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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 10:45

 

 

 

Le rapport Vernier, concernant la REP « Responsabilité élargie du producteur » a été remis au gouvernement le mois dernier.

Il préconise d’appliquer le principe pollueur/payeur aux industriels du BTP.

Pour faire court c’est une incitation à engager cette profession dans plus de recyclage

en l’obligeant à mettre la main à la poche.

En effet le bâtiment et les travaux publics produisent à eux seuls plus de 70 % des déchets de France.

 

 

Mais les industriels

du BTP et des Travaux Publics

sont « vent debout »

contre ce projet.

 

 

L’argent en question !

 

Il faut bien que vous compreniez que déverser les déchets BTP dans vos carrières ou sur vos terres agricoles transformées en décharge, cela coûte bien moins cher aux professionnels du BTP que de les recycler.

 

 

Le gouvernement

cèdera-t-il

face aux lobbies

du  BTP  et des Travaux Publics ?

 

 

 

L’avenir nous le dira.

 

 

 

 

 

 

Extrait du rapport Vernier

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/REP_Rapport_Vernier.pdf

 

Recyclage des déchets : le gouvernement va-t-il appliquer le principe pollueur/payeur aux industriels du BTP ? Pas si sûr

 

Extrait article paru dans le journal de l’environnement :
 
Economie circulaire: le gouvernement veut arrêter de tout casser

Le 23 avril 2018 par Stéphanie Senet


DR

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté, ce 23 avril, la feuille de route pour l’économie circulaire (FREC), intégrée au plan Climat, depuis l’usine Seb de Mayenne.

 

C’est en citant L’éloge du repos de Paul Morand que le chef du gouvernement a débuté sa présentation de «la feuille de route vers une économie 100% circulaire». L’occasion pour lui de rappeler «qu’il n’y pas si longtemps, l’homme avait, avec l’outil, un contact conscient. Il savait comment on le fait, comment on le casse, comment on le répare. Mais aujourd’hui, nous ne savons plus que casser». Si l’intention de l’exécutif est au contraire de favoriser «les produits robustes et durables pour moins jeter», la FREC s’avère plus consistante lorsqu’elle cible une meilleure consommation et une meilleure gestion des déchets que dans son volet «mieux produire»……

 

QUATRE NOUVELLES FILIÈRES

Troisième mesure: 4 nouvelles filières REP vont être créées, «en concertation avec les professionnels», pour les emballages des cafés, hôtels, restaurants, les jouets, les articles de sports et de loisirs et les articles de bricolage. C’était l’une des recommandations du rapport Vernier remis le 14 mars à la secrétaire d’Etat Brune Poirson. Celui-ci préconisait aussi une nouvelle filière pour les déchets du bâtiment, mais le gouvernement se contente d’«entamer une réflexion» sur la question, dont la conclusion est attendue début 2019. Deux filières seront aussi étendues: les déchets diffus spécifiques viseront aussi bien les déchets des ménages que ceux des artisans tandis que les voiturettes et les motos rejoignent la filière des véhicules hors d’usage (VHU).

Toutes les filières REP seront par ailleurs assujetties à des obligations de résultats et non plus de moyens et seront passibles de vraies sanctions si elles échouent à garantir des taux de collecte et de recyclage performants……

 


 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/economie-circulaire-le-gouvernement-veut-arreter-de-tout-casser,91444?xtor=1#email=aleflo@club-internet.fr&xtor=EPR-14

 

 

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 20:17
 
 
Paru dans Huffingtonpost :
J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment

 

 

Il y a un an et demi, après avoir enchaîné les déceptions et les échecs professionnels, je me retrouve là, à 6h du matin, tenue bleue de l'usine exigée et gilet jaune.

 03/12/2017 07:00 CET Actualisé il y a 22 heures

  •  
J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment

 

J'ai été ouvrier dans une usine de tri de déchets, voici ce qu'il s'y passe vraiment.

