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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 13:40

 

 

 

 

Le maire de Claye-Souilly, Yves Albarello, semble avoir de nombreux projets pour le site pollué de l’industriel Wabco.

 

Les associations environnementales seront très attentives aux conditions de dépollution et aux implantations qui pourraient y être réalisées ensuite.

 

Trop d’écoles ou de crèches ont été implantées en France sur des sites pollués, pouvant mettre en danger la santé des enfants, une situation inacceptable qu’il ne faut plus renouveler.

 

 

Extrait du site Basol, Wabco Claye-Souilly, les prescriptions de le préfecture :

 

« En 2017, dans le cadre de la cessation d'activité des installations classées soumises à déclaration, il a été demandé à l'exploitant :
- en application de l’article R.512-66-1 du code de l'environnement, de remettre le site dans un état tel qu’il ne puisse porter atteinte aux intérêts mentionnés à l’article L.511-1 et qu’il permette un usage futur comparable à celui de la dernière période d’exploitation (industriel). En cas de changement d'usage, il lui appartiendra de s' assurer de la compatibilité de l'état du site avec l'usage projeté ;
- de présenter en conséquence des mesures de gestion adaptées en recherchant les possibilités de traitement des sources de pollution.
 » (1)

 

 

(1) http://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=77.0152

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2017/10/claye-souilly-projet-d-implantation-d-une-creche-sur-le-site-pollue-wabco-yves-albarello-doit-s-expliquer.html

 

 

 

 

Paru sur le site Top Santé :

Des crèches et écoles construites sur des sols pollués 

PAR CONSTANCE MARIA  

L'ONG Robin des bois a dévoilé la liste des établissements à Paris et en Ile-de-France construits sur des sols pollués. L'association réclame une meilleure information du public

Plomb, mercure, benzène, solvants chlorés... L'ONG Robin des bois a rendu publics les diagnostics d'une campagne nationale datant de 2012 qui démontre la présence de ces substances toxiques dans les sols sur lesquels sont construits des crèches et établissements scolaires à Paris et en Ile-de-France.

Sur 40 crèches diagnostiquées à Paris par le Bureau de recherches géologiques et minières, les sols de 30 établissements posent problème, comme le rapporte Le Monde. 21 d'entre eux sont classés en catégorie B, ce qui signifie que "les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions". Les 9 autres appartiennent à la catégorie C et "la présence de pollutions nécessite la mise en oeuvre de mesures techniques de gestion, voire de mesures sanitaires".

"UNE DIFFUSION CONFIDENTIELLE DES RÉSULTATS"

La capitale n'est pas la seule à être confrontée à ce problème. 171 crèches, écoles, collèges et lycées dans toute l'Ile-de-France ont été étudiés. Résultat, 71 d'entre eux posent problème. Ces diagnostics datent de 2012-2013. Le ministère de la Transition écologique avait lancé une campagne afin d'identifier les "établissements sensibles" construits sur ou à proximité d'anciens sites industriels.

L'association Robin des bois déplore "une diffusion de ces diagnostics beaucoup trop confidentielle". Après les avoir obtenus auprès de la Commission d'accès aux documents administratifs, elle les a publié le 16 novembre sur son site. L'ONG souhaite que les parents d'élèves, enseignants et enfants en âge de comprendre soient mieux informés.

La mairie de Paris, contactée par Le Monde, affirme que "les situations sont sous contrôle" et ajoute : "les expertises que nous avons menées avec l'Agence régionale de santé ont montré qu'il n'y avait aucun danger pour la santé des enfants ou des personnels".

https://www.topsante.com/medecine/environnement-et-sante/pollution/des-creches-et-ecoles-construites-sur-des-sols-pollues-622439

 

 

 

 

 

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 09:58
L'automne une saison pour aller découvrir la forêt régionale de Montgé en Goële
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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 17:36

 

 

C’est en 1973 que Barbara acquière cette ancienne ferme située au coin d’une rue du village de Précy-sur-Marne, ce serait sur le conseil de Jean-Claude Brialy, ami de longue date, qui avait acquis en 1959 un  château dans le village proche de Monthyon.

