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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 21:08

 

 

Nord-Ouest 77 :

Quand M. Le Foll

se penchera-t-il sur le problème

de l’accaparement des terres agricoles

par les exploitants de décharges ?

 

 

 

Paru sur le site accaparement des terres .org

Lutte contre la financiarisation de l'agriculture : le Sénat renforce le droit de préemption des Safer

Publié: 08 juil 2016

 

Les agriculteurs de la Confédération Paysanne de l'Indre-et-Loire ont manifesté le 7 juillet 2016 devant la Safer à Chambray-lès-Tours pour dénoncer la spéculation financière actuelle sur les terres agricoles. L'hectare peut atteindre un prix de vente de 9.000 euros (L.Perot)

France TV Info | 08 juillet 2016

Lutte contre la financiarisation de l'agriculture : le Sénat renforce le droit de préemption des Safer

Le Sénat a renforcé le droit de préemption des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) à l'occasion de l'examen du projet de loi Sapin II sur la transparence de la vie économique, afin d'empêcher la financiarisation de l'agriculture. 

Ch.L avec AFP

Dans la région Centre-Val de Loire, la financiarisation de l'agriculture est d'actualité. Le président de la FDSEA de l'Indre, Hervé Coupeau, avait ainsi annoncé en avril qu'un fonds de gestion chinois basé à Hong-Kong avait acheté depuis un an trois exploitations céréalières dans l'Indre, soit 1.700 hectares, vendus à un prix supérieur à celui du marché. Début juillet, ce sont les paysans d'Indre-et-Loire qui se sont insurgé contre la spéculation financière sur les terres agricoles et le risque d'une inflation du prix à l'hectare..

Renforcer le droit de préemption des Safer
L'Assemblée nationale avait déjà prévu un dispositif prévoyant une meilleure transparence des acquisitions foncières afin d'éviter l'accaparement et la financiarisation des terres agricoles par des sociétés d'investissement, au détriment, notamment, du renouvellement des générations en agriculture. Les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll qui le complète en répondant à la fois à l'objectif de transparence dans les acquisitions foncières et en donnant aux Safer "les moyens de lutter contre l'accaparement des terres au détriment de l'installation d'agriculteurs", a indiqué le ministre.

Cette extension du droit de préemption est limitée aux cas où il s'agit d'installer des agriculteurs, de maintenir ou de consolider des exploitations agricoles. "Toutes les cessions de terres, fermes et bâtiments agricoles sont concernées", a souligné le rapporteur Daniel Gremillet (Les Républicains). "Les cas dans lesquels les Safer ne peuvent préempter - dans le cadre familial, lors des installations ou lors des cessions consolidant des exploitations existantes - sont bien définis", a précisé Stéphane Le Foll.

http://www.farmlandgrab.org/post/view/26324-lutte-contre-la-financiarisation-de-l-agriculture-le-senat-renforce-le-droit-de-preemption-des-safer

 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:11
Paru sur Novethic : 
PESTICIDES : UN ARRÊTÉ LIMITANT L’ÉPANDAGE DEPUIS 2006 ABROGÉ PAR LE CONSEIL D’ÉTAT

 

 

PUBLIÉ LE MARDI 12 JUILLET 2016 À 12H03

Les agriculteurs peuvent à nouveau épandre des pesticides lorsque le vent est supérieur ou égal à 19 km/h. La pratique était interdite depuis 2006 par arrêté ministériel mais celui-vi a été abrogé par le Conseil d’État le 7 juillet dernier.

C’est un lobby agricole, celui de la poire et de la pomme, qui s’est engouffré dans une faille juridique. Cet arrêté aurait dû être soumis à Bruxelles pour examen. Ce qui n’a jamais été fait. L’abrogation au Conseil d’État devenait donc automatique dès lors qu’une requête lui était soumise.  

Une décision qui n’est pas anodine aux yeux de François Veillerette, le porte-parole de l’association Générations Futures : "cet arrêté était le seul outil à la disposition des riverains pour se protéger des pulvérisations agricoles. Le gouvernement doit rapidement réagir. Nous avons interpellé Stéphane Le Foll – le ministre de l’agriculture, NDLR – sur cette question". Le ministère ne s’est pour l’instant pas prononcé sur ce dossier.