 

Il y a un an et demi, après avoir enchaîné les déceptions et les échecs professionnels, je me retrouve là, à 6h du matin, tenue bleue de l'usine exigée et gilet jaune. Je suis ouvrier dans une usine de tri de déchets industriels et ménagers dans la zone industrielle déprimante d'une petite ville de province. Une usine qui marche bien et qui fait du chiffre. Un fleuron, un moteur de la région, en somme. J'étais pourtant à deux doigts de devenir journaliste...

 

Les temps modernes

Les temps changent mais pas tant que ça. Me voici dans un nouveau monde où il n'y a pas de temps à perdre. Après cinq minutes, me voilà déjà à la chaîne, dans une cabine, à devoir trier du bois (en réalité, distinguer le bois du "faux bois") qui passe à grande vitesse sur le tapis devant moi. Mes collègues m'expliquent rapidement comment procéder mais je me sens perdu.

S'en suit un apprentissage sur le terrain, avec les indications des collègues comme seule boussole. Le chef d'équipe ne joue pas le chaperon, à moi de me débrouiller et d'éviter les blessures. Pourtant, mon corps va souffrir pendant ces mois difficiles: sciatique, allergies, membres endoloris et écorchures multiples. L'usine et son travail de sape.

Vos micro-ondes, vos cafetières, vos ordinateurs, vos frigos, tout ce que vous avez balancé passe par là, entre mes mains, sur ce tapis qui ne s'arrête jamais. Il y traîne parfois quelques souris, voire des chats morts... entre autres.

Nous trions le plastique, la ferraille, les piles, les câbles, les cartouches d'encre, je pourrais continuer longtemps comme ça. La liste est presque infinie.

Lentement, tous les gestes deviennent habitude et l'impression de vivre dans un film se dissipe tout doucement.

Les quelques rendez-vous avec la conseillère d'insertion semblent être des sketches tant elle n'a rien à proposer réellement. Le passage du permis de conduire, passer d'autres permis pour devenir cariste...

Somme toute, tous les moments hors de la chaîne sont autant de plaisir de pouvoir enfin respirer quelques minutes.

Quoi qu'il en soit, les rêves semblent lointains.

Si ce n'est pas Germinal, on s'en rapproche par moment. De la crasse des doigts jusqu'aux épaules, le visage parsemé de tâches de je ne sais quoi. Les jours de froid, l'usine est un congélateur ( je suis très frileux ), les jours de chaleur il fait parfois jusqu'à 40°, les mouvements sont lents et deviennent une épreuve. Il n'est rien d'enviable dans tout ceci et il faut bien être obligé de travailler ici pour le faire. Ce n'est pas un destin.

Prendre des notes chaque jour en rentrant me permet de me projeter et de trouver un peu de sens à ce que je fais. Heureusement.

 

Vincent, François, Paul et les autres

 

Dans cette expérience éprouvante, les relations entre collègues prennent une place centrale au quotidien. Les complicités aident à tenir et à persévérer dans les moments de découragement. La galère rapproche, c'est évident.

Peu de conflits finalement, hormis dans les relations avec les différents chefs, et il y en a un paquet ! Mais l'un d'entre eux l'emporte haut la main: froid et cassant au possible, s'exprimant avec maladresse au mieux, avec dédain le plus souvent. Le genre de mec qui essaye, dès que possible, de te mettre dans des situations délicates. Une fois, on me fait changer de poste, je m'exécute sagement; celui-ci me voit travailler pendant deux, peut-être trois heures, avant de venir me dire que tout ce que je faisais était nul et non avenu. Peut-être était-il simplement maladroit...

Les manques de reconnaissance ou même d'encouragements m'ont souvent déçu, voire choqué. Malgré le "label" d'entreprise d'insertion, produire reste, d'après moi, le seul projet réel. Le turnover est incessant car les contrats durent quatre mois ( renouvelables potentiellement quatre fois ). Ceci explique peut-être cela.

