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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 13:38
12.6.2018 Claye-Souilly les sinistrés des inondations évacués par bateau

12.6.2018 Claye-Souilly les sinistrés des inondations évacués par bateau

 

Alors que la petite commune voisine de Carnetin était déjà dotée d’un plan communal de sauvegarde, Claye-Souilly n’en possédait pas.

 

A la suite des importantes inondations de 2018 les élus ont enfin décidé de mettre en place ce plan.

 

Le plan communal de sauvegarde (PCS) est un outil opérationnel de gestion de crise qui doit permettre aux maires d'affronter une situation exceptionnelle sur le territoire communal (tempête, canicule, accident, inondation, catastrophe naturelle..) impliquant des mesures de sauvegarde de la population.

Arrêté par le maire, le PCS complète les dispositifs de secours des services de l'Etat. Il définit, sous l'autorité du maire, l'organisation prévue par la commune pour assurer l'alerte, l'information et la protection des populations .

 

Notre commune est  notamment sensible aux risques d’inondations de la Beuvronne et de ses affluents qui s’accentuent depuis plusieurs années avec l’artificialisation des espaces agricoles communaux (ZAC bois des Granges, Shopping Promenade...) et sur les communes en amont (CDG express, ADP...), et la modification du circuit hydraulique (TGV, carrières et décharges sur Villevaudé et Annet sur Marne notamment).

 

En cas d’importants orages les bassins de rétention créés sur la commune, souvent pour retenir seulement une pluie d'importance décennale (10 ans), deviennent insuffisants et l’eau envahit les habitations.

 

 

Avenue Aristide Briand : les habitations se trouvent en aval du canal de l'ourcq, classé comme barrage catégorie C

Avenue Aristide Briand : les habitations se trouvent en aval du canal de l'ourcq, classé comme barrage catégorie C

Il y a aussi les risques de ruptures de barrage :

 

- du canal de l’Ourcq classé dans la catégorie C des barrages français,  qui a fait l’objet d’un arrêté interpréfectoral en date du 20/11/2018.

 

D’après nos informations la mairie de Claye-Souilly devrait se mettre en rapport avec la mairie de Paris afin de connaître l’état exact de ce canal sur notre commune et demander, le cas échéant, une auscultation de ce canal sur d’éventuels points fragiles.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/35862/278209/file/AIP+2018-DDT-SEPR-235_signe_original.pdf

 

- du barrage des Renardières qui retient les eaux pluviales de l’aéroport de Roissy, il est le plus important barrage d’Ile de France, hauteur 11m70 et volume 1 150 000 m3, il est classé parmi les 600 barrages les plus dangereux de France, à cause de son importance et des zones urbanisées en aval, dont Claye-Souilly, fortement exposées à un risque de submersion  en cas de rupture du barrage.

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2016/06/dans-quel-etat-est-le-plus-important-barrage-d-ile-de-france-situe-a-mitry-mory-les-renardieres-propriete-d-aeroport-de-roissy.html

 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 16:22

 

La CARPF (1)  recherchait une commune, sur son territoire du 77, qui accepterait d’accueillir une aire de grand passage des gens du voyage, Claye-Souilly est la seule commune qui ait accepté.

 

Cette aire, située aux monts gardés, sur un terrain de 4 à 5 hectares (la capacité de 6 à 7 terrains de foot) pourrait recevoir jusqu’à 200 caravanes.

 

Projet aire de grand passage des gens du voyage à l'endroit marqué d'une croix blanche

Projet aire de grand passage des gens du voyage à l'endroit marqué d'une croix blanche

Les divers travaux seraient pris en charge par votre communauté d’agglomération (CARPF) :

- aménagement d’un accès routier

- installation d’alimentation en eau potable

- installation électrique sécurisée, avec éclairage électrique à l’entrée

- dispositif de recueil des eaux usées

- un système permettant la récupération des toilettes individuelles ….

- l’installation sur l’aire ou à sa proximité immédiate de bennes pour les ordures ménagères

- un accès au service de la déchetterie et à la collecte des encombrants…..