 

En effet dans les années 70 le secteur était prisé par les artistes et journalistes.

Léon Zitrone y avait une propriété de l’autre côté de la Marne à Jablines.

 

Précy sur Marne c’était le calme en semaine et un peu d’animation le week-end, les bords de Marne et du canal de l’Ourcq attiraient la population modeste de Paris et l’est parisien qui venait se détendre en famille : pêcher, se baigner, se promener…

 

 Les résidences secondaires, la guinguette, les petits cafés où les anciens venaient jouer à la belote, les bals sous la tente où des virtuoses de l’accordéon Emile Prud’homme… se produisaient c’était cela Précy sur Marne.

 

Dans les années 90  la situation s’est fortement dégradée avec l’implantation de carrières en bord de Marne remblayées par des ordures.

 

Les « parisiens » ont déserté la commune, les cafés ont disparu, les bals sous la tente aussi.

Le chanteur Yves Duteil, maire pendant 25 ans, a  abandonné la gestion de la commune en 2014,  Précy sur Marne est devenu une ville dortoir où il fait moins bon vivre.

 

C’est un cas parmi tant d’autres de ces jolis villages ruraux,  du nord-ouest 77, détruits par l’apport des ordures des autres.

 

 

 

 

 

Extrait de l’article paru sur le site de François Faurant :

 

 

Précy sur Marne en Seine et Marne

2 rue de Verdun

 

Nord-ouest 77 : Précy sur Marne, le havre de paix choisi par Barbara en 1973

 

Fin 1972 des amis de Barbara découvrent une maison à vendre à Précy sur Marne, à 30 kilomètres à l'est de Paris. Le propriétaire, un décorateur désire s'en séparer. Aussitôt, ils pensent que cette bâtisse lui plairait.

Barbara la visite, elle tombe sous le charme. Elle raconte cette visite à son impressario Charley Marouani. Elle part en bientôt tournée, il lui répond qu'elle n'a pas les fonds nécessaires. A son retour de tournée Charley lui demande : Mais tu
ne veux pas les clés ? 

Le clocher de l'église veille sur Précy sur Marne un petit village de 400 habitants. Ce petit village tranquille blotti entre la Marne avec ses guinguettes et le canal de l'Ourcq respire le calme.

A l'angle de la grand rue et de la rue de Verdun se dresse un ensemble de quatre corps de bâtiments. Dans cette ancien
ne ferme Barbara va s'installer au début de 1973 avec son piano, son rocking chair, ses affiches de Fragson et de la Loïe Fuller...

 

Les murs des bâtiments couverts de glycines enserrent un jardin. Un porche fermé d'une lourde porte de bois donnant sur la rue de Verdun isole ce jardin. Sur les trottoirs poussent des roses trémières.

Les volets donnant sur les deux rues resteront obstinément fermés. Les pièces toutes tournées vers le jardin intérieur profitent du calme de ce carré de nature. Les ouvertures du salon couleur or, au rez-de-chaussée donnent sur ce havre de paix. Dans cette enfilade de pièces trônent plusieurs majestueuses cheminées de pierres. A coté se trouve la cuisine

 

En étage d'une autre aile Barbara installe sa chambre. C'est une pièce sombre. Dans la pièce jouxtant la chambre se trouvent un rocking chair, un piano, son premier piano. Là elle écrit, réfléchit. Dans chaque pièce une lampe rouge éclairée sert de veilleuse. En ce cadre elle vit. Elle passe ses nuits d'insomnies à écrire, composer, tricoter, écouter la radio, regarder la télévision aussi……

 

 

 

http://francois.faurant.free.fr/lieux/barbara_precy.html

 

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 14:21

 

 

 

Paru sur le site Robin des Bois :

 

VOTRE ÉCOLE EST-ELLE TOXIQUE (SUITE)

16 nov. 2017

 

 

– Meaux (77). Lycée Jean Vilar. ETS n°0772229E. 83 avenue du président Salvador Allende.
Les bâtiments ont été construits à la fin des années 1980 sur d’anciens terrains essentiellement agricoles et le lycée a été inauguré en 1990. Cependant, entre 1936 et 1987 au maximum, des gazomètres d’u
ne usine à gaz étaient présents en bordure nord-est et partiellement dans l’emprise du lycée (voir fiche BASOL). [Note de Robin des Bois : l’usine a été victime d’une grave explosion en 1910].