Mes anciens collègues m'ont facilité la tâche pour l'écriture de ce livre en me donnant du grain à moudre chaque jour grâce à leurs anecdotes ou histoires personnelles tantôt drôles, tantôt déchirantes. Le panel de personnalités est très large ( contrairement à ce qu'on pourrait en penser de prime abord ); les parcours professionnels sont plutôt variés, de l'ancien commercial, au chef d'entreprise, du bûcheron à l'ancien animateur pour enfants.

Les discussions à la pause sont parfois lunaires, certains jours j'ai prié pour être ailleurs. Littéralement ailleurs.

Je garde quelques connexions avec certains de mes anciens collègues, encore aujourd'hui.

Le premier jour du reste de ta vie

 

C'est ainsi que j'ai vécu le premier jour post-usine. Libre. Tout redevenait possible. Une renaissance. Un souffle nouveau.

Finis les bruits, les bruits des véhicules, ceux de la ferraille qui tape sur encore plus de ferraille et qui résonnent dans la tête pour la journée entière. Fini d'ingurgiter des tonnes de poussière après le balayage du soir, en bas des cabines de tri. Fini le mal partout, le port des radiateurs, les chaussures de travail, les casques anti-bruits, les odeurs improbables, les levers à 4h35, les couchers à 22h. Tout ça est bien fini.

Et il fallait que j'en parle. Pour moi et aussi pour les autres, ceux qui y travaillent toujours et à qui personne ne donne la parole, ceux qui se casseront le dos et la santé des mois, des années encore.

Je ne suis pas un porte-parole, mais un ancien acteur et spectateur d'une vie d'un autre âge mais toujours existante. Au mieux, un porte-voix.

François Haslé - Ordures - De presque journaliste à vraiment ouvrier - Autoédition

 

http://www.huffingtonpost.fr/francois-hasle/jai-ete-ouvrier-dans-une-usine-de-tri-de-dechets-voici-ce-quil-sy-passe-vraiment_a_23289183/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 18:34
 
Paru sur le site  La Marne :
Pays de Meaux. Projet Terzéo ou pas, à quand la dépollution du site ?

 

Le projet Terzéo est au point mort durant les enquêtes complémentaires . Mais en attendant, les associations se questionnent au sujet de la dépollution du site.

Les associations qui luttent contre Terzéo s’interrogent sur la dépollution du site. (©DR)

Terzéo ou pas, le site de l’ancienne sucrerie Beghin Say est pollué. Les rapports des différentes enquêtes menées sont formels. En effet, des sondages ont révélé que l’installation fuyait et que de l’arsenic s’échappait dans les sols. Terzéo assure qu’elle ne peut pas dépolluer le sarcophage (une partie du site) car il appartient encore à Téréos. « L’historique du site fait que la pollution est bien plus importante que prévue. Il y a plusieurs couches de nappe phréatique qui sont polluées et Terzéo ne doit pas servir à cacher la pollution antérieure », explique l’association M.A.R.N.E qui lutte contre le projet Terzéo.

 
64 hectares

Les sociétés Clamens et Cosson portent le projet Terzéo, cette future plateforme de déchets du BTP prévue sur le site de l’ancienne sucrerie qui représente 64 hectares, à cheval sur les communes de Villenoy et Isles-les-Villenoy.

La question de la dépollution reste pour le moment un point d’interrogation mais à la suite des résultats des enquêtes complémentaires, les associations qui luttent activement contre le projet Terzéo manifesteront encore une fois leur mécontentement.

