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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 13:57

 

Paru sur le site Nature Environnement 77 :

 

Vendredi 7 octobre 2011

Main basse sur l'Aqueduc de la Dhuis

  La promenade de l'Aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) est une véritable coulée verte à l'est de Paris, très prisée par les promeneurs et indispensable au maintien de la biodiversité en favorisant le déplacement des espèces et en reliant plusieurs espaces boisés.C'est un élément clef de la trame verte de l'est francilien. Elle se situe au-dessus d'un aqueduc construit sous Napoléon III qui amenait l'eau de la Dhuys vers Paris. Actuellement, cet aqueduc sert principalement à alimenter le parc d'attraction Disneyland à Marne-la-Vallée.

  C'est cet ouvrage qui est menacé. La promenade qui y a été aménagée par l'Agence des espaces verts a été terminée en 2008 et lui a coûté, ainsi qu'à la région Ile-de-France 6 millions d'euros. 

  Mais aujourd'hui, la société Placoplatre veut exploiter le gypse situé sous l'Aqueduc de la Dhuis sur les communes de Le Pin, Claye-Souilly, Villevaudé et Annet-sur-Marne. C'est une exploitation à ciel ouvert qui est prévue. La mairie de Paris envisage de lui céder les terrains.

  Assistera-t-on à la mort de cette promenade ? Lire le communiqué  que les associations locales, les fédérations départementales du 77 et du 93 et Ile-de-France Environnement ont adressé aux élus et à la presse :

Main basse sur l'Aqueduc de la Dhuis, coulée verte de l’Est francilien

 

 Cette coulée verte, indispensable au maintien de la biodiversité et au déplacement des espèces est un des éléments clefs de la trame verte de l'est Francilien.

La ville de Paris a inscrit à l’ordre du jour du conseil des 17 et 18 octobre 2011 la cession de l’aqueduc de la Dhuis à la société Placoplatre.

Ile-de-France Environnement et les associations de protection de l’environnement de l’est francilien tirent le signal d’alarme.

 

Long de 131 Kms, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit sous Napoléon III  pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) et il se termine au réservoir de Ménilmontant (Paris XXème).

 

Aujourd’hui, l’aqueduc de la Dhuis est géré par la SAGEP (société anonyme de gestion des eaux de Paris). Il fournit majoritairement en eau le parc d’attractions Disneyland, seul le surplus est dirigé vers Paris.

 

6 millions d’euros ont été consacrés en 2007-2008 par l’AEV (Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France) pour aménager l’espace libre disponible au-dessus de l’aqueduc souterrain de la Dhuis. L’entretien de cet espace est assuré par l’AEV.

 

Véritable trait d’union entre la ville, la forêt et la campagne, cet itinéraire très prisé des populations relie plusieurs espaces boisés de la région. Cette coulée verte est indispensable au maintien de la biodiversité et permet le déplacement des espèces. C’est un des éléments clefs de la trame verte de l’est francilien.

 

Cette réalisation de l'Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France risque d'être réduite à néant.

 

En effet, la Mairie de Paris a l’intention de céder, au profit de la Société Placoplatre, des tronçons de l’Aqueduc de la Dhuis sur les communes de Seine-et-Marne Le Pin, Claye-Souilly, Villevaudé et Annet-sur-Marne. Et cela afin de permettre une exploitation des sous-sols gypseux à ciel ouvert alors que l’exploitation souterraine de ce gisement est possible, comme cela a été fait en Seine-Saint-Denis.

 

S’il se réalisait, ce projet sonnerait le glas d’un ouvrage Hausmannien, mettrait en péril l’intégrité écologique de cette coulée verte et nuirait gravement à cette promenade chère aux habitants de l’est Francilien et d’ailleurs. Ce secteur de Seine-et-Marne a déjà trop souffert et souffre encore aujourd’hui de ce type d’exploitation

 

Par ailleurs ce projet s’oppose aussi gravement à la convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le conseil général de Seine-et-Marne visant à construire une métropole durable et notamment sur le sujet essentiel de la biodiversité.

 

C'est pourquoi les associations « Ile-de-France Environnement », « Environnement 93 », « Nature Environnement 77 », « Villevaudé Demain », « ADENCA » et « Les Abbesses de Gagny-Chelles » s'opposent à toute opération qui viendrait dénaturer, altérer ou nuire à la coulée verte que constitue la promenade de l'aqueduc de la Dhuis.