Antonin Amado

 

http://www.novethic.fr/breves/details/pesticides-un-arrete-limitant-lepandage-depuis-2006-abroge-par-le-conseil-detat.html

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:46
Paru dans le Journal de l’Environnement :
Agriculture: «défaire ce qui a été fait»

Le 30 septembre 2015 par Romain Loury

 

Pesticides, mécanisation, désertification rurale, mais aussi FNSEA, Inra, FAO… sous forme d’une lettre adressée à un agriculteur retraité, le journaliste Fabrice Nicolino s’en prend dans son nouvel ouvrage [1] au «vaste merdier qu’est devenue l’agriculture». Et pense qu’il n’est pas trop tard pour s’en détourner. Entretien avec le JDLE.

 

 

JDLE: Vous estimez que l’agriculture française telle que nous la connaissons est née des deux guerres mondiales. En quoi et comment ces conflits l’ont-ils transformée?

Fabrice Nicolino: Les deux guerres mondiales ont été un accélérateur. Pas tellement la première: malgré l’arrivée de quelques tracteurs Renault, cela n’a pas dépassé le stade préindustriel. En revanche, les Etats-Unis étaient déjà très en pointe sur la mécanisation, on ne s’en rendait alors pas bien compte en France. Le vrai changement c’est la deuxième guerre mondiale, dont le pays sort exsangue. C’est alors qu’une nouvelle génération d’agronomes et de zootechniciens rencontre de jeunes agriculteurs, tous ayant en commun la volonté de dynamiter la vieille agriculture. Et ce en accord avec les autorités politiques, dont Jean Monnet, commissaire au Plan de 1945 à 1952, épaulé par Jean Fourastié, inventeur du terme «Trente Glorieuses» et qui a introduit celui de «productivité».

Cette coalition informelle reçoit en cadeau le Plan Marshall, dont l’un des objectifs pour les Etats-Unis était de reconvertir l’industrie de guerre à des fins civiles: en échange de prêts très importants, les pays bénéficiaires devaient s’équiper de produits américains. Un véritable cheval de Troie, qui a permis l’arrivée en masse des tracteurs et des pesticides. De plus, de nombreux zootechniciens, agronomes et technocrates ont fait le voyage des Etats-Unis entre 1945 et 1955, où ils ont vu, en matière de nouvelles techniques, des choses qui leur paraissaient merveilleuses. Pourtant, ce processus d’industrialisation ne va pas encore jusqu’au bout. Pour cela, il faut attendre l’arrivée de De Gaulle, en 1958, et son envie de grandeur française et de centralisation, portée par des technocrates très actifs.

JDLE: Face à cette industrialisation qui s’accélère, de quand datent les premiers doutes, les premières remises en cause ?

Fabrice Nicolino: 1962 constitue une date-clé, avec la publication aux Etats-Unis du livre de Rachel Carson, «Printemps silencieux» [paru en France en 1963, l’ouvrage révèle les ravages du DDT, insecticide alors tout-puissant, sur l’environnement, notamment les oiseaux, ndlr]. Le livre va s’attirer beaucoup de critiques, notamment d’ingénieurs de l’Inra. C’est la fin de l’époque d’innocence: l’industrie est devenue tellement puissante qu’au lieu de reconnaître qu’elle fait fausse route, elle lance des campagnes de désinformation. On entre alors dans une période de mystification, qui dure toujours.

Outre la dégradation généralisée de l’environnement, cette agriculture va remplacer le monde «arriéré» des campagnes par des machines. Le tout au nom de l’idéologie du progrès: la disparition des paysans était perçue comme positive, c’était l’arriération qui disparaissait. Avec l’arrivée de De Gaulle, on a donc vidé les campagnes de leurs paysans pour remplir les banlieues, engendrant par la suite un chômage de masse qui n’a jamais disparu. Alors que le nombre d’agriculteurs est passé de 10 millions en 1945 à 450.000 de nos jours [2], on a rempli les banlieues d’ouvriers qui n’ont plus de boulot. C’est un mouvement qui a complètement changé la face de la France.

