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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:26
Paru dans le Journal Libération :
Insecticides : le grand massacre

SYLVESTRE HUET 13 NOVEMBRE 2014 À 17:16

L’usage massif des néonicotinoïdes par les agriculteurs décime la faunedu sol, de l’air et des eaux.

Ce vendredi, la revue Science* a remis le couvert contre les néonicotinoïdes, cette classe d’insecticides agricoles utilisés depuis une vingtaine d’années. L’article, signé par Francisco Sanchez-Bayo, de la faculté d’agriculture et d’environnement de l’université de Sydney, met en perspective plusieurs études parues depuis deux ans. Parmi lesquelles une énorme «méta analyse» conduite par une «task force» mondiale, publiée l’été dernier (1). Il se termine sur une conclusion exprimée en termes très prudents. «Bien que ces problèmes continuent d’être soumis à des investigations, les connaissances actuelles conduisent à reconsidérer les traitements préventifs actuels des semences avec des néonicotinoïdes», écrit-il. Sauf que«reconsidérer» signifie ici envisager moratoires, restrictions d’usage ou bannissement définitif de ces insecticides. Si les mots sont doux, la décision suggérée est dure.

SANTÉ PUBLIQUE

Dure, car les néonicotinoïdes représentent aujourd’hui 40% des ventes d’insecticides, et leur chiffre d’affaires annuel se monte à 2,63 milliards de dollars (2,11 milliards d’euros) à l’échelle mondiale. Dure aussi en raison des arguments avancés par les scientifiques. Ils estiment avoir assez d’éléments pour conclure que les affirmations des industriels sur l’innocuité de leurs produits pour les espèces non ciblées étaient fausses. Et plus encore. D’une part que les conséquences néfastes des néonicotinoïdes, directes et indirectes, sur les faunes du sol des eaux et du ciel, sont majeures. Qu’il y a d’autre part des soupçons rationnels quant à la santé publique si leur usage se poursuit. Et enfin que leur utilisation systématique est inutile, voire dangereuse à long terme, pour l’agriculture.

Cette nouvelle classe d’insecticides débute avec la découverte de l’imidaclopride et sa mise sur le marché en 1991. Au début, reconnaît Jean-Marc Bonmatin, du Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans et membre de la task force, ces nouveaux produits affichaient des «qualités» et semblaient «une bonne idée». Très efficaces, ils s’utilisent à très faibles doses en remplaçant les insecticides antérieurs et sans épandages dispersant les molécules toxiques dans l’atmosphère. Les néonicotinoïdes se présentent en effet souvent sous la forme d’un enrobage pour les semences. Lorsque ces dernières germent, les molécules toxiques sont captées par les racines, puis circulent dans la plante avec la sève. Du coup, quand des ravageurs l’attaquent, ils meurent de leur repas. Ainsi, affirmaient les industriels, seuls ces derniers seront ciblés, bien que la molécule soit toxique pour le système nerveux central de tous les insectes, nuisibles comme utiles à l’agriculture (les «auxiliaires») ou pour la faune sauvage. Le principe semblait bon, voire «judicieux», selon Bonmatin. Il s’est révélé désastreux.

Loin de l’argument initial, «5% seulement des molécules toxiques de l’enrobage des semences pénètre dans la plante. Tout le reste, soluble dans l’eau puisqu’il doit circuler avec la sève, contamine le sol, puis les eaux de surface, et enfin les eaux souterraines», explique le biochimiste. L’efficacité de ces insecticides et l’illusion de leur innocuité pour l’environnement ont conduit à d’autres usages que les grandes cultures. Ils sont utilisés dans les vergers ou pour les légumes. Les jardiniers amateurs s’en servent. Les chiens et les chats sont protégés des puces avec eux. Et jusqu’aux charpentes de bois.

SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

C’est là que les qualités de l’insecticide - efficacité phénoménale, jusqu’à

8 000 fois plus toxique que le DDT à poids égal pour les abeilles, et persistance (une demi-vie de six à neuf mois) - se transforment en catastrophe, provoquant un massacre général des insectes du sol et des invertébrés des rivières.