 

 

Meaux : Le Lycée Jean Vilar construit sur un site pollué !

 

 

 

 

 

Pendant cette même période, une activité connexe non identifiée était également située au centre de l’emprise du lycée. La parcelle voisine du lycée a accueilli l’essentiel des installations de l’usine à gaz dont l’exploitation a commencé en 1815. Entre 1932 et 1960 au moins, l’usine stockait le gaz dans deux gazomètres situés en partie nord et sud du site. L’emprise de l’usine à gaz a été par la suite « gelée » par de nouvelles activités EDF-GDF et ERDF.


Risques : inhalation de l’air et ingestion de terres par les enfants des logements de fonction.
Des polluants [non révélés] ont été quantifiés dans l’air sous la dalle des bâtiments, dans l’air du vide sanitaire et dans l’air du sol à des niveaux de concentration susceptibles de poser des problèmes sanitaires s’ils étaient respirés directement. Cependant, les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les élèves, les enseignants et les auxiliaires de scolarité.


Les teneurs de certains composés [non révélés] dans les sols sont supérieures à celles de l’environnement local. Selon un calcul basé sur la concentration maximale retrouvée et compte tenu du temps d’exposition et de l’ingestion de terres par les enfants des logements de fonction dans le cadre de la pratique du porté main-bouche, leur présence ne poserait pas de problèmes sanitaires.

 


Classé B. Ventilation du vide sanitaire et dalles à entretenir.
Des modalités de gestion de l’information doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si les aménagements ou les usages des lieux venaient à être modifiés.

 

[Note de Robin des Bois : les piézomètres révèlent une présence de cyanures et d’ammonium dans les eaux souterraines au droit et autour de l’ancienne usine à gaz. Il ne semble pas que l’eau du robinet dans le lycée ait fait l’objet d’analyses approfondies].

 

 

 

→ Jean Vilar – Diagnostic / première phase (pdf)
→ Jean Vilar – Diagnostic / deuxième phase (pdf)

 

http://www.robindesbois.org/votre-ecole-est-elle-toxique-suite/

 

 

 

Pour tous renseignements complémentaires

nous vous conseillons de contacter

Jean François Copé

Maire de Meaux

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 17:00
Paru sur France Info :
Qu'a fait votre ancien député de sa permanence parlementaire ? Vérifiez-le avec notre moteur de recherche

Franceinfo a enquêté sur les permanences parlementaires de 250 anciens députés, pour savoir s'ils en étaient locataires ou propriétaires et, le cas échéant, s'ils avaient "pioché" dans l'enveloppe de leur indemnité représentative de frais de mandat pour cet investissement.

Qu'est devenue la permanence parlementaire de votre ancien député ? Alors que Jean-Jacques Urvoas fait l'objet d'une plainte pour "détournement de bien public" après l'achat de son bureau avec son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), franceinfo a interrogé un grand nombre d'anciens députés, qui ont quitté l'Assemblée nationale ce printemps, pour savoir s'ils avaient fait de même. Une pratique courante, mais interdite depuis 2015.

Cette enquête, dont vous trouverez les principaux enseignements dans cet article, n'est pas exhaustive. Pour des raisons pratiques, nous nous sommes concentrés sur les 250 élus sortants en 2017 qui avaient effectué au moins deux mandats. Sur cet échantillon, une centaine n'ont pas répondu à nos sollicitations.

>> ENQUETE FRANCEINFO. Les bonnes affaires d'anciens députés qui ont acheté leur permanence avec des fonds publics

Notre travail repose principalement sur les entretiens réalisés avec ceux qui ont bien voulu répondre et sur la sincérité de leurs propos, qui a parfois fait défaut. Pour une cinquantaine d'entre eux, nous avons en outre procédé à des vérifications auprès du Service de la publicité foncière (SPF). Une méthode précise mais pas infaillible : le député a pu acheter ce bien sous le nom d'un proche, ou via une société civile immobilière. Au total, 32 parlementaires sur les 150 interrogés ont reconnu avoir été propriétaires de leur permanence grâce à leur indemnité de frais de mandat. En revanche, 18 propriétaires ont pour leur part refusé de répondre à cette question de l'utilisation de l'IRFM.

