censé avoir retenu ces eaux polluées ( probablement aux environs de 1500 m3)  
  • Pas d’informations sur le traitement par ADP des eaux polluées contenues dans ce bassin
  • Pas d’informations sur la destination du reste des eaux polluées  
  • Pas de contrôles de la qualité de l’eau dans la rivière Biberonne à Compans

 

Du côté des risques de pollution des captages d’eau 

  • Les piézomètres (pour contrôler la nappe phréatique) d’ADP proche de l’incendie ont été détruits, une étude « pourrait » être réalisée pour contrôler le risque de migration des eaux polluées vers les captages d’eau potable de Mitry-Mory, après qu’ADP ait réimplanté de nouveaux piézomètres

        

  • Pas de mise à disposition de la population des résultats des contrôles de la station d’alerte Veolia sur la Beuvronne qui protège le captage d’eau d’Annet sur Marne

 

Du côté de la pollution des sols, des cultures de légumes et de fruits....

  • Il semblerait qu’aucuns contrôles n’aient été réalisés

 

Du côté de la canalisation souterraine d’hydrocarbures Trapil qui fournit l'usine SEVESO Seuil Haut CCMP

  • ADP, propriétaire du terrain, ne sait pas où se situait exactement le camp des Roms par rapport à la canalisation souterraine d’hydrocarbures qui passe sur son terrain, était-ce une zone de non droit dans laquelle  ADP n’avait plus accès ?
  • Pas de contrôle de l’état de cette canalisation prévue par la Préfecture.

 

Pour plus de renseignements le sous-préfet nous renvoie vers l’industriel Trapil.

 

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 10:38
14 août 2020
Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

(Photo Gilles)

 

Depuis l'arrêté municipal bien exposé au Quai Prévost d'interdiction de la baignade se développe ici au Quai des Mariniers un attroupement continuel de familles qui viennent se rafraîchir sans savoir que cet endroit est particulièrement pollué.

 

Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

 

Ici sur Google map, l'exutoire de la Rivière de Chelles, principal collecteur du centre ville et de la Zone Industrielle plusieurs fois dénoncé pour ces rejets nauséeux... La couleur grisâtre est pourtant dissuasive...

 

Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

(Photo Isabelle)

 

Là il s'agirait d'un test avec un colorant vert pour identifier dans les réseaux des fuites possibles...

 

Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

(Photo Eric)

 

L'exutoire de la Rivière canalisée à sa sortie en Marne avec le colorant vert...

 

Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

(Photo Isabelle)

 

Là on voit que l'île Bertha, au fond de l'image, reçoit des visiteurs qui peuvent traverser la Marne à cause de l'étiage au plus bas de la rivière cette année...

 

Si il est interdit de se baigner dans la Marne à Chelles à cause de la pollution de l'eau,  les îles classées en Réserve Naturelle sont également interdites d'accès... Logiquement des petites bornes sont placées bien en vue pour les interdictions sous formes de pictogrammes. 

 

Quai des Mariniers à Chelles,  baignade à surveiller car interdite...

(Photo Gilles, 26 Quai des Mariniers)

 

Nous avons contacté l'élu en charge de ce dossier, Entretien des espaces urbains, pour faire en sorte qu'il ne soit plus possible de se garer là devant la descente piétons de la berge basse. 

Attendons de voir quelles actions seront mises en place pour éviter toutes ces nuisances continuelles...

 

Lucien Follet

 

VOIR Pollution de la Marne à Chelles:

 

 

 

 

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 18:01

 

L’article 173 de la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) du 24/03/2014 prévoit l’élaboration de  secteurs d’information sur les sols (SIS). La définition officielle d’un SIS est précisée à l’article L. 125-6 du code de l’environnement : « L’État élabore, au regard des informations dont il dispose, des secteurs d’information sur les sols qui comprennent les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publiques et l’environnement. »

 

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/41278/311208/file/Compans.pdf

Compans information sur les sols SIS : Ste Parisienne d’impression et de Teinture
Compans information sur les sols SIS : Ste Parisienne d’impression et de Teinture
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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 15:38

 

 

L’article 173 de la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) du 24/03/2014 prévoit l’élaboration de  secteurs d’information sur les sols (SIS). La définition officielle d’un SIS est précisée à l’article L. 125-6 du code de l’environnement : « L’État élabore, au regard des informations dont il dispose, des secteurs d’information sur les sols qui comprennent les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publiques et l’environnement. »