 

La tarification serait calculée par caravane double essieu et pourrait faire l’objet d’un forfait par semaine.

agroforesterie

agroforesterie

 

Cette aire devrait s'implanter pour partie à la place d'un espace naturel dédié depuis 2003 à un projet pilote en Seine et Marne d’agroforesterie où Agnès Sourisseau y mène, en partenariat avec l’INRA, CEMAGREF… un programme de recherche pour y développer des techniques de boisements limitant les intrants (pesticides, engrais…).

 

Sur la parcelle concernée elle y mène un programme de paillage sur merisiers et chênes. http://www.les-monts-gardes.com/

 

 

 

Sur une parcelle voisine, actuellement en  prairie, la SNCF prévoyait de planter une haie de 500 mètres linéaires et une zone arbustive d’un hectare, une opération  qui devait s'étaler sur plusieurs années afin de permettre, entre autres, à la linotte mélodieuse, au lézard des murailles et à l’oedipose turquoise d’y retrouver un habitat approprié (dans le cadre d’une compensation CDG Express).

 

 

(1)  (Communauté d’Agglomération reçoit Pays de France)

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons

de vous rapprocher de :

Yves Albarello

Maire de Claye-Souilly

 

Et de

Jean-Luc Servières

Vice président de la communauté d’agglomération CARPF

Et conseiller municipal de Claye-Souilly

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 15:47
CLAYE-SOUILLY  L’envers du décor : Une école quelque peu délabrée et peu protégée contre la canicule !

Ecole des filles, rue du Maréchal Joffre

photo prise aujourd'hui à midi

 

 

 

 

 

 

L’école des filles située rue du Maréchal Joffre est l'une des écoles les plus anciennes de la commune, elle a été inaugurée le 18/10/1885.

Ecole au début du siècle dernier avec des volets au rez-de chaussée du bâtiment central

Ecole au début du siècle dernier avec des volets au rez-de chaussée du bâtiment central

Ecole aujourd'hui, plus de volets au rez-de-chaussée du bâtiment central, des volets en mauvais état à l'étage et un ravalement dégradé

Ecole aujourd'hui, plus de volets au rez-de-chaussée du bâtiment central, des volets en mauvais état à l'étage et un ravalement dégradé

 

 

Lorsque l'on compare la façade du début du siècle dernier et celle d'aujourd'hui, on constate quelques changements, notamment la suppression des volets au rez-de chaussée du bâtiment central.

 

Une mauvaise idée, à l’heure du réchauffement climatique, il aurait plutôt été utile d’implanter des volets sur toutes les fenêtres de l’école.

 

On constate que seul les logements des enseignants situés à l’étage en bénéficient, mais peut-être plus pour longtemps vu leur état de dégradation.

 

Les élus ont préféré depuis des années utiliser nos impôts dans le fleurissement de la commune  afin d’obtenir une récompense dans le concours des villes et villages fleuris, mais pendant ce temps l’état de nos écoles s’est dégradé et l’isolation thermique complète n’a pas pu être réalisée.

 

Pour mémoire c’est déjà dans cette école que les enfants ont dû être évacués à 2 reprises, l’année dernière, à la suite de malaises.

 

 Les temps changent mais il semblerait que nos élus aient des difficultés à s'adapter, à anticiper l'avenir.

 

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 10:27
12.6.2018 Claye-Souilly vers 10 heures évacuation par bateau des sinistrés des inondations

12.6.2018 Claye-Souilly vers 10 heures évacuation par bateau des sinistrés des inondations

On apprend dans une étude d’impact d’ADP de Septembre 2018 que l’industriel continuait à reverser, le 12/6/2018 dans la matinée, jusqu’à  près de 600 litres/seconde d’eau pluviale dans la Reneuse alors que vers 10 heures les sinistrés des inondations étaient évacués par bateau à Claye-Souilly.

 

 

 

 

Claye-Souilly : un an après les importantes inondations ADP et Yves Albarello doivent s’expliquer

 

 

Extrait page 281 étude impact ADP

https://www.enquetes-publiques.com/Enquetes_WEB/FR/DOSSIER-A.awp?P1=EP19240

 

 

 

 

Le 12/6/2018 ADP ne réduira son débit d’eaux pluviales que vers 12h30 suite à un appel du syndicat de la basse Beuvronne SIAERBB, présidé par Yves Albarello, maire de Claye-Souilly.

