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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:10

 

 

Les associations ont reçu, depuis plus de 2 mois le rapport d’activité de la décharge de déchets dangereux Sita FD Villeparisis et l’en remercient.

 

Mais Veolia Claye-Souilly ne nous a toujours pas envoyé le sien bien que nous l’ayons réclamé à l’un des responsables rencontré en mai dernier près de l’école de Fresnes sur Marne.

 

Il y a quelques années la multinationale Veolia nous adressait régulièrement, au début du 2ème trimestre de chaque année,  ce rapport d’activité mais depuis l’année dernière il nous est de plus en plus difficile d’obtenir ce document.

 

Pourtant la multinationale est tenue d’adresser un rapport d’activité aux services de l’ETAT avant le 31 mars de chaque année.

 

Dans la foulée Veolia Claye-Souilly aurait pu, comme son homologue Sita Villeparisis le fait volontiers,  nous envoyer ce rapport d’activité.

 

Un manque de transparence

de Veolia Claye-Souilly ?

 

A vous de juger

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 17:16

 

Paru sur le site Reporterre :

 

L’ampleur des inondations est accentuée par les mauvaises pratiques agricoles

3 juin 2016 / Marie Astier et Émilie Massemin (Reporterre) 
 

   

Après plusieurs jours de pluies torrentielles, les cours d’eau débordent et les inondations se multiplient. La faute aux éléments déchaînés ? Pas seulement. Ce phénomène naturel est aggravé par des pratiques agricoles délétères pour les sols.

Ça tombe, ça tombe, ça ne s’arrête plus. En trois jours, du dimanche 29 mai au mardi 1er juin, la Picardie, le bassin parisien et le nord de la région Centre ont reçu l’équivalent de deux mois de précipitations. A Paris, la pluviométrie a battu des records : lundi et mardi, il est tombé 61,3 millimètres d’eau, autant qu’en un mois entier ! Les conséquences ne se sont pas fait attendre : le Loing et l’Yerres, deux affluents de la Seine, sont sortis de leurs lits. Le Grand et le Petit Morin, deux affluents de la Marne, débordent aussi. A Paris, la Seine pourrait monter jusqu’à un niveau compris entre 5,30 m et 5,90 m ce vendredi 3 juin. Plusieurs villes se sont retrouvées les pieds dans l’eau : c’est le cas de Nemours (Seine-et-Marne), où 3.000 habitants ont dû être évacués du centre-ville inondé, et de Montargis (Loiret), noyé sous 1,80 mètre d’eau jeudi matin 2 juin.

 


« Ce phénomène est avant tout un problème de précipitations, de pluies longues, qui durent et qui s’infiltrent dans le sol jusqu’à saturation", dit à Reporterre Ghislain de Marsily, hydrologue et professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’École des Mines de Paris. Mais pourquoi les sols saturent-ils ? Certes, ces pluies sont exceptionnelles mais, pour l’agronome Jacques Caplat, « la bétonisation, l’artificialisation des zones humides, la disparition des haies » aggravent la situation. Ce constat n’est pas nouveau, et a pu être fait à propos des inondations dans le Var, ou en qui concerne les zones humides"Mais ce dont on parle très peu et qui me semble très important, c’est l’appauvrissement des sols agricoles », nous dit Jacques Caplat.

Un sol en bon état est riche en matières organiques, c’est-à-dire en petites racines, en petites bêtes et en particulier en vers de terre qui creusent des galeries. Le sol est alors poreux, plein de petits trous, qui lui permettent d’absorber l’eau. « Marcel Bouché, un agronome qui avait fait des études sur les infiltrations d’eau, a montré qu’un sol vivant pouvait absorber jusqu’à 300 millimètres d’eau par heure ! C’est beaucoup plus que ce qui est tombé ces jours-ci. A titre de comparaison, un orage méditerranéen violent, c’est 150 millimètres d’eau par heure », indique notre expert agricole.

 

Le problème est qu’avec l’intensification de l’agriculture, « les éponges sont devenues des toiles cirées », déplore Jacques Caplat. « On a peu d’arbres et peu de rotation des cultures, donc peu de racines. Le gigantisme des parcelles a entraîné l’utilisation de machines agricoles de plus en plus lourdes, qui tassent le sol. L’eau ne peut plus s’infiltrer ! » Les haies ont été arrachées, alors qu’elles faisaient barrage aux ruissellements. La disparition des zones humides dégrade encore la situation, car elles constituaient « des espaces-tampons capables d’absorber beaucoup plus d’eau que les endroits secs », regrette l’agronome.


 

Lydia Bourguignon, agronome et fondatrice du Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols, partage ce constat accablant en s’appuyant sur l’exemple des grandes plaines céréalières de la Beauce : « Après-guerre, dit-elle, les sols de ce territoire contenaient 4 % de matière organique en moyenne. Aujourd’hui, ce taux est inférieur à 2 %. Conséquence, les sols ne pompent plus. » Elle pointe du doigt l’utilisation de produits phytosanitaires, « le Roundup qui tue la faune capable d’aérer le sol, et des engrais qui minéralisent la matière organique, la brûlent et la consomment trop vite ».