>> Qu'a fait votre ancien député de sa permanence ? Etait-il propriétaire ou locataire ? Pour le savoir, il vous suffit de choisir un département et/ou de rechercher votre député en tapant son prénom puis son nom. Si vous ne trouvez pas votre ex-parlementaire dans cette liste, c'est qu'il n'a siégé que cinq ans au Palais-Bourbon.

        
       
Qu'a fait votre ancien député de sa permanence

Nom

Prénom

Départe

ment

Année

d'élection

Groupe

Proprié

taire

IRFM

Explications

ALBARELLO

YVES

SEINE-ET

-MARNE

2007

LR

?

?

N'a pas donné

suite.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/moralisation-de-la-vie-politique/permanences-parlementaires/qu-a-fait-votre-ancien-depute-de-sa-permanence-parlementaire-verifiez-le-avec-notre-moteur-de-recherche_2479499.html

 

 

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 14:39

 

 

OBSERVATOIRE REGIONAL DE SANTE D’IDF

 

Questions de santé avril 2017

http://www.ors-idf.org/dmdocuments/2017/2017_QuestionDeSante_versionWEB.pdf

En Seine et Marne et Seine St Denis les hommes meurent  le plus de cancers des bronches d'IDF !
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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 17:30

 

 

Depuis des années des associations environnementales et des élus réclament une étude épidémiologique au nord-ouest 77 mais l’agence de santé estime que ce n’est pas utile,

L’ARS nous l’a encore confirmé en début de ce mois lors d’une réunion étude de zone.

 

A Lacq aussi les associations environnementales la réclamaient et on leur faisait la même réponse mais, ironie du sort, elles apprennent en 2016 que cette étude avait été réalisée en toute discrétion 14 ans plus tôt et que les résultats n’avaient pas été transmis aux riverains. Les maires les auraient reçus mais ne s’en rappellent pas.

 

 

Est-ce qu’au nord-ouest 77

une telle étude a été réalisée

et que l’on nous cache les résultats ?

 

 

 

 

EXTRAIT ARTICLE pARU SUR LA SITE bastamag :

POLLUTIONS

Fumées suspectes, odeurs irritantes et surmortalité inquiétante autour du bassin pétrochimique de Lacq

PAR ARIANE PUCCINI, ELSA DOREY 20 NOVEMBRE 2017

La zone industrielle de Lacq, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, est le deuxième pôle chimique de l’Hexagone, où les réserves de gaz ont longtemps fait le bonheur de Total. Pendant des années, les nombreux rejets polluants issus de ces activités industrielles ont été mis au second plan, si ce n’est passés sous silence. Aujourd’hui, devant la multiplication des troubles sanitaires et les indices épidémiologiques inquiétants, les habitants du secteur tentent de briser l’omerta…..

La main se fracasse violemment contre la table : « Et mes gamins ? » L’assemblée sursaute. « Mes gamins sont malades ! », aboie Xavier Hache, mâchoires serrées, arc-bouté vers une assistance médusée. Le trentenaire poursuit : « Deux ans que vous nous dites que vous ne savez rien ! » Son regard fusille l’autre bout de la salle municipale, où se tient assis une rangée de messieurs, des élus et des industriels. Tandis que certains plongent le nez dans leurs dossiers, d’autres réclament, dans un soupir indigné, « un peu de retenue ». Parmi les autres participants, des riverains silencieux, et quelques discrets hochements de tête approbateurs. Mais aussi, des sourcils froncés : ce n’est certainement pas ainsi qu’on a l’habitude de se faire entendre à Lacq.

