Extraits de l’inspection
lien vers l'inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0057700087
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extraits de l’inspection
lien vers l'inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0057700087
En novembre dernier la rivière Aubetin a été polluée suite à un déversement de déchets de méthaniseur (digestats) provenant d’une « lagune déportée ».
Qu’est-ce qu’une « lagune déportée » ?
Lagune, c’est le mot choisi dans la méthanisation pour désigner, en fait, un lieu de stockage de déchets liquides de méthaniseur (digestats), cette lagune peut être installée sur le site du méthaniseur, mais si l’industriel dispose de trop de déchets liquides il peut en installer d’autres ailleurs, souvent en plein milieu des champs, il s’agit alors d’une lagune déportée. Ces déchets sont ensuite déversés par des agriculteurs sur leurs champs à certaines périodes.
Nous apprenons par la Préfecture que la vanne de vidange de la lagune objet d’un acte de malveillance, dont l'ouverture a provoqué la pollution, ne se trouvait pas sur le site clôturé de la lagune, mais sur un terrain ouvert et accessible depuis le chemin rural voisin, situation en infraction avec l’arrêté ministériel du 12/8/2010 (article 17).
La Préfecture demande à Agri Metha Energy de rendre inaccessible et inactionable cette vanne à toute personne étrangère au méthaniseur, à dater du 6/1/2026.
Extraits du rapport d'inspection de la Préfecture
Lien vers l’inspection complète :
https://georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006520218
Des odeurs nauséabondes depuis des années, mais pas que…
Ce méthaniseur avait déjà fait l’objet d’une mise en demeure de la Préfecture en date 10/5/2019 suite à une inspection de la DRIEAT 77 qui avait relevé 14 points de non respect de l’arrêté préfectoral du 9/4/2018 qui avait autorisé son extension.
Une nouvelle inspection a été réalisée par la DRIEAT 77 le 23/7/2025 lors de laquelle il a été constaté des insuffisances en matière notamment de définition de consignes d’exploitation, de suivi des émissions rejets des eaux, fumées, qui a mené la DRIEAT 77 a imposé à l’exploitant 10 actions correctives et 3 demandes de justificatifs afin de respecter l’arrêté ministériel et son arrêté préfectoral.
Pour mémoire Jean-François Delaitre est depuis plusieurs années président de l’association nationale AAMF Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France qui compte plus de 500 adhérents.
La question du jour :
L’exploitation du méthaniseur O’ Terres Energies d’Ussy sur Marne par le président de l’AAMF Jean François Delaitre contribue-t-elle à donner une bonne image auprès de la population de la méthanisation en France ?
A vous de répondre.
Pour toutes informations complémentaires sur cette inspection, nous vous conseillons de consulter
le site du collectif « Les Sens des Vents » :
https://www.facebook.com/people/Les-sens-des-vents/100065027880321/
Extraits du rapport d'inspection
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006511344
Extraits de l'arrêté préfectoral
Extraits de l'inspection de la préfecture du 19/5/2025
Il y a peu un agriculteur a semé des graines de maïs sur une importante surface agricole au bord du méthaniseur de Messy, mais pour faire pousser ces graines en cette période de forte chaleur l’agriculteur doit arroser encore et encore, pourtant ici ce n’est pas une culture pour nourrir la population ou le bétail, mais une culture utilisée « comme déchets » pour nourrir un méthaniseur.
La question du jour :
En cette période de canicule où l’on demande à la population de limiter sa consommation d’eau, est-il bien sérieux de permettre aux agriculteurs d’arroser, parfois à longueur de journée, des parcelles de cultures destinées à servir de déchets pour nourrir leur méthaniseur ?
A vous de juger.
Au regard du site Georisques des installations classées nous nous apercevons que tous les méthaniseurs environnants ont fait l’objet d’une inspection mais pas celui de Charmentray,
Pourquoi ?