 

Pire, le ruissellement ne se contente pas de favoriser les inondations ; il emporte de la terre à chaque grosse averse, le sol disparaît peu à peu. « On le voit sur les photos, l’eau est chargée, observe Lydia Bourguignon. La pluie entraîne la terre, le sol s’érode, la quantité de matière organique diminue. C’est un cycle infernal. »

 

Gérard Michaut, agriculteur bio dans le nord de l’Yonne, l’a constaté chez d’autres : « Ça coule, ça ravine, il y a parfois des ornières de 50 centimètres de profondeur. »

 


Et sur ces terres agricoles abîmées, aux inondations succède la sécheresse. Le sol n’a pas retenu d’eau. « Et si dans un mois, il y a un peu de chaleur, vous allez voir que le agriculteurs vous diront qu’ils ont des sols secs », prévoit Lydia Bourguignon. Au risque, même, de devoir irriguer…

 

Une situation à laquelle n’aura pas à faire face Gérard Michaut : cela fait 20 ans qu’il a adopté des pratiques de culture destinées à préserver ses sols. « Je ne laboure pas et je ne laisse jamais mes sols nus. Il faut un mélange de paille et de racines en surface pour retenir la terre, explique-t-il. Je travaille aussi perpendiculairement à la pente, et en buttes, pour faire barrage et éviter l’érosion. » Autre mesure, il met jusqu’à huit cultures différentes, successivement sur une même parcelle. « A chaque changement, cela permet d’avoir des racines et des débris différents qui favorisent la retenue d’eau et la porosité des sols ».

 

Résultat, sur ses champs en pente, « quand il y a un début de glissement de terrain, il ne part que sur deux ou trois centimètres et s’arrête tout de suite. » Il suffit d’un brin de paille pour retenir la terre. Tous ces micro-barrages additionnés permettent à grande échelle d’éviter un désastre.

 

Et ces techniques, peu à peu, tracent leur sillon dans les champs. « Quand j’ai commencé, on était 1 % des agriculteurs à les pratiquer, se souvient le paysan. Aujourd’hui nous sommes 30 % à les avoir adoptées à des degrés divers. »

https://reporterre.net/L-ampleur-des-inondations-est-accentuee-par-les-mauvaises-pratiques-agricoles

 

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:53

 

 

C’est bien de protéger sa propre eau potable, mais il faudrait peut-être penser aux autres , à ces 500 000 habitants à qui l’on impose de boire une eau captée dans la Marne aux pieds de plusieurs décharges où la capitale envoie ses ordures.

 

Nos enfants

comme ceux de Paris

ont le droit de vivre dans un environnement sain

 

Car Paris ne prend pas seulement les eaux de l’Aube mais elle nous prend également les eaux de nos meilleures sources du sud de la Seine et Marne.

 

 

Paru dans sciences et avenir :

 

Paris promeut le bio, aux sources de l'eau de ses robinets

Publié le 24-05-2016 à 11h45Mis à jour le 26-05-2016 à 13h45

 

Saint-Benoist-sur-Vanne (France) (AFP) - Sous les champs de Saint-Benoist-sur-Vanne (Aube), entre petits bois et cultures céréalières, jaillissent les eaux limpides de la "Bouillarde" : elles finiront 150 km plus loin, dans les robinets de la ville de Paris qui, pour protéger ses ressources en eau, a lancé un plan pour renforcer l'agriculture biologique.

Car l'eau que l'on boit de Paris vient, à 47%, de la Seine et de la Marne et à 53% des eaux souterraines acheminées par aqueducs de cinq régions autour de la capitale, le tout étant traité pour la rendre parfaitement sûre et potable dans quatre usines de la proche banlieue.

La source d'Armentières de Saint-Benoist-sur-Vanne, où jaillit la Bouillarde, est l'un des quelque 100 points de ces captages.

Les 30.000 m3 d'eau qu'elle produit chaque jour en moyenne partent d'un collecteur datant de près d'un siècle et demi -- les droits de Paris remontent à Haussmann --, à l'entrée soigneusement gardée.

Un aqueduc acheminera les eaux pendant trois jours jusqu'aux robinets parisiens, après passage dans l'usine de traitement de l'Haÿ-les-Roses.

"L'eau est une ressource fragile, touchée par de multiples pollutions dont celle des pesticides", dit à la presse Célia Blauel, la présidente d'Eau de Paris, la régie de la Ville de Paris en charge de la production et de la distribution de l'eau dans la capitale.

Elle est ainsi le "témoin de 50 ans d'agriculture intensive", ajoute la responsable, également adjointe écologiste (EELV) en charge de l'environnement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Les pesticides et autres sont évidemment traités. L'eau de Paris "peut aller dans le biberon des enfants", dit-elle, mais "nous préférons être dans une démarche préventive".

La Ville vient ainsi de renouveler, en l'amplifiant pour l'horizon 2016-2020, un programme d'aides au bio à destination d'une partie des quelque 240.000 hectares de terres agricoles où se collectent ces eaux souterraines.

- Un 'effet d'entraînement' -

L'objectif est de porter à 3.500 les hectares cultivés en bio (soit plus 67%), à 10.500 ceux dédiés aux cultures durables (+60%) avec réduction significative de l'azote ou des pesticides et de doubler à 400 hectares la surface en "zone vulnérable", près des sources, de terrains détenus directement par la Ville.

"L'idée n'est pas d'acheter les 240.000 hectares", dit Mme Blauel, mais de lancer un "effet d'entraînement" auprès des agriculteurs.

Paris finance ainsi des programmes d'information et de conseils auprès des agriculteurs locaux qui veulent s'installer ou se convertir, les aident à monter des dossiers de subventions européennes.