Le mystère des suffocations

Cette réunion d’information entre patrons d’usines, élus et riverains du site industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) s’est déroulée le 11 juillet 2017. Tout a pourtant été prévu pour empêcher un quelconque dérapage. La rencontre, dans la jolie salle municipale de ce village béarnais situé à 30 km de Pau, se tenait à huis clos. Pour« éviter toute polémique », la presse n’avait pas été conviée. Les quelques journalistes locaux qui ont tenté d’y assister ont été sommés de quitter les lieux. Un climat « de modération » souhaité par les industriels, « de manière à ce que l’on travaille tous ensemble », explique d’emblée Jacques Cassiau-Haurie, président de la Communauté de Communes Lacq-Orthez. A l’ordre du jour, un seul et unique sujet pour la trentaine de participants : l’air respiré autour des usines de ce bassin industriel historique.

Xavier Hache habite la commune de Lacq depuis l’âge de six mois et travaille dans la maintenance industrielle. Il vit avec sa femme, Angélique, et leurs deux filles de 10 ans et 4 ans. Depuis 2014, ils se plaignent d’odeurs nouvellement apparues et qui déclenchent des problèmes d’ordre physiologiques (démangeaisons, problèmes respiratoires, toux...). 

 

La réunion démarrée, les exposés s’enchaînent : comptes-rendus des dernières mesures d’air, diagrammes des rejets atmosphériques, analyse du sens du vent, des molécules en suspension, présentation de plans d’action, énumération des symptômes des riverains, hypothèses météorologiques... On s’interpelle avec exaspération, on s’invective, on appelle au calme. Après deux heures que tout le monde espérait « constructives », la conclusion penaude des industriels tombe : « On ne sait pas ce qu’il se passe », lâche finalement Hervé Brouder, le président de l’association locale des industriels « Induslacq », par ailleurs directeur de l’usine chimique Arkema, implantée sur la zone. En ce début de soirée d’été, le mystère des suffocations de riverains va donc demeurer, aussi épais que les fumées industrielles qui enveloppent certaines nuits les quartiers résidentiels alentour……

Surmortalité à proximité du bassin industriel

Si les regards se tournent avec suspicion vers les cheminées du complexe de Lacq, personne ne semble en mesure de conclure fermement sur la dangerosité ou non de leurs fumées. Les industriels, qui affirment respecter les normes de rejets, comme les études de risques sanitaires menées depuis 2007, bottent en touche : s’ils affirment que les 140 substances (recensées) qui sont rejetées par les usines du complexe ne le sont pas à des doses nocives, il reste qu’à minima « on ne peut pas connaître l’effet réel du cocktail » issu du mélange de toutes ces molécules, comme l’admet un industriel lors de la réunion du 11 juillet.

« Les industriels ne savent pas ce qu’ils font… et ils se disent professionnels ? », s’exaspère Xavier Hache. Chose inédite dans le secteur, l’industrie jusqu’ici pourvoyeuse d’emplois est désormais montrée du doigt. Il faut dire qu’entre temps, le vent a tourné sur le Bassin. Depuis 2013, parce que les poches de gaz se sont taries, Total s’est retiré du site en laissant derrière elle quelques filiales qui n’emploient plus qu’une centaine de personnes, et en laissant la place à un patchwork d’entreprises chimiques nouvellement installées. Dans un climat de fin de règne, le voile se lève enfin sur les conséquences sanitaires de soixante ans d’exploitation gazière.

Mais en matière sanitaire, le silence a longtemps été la loi. Après quatorze ans de secret, les riverains du bassin découvrent abasourdis en mars 2016, par la presse, qu’une étude épidémiologique a été réalisée en 2002 par l’Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (ISPED) de l’Université de Bordeaux. Bien que prudentes, les conclusions n’en sont pas moins inquiétantes : plus on s’approche de la zone industrielle, plus la mortalité est importante. Ainsi entre 1968 et 1998, dans la zone la plus proche, les individus de moins de 65 ans présentaient une surmortalité de 14% par rapport aux habitants situés sur la zone la plus éloignée incluse dans l’étude. Soit 136 décès supplémentaires, dont 38 liés à des cancers. L’étude souligne que plus le temps passe, plus le nombre de morts suspectes augmente.