JDLE: Parmi les promoteurs de ce mouvement, vous citez la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)…

Fabrice Nicolino: C’est un syndicat que je trouve détestable, il est incroyable de penser qu’il agisse de manière à ce que les personnes qu’ils représentent disparaissent à la vitesse du feu. Tous les ministres de l’agriculture, aussi bien de gauche comme de droite, ont cogéré les dossiers avec la FNSEA, l’agriculture actuelle est donc aussi son bilan. Son actuel président, Xavier Beulin, est le PDG d’une holding céréalière [le groupe Avril, ex-Sofiprotéol] qui pèse 7,5 milliards d’euros par an: il pousse le plus qu’il peut l’industrialisation agricole.

Citons aussi Luc Guyau, président de la FNSEA [de 1992 à 2001], qui est devenu en 2009 président du conseil de la FAO [l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture], grâce à ses liens étroits avec Nicolas Sarkozy. Ces gens font carrière, ce sont des bureaucrates qui ne défendent pas leur profession, qui ont décidé que l’agriculture devait aller jusqu’à la ferme des 1.000 vaches. Il n’y a pas de limite à cette folie, il faut aller toujours plus loin. On ne peut plus parler de paysans lorsqu’on évoque ces gens-là: pour ma part je soutiens les paysans, mais d’aucune manière ceux qu’on appelle les «exploitants agricoles».

JDLE: Autre motif de cette marche forcée, la domination des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts (Igref), remplacés par les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (Ipef) en 2009. Vous les accusez d’avoir ruiné le paysage rural, sous couvert de productivité, au détriment de l’environnement.

Fabrice Nicolino: Dans le domaine agricole, ces personnes tiennent toutes les Draaf [directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt], les structures publiques et parapubliques. Ils font montre d’une arrogance technique extravagante, et sont dans l’impunité la plus totale: au nom de la productivité, ils ont détruit des centaines de milliers de kilomètres de haies, ont recalibré des ruisseaux, des petites rivières. D’un point de vue écologique, ce remembrement des terres agricoles a été une immense folie.

Jean-Claude Le Feuvre, un grand connaisseur français des problèmes d’eau [professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)], m’a raconté un jour qu’il avait procédé en 1970 à des prélèvements dans le bassin de la Vilaine. Il y avait trouvé un peu de nitrates, et avait alerté la direction régionale de l’agriculture de Bretagne, leur disant qu’on allait vers la catastrophe, que le problème allait grossir. Tous ont éclaté de rire, en lui disant que les ingénieurs s’en occuperaient, qu’il n’y avait pas à s’en faire. Désormais, la question des nitrates nécessite des milliards d’euros en matière de restauration des milieux aquatiques.

JDLE: Dans votre livre, vous affirmez que «ce qui a été fait peut être défait», et qu’«il n’est pas interdit d’imaginer une France de 2050 qui compterait un, deux ou trois millions de paysans en plus de ceux qui croupissent dans les hangars industriels ou les fermes concentrationnaires pour animaux-esclaves». La France urbaine a-t-elle vraiment envie de revenir travailler la terre?

Fabrice Nicolino: Il ne s’agit pas de recréer la campagne d’antan. C’était un monde difficile, pas idyllique. Mais les gens des campagnes n’ont aucune raison de se priver d’internet, ils pourraient être mieux reliés à la ville. On peut tout à fait imaginer que les villages et les petites villes revivent, plutôt que de voir des villages sinistrés, vidés de leurs habitants. Pour cela, il faudrait signer un pacte avec les paysans, susceptible d’entraîner les gens, de les accompagner. Des millions de Français souhaitent manger mieux: ce pacte devrait assurer aux paysans, en échange de produits de qualité, des débouchés, de la considération. Selon moi, il faut un plan de sortie de l’agriculture industrielle, au même titre qu’un plan de sortie du nucléaire, sur 20, 30 ou 40 ans. Il n’y a pas d’obstacles techniques à cela, et plein de gens feraient le saut. Il y a une urgence écologique et démocratique à se bouger.

