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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:38

 

 

Ils avaient acquis il y a quelques années une maison avec jardin dans un village rural du nord-ouest 77, « le rêve de toute une vie », leurs enfants allaient pouvoir s’y épanouir, jouer dans un jardin, aller dans une école à l’échelle humaine, se promener à vélo dans les chemins ruraux…..

 

Aujourd’hui le rêve  est entrain de se transformer en cauchemar à cause, en particulier, des décharges qui se sont implantées en masse dans ces villages ruraux

Les habitants doivent supporter le balai incessant, le bruit et la pollution des milliers de camions qui  viennent déverser les ordures des autres dans leur commune.

 

Des décharges ont même été implantées à proximité de leurs écoles, centre aéré…

Mais pas seulement « à titre de mesures dites compensatoires » on a  même créé

des pistes cyclables au bord des décharges.

Les décharges bordent même les chemins ruraux où ils aimaient autrefois se promener, pratiquer des activités sportives.

 

 

« Venez respirer le bon air de la campagne »

 

 

Les publicités aguicheuses 

des professionnels de l’immobilier

ne font plus recettes ici.

 

 

Aujourd’hui

vendre un bien immobilier

dans un village cerné par les décharges

 tient plutôt

du parcours du combattant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:09
Forêt régionale de Montgé près du futur "réaménagement paysager" avec apport de 700 000 tonnes             de déchets"dits inertes"

Forêt régionale de Montgé près du futur "réaménagement paysager" avec apport de 700 000 tonnes de déchets"dits inertes"

 

La sté Picheta du val d’oise prévoyait d’implanter une 2ème décharge ISDI à Montgé en Goële, au bord de la magnifique forêt régionale, un dossier avait été déposé auprès des services de la préfecture en date du 2/7/2014, mais le dossier n’a pas pu aboutir suite au vote en juin 2015 du PREDEC.

 

Ce projet de  décharge portait sur une surface de 11 hectares, le déversement de 350 000 m3 de déchets « dits inertes » soit  environ 700 000 tonnes sur une durée de 3 ans.

 

Mais qu’à cela ne tienne  la Sté Picheta se rapprocha de la mairie de Montgé en Goële, en septembre 2015, la mairie mis en place une concertation dans le cadre d’un projet dit « de réaménagement paysager » au lieudit la Goële. Un tel projet aurait pu faire l’objet de réunions publiques pour expliquer aux habitants que ce dit « aménagement paysager » consistait en 1er lieu en un apport de 700 000 tonnes de déchets, mais les réunions ne sont pas obligatoires,  alors la mairie n’en a  pas organisé.

 

Un permis d’aménager sera donc délivré le 29/12/2015 par Pascal Hiraux, maire, seulement quelques jours après que la sté Picheta ait déposé sa demande (8/12/2015)

 

Mais en quoi consiste ce permis dit « d'aménagement paysager », c’est en quelque sorte un copié-collé de la demande de décharge ISDI déposée à la préfecture le 2/7/2014 :

 

Surface de 10 hectares 92 a 85 ca, le déversement de 350 000 m3 de remblais de déchets « dits inertes » soit  environ 700 000 tonnes sur une durée de 3 ans et sur une hauteur de 12m......

 

Les déchets « dits inertes »déversés seront du béton, des briques, tuiles et céramiques, mélanges de bétons, verre,  mélange bitumineux ne contenant pas de goudron, terres et pierres….

 

Ces ordures devraient provenir de Picardie et d’Ile de France.

 

Les eaux de ruissellements se dirigeront vers le rû de Goële, affluent du ru d’Avernes, lui-même affluent de la Thérouanne.

 

Quelle différence

entre une autorisation de décharge ISDI

et un permis d’aménager ?

 

 

Le permis d’aménager est plutôt une très bonne affaire pour l’industriel Picheta qui va pouvoir déverser 700 000 tonnes de déchets « dits inertes », au bord de la forêt régionale de Montgé, sans pratiquement aucunes contraintes, cette commune de 700 habitants pourra envoyer l’un de ses employés municipaux faire des contrôles  à l’œil......