Selon de très nombreuses études, ces produits sont en effet jugés responsables, au moins en partie, d’un effondrement des populations d’insectes utiles ou non pour l’agriculture. Ils contribuent clairement aux problèmes des abeilles à miel, ont démontré des études de l’Inra d’Avignon. «Mais également des bourdons et des autres pollinisateurs sauvages et des invertébrés du sol comme les vers de terre»,précise Bonmatin. L’effet provient directement de l’ingestion ou du contact de quantités infinitésimales des molécules neurotoxiques, via le butinage du pollen et du nectar en ce qui concerne les pollinisateurs. Une étude (2) a montré que 17% à 65% des nectars des champs de cultures traitées sont contaminés, démentant sur ce point les affirmations originelles des industriels lors des mises sur le marché.

A ces effets directs s’en ajoutent, de proche en proche dans la chaîne alimentaire, d’autres, indirects mais massifs. Une étude récente (3) dévoile que si les populations d’oiseaux communs insectivores des Pays-Bas ont diminué de près d’un quart depuis que ces insecticides sont utilisés, c’est à cause d’eux. La contamination des eaux déclenche l’effondrement des microfaunes des rivières, puis celui de leurs prédateurs comme les batraciens. Selon Bonmatin, l’effet indirect, via la destruction des ressources alimentaires sous forme d’insectes dont le système nerveux central est visé par les néonicotinoïdes, ne fait guère de doutes. Mais il pourrait s’y ajouter un effet direct, car si ces molécules sont beaucoup moins toxiques pour les autres animaux, tels les oiseaux et les mammifères, les effets à long terme pourraient les affecter directement. Une observation qui pose la question de la santé humaine, puisqu’on trouve les métabolites des néonicotinoïdes dans nos aliments et jusque dans nos urines.

Paradoxe : ce massacre se retourne contre les productions agricoles. C’est évident pour les plantes à fleurs ou les arbres fruitiers, qui dépendent de la pollinisation. Une étude récente sur 54 cultures majeures en France (4) de 1989 à 2010 montre que les rendements de celles qui dépendent de la pollinisation ont décru avec l’usage des néonicotinoïdes, ce qui n’est pas le cas des autres. Il est difficile d’avancer une autre causalité pour cette corrélation qu’un effet négatif de ces produits.

UNE EXPERTISE INDÉPENDANTE

D’autres conséquences néfastes surgissent. La destruction massive de la microfaune des sols agricoles (lombrics) dégrade leurs qualités agronomiques. De sorte qu’un recours accru aux fertilisants compense cette stérilisation. Pourtant, note Bonmatin, l’Italie montre que le bannissement de ces insecticides pour le maïs ne produit pas l’effondrement des rendements redouté.

Ces résultats de recherche, nombreux et convergents, ne peuvent plus être ignorés des pouvoirs publics. Ils plaident a minima pour des restrictions d’usage, l’abandon des traitements systématique et des traitements curatifs ciblés, réservés aux cas extrêmes d’attaques de ravageurs. Ils mettent en cause les procédures d’évaluation des risques des nouveaux produits pour lesquels une expertise indépendante des industriels doit être mobilisée. Et surtout la conjonction redoutable entre l’appétit financier des firmes productrices de produits phytosanitaires, un système économique qui contraint les agriculteurs à industrialiser toujours plus leur activité au mépris de la biodiversité et des pouvoirs politiques qui remplacent depuis cinquante ans le travail humain par des produits chimiques.

(1) Van Der Sluijs et al., Environmental science and Pollution Research, août 2014.(2) F. Sanchez-Bayo et Goka, Plos One du 9 avril 2014. (3) Caspar Hallmann et al, Nature du 10 juillet 2014. (4) Nicolas Deguines et al., Frontiers in Ecology and the Environment, mai 2014.

* Et non la revue Nature de jeudi, comme initialement indiqué par erreur.

Sylvestre HUET

http://www.liberation.fr/sciences/2014/11/13/insecticides-le-grand-massacre_1142314

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:37

 

 

En effet nous apprenons  que le terrain actuellement occupé par la Sté Fécomme Service Marketing serait pollué, c’est le dirigeant de cette entreprise  Thierry Fécomme qui l’indique dans la presse (1).

 

Cette entreprise vient d’être mise en liquidation judiciaire.

 

Ce site est exploité de longue date par des industriels de l’imprimerie :

- 1982 Raymond Fécomme (père de Thierry Fécomme cité au dessus)

- à partir des années 90 Fecomme Quebecor

- vers 2009 repris par le groupe Hollandais Circle Pinter (2).

- depuis 2011 Fécomme Service Marketing, sté mise en liquidation le 20/11/2014

 

Le terrain de plus d’un hectare n’appartient pas à Fécomme Service Marketing, le propriétaire est la : SAS Immobilière Gabrielle

19 rue de Verdun

77410 Claye-Souilly

dont le dirigeant est également Thierry Fécomme.