JDLE: Si l’agriculture industrielle fait l’objet d’un tel consensus gauche-droite, d’où peut venir un tel mouvement?

Fabrice Nicolino: Il faut que ce soit la société qui se bouge. Je rêve que naisse en France un mouvement de défense des consommateurs qui se battrait sur le domaine de la santé et de l’écologie, au besoin en organisant des boycotts. Si on attend un mouvement politique, on est sûr qu’il ne se passera rien.

[1] «Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture», aux éditions « Les Echappés»

[2] Selon le ministère de l’agriculture, «il y a en France 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles», d’après un recensement effectué en 2010. «Un peu plus d’1 million de personnes participent régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises, DOM inclus. Entre 2000 et 2010, les exploitations se sont agrandies et leur nombre a diminué de 26%. Le nombre d’exploitants a diminué de 21%», ajoute le ministère.

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-defaire-ce-qui-a-ete-fait,62430?xtor=EPR-9

 

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 12:03

 

Comment l’ETAT a-t-il pu autoriser l’implantation de décharges au nord-ouest 77 sur les espaces agricoles considérés comme les meilleurs sols du monde alors que nous avons besoin de ces terres pour nous nourrir et nourrir les générations futures ?

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

AGRICULTURE AUTOUR DE MEAUX AVANT 1789

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

Extrait article de G. Leroy

LE SOL ET LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

……

VII « Le sol qui avoisine Meaux, dit Young, doit être mis au rang des meilleurs sols du monde ; il ressemble à une poudre impalpable, qui a très-peu de marques de sable, lors même que l’œil croit voisine surface sablonneuse. Il est d’une admirable contexture et très fiable »

Les terres labourables occupaient tout le pays plat : les vignes se rencontraient sur les collines bordant la Marne et ses affluents. Les terres avaient la plus grande valeur de temps immémorial surtout dans les paroisses comprises aujourd’hui dans les cantons de Dammartin, Meaux, Lagny. Les laboureurs, d’une expérience consommée, pour le temps, apportaient le plus grand soin à leurs cultures ; mais Young leur reprochait le système de jachères dont nous avons parlé, et qui n’a disparu qu’en ces dernières années. D’excellents blés froments, des avoines et des menus s’y récoltaient de tous côtés ; le seigle n’ s’y trouvait qu’à l’état d’exception.

Dans trente paroisse environ, au milieu des terres de froment, se trouvaient des vignes, dont la récolte était évaluée à 36 000 muids de vin, vendu communément 25 à 30 livres le muids. Les fruits récoltés sur les coteaux des vallées de la Marne et du Morin et principalement autour de Lagny, alimentaient les marchés de la capitale, où ils faisaient l’objet d’un commerce important. Les pairies naturelles des mêmes cours d’eau nourrissaient les vaches dont le lait était employé pour la fabrication de ces excellents fromages de Brie, à la réputation universelle et justement méritée. Le foin récolté à Chelles se trouvait en faveur de Paris.

La mesure agraire, usitée dans l’élection de Meaux, était, sauf bien entendu quelques exceptions, la perche de 22 pieds carrés, arpent de France.

A la fin du XVIII e siècle, les grandes exploitations se louaient sur le taux de 40 livres l’arpent. Les terrains morcelés dépassaient ce chiffre ; il n’était pas rare d’en trouver qui se louent 50 et même 60 livres. Il paraît même qu’il y en a eu à 100 livres, ce qui était à l’époque le plus haut fermage des terres labourables en France. L’arpent de terre affermé 40 livres se vendait de 15 à 1600 livres. Quant au produit, le blé, dans les premières terres, donnait 10 setiers ; il y avait des exemples de quinze. Des expériences faites sur la ferme de Puisieux, près Meaux, produisirent 22 setiers 2/5 par arpent. La récolte ordinaire était de 7 setiers, déduction faite des dîmes. Young auquel nous empruntons ces détails, sans toutefois en certifier la vérité d’une manière absolue, ajoute que ce produit était au dessous de ce qu’auraient dû rendre les plaines de la Brie, les plus belles de l’Europe, si l’on en excepte la Lombardie. » Le grain de printemps, dit-il, est bien misérable en comparaison du sol. »