 

Elles demandent également qu'aucune nouvelle exploitation de gypse à ciel ouvert ne soit plus autorisée sur ce secteur.

 

Elles demandent aux élus de la ville de Paris lors du vote prévu au Conseil de Paris des  17-18 octobre 2011 de s'opposer à la cession de l'aqueduc de la Dhuis à la société Placoplatre.

 

Lien vers l’article : http://nature.environnement.77.over-blog.com/article-main-basse-sur-l-aqueduc-de-la-dhuis-86106137.html

 

 

·          

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 13:56

Paru sur le site Romandie News :

 

Allemagne: la chambre haute rejette un projet de loi sur le stockage de CO2


BERLIN - La chambre haute du Parlement allemand (Bundesrat), où sont représentés les Etats régionaux, a rejeté vendredi un projet de loi sur le stockage du dioxyde de carbone, et fait capoter la nomination d'un très important magistrat.

Le gouvernement avait eu le plus grand mal en avril à rédiger un texte sur l'expérimentation à grande échelle du stockage de CO2, censé compenser les émissions des centrales à charbon encore nombreuses dans le pays.

Le projet de loi prévoyait l'installation de quelques sites-tests et une évaluation des résultats en 2017.

Une clause avait été ajoutée qui permet aux Etats régionaux de refuser d'abriter sur leur territoire ou partie de leur territoire de telles installations.

Elle n'a pas suffi aux Etats du nord du pays, où se trouvent la plupart des sites potentiels de stockage, et qui restent hostiles à cette technologie.

La technologie CCS (carbon capture and storage) permet de liquéfier le CO2 émis par les centrales au charbon et de l'enfouir sous terre, afin de limiter ses effets sur le climat. Des caves qui servaient anciennement à stocker du gaz naturel sont le plus souvent utilisées à cette fin.

L'Union européenne avait adopté en 2008 une directive sur le stockage de CO2, dont le projet de loi allemand est la transposition.

Mais en Allemagne nombre de groupes écologistes et associations de riverains craignent les effets sur la nature d'une technologie qui selon eux n'a pas encore fait ses preuves.

Les centrales au charbon représentent environ la moitié de la production allemande d'électricité.

Le gouvernement d'Angela Merkel n'a plus la majorité au Bundesrat, ce qui lui complique la tâche.

Vendredi, la chambre haute aurait par exemple dû également valider la nomination d'un nouveau procureur fédéral, un poste très stratégique souvent qualifié de premier chasseur de terroristes du pays.

Mais le Bundesrat a annoncé un report du vote, après que les Etats régionaux aux mains de l'opposition social-démocrate ont mis leur veto au candidat du gouvernement, Johannes Schmalzl, membre du parti libéral FDP.


(©AFP / 23 septembre 2011 13h47)

Lien vers l’article :

http://www.romandie.com/news/n/_Allemagne_la_chambre_haute_rejette_un_projet_de_loi_sur_le_stockage_de_CO2230920111309.asp

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:19

 

 

 

La commune de Claye-Souilly

menace de porter plainte contre Adenca

pour diffamation

 

Suite à un article paru sur notre blog en date du 23 septembre 2011 intitulé :

« La commune de Claye-Souilly infectée par un emprunt toxique ? »

dans lequel notre association relayait un article du journal Libération du 20 septembre 2011 listant les communes ayant contracté un emprunt toxique.

Dans cet article la ville de Claye-Souilly était citée parmi les communes concernées par ce type d’emprunt et figure d’ailleurs toujours à ce jour dans cette liste contrairement à ce qu’indique la mairie de Claye-Souilly dans son courrier.

Lien vers l’article : http://www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique

 

A la demande de la commune de Claye-Souilly et afin  de ne pas permettre aux deniers publics d’être utilisés pour attaquer une association de défense de l’environnement, nous retirons cet article.

 

Pour ceux qui souhaiteraient obtenir plus amples informations sur ce dossier nous vous conseillons de contacter la rédaction du journal Libération.

 

 

Vous trouverez ci-dessous copie du courrier reçu ce jour de Monsieur Yves Albarello, député-maire de Claye-Souilly :

 

 

 

 

mairie cs emprunt toxique

 

 

mairie cs emprunt toxique 001

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 23:32

La ville de Paris

non contente de déverser

encore et encore

des millions de tonnes d'ordures sur nos terres agricoles

voudrait nous priver de l'un de

nos derniers poumons verts ?

