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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 09:19

 

Valérie Pécresse s’appuie sur le nouveau plan déchets qu’elle a fait voter en 2019 mais oublie d’expliquer que ce plan a permis l’extension de la décharge ISDI de Villeneuve sous Dammartin qui est l’une des plus importantes d’ Europe et à quelques kilomètres de là permet l’extension de l’ISDI d’Annet sur Marne alors que le précédent plan ne l’autorisait pas.

 

L’élue des Yvelines oublie également de dire que ce plan n’interdit pas l’implantation de décharges en Seine et Marne mais  préconise  le rééquilibrage territorial, c’est-à-dire " conseille" de créer notamment des décharges en Essonne et dans les Yvelines.

 

Quant aux autres candidats aux élections régionales ils sembleraient qu’ils préfèrent mettre ce sujet « sous le tapis ».

 

Il est vrai que ce problème concerne un périmètre réduit autour notamment de Claye-Souilly et  de Meaux, une population qui ne semble intéresser personne.

 

 

Paru dans le journal la Marne :

Déchets du Grand Paris : les candidats aux régionales aussi verts qu'ils le prétendent ?

Les candidats aux élections régionales brandissent l'argument écologique. Mais la question des déchets produits en Ile-de-France et notamment par le Grand Paris est peu abordée.

 

En plus des déchets du BTP, la région Ile-de-France va produire plusieurs millions de tonnes de déchets dans les chantiers du Grand Paris. La majeure partie d’entre eux aboutissent en Seine-et-Marne. (©pixabay)

Par Bénédicte de Chivré

Publié le 21 Mai 21 à 8:30 

Les candidats aux prochaines élections régionales vont-ils s’engager sur une gestion plus équitable des déchets produits en Ile-de-France ?

Les déchets ménagers (non dangereux non inertes) de l’Ile-de-France représentent 2,5 millions de tonnes par an. Les deux principaux sites d’enfouissement se situent chez Veolia à Claye-Souilly et Monthyon, Suez à Isles-les-Meldeuses en Seine-et-Marne, et sur le site de Veolia au Plessis-Gassot dans le Val d’Oise.

Les déchets de chantiers du bâtiment représentent d’énormes volumes et ils vont exploser dans les prochaines années avec les chantiers du Grand Paris. En 2015, leur volume était estimé à 35 millions de tonnes annuel.

Les déchets de l’Ile-de-France concentrés dans deux départements

Le Grand Paris Express va permettre la construction de 200 km de lignes et 68 gares. Autour de ces nouvelles lignes et gares, 70 000 logements supplémentaires vont sortir de terre.

Les volumes de déchets produits par le Grand Paris sont estimés à 45 millions de tonnes, à un rythme annuel de 8 millions de tonnes jusqu’en 2024.

La Seine-et-Marne reçoit 80% des déchets

Norias de camions, routes encombrées et détériorées, villages perturbés par le bruit : les Seine-et-Marnais supportent de nombreuses nuisances liées à l’enfouissement ou au comblement de carrières avec des déchets inertes du BTP ou du Grand Paris. 

65% des déchets inertes issus du BTP et 80% de ceux des chantiers du Grand Paris sont enfouis en Seine-et-Marne, soit en tout 70 millions de tonnes d’ici 2030.

Sur les 17  installations franciliennes qui recueillent ces déchets, neuf sont en Seine-et-Marne et une dixième va ouvrir dans le nord du département. Valérie Pécresse (Libres!), actuelle présidente de la Région Ile-de-France, s’appuie aujourd’hui sur le nouveau plan de prévention et de gestion des déchets adopté par la Région en novembre 2019.

Il stipule que la répartition des centres d’enfouissement de déchets inertes doit être mieux équilibrée à l’avenir. 

Les nouvelles capacités devront être préférentiellement autorisées à l'ouest et au sud de l'Ile-de-France.

Plan régional de prévention et de gestion des déchetsRégion Ile-de-France, 2019

Les autorisations récentes données par le préfet de Seine-et-Marne ne montrent aucun signe d’amélioration. 

Une nouvelle installation est en cours de validation à Cocherel, en Seine-et-Marne. Elle accueillera des boues du Grand Paris et autres déchets pendant dix ans. 

Le débat environnemental très axé sur les transports

Les candidats à l’élection régionale abordent l’environnement par les questions les plus populaires. Outre la multiplication des bornes pour véhicules électriques, Valérie Pécresse reprend à son compte le projet de RER vélo porté depuis plusieurs années par le Collectif Vélo Ile-de-France. L’objectif serait de créer des « autoroutes à vélo » permettant de parcourir de longues distances à vélo.

Valérie Pécresse préconise aussi un « bouclier tarifaire » plafonnant le prix d’un ticket de transport à 4 euros.

Audrey Pulvar (PS) prône la gratuité des transports, alors même que la Mairie de Paris y a renoncé en raison du coût d’une telle mesure et de son efficacité limitée sur la pollution. 

Laurent Saint-Martin (LREM) préconise de subventionner l’achat de véhicules électriques pour inciter les particuliers et les entreprises à passer le pas. 

Julien Bayou (EELV) veut faire du vélo « un moyen de transport de masse » dans la région. 

Pour le moment, la question des déchets est absente du débat de l’élection régionale. 

https://actu.fr/politique/elections-regionales/dechets-du-grand-paris-les-candidats-aux-regionales-aussi-verts-qu-ils-le-pretendent_41630759.html

 

 

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