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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:17

 

 

 

 

L'attribution de permis de recherche d'hydrocarbures avait été stoppée en 2011 devant la levée en masse contre l'exploitation des gaz et pétroles de schiste et l'utilisation de la fracturation hydraulique et dans l'attente du vote des textes.

 


Et maintenant ça repart

Claye-Souilly et Villeparisis sont concernées,

ces communes n’avaient pas assez

des ordures, des carrières à ciel ouvert,

aujourd’hui c’est le pétrole

et demain les déchets de gaz carbonique CO2 ? 

Paru sur le site de Nature Environnement 77 :

Lundi 30 janvier 2012

Permis de recherche d'hydrocarbures : Consultation en catimini jusqu'au 19 février !

  Depuis le 19 janvier 2012, 14 permis de recherche exclusifs ont été mis très discrètement "en consultation" auprès du public sur le site du ministère de l'environnement et sur le site des DRIEE en région. Onze permis concernent la Seine-et-Marne, un l'Aisne, un la Lorraine et un l'Aquitaine.

L'attribution de permis de recherche d'hydrocarbures avait été stoppée en 2011 devant la levée en masse contre l'exploitation des gaz et pétroles de schiste et l'utilisation de la fracturation hydraulique et dans l'attente du vote des textes.

 

La consultation pour ces 14 nouveaux permis doit se terminer le 19 février. Les documents mis en ligne sur le site du ministère sont cependant d'une approche difficile, en particulier avec une absence de cartographie permettant de situer précisément ces permis dont les périmètres sont donnés en grades. La publicité est inexistante et les populations concernées n'ont encore une fois pas été averties.

Quant à pouvoir formuler des observations, il aurait été logique de donner une adresse postale et une adresse internet pour savoir où et à qui les envoyer.

 

Voici comment consulter ces permis:

 

Sur le site du ministère, http://www.developpement-durable.gouv.fr/Documents-mis-a-la-disposition-du.html, reportez-vous au deuxième tableau en fin d'article pour les permis accordés. Pour localiser ceux concernant la Seine-et-Marne, vous pouvez vous reporter aux cartes (liens ci-dessous) réalisées par NE 77.

 

Voici les communes qui sont concernées:

 

Carte concernant :

- Valence-en-Brie, Echouboulains, les Ecrennes

- Nangis, Rapillon, Villeneuve-les-Bordes, Lava-en-Brie, Salins.

- Grandpuits-Bailly-Carrois, Saint-Ouen-en-Brie, La Chapelle Gauthier, Les Ecrennes, Marchault, Féricy.

Carte concernant : 

- Coulommiers, St-Germain-sous-Doue, Rebais, Bellot, La-Ferté-Gaucher, Jouy-sur-Morin, St-Rémy-La-Vanne, St-Siméon, Chauffry.

- Mary-sur-Marne, Lizy-sur-Ourcq, Congis-sur-Thérouanne, Changis-sur-Marne, St-Jean-Les-Deux-Jumeaux, Signy-Signets, Pierre-Levée, La Haute-Maison.

- Marvilliers, Villeneuve-sur-Bellot, St-Barthélémy, St-Martin-des-Champs.

- Hautevesnes, Germigny-sous-Coulombs, Coulombs-en-Valois, Crouy-sur-Ourcq, May-en-Multien,  et qui déborde dans l'Aisne et dans l'Oise.

Carte concernant :

- Chevry, Chelles, Sevran, Villeparisis, Claye-Souilly, Roissy-en Brie, Ozoir-la-Ferrière, Brie-Comte-Robert... 

Carte concernant :

  - Montereau-Fault-Yonne, Lorrez-Bocage-Préaux, Chaintreaux, Egreville puis vers l'est jusque dans l'Yonne et au sud dans le Loiret.

 

 

Lien vers l’article : http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-permis-de-recherche-d-hydrocarbures-consultation-en-catimini-jusqu-au-19-fevrier-98248962.html

 

 

 


 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:21

 

S&MPoubelles

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:12

 

 

 

L’Ile de France empêtrée dans ses déchets de bâtiment



Le rééquilibrage territorial des déchets du bâtiment
 un leurre ou une réalité ?