 

Alors que l’industriel annonce  que 90 000 personnes sont employées sur sa plateforme, pourquoi n’a-t-il pas envoyé l’un de ses salariés contrôler l’état de la Beuvronne à Claye-Souilly ?

 

Pourquoi Yves Albarello, maire de Claye-Souilly, qui constatait ses inondations, depuis très tôt dans la matinée,  n’a-t-il pas demandé à ADP de réduire plus tôt  le débit de ses eaux pluviales vers la Reneuse ?

 

 

A ces questions nous n’avons pas de réponse

 c’est pourquoi nous vous conseillons

de contacter

Yves Albarello

 

 

 

Pourquoi depuis ces fortes inondations l’ETAT à continuer à donner des autorisations d’imperméabilisation de surface en amont de Claye-Souilly et par delà reverser des eaux pluviales supplémentaires vers la Reneuse/Beuvronne, à savoir :

 

- 12.5 hectares supplémentaires pour ADP par arrêté inter préfectoral du 12/11/2018

-  8 hectares pour la SNCF, dans le cadre du CDG Express par arrêté inter préfectoral du 11/2/2019.

 

Mais ADP ne s’arrête pas là, il demande aujourd’hui à imperméabiliser encore 30 hectares côté bassin versant  Reneuse/Beuvronne, ADP ne prévoit, semble-t-il, qu’un seul bassin de rétention nouveau de 5000 m3 pour contenir toutes ces eaux.

 

Afin de prendre les mesures nécessaires et d’éviter de nouvelles inondations à Claye-Souilly, ADENCA demande depuis des années une étude hydraulique (1) sur le bassin versant Beuvronne mais l’ETAT ne donne pas suite à ses demandes.

 

L’ETAT dit vouloir protéger l’environnement, des paroles que les sinistrés des inondations de Claye-Souilly voudraient voir se transformer en actes.

 

L’avenir nous le dira…..

 

 

 

Pour plus d’informations concernant les mesures qui devraient être prises par l’ETAT sur le bassin versant Beuvronne

 

nous vous conseillons de contacter

 votre député

Rodrigue KOKOUENDO

(LREM)

 

 

 

 

(1) Source BRGM

Etude hydraulique

Définition technique

L'étude hydraulique étudie le transfert et le transport des écoulements d'eau dans le réseau hydrographique. Elle permet, avec l'analyse hydrologique de cerner les mécanismes de génération des crues.

 

 

 

 

 

 

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 17:19
Claye-Souilly : la commune va-t-elle céder le parking municipal « dit Mariette" a un promoteur immobilier pour l’urbaniser ?

 

 

C’est la préemption par la commune de l’ancien hôtel du commerce, voisin du parking, qui vient de mettre le feu aux poudres.

 

La préemption permet à une commune d'avoir priorité sur la vente d'un bien, qu'elle peut ensuite revendre à qui bon lui semble.

 

En effet lorsque l’on consulte le Plan Local d’Urbanisme on s’aperçoit que ce secteur fait l’objet d’un projet d’OAP orientation d’aménagement et de programmation.

 

Pour faire court une OAP donne un cadre d’élaboration et d’instruction plus souple pour obtenir les permis de construire  que le règlement du Plan Local d’Urbanisme applicable sur la commune.       

 

Un projet qui semble cousu mains pour une opération immobilière d’envergure, à savoir :

 

- Sur le parking municipal « dit Mariette » un important bloc d’immeubles serait construit.

 

- La propriété voisine appartenant au promoteur immobilier Sté Aménagement Foncier,  l’ancien hôtel du Commerce, l’ancienne menuiserie Garnier et le garage de l’avenir rue de Verdun seraient abattus et remplacés par des immeubles de plusieurs étages.

 

Pour mémoire la propriété voisine du parking  appartient au promoteur immobilier  «  Sté d’Aménagement Foncier » qui possède plusieurs hectares sur Claye-Souilly et a déjà réalisé sur cette commune un bon nombre d’opérations immobilières.