 

 

 

L’intégralité de cet article disponible dans l’édition du mercredi 4 octobre

https://actu.fr/societe/pays-meaux-projet-terzeo-pas-quand-depollution-site_12844751.html

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:59

 

 

Paprec

tri déchets

à Brugières (aux portes de Toulouse)

 

https://www.youtube.com/watch?v=rFbzR1Jigwc

 

 

 

 

Paru sur le site la Dépèche.fr :

 

Publié le 16/08/2017 à 08:06, Mis à jour le 16/08/2017 à 08:18

Des centaines de tonnes de papier parties en fumée

Faits divers - Incendie à Bruguières

Inquiétude des riverains des entreprises de traitement d’ordures : après l’incendie de la décharge Veolia Claye-Souilly c’est l’entreprise de tri de déchets Paprec Bruguière qui prend feu !

 

 

L'incendie était visible depuis l'autoroute. / Photos DDM Xavier de Fenoyl

 

Alors que le sinistre est circonscrit depuis mardi, 2 heures du matin, les pompiers restent mobilisés à Bruguières, après le spectaculaire incendie survenu lundi 14 août, dans l'usine de recyclage de papiers, Paprec.

Des immenses flammes ocre s'élèvent et transpercent le ciel après de nombreuses détonations à Bruguières, au nord de Toulouse. Hier matin, il ne restait plus que quelques foyers résiduels, ultimes vestiges rougeâtres après 8 heures de lutte acharnée pour...

http://www.ladepeche.fr/communes/bruguieres,31091.html

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs années nous constatons des incendies à  répétition dans les entreprises de traitements de déchets :

 

près de chez nous 

- La décharge Veolia Claye-Souilly/Fresnes/Charny il y a quelques jours :

http://adenca.over-blog.com/2017/08/feu-du-29/7/2017-dans-la-decharge-veolia-claye-souilly/fresnes-les-associations-environnementales-membres-de-la-css-n-ont-toujours-r

 

- L’entreprise de compostage Frasnier de Compans en juin dernier et août 2013 :

http://adenca.over-blog.com/2017/06/7eme-circonscription-de-seine-et-marne-pollution-de-l-air-a-compans-parcs-et-jardins-frasnier-une-semaine-apres-l-incendie-une-fumee

 

- La décharge de déchets dangereux Seveso à  hauts risques de Villeparisis février 2013 :

http://www.leparisien.fr/provins-77160/incendie-dans-une-usine-seveso-a-villeparisis-18-02-2013-2576747.php

 

 

Dans les départements voisins :

 

En Seine St Denis :

Décharge à Clichy sous bois (93) en avril 2017 :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/livry-gargan-important-incendie-dans-une-decharge-15-04-2017-6856938.php

 

A Genevilliers (92)

 

- L’entreprise de traitement de déches Suez à en juillet 2017 :

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/video-incendie-de-gennevilliers-les-pompiers-sont-restes-24-heures-sur-place-10-07-2017-7124361.php

 

- L’entreprise Paprec en juillet 2012  et mai 2013 :

http://www.leparisien.fr/gennevilliers-92230/l-incendie-menacait-les-depots-petroliers-du-port-25-07-2012-2101470.php

https://www.graphiline.com/article/16471/Paprec---l-incendie-du-hangar-a-detruit-les-dechets

 

 

Dans l'Oise :

L’entreprise Paprec à Pont Ste Maxence (60) en mai 2016

http://www.leparisien.fr/pont-sainte-maxence-60700/pont-sainte-maxence-l-incendie-geant-de-paprec-enfin-maitrise-21-05-2016-5817327.php

 

 

 

Et ailleurs :

 

L’usine de recyclage Paprec Montardon (64) en mai 2017

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/05/14/incendie-a-l-usine-de-recyclage-paprec-a-montardon,2123087.php

 

 

 

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:12
Canal de Chalifert à Mareuil les Meaux

Canal de Chalifert à Mareuil les Meaux

 

 

Le maire de Coupvray souhaite utiliser le canal de Chalifert pour accueillir des touristes.

 

Un projet qui pourrait créer des dizaines d’emplois.

 

Le projet de Coupvray

sera-t-il réalisé un jour :

 pas si sûr !