De l’agence régionale de santé au gouvernement : la faillite des autorités

C’est la Cour des comptes, enquêtant sur la reconversion du site industriel de Lacq, qui apprend à une association environnementale locale, Sepanso 64, l’existence de ce document. Les bras de Michel Rodes, secrétaire de l’association auditionné par la Cour des comptes, en sont tombés : « Nous réclamions une étude épidémiologique depuis des années ! » Les autorités affirmaient qu’une telle enquête n’avait aucun intérêt. « Le lancement d’une étude [ferait] courir, dès lors, le risque de briser la paix sociale, la population étant amenée à penser que les investigations en cours sont motivées par la suspicion de problèmes », expliquait à la Haute autorité de la santé publique Michel Noussitou, un responsable local des services déconcentrés de l’État.

 

Craignant que la situation ne s’enlise, en mars 2016, l’association Sepanso 64 finit par faire fuiter dans la presse l’étude tenue secrète. Car si l’Agence Régionale de Santé (ARS) affirme avoir communiqué dès 2002 les résultats à « l’ensemble des maires de la zone étudiée », l’information n’est jamais parvenue au public. Les maires sont-ils coupables de rétention d’information ? Les rares édiles qui ont accepté de répondre à nos questions n’ont pas le souvenir d’avoir reçu cette étude, vérification faite dans leurs archives municipales. L’un d’entre-eux, Patrice Laurent, maire de Mourenx, se montre plus catégorique : il affirme n’avoir jamais eu connaissance de l’étude, avant de la découvrir dans les journaux.

Si l’enquête n’éclaire pas la cause de ces morts, ses auteurs émettent une hypothèse : la surmortalité observée pourrait être due à une exposition professionnelle, et pas nécessairement à une exposition « environnementale ». Encore fallait-il poursuivre l’étude pour en avoir le cœur net. Ce qui n’a pas été le cas. La Cour des comptes réclame pourtant, dans un référé daté du 26 janvier 2015, une étude épidémiologique complémentaire. Interpellés par le référé, ni Ségolène Royal, ni Marisol Touraine, ni Emmanuel Macron, alors respectivement ministre de l’Environnement, de la Santé et de l’Économie, ne donnent leur feu vert. La poursuite de l’étude serait trop chère, trop compliquée, pas assez pertinente……..

Elsa Dorey et Ariane Puccini

Article complet :

https://www.bastamag.net/Fumees-suspectes-odeurs-irritantes-et-surmortalite-inquietante-autour-du-bassin

 

 

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 11:31
Claye-Souilly : une nouvelle fois l'eau potable non conforme  aux références bactériologiques le 16/10/2017
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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 10:40
GVHTP 2011

GVHTP 2011

 

 

 

C’est bien de venir dans les médias pour présenter son livre mais il ne faudrait pas non plus oublier les préoccupations des populations de sa circonscription.

 

Jean-Michel Fauvergue (député LREM) pourrait demander un rendez-vous à Nicolas Hulot

pour faire fermer définitivement l’installation illégale GVHTP, mais ce problème semble être bien loin des préoccupations actuelles du député.

 

Pour résumer la situation :

 

C’est dans l’une des communes voisines de Disneyland, dans le charmant village de Coupvray, berceau de Louis Braille, l’inventeur du système d’écriture en relief pour aveugles que s’est implanté cette installation illégale depuis bientôt 7 ans qui empoisonne la vie des riverains.

 

Depuis toutes ces années les élus de la commune et associations n’ont cessé d’alerter.

Des associations qui ont vu leurs plaintes du 21/3/2012 classées sans suite par le procureur de la république de Meaux en date du 15/10/2013.

 

C’est le 13ème arrêté préfectoral qui vient d’être délivré par la préfecture en date du 16 novembre dernier à l’encontre de cet exploitant.

 

C’est un arrêté de suspension d’activité dans l’attente de régularisation administrative, un copier-coller des arrêtés de 2011 et 2014.

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/ICPE-carrieres/Decisions/Sanctions/COUPVRAY-77700-Societe-GVHTP

 

En effet  voici plus de 6 ans  le 27/5/2011 la DRIEE 77 avait déjà mis en demeure l’entreprise de régulariser sa situation et suspendu son activité.