 

Ce terrain a été pollué avec quels produits ?

La pollution a-t-elle atteinte les lotissements et maisons environnantes ?

Les eaux de ruissellements de cette entreprise se rejettent dans la rivière Beuvronne,

 des analyses ont-elles été réalisées dans cette rivière ?

 

Nous n’en savons rien

et nous sommes très inquiets

 

Pour plus d’informations contactez :

- M. Yves Albarello député maire de Claye-Souilly

- M. Jean-Luc Marx préfet de Seineet Marne

 

 

 

Extrait d’un document paru sur le site CERIG qui pourra vous éclairer sur les pollutions que peuvent engendrer une imprimerie :

 

« De nos jours les problèmes liés à l’environnement occupent une place de plus en plus importante dans la vie des entreprises. L’imprimerie ne fait pas exception à la règle et se trouve de plus en plus souvent confrontée à ce genre de problématiques. En effet, la réalisation d’imprimés fait largement appel à des produits présentant des risques importants de pollution des sols, des eaux, de l’air. Ces sources de pollution nécessitent chacune uneréponse spécifique et uneattention particulière tout au long des procédés d'impressions.
Même si le problème des émissions de Composés Organiques Volatiles (COV) est préoccupant, la gestion des Déchets Toxiques en Quantité Dispersée (DTQD) et l’organisation des stockages de matières dangereuses restent les problématiques principales rencontrées par le secteur graphique. Les imprimeurs sont donc quotidien
nement confrontés au problème de l’élimination des déchets, nombreux et variés issus de leur activité. Chiffons souillés, révélateurs ou solvants usés sont autant de déchets qu’il faut traiter afin d’éviter tout impact sur l’environnement…. » (3)

 

(1) Le Parisien 77 du lundi 17/11/2014

(2) Roissy Mail 12/2/2011

(3) http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2005/dechets-imprimerie.htm

 

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:52

 

 

A la consultation du site Basol nous nous apercevons que plus 10 ans  après l’arrêté du 19 août 2004 imposant la  remise en état du site la mairie de Meaux n’a toujours pas transféré à l’ETAT le rapport de dépollution.

 

 

 

Pour plus d’informations sur ce dossier nous vous conseillons de vous rapprocher de la mairie de Meaux.

 

 

 Extrait du site Basol :

 AncienneUIOM de Meaux (anciens broyeurs)

Lieu-dit : ZI de "Beauval

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE anciennedont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : Ville de Meaux
   il s'agit 
DU DERNIER EXPLOITANT

 

Description du site :
La ville de Meaux a été autorisée à exploiter u
ne usined'incinération et de traitement d'ordures ménagères au lieu-dit Beauval par arrêté n°64-EC-5.588 du 18 juillet 1964.
Diverses activités ont été exercées sur le site de 35 000 m2 de l'UITOM : incinération des ordures, compostage des ordures brutes, compostage de déchets verts...
Les dernières activités ont été mises à l'arrêté en 1997-1998.
La partie nord du site, parcelle de 13 000 m2 qui n'a reçu aucu
neinstallation classée liée au traitement des déchets, a fait l'objet d'un PV de récolement le 4 septembre 2001 et a été vendue à la société TRIDEX.
La ville de Meaux souhaite aujourd'hui vendre la partie centrale du site à la SCI Vito pour y installer u
nepépinière d'entreprises (18282 m2).
La ville de Meaux conserverait la partie Sud du site, actuellement occupée par la brigade cani
ne de la ville.

 

Description qualitative :
Le site est clôturé.

14 sondages de sol ont été effectués par le cabi
net SOLEN en 1999, 2000 et 2001. Les contaminants étudiés ont été les substances chimiques organiques (hydrocarbures) et inorganiques (métaux lourds).

U
neétude équivalent à unedémarche d'évaluation simplifiée des risques a été réalisée par le cabinet Letourneur en septembre 2001. Elle neconclut toutefois pas sur le classement du site.

En ce qui concer
ne les polluants organiques (hydrocarbures), le site présente des traces de polluant qui nesont pas significatives. En ce qui concerne les métaux lourds, les valeurs pour le chrome et le cuivre sont supérieures aux VDSS sur quelques points et les valeurs sont globalement élevées pour tous les métaux dans la zone sud du site. L'étude Letourneur conclut sur la nécessité d'uneévaluation plus approfondie des risques qui engendrerait peut-être la mise en place d'un réseau de surveillance.