En 2015, il était 108. Parmi eux, Christophe Dupuis, un jeune agriculteur dont la "Ferme aux Cailloux" à Arces-Dilo ne vend que du bio. Pour cultiver les céréales de manière naturelle, il alterne le blé ou l'orge avec le soja ou la luzerne, "pour amener de l'azote" naturelle.

Dans la région de la Vanne où "il y a un captage dans quasiment chaque commune, les agriculteurs prennent conscience de l'impact sur la qualité de l'eau", dit-il.

Si M. Dupuis agit "par conviction", l'agriculture biologique est aussi un réel débouché.

"Les prix en conventionnel sont bas depuis 2013", dit Hélène Leviel, ingénieur agronome à l'association "Bio-Bourgogne" partenaire de la Ville, "au contraire, le marché du bio se maintient à un niveau élevé".

"Il y a une dynamique", dit-elle, "quand quelqu'un passe en bio, que ça se passe bien, qu'il travaille bien, ça se voit des champs, tout le monde le voit et ça fait effet boule de neige".

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20160524.AFP6186/paris-promeut-le-bio-aux-sources-de-l-eau-de-ses-robinets.html

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 08:22

 

 

Dans le cadre du Ve plan d’équipement, par arrêté ministériel du 16/6/1964, sans concertation avec les populations riveraines, l’ETAT décide d’implanter un aéroport à Roissy en France. Il sera inauguré le 8/3/1974.

 

C’est Paul Andreu (1), ingénieur en chef des départements travaux et architecture  d’Aéroports de Paris qui sera chargé de la construction de l’aéroport de Roissy.

Il sera également chargé de la construction de l’aérogare 2 E dont une partie s’effondrera en 2004 seulement un an après sa construction, qui fera 4 morts et 7 blessés. (2)

 

Pour contenir une crue décennale, plusieurs bassins de retenue d’eau seront créés qui  pour la majorité renverront les eaux vers le barrage des Renardières situé à Mitry-Mory, puis vers Claye-Souilly par la Reneuse (affluent de la Beuvronne).

 

Le barrage des Renardières est le plus important barrage d’Ile de France, hauteur 11m70 et volume 1 150 000 m3, il est classé parmi les 600 barrages les plus dangereux de France, à cause de son importance et des zones urbanisées, fortement exposées à un risque de submersion  en cas de rupture du barrage.

 

 

Source DRIEE : L’évaluation préliminaire des risques d’inondation 2011 Bassin Seine-Normandie

Source DRIEE : L’évaluation préliminaire des risques d’inondation 2011 Bassin Seine-Normandie

 

 

Comme le précise un document de la DRIEE (3), le barrage des Renardières  situé sur la commune de Mitry-Mory, se trouve à environ 180 m en amont de la RN2, si ce barrage venait à céder, l’élévation brutale du niveau de l’eau atteindrait Mitry-Mory dans le quart d’heure qui suivrait.

 

Rappelons que Mitry-Mory (19 000 habitants) :

- possède un nombre important d’écoles dont  un lycée intercommunal

- possède la plus importante zone industrielle de l’Ile de France, située sur les communes de Mitry-Mory et Compans, cette zone « accueille » 6 sites Seveso dont 3 à hauts risques et compte environ 6500 salariés.

- qu’une voie ferrée traverse la commune RER B et ligne Paris Soissons.

 

Rappelons que Claye-Souilly (11 000 habitants)  est en aval proche de ce barrage, Claye-Souilly une commune située pour partie en zone inondable.

 

Quelques questions

auxquelles

nous n’avons pas de réponses :

 

- Pourquoi ADP a-t-il continué  à vider le barrage des Renardières, lors des évènements pluvieux de ces derniers jours, alors que le barrage était  rempli à moins de 50 %en effet  nous avons constaté  le 30/5/2016 à 18h30 que l'industriel déversait des vagues d'eau vers la Reneuse à Gressy alors que la Beuvronne allait déborder près du collège des Tourelles, ce qui arriva d'ailleurs le lendemain.

 

- Quels risques pour les populations de Mitry-Mory et Claye-Souilly si le barrage des Renardières était rempli à plus de 50 % ?

 

- Pourquoi la préfecture 77 ne met  en ligne,  aucunes informations concernant ce barrage, pas même les compte-rendus du comité « Loi sur l’eau » ADP Roissy qui  a été créé en 1999 dans le but de tenir informé les différents partenaires ?

 

- Pourquoi la préfecture 77 ne met pas en ligne la carte des zones menacées par le risque de submersion en cas de rupture de ce barrage ?

 

Un manque de transparence dans ce dossier ?

 

A vous riverains de juger.

 

 

D’autant que l’on pouvait déjà  lire l’inquiétude des élus dans le compte rendu de la réunion du 24/4/2001 Syndicat Basse Beuvronne SIAERBB :

 

« Monsieur Daragon souligne qu’avec le Bassin des Renardières, les communes ont « une épée de Damoclès » au dessus de la tête. Lors des inondations, une cellule de crise s’est tenue à la Préfecture. Pour faire face à la situation préoccupante (le niveau d’eau était à 40 cm du déversoir, il ne restait plus que 100 000 m3 de réserve) les rejets d’ADP ont été dirigés dans le Canal de l’Ourcq, par la mise en place d’une station de pompage (une autorisation exceptionnelle ayant été donnée sur une semaine) sachant que la Ville de Paris, qui gère le Canal de l’Ourcq, si elle pouvait recevoir les eaux, ne devait pas créer de désordres (au niveau des berges…)

Des dispositions sont à prendre, des moyens sont à mettre en œuvre pour protéger les Villes. En effet, même s’il ne pleut pas, un scénario catastrophe pourrait se produire, si la digue venait à céder.