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/41279/311212/file/Courtry.pdf

Courtry information sur les sols SIS :chemin de l’Arange
Courtry information sur les sols SIS :chemin de l’Arange
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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 15:01

 

 

 

Villeparisis site de l'ancien magasin Leclerc près de la place du Marché

Villeparisis  : La préfète Béatrice Abollivier, l’Agence Régionale de Santé et le Conseil Départemental du 77 vont-ils autoriser l’implantation d’une crèche sur le site de l’ancien magasin Leclerc, pour partie pollué ?

 

 

Nous venons d’apprendre qu’un projet de crèche, salle de sport…. et de 180/200 logements serait à l'étude sur l’ancien site, pour partie pollué, du magasin Leclerc.

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/f01119p0268.pdf

 

Pour mémoire une pollution aux hydrocarbures avait été découverte sur une partie de ce site en août 2018 qui avait fait l’objet de : 

Certains riverains avaient même dû être évacués de leur domicile pendant plusieurs jours.

 

Afin de ne pas faire prendre de risques aux enfants en bas âge qui seraient susceptibles de fréquenter cette crèche, la commune de Villeparisis ne peut-elle pas trouver un autre site pour implanter cet établissement sensible ?

 

Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher de

Hervé TOUGUET

Maire de Villeparisis

 

 

Un article intéressant sur le sujet :

https://www.lagazettedescommunes.com/561418/faut-il-empecher-la-construction-de-creches-en-zones-polluees/

 

 

Paru sur le site France Bleu :

 

Seine-et-Marne : des habitants de Villeparisis évacués lundi pour cause de pollution à l'essence

Samedi 25 août 2018 à 14:49Par Margot Delpierre, France Bleu Paris et France Bleu

A proximité de la rue Salengro à Villeparisis (Seine-et-Marne), des riverains sont dérangés depuis la mi-août par de fortes odeurs d'essence. Les personnes qui résident dans un périmètre de 50 mètres devront évacuer lundi 27 et jusqu'au vendredi 31 août, le temps d'effectuer des travaux.

 

Des riverains de la rue Salengro à Villeparisis (Seine-et-Marne) sont incommodés par de fortes odeurs depuis la mi-août. Elles proviennent d'une station-essence désaffectée dans les années 80. Des travaux auraient provoqué l'écoulement d'hydrocarbures dans le sol.

Pour résorber la pollution, Mavidis, société exploitante du site pollué, doit entreprendre des travaux. Ils "commenceront ce lundi 27 août et dureront jusqu'au vendredi 31 août en horaires continus, précise la préfecture. Ils permettront de créer une barrière hydraulique pour empêcher les hydrocarbures de se répandre dans le réseau d'assainissement et améliorer l'efficacité des opérations de pompage".

Toute personne résidant dans un périmètre de cinquante mètres à proximité du chantier devra plier bagage pour la semaine. Au-delà, il n'y a pas de risque pour la santé, estime la préfecture.

Bien aérer son domicile

L'agence régionale de santé rappelle qu'il faut :

  • aérer régulièrement les intérieurs, y compris les pièces en sous-sol
  • vérifier le bon fonctionnement du système de ventilation
  • vérifier le maintien en eau des siphons

Il est aussi recommandé de ne pas fumer en sous-sol. Si un riverain est incommodé par les odeurs, il est invité à se signaler auprès de la mairie ou des pompiers afin que des prélèvements soient réalisés et des mesures de suivi soient prises.

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/seine-et-marne-des-habitants-de-villeparisis-evacues-lundi-pour-cause-de-pollution-a-l-essence-1535201257

 

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2018/08/villeparisis-pollution-aux-hydrocarbures-les-habitants-qui-doivent-etre-evacues-lundi-attendent-des-explications-de-la-ste-mavidis.h

http://adenca.over-blog.com/2018/08/villeparisis-pollution-aux-hydrocarbures-sur-l-ancien-site-leclerc-pour-mieux-comprendre-le-dossier.html

https://actu.fr/ile-de-france/villeparisis_77514/villeparisis-pollution-habitants-evacues-pourront-reintegrer-leur-logement_18382244.html

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 15:10
UBU TEX

5 nov. 2019

Loi économie circulaire, communiqué n°1

Hallucinant. Les TEX – Terres EXcavées – dans le jargon des BTP vont sortir librement de leur tanière, devenir des produits et faire l’objet de transactions commerciales. D’un coup de baguette gouvernementale, des déchets vont se métamorphoser en produits.