Le PREDEC plan régional d’élimination des déchets de chantiers est en cours d’élaboration en Ile de France.


Ce plan devrait comptabiliser les projets de chantier : Grand Paris, Grand Roissy, Village Nature… et les besoins en décharges pour stocker tous ces déchets dans  les 10 années à venir, décider  en quelque sorte du sort de la Seine et Marne, continuera-t-elle à recevoir 80 % de déchets de bâtiment  en provenance d’autres départements ou imposera-t-on un rééquilibrage territorial afin que chaque département assume ses propres déchets ?
 

 

Un casse-tête difficile à résoudre car les départements qui produisent les déchets et qui depuis des années les envoient chez les autres souhaitent-ils  vraiment que la situation  change ?
Ont-ils réservé des emplacements pour recycler ces déchets sur leur territoire ?
Ont-ils créé des déchetteries ?

Ce plan devrait être voté vers 2013 par les conseillers régionaux, mais le problème est qu’en Seine et Marne nous n’en avons que 24 sur 209 pour l’Ile de France.

Des réunions de travail au nombre d’environ une douzaine seront organisées  en 2012 par le conseil régional, ces réunions vont accueillir des représentants de l’Etat, du conseil régional, des conseils généraux des départements d’Ile de France,  des industriels du bâtiment et de la promotion immobilière……
 
 Citons quelques industriels invités :

 UNICEM (GSM) http://www.unicem.fr/ , GSM ce sont  les carrières de Balloy, Luzancy, la Gde Paroisse, Varennes sur Seine, Avon, La Rochette

UNED (CEMEX), UNED (Picheta), http://www.uned.fr/,
- Cemex  ce sont  les carrières de Changis sur Marne, Pécy, Villiers sur seine, Marolles,
 les projets  de décharges de Châtelet sur seine et Marolles sur seine.
- Picheta c'est la  décharge au bord de la Forêt régionale de Montgé en Goële(1).


 FNADE (Veolia) http://www.fnade.org/,
- Veolia ce sont les carrières de Vignely, Trilbardou, Précy sur Marne, Fresnes sur Marne,
  les décharges de Claye-Souilly, Fresnes sur Marne,  Monthyon, Fouju.
- ECT adhérent FNADE ce sont les décharges de Villeneuve sous Dammartin, Moussy le    Neuf, Annet sur Marne, Brie Comte Robert, Combs la Ville, Moissy Cramayel.(2)   

FEDEREC (Paprec) http://www.federec.org/
  Groupe Paprec c’est la décharge Terralia de Villevaudé(3).

Et aussi Syndicat des Recycleurs du BTP, FFB http://www.ffbatiment.fr/ , FRTP http://www.fntp.fr/travaux-publics/j_6/accueil, CRIF (Aménagement), Fondation des Promoteurs Immobiliers (FPI), UNPG (Cemex) http://www.unpg.fr/
 

 
ADENCA aurait aimé participer à toutes ces réunions pour défendre ces minorités invisibles qui  vivent au milieu des ordures des autres, mais le Conseil Régional n’a pas souhaité donner une suite favorable à sa demande.

Lot de consolation : le Conseil Régional a toutefois accepté d’intégrer un représentant d’ADENCA  au sein du comité technique du PREDEC  qui devrait se réunir 4 fois en 2012.

Que se passera-t-il dans la huitaine d’autres réunions prévues auxquelles ADENCA n’assistera pas ?

La démocratie aurait voulu que  les portes soient grandes ouvertes dans ces réunions à ceux à qui on impose de vivre au milieu des ordures des autres afin de leur permettre de  s’exprimer librement.

Il en a été décidé autrement.

 




                  Sommes-nous condamnés à la double peine :
                           vivre au milieu des ordures des autres 
                                et nous taire, surtout nous taire ?

                                                 A vous de juger ?



