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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 18:05
Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

Photo parue dans le Parisien 77 : Angers, le 26 octobre 2015. Béatrice Abollivier, préfète du Maine-et-Loire, a été nommée le 12 juillet 2017 préfète de Seine-et-Marne. PHOTOPQR/LE COURRIER DE L’OUEST

 

Béatrice ABOVILLIER

une préfète qui connaît bien le dossier des déchets

 

 

 

Née le 10 février 1954 à Plouescat (Finistère)

Elle est la fille d'Yves Abollivier, maître principal infirmier de la marine nationale et de Marie-Yvonne Nédélec

 

En septembre 1990, alors assistante parlementaire au Parlement européen, elle épouse Eric Raoult, qui deviendra député UMP, maire du Raincy et Ministre délégué à la ville et à l’intégration dans le gouvernement d’Alain Juppé. Le couple se séparera en 2000.

 

 

Parcours universitaire

 

- Licence et Maîtrise en droit public (Paris II)

- Licence d’Économie appliquée (Paris Dauphine)

- DEA d’Administration publique (Paris II)

- E.N.A. ( Ecole Nationale de l’Administration ), promotion "René Char" (1995)

 

 

Parcours politique

 

Membre de l’UDF, elle a été élue près de 20 ans à Paris :

- maire adjointe du 14ème arrondissement

- puis en 2001 elle est élue sur la liste du RPR Philippe Seguin à la mairie du 18ème arrondissement jusqu'en 2007.

 

 

Ses décorations

 

- Officier de la Légion d’ Honneur

- Officier de l’Ordre National du Mérite

- Chevalier du mérite agricole

 

 

Parcours professionnel

 

- Attachée au cabinet de Jacques Dominati (UDF), secrétaire d’Etat auprès du 1er Ministre chargé des rapatriés puis de la fonction publique, dans le gouvernement de Raymond Barre (1977-1979)

- Assistante parlementaire de Gérard Longuet (UDF) puis de Charles Million (UDF)  (1979-1986)

-Conseiller Technique au cabinet du ministre délégué aux collectivités locales Yves Galland (UDF) sous le gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988)

 

- Collaboratrice du groupe libéral au Parlement européen (1989-1992)

- Élève de l’ENA (1993-1995)

- Administrateur Civil de 2ème classe affecté au ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire (1995)

- Conseiller du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques  Jean-Paul Faugère puis  Jean-Marie Delarue(1995-1998)

- Chef du bureau des étrangers relevant du régime général (1998-1999)

- Administrateur Civil hors classe du ministère de l’Intérieur (2002)

- Secrétaire Général de la Croix-Rouge Française (1999-2005)

- Chargée de mission auprès de la direction de la défense et de la sécurité civiles, ministère de l’intérieur (2005-2006)

 

- Chargée de mission auprès du ministre de l’Agriculture et de la pêche Dominique Bussereau (UDF) sous le gouvernement d Dominique de Villepin (2006-2007)

 

- Préfète des Alpes de Haute-Provence (26 février 2007)

- Préfète de Dordogne (12 novembre 2008)

- Préfète de la Charente-Maritime (15 juin 2011)

- Préfète de Maine-et-Loire (30 septembre 2015) - prise de fonctions : 26 octobre 2015

- Préfète de Seine et Marne (12 juillet 2017).

Sources :

http://www.sudouest.fr/2015/10/22/charente-maritime-la-prefete-beatrice-abollivier-sur-le-depart-2162287-1391.php

http://www.maine-et-loire.gouv.fr/le-prefet-a1369.html

http://www.letelegramme.fr/finistere/plouescat/beatrice-abollivier-la-plouescataise-devenue-prefete-02-11-2015-10834368.php

http://www.lesbiographies.com/Biographie/ABOLLIVIER-

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-nouvelle-prefete-est-une-fonceuse-3736589

 

  

 

 

Le dossier des déchets 

Béatrice ABOLLIVIER

le connaît bien.