 

Monsieur Albarello précise

« Que l’eau naturelle des Villes pouvait passer, ce qui n’était pas le cas des eaux d’ADP, soulignant qu’il a vu l’eau monter aussi vite qu’il l’a vu descendre…..

Le bassin des Renardières a montré ses limites. Ce qui s’est passé peut se reproduire…. »

 

 

 (1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Andreu

(2) http://www.liberation.fr/societe/2014/10/01/effondrement-d-un-terminal-a-roissy-le-renvoi-en-correctionnelle-d-aeroports-de-paris-requis_1112619

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/paul-andreu-s-explique_486746.html

(3)  http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/EPRI_VF3_partie_2_annexe-pdf_cle5ebd6d.pdf

 

 
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 17:58
1.2.2009 la décharge illégale devenue aujourd'hui "Parc de la Prée"

1.2.2009 la décharge illégale devenue aujourd'hui "Parc de la Prée"

 

 

Dans un souci de transparence la mairie de Claye-Souilly doit prévenir les familles avec enfants qui fréquentent le parc de la Prée que c’est sur une ancienne décharge illégale qu’ils viennent se promener.

 

Quels types d'ordures 

ont été déversés

dans cette ancienne décharge illégale ?

 

Nous n’en savons rien.

 

 

Mais nous apprenons par la presse que des animaux qui fréquentaient le site sont morts : ânes, chevaux (1)

Combien d’animaux sont-ils morts ?

Une autopsie a-t-elle été réalisée  pour connaître les causes exactes de leur mort ?

Nous n’en savons rien.

 

Ce que nous savons c'est que le ru des Grues, affluent de la Beuvronne, reçoit les eaux de ruissellement de cette ancienne décharge, or nous apprenons dans une étude récente, que les sédiments de ce ru sont fortement chargés en métaux lourds, notamment cuivre, zinc et plomb.

 

Avant d’ouvrir le Parc de la Prée au public la mairie de Claye-Souilly a-t-elle fait réaliser des analyses des sols, de l’eau des ruisseaux et plan d’eau qui reçoivent les eaux de ruissellement du site ?

Nous n’en savons rien.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons de

contactez

les élus de Claye-Souilly

 

 

Paru sur le site Europe 1 :

Des éco-quartiers construits sur des décharges industrielles

 

L'association écologiste Les Robins des Bois tire la sonnette d'alarme. Les sols de nombreux éco-quartiers en France sont très pollués.

 

REPORTAGE

Verts en haut, pourris en dessous. C'est un paradoxe qui a de quoi étonner : de nombreux éco-quartiers sont construits sur des poubelles industrielles. L'alerte a été lancée par l’association écologiste Robins des Bois. Si l’immense majorité de ces chouchous de l’urbanisme actuel sont bien des bâtiments innovants en termes de performances énergétiques et de matériaux, ils sont bâtis sur d’anciennes friches industrielles dépolluées à minima à la fermeture des usines. Avec un risque sanitaire non mesuré.

 

Plomb, mercure, arsenic et amiante. A Toulouse, La Cartoucherie est bâtie sur des résidus de munitions dont du plomb, du mercure et de l’arsenic. Une pollution qui fait sans cesse reporter les travaux de l’école promise dans les plans initiaux. A côté de Roubaix, à Lys-lez-Lannoy, l’écoquartier a pris la place de l’usine sidérurgique de Stein, fermée en 2003 et dont le sol est truffé d’amiante. "L’usine ferme, le préfet prescrit des mesure de dépollution pour un futur usage industriel, il est donc dépollué à minima et un jour, il intéresse un aménageur, une collectivité ou un promoteur et par miracle il devient acceptable pour un usage résidentiel", résume Jacky Bonnemains, patron de l’association Les Robins des Bois.

 

Les habitants peu ou pas au courant. "La dépollution n’existe pas", abonde Françoise Lecoufle, maire de Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne. "Aujourd’hui, on gratte un peu la terre, on met une nappe géotextile et on remet 30 à 50 cm de terre propre par-dessus. la pollution reste", détaille l’élue de cette commune où l’éco quartier Les Temps Durables, voulu par son prédécesseur, repose sur 15 à 18 m de déchets dont des métaux lourds. Dans cet écoquartier, l’Agence régionale de santé (ARS) a interdit aux habitants de planter des fruits des légumes consommables dans leurs jardins. Mais dont de nombreux résidents qu’Europe 1 a pu rencontrer n’en ont pas connaissance. "Comment ça la terre ? Mon fils joue là-dedans", souffle une mère de famille locataire. Christian, lui, a été prévenu "oralement" de cette restriction mais "ça fait trois ans qu’on habite là, c’est un peu sorti de notre esprit", indique-t-il . Quant à Maria, retraitée, elle "n’aurait jamais acheté" si elle "avait su".

 

"Concessions à la précaution". Conséquence directe : les panneaux "à vendre" fleurissent sur les balcons. Mais combien de nouveaux acheteurs connaîtront les restrictions si elles ne sont pas dans les actes notariés ? Ailleurs, c’est carrément l’architecture qui s’adapte. A Lys-lez-Lannoy, il n’y a ni parking en sous-sol ni logements en rez-de-chaussée pour réduire les contacts entre les habitants et les polluants des sous-sols. "C’est totalement insuffisant", assène Jacky Bonnemains, des Robins des Bois. "Des années 1990 à 2000, 2005, c’était inimaginable mais comme ces terrains prennent de la valeur, on est prêts à faire des concessions à la précaution." Et de pointer du doigt "la pression démographique et le besoin d’habitat qui font que les collectivités vont trop vite, avec les encouragements de l’Etat."