 

 

Car d’un autre côté l’entreprise Terzeo souhaiterait elle implanter une décharge de déchets dangereux à Villenoy/Isles les Villenoy,  qui créerait une dizaine d’emplois.

 Certains élus semblaient plutôt favorables à ce projet, à condition que les déchets dangereux soient transportés par voie d’eau, par le canal de Chalifert.

 

 

 

Difficile de  faire  se côtoyer

des péniches chargées de déchets dangereux

 et des touristes venant à Disneyland.

 

 

Qui aura le dernier mot ?

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :
Coupvray. Le maire Thierry Cerri espère débuter les travaux du port fluvial dans un an

Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Coupvray|A.M.|02 février 2017, 19h00|

 

Les derniers signaux sont positifs pour le port fluvial de Coupvray. « Le projet a été présenté à VNF (Voies navigables de France) il y a six ou sept mois et ils sont solidaires. Il y a deux mois, Val-d’Europe agglomération a fait de même et on a réussi à fédérer tout le monde », se réjouit Thierry Cerri, le maire LR de la commune de 2 800 habitants. …..

leparisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/coupvray-77700/coupvray-le-maire-thierry-cerri-espere-debuter-les-travaux-du-port-fluvial-dans-un-an-02-02-2017-6649884.php

 

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 16:45
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:04
Conférence débat Paris Zéro Déchet le 23 novembre 2016 à 19h
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 20:06

 

 

Réservé à l'Est Parisien

 

Le député Maire de Claye-Souilly

Yves Albarello

semble avoir lancé une mode :

Il  fait promener sa population

sur une ancienne décharge illégale

devenue aujourd'hui

"Le Parc de la Prée". 

 

Maintenant ce sont les villes de Chelles et Montfermeil qui projettent de faire promener leur population dans un parc constitué pour partie des ordures du Grand Paris.

 

Il est vrai que les déchets

ça peut rapporter gros.

 

Brice Rabaste et Céline Netthavongs, les 2 élus de Chelles le savent bien, pour avoir donner un avis favorable pour que le conseil départemental 77 perçoive 1 million d'euros de l'exploitant de décharge ECT (en compensation du retrait des poursuites  du CD 77 contre 2 décharges).

 

 

 

Paru sur actu environnement :
 
Grand Paris : lancement d'un appel à projets pour la gestion des terres excavées

Le chantier du Grand Paris va générer une montagne de déblais. Le maître d'œuvre souhaite expérimenter des méthodes de gestion pour améliorer la caractérisation, la traçabilité, le transport et la valorisation de ces déchets.

Ce vendredi 21 octobre, la Société du Grand Paris a lancé, en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) Ile-de-France, l'appel à projets "Le Grand Paris des déblais". L'objectif est de tester pendant six mois des méthodes de gestion des déblais en vue de leur généralisation. Cinq projets seront cofinancés, jusqu'à 100.000 euros chacun. L'appel à projets s'articule autours de trois axes : la caractérisation et la traçabilité, le transport et la valorisation.

Les candidats peuvent postuler jusqu'au 12 décembre. Les lauréats seront connus mi-janvier, pour une mise en œuvre courant 2017. Ils pourront expérimenter leur solution directement sur les chantiers.

Le Grand Paris est le plus grand chantier d'aménagement urbain d'Europe. Il devrait générer 43 millions de tonnes de déblais d'ici 2030. Ces derniers sont en grande partie des matériaux extraits lors du percement des tunnels des lignes de métro. La Société du Grand Paris veut valoriser 70% de ces déblais, conformément à la loi de transition énergétique qui fixe cet objectif pour 2020.