 

Nous constatons que depuis plusieurs années la commune de Claye-Souilly  vend régulièrement une partie de notre patrimoine immobilier, le dernier projet en date est la vente d’une parcelle de terrain de 2100 m2 entre le stade Clément Petit et la rue de Paris au promoteur immobilier Promogim (sous forme  de SCI Ile de France)

 Voir page 7 compte-rendu conseil municipal du 18/12/2019

http://www.claye-souilly.fr/documents/CR%2019-12-18.pdf

 

Une parcelle qui devait être vendue en 2015 a un autre promoteur immobilier « Bouygues »

Voir page 5 compte-rendu conseil municipal  du 15/12/2015

http://www.claye-souilly.fr/deliberations/upload/CR%2018-12-15.pdf

 

 

 

 

  ci-dessous

l'OAP Jaurès-Beaubourg

intégrée

dans le Plan Local d'Urbanisme de 2016

 

 

 

Claye-Souilly : la commune va-t-elle céder le parking municipal « dit Mariette" a un promoteur immobilier pour l’urbaniser ?
Claye-Souilly : la commune va-t-elle céder le parking municipal « dit Mariette" a un promoteur immobilier pour l’urbaniser ?
Claye-Souilly : la commune va-t-elle céder le parking municipal « dit Mariette" a un promoteur immobilier pour l’urbaniser ?
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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 10:08

 

 

Lors de la dernière commission CLCS Placoplatre les associations ont  demandé pourquoi Placoplatre avait implanté deux conduites, en bordure de la Dhuis, qui dirigent les eaux de ruissellement d'une partie de sa carrière vers le bois Gratuel , via le ru Botteret et la Beuvronne.

 

En effet l'arrêté d'autorisation précisait à l'article 5.2.8

"Les eaux météoriques (1) de l'extension rejoindront le système existant sans aucun déversement vers le ru de Chantereine ou la Beuvronne."

 

(1) Eau issue des précipitations atmosphériques qui n'a pas encore touché une surface. Source : JO

Après les importantes inondations de Mauperthuis, Xavier Vanderbise doit dire pourquoi une importante canalisation sous la RD 34 dirige les eaux du Bois Gratuel vers Claye-Souilly ?
Après les importantes inondations de Mauperthuis, Xavier Vanderbise doit dire pourquoi une importante canalisation sous la RD 34 dirige les eaux du Bois Gratuel vers Claye-Souilly ?

 

 

 

Suite à cette demande la police de l’eau (DDT) est venue faire des repérages de terrain sur la butte de Villevaudé, accompagnée de 4 associations de défense de l’environnement.

 

Les participants ont découvert que des travaux avaient été exécutés dans le bois Gratuel propriété de Placoplatre, sous la RD 34 propriété du Conseil Départemental et  sur un terrain appartenant à l’exploitant de décharge Terralia.

 

En effet une buse conséquente a été implantée sous la RD 34 pour acheminer les eaux de ruissellements du bois Gratuel vers le ru de l’étang puis le ru Botteret qui passe à Mauperthuis.

 

 

Après les importantes inondations de Mauperthuis, Xavier Vanderbise doit dire pourquoi une importante canalisation sous la RD 34 dirige les eaux du Bois Gratuel vers Claye-Souilly ?
Fossé bétonné sur la propriété de Placoplatre dirigeant les eaux du Bois Gratuel sous la RN34 vers le ru Botteret

Fossé bétonné sur la propriété de Placoplatre dirigeant les eaux du Bois Gratuel sous la RN34 vers le ru Botteret

Sortie de la buse passant sous la RN34 dirigeant les eaux vers le ru Botteret, sur la propriété de la décharge Terralia

Sortie de la buse passant sous la RN34 dirigeant les eaux vers le ru Botteret, sur la propriété de la décharge Terralia

La police de l’eau n’a pu nous donner aucune information sur ces travaux et nous a conseillé de nous tourner vers le conseil départemental.

 

A ce jour nous n’avons reçu aucune réponse à notre demande de la part de cette collectivité.

 

 

Les regards se tournent aujourd’hui vers Xavier Vanderbise, vice président du Conseil Départemental chargé des routes, les populations de Claye-Souilly attendent des réponses.

 

 

Pourquoi une buse si importante

a-t-elle été implantée

sous la RN 34 ?

 

 

Qu’arrivera-t-il

en cas d’importants orages ?