 

"Enorme pression". A Limeil-Brévannes la maire Françoise Lecoufle confirme, le lobbying des promoteurs et l’insistance de l’Etat à faire construire des logements ont fait abandonner toute prudence. "Il y a une énorme pression", explique l’élue. "Le préfet, pour lui, ce n’est pas son problème, tant qu’on construit des logements c’est très bien. Moi j’étais dans l’opposition, on pensait que ça n’allait jamais se faire vu la qualité du sol… cela s’est fait quand même, maintenant il faut surveiller".  La mairie de Limeil-Brévannes réalise des prélèvements annuels pour vérifier qu’il n’y a pas d’émanation de polluants dans l’air. Pour l’instant rien à signaler. Cependant, quand elle a voulu lancer une enquête épidémiologique la préfecture l’en a dissuadée : "On m’a expliqué que les résultats ne seraient pas probants, que les gens avaient vécu ailleurs, travaillaient ailleurs et que ce ne serait pas concluant".

 

http://www.europe1.fr/societe/des-eco-quartiers-construits-sur-des-decharges-industrielles-2746228

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:10

 

Marne et Gondoire, une collectivité qui protège ses espaces agricoles et qui envoie ses ordures chez les autres !

Sur les espaces agricoles :

- à côté de l’école maternelle de Fresnes sur Marne ?

- à côté de l’école de l’école primaire d’Isles les Villenoy ?

- à côté du captage d’eau d’Annet sur Marne ?

- à côté d’un lotissement à Crégy les Meaux ?

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

 

Marne-et-Gondoire : des agriculteurs vous emmènent visiter leurs champs

20 Mai 2016, 16h08 | MAJ : 20 Mai 2016, 16h08

 

Vallée de la Brosse. Marne-et-Gondoire a établi un périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains qui abrite des agriculteurs heureux de vous faire découvrir leurs activités. (LP/Thomas Poupeau.)

Promenez-vous dans les champs avec trois agriculteurs de Marne-et-Gondoire pour les journées de l’agriculture. Installés au cœur du périmètre de protection des espaces agricoles et naturels...

 

 

http://www.leparisien.fr/chanteloup-en-brie-77600/marne-et-gondoire-des-agriculteurs-vous-emmenent-visiter-leurs-champs-20-05-2016-5813903.php

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 20:40

Paru dans le Parisien 77 :

Fort de Vaujours : les opposants à la carrière de gypse dénoncent un « 49-3 préfectoral »

|Grégory Plesse|      23 juin 2016, 19h08|0

 

 

C’est un véritable coup de massue qui s’est abattu sur Courtry, Villevaudé et Le Pin. Ils ont tous récemment appris, « sans avoir été consultés au préalable », que le préfet de Seine-et-Marne a créé deux « projets d’intérêt général relatifs à l’exploitation du gisement de gypse de la butte de l’Aulnay » qui en gros, retire aux maires leurs prérogatives en matière d’urbanisme.

Un « 49-3 préfectoral » dénoncé par le collectif « Sauvons la Dhuis » et l’association Adenca qui sert directement les intérêts des plâtriers du secteur, et notamment de la société Placoplâtre, qui a depuis plusieurs années des vues sur des gisements situés au fort de Vaujours et à Villevaudé mais dont les ambitions étaient jusqu’ici freinées par la résistance des maires. Celles-ci sont désormais effacées, ces derniers n’ayant plus voix au chapitre. Pour mettre ainsi la démocratie entre parenthèses, la préfecture fait valoir que le gypse, minerai à partir duquel est produit le plâtre, est érigé en « ressource stratégique d’intérêt national ». Or c’est entre la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis,à proximité immédiate des usines de Vaujours (Placoplatre) et du Pin (Siniat), que se trouvent les meilleurs gisements.

p>Pour ces raisons, la préfecture estime que « l’exploitation des ressources en gypse de Seine-et-Marne indispensable pour garantir l’approvisionnement pour les prochaines décennies des sites industriels du Pin et de Vaujours » mais aussi « nécessaire pour justifier les importants investissements de modernisation de ces sites industriels ». Placoplâtre a en effet investi 300M€ en dix ans dans son usine de Vaujours, qui fait figure de référence internationale.

Mais comme le confie le cabinet du maire de Courtry, « on a le sentiment que le seul interlocuteur de l’Etat, c’est Placoplâtre. En termes de démocratie, c’est très limite ». Le maire de Courtry, Xavier Vanderbise (LR), rappelle dans un courrier adressé au préfet -et à ce jour sans réponse- que, dans le cas du fort de Vaujours, « aucun élément ne permet aujourd’hui d’affirmer que le fort, autrefois occupé par le Commissariat à l’énergie atomique, ne présente aucun danger pour les populations voisines et les salariés travaillant sur le site ». En somme, une opposition claire à ce projet, qui a été formalisée lundi en conseil municipal par une motion votée à l’unanimité.

Au Pin, Sylvie Fassier (SE) s’estime « perdante sur toute la ligne » : la contribution économique territoriale (rempalçant la taxe professionnelle, NDLR) générée par l’activité de Siniat est perçue par l’intercommunalité et sur le Pin, « il n’y a pas de projet d’extraction envisagé ».