Les mafias des camions bennes et les créateurs de remblais flash dans les prairies ou les maquis vont bénéficier d’une nouvelle simplification administrative. Ils vont pouvoir vendre de la terre potentiellement polluée sous le noble nom de terre végétale.

Les Rathkeale Rovers, caïds irlandais du bitume frelaté (et de la corne de rhinocéros) et les loto entrepreneurs éphémères s’intéressent de près à ce nouveau marché tombé du ciel et du projet de loi sur l’économie circulaire.

La terre excavée qui est littéralement à la base de toutes les entreprises de construction, de destruction et de reconversion des friches industrielles est jusqu’alors à priori considérée comme potentiellement polluée. Avant d’être transportée par camion ou par péniche pour être utilisée en remblai, en aménagement paysager de projets immobiliers ou en sous-couche dans des chantiers routiers, la terre excavée est aujourd’hui soumise à la réglementation sur les déchets et si nécessaire à des opérations de criblage et d’assainissement. Ce régime engage pénalement la responsabilité de l’expéditeur et du récepteur. S’il s’avère que le lot de terre excavée est responsable quelques mois ou quelques années après leur réemploi d’une émergence d’anomalies sanitaires ou d’une pollution de l’eau, les 2 trafiquants peuvent être identifiés grâce au système de traçabilité aujourd’hui en vigueur.

Avant même que le projet de loi sur l’économie circulaire soit examiné en procédure accélérée par le Sénat fin septembre et par la Chambre des Députés courant novembre 2019, un projet d’arrêté fixant les critères de sortie du statut de déchet pour les terres excavées – et les sédiments de dragage des ports et des estuaires – a été soumis à la consultation du public sur le site Internet du ministère de l’Ecologie du 27 mai au 20 juillet 2019 dans une discrétion quasi absolue. Elle a recueilli en tout et pour tout 19 avis, un chiffre dérisoire au regard d’un enjeu aussi important pour la santé publique et pour la protection des environnements terrestres, aquatiques et marins.

Seul l’avis de Robin des Bois était résolument contre. Depuis, comme le confirme le compte-rendu du 27 septembre 2019 (page 12818) de l’examen du Sénat en procédure accélérée du projet de loi relatif à l’économie circulaire, des réunions entre Robin des Bois, les services de la Direction Générale de Prévention des Risques (DGPR) et le cabinet de Madame Poirson, Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, ont contribué à améliorer le projet d’arrêté initial, à combler des lacunes et à réduire des incertitudes.

Avant l’examen du projet de loi par la Chambre des Députés, l’ONG Robin des Bois tient à rappeler que selon les dernières avancées il est convenu qu’une traçabilité des mouvements de terres excavées et de sédiments sortis du statut de déchet devra être organisée par les services de l’Etat ou un de ses appuis techniques. Le nom du BRGM a été cité. Cette traçabilité est impérieuse pour réduire autant que possible les détournements, les fraudes ou les dilutions et doit s’appliquer aux lots de terres et sédiments pollués traités dans des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et aux lots dont l’innocuité aurait été seulement validée par un contrat de droit privé entre le producteur et le récepteur. Les risques de confusion sont d’autant plus élevés que dans des opérations de promotion immobilière ou dans des chantiers publics, les producteurs de terres excavées et les récepteurs peuvent être des filiales d’un même groupe de BTP.

Dans son article 6, le même projet de loi sur l’économie circulaire prescrit la traçabilité des déchets issus des travaux de démolition ou de réhabilitation du bâti. Dans un souci de parallélisme des formes, les terres excavées doivent elles aussi être assujetties à une traçabilité par un organisme désigné par l’autorité administrative et cette traçabilité doit elle aussi être gravée dans le marbre de la loi.