S&Marne25Janv2012

Carte réalisée par un bénévole de notre association que nous remercions.


Pour aller plus loin :
(1)    décharge de Montgé-en-Goële
http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-seine-et-marne-une-nouvelle-decharge-autorise-a-montge-en-goele-98094145.html

http://adenca.over-blog.com/article-destruction-du-patrimoine-seine-et-marnais-une-decharge-va-t-elle-etre-implantee-en-bordure-de-la-86377036.html
(2) Reportage décharge ECT
http://www.actu-environnement.com/ae/news/agriculture-sur-centre-stockage-dechets-inertes-14680.php4
(3) Article sur Terralia
http://adenca.over-blog.com/article-epinay-champlatreux-le-chateau-et-la-decharge-97782339.html
http://adenca.over-blog.com/article-26673223.html
http://adenca.over-blog.com/article-28179424.html


http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/AP_autorisation_ISDI_MONTGE_EN_GOELE-2.pdf

http://adenca.over-blog.com/article-destruction-du-patrimoine-seine-et-marnais-une-decharge-va-t-elle-etre-implantee-en-bordure-de-la-86377036.html

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:14

 

 

 

Pour lutter contre les inégalités territoriales

des contrats de santé ont été signés

à Nemours, Meaux et Dammarie-les-Lys

 


 

A quand la signature de contrats de santé

à Claye-Souilly, Mitry-Compans et Villeparisis,

près des décharges, incinérateur et industries polluantes?



Paru dans le journal le Parisien :
Nemours, Dammarie et Meaux s’engagent envers les plus fragiles
Pascal VILLEBEUF | Publié le 20.01.2012, 07h00
 
 
MELUN, LE 18 JANVIER.


 
Lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé. Voilà le but des trois premiers contrats locaux de santé signés mercredi soir à l’antenne de l’agence régionale de santé (ARS) de Melun avec les villes de Dammarie-les-Lys, Meaux et Nemours, en présence de Claude Evin, directeur général de l’ARS.

« C’est un moyen de prolonger notre politique de santé en soutenant certaines communes dans leurs projets : opérations de prévention, offres de soins, accompagnement médico- social, sécurité sanitaire, etc. », a souligné l’ancien ministre.

Une permanence de soins le soir à Nemours

Pour choisir les villes candidates, l’ARS s’est basée sur un prédiagnostic territorial, qui détaille déjà des éléments importants sur le profil de la population concernée.
A Nemours, sur les 12900 habitants, 5300 vivent dans une zone urbaine sensible en cours de rénovation. Cette commune, au taux de chômage important (13,7% de la population active), présente des indicateurs sociaux et sanitaires peu favorables. On y vit moins longtemps que la moyenne dans le département. Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle représentent 9,4% des bénéficiaires de la Sécurité sociale. « Je souhaite mettre en place une permanence des soins pour le soir, car nous avons de moins en moins de médecins, améliorer le dépistage du cancer, etc. », annonce la maire (UMP), Valérie Lacroute.
A Meaux, Achille Bali, directeur des affaires sociales, indique que la municipalité a l’intention de créer « un centre de ressources de la santé, en augmentant les actions de prévention auprès du jeune public ».
A Dammarie-les-Lys, le député et maire (UMP), Jean-Claude Mignon, souhaite « attendre, fin 2012, le résultat du diagnostic final de l’ARS, effectué en collaboration avec la commune. On pense qu’il aura des actions de lutte contre les addictions à l’alcool ou aux drogues, sur l’alimentation ou des offres de soins ».
 
Le Parisien
http://www.leparisien.fr/avon-77210/nemours-dammarie-et-meaux-s-engagent-envers-les-plus-fragiles-20-01-2012-1819830.php

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:59

 

 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent en Seine et Marne



Nous apprenons qu’un nouveau projet de décharge a été déposé le 16/12/2011

Par la Sté des Calcaires de Souppes-sur-Loing
A SOUPPES-SUR-LOING
Au lieudit "La carrière de la plaine"



Que font les députés et sénateurs de Seine et Marne ?
ont-ils déposé des propositions de loi pour faire modifier la législation
 afin d’imposer à chaque département français de traiter leurs déchets sur leur territoire et de ne plus les envoyer chez les autres ?