 


Paru sur le site les Abbesses de Gagny-Chelles :

Aqueduc de la Dhuis : Déliberation du prochain conseil municipal de Paris (17-18/10/2011)

Le conseil de la ville de Paris est appellé à sonner le glas de l'Aqueduc de la Dhuis.

Comme nous vous l'avons annoncé dans notre article - Main basse sur l'aqueduc de la Dhuis, cet dernier est menacé.

Comme un petit meutre entre amis, le 17 et 18 octobre 2011 prochain, le conseil de la ville de Paris est appellé à voter le sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis au profit d'un industriel du plâtre (Placoplatre). Dans le projet de déliberation, nous y apprenons les noms de tous les complices à savoir : les élus des communes concernées, le conseil général de Seineet Marne et l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France.

Aucune association de protection de l'environnement n'a été prévenue, ni même sollicitée. Aucune communication publique n'a été faite pour expliquer la destruction de cet ouvrage patrimoniale d'utilité publique.
Extrait du projet de délibération de la ville de paris pour le 17/18 octobre 2011 :

« Par ailleurs, BPB Placoplâtre devra réaliser, pendant et à l’issue du chantier d’exploitation des sous-sols, les aménagements nécessaires au dévoiement et à la reconstitution de la promenade douce aménagée par l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France (AEV) sur le tracé de l’aqueduc, sur un linéaire de 4,8 km.

Ces aménagements ont été réalisés conformément à une convention signée le 7 avril 1997 entre Eau de Paris et l’AEV qui vient à expiration le 31 décembre 2011.

Conformément à ses engagements, l’acquéreur devra donc rétrocéder les terrains à titre gratuit à l’AEV une fois l’exploitation des sols et la remise en état réalisées. Cet engagement sera confirmé par une convention à intervenir entre BPB Placoplâtre et l’AEV. L’AEV a donné son accord sur cette opération immobilière par courrier du 22 juin 2011. Elle a validé les tracés retenus et le cahier des charges des travaux.

Les communes de Villevaudé, le Pin, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne ont été saisies par courrier du 13 mai 2011. 

Toutes, hormis la commune Villevaudé, ont fait connaitre leur accord de principe. 

Les communes ont en outre été avisées des intentions de la Ville de sa renonciation aux servitudes de protection sanitaire et aux restrictions d’usage liées à l’aqueduc dans la mesure où celui-ci est mis hors service depuis de nombreuses années et que sa vente est envisagée à court terme.

Le Conseil Général de Seine et Marne, gestionnaire d’une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et floristique (ZNIEFF), a également validé ce projet. 

En raison de l’importance économique nationale de la ressources en gypse, la Préfecture de Seine et Marne a pris un arrêté, le 21 septembre 2006, déclarant Projet d’Intérêt Général (PIG) l’exploitation de gypse de la butte d’Aulnay, sur un périmètre exclusivement situé sur la commune de Villevaudé modifiant ainsi le PLU de cette commune afin de le rendre compatible avec l’ouverture de carrières. »

Lien vers l’article : http://blog.gagny-abbesses.info/post/2011/10/06/Aqueduc-de-la-Dhuis-%3A-D%C3%A9liberation-du-prochain-conseil-municipal-de-Paris-%2817-18/10/2011%29

 

Sur le même sujet : http://blog.gagny-abbesses.info/post/2011/10/04/Main-basse-sur-l-Aqueduc-de-la-Dhuis

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:20

 

 

 

Pourquoi La Seine et Marne  n'organise-t-elle pas 

 de colloque déchets BTP

alors que le Val d'Oise l'organise ?


  Pourquoi Aéroport de Paris était-il invité à ce colloque du Val d'Oise ?

 


Où iront les déchets BTP des futurs travaux du Grand Roissy ?

En Seine et Marne ? 


 


Extrait réponse de Monsieur le Préfet de Seine et Marne à ADENCA , en date du 23 août 2011  

 

« …. Vous sollicitez l’organisation d’un colloque sur ce sujet. Je souligne que dans le cadre de l’élaboration du PREDEC (1), les associations de défense de l’environnement sont associés aux travaux préparatoires. Je souhaite donc à ce stade prendre acte des orientations et directives du PREDEC (1) avant d’envisager unecommunication spécifique départementale. »

 

 (1) Plan Régional d’Elimination des Déchets de Chantier

 

 

Paru sur le site de l’ORDIF :

Publié le 2011-05-22

 

BTP : l’engagement du Val d’Oise.