Il pourrait exister un risque de pollution de nappe par le chrome et u
nedépollution pourrait être nécessaire pour ce qui concerne le cuivre.

Des compléments ont été demandés par la DRIRE le 20 mars 2003 sur les pollutions au cuivre, au chrome, ainsi que sur les mesures éventuelles de dépollution ou de surveillance du site.

Le mémoire définitif de cessation d'activité a été transmis à la DRIRE le 18 décembre 2003. 

Un arrêté complémentaire de travaux en vue de la remise en état du site a été pris le 19 août 2004.

Les travaux (notamment d'évacuation des terres polluées) sont en cours en octobre 2004.

 

……

 

Rapports sur la dépollution du site : Aucun document n'a été transféré pour le moment.

 

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0108

 

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:22

 

 

BASOL (1)

Ce site Internet du Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie (MEDDE) - Direction Générale de la Prévention et des Risques (DGPR) présente la Base de données BASOL sur les sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif.

 

 

Pourquoi

Mme Nicole Klein

préfète de Seine et Marne

n’a pas fait inscrire

le site pollué WABCO dans la base BASOL ?

 

 

Le 16 janvier 2012  un rapport avait été dressé par les services de l’ETAT de Seine et Marne indiquant

« ce site fera l’objet d’une inscription à l’inventaire des sites pollués BASOL »

 

plus de 55 mois après ce site n’est toujours pas inscrit dans cette base.

 

 

Dans le dossier " l’environnement industriel en Ile de France 2013", il est indiqué à la rubrique sites et sols pollués que des réunions spécifiques pour informer les riverains ont été réalisés sur plusieurs sites en Ile de France dont celui de Wabco.

 Ce n'est pas seulement les riverains du site qui doivent être informés mais toute la population, en effet le site Wabco Claye-Souilly se trouve en bordure de la rivière Beuvronne, rivière qui se rejette dans la Marne dans la commune voisine à Annet sur Marne en amont proche du plus important captage d’eau de Seine et Marne, qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

Souhaitons que

dans un souci de transparence

M. Jean-Luc Marx

 nouveau préfet de Seine et Marne

fera inscrire

ce site dans la base BASOL

 

 

 

Affaire à suivre…..

 

(1) http://basol.developpement-durable.gouv.fr/accueil.php

(2) l’environnement industriel 2013 édité par la DRIEE IDF rubrique gestion des sites et sol polluées page 49 http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/brochure-l-environnement-a1879.html

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-pollution-wabco-claye-souilly-118146005.html

http://adenca.over-blog.com/article-achat-du-marais-de-claye-un-cadeau-empoissonne-pour-les-habitants-de-claye-souilly-115826501.html

http://adenca.over-blog.com/article-pollution-wabco-claye-souilly-118146005.html

 

Site Wabco Sevran                            

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=93.0056

 

Site Wabco Amiens

http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=80.0084

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 10:28
Paru sur le site Le Monde Planète :
Le dossier noir des boues rouges de Gardanne

LE MONDE | 22.08.2014 à 15h46  • Mis à jour le 23.08.2014 à 07h36  |Par Martine Valo

Poussière rouge de bauxite, poussière blanche d’alumine : à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, l’histoire industrielle nimbe la ville. Réverbères, panneaux de signalisation, murs, tout y est patiné à l’ocre rouge. L’usine Alteo se dresse ostensiblement au bout de la rue principale. Depuis que le groupe Pechiney s’est établi là en 1893 pour produire de l’aluminium, elle a toujours fait travailler les ouvriers de ce coin de Provence, au gré des propriétaires. En retour, l’Etat s’est employé avec constance à ne pas trop lui compliquer la tâche.

Quand il est apparu impossible de continuer à stocker des monceaux de résidus de bauxite sur plusieurs terrains alentour, une solution s’est vite imposée : pourquoi ne pas balayer tout cela discrètement au fond de la Méditerranée ? C’était en 1966.

Quelques dizaines de millions de tonnes de boues rouges plus tard, la grosse canalisation court toujours sur 47 kilomètres, le long de la route jusqu’au rivage de Cassis, avant de s’enfoncer sous la surface jusqu’au canyon sous-marin de Cassidaigne à 7,7 km de là, par 320 mètres de fond. Vingt millions de tonnes de sédiments se sont accumulées au cœur du parc national des Calanques, sans compter tout ce qui a débordé et s’étale en couche plus ou moins épaisse du golfe de Fos à la rade de Toulon. Et le robinet n’est pas prêt d’être fermé.