 

 

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 13:46
Vue sur l'ancienne Eglise et l'ancien lavoir de Souilly

Vue sur l'ancienne Eglise et l'ancien lavoir de Souilly

 

 

Bibliothèque Gallica : Archives Parlementaires de 1787à 1860  2ème série tome CXXVI du 17/61839 au 2/7/1839 (Librairie administrative Paul Dupont 1912

 

 

Sixième annexe à la séance de la chambre des députés du jeudi 27 juin 1839

 

Rapport fait au nom de la commission (1) chargée de l’examen du projet de loi tendant à réunir les communes de Claye et de Souilly (Seine et Marne), par M. Ladoucette, député de Moselle.

 

Messieurs  le Gouvernement vous propose de réunir les communes de Claye et Souilly, département de Seine et Marne, dont les territoires ne sont séparés que par un ruisseau.

Cette affaire a été instruite selon les règles prescrites par la loi du 18 juillet 1837. Le bourg de Claye , situé à sept lieues de Paris, sur la route d’Allemagne et le canal de l’Ourcq, a 1182 habitants, un territoire de 733 hectares, 18 425 F d’impôts, de revenus 2 117 F 57, des dépenses de 3 027 F.

N’étant séparé de Claye que par un intervalle de 279 mètres, Souilly a 358 habitants, 710 hectares, 10 423 F d’impôts, 308 F de revenus, 758 F de dépenses, indépendamment de celles de l’enseignement primaire et des chemins vicinaux.

Avec un ressort assez étendu, une église assez nouvellement restaurée, un instituteur,

Un garde champêtre, 40 hectares de communaux, Souilly prétend se suffire à elle-même.

Mais le juge de paix, commissaire enquêteur, déclare que « chaque jour, la presque totalité de sa population vient se confondre avec celle de Claye, soit par l’instruction des enfants, l’exercice du culte, soit pour travailler dans les fabriques, usines et divers ateliers de toute espèce, ainsi que pour l’approvisionnement des ménages. »

Et ce n’est pas seulement aux foires et marchés qu’ils recourent ; on assure qu’il y a dans Souilly ni bouchers, ni boulangers. On ajoute que ce sont généralement les ouvriers qui  résident dans ce village, que la plupart des propriétés y appartiennent à des habitants de Claye ou autres forains, et qu’aucun de Souilly, n’en possède la totalité d’un hectare. Un chemin large d’un entretien facile, en droite ligne et en plaine, joint les habitations des deux localités.

Le juge de paix constate « qu’en matière de police municipale, il existe une faiblesse intolérable dans l’administration de la commune de Souilly.

Il nous est certifié que les chemins vicinaux s’y trouvent dans un état affreux ; qu’il s’y couvre de plantations ; que quelques uns ont déjà disparu ; qu’on vient d’y construire un pont incommode et dans un style ridicule.

Le sous-préfet va plus loin : « L’Administration municipale est impossible à Souilly ; l’autorité provisoire qui administre la commune est loin de donner toute garantie et ne peut être remplacée. Les deux communes sont réunis pour le culte ; l’instruction primaire donnée à Souilly est tellement incomplète, tellement irrégulière, qu’il serait peut-être à désirer pour la commune qu’elle fut obligée d’aller la chercher plus loin. »

Le conseil de l’arrondissement de Meaux partage les opinions du sous-préfet, qui sont aussi celles du préfet de Seine et Marne.

Le conseil général, dans sa séance du 22 août 1838, a réclamé la réunion des deux communes.

Le ministre de l’intérieur a exposé que « dans la situation actuelle, ces deux communes présentent, dans leurs ressources un déficit fort considérable, qui fait pour tous les habitants des charges onéreuses et toujours croissantes ;

« Que la réunion, en simplifiant l’administration diminuerait les charges communales seraient moins pesantes si elles portaient sur un plus grand nombre de personnes.

« …Que le très petit nombre d’hommes qui à Souilly, ont reçu les bienfaits de l’instruction primaire, le genre de travail de cette population, tout s’oppose à ce qu’on puisse y former une municipalité convenable, et que c’est une cause qui compromet à chaque instant le bon ordre et la tranquillité ;

« …Que la réunion serait aussi convenable aux besoins de l’Administration que conforme aux véritables intérêts des habitants. »

D’après ces diverses considérations, nous vous proposons d’homologuer le projet du Gouvernement, qui conserve à la section de Souilly tous les communaux et droits d’usage.