 

Mais si ces 700 000 tonnes de déchets « dits inertes » avaient été déversés sous le régime décharge ISDI, là c’était une autre affaire :

 

une décharge ISDI est  contrôlée régulièrement par les services de la DRIEE avec obligation :

- de procédure d’acceptation préalable des déchets

- de documents d’accompagnement indiquant entre autres le nom du producteur du déchets, son origine et ses quantités à conserver plusieurs années par l’exploitant

- la tenue d’un registre d’admission. ....

 

Pourquoi

cette différence de traitement

alors que l’on met les mêmes déchets ?

 

Cela vient d’une législation inadaptée que Mme Ségolène Royal ne semble pas avoir l’intention de modifier alors que les associations et certains élus du 77 le lui demande.

 

Il faut bien comprendre qu’on a besoin de villages ruraux pour « accueillir » les gravats de démolition (tours, immeubles…) et puis les gravats du Grand Paris, il va bien falloir trouver de la place, car plutôt que rénover leurs immeubles, les grandes villes les détruisent sans se préoccuper de recycler leurs déchets.

 

 

     Mais les prix de l’immobilier

sont en chute libre

dans nos villages ruraux.

 

 

Ceux qui veulent partir

vont-ils devoir

solder leurs maisons

pour arriver à les vendre ?

 

 

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 13:17

 

A grand renfort de média les maires des grandes villes se vantent de faire de la rénovation urbaine.

 

Mais qu’est-ce exactement que la rénovation urbaine : c’est entre autres démolir des immeubles, des tours…. et envoyer les gravats chez les autres.

 

Car quant il s’agit de parler de gravats, les maires des grandes villes détournent la question ou osent dire que tous les déchets sont recyclés.

 

Si tous les déchets

provenant de la démolition urbaine

étaient recyclés

pourquoi aurait-on besoin d’autant

de décharges ISDI.

 

 

 

Qui déverse

toutes ces gravats sur les terres agricoles

de nos villages ruraux ?

 

 

Là c’est l’Omerta la plus complète

 

 

 

Pourtant les populations des villages ruraux ont bien le droit de savoir quelles grandes villes viennent déverser leurs déchets sur leur commune, détruire leur cadre de vie, leur faire prendre des risques sur leur santé, en polluant leur sol, leur air et leur eau.

 

 

 

 

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 12:27
Décharge ISDI Annet sur Marne

Décharge ISDI Annet sur Marne

 

Décharges ISDI

 

Au regard des arrêtés préfectoraux délivrés par les différents préfets qui se sont succédés

on s’aperçoit qu’aucune limite n’a été fixée quant  à la provenance des ordures.

 

Oui les ordures déversées :

- près de l’école maternelle de Fresnes sur Marne

- près de l’école primaire d’Isles les Villenoy

- près du lotissement de Crégy les Meaux

- près  du captage d’eau d’Annet sur Marne

- à Moussy le Neuf, Longperrier, Moissy-Cramayel, Brie Comte Robert, Vaux le Pénil…

 

peuvent venir de toute la France.

 

Cela s’appelle « la solidarité nationale », puisque les autres ne veulent pas des ordures du BTP chez eux pourquoi ne pas les envoyer en Seine et Marne, là-bas certains élus y sont très favorables et les arrêtés préfectoraux semblent s’obtenir assez facilement.

 

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 11:11

 

 

Bientôt une 3ème décharge à Moussy-le-Neuf ?

La population dans l’angoisse

 

 

Les habitants de Moussy-le-Neuf et Vémars viennent d’apprendre que Jean-François Carenco le Préfet de Région IDF, vient de demander l'annulation du PREDEC qui interdisait l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018.

 

 

Le PREDEC avait permis de suspendre jusqu’en juin 2018 l’implantation d’une 3ème décharge ISDI à Moussy le Neuf , dans cette commune martyre, où les préfets du 77, avaient autorisé en 2008 et 2011 l’implantation de 2 décharges ISDI.