 

 

 Lorsqu’elle était préfète  de Charente Maritime, elle a autorisé, en date du 15/10/2014, l’exploitation d’un incinérateur d'ordures à Echillais malgré une opposition sans relâche des riverains,  des associations environnementales, de la Ligue de Protection des Oiseaux, du Collectif santé environnement du littoral, du Comité de la conchyliculture

 

 

En  mai 2015, elle avait fait évacuer, à 6 heures du matin par les forces de l’ordre, le site de l’incinérateur d’Echillais occupé par des opposants (1)

 

 

Son arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de l’incinérateur vient d’être annulé par le tribunal administratif de Poitiers en mars dernier. (2)

 

(1) http://www.sudouest.fr/2015/05/12/charente-maritime-les-zadistes-en-cours-d-expulsion-1918618-1336.php

(2) http://www.sudouest.fr/2017/03/23/incinerateur-d-echillais-17-l-arrete-d-exploitation-purement-et-simplement-annule-3302901-1336.php

 

 

 

 

Paru dans sud ouest :

 

 

A Echillais, 34 ans du dossier incinérateur

 

Publié le 31/10/2014 à 17h31.

La préfecture a autorisé l’exploitation du nouvel incinérateur d’Echillais. Retour en chronologie sur plus de trente ans de politique et de gestion des déchets.

 

La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) ) à exploiter le futur incinérateur. C’était la dernière étape réglementaire avant le début de construction par Vinci de l’ouvrage au centre d’une vaste polémique, et qui fait l’objet de plusieurs recours juridiques déposés par l’association Pays Rochefortais Alert’ (PRA). 

Pour davantage de visibilité dans un dossier qui n’a probablement pas fini de faire parler de lui, sudouest.fr vous propose une chronologie autour d’Echillais et des différentes étapes d’installation de l’incinérateur.

Chronologie

1990 - Une première usine d’incinération est construite en 1990 à Echillais. Sa capacité est fixée à 30000 tonnes par an.

 

Avril 2004 : La Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (DRIRE)  rappelle à l’ordre la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR) sur les taux de dioxine rejetée par l’incinérateur. A la même période, la Communauté d’agglomération de Marennes décide de ne plus confier ses déchets au site. Sans les 4 500 tonnes annuelles de Marennes (et les 3 000 de Saint-Porchaire qui choisit de se tourner vers Saintes), les collectivités locales s’inquiètent d’une augmentation des coûts.

Octobre 2004 - La CAPR est obligée par un arrêté de la DRIRE de
« mettre en oeuvre, à ses frais, un dispositif de suivi de ses rejets de dioxi
ne dans l’environnement ". Huit millions d’euros sont nécessaires pour la mise aux normes et éviter la fermeture avant le 31 décembre 2005.

2005 - Création du SIL (Syndicat intercommunal du littoral) avec la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais (CAPR), la Communauté de commune du Sud-Charente et la Communauté d’agglomération du Pays royannais. 

Novembre 2005 – L’incinérateur d’Echillais est remis en marche, après des travaux indispensables pour éviter la production de dioxine. Cette nouvelle union du SIL doit assurer 60 000 tonnes de déchets à l’incinérateur.

2007 – Le SIL lance une réflexion pour se doter d’un nouvel outil plus performant face au double constat : le manque actuel de solutions de traitement pour le territoire, et la hausse attendue des tonnages " "même en tenant compte des efforts en termes de prévention et de tri sélectif ". « Nous avons choisi la solution la plus économique et la moins polluante », déclare a posteriori le maire de Rochefort et président de l’Agglo rochefortaise Bernard Grasset en octobre 2013.

 

Septembre 2013 - L’association Pays rochefortais Alert’ est créée. Elle entend s’opposer à la création d’une future usine – " parce qu’elle est ruineuse d’un point de vue financier, mais aussi sanitaire – et veut proposer des alternatives en œuvre ailleurs en France ou à l’étranger ".

Octobre 2013 - Le Syndicat intercommunal du littoral (SIL) présente officiellement le projet. 85 000 c’est en tonnes, la quantité annoncée de déchets ménagers que devrait traiter le futur incinérateur. En plus des déchets ménagers, il traitera 12000 tonnes d’encombrants. Ses détracteurs dénoncent le coût du projet (82 millions d’euros) et ses dangers pour la santé. Le SIL le nomme Centre multifilières de valorisation des déchets (CMVD). L’entreprise française Vinci a été retenue par le SIL comme futur opérateur du site à la suite d’un appel d’offres international.

23 octobre 2013 - Une réunion avec 450 participants est organisée par l’association Pays Rochefortais Alert’ au Palais des congrès de Rochefort, pour refuser ce qu’elle nomme un « hyperincinérateur » à Échillais (paysrochefortaisalert.blogspot.fr ou pays.rochefortais.alerte@gmail.com).
Depuis cette date, le PRA organise régulièrement des manifestations, des réunions publiques ou des barrages filtrants contre le projet dans les 96 communes représentées par le SIL. Tous les samedis à Rochefort, ils se réunissent devant la statue de Pierre Loti.