Contacté, Gilles Bouchet, responsable du développement des carrières chez Placoplâtre affirme qu’il « reste ouvert à la concertation avec les élus ».

 

A Villevaudé, les pavillons risquent de perdre 20 % de leur valeur

 

A Villevaudé, où il est envisagé de raser le bois Gratuel pour y ouvrir une carrière à ciel ouvert, les amoureux de la nature se mobilisent. Et aussi les propriétaires qui s’inquiètent de la dégradation de la valeur de leur patrimoine immobilier.

Comme le rappelle l’agent immobilier Paul Hintermeyer, « le quartier et l’environnement d’un bien immobilier représentent au moins 30% de sa valeur. Si un bois disparaît au profit d’un grand trou où circulent des camions toute la journée, on peut tabler sur une baisse d’au moins 20% de la valeur d’un bien ».

 

G.P.

leparisien.fr

 

 

http://www.leparisien.fr/le-pin-77181/fort-de-vaujours-les-opposants-a-la-carriere-de-gypse-denoncent-un-49-3-prefectoral-23-06-2016-5908387.php

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 16:40
inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

inondation de la Beuvronne 31/5/2016 près du collège des Tourelles

 

Depuis 1841 les eaux de la Reneuse (affluent Beuvronne) n’alimentent plus le Canal de l’Ourcq en eau. En effet en 1835 Paris considérant que les eaux en provenance de la Reneuse étaient de mauvaise qualité demandera au préfet de la Seine l’autorisation de supprimer l’introduction de ces eaux dans le canal de l’Ourcq, le préfet acceptera et 6 ans plus tard la Reneuse n’alimentera plus le Canal de l’Ourcq.

 

Aujourd’hui Paris souhaite que ses habitants se baignent  au bassin de la Villette mais ironie du sort la première rivière qui alimente ce bassin est  la Beuvronne, une rivière très polluée.

 

C’est la partie haute Beuvronne qui se rejette dans le canal de l’Ourcq à Gressy, sur ce secteur le réseau d’assainissement est en mauvais état sur bon nombre de communes : Cuisy, Moussy le Neuf, Longperrier, St Mard, Thieux et St Mesmes….

 

Mais pas seulement, ce secteur reçoit les eaux de ruissellements de 3 décharges ISDI : Moussy le Neuf, Villeneuve sous Dammartin et Montgé en Goële ainsi qu’une partie des eaux de ruissellement de la zone industrielle de Mitry-Compans.

 

Si Paris

décide de ne plus introduire

les eaux de la Basse Beuvronne

dans le canal de l’Ourcq

quels risques

pour Claye-Souilly

en cas de crues importantes ?

 

 

C’est la commune de Claye-Souilly qui recevra toute cette eau supplémentaire, une commune qui est déjà très vulnérable, puisque ces derniers jours la Beuvronne a  déjà débordé près du collége des Tourelles, à la suite de fortes pluies.

 

 

 

Paru dans le journal Libération :

Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

Par  — 

 

 

Dans le cadre de sa candidature au jeux Olympiques de 2024, la mairie de Paris a élaboré un «plan d'action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade.

 

 

Anne Hidalgo promet qu'on pourra se baigner dans la Seine après les JO de 2024

En 1988, le maire de Paris, Jacques Chirac, avait promis qu’on pourrait se baigner dans la Seine «dans cinq ans»«Et je serai le premier à le faire, devant témoins», s’était-il même avancé. Presque trente ans plus tard, barboter dans le fleuve parisien n’est toujours pas possible, mais les ambitions de Paris pour les Jeux olympiques de 2024 pourraient bien changer la donne. 

Dans le cadre de sa candidature, la mairie de Paris a élaboré un «plan d’action» qui compte 43 mesures, dont une rendant la Seine à la baignade, révèle en effet le Journal du Dimanche. Se baigner dans le fleuve est interdit depuis un arrêté préfectoral datant de 1923, réellement appliqué dans les années 50, mais l’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite rendre cela à nouveau possible, notamment en améliorant «la qualité sanitaire» du fleuve et des canaux.

Dès 2017, les Parisiens devraient déjà pouvoir se baigner dans le bassin de la Villette, promet la maire de Paris, et des compétitions pourraient même être organisées dans la Seine. Le JDD explique par exemple que si la ville Paris était retenue pour les JO, l’épreuve de natation du triathlon (1,5 km) et les 10 km de nage en eau libre s’y dérouleraient. Des zones de baignade pérennes pour le grand public seraient en outre créées dans la Seine après 2024. «L’idée est de faire en sorte que cette candidature soit utile aux Parisiens. C’est un moteur extraordinaire qui permet d’aligner les planètes, de mobiliser tous les acteurs, d’accélérer et d’amplifier les projets de la Ville dans tous les domaine, explique Anne Hidalgo au JDD. 

Outre Paris, trois autres villes sont en lice pour l’organisation des Jeux olympiques 2024 : Los Angeles, Rome et Budapest. Le nom de ville retenue sera dévoilé le 13 septembre 2017 à Lima.