 

Cette future décharge devrait se situer près d’une zone pavillonnaire de Vémars (95)

 

Il faut bien comprendre que l'aéroport de Roissy qui pollue votre air et votre eau  a besoin pour son extension de décharges pour déverser ses déchets BTP, il ne va tout de même pas les stocker devant l'entrée de l'aéroport ou  au pied des hôtels de standing.

 

Et puis il y a les déchets du Grand Paris, il faut bien les mettre quelque part, Paris ne va tout de même pas les déverser au pied de la tour Eiffel ou dans le parc Monceau, vous n’y pensez pas.

 

 

 

 

Paru sur le site le Moniteur fr.

 

Ile-de-France : le préfet demande l’annulation du plan de gestion des déchets

LE MONITEUR.FR - Publié le 09/02/16 à 13h39

 

Jean-François Carenco a déféré le « Predec » au tribunal pour le faire annuler. Ce plan impose notamment un moratoire sur tout projet de décharge en Seine-et-Marne, ce qui, selon le Préfet d’Ile-de-France « est l’affaire de la loi ».

 

Adopté en juin 20015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics (Predec) d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus. Voté à l’unanimité par l’hémicycle régional, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne (aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite), imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010). Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.

Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. « J’ai déféré ce plan au tribunal pour le faire annuler dans les délais » indique-t-il dans Les Echos du 9 février. Le principal grief du préfet porte sur le moratoire en Seine-et-Marne. « La Région ne saurait poser ce type d’interdiction. C’est l’affaire de la loi. Et ce plan ne règle rien de nouveau en matière de déchets » épingle-t-il.

 

 

http://www.lemoniteur.fr/article/ile-de-france-le-prefet-demande-l-annulation-du-plan-de-gestion-des-dechets-31326488

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 13:47

 

 

Les terres gypsifères du Grand Paris représentent environ 45 % des déchets qu’il faudrait stocker si aucun effort n’est fait pour les recycler, mais pour stocker ces terres dans les carrières de gypse, une modification de la réglementation est nécessaire comme le souligne Philippe Yvin (1).Quant au stockage dans les décharges ISDI, cela n’est pas autorisé, pour l’instant du moins, en Seine et Marne.

 

Mais qu’à cela ne tienne, dans la plus grande discrétion, Cosson qui exploite la décharge de Crégy les Meaux, près d’un lotissement, demande la modification de son arrêté préfectoral afin de recevoir notamment des déchets du Grand Paris dont la teneur en sulfates serait très importante.

 

Or l’industriel Cosson passe sous silence le problème rencontré par la commune de Lesches en aval hydraulique de Crégy les Meaux. En effet l’eau du robinet présente à Lesches des taux élevés de sulfates non conformes à la référence de qualité de l'eau du robinet et cela à chaque contrôle, depuis des années.

 

En effet une concentration trop importante de sulfates dans l’eau peut avoir un effet laxatif, il est recommandé de ne pas utiliser une eau contenant plus de 250 mg/l de sulfates pour les nourrissons (2), or à Lesches depuis plusieurs années les teneurs en sulfates, à chaque contrôle, dépassent 330 mg/l.

 

 

L'ETAT

favorisera-t-il

l’intérêt économique de l’industriel

ou

la préservation de la ressource en eau

des populations

du nord-ouest 77 ?

 

(1)http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/14-15/c1415038.asp

(2) http://ars.sante.fr/fileadmin/LANGUEDOC-ROUSSILLON/ARS/2_Votre_sante/Votre_environnement/eau/consommation/bilan_2009/arslr_eau_sulfates.pdf

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2015/12/lesches-eau-potable-non-conforme-aux-references-de-qualite-les-27-janvier-18-juin-19-aout-6-novembre-3-decembre.html

 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 10:31
 
Moissy-Cramayel

 

Nous vous annoncions samedi qu’une pétition avait été lancée pour demander la fermeture de la 2ème décharge ISDI autorisée sur cette commune.
En effet cette décharge devait fermer à la fin de ce mois mais l’exploitant a demandé une prolongation jusqu’en 2018. Et comme Jean-François Carenco, préfet d’IDF, doit trouver de la place pour déverser les ordures du Grand Paris, il se pourrait que l’autorisation soit donnée dans les jours à venir.
 