Liste des dates d’inspections par la Préfecture de quelques méthaniseurs environnants :
Charny : Sas Charny Energies 13.4.2023 et 14.11.2024
Messy : Messy Biogaz 20.11.2024
Chauconin-Neufmontiers :
BBE 27/11/2020
Biogaz Meaux 17.3.2023
Vinantes : Vinantes Bioénergies 8.11.2024
Thieux : Energie Verte Roissy 13.11.2024
Barcy : B2D Biogaz 21.7.2023
St Soupplets : Ambition Verte 8.11.2024
…….
Pour tous renseignements complémentaires
Contactez
Le Sous Préfet de Meaux
Julien Kerdoncuf
Lien vers le site Géorisques
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees?page=1&nomenclature=2781
Extraits du rapport d'inspection
lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523458
Paru dans actu.fr :
Dans le Perche, Hervé Morin annonce la fin des aides à la méthanisation en Normandie
Venu au Pin-la-Garenne (Orne) le 15 mai 2025, Hervé Morin a notamment évoqué la fin des subventions aux nouveaux projets de méthanisation en Normandie.
Par Vincent GuerrierPublié le 16 mai 2025 à 20h59
La nouvelle a surpris bien du monde. Certains n’étaient d’ailleurs pas tout à fait sûrs d’avoir bien compris. Jeudi 15 mai 2025, le président de la Région Normandie, Hervé Morin, a annoncé la fin des subventions aux nouveaux projets de méthanisation sur le territoire.
Le président Morin était venu dans le Perche à l’occasion de ses rencontres « Tous normands » à l’espace Beaulieu. Après avoir récapitulé le soutien aux entreprises, à la vie économique, au transport ferroviaire et routier notamment, il a été questionné sur le sujet de la méthanisation.
Une décision jamais officialisée
Au pupitre, Hervé Morin a affirmé que la Région ne se désengagerait pas des projets de méthanisation en cours d’instruction. En revanche, en raison des restrictions budgétaires, elle ne soutiendrait plus les nouveaux projets.
« C’est une décision qui avait été prise il y a plusieurs mois », indique par téléphone le conseiller régional Thierry Liger, qui connaît bien le sujet. Mais la décision n’avait visiblement jamais été communiquée, comme nous le confirment les services de la Région.
Dans l’Orne, nous avons une cinquantaine de projets qui sont sortis. Et d’autres sont toujours instruits. Il fallait que cela reste raisonnable.
Thierry Liger, conseiller régional
La Région proposait de financer jusqu’à 60 % de dépenses essentielles (de l’ingénierie aux bâtiments de stockages en passant par la sécurisation des sites) des projets de méthanisation. L’aide sollicitée devait être de 200 000 euros minimum, pour des projets qui peuvent coûter plusieurs millions d’euros au global. Des aides non négligeables pour les porteurs de projets. En novembre 2022, la collectivité avait gelé les aides après avoir constaté plusieurs dérives. Ces aides avaient repris en 2023, sous certaines conditions.
Hervé Morin a mis en garde les agriculteurs que s’ils dépassaient les seuils autorisés d’intrants, ils seraient contraints de rembourser l’intégralité des aides perçues.
Nous avons changé les modes de contrôle. Désormais on regarde la quantité de gaz qui est produite. Par rapport à la taille du méthaniseur, on est capable de savoir si les seuils ont été respectés. Il ne fallait pas en effet dévoyer des cultures pour faire du gaz. C’est la logique du procédé.
Thierry Liger
Un rebours toujours incertain
Dans le Perche, un rebours de gaz, qui permettait de comprimer le gaz pour l’acheminer dans le réseau de gazoduc, devait être construit justement au Pin-la-Garenne. Mais il manquerait des financements, notamment de la part des porteurs de projets, moins nombreux que prévu.
Là aussi, le président a indiqué que la Région ne mettra pas la main à la poche pour financer le rebours. D’autres collectivités feront-elles l’effort ? Rien n’est moins sûr.
Notons que la méthanisation en injection est bien plus efficace que la cogénération, qui consiste à brûler le gaz pour le transformer en électricité, via une turbine. Les réseaux de gaz, eux, ont déjà été enterrés sur le bord des routes, depuis Mortagne-au-Perche jusqu’à Courgeon notamment, puis jusqu’à Eperrais en passant par Le Pin-la-Garenne.