 

Le Val d’Oise a organisé un colloque sur les déchets du BTP.

Le Val d'Oise s'est doté d'un « Plan de gestion des déchets du BTP et des travaux publics dans le Val d'Oise », qui a été signé par le Préfet le 18 août 2004. Le groupe de rédaction du plan, a rédigé aussi une  « Charte pour une gestion durable des déchets du BTP dans le Val d’Oise », document  qui vise d'une part, à rendre concrètes et contractuelles les recommandations du Plan et d'autre part à impliquer les acteurs/producteurs des déchets du BTP.

En 2009, cinq après la signature de la Charte de 2004 , une étude « retour-expérience » sur la mise en œuvre de la « Charte pour une gestion durable des déchets du BTP dans le Val d'Oise », a été menée auprès de 22 sur 32 signataires.  Malgré des expériences très positives, cette étude fait ressortir une application insatisfaisante de ce document.

 

Afin de sensibiliser à nouveau les acteurs de la construction, Monsieur le Préfet, a présidé un colloque sur les déchets du BTP dans le Val d'Oise, le 10 mai 2011.

 

Cette rencontre visait à relancer la dynamique, présenter de nouveaux outils de gestion et de suivi et aussi à informer les acteurs/producteurs de déchets du BTP, sur l'évolution de la réglementation des installations de stockage des déchets inertes (ISDI) et de l'impact du Grenelle 2 en matière de déchets du BTP.

Après une entrée en matière par Monsieur le Préfet, les acteurs présents ont été invités à signer l'engagement. ADP, le Conseil Général et l'UNED ont ensuite présenté des exemples. Le bilan du plan et de la charte de 2004 a été exposé pour déboucher sur les nouveaux outils proposés, et le colloque a été clôturé par M. Vaillant, du ministère de l'écologie.

En période de transfert de la compétence à la région, en attendant la sortie du Plan Régional d’Elimination des Déchets de Chantier – PREDEC (1) - prévue en 2012,  il a paru opportun de relancer la démarche initiée en 2004 et d'inviter les signataires de 2004 à renouveler leur engagement en faveur de la gestion durable des déchets du BTP, mais aussi de proposer à l'ensemble des acteurs/producteurs de déchets de chantier, de rejoindre les 32 acteurs  déjà engagés dans cette démarche de gestion durable.

Source : Direction départementale des Territoires du Val d’Oise (DDT)

 

 

lien vers l'article : http://www.ordif.com/public/article_archiver/?id=15389

 
 (1) Plan Régional d’Elimination des Déchets de Chantier

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 13:47


 

 

 

 « Puisque chez vous tout est foutu,

pourquoi ne pas en rajouter une couche ? »

 


 

 

La promenade de la Dhuis (1) va-t-elle être supprimée ?

 La  Mairie de Paris va-t-elle priver  le nord-ouest du 77 de l'un de ses derniers poumons verts ?

 

 

En effet la Mairie de Paris a l’intention de céder plusieurs parcelles de terrains de l’aqueduc de la Dhuis situées sur  des communes de Seine et Marne et de Seine St Denis au profit de la Société Placoplâtre qui projette d’exploiter les sous-sols de l’emprise de l’aqueduc et de  reconstituer la promenade après extraction, combien de temps plus tard : 10 ans, 20 ans……?

 

 

Cette promenade aménagée en 2009 au-dessus de l’aqueduc souterrain de la Dhuis  a été financée par les deniers publics (gérés par le Conseil Régional) soit 6 millions d’€.(2)

Elle constitue une trame verte (3) permettant de favoriser la biodiversité.

 



montry pont sur la dhuis 06.2009 011 

Pont de la Dhuis à Montry (77)


 

 

Que font les élus du Nord Ouest Seine et Marne

pour préserver ce dernier poumon vert ?


Nous ne voudrions pas croire

qu’ils négocient avec les carriers de l’argent

pour leurs collectivités (4)

pour compenser le préjudice subi ?