A Dammartin en 1789, l’arpent qui était de 100 perches à 22 pieds, valait 1000 livres et se louait 32 livres. Le blé ne rendait que 7 setiers malgré la fertilité de la terre, les engrais et les jachères. Il est vrai que les habitants annonçaient une production supérieure, dont l’exactitude semble exciter les doutes de Young.

Le passé de la culture dans Seine et Marne, comme d’ailleurs dans la France entière, est en général peu satisfaisant. Ce n’était pas sans motif, que le célèbre agriculteur anglais, que nous avons suivi dans ses pérégrinations sur nos territoires s’exclamait devant les modestes productions d’un sol d’une qualité exceptionnelle. Mais le reproche doit-il en être adressé aux cultivateurs de l’ancien régime ? Nous ne le pensons pas : il y aurait même injustice à les rendre responsables d’un état de choses qui ne leur était pas entièrement personnel. Si les explications que nous avons données, dans le cours de cette notice sur les entraves de l’art agricole avant la régénération de 1789, ne suffisaient pas à les justifier, nous invoquerions, pour cette justification entière et incontestable, le progrès qui a suivi le complet affranchissement de la propriété foncière, et notamment celui qui s’opère de nos jours à la faveur de libéraux encouragements.

Notre pays essentiellement agricole et placé dans une position des plus favorables, sait profiter des avantages qui lui ont été si largement dispensés. Déjà, il rivalise avec ces fertiles provinces de la Flandre et de l’Angleterre, que Young lui présentait comme des modèles à suivre. La réputation de la Brie se maintient et s’accroît. Après avoir donné satisfaction au présent, nos agriculteurs, marchant résolument et sagement dans la voie du progrès, assurent encore de meilleurs résultats pour l’avenir.

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-agriculture-autour-de-meaux-avant-1789-61917484.html

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 08:35
Paru sur le site Actu environnement :
Gissol : une plate-forme web pour accéder à toutes les informations sur les sols français

Sites et sols pollues | Aujourd'hui à 14h28 | Déborah Paquet

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L'Institut national de la recherche agronomique a annoncé le 8 juillet la mise en ligne d'un site internet dédié aux sols français, www.gissol.fr. Il est administré par le Gis Sol, groupement d'intérêt scientifique en charge du système d'information sur les sols de France. Le site vise à sensibiliser le public à la préservation des sols et à leur gestion durable. Le sol est en effet au cœur des enjeux de sécurité alimentaire, de préservation de la biodiversité et de lutte contre lechangement climatique.

Le site se divise en cinq thèmes. Il traite de la diversité et des propriétés des sols en France, de leur dégradation (érosion et pollution), de leur lien avec le climat (notamment ses émissions de gaz à effet de serre) ; et aussi des sols comme supports de l'exploitation forestière et agricole, et des sols dans le cycle de l'eau.

La plate-forme compile des publications scientifiques, des cartes et notices pédologiques, des rapports et guides ainsi que des fiches pratiques. Elle centralise également l'accès à des outils tel que Indiquasol, qui permet de visualiser les indicateurs de qualité des sols.

Déborah Paquet, journaliste
 

 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/gissol-web-informations-sols-francais-24945.php4

 

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:36

 

Paru sur le site Eau et Rivières :

 

Actu semaine 23ter/2015


Comment affaiblir les contrôles environnementaux en agriculture ?
Le stupéfiant rapport de la mission MASSAT

 

La mission MASSAT du nom de la députée de l'Ariège nommée par le Premier Ministre, a rendu aujourd'hui son rapport très attendu sur les contrôles en agriculture. Un rapport très partial qui propose d'affaiblir les contrôles, notamment environnementaux, dans le domaine agricole alors que ceux si sont déjà peu nombreux. Ce n'est pas une surprise, vu la composition très orientée de la mission : la députée était appuyée par le président de la chambre d'agriculture d'Alsace et par la Directrice Départementale de l'Agriculture du Loiret ! Aucun représentant des corps de contrôle, aucun membre du ministère de la justice, pas plus que d'organisations de protection de l'environnement ! On se demande d'ailleurs pourquoi, ce ne sont pas les inspections générales de l'environnement et de l'agriculture qui ont été saisies de cette mission. Sans doute avait-on peur de leurs conclusions !