Alteo a déposé en mai une demande de renouvellement de la concession d’occupation du domaine public maritime pour trente ans. L’avis que la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) a rendu public le 12 août laisse présager une réponse positive.

DES FILTRES-PRESSES POUR 30 MILLIONS D'EUROS

On peut s’en étonner, car la communication d’Alteo – premier producteur au monde d’alumines de spécialité, entrant dans la composition de céramiques pour l’électronique et d’écrans à cristaux liquides entre autres – repose actuellement sur un objectif de « zéro déchet » en mer après 2015. En réalité, si l’usine s’apprête à cesser de se débarrasser de ses boues rouges dans la Méditerranée – hormis un résidu de 84 tonnes par an, très loin du million de tonnes des années 1970 –, elle veut en revanche continuer à y déverser ses effluents liquides chargés en soude et en métaux dissous.

Comme la France a ratifié la Convention de Barcelone pour la protection de la Méditerranée de 1976, il n’est plus possible de renvoyer le problème aux calendes grecques. Alteo est donc en train de s’équiper de trois filtres-presses permettant de déshydrater les boues rouges. Un investissement de 30 millions d’euros financé pour moitié par des subventions de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. L’idée est de valoriser la matière sèche sous le nom commercial de Bauxaline sur le créneau de la dépollution, mais le marché ne décolle guère.

« Nous avons étudié plusieurs possibilités : évaporation, lagunage, rejet dans d’anciennes mines, en rivière, mais dans ce cas la moindre défaillance de station d’épuration se remarque tout de suite par la coloration rouge. Et puis, pour la mer, nous avions déjà la conduite, résume Eric Duchenne, directeur des opérations chez Alteo. C’est la meilleure solution. »

QUAND ON PARLE DE L’USINE, ON PARLE À VOIX BASSE

L’argumentaire a convaincu la Dreal qui recommande de lui accorder la dérogation nécessaire pour rejeter dans l’environnement des liquides au pH trop élevé et dont les taux en aluminium, en arsenic et en fer dépassent les seuils légaux. La seule véritable critique de l’administration concerne les poussières générées par le site de stockage de Mange-Garri, à Bouc-Bel-Air, à deux pas de Gardanne, où fonctionneront deux des filtres-presses.

Là, derrière la colline boisée qui jouxte la propriété de la famille Ontato, une vaste clairière, rouge et nue, évoque immanquablement un paysage martien. A chaque coup de vent, une couche de particules ocre vient tout recouvrir chez eux. Le couple envisage de se lancer dans une procédure judiciaire. Tous deux se demandent si ce ne sont pas ces poussières qui auraient brûlé les pattes de leur chien. Voilà cinquante ans que ça dure.

Un suivi sanitaire du milieu marin a lieu tous les cinq ans, les conclusions présentées par l’exploitant sont toujours rassurantes. Certes, les poissons de la zone concernée contiennent du mercure et de l’arsenic, mais ils sont loin d’être les seuls par ici. A Cassis, les pêcheurs refusent de parler des campagnes de capture auxquelles ils participent. « Ce n’est pas contre les journalistes, c’est juste pour éviter les ennuis », coupe l’un d’eux. A Gardanne, quand on parle de l’usine, on parle à voix basse.

« ARRÊTONS DE PARLER D’UN PASSÉ QUASIMENT RÉGLÉ ! »

Il y a bien cet ingénieur de recherche de l’université de Toulon, Olivier Dubuquoy, qui a travaillé avec la députée européenne écologiste Michèle Rivasi et qui dénonce « le principe du pollueur-payé ». Mais il n’est guère suivi bien qu’il alerte sur la « bombe à retardement » dormant dans la mer. Actuellement, la faune qui vit sur le fond a totalement déserté l’entrée du canyon de Cassidaigne, trop propice aux avalanches de boues rouges. « Que se passera-t-il si le plancton revient après 2015 sur les sédiments où se sont accumulés les métaux ? », s’interroge-t-il.