Art 1er Les communes de Claye et de Souilly, canton de Claye, arrondissement de Meaux, département de Seine et Marne, sont réunis en une seule, dont le chef-lieu est fixé à Claye et qui prendra le nom de Claye-Souilly.

Ces communes, continueront de jouir séparément, comme section de communes, des droits d’usage ou autres qui pourraient leur appartenir, sans pouvoir se dispenser de contribuer en commun aux charges municipales.

Art 2 Les autres conditions de la réunion prononcée seront, s’il y a lieu, ultérieurement déterminée par une ordonnance du roi.

(l’ensemble du projet est adopté le 29 juin 1839)

 

 

(1)    Cette commission était composée de M. Tournouer, Merlin, le baron Ladoucette, le général baron Doguereau, Armand (Pas de Calais), Jouvet, Raguet-Lépine, Paganel, Vuitry.

 

 

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 17:47

 

 

 

      "Tant qu'un homme pourra mourir de faim à la porte d'un palais où tout regorge, il n'y aura rien de stable dans les institutions humaines."

 

Eugène Varlin 1871

 

 

 

 

 

Biographie d'Eugène Varlin, un enfant de Claye-Souilly

 

 

 

Paru sur le blog Claye-Souilly Découverte :

 

 

Eugène VARLIN 1839-1871

militant socialiste, martyr de la Commune

 

 

« CE MORT-LA EST TOUT AUX OUVRIERS »
(Lissagaray)

 

 

         Il est né le 5 Octobre  1839 dans cette rue qui se dénommait  rue Berthe (hameau de Voisins) d’une famille de petits paysans, son père Aimé Alexandre Varlin est vigneron, sa mère Héloïse Duru femme au foyer.

 

Les Varlin sont originaires de Claye  depuis des générations. Son ancêtre Jean Adrien Varlin y installe la première  municipalité républicaine à  Claye en 1792. Son grand père Antoine Duru, garde champêtre, républicain très jeune, est écarté du conseil municipal de Claye-Souilly en 1851  pour ses opinions républicaines.

 

            C’est chez ce grand-père, veuf depuis 1820 que vit la famille, au hameau de Voisins, qui compte en majorité des manouvriers.

 

            Au bout  de la rue Berthe, on trouve, la propriété d’Amable Japuis, l’un des dirigeants de la fabrique de toiles peintes du même nom qui emploie dans son établissement des enfants dès l’âge de 7 ans et jusqu’à 12 heures par jour.

 

            A cette époque l’école est payante, dans ce quartier très pauvre, peu d’enfants la fréquente, chez les Varlin on vit modestement mais pas dans la misère comme certains voisins, Eugène ira à l’école jusqu’à 13 ans, à cet âge son père l’encourage à quitter Claye-Souilly pour Paris où il part en apprentissage de relieur chez son oncle Hippolyte Duru, qu’il quitte en 1854.

 

A partir de cette date il travaille chez différents employeurs, devient un bon ouvrier recherché pour la qualité de son travail.

Pour parfaire son instruction, il dévore tous les livres qui lui tombent entre les mains, il suit des cours du soir de français, géométrie et comptabilité, il étudie le droit, le latin, il se perfectionne dans le chant,  la musique.

 

Il n’apprend, pas pour lui-même,  mais pour aider la classe ouvrière à sortir de la misère, à s’émanciper.

 

La période est difficile, depuis le coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, les républicains, les  ouvriers socialistes sont emprisonnés, déportés ou surveillés par la police.

 

En mai 1864, l’Empire accorde aux ouvriers le droit de grève sans risquer la prison. En 1866 il crée une coopérative «  La Société Civile d’Epargne et de crédit des ouvriers relieurs », cette même année au congrès de l’Association Internationale des Travailleurs A.I.T. à Genève, il se prononce pour le travail des femmes : « à travail égal, salaire égal ».

 

Il encourage les ouvriers à s’instruire.