Les recommandations de la mission s'ouvrent d'ailleurs sur une demande particulièrement iconoclaste : « La mission recommande qu'aucun constat de non conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n'auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ». Ah bon ? Le citoyen lambda se voit appliquer le fameux « Nul n'est censé ignorer la loi » mais l'exploitant agricole, professionnel qui plus est, et qui dispose dans chaque département d'un établissement public appelé chambre d'agriculture pour l'informer, échapperait à ce principe ! Et comment les inspecteurs de l'environnement pourront savoir si la situation d'infraction qu'ils constatent a fait l'objet ou pas d'une information de l'auteur concerné ?

Parmi les propositions de la mission, on relèvera la demande d'établir dans chaque département, un inventaire des cours d'eau. Charge lourde qui va mobiliser l'énergie des services, au moins pendant ce temps il n'y aura plus de contrôles… Et seuls les travaux sur cours d'eau inventoriés pourront être verbalisés, pour les autres, la mission recommande de ne délivrer que des avertissements !

D'ailleurs, probablement par ce que les sanctions sont trop nombreuses et trop sévères, la mission recommande que les organisations agricoles « recueille les cas où les barèmes de sanctions actuels paraissent excessifs » . Nul doute que pour la Coordination Rurale et la FNSEA, de tels cas seront nombreux !

La profession agricole serait d'ailleurs la seule concernée par les contrôles environnementaux, la mission lui réservant les réunions de concertation qui auront lieu avec les préfets dans chaque département. L'absence de tous les autres acteurs, au premier rang desquels les associations environnementales, permettra sans doute de renouveler l'exemple de la Vendée, département dans lequel le Préfet et la FDSEA ont cosigné une « charte » dans laquelle le Préfet s'engageait à informer la FDSEA des dates et lieux des campagnes de contrôles … !

Enfin, parfaite illustration de la vraie-fausse naïveté des auteurs du rapport, la mission recommande « de condamner unanimement et sans réserve les comportements de violence à l'égard des contrôleurs à la fois par les représentants de l'Etat, par les élus, et par l'ensemble des représentants agricoles » . Seul hic : comment faire quand ce sont des responsables agricoles qui attisent la haine à l'égard des contrôleurs (voir propos du Président de la Chambre d'Agriculture du Lot et Garonne) ou sont eux-mêmes condamnés pour obstacle au contrôle par les tribunaux (cas du secrétaire général de la FDSEA du Maine et Loire).


Les constats et propositions de ce rapport apparaissent singulièrement décalés avec l'évaluation des polices de l'environnement menée l'an dernier par une mission interministérielle (voir actu semaine 09). Celle-ci indiquait « Il convient par conséquent de ne pas affaiblir la police de l'environnement, par une application (via l’instrument de la police) timide, voire timorée, parce que cherchant à ménager les contrevenants ou à minorer les effets de leurs protestations". D'ailleurs, la récente la circulaire de la ministre de la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, regrettait la « diminution régulière du nombre de condamnations pénales des infractions environnementales. » Rappelant les enjeux communautaire et la demande sociale, la Garde des Sceaux indiquait : « ce contexte doit à l'évidence conduire les autorités judiciaires à davantage de vigilance dans la répression des atteintes à l'environnement, tout particulièrement dans le champ des contentieux communautaires (pollution des eaux d'origine agricole, traitement des eaux résiduaires urbaines, protection des espaces naturels, délits …).


Trop occupée à entendre les organisations agricoles, la mission MASSAT n'a pas dû avoir le temps de lire ces documents !

 

Télécharger le rapport MASSAT

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/1019

 

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