A cette question nous n’avons pas de réponse ?

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 18:52

 

 

Destruction de notre patrimoine Seine et Marnais 

 

 

La série continue,

cela ne s'arrêtera donc jamais ?


 

Montgé-en-Goële
 
Une nouvelle décharge 
de 376 480 tonnes de déchets
autorisée par
Monsieur le Préfet de Seine et Marne
entre
 la forêt régionale
et les espaces agricoles 

 

MONTG2 EN GOÊLE 11.10.2011 

Allée de platanes en bordure de la Forêt Régionale de Montgé-en-Goële

 

 

 

Afin de déverser les ordures en provenance de leurs chantiers de démolitions du BTP d’Ile de France et des départements limitrophes, les entreprises Brunel http://www.brunel-demolition.fr/ de Montfermeil (93) et Picheta de Pierrelaye (95) ont jeté leur dévolu sur la Seine et Marne. 

 

Un site à l’abri des regards à Montgé-en-Goële entre la forêt régionale plantée de chênes, châtaigniers et hêtres plus que centenaires et les espaces agricoles, caché derrière une épaisse  haie d’arbres, la situation est idyllique pour ces démolisseurs mais pas pour les seine et marnais qui voit régulièrement  leurs champs et leurs bois disparaître pour faire place à des décharges.

 

Montgé en Goële 27.9.2011 2

C'est derrière ce bois que va être implantée la décharge

 

 

Lien vers l’arrêté préfectoral :
http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/AP_autorisation_ISDI_MONTGE_EN_GOELE-2.pdf

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-destruction-du-patrimoine-seine-et-marnais-une-decharge-va-t-elle-etre-implantee-en-bordure-de-la-86377036.html

 

 

 

 

 Quand  nos députés et sénateurs

déposeront-ils  une proposition de loi

imposant un rééquilibrage territorial de l'implantation des décharges

au plus près des sites de production des déchets ?

 

 

 

 

 


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 21:52

Paru dans le Bulletin Agora , bulletin de Liaison de Val d’Oise Environnement d’Octobre 2010 :

Le château et la décharge
(Feuilleton) déchets
Epinay-Champlâtreux est une petite commune rurale de 355 ha
et de moins de 70 habitants située à l’est du Val-d’Oise.