Mais comme si cela ne suffisait pas  plusieurs sites qui devraient être classés SEVESO sont en cours de construction sur cette commune.
 
 
Nord-ouest 77 :
 Bassin Beuvronne
ou
environs Moissy-Cramayel
même situation.
 
 
Car à quelques dizaines de kilomètres  de Moissy Cramayel se trouve le bassin versant Beuvronne qui compte  la plus importante zone industrielle d’Ile de France : Mitry-Compans  avec 6 sites SEVESO et autour une masse de décharges de toutes sortes : déchets dangereux, ménagers, industriels et du BTP.
 
 
 
Paru sur le site le Parisien :

 

Moissy-Cramayel : le « Sevesoland » craint par les riverains se confirme

Marine Legrand | 14 Févr. 2016, 16h08 | MAJ : 14 Févr. 2016, 16h08

La mort annoncée du nord-ouest 77 : le cas de Moissy-Cramayel !
Réau, septembre 2015. Entre le parc logistique de l’A5 Moissy-Réau en construction, les trois bâtiments Seveso bas en cours sur l’ancien site Peugeot à Moissy-Cramayel et le site Seveso Géodis existant, un « Sevesoland » naît à Moissy selon l’Adir. (LP/Marine Legrand.)

 

« Notre crainte d’un Sevesoland se confirme. » L’Adir, association de défense des intérêts des riverains des zones d’activités de Sénart, vient d’avoir la confirmation que les...

 

 

http://www.leparisien.fr/reau-77550/moissy-cramayel-le-sevesoland-craint-par-les-riverains-se-confirme-14-02-2016-5544541.php

 

Pour toutes informations complémentaires contactez l’association ADIR :http://adirsp.over-blog.com/

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 13:38
Décharge ISDI Annet sur Marne

Décharge ISDI Annet sur Marne

 

 
Pétition lancée sur le site Change. Org

https://www.change.org/p/pr%C3%A9fet-de-r%C3%A9gion-ile-de-france-ensemble-exigeons-la-fermeture-de-la-d%C3%A9charge-ect-de-moissy-cramayel

 

 

 

Ensemble exigeons la fermeture de la décharge ECT de Moissy-Cramayel

 

 

L'installation de stockage de déchets inertes (ISDI) situé entre Moissy-Cramayel et Combs-la-Ville, gérée par la société ECT (dont les nuisances sont à 100% concentrées sur Moissy, 300 camions jour minimum) et qui devrait fermer ses portes le 28 février 2016, à fait une demande de prolongement jusqu'à décembre 2018 dans la plus grande discrétion...

 

Des montagnes de déchets, en principe "inactifs", s’accumulent sous les merlons qui fleurissent un peu partout en seine et marne et particulièrement à Moissy-Cramayel.

 

« Adopté en juin 2015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics "Predec" d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus.

 

Voté à l’unanimité par la précédente assemblée régionale, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne avec "aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite", imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010).

 

Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait atteindre 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.


Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. ???

 

 


https://www.change.org/p/pr%C3%A9fet-de-r%C3%A9gion-ile-de-france-ensemble-exigeons-la-fermeture-de-la-d%C3%A9charge-ect-de-moissy-cramayel

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:04
décharge ISDI  Annet sur Marne

décharge ISDI Annet sur Marne

 

 

Bientôt une 2ème décharge

à

Isles les Villenoy ?

 

La population en état de choc

 

Les habitants d’Isles les Villenoy  et Villenoy viennent d’apprendre que Jean-François Carenco le Préfet de Région IDF, vient de demander l'annulation du PREDEC qui interdisait l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018.