 

En 1867 il fonde la coopérative de consommation « La Ménagère », association de consommateurs, puis en 1868 un restaurant coopératif « La Marmite ». Il  crée la « Caisse du sou » pour aider les ouvriers grévistes, pour les familles des camarades en prison. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il s’engage dans la garde nationale, devient chef du 193e bataillon puis membre de la Commune de Paris (18 mars au 28 mai 1871), Varlin devient un des grands organisateurs  de la commune. Le 26 mai il s’oppose, sans succès, à la fusillade des 48  otages de la rue Haxo. Il se bat jusqu’au dernier jour sur les barricades de Belleville. Il aurait pu fuir, mais il choisit en connaissance de cause de rester. Il est reconnu le 28  mai 1871 ,  subit un court interrogatoire et est fusillé rue des Rosiers.. Jusqu’au bout les Varlin restèrent solidaires, quelques jours après le décès d’Eugène Varlin (le 28 mai 1871), son cousin Auguste  Aimé Varlin eut un fils qu’il prénomma Eugène (né le 21 juin 1871) et ironie du sort ce même Eugène, bien qu’habitant Paris, décèdera le 22 Octobre 1892 à Claye-Souilly (hameau de Voisins).

 

En 1907 son frère Hippolyte devint maire de Claye-Souilly.

 

Eugène Varlin est considéré comme l’une des figures les plus pure et authentique que le mouvement ouvrier  ait compté dans ses rangs.

 

Cent ans après sa mort, le 28 mai 1971,  André Darfeuille, maire de Claye-Souilly, entouré du conseil municipal, rend hommage  à ce grand « Communard » et dépose une gerbe devant sa maison natale, c’est cette même municipalité qui décide de donner son nom à l’école des garçons situé rue de l’Eglise et de faire frapper la médaille de la ville à l’effigie d’Eugène Varlin, effigie qui n'existe plus aujourd'hui sur la nouvelle médaille de la commune.

 

 

                    Certains le considèrent comme un anarchiste,

                             mais Paris lui a donné une rue

                               ainsi qu'un certain nombre

                                    de villes françaises.

 

 http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-un-enfant-de-claye-souilly-eugene-varlin-59092919.html

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 20:40
Claye-Souilly, liquidation judiciaire entreprise Décapeinture : les déchets situés sur le terrain de cette entreprise sont en cours d’évacuation

 

Cette société avait été mise en demeure par la préfecture après un contrôle inopiné de  l'APAVE, en date du 20/9/2016, il avait été constaté des dépassements des valeurs autorisées de rejets dans l’air  de polluants COVNM, en provenance de la cabine de peinture de l'entreprise Décapeinture.

 

Depuis elle a été mise en liquidation judiciaire le 11 juin dernier, mais il restait sur le site beaucoup de déchets que l’exploitant n’avait pas évacué.

 

Nous apprenons aujourd’hui que ces déchets sont en cours d’évacuation.

 

 

Nous remercions Gérard Péhaut, sous préfet de Meaux  et les services de la DRIEE 77, pourtant en sous-effectifs, pour le suivi rigoureux de ce dossier.

 

 

Les riverains inquiets de la zone pavillonnaire avoisinante vont pouvoir être rassurés.

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

 

http://adenca.over-blog.com/2017/02/inquietude-a-claye-souilly-suite-a-la-pollution-de-l-air-par-la-ste-decapeinture-dans-le-secteur-pavillonnaire-de-bois-fleuri.html

 

 

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 10:47

 

 

Afin d'alerter la population de Claye-Souilly sur les risques de mouvements de terrain, la préfecture a demandé à la mairie de réaliser, en 2016,  un plan communal de sauvegarde,  à notre connaissance, ce plan n'a toujours pas été réalisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait du courrier  de la préfecture du 13/6/2016, adressé à la mairie de Claye-Souilly par la préfecture :

 

 

Claye-Souilly sécurité  : pourquoi la commune n'a toujours pas réalisé son plan communal de sauvegarde  réclamé en 2016 par la préfecture ?

lien vers le courrier complethttp://www.claye-souilly.fr/documents/urbanisme/63-Informations-sols.pdf

 

 

 

Pour plus d'informations

nous vous conseillons de vous rapprocher de

Yves Albarello

maire de Claye-Souilly

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