CETTE COMMUNE est particulière en ce que 354 ha appartiennent à la seule famille de Noailles, propriétaire du château de Champlâtreux. L’aîné de la famille, le duc de Noailles, est maire depuis toujours ou presque.
Il y a plus de trente ans, une carrière d’extraction de sablon a été ouverte, suivie d’un centre d’enfouissement technique, autrement dit une décharge. Cette exploitation est arrivée à son terme et le site presque entièrement réaménagé à ce jour. Le parc naturel régional Oise-Pays de France a été créé en 2004.
 Epinay-Champlâtreux est la commune d’entrée dans le parc sur l’ex-nationale 16 en direction
de Chantilly.
Fin 2004, la commune modifie ses documents d’urbanisme afin de permettre la création en plein champ d’une nouvelle exploitation d’extraction de sablon, tri et enfouissement de déchets sur 40 ha dont l’exploitant serait la société Terralia, émanation du groupe Paprec. C’est assez curieux pour une commune qui vient d’adhérer à la charte du parc et pour un projet situé dans un espace agricole qualifié dans le PNR comme zone d’intérêt et de sensibilité paysagère. Malgré nombre d’avis négatifs émis par les communes, le PNR, des élus, des associations, le golf de Mont-Griffon situé à proximité, le commissaire enquêteur a émis un avis favorable sans aucune réserve ni recommandation. Le 29 janvier 2005, la commune approuvait son nouveau plan d’occupation des sols.
À Luzarches, commune limitrophe, l’Association luzarchoise pour la sauvegarde de l’environnement (ALSE), conjointement avec Val-d’Oise Environnement, a alors demandé le 26 mars 2005 au tribunal administratif d’annuler ce POS. Les Amis de la Terre du Val d’Ysieux en ont fait autant. Le golf (le 9 trous), qui aura vue directe sur la décharge, également, mais il se désistera en cours de route. Curieux ! Le PNR qui était opposé
au projet a omis de déposer une requête du même ordre, mais a pu se porter intervenant volontaire à l’appui des associations par la suite ; la communauté de communes Coeur du Pays de France en a fait autant.
En conclusion, sans la vigilance des associations, le projet était définitivement entériné.
Le 29 juin 2006, le tribunal annule la modification du POS. Le premier motif est que le maire avait intérêt dans l’affaire.
La commune fait appel puis se désiste de son appel,probablement persuadée qu’elle perdrait encore. Pas vraiment !
Car M. de Noailles démissionne ; est élue maire la seule habitante de la commune qui demeure sur l’hectare n’appartenant pas aux Noailles. Personne n’est dupe ! Un prétendu nouveau projet est élaboré(consistant à surélever un peu les merlons cachant la chose et à diminuer un peu la hauteur du bâtiment de tri). Et on est reparti pour un tour… Enquête publique,rapport du commissaire enquêteur – toujours favorable et précisant qu’il n’émet aucune remarque ou recommandation malgré les mêmes objections que précédemment. Modification du POS entérinée par la commune.
Le 27 novembre 2009, le même tribunal annule cette modification aux motifs que le projet est incompatible avec la charte du PNR et qu’aucune contrainte technique ne le justifie.
Bien sûr, Paprec n’avait pas attendu que tout cela se décante pour déposer sa demande d’exploitation que la préfecture instruit et fait passer en commission (dont nous faisons partie), deux jours avant l’audience du tribunal, ce avec avis favorable de l’administration !
Conclusion de ce nouvel épisode : la commune a fait appel du jugement le 27 janvier 2010.
Moralité. Les services de l’État sont ravis qu’une commune sollicite la création d’une décharge, même si elle n’est pas nécessaire au niveau régional comme cela a été confirmé par le schéma régional de gestion des déchets, et fait tout pour que le projet aboutisse malgré l’opposition des populations, de certains élus et de certaines collectivités. Vive la démocratie…
autant que faire se peut ! Qu’importe si on cause des préjudices aux 10 000 habitants de la communauté de communes Coeur du Pays de France, si la famille de Noailles peut bénéficier de royalties sur chaque mètre cube de sablon extrait et chaque tonne de déchets enfouis et la commune (ce qui n’est guère différent en l’espèce) de la taxe professionnelle générée par l’exploitation.
Suite au prochain numéro.

PHILIPPE BEC, ASSOCIATION LUZARCHOISE
POUR LA SAUVEGARDE DE L’ENVIRONNEMENT

http://ioplace.pagesperso-orange.fr/agora%2023%20oct%2010_BD.pdf

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 19:32

 

 

Paru sur le site le quotidien :
 

 

 

Florange: Le projet Ulcos fait débat
2012-01-24 09:05:00
 
 
Les associations environnementales préféreraient voir les subventions investies dans des puits de carbone ou dans la recherche sur les énergies renouvelables.
En cause? Ulcos et son système de captage et stockage de CO2. La communauté scientifique elle-même est divisée.
 

Sébastien Bonetti (Le Républicain lorrain)
 

Le président Nicolas Sarkozy vient de rappeler lors de sa dernière visite en Lorraine que le projet Ulcos (production d'acier à très basses émissions de CO2) de Florange était «une priorité stratégique absolue» et que l'État versera, dès que l'Europe aura donné le feu vert, les 150 millions d'euros nécessaires. Une déclaration qui fait suite au soutien affiché par François Hollande, le candidat socialiste, mais aussi à celui de la plupart des élus locaux et régionaux, des ouvriers et représentants syndicats des usines ArcelorMittal de Lorraine, de Luxembourg et de Belgique.
Difficile dans ce concert de soutiens au projet, considéré comme l'unique chance de sauver la sidérurgie lorraine, de faire entendre une voix dissonante.