Novembre 2013 - La mairie d’Echillais tient des permanences d’information pour présenter le futur projet d’usine d’incinération les 13 et 20 novembre.

 

Janvier 2014 – L’enquête publique concernant l’exploitation du futur incinérateur d’Échillais a lieu du 6 janvier au 7 février 2014. Nature Environnement 17 dénonce un manque d’informations et demande très officiellement au commissaire enquêteur « de décider la prolongation de la durée de l’enquête publique et d’organiser au plus tôt une réunion publique ». La Ligue de protection des oiseaux (LPO) fait part dans l’enquête publique de son opposition à la construction de l’incinérateur d’Échillais, en raison du risque de pollution des zones humides " par les métaux lourds ".

Février 2014 – Près de 5 000 signatures contre le projet ont été déposées à la mairie d’Échillais, à la toute fin de l’enquête publique. Les pétitions ont été transmises au commissaire enquêteur par PRA via sa présidente, Géraldine Boulard, et quelques membres.
102 médecins du Pays Rochefortais expriment aussi leur inquiétude dans un courrier auprès du commissaire-enquêteur .

Mars 2014 – La préfecture de Charente-Maritime publie sur son site Internet le rapport de l’enquête publique menée par le commissaire enquêteur Gervais Maret. 331 personnes se sont déplacées à la mairie d’Échillais, laissant 285 observations sur les registres. 196 courriers et 335 courriels ont aussi été reçus, ce qui donne au total 816 observations. Dans les conclusions de son rapport de 38 pages, M. Maret décerne un satisfecit au dossier qui " apparaît avoir été clairement étudié ". Il note que " le projet comporte des aspects positifs tels que la valorisation de la chaleur, un module de compostage, une cohérence d’ensemble dans le traitement des ordures ménagères ".PRA dépose deux recours devant le tribunal administratif.

Juin 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) s’est réuni mais il n’a pas fourni son avis sur le projet d’arrêté d’exploitation autorisant le SIL à exploiter des installations de traitement des déchets à Échillais. Selon les services de l’État, un temps est nécessaire pour réexaminer le recours à la technologie du tri mécano-biologique, la promotion de la collecte sélective des biodéchets et la révision à la baisse de la capacité d’incinération.

Juillet 2014 – Le tribunal administratif de Poitiers a tranché : il ne suspend pas le permis de construire accordé par le maire d’Échillais, en octobre 2013, au Syndicat intercommunal du littoral (SIL) pour son incinérateur. Les deux associations Pays rochefortais Alert’(PRA) et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cnid) ont été déboutées et condamnées à payer 1 000 € au SIL.

Août 2014 – La ministre de l’Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal réunit les élus du SIL à la préfecture. Le Syndicat intercommunal du Littoral regroupe désormais cinq collectivités concernées par le traitement de leurs ordures ménagères et représente 200 000 habitants, soit un tiers de la population du département.
Deux aspects du projet sont retoqués, l’abandon du tri mécano biologique (TMB) très contestée. Ensuite le dimensionnement sera revu à la baisse, le SIL prenant acte de la baisse attendue de 30 % de la réduction de la production de déchets par foyer. 
La capacité maximum du four de combustion reste de 74 400 tonnes mais seul 69 000 tonnes seront incinérés par an.

Octobre 2014 – Le Conseil départemental de l’environnement (Coderst) s’est prononcé par 13 voix pour et 6 voix contre, hier, en faveur du projet porté par le SIL. L’avis n’était que consultatif mais il est en faveur du projet de construction du nouvel incinérateur.
Le Comité régional conchylicole (CRC) de Poitou-Charentes fait part de sa " stupeur " d’apprendre que le futur incinérateur d’Échillais allait être autorisé par les pouvoirs publics, alors que " ce projet se situe en bordure immédiate du fleuve Charente, lequel alimente en eau douce et en apports nutritiques le premier centre conchylicole européen et le principal centre de captage naturel des huîtres élevées en France ".
La préfète du département Béatrice Abollivier a signé le 15 octobre l’arrêté autorisant le SIL à exploiter le futur incinérateur.
 

 

http://www.sudouest.fr/2014/10/31/a-echillais-34-ans-du-dossier-incinerateur-1721872-1336.php

 

 

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