 

 

PARIS

Déverse ses millions de tonnes d’ordures sur nos terres agricoles

Utilise l’eau de notre rivière Beuvronne

pour laver ses trottoirs et arroser ses pelouses

Et aujourd’hui risque de nous priver de l'un de  nos derniers poumons verts ? 

 

 

(1) http://www.tourismecondeenbrie.com/cariboost2/aqueduc_de_la_dhuys.html

 

(2)http://www.aev-iledefrance.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=23&Itemid=36


(3) http://www.conservation-nature.fr/article3.php?id=138

 

(4) partenariats .. http://www.placo.fr/Construction-durable/La-Fondation-Placoplatre-R

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 23:36

 

 

 

Communiqué de Presse du CNIID :

 


 

Stop au détournement des fonds publics

dédiés à la lutte contre le changement climatique

au profit de l’incinération

et du stockage des déchets


 

Paris, le 30 septembre 2011 – En cette journée mondiale contre l’incinération des déchets, les Amis de la Terre, le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) et la Fondation France Libertés s’associent à l’appel du réseau mondial GAIA (Global Alliance for Incinerator Alternatives) pour demander la suppression des aides publiques aux « énergies sales » tirées de nos déchets.

Plus de 650 associations présentes dans 90 pays dénoncent aujourd’hui l’affectation de ces fonds publics destinés à lutter contre le changement climatique au profit de l’incinération et de la mise en décharge, deux modes de traitement des déchets polluants, énergivores et émetteurs de gaz à effet de serre.

En France, ces deux traitements bénéficient d’aides publiques, sous couvert notamment des avantages alloués aux énergies propres et renouvelables. « On nepeut plus continuer à parler d’énergie propre concernant l’incinération qui émet chaque année en France l’équivalent en CO2 de 2,3 millions de voitures, ou le stockage, fort producteur de méthane, un gaz participant activement au réchauffement climatique » explique Delphine Lévi Alvarès, chargée de mission au Cniid. A l’heure de la chasse aux niches fiscales, le gouvernement doit mettre fin aux tarifs de rachat préférentiels de l’électricité issue de l’incinération et aux taux de TVA réduits sur la chaleur issue de l’incinération et du stockage.

En détournant ces flux d’argent public vers l’incinération et la mise en décharge, les autorités poursuivent la promotion de deux sources d’énergie qui freinent non seulement la réduction et le recyclage des déchets mais aussi le développement des énergies renouvelables, un secteur dans lequel la France est très en retard.

De plus, les multinationales qui ont développé ces modes de traitements les exportent aujourd’hui dans les pays en développement en profitant de financements liés à la lutte contre le changement climatique. « Via notamment le Mécanisme de Développement Propre (MDP) - dont l’objectif est d’aider les pays riches à limiter leurs émissions de CO2 en finançant des projets à moindre coût dans les pays du Sud - on encourage les pays pauvres à industrialiser leurs modes de traitement des déchets (incinérateurs, décharges), à un coût social, environnemental et économique insupportable » regrette Annelaure Wittmann, des Amis de la Terre.

« Ces choix sont d’autant plus déplorables que plus de 15 millions de personnes dans le monde vivent des activités de récupération et de recyclage des déchets et devraient pouvoir bénéficier de ces fonds internationaux pour leurs actions qui sont écologiquement et socialement utiles » souligne Louisa Crispe, de la Fondation France Libertés.

Le Cniid, les Amis de la Terre et la Fondation France Libertés demandent la fin des aides publiques à l’incinération et à la mise en décharge, pour permettre d’engager la France dans une politique vertueuse de gestion des déchets et de développement des énergies renouvelables, mettant aussi un terme à l’exportation d’un modèle inadapté.

 

Contacts :

DelphineLévi Alvarès
Chargée de campagne "Incinération et mise en décharge"
delphine@cniid.org
01 55 78 28 60

Annelaure Wittmann
Amis de la Terre - Référente « Modes de production et de consommation responsables »
annelaurewittmann@yahoo.fr
01 48 51 32 22    

Louisa Crispe
Fondation France Libertés – Chargée de mission
louisa.crispe@france-libertes.fr
01 53 25 10 40

 