«En forte concentration, le CO2 est bien mortel»
Les sept associations environnementales qui avaient dénoncé à l'été 2011 «un risque majeur pour l'environnement et les habitants de la zone concernée», ne désarment pourtant pas, sûres de leurs arguments et «rassurées» dans leur démarche par des publications scientifiques explicites sur la technologie de captage de CO2.
«Le 19 octobre, le ministre de l'Industrie a accordé à la société ArcelorMittal un permis exclusif de recherches de formations souterraines aptes au stockage géologique du dioxyde de carbone industriel en Lorraine. Cette décision, qui voudrait marchander la pérennité des emplois sur Florange avec les différentes phases du projet, a été prise sans information préalable du public quant aux risques environnementaux et sans aucune justification vis-à-vis de l'insertion d'Ulcos dans une quelconque politique énergétique cohérente. Les plus de 400 millions d'euros de subventions publiques sur ce dossier pourraient être utilisés à l'économie d'énergie, à la recherche et au développement des énergies renouvelables ou à la valorisation des puits de carbone naturels que sont les forêts», explique Isabelle Wolff, présidente de l'Association pour la préservation de la qualité de vie (Apequa).
En compagnie des représentants de Mirabel-LNE, association agréée pour la défense de l'environnement et la lutte contre la pollution en Moselle-Est, de Flore 54, d'Empreinte positive, de Meuse nature environnement, les membres d'Apequa, basée à Longuyon, ont commencé leur difficile travail d'information de la population. «On communique, on va informer les gens par tractage dans les villes du territoire concerné (NDLR : 3450m² du Pays-Haut à la Meuse en passant par la Moselle), on nourrit nos sites internet. Au niveau de la vallée de la Fensch, on essaie d'expliquer et d'avoir des discussions constructives. Mais c'est difficile, car c'est normal que les sidérurgistes défendent leurs emplois. On n'est pas contre eux, on leur dit simplement les choses. Des publications de scientifiques ou de journaux comme Science et vie le réaffirment, et même ArcelorMittal dans sa notice d'impact : le CO2 est un gaz mortel, à partir d'une certaine concentration, que certains estiment entre 7 et 20% dans l'air. Et on va nous en mettre sous les pieds pour contenter les industriels et élus? On ne va pas se laisser faire.»
Outre le fait de transformer la région en «région-poubelle, que nos enfants devront subir», un autre point excède Isabelle Wolff et ses collègues. «Les responsabilités en cas de problèmes ne sont pas définies dans ce dossier, tout comme le cadre législatif. On ne peut l'accepter. Qui payera en cas d'accident? Rien n'est dit. Et puis cette technologie de captage et de stockage est encore très fortement remise en cause par la communauté scientifique, car elle n'est pas sûre. Les forages peuvent provoquer des microséismes locaux.»
Du côté d'ArcelorMittal, qui fait partie du consortium d'industriels européens qui portent le projet Ulcos, on ne s'inquiète pas outre mesure. Chrystele Ivins, de la communication France : «Notre position reste la même. On a eu le permis d'explorer, le projet suit donc son cours. Si on doit un jour intervenir, on le fera lors des réunions qui se tiendront dans le futur. Le dossier n'a pas avancé, mais devrait s'accélérer en 2012.»

 

Lien vers l'article :  http://www.lequotidien.lu/region/31265.html

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:11

 

 

 

 

 

 

Paru sur le site du nouvel observateur :
 

 

L'usine de la peur
Créé le 11-01-2012 à 11h20 - Mis à jour le 12-01-2012 à 13h33      3 réactions
 
Par Sophie Des Deserts
 

 

 

 

 

En 1990, Aprochim a installé un centre de retraitement de déchets souillés aux PCB à Grez-en-Bouère (Mayenne). Depuis des signes de contamination sont apparus.