 

 

La balle est dans le camp de Nicolas Hulot qui nous le souhaitons va mettre fin à cette situation inacceptable qui perdure depuis de nombreuses années et porte atteinte à la qualité de vie des riverains et à l’environnement, notamment à la préservation de notre ressource en eau, car les eaux de ruissellements de cette installation  illégale se dirigent vers la Marne, rivière sur laquelle sont situées plusieurs usines de captage d’eau qui fournissent en eau potable l’est parisien.

 

 

 

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/2015/07/pres-de-disneyland-l-envers-du-decor-coupvray-gvhtp-une-decharge-illegale-qui-inquiete-les-elus-et-les-associations.html

http://adenca.over-blog.com/2015/04/decharge-illegale-gvhtp-coupvray-mme-taubira-ce-n-est-pas-des-effets-d-annonces-mais-la-remise-en-etat-en-urgence-de-ce-site-que-nou

http://adenca.over-blog.com/article-m-jean-luc-marx-prefet-du-77-va-t-il-faire-fermer-definitivement-la-decharge-illegale-gvhtp-coupvr-125378463.html

http://adenca.over-blog.com/article-comment-ont-ils-pu-laisser-s-accumuler-autant-de-decharges-illegales-sur-la-seine-et-marne-108570672.html

http://adenca.over-blog.com/article-le-cas-de-la-decharge-illegale-gvhtp-coupvray-125255908.html

http://adenca.over-blog.com/article-decharges-illegales-en-seine-et-marne-gvhtp-coupvray-100029801.html

http://adenca.over-blog.com/article-encore-une-decharge-illegale-en-seine-et-marne-gvhtp-dirigee-par-gabriel-van-honacker-a-coupvra-82662778.html

 

 

 

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 16:47

 

 

 

Des absences très remarquées : celles du maire de Claye-Souilly, Yves Albarello et de la conseillère départementale Véronique Pasquier (élue également de Claye-Souilly).

 

Les pompiers étaient également absents, alors que les associations de riverains souhaitaient avoir un compte-rendu de leur part, de l’incendie important de juillet 2017 où plusieurs casernes de pompiers avaient été appelées en renfort.

 

Production de Biométhane 

Il y a quelques années Veolia avait obtenu une subvention de l’ETAT pour réaliser un essai de production de biométhane pour alimenter des véhicules.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Il semblerait que l’activité ne soit pas assez rentable, pour l’instant Veolia ne fournit qu’un seul véhicule, celui de la commune de Claye-Souilly.

 

Mais l’industriel ne remboursera pas la subvention à l’ETAT, car il n’avait aucune obligation de résultat.

 

Emissions de gaz dans l’air

 

Concernant les émissions dans l’air de gaz formaldéhyde, Veolia en émettait auparavant mais n’avait pas l’obligation de le déclarer, c’est suite à l’implantation d’une nouvelle chaudière que Veolia a été dans l’obligation de le faire.

 

Veolia est classé depuis des années parmi les plus importants émetteurs de Méthane dans l’air de France.

Un arrêté ministériel du 15/2/2016 impose, pour faire court, à ce type d’installations de prendre des mesures correctives pour réduire les émissions de ce gaz dans l’air.

 

Quand aux contrôles des eaux souterraines, on constate l’augmentation de certains polluants.

 

Pour les mâchefers, Yprema n’acceptant plus les mâchefers de Montereau Fault Yonne, c’est Veolia Claye-Souilly qui les a récupérés, nous reviendrons sur ce sujet dans un article plus complet.

 

Quant aux produits chimiques envoyés dans l’air pour couvrir les odeurs nauséabondes de la décharge, l’exploitant ne nous a toujours pas indiqué leur composition, l’exploitant se retranche derrière « le secret industriel ».

 

 

Concernant les mouettes et goélands, Veolia vient d’installer un canon effaroucheur  sur la décharge ISDI de Fresnes sur Marne, ce type de matériel provoque des détonations pour éloigner les oiseaux.

 

Quels risques ces détonations peuvent-elles avoir sur la santé des enfants de l’école maternelle et du centre aéré de Fresnes sur Marne ?

 

Eloigner les oiseaux de la décharge semble les envoyer vers les habitations des riverains, qui retrouvent des fientes de mouettes et goélands, parfois même sur leur table de jardin.

 

 

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