 « Arrêtons de parler d’un passé quasiment réglé !, s’agace pour sa part François-Michel Lambert, député Europe Ecologie-Les Verts de la circonscription. Depuis la reprise de l’usine par Alteo, le changement d’attitude des responsables est remarquable. J’avais dit que si rien n’était fait, je fermerais l’usine symboliquement au 1er janvier 2016. » Il soutient à fond ce dossier comme le modèle même de ce que promeut l’Institut de l’économie circulaire, dont il est le président. Une illustration potentiellement parfaite. A condition qu’Alteo trouve des débouchés pour sa Bauxaline. A condition aussi que les effluents ne se révèlent pas plus dangereux que prévu.

Cette question inquiète Yves Lancelot, ancien dirigeant du Centre d’océanologie de Marseille. En 1993, ce directeur de recherche au CNRS avait montré, en laboratoire, l’impact néfaste des métaux dissous dans les résidus de bauxite sur la reproduction de plusieurs espèces d’oursins et d’huîtres. Il concluait alors au manque de données qui permettraient « d’évaluer comment se manifestent les effets nocifs des éléments toxiques des boues rouges dans le temps et dans l’espace ».

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/08/22/le-dossier-noir-des-boues-rouges-de-gardanne_4475340_3244.html

 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:55

 

 

ENVIRONNEMENT  NORD-OUEST SEINE ET MARNE : 

Massacre à la pelleteuse ? 

 

 

 

 

 

Ce qu’ils nous ont déjà fait :

 

- On a commencé par creuser des trous pour nous piller nos richesses (Gypse, Sable, Cailloux..) puis on a rempli ces trous avec des ordures de Paris et d’ailleurs et comme cela ne suffisait pas on a déversé également des ordures sur nos belles Terres de Brie puis on a enterré des déchets dangereux et déchets radioactifs (DRNR) dans les anciennes carrières Lambert  transformées en  décharge classée Seveso à hauts risques (Sita Fd de Villeparisis), déchets provenant de le France entière.


- On a implanté l’Aéroport de Roissy puis  une zone industrielle à hauts risques Mitry-Compans ( 7 sites classés Seveso dont 3 Seveso à hauts risques, 2 centrales à bitume...


- On a construit des incinérateurs d’ordures ménagères, de déchets dangereux, et de boues de station d’épuration (Monthyon, Compans, St Thibault des Vignes)


- Pour accompagner tout cela on a construit des routes encore et encore


- On a pollué l’eau de notre rivière Beuvronne, que certains  nomment aujourd’hui « égout à ciel ouvert »

 

 

 

« Puisque chez vous tout est foutu,

pourquoi ne pas en rajouter une couche » 

 


 

Ce qu’ils projettent de nous faire est pire encore :

 

On devrait servir de cobayes :

- Expérience de forages pétrole de schiste

- Expérience de Stockage de gaz carbonique co2 sous nos pieds (décharge Veolia Claye-Souilly)

 

On veut nous détruire notre patrimoine :

- l’Aqueduc de la Dhuis projet de carrière à ciel ouvert par Placoplatre (Groupe St Gobain).

 

On veut nous prendre nos terres agricoles et nos forêts encore et encore :

  - Destruction de nos terres agricoles et boisements par les carriers pour exploiter le gypse, puis remblaiement par des déchets "dits inertes "( Placoplatre Groupe St Gobain à Villevaudé puis Claye-Souilly et Annet sur Marne)


- Destruction de la forêt de Montgé en Goële et de ses châtaigniers, hêtres, chênes, platanes et marronniers plus que centenaires  pour exploiter du gypse puis remblaiement par des déchets "dits  inertes "(Knauff)


- Extension Aéroport de Roissy


- Implantation d’entrepôts pour stocker les produits fabriqués à l’étranger (exemple St Mard, Mitry /Compans…)

 

On veut nous amener des ordures encore et encore

- Projet d’ implantation de décharges notamment pour déverser les déchets du Grand Paris : Montgé-en-Goële, Moussy le Neuf, Isles les Villenoy, Jossigny..


- Remblaiement de la Carrière Placoplatre (Groupe St Gobain) de Villeparisis, Le Pin par des déchets inertes en provenance de Paris et  d’ailleurs.


 

et si cela ne suffisait

projet d'exploitation de gypse par Placoplatre

sur l'ancien site du

CEA de Courtry/Vaujours.

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:19
NORD-OUEST 77
 
3 380 000 € par ci
1 200 000 € par là 
 
Pour favoriser, entre autres, l'accès aux camions de déchets le Conseil Général 77 et le Conseil Régional IDF trouvent toujours de l’argent pour construire des routes mais quand il s’agit de financer une étude sanitaire là alors c’est autre chose !
 