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/05/08/anne-hidalgo-promet-qu-on-pourra-se-baigner-dans-la-seine-apres-les-jo-de-2024_1451210

 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:04

 

 

Extrait compte-rendu réunion Territoires Risques Inondation de Meaux 13/4/2015

« Concernant la station d’eau potable de Meaux (située sur le territoire de Nanteuil), à partir du scénario R 1, elle est impactée : elle ne dispose que de 24h d’autonomie. Il n’y a pas de sécurisation de ce réseau qui alimente Villenoy, Chauconin-Neufmontiers, Crégy-lès-Meaux, Penchard, Poincy, Trilport, Nanteuil-lès-Meaux et les zones d’activités de Mareuil-lès-Meaux. Une étude de sécurisation est en cours, et des recherches en eau à l’yprésien seront effectives avant la fin de l’année 2015 sur 3 sites totalement hors zones inondables. Même en cas de succès de ces recherches en eau, il est probable que des interconnexions avec des réseaux structurants proches devront être réalisées (Syndicat de production de Marne-et-Morin, Syndicat de Crécy-la-Chapelle et environs), même pour satisfaire les besoins de crise, qui ont été estimés à 50 % des besoins habituels. Pour les autres crues, la station de pompage est située 1m à minima au-dessus des eaux. Lors de la crue centennale, la station arrête de fonctionner. » (1)

 

 

  Aujourd’hui le captage d’eau  de Nanteuil les Meaux, captage stratégique pour l’agglomération de Meaux,  n’a pas de ressource d’eau de secours en cas de crue du siècle ou de forte pollution de la Marne.

 

En effet par mesure de sécurité certaines collectivités ont  connecté entre elles leurs réseaux eau, pour éviter une pénurie en eau potable, et cela depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas le cas de Meaux.

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

 nous vous conseillons de vous rapprocher de

Jean-François Copé

Président de la communauté d’agglomération de Meaux.

 

 

(1) http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/16863/118331/file/CR+13+avril+2015+TRI+de+Meaux-1.pdf

 

 

Paru dans le journal la Marne :

 

Meaux cherche de nouveaux puits d'eau potable

 

L'eau du robinet est puisée directement dans la Marne. Mais comment réagir si la rivière est polluée ? La Ville creuse de nouveaux puits pour trouver de l'eau de "secours".

23/03/2016 à 11:31 par Audrey Gruaz

 

Pour le moment, à Nanteuil-lès-Meaux, la foreuse perce les différentes couches de calcaire, de sables et de gypse pour atteindre l'yprésien, où se trouve l'eau tant convoitée.

Remplir un verre d’eau c’est simple comme tourner un robinet. Et pourtant. Avant d’arriver dans au domicile des Meldois, l’eau de la Marne a subi de nombreux traitements qui l’ont rendue propre à la consommation.

« Même quand la Marne est polluée, nous sommes en capacité de traiter l’eau » évoque Cédric Dupuis, directeur du service Eau et assainissement pour la ville de Meaux, la DEA. En effet, les hydrocarbures qui pourraient polluer la rivière restent en surface et n’atteignent généralement pas les 4 mètres de profondeur, là où l’eau est pompée. « Nous savons la décontaminer » assure Cédric Dupuis.

7 600 abonnés à servir

Quand cette pollution est plus grave ou plus longue, l’usine de traitement des eaux puise alors dans ses réserves pour continuer à alimenter les 7 600 abonnés, sans que ceux-ci ne constatent de différence.

Le risque, aujourd’hui, c’est qu’une pollution plus grave que celles rencontrées jusqu’à présent ne prive les Meldois d’eau potable.

Des forages de reconnaissance

Depuis près de 5 ans, la DEA cherche de nouveaux points de prélèvement d’eau pour constituer une ressource de secours. Depuis le début de l’année, la direction de l’eau et de l’assainissement réalise trois forages de reconnaissance à Nanteuil-lès-Meaux, Chauconin-Neufmontiers et Trilport. Pour le moment, l’entreprise en charge du forage creuse un trou de 130 mètres de profondeur pour atteindre l’yprésien. Il s’agit de la couche argileuse de laquelle l’eau peut être extraite.

Il faudra encore entre 4 et 6 mois avant d’avoir une idée précise des résultats des études. Pour autant, l’eau ne sera pas disponible tout de suite. « Une fois que nous aurons le feu vert pour aller au bout, il faudra lancer toute la procédure d’appel d’offres, puis les travaux de forage d’exploitation. Nous devrons aussi définir quels types de filtration seront nécessaires en fonction de la qualité de l’eau que nous aurons trouvée. Cela peut prendre encore entre deux à trois ans » complète Cédric Dupuis.

 

 

http://www.journallamarne.fr/2016/03/22/consommation-la-ville-cherche-de-nouveaux-puits-d-eau-potable/

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 14:11

 

 

Dans ce département où l’espérance de vie est l’une des plus faibles d’Ile de France, pourquoi les 2 présidents du Conseil Départemental qui se sont succédés Vincent Eblé, puis Jean-Jacques Barbaux ont décidé de supprimer les subventions versées à Airparif (1), une association qui pourtant en a bien besoin pour effectuer des contrôles de la qualité de l’air ?

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

 

Alors que 150 000 véhicules circulent chaque jour sur la Francilienne entre Mitry-Mory et Collégien, que l’on va réduire à 90 kms/heure la vitesse de circulation sur ce tronçon de route, nous constatons qu’aucun point de contrôle fixe de la qualité de l’air au bord de cette route n’y a été implanté.

Par contre Paris compte 21 points fixes de contrôle de la qualité de l’air dont 13 qui contrôlent la pollution du trafic.

 

Le nord-ouest 77 entre Moussy le Neuf et Torcy ne possède aucun point de contrôle fixe des particules dans l’air, Montgé en Goële, seul point fixe implanté dans ce secteur ne contrôle que l’ozone.