 

Le PREDEC avait permis de suspendre jusqu’en juin 2018 l’implantation d’une 2ème décharge ISDI à Isles les Villenoy, dans cette commune martyre, où Jean-Luc-Marx, préfet de Seine et Marne, avait autorisé fin 2014  l’implantation d’une décharge ISDI près d’une école primaire et d’un lotissement alors qu’il la refusait près de Disneyland.

 

Cette future décharge devrait se situer sur les anciens terrains de la sucrerie de Villenoy.

Pour acheminer les ordures les camions (probablement plus d’une centaine par jour) devront passer à moins de 300 mètres d’une cité pavillonnaire de Villenoy.

 

Mais qu’à cela ne tienne Jean-François Copé a besoin de décharges pour venir déverser les milliers de tonnes de gravats issus des tours qu’il va faire démolir à Meaux, alors les populations des villages ruraux doivent comprendre qu’au titre de « la solidarité départementale » ils doivent accepter les ordures de la ville du Brie de Meaux, il faut qu’elles comprennent que Jean-Francois Copé ne peut pas déverser ses ordures au pied de la cathédrale ou dans le jardin Bossuet.

 

Et puis il y a les déchets du Grand Paris, il faut bien les mettre quelque part, Paris ne va tout de même pas les déverser au pied de la tour Eiffel ou dans le parc Monceau, vous n’y pensez pas.

 

 

 

Paru sur le site le Moniteur fr.

 

Ile-de-France : le préfet demande l’annulation du plan de gestion des déchets

LE MONITEUR.FR - 

 

Jean-François Carenco a déféré le « Predec » au tribunal pour le faire annuler. Ce plan impose notamment un moratoire sur tout projet de décharge en Seine-et-Marne, ce qui, selon le Préfet d’Ile-de-France « est l’affaire de la loi ».

 

Adopté en juin 20015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics (Predec) d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus. Voté à l’unanimité par l’hémicycle régional, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne (aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite), imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010). Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.

Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. « J’ai déféré ce plan au tribunal pour le faire annuler dans les délais » indique-t-il dans Les Echos du 9 février. Le principal grief du préfet porte sur le moratoire en Seine-et-Marne. « La Région ne saurait poser ce type d’interdiction. C’est l’affaire de la loi. Et ce plan ne règle rien de nouveau en matière de déchets » épingle-t-il.

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:07
décharge ISDI Annet sur Marne

décharge ISDI Annet sur Marne

Plutôt que de faire annuler le PREDEC pour continuer à martyriser les populations du nord-ouest 77, en leur envoyant encore plus d’ordures, Jean-François Carenco, le préfet région Ile de France, aurait pu se pencher sur le recyclage des terres gypsifères du Grand Paris  qui représentent près de 45 % des déchets du Grand Paris (1)

Des terres qui proviendront  en particulier du creusement des tunnels pour le métro.

St Gobain (Placoplatre) et Knauf pourraient tout à fait se pencher sur le recyclage de ces terres, cela pourrait créer des centaines d’emplois, mais les 2 multinationales ne cherchent semble t-il que le profit pour leurs actionnaires sans se préoccuper de détruire la vie des riverains du nord-ouest 77.

D’ailleurs l’ETAT semble toujours plus à l’écoute des industriels que des populations qui souffrent, pour exemple l’industriel Placopatre ne voulait pas que le public assiste aux réunions CSS Fort de Vaujours et bien l’ETAT a soutenu l’industriel plutôt que les associations de riverains qui le demandaient.


(1) http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/14-15/c1415038.asp

 
 
Paru sur le site les Echos :
 
Les déchets, l'autre chantier du Grand Paris

MARION KINDERMANS / JOURNALISTE | 

Le préfet de région a déposé un recours au Tribunal contre le plan de gestion des déchets du BTP voté cet été par le Conseil Régional. Pour gérer les 43 millions de tonnes de déblais, la Société du Grand Paris mise sur la valorisation.