Trouver des alternatives à la valorisation volume

La gestion des terres excavées pose des problèmes différents de ceux associés aux déchets de démolition, souligne Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris. Le problème est d'autant plus important que les chantiers en produiront de grands volumes, les lignes de métro étant sous terraines. Surtout, la forte densité urbaine laisse peu de place aux sites de tri et aux exutoires. Préalablement, quelque 5.000 forages ont été réalisés, ce qui offre une bonne connaissance des matériaux excavés. Mais cette connaissance de la nature des sous sols apporte un secours limité pour la gestion des déchets des chantiers. En effet, les sous-sols sont variés et les tunneliers mélangent les matériaux. De plus, difficulté supplémentaire, certains remblais ne peuvent être considérés comme des déchets inertes, compte tenu de la présence de soufre dans le sous-sol francilien.

La Société du Grand Paris se lance donc dans la recherche de solutions innovantes. En amont de la gestion, l'un des objectifs est de caractériser physiquement et chimiquement les déchets. Ensuite, la traçabilité doit permettre d'assurer la transparence de l'extraction jusqu'à la destination finale. L'entreprise a déjà créé un outil de traçabilité des déblais et compte faire réaliser des audits indépendants. L'outil de suivi des déchets est déjà opérationnel sur le chantier de la gare de Fort d'Issy-Vanves-Clamart (Hauts-de-Seine) sur la future ligne 15 du métro.

En matière de transport, l'objectif est de privilégier les circuits courts et les alternatives à la route."Bien sûr, il y aura encore des camions, explique Philippe Yvin, mais nous souhaitons encourager le transport des déblais par voie fluviale et par rail". Actuellement, son entreprise construit cinq plateformes fluviales avec Ports de Paris et Canaux de Paris, ainsi qu'une plateforme ferroviaire pour le tri et le transit des déblais. Mais, au regard des problèmes rencontrés par le rail, "on a une interrogation sur la capacité de la filière à transporter ces volumes", concède le président du Grand Paris. Une dizaine d'études ferroviaires ont déjà été lancées.

Enfin, la valorisation des remblais doit permettre de diversifier les solutions de réutilisation des déblais. La "valorisation volume" reste d'actualité compte tenu des quantités à gérer. Outre les comblements de carrière, la société compte réaliser des aménagements, tels que des parcs urbains. L'un d'entre eux sera réalisé à proximité de la future ligne 16, sur les communes de Chelles et Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Un million de tonnes de déblais seront utilisées pour ce parc. Quant à la valorisation matière, l'un des objectifs poursuivis est l'identification de procédés compétitifs au plan économique face aux faibles coûts de l'élimination. La société du Grand Paris recherche notamment des solutions pour l'inertage des déchets sulfatés et pour transformer les terres excavées en matériaux pour la fabrication de terre crue, de ciment, de plâtre, de sable pour béton, ou encore de briques. Elle publiera un portfolio des solutions.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/grand-paris-lancement-appel-projets-gestion-terres-excavees-27734.php4

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 15:50

 

ECT

« pas si blanc comme neige » que ça ?

A vous de juger

 

Le cas de la décharge du Beausset (Var)

domaine de Souviou

 

Paru sur Ouest France :
Vin. Dans le Var, des déchets enfouis dans les vignes

Publié le 06/05/2016 à 16:01 


Jacques Duplessy.

Des domaines viticoles varois enfouissent des déchets provenant de chantiers de construction. La justice s’intéresse à ces pratiques illégales.

Sur son site Internet, le Domaine de Souviou vante des vins d’appellation côtes-de-provence et bandol d’une « qualité optimum ». Mais loin des regards, camions et pelleteuses déversent des « déchets inertes » (pierres, tuiles, verres, enrobés bitumeux…) sur 21,6 ha. Dans un document destiné à l’administration, le projet est ainsi formulé : "Fort de son rayonnement, le Domaine de Souviou doit désormais développer ses surfaces plantées […] Une fois les travaux de terrassement terminés, [ses parcelles] seront plantées de vignes ou d’oliviers."