Il est indispensable d’éjecter de la boucle de l’économie circulaire les substances préoccupantes pour la santé humaine et pour la biodiversité. Les experts de l’Union Européenne et en France de l’ANSES et de l’INERIS en conviennent et appellent les gouvernements à redoubler à ce sujet de clairvoyance. Les terres excavées et les sédiments qui portent pour la plupart l’empreinte d’activités industrielles ou agricoles cumulées et superposées ou qui peuvent contenir naturellement des éléments-traces métalliques, amiantifères, arsénifères ne doivent pas sous le couvert de l’économie circulaire être déménagées, déstructurées et réemployées dans l’anonymat et la nébulosité réglementaire.

http://www.robindesbois.org/ubu-tex/

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 18:30

Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) en Seine-et-Marne (77)

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publié le 24 juin 2019

L’article 173 de la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) du 24/03/2014 prévoit l’élaboration de secteurs d’information sur les sols (SIS). La définition officielle d’un SIS est précisée à l’article L. 125-6 du code de l’environnement : « L’État élabore, au regard des informations dont il dispose, des secteurs d’information sur les sols qui comprennent les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publiques et l’environnement. »
Autrement dit, les SIS concernent les terrains où la pollution avérée du sol justifie la réalisation d’études de sols et son intégration dans les projets d’aménagement. Cette élaboration de SIS est une classification et un recensement de ce type de terrains pollués. Une commune peut avoir zéro, un ou plusieurs SIS.

Dans le cadre de la 2e vague de création, 48 projets ont été déposés pour le département de Seine-et-Marne répartis sur 12 communes : Choisy-en-Brie, Claye-Souilly, Collégien, Compans, Courtry, Dammarie-les-Lys, Lagny-sur-Marne, Mitry-Mory, Monthyon, Rouvres, Vaires-sur-Marne, Villeparisis.

Du 24 juin au 24 août 2019, vous pouvez consulter les documents suivants relatifs aux secteurs d’informations sur les sols (SIS) en Île-de-France :

Le public est invité à participer à cette consultation en cliquant sur le lien : enqueteur.driee-ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/secteurs-d-information-sur-les-sols-sis-en-seine-a3731.html

 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 18:00

 

Paru sur le site Robin des Bois :

 

 

NOTRE-DAME DE PLOMB

29 avril 2019

29 avril 2019, Communiqué n°2

La chape de plomb qui s’était abattue sur la cathédrale en ruine s’est fissurée samedi 27 avril 2019* après la diffusion d’un communiqué co-signé par l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, le préfet de police de Paris et la préfecture d’Ile-de-France. Les trois signataires confirment des pollutions au plomb attribuées à l’incendie de Notre-Dame de Paris.

 

Par nécessité, ces pollutions sont qualifiées de « très localisées ». Les experts du Laboratoire Central de la Préfecture de Paris n’ont certes pas eu le temps, les moyens ou les ressources humaines suffisantes pour faire des contrôles dans tous les appartements, commerces, jardins publics et privés, touchés dans un premier temps par les retombées du panache toxique dans l’ouest parisien, notamment les 1er, 6ème et 7ème arrondissements, et contaminés dans un deuxième temps par les envols de poussières, cendres, suies tourbillonnantes dispersées autour du bâtiment historique incendié.

 

Il reste que ce communiqué ouvre la voie à un protocole de suivi et à l’extension des prélèvements ainsi qu’à un dispositif dédié à la sécurité sanitaire de tous les salariés ayant à intervenir sur le site. Plusieurs autres corporations sont concernées comme les agents de propreté de la ville de Paris qui jusqu’alors continuent à balayer sans précaution particulière la voierie autour du site incendié.


Du point de vue de Robin des Bois, il apparaît par ailleurs nécessaire de contrôler les teneurs en plomb des sédiments et des poissons de la Seine.

 

Le communiqué des services de l’État fait suite à l’alerte de Robin des Bois lancée dès le 19 avril, relancée et consolidée le 23 avril par des courriers envoyés aux ministres de la Culture, de la Transition écologique et solidaire, du Travail, de la Santé, à l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France et à AirParif.

 

Robin des Bois estime que jusqu’alors, la culture du risque sanitaire et environnemental au cœur d’une ville de plusieurs millions d’habitants, de travailleurs et de touristes avait été oubliée et mise de côté.