 

Du rififi dans les déchets du Grand Paris. Le plan de gestion des déchets du BTP (Predec), voté par le Conseil régional cet été pour « prévenir et gérer les déchets de chantier » du Grand Paris issus des travaux publics et du bâtiment, pourrait bien vivre ses dernières heures. Le préfet de la région Ile-de-France, Jean-François Carenco, a demandé son annulation en justice. « J'ai déféré ce plan au tribunal pour le faire annuler dans les délais », confirme-t-il. Ce texte a pourtant été accouché au forceps, après près de deux ans de débat entre les élus et les professionnels du secteur. Il doit anticiper la gestion de l'un des énormes volets du projet de la nouvelle métropole : la prolifique production des déchets. 43 millions de tonnes de pierres, briques, parpaings, béton, générés par les travaux (logements, bureaux), qui vont immanquablement se multiplier sur le territoire d'ici à 2026, contre 27 millions en 2012. En ligne de mire de la préfecture de région : le moratoire de trois ans imposé par le Predec sur tout projet d'extension ou de création de site de stockage en Seine-et-Marne. Un département qui concentre déjà 80 % des déchets des chantiers franciliens. « La Région ne saurait poser ce type d'interdiction. C'est l'affaire de la loi. Et ce plan ne règle rien de nouveau en matière de déchets. La société du Grand Paris (SGP) y travaille d'ailleurs activement de son côté », déclare Jean-François Carenco. « Pour la préfecture, cette interdiction augmente les risques de dépôts sauvages », ajoute un proche du dossier.

Valorisation de 70 % des terres

La société du Grand Paris (SGP), chargée de la réalisation des 68 gares et des 200 kilomètres de lignes du Grand Paris Express s'est depuis longtemps penchée sur ce sujet épineux. Les déchets issus de la démolition des bâtiments censés faire place nette pour la réalisation des quatre nouvelles lignes (15, 16, 17 et 18) n'est pas le plus gros souci. « Pour les travaux en cours de la ligne 15 Sud, nous allons démolir une centaine de bâtiments, soit 60.000 tonnes de déchets de béton, bois, fer, plastiques… », calcule Frédéric Willemin, directeur de l'ingénierie environnementale de la SGP. Un chiffre sans commune mesure avec les « 12 millions de tonnes de déblais » du creusement de cette même ligne. Le béton sera en plus recyclable à 95 %. C'est plutôt la montagne de terres déblayées, issues de la réalisation des tunnels, des gares et des puits de secours, qui concentre l'attention de la SGP. « Ces terres excavées représenteront 43 millions de tonnes », réévalue à ce jour la SGP. « Soit 10 à 15 % de plus par rapport aux déchets actuellement produits sur le territoire », précise Frédéric Willemin. Pour gérer cette masse, la SGP met en place une plate-forme informatique où les entreprises devront saisir les informations relatives à leurs déchets (nature, volume, etc.). « Cette traçabilité facilitera la valorisation des terres, qu'elles soient réutilisables sur des chantiers proches, valorisées ou destinées à combler des carrières de gypse dans le cas de terres sulfatées », explique Frédéric Willemin.

Le ministère de l'Ecologie travaille en ce moment sur un projet de texte destiné à faciliter cette dernière opération. A l'heure actuelle, la démarche doit faire l'objet d'une dérogation administrative. Mais la SGP mise surtout sur le volontarisme des entreprises du BTP et leurs politiques de valorisation des matériaux. L'objectif global a été fixé à 70 %. Pour cela, une prime sera versée aux sociétés du BTP qui l'atteignent, une pénalité pour celles qui échouent. Les stratégies doivent être vite fixées. Les chantiers des gares démarreront à l'automne 2016. Ceux des tunneliers à la fin 2017. 

http://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/021669398828-les-dechets-lautre-chantier-du-grand-paris-1199112.php

 

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