Le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid)
Le Cniid est une association loi 1901 agréée pour la protection de l'environnement. Organisation indépendante, spécialisée dans la problématique des déchets municipaux, elle mène campagne en faveur d'une gestion écologique de ces derniers, notamment par leur réduction à la source (en quantité et en toxicité) et au détournement de l'incinération et de la mise en décharge
Plus d'infos sur www.cniid.org

Les Amis de la Terre - France
La fédération des Amis de la Terre France est une association de protection des êtres humains et de l’environnement à but non lucratif, indépendante de tout pouvoir économique, politique ou religieux. Elle a participé à la fondation du premier réseau écologiste mondial, Les Amis de la Terre International présent dans 77 pays et réunissant 2 millions de membres.
Plus d’infos sur www.amisdelaterre.org

Fondation Danièle Mitterrand – France Libertés
Fondée par Danielle Mitterrand en 1986, France Libertés agit en faveur des droits humains et œuvre à la construction d’un monde solidaire, citoyen et responsable.  Son expérience avec les ramasseurs brésiliens l’a amenée à promouvoir la place des structures de l’économie solidaire dans les filières des déchets comme alternative au monopole de grandes sociétés industrielles privées. Elle plaide en faveur d’une gestion démocratique et sociale des déchets.
Plus d’infos sur www.france-libertes.org

 

 

 

 

Lien vers le communiqué :

http://img.mp22.ch/visu-CEAA162D-495C-4EB6-90FC-1AFCC0E9CA7C-24539472-92747-30092011.html

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 22:29

Pollution de la rivière Beuvronne par Aéroport de Paris,

la série continue...


 la La rivière Beuvronne

se jette dans la Marne en amont proche

de la station de pompage de Veolia

qui fournit en eau potable

près de 500 000 habitants.

Dernière minute…

 

 

Pour la 3ème année consécutive

la police de l’eau de Seine et Marne 

accorde à Aéroport de Paris

une dérogation

pour déverser plus de polluant dans la Beuvronne.

en concertation avec les syndicats de rivières

constitués d’élus locaux 


 

Depuis toutes ces années

que font les élus locaux

pour obliger  Aéroport de Paris

à prendre des mesures efficaces 

pour rejeter des eaux pluviales  conformes  à l'arrêté préfectoral

dans la Beuvronne?


                            

 

 

 Les conditions climatiques très rigoureuses de l’hiver 2010/2011  ont conduit ADP à utiliser  des fondants hivernaux (Glycol et additifs…), en janvier 2011 la situation des bassins était très préoccupante notamment en terme de qualité, avec en période froide, des capacités de traitements  insuffisantes pour pouvoir rejeter dans la Beuvronne des effluents conformes en terme de qualité aux exigences de l’arrêté préfectoral de 2008. Une dérogation  de rejet à la qualité pour une période de près de 3 semaines a été accordée par la police de l’eau pour le 3ème hiver consécutif.

 


Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-aeroport-de-roissy-en-france-et-de-la-beuvronne-63812788.html

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:46

Newsletter de l’Artac :

 

Newsletter de l’Appel de Paris n° 36

Crime sans châtiment :

Comment on tente de tuer la légende de l’enchanteur Merlin et la fée Viviane tout en bradant la santé de nos enfants.

Bretagne lève toi !

 

 

Depuis 2004, date de la proclamation de l’Appel de Paris, un appel international qui

comme vous le savez a été renouvelé et conforté lors du deuxième colloque de l’Unesco de 2006 et plus récemment celui d’avril 2011, plusieurs centaines d’affaires mettant en cause la dégradation de notre environnement et les problèmes de santé qui en relèvent nous sont parvenus demandant l’aide du Professeur Dominique Belpomme ou celui de l’ARTAC pour combattre des procédés économiques et financiers jugés indignes de la République.

Il est évident que l’ARTAC et que son président en sa qualité de médecin ne peuvent

rester indifférents.

Or l’une des dernières affaires en cours est celle du centre d’enfouissement des ordures situé au coeur de la forêt de Brocéliande, une décharge ordurière qu’on

voudrait aujourd’hui agrandir, et assortir d’une usine de TMB (fabrication des composts à partir d’ordures ménagères) pour en faire le plus grand centre d’enfouissement de Bretagne pour les 30 ans à venir !

Sur invitation du Maire de Concoret, Mr J.Y. Bourien, Le Professeur Dominique Belpomme avait, il y a quatre ans mis en garde les promoteurs d’un tel projet, visant à démanteler un peu plus la forêt de Brocéliande et donc à supprimer définitivement la légende, le mythe et pour tout dire la culture Bretonne et avait alors fait une intervention TV sur FR3 Bretagne pour condamner un tel projet.