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

 

Dans ce secteur ce sont des estimations que l’on pourra vous donner. Comme les initiés les appellent : modélisations.

Qu’est-ce qu’elle modélisation ?

C’est un système établi par des spécialistes avec des calculs numériques savants qui doit permettre de connaître la pollution atmosphérique approximative sur un secteur déterminé.

Cette modélisation devrait faire l’objet de contrôles réguliers sur le terrain pour constater la justesse de ce procédé mais Airparif n’a pas les moyens financiers de faire régulièrement ce type de contrôle.

 

C’est ce système que l’on applique au nord-ouest 77 entre Moussy le Neuf et Torcy et au bord de la francilienne entre Mitry-Mory et Collègien.

 

Pourtant  Villeparisis aurait bien besoin d'un point de contrôle, sur cette commune  on trouve, en bordure de la francilienne, un terrain de sport et un collège, Villeparisis est la commune qui possède la plus importante décharge de déchets dangereux de France, une carrière Placoplatre remblayée par des déchets et c’est la commune riveraine du fort de Courtry/Vaujours et de l’usine Placoplatre de Vaujours  classée 5ème plus important émetteur de particules d’Ile de France.

 

Mais vous êtes ici chez le petit peuple du nord-ouest 77

Celui chez qui on accumule un maximum de sites polluants et on l’on fait un minimum de contrôles air, bruit, eau.....

 

 

Les contrôles sont réservés en priorité à la capitale, qui envoie ses camions chargés d’ordures ici, en amont proche du plus important captage d’eau du 77 à Annet sur Marne, qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

 

(1) http://www.airparif.asso.fr/_pdf/etat-reseau.pdf

 

 

 

 

 

Paru dans le journal le Monde :

 

La pollution de l’air est responsable de 9 % de la mortalité en France

LE MONDE | 21.06.2016 à 00h02 • Mis à jour le 21.06.2016 à 11h31 | Par Laetitia Van Eeckhout

 

La pollution de l’air est responsable de 48 000 morts chaque année en France. Une nouvelle « évaluation quantitative d’impact sanitaire », publiée mardi 21 juin par Santé publique France (agence issue de la fusion, le 3 mai, de l’Institut de veille sanitaire avec d’autres organismes), rappelle que la pollution atmosphérique constitue un problème de santé publique majeur. C’est la troisième cause de mortalité en France, derrière le tabac (78 000 décès) et l’alcool (49 000 décès).

 

A l’origine de 9 % des morts annuelles en France, les particules fines d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres – les PM2,5, qui pénètrent profondément dans le système respiratoire et provoquent de nombreuses pathologies – entraînent une perte d’espérance de vie à 30 ans pouvant dépasser deux ans dans les villes les plus polluées.

Et encore, « cet impact des particules fines sur la santé est probablement sous-estimé », selon Sylvia Médina, coordinatrice du programme Air et santé. « Nous utilisons dans notre étude les PM2,5 comme traceur, car il s’agit de l’indicateur de pollution le plus étudié en termes d’effets sur la santé, mais la pollution atmosphérique est un mélange complexe de milliers de polluants qui interagissent », rappelle-t-elle.

 

47 millions d’habitants touchés

Effectuée durant la période 2007-2008, cette évaluation confirme l’ordre de grandeur de la dernière estimation publiée en 2005 dans l’étude européenne « Clean Air for Europe » (« Air pur pour l’Europe »), menée en 2000 par la Commission européenne. Cette étude avait estimé à 42 000 morts prématurées l’impact de la pollution de l’air en France. A la différence de cette dernière, qui croisait les niveaux de concentration de PM2,5 avec des études épidémiologiques américaines, l’évaluation faite par Santé publique France s’appuie entièrement sur des données épidémiologiques françaises.

Les effets de la pollution sont, sans surprise, plus importants dans les grandes villes : dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants, la perte d’espérance de vie à 30 ans du fait des PM2,5 atteint quinze mois en moyenne, ce qui correspond à 26 000 morts annuelles.

Néanmoins, les villes moyennes et petites, de même que les zones rurales, ne sont pas épargnées, souligne l’étude, qui a porté sur la totalité des 36 219 communes de l’Hexagone. Quelques communes rurales, à proximité d’industries, comme autour de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) ou dans l’est de la France, connaissent même des concentrations en polluants atmosphériques importantes. Ainsi, 800 000 personnes résidant dans des communes rurales sont exposées à des valeurs dépassant en moyenne 14 µg/m3.

Globalement, plus de 47 millions de personnes en France sont soumises à une concentration moyenne annuelle de PM2,5 dépassant la valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 10 µg/m3. Si cette valeur était respectée partout en France, 17 700 morts pourraient être évitées chaque année, souligne l’étude, qui s’est intéressée aux bénéfices attendus d’une amélioration de la qualité de l’air selon plusieurs scénarios. Cela correspondrait à une baisse de la mortalité en France de l’ordre de 4 %. « Si, dans toutes les communes, était respectée ne serait-ce que la valeur proposée par le Grenelle de l’environnement(15 µg/m3 de PM2,5), ce sont tout de même plus de 3 000 décès qui pourraient être évités chaque année », relève Mathilde Pascal, épidémiologiste de la direction santé environnement……

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/21/la-pollution-de-l-air-est-responsable-de-9-de-la-mortalite-en-france_4954518_1652666.html#efjxoJUbpurB6og2.99

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