La santé des habitants de ce département
 où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France
ne serait-elle pas la priorité
de ces deux collectivités ?
A vous de juger
Paru dans le journal la Marne :
 
Villevaudé
Un nouvel accès vers l'A104

C’est parti pour six mois de travaux !

Dernière mise à jour : 16/05/2014 à 16:25

 

A compter de lundi 19 mai, le Conseil général lance un nouveau chantier sur les communes de Villevaudé et du Pin. Un chantier qui devrait durer au minimum six mois.

L’objectif est de créer une nouvelle bretelle d’entrée sur la Francilienne, en direction de l’autoroute A4.

A terme, il sera donc possible de rejoindre l’A104 depuis la RD 34. Un gain de temps évident pour les automobilistes qui n’auront plus à faire un détour jusqu’à la D404.

Autre avantage : cette bretelle libérerait la D86 des milliers de véhicules qui l’empruntent quotidiennement.

Pour réaliser cet aménagement, plusieurs dispositions vont être prises. Et notamment, l’abaissement de la limitation de vitesse sur l’A104. La largeur des voies sera réduite, la bande d’arrêt d’urgence supprimée et la vitesse limitée à 70 km/h.

Les travaux devraient durer six mois et coûter 1 200 000 euros. La moitié est financée par le Conseil général, l’autre par la Région.

2e série de travaux

Ce n’est pas la première fois que ce secteur est en travaux. Déjà fin 2009, d’importants travaux avaient été entrepris pour aménager une entrée sur la Francilienne depuis la RD 34. Depuis la fin des travaux, les automobilistes peuvent quitter l’A104 pour se diriger vers Claye- Souilly ou Villevaudé. Cette portion de travaux avait coûté 3 380 000 euros, là aussi, financés pour moitié par le Département.

Villevaudé, 77

Audrey Gruaz

http://www.journallamarne.fr/2014/05/19/un-nouvel-acces-vers-la104/

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 09:18
Un mois après l’accident de Mitry-Mory où une cuve d’acide est tombée d’un camion et s’est renversée sur la route (1) un nouvel incident de transports routiers s’est produit ce jour dans la commune voisine de Compans, aujourd’hui c’est une citerne de chaux qui a explosé
Ces deux accidents à un mois d’écart se sont produits dans le bassin versant de la Beuvronne, rivière qui se rejette dans la Marne en amont proche de la station de pompage qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.
Quels risques pour la
préservation de la ressource en eau
du Bassin versant Beuvronne ?
Nous n’en savons rien.
Paru dans le Parisien 77 :
Compans : la N1104 coupée après l'explosion d'une citerne de chaux

Publié le 19.05.2014, 14h56 | Mise à jour : 16h55

  explosion d'uneciterne de chaux provoque de grosses perturbations sur la N1104, à quelques kilomètres de l'aéroport de Roissy. | (LP/Grégory Plesse.)

 

Réagir

A la suite de l'explosion d'une citerne de chaux que tractait un camion semi-remorque, la N1104 est coupée à la circulation depuis 14 heures dans les deux sens à Compans entre la N 2 (Soissons-Paris) et la D401 (Dammartin-en-Goële - Le Mesnil-Amelot) , au nord de la zone industrielle de Compans.

 

Et ce pour une durée indéterminée, le temps pour les sapeurs-pompiers de récupérer la chaux en poudre qui risque de s'envoler avec le vent...

Le centre régional d’informations routières conseille d’éviter ce secteur dans les heures à venir. La route nationale 1104 est le prolongement de la D 1212 qui relie Claye-Souilly à l’est de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et au-delà, vers la Francilien
ne nord (D 104) en direction de  Cergy dans le Val-d’Oise.

Pour rejoindre le Mesnil-Amelot, à l'est de la plateforme aéroportuaire, Bison futé conseille : en venant du sud, de continuer sur N2 jusqu’à la D26 et prendre la direction de Ville
neuve-sous-Dammartin, puis emprunter la D 401 vers le Mesnil-Amelot (77) ; en venant du nord, d'emprunter la D 401 à Dammartin-en-Goële (77) en direction du Mesnil-Amelot (77).
 