 

Robin des Bois est sollicité depuis hier par des riverains de la cathédrale. L’ONG répond avec plusieurs recommandations de bon sens qui n’ont pas vocation à se substituer aux pouvoirs publics et à la mairie de Paris. Il est indispensable qu’après ce premier communiqué officiel, une plateforme d’information et un guide pratique soient accessibles dans les meilleurs délais pour répondre aux sollicitations et aux inquiétudes des publics concernés. Un numéro d’urgence coordonné par la mairie de Paris et l’ARS s’impose.

 

Le projet de loi pour la restauration et la conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris et en particulier son article 9 autorisant « des dérogations ou des adaptations s’appliquant à la protection de l’environnement et à l’évacuation et au traitement des déchets » est une incitation à la mise en danger collective d’autrui. Robin des Bois appelle tous les députés et sénateurs à s’opposer en priorité à l’article 9 de cette loi d’exception.

 

*Curieusement, le communiqué est daté d’aujourd’hui, lundi 29 avril.

 

Précédent communiqué:
Notre-Dame : un nouveau site pollué à Paris, 19 avril 2019

 

 http://www.robindesbois.org/notre-dame-de-plomb/

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 11:17

 

 

Paru sur le site de l'association Robin des Bois :

 

NOTRE-DAME : UN NOUVEAU SITE POLLUÉ À PARIS

19 avril 2019

Après la fusion d’au moins 300 tonnes de plomb dans les garnitures de la flèche et dans la toiture, l’emprise de Notre-Dame de Paris est un site pollué.

La cathédrale est aujourd’hui rendue à l’état de déchet toxique. Pour en connaître la complexité, il serait utile à partir des archives, des connaissances de spécialistes en art liturgique et des témoignages de ceux qui ont participé à la maintenance récente de faire la cartographie de toutes les substances toxiques employées et embarquées dans ce vaisseau historique.

Les eaux d’extinction, les cendres, les suies, les gravats au sol et dans les parties aériennes doivent être, dès que la sécurité pour les travailleurs sera garantie, caractérisés, triés, regroupés et orientés vers des sites légaux et confinés de stockage et d’élimination. Les bois calcinés doivent aussi être considérés comme des déchets. Ils étaient en contact avec les feuilles de plomb et traités au fongicide.

Cette opération d’assainissement est un préalable à la reconstruction. Avant de lancer un appel d’offres pour la conception d’une nouvelle flèche, il faut lancer un appel d’offres pour la décontamination de ce qui, hélas, peut aussi être provisoirement considéré comme une friche industrielle.

Les alternances de pluie, d’orages, de sécheresse et de vent vont faciliter la migration du plomb dans les sols et la mobilisation de poussières toxiques en cas d’exposition et d’inhalation prolongées.

Le risque plomb était jusqu’alors reconnu et signalé dans les arrondissements du nord de Paris. A partir de la source de Notre-Dame incendiée, il pèse désormais sur l’île de la Cité et sur les sédiments de la Seine.

Les hommages ne réparent pas les dommages surtout quand ils sont sanitaires. Robin des Bois recommande que tous les pompiers et sauveteurs qui ont participé à la lutte contre l’incendie et à la récupération en urgence d’antiquités soient soumis dans les semaines qui viennent à un contrôle de la plombémie. Les signes cliniques de l’intoxication par le plomb ne sont pas immédiatement perceptibles. Le saturnisme avance masqué.

Pendant plusieurs mois sinon années, les habitants et usagers du périmètre sinistré pourront être soumis à l’inhalation de poussières de plomb. Il serait par conséquent prudent, sous la tutelle de l’Agence Régionale de Santé, de mettre en œuvre un protocole de surveillance sanitaire et de vigilance environnementale notamment dans les jardins privés et publics en commençant par le square Jean XXIII, le square René Viviani et les jardins de l’Hôtel de Ville. Le miel des abeilles survivantes du sinistre pourrait être un indicateur significatif si elles sont maintenues dans cet environnement hostile.

En cohérence avec sa mission de détection des polluants atmosphériques, il serait logique qu’Airparif soit mandatée et équipée pour mesurer dans l’île de la Cité la quantité de poussières atmosphériques de plomb et des autres substances volatiles émises par l’incendie. Il est anormal vu la fréquence, l’intensité et la diversité des incendies à Paris et en Ile-de-France que leurs effets spécifiques ne soient pas systématiquement suivis, quantifiés et portés à la connaissance du public.

http://www.robindesbois.org/notre-dame-un-nouveau-site-pollue-a-paris/

 

 

 

 

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