L'usine d'Aprochim. En décembre dernier, le parquet de Laval a ouvert une information pour "mise en danger de la vie d'autrui et pollution. (Laetitia Notarianni-Abaca pour le Nouvel Observateur)......
 
 
"Pas d’inquiétude", a dit le pédiatre. En juillet, Anne consultait pour sa fille, Mélissa, 6 ans, qui se plaignait de douleurs aux "tétons" (1). Durant l’été, ils se sont mis à rougir et à grossir. Sur le torse frêle, une poitrine a surgi. Comme si, dans ce corps d’enfant, les hormones devenaient folles.
Du poison dans le bocage
Au CHU, les médecins ont découvert d’autres signes troublants : un kyste à l’ovaire, un utérus et des lèvres vaginales anormalement développées. Le diagnostic n’a pas tardé : puberté précoce. Immédiatement, Anne n’a songé qu’à elle : Aprochim, l’usine qui, toute sa jeunesse, à deux pas de la ferme familiale, a déversé ses odeurs âcres, ses fumées grisâtres. Et qui trône à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de la maison où elle vit aujourd’hui. Dans l’horizon de la jeune femme, il y a toujours eu ce bloc de béton blanc, comme un ovni tombé au cœur de la campagne mayennaise, à la sortie de Grez-en-Bouère, non loin des terres de François Fillon.
 

 

Au fil des ans, les gens avaient fini par oublier qu’on y traitait des déchets souillés au polychlorobiphényles, communément appelés PCB. Personne n’imaginait qu’au lieu d’éliminer le poison l’usine le disséminait tout autour. Il y a un an, des traces de PCB ont été retrouvées dans le lait des fermes voisines de l’usine.
 

 

"Mise en danger de la vie d'autrui..."
Depuis, le bourg de 990 habitants vit au rythme des contrôles et des mises sous séquestre. Dans ces contrées où les bêtes sont toute la richesse, on a d’abord pleuré les 400 bovins partis à l’équarrissage. Comme si le poison d’Aprochim ne menaçait pas les hommes. On ne sait rien, aucune étude épidémiologique n’a été menée, mais le cas de Mélissa et d’autres, le sort d’anciens ouvriers de l’usine, aujourd’hui décédés, plongent le village dans l’angoisse. Les PCB sont connus pour être des agents troubles fragilisant l’appareil reproducteur, affaiblissant le système immunitaire, générant un diabète avec risque d’infarctus et favorisant les cancers.
On est là face à un dossier extrêmement sensible", indique le directeur adjoint de l’Agence régionale de Santé.
Mi-décembre, le procureur de Laval a enfin annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour "mise en danger de la vie d’autrui et pollution". L’usine, elle, continue de tourner. [•••]
 

 

 

 

 

(1) Les prénoms ont été modifiés à la demande des intéressés
 

 

 

 

 

> Retrouver l'intégralité de l'enquête dans "le Nouvel Observateur" du jeudi 12 janvier, Sophie des Déserts raconte vingt ans d'illusions, de mensonges et d'aveuglement.

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers l’article : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20120111.OBS8517/l-usine-de-la-peur.html


Pour aller plus loin :  http://www.anjoumayenne-environnement.com/article-aprochim-temoignage-d-un-eleveur-contraint-d-abattre-ses-betes-86736515.html




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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:50

 

 

 

Paru dans le Bulletin Agora , bulletin de Liaison de Val d’Oise Environnement d’Octobre 2010 :
 

 

Veolia Propreté,
pas si propre que ça ?

 

Le Mesnil-Aubry est une petite commune rurale de 850 habitants située à l’ouest
de l’ancienne RN 16.
Le maire de la commune s’appelle Hervé Dezobry, il est agriculteur.
On pourrait donc s’attendre que l’agriculture soit bien protégée.
Eh bien non !
Le Grenelle de l’environnement n’est pas passé par là !