La pratique surprend d’autant plus que le cahier des charges de l’appellation côtes-de-provence précise : « Afin de préserver les caractéristiques des sols qui constituent un élément fondamental du terroir, l’apport de terre exogène est interdit. » Autrement dit, aucune terre extérieure à l’aire de l’appellation d’origine contrôlée n’est tolérée.« Ça se fait partout »Pire encore, l’arrêté préfectoral de mise en demeure adressé à l’entreprise de BTP ECT, concernant le chantier dans le Domaine de Souviou, révèle « un apport important de terre en provenance du site pollué de La Loubières à Toulon ». Contacté, Souviou dit avoir été trompé par la société ECT.

Ces curieuses pratiques sont fréquentes. Le Château de l’Aumérade à Pierrefeu-du-Var (AOC côtes-de-provence) a reçu 287 000 tonnes de déblais provenant du chantier du tunnel de Toulon. Le domaine Saint-Laurent (même AOC), a lui aussi accepté des dizaines de tonnes de déchets. Là, les vignes ont déjà été partiellement replantées.

Le Château de Vaucouleurs à Puget-sur-Argens, en cours de reconversion en agriculture biologique, a aussi été dans le collimateur de la Dreal, un service régional du ministère de l’Écologie, pour le même motif. Le vigneron explique benoîtement : 
« Ça se fait partout ! Dans ce métier-là, c’est pas vu, pas pris. » Les associations de protection de l’environnement varoises ont identifié une quinzaine de vignobles ayant reçu des déchets.

Comment l’expliquer ? Le Var manque de décharges agréées. Mais c’est surtout très lucratif. Déverser dans une décharge légale coûte entre 8 et 10 € la tonne à l’entreprise. Chez des particuliers, 2 à 4 € la tonne. « Dans le Var, les politiques et les institutions ferment les yeux depuis des années », s’insurge Éric Tamburi, élu varois de Six-Fours (Debout la France). La justice s’est saisie du dossier.

http://www.ouest-france.fr/societe/vin-dans-le-var-des-dechets-enfouis-dans-les-vignes-4210889

 

Pour aller plus loin :

http://extra-muros.info/wp-content/uploads/2016/04/VSD162012_VIGNOBLES-basse-def.pdf

Dossier de la préfecture

 

http://www.installationsclassees-paca.fr/paca_inspection/afficher_icpe.php?base=64&numero=12190

 

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:16

 

Comment le projet est-il soumis à la consultation du public ?

 

Un avis au public est affiché ou rendu public 2 semaines au moins avant le début de la consultation :

  • par affichage à la Mairie de chacune des communes concernées,
  • par mise en ligne sur le site internet de la Préfecture,
  • par publication dans 2 journaux diffusés dans le ou les départements intéressés.

 

La consultation du public est réalisée :

  • par mise en ligne de la demande d’enregistrement (identité du demandeur, localisation et description du projet) sur le site internet de la Préfecture, conjointement à la mise en ligne de l’avis au public,
  • par mise à disposition du dossier complet d’enregistrement en mairie du lieu d’implantation du projet pendant 4 semaines.

Le public fait part de ses observations sur un registre dédié ouvert à cet effet à la mairie ou les adresse au Préfet par lettre ou, le cas échéant, par voie électronique avant la fin du délai de consultation du public.

Le projet est également soumis à une délibération en conseil municipal.

Les installations relevant du régime d’enregistrement seront recensées au fur et à mesure sur le site internet des installations classées.

 

 

Quelles inspections pour les sites soumis à enregistrement ?

 

Outre les inspections régulières planifiées par l’inspection, les sites soumis à enregistrement feront l’objet d’une première inspection dans les six mois ou dans l’année qui suit leur mise en service. Cette inspection permettra de vérifier que l’exploitant a effectivement mis en place les dispositions décrites dans son dossier pour justifier du respect des prescriptions réglementaires.

Plus d’infos :

http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/-Regime-d-enregistrement-.html

 

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