Aujourd’hui, c’est le Maire de Gaël, une commune située en proximité de Concoret, et qui contre son gré accueille ce centre d’enfouissement, qui appelle au secours.

Mais le crime culturel en cours de perpétuation est encore plus grave qu’on pouvait le prévoir puisqu’il se solde maintenant par des problèmes de santé touchant gravement la population proche de l’actuel centre d’enfouissement, qui bien que fermé en 2000, n’en continue pas pour autant à ne pas diffuser ses sévices sanitaires, la raison en étant notamment sa situation en pleine zone humide et en tête de bassin versant de l’Oust qui alimente entre autres l’étang aux Ducs situé à Ploërmel dans le Morbihan.

Ainsi dans le rapport que nous a fourni le Maire de Gaël, intitulé « Signalement de casgroupés de cancers autour d’un centre de stockage et déchets ménagers - Site de Point-Clos, Gaël », un rapport établi à la fois par les communes de Gaël (Ile et Vilaine) et de Concoret (Morbihan), il ne fait aucun doute que nous sommes en présence d’un « amas de cas de cancers » - un cluster comme l’appellent les anglophones - et qu’un lien de cause à effet ne peut être écarté, compte tenu des données de la littérature scientifique internationale ayant prouvé l’existence d’un taux de cancer (et de malformations congénitales) élevé à proximité des centres de décharge.

Ainsi le rapport de novembre 2006 de la Cellule Inter Régionale d’Epidémiologie (CIRE) ouest est-il faussement rassurant, non seulement parce qu’il méprise les données scientifiques internationales, mais aussi parce qu’il est entaché d’approximations et d’erreurs grossières au plan méthodologique…..

C’est la raison de cette Newsletter N° 36 de l’Appe l de Paris

Nous ne pouvons en effet que nous opposer fermement à un tel projet.

Aujourd’hui, en voulant agrandir le centre d’enfouissement des ordures en plein coeur de ce qu’il nous reste de la forêt de Brocéliande, c’est non seulement la légende de l’enchanteur merlin et de la fée Viviane qu’on tue, - donc le coeur de la Bretagne et sa culture qu’on fait disparaitre, mais c’est aussi la santé de ses habitants et de ses enfants qu’on brade.

Souvenons-nous qu’en septembre 1990, un énorme incendie avait déjà ravagé une partie de la forêt de Brocéliande et plus particulièrement le site légendaire du « Val sans retour».

Avec l'artiste François Davin et l'Arbre d'Or qu’il a crée pour rappeler la nécessité de la forêt des légendes, mobilisons nous !

C’est ce que fait aujourd’hui au sein du comité de soutien de l’Appel de Paris, le Pr

Belpomme, breton de coeur et d’origine par sa grand-mère Rivoual.

Bretagne lève toi !

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:35

 

 

 

Pourquoi un Comité de Suivi

est-il créé pour une décharge de déchets inertes

dans les Alpes Maritimes

et qu’aucun comité de suivi n’est créé en Seine et Marne 

pour ce même type de décharges,

dans ce département le plus impacté d’Ile de France

par les déchets inertes ? 

 

 

 

Site du Conseil Général des Alpes Maritimes :

 

Le projet d’installation de stockage de déchets inertes de Roquefort les Pins 

L’entreprise SPADA a été autorisée à exploiter l’installation par arrêté préfectoral en date du 28 octobre 2009. Le Préfet a assorti cette autorisation d’une obligation de tri préalable au stockage, afin de garantir la conformité des déchets admis et d’optimiser la valorisation matière de ces matériaux conformément au Grenelle de l’Environnement.

Un Comité de suivi est créé, réunissant l’exploitant, les services de l’État, les collectivités concernées, la chambre de commerce et d’industrie Nice Côte d’Azur et les associations de riverains, sous la présidence du Sous-préfet de Grasse. Est également créé un Comité de pilotage, pour une concertation sur les conditions d’aménagement futur de la zone sur la base de l’étude d’aménagement, engagée par la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis.

http://www.cg06.fr/cms/annexes/gestion-dechets/eletter-n5/dechets-lettre-05.html

 

 

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