AINSI, EN CONTINUITÉ du village, de l’autre côté de la RD 316 (ex-RN 16), se trouve une énorme décharge qui a déjà détruit près de 325 hectares des meilleures terres à blé d’Île-de-France, soit, pour se faire une idée, la surface d’une seule commune commeBouqueval, Epinay-Champlâtreux ou Chatenay-en-France, ou bien encore les surfaces réunies de Lassy et du Plessis-Luzarches, et ce, sans même émouvoir la profession agricole ; mieux, le maire a été très favorable à sa récente extension.
Depuis que Veolia a mis la main sur la Routière de l’Est parisien (REP), rien ne va plus dans nos campagnes.
Jusque-là, les associations d’environnement n’avaient pas trop de problèmes avec le gestionnaire de la décharge : la REP, rachetée depuis par le groupe Veolia.
Mais cette décharge est devenue un vrai traumatisme pour tous les villages environnants. C’est ainsi qu’un permis d’aménager une déviation poids lourds et un merlon anti-bruit a été délivré par le maire à la demande de Veolia. Cette demande était justifiée par une prétendue « intégration d’une voie de desserte d’une zone d’activités située au nord de la commune (ainsi que celles qui pourront s’implanter dans cette partie de la commune dans le futur) ».
Or il n’existe absolument aucune zone d’activités au nord de la commune puisqu’elle avait déjà été refusée lors d’une révision simplifiée du POS par les pouvoirs publics bien antérieurement à cette demande. Cette desserte, au demeurant saugrenue dès lors qu’un simple rond-point sur la RD 316 aurait suffi, n’a donc plus de raison d’être. Bien plus, la zone d’activités, finalement transférée à l’est, a été annulée par le tribunal administratif de Cergy comme illégale sur demande du sous-préfet, annulation d’ailleurs confirmée par délibération du conseil municipal. De ce fait, la demande d’aménager est une manoeuvre totalement entachée de fraudes à double titre car il en est de même du prétendu merlon paysager qui n’est en réalité qu’une décharge déguisée de 7 hectares. Deplus, ce projet constitue donc un vrai gaspillage des meilleures terres agricoles.
À noter que les pratiques de la société Veolia de disperser ainsi ses déchets inertes un peu partout sous forme de « merlons paysagers » dans les champs, pour échapper à certaines dispositions de la loi, ne sont pasune première. Une tentative récente du même genre avait révolté les communes de Mareil-en-France, de
Chatenay-en-France et de Fontenay-en-Parisis. À la suite de l’intervention des maires et du PNR Oise-Pays de France, le projet avait été abandonné.
Il est donc tout à fait légitime qu’une association comme Citoyens vigilants au Mesnil-Aubry s’oppose en justice contre un projet de décharge implantée aux portes de leur commune. Malheureusement, une loi ignoble interdit depuis peu aux habitants de se regrouper en association pour se défendre lorsque l’intention de création intervient après le dépôt de la demande d’autorisation du projet, même si le projet est totalement illégal ou frauduleux.
Dans un but de conciliation, Les Amis de la Terre du Val d’Ysieux ont donc écrit au maire de la commune afin qu’il retire son autorisation illégale, manifestement entachée de fraude. Devant son refus, plusieurs associations* ont obtenu d’être reçues par Veolia afin qu’elle annule son projet, ce qu’elle refuse également,alors même qu’elle reconnaissait l’inutilité de la desserte.
Les associations devront-elles faire appel à la justice ? Il serait dommage que les rapports entre les associations d’environnement du département et la société Veolia s’enveniment sur un projet en dépit du bon sens d’une époque révolue.

 

Affaire à suivre.
 

 

ETIENNE BOHLER
LES AMIS DE LA TERRE DU VAL D’YSIEUX

 

 

 

*LES AMIS DE LA TERRE
DU VAL D’YSIEUX,
LES AMIS DE LA TERRE
VAL-D’OISE,
VAL-D’OISE ENVIRONNEMENT,
CITOYENS VIGILANTS
AU MESNIL-AUBRY

http://ioplace.pagesperso-orange.fr/agora%2023%20oct%2010_BD.pdf

   

 

 

 

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