Le Parisien.fr

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/compans-la-d-212-coupee-apres-l-explosion-d-un-camion-citerne-19-05-2014-3853955.php

Pour aller plus loin :

 http://www.carmeuse.fr/files/files/downloads/cfr_esds_cao_fran__ais_final_2010_11_3_fr_c1_avec_annexes.pdf

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20060829.OBS9680/risque-d-explosion-en-seine-et-marne.html

http://www.leparisien.fr/fontaine-fourches-77480/explosion-de-la-citerne-d-un-camion-de-chaux-26-11-2010-1166125.php

http://www.lameuse.be/217219/article/regions/huy-waremme/actualite/2011-09-21/divvillers-le-bouillet-un-camion-se-renverse-sur-le-flanc-en-plein-rond-

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 09:35

  29.4.2014 ECOLE ST MESMES

St Mesmes (77)

la nouvelle école construite au bord des champs

qu'en est-il

de l'exposition des enfants aux résidus de pesticides ? 

 

Pour savoir

 si une étude a été réalisée

contactez les élus de cette commune.

 

 

 

Paru sur le site du journal « Le Monde » :

Des enfants exposés à des centaines de résidus pesticides

Le Monde.fr | 29.04.2014 à 08h46  • Mis à jour le 29.04.2014 à 13h55

 

L'association Générations futures publie, mardi 29 avril, une étude sur l'exposition des enfants aux pesticides perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques capables de modifier le fonctionnement hormonal et produire des effets néfastes. Leur singularité est d'affecter les organismes à des doses très faibles, spécifiquement lors de périodes-clés du développement (stade fœtal, petite enfance).

Pour cette étude concernant des enfants en âge d'être scolarisés, l'association a fait prélever des mèches de cheveux sur 30 enfants vivant dans des zones de cultures céréalières, dans une zone viticole, dans des zones maraîchères, arboricoles (pommiers et cerisiers) ou en ville.

EN FONCTION DE LA PROXIMITÉ D'UNE « ZONE PULVÉRISÉE » 

D'après le questionnaire déclaratif rempli par les parents au moment du prélèvement, un tiers des enfants participant à l'enquête étaient scolarisés dans un établissement se trouvant à moins de 50 mètres d'une zone agricole où des pesticides sont pulvérisés. Pour les 70 % restants, l'école est située à moins de 1 kilomètre de tels lieux. Soixante-trois pour cent des enfants ont leur résidence principale à moins de 50 mètres d'une « zone pulvérisée ».

Les 36 % restants se situent à moins de 200 mètres de telles zones. Par ailleurs, indique l'association, 14 % des enfants ont reçu un traitement antipoux à base d'huiles essentielles ou d'huile de coco. De même, selon les données déclaratives, 26,6 % des enfants ont été exposés à des insecticides ménagers de type antimoustiques, antipuces pour animaux… dans les trois mois précédents le prélèvement….

624 RÉSIDUS DE PESTICIDES PE

L'analyse des mèches a montré que 80 % des enfants auraient été, moins de trois mois avant les prélèvements (réalisés entre octobre et décembre 2013), exposés à des pulvérisations de pesticides à usage agricole, alors que 98 % des parents disent ne pas travailler dans un secteur nécessitant la manipulation de pesticides.

L'analyse des 29 échantillons a fait apparaître 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, soit, indique l'association, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons. Au total, treize substances interdites dans l'agriculture ont été retrouvées dans les cheveux de ces enfants.

Les perturbateurs endocriniens sont au centre d'intenses débats réglementaires aux niveaux français et européen. A l'échelon communautaire, le dossier est enlisé depuis plusieurs mois. L'Union européenne s'était engagée à donner une définition des perturbateurs endocriniens pour la fin 2013, mais l'adoption de cette définition se fait toujours attendre. En France, une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) était également attendue pour la fin 2013 et devait êtreprésentée mardi 29 avril par le ministère de l'écologie.

Génération futures indique que son étude vise à éclairer le débat sur l'exposition aux substances cangérogènes et ne se veut pas « parfaitement représentative de l'exposition moyenne des enfants français vivant dans des zones agricoles et ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de la contamination par des pesticides des enfants français vivant dans les zones agricoles ». Cependant, les pesticides recherchés au cours de l'étude ne forment qu'une part de l'ensemble des perturbateurs endocriniens auxquels la population générale est exposée. Ces substances, nombreuses, sont susceptibles d'agir de manière synergique (par « effet cocktail ») dans l'organisme et posent d'importantes questions sanitaires et réglementaires, puisqu'elles ne sont testées en laboratoire qu'une par une, sans considération pour le fait que la population est exposée à des mélanges de substances.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/29/des-pesticides-dans-les-cheveux-des-enfants_4408785_3244.html

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 16:48

18.4.2014 RTR ROISSY

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