Dans un souci de transparence, la représentante de France Nature Environnement Seine et Marne avait demandé que la commission de suivi de site du Fort de Vaujours soit ouverte au public.
Cela permettait aux riverains, comme lors d’un conseil municipal, de pouvoir assister à cette commission, d’entendre ce qui y était dit.
C’est une décision qui dépend du bureau de la CSS. Ce bureau compte 9 membres.
A voté pour :
- la représentante de FNE Seine et Marne pour le collège des riverains et associations protection de l’environnement
Ont voté contre :
- Les sous préfets du Raincy et de Torcy
- Le représentant de la DRIEE
- Le représentant des élus du 93 : le sénateur Gilbert ROGER
- Le représentant de Placoplatre Gilles Bouchet
- Le représentant des salariés de Placoplatre Ludovic LE NOST
Se sont abstenus :
- Le représentant des élus du 77 : Paul Miguel, Président de la Communauté d’Agglomération Paris-Vallée de la Marne
- Le représentant du collège des riverains et association protection de l’environnement du 93 Gérard Munaut, association Coubron-Environnement ADESBB 93
(à noter que certaine association de défense de l'environnement du 93 membre de la CSS était favorable à l'ouverture de cette CSS au public)
Nous regrettons cette décision qui n’est pas pour calmer les esprits dans ce dossier si lourd.
Aujourd'hui, aucun médecin n'annonce aux familles « votre proche est mort de la pollution de l'air ». Pourtant, derrière des infarctus, cancers ou encore arrêts cardiaques se cache parfois la 3ème cause de mortalité en France : la pollution de l'air. Que faire face à ce fléau ? Face au cocktail de pollutions, France Nature Environnement défend un cocktail de solutions.
500 000 européens en meurent chaque année, 48 000 en France. La pollution de l'air est la troisième cause de mortalité, après l'alcool et le tabac. A cette mortalité s'ajoute les maladies qui dégradent la qualité de vie de nombreux citoyens : asthmes, irritations, impacts neurologiques… Depuis près de vingt ans, France Nature Environnement dénonce la pollution de l'air et l'inaction des différents acteurs. Seulement, qui est responsable ? La pollution de l'air ne vient pas uniquement des voitures mais aussi de l'agriculture, du chauffage au bois de l'industrie ou encore du transport maritime comme l'explique Charlotte Lepitre, coordinatrice du réseau Santé-Environnement de France Nature Environnement face à Samuel Étienne.
Comment réduire la pollution de l'air de l’agriculture ?
À lui seul, le secteur agricole est responsable de 98 % des émissions d'ammoniac, un polluant de l'air responsable de la création de particules fines. Pour réduire leurs émissions, l’ensemble des acteurs concernés doivent se réunir pour trouver des solutions partagées et adaptées à la situation du territoire, comme par exemple :
A court terme, en période de pic de pollution, se mettre d’accord pour répartir dans le temps les travaux agricoles sur les zones concernées
Veiller aux bonnes pratiques d’épandage et à l’équilibre de la fertilisation. L’incorporation rapide des effluents (4h après) réduit de 80 à 90 % des émissions d’ammoniac.
Sur le long terme, promouvoir les pratiques agroécologiques qui permettent de réduire la pollution de l’air : diversifier les cultures afin d’étaler l’activité agricole en sortie d’hiver et limiter le recours aux engrais grâce à l’introduction, dans la rotation, de légumineuses qui permettent d’enrichir le sol en azote, améliorer la teneur en matière organique du sol afin de limiter les émissions de particules au moment du travail du sol.
Que faire du côté des transports routiers ?
Responsable en grande partie de la pollution en ville, des actions immédiates et urgentes sont à mettre en place face à la pollution de l'air du transport routier, tout comme des mesures sur le long terme :
Développer les circulations douces (piéton, roller, vélo…)
Encourager les mobilités durables (réseau de transports en commun développés, développer les parkings à l’entrée des villes, covoiturage, autopartage…)
Réduire le besoin en transport à la source (télétravail, pratique de la marche à pied, développement des plans de déplacement à l’échelle de l’employeur)
Soutenir financièrement les collectivités dans leurs projets de transports publics et vélo, en vue de généraliser les villes à basses émissions.
Renforcer les aides au changement de comportement comme l’indemnité kilométrique vélo obligatoire et le bonus pour les vélos à assistance électrique.
Encourager le transport ferré des marchandises et supprimer les exonérations fiscales accordées aujourd’hui aux énergies fossiles et au gazole routier en particulier.
Abandonner les projets de nouvelle infrastructure routière qui auraient pour effet d’aggraver la situation.
Assurer le rappel des véhicules (dieselgate) en vue de corriger leur niveau de pollution….
Et l'industrie dans tout ça ?
Les divers secteurs industriels français émettent également leur lot de particules fines. Afin de les réduire, la France peut :
Rénover le parc industriel français qui est vieillissant, en utilisant les meilleures techniques disponibles. Par exemple, réduire les émissions en apposant des filtres en sortie de cheminées
Abaisser les Valeurs Limites d’Emissions définies par la législation nationale et européenne, pour imposer une réduction progressive des émissions des industries
Améliorer la performance énergétique des installations industrielles afin qu’elles soient moins gourmandes en énergie fossile (qui engendre elle-même une pollution atmosphérique lors de la sa production).
Renforcer les contrôles de l'État dans les installations industrielles, tout au long de leur fonctionnement….
Ainsi, nous alertons les pouvoirs publics et le grand public mais aussi, au sein des commissions et instances de décision, nous proposons de nombreuses actions à mettre en place. France Nature Environnement milite ainsi pour que chaque acteur réduise ses émissions. Puisqu'en matière de pollution de l'air, celle qui nous affecte le plus, c'est celle qui se trouve à côté de nous, c'est la mobilisation de tous qui nous permettra de vivre dans un monde vivable et… respirable.
D’après l’étude de la pollution des sols Solpol du 29/1/2018 (1), payée par le promoteur du projet, nous apprenons qu’une décharge de DIS (2)déchets industriels spéciaux (dénommée aujourd’hui déchets dangereux) se trouvait autrefois à 100 m du projet, nous apprenons que seulement 14 sondages ont été réalisés dont 2 au niveau de la future crèche.
Extrait rapport Solpol du 29/1/2018 (sondages réalisés)
Au vu de la pollution découverte sur certains points du terrain il serait souhaitable que d’autres investigations soient réalisées et notamment sur les gaz des sols comme le préconise le bureau d’étude.
Ce site devant recevoir des enfants en bas âge et des personnes âgées, populations fragiles, il serait souhaitable, afin d'analyser cette situation environnementale préoccupante, qu’une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) (3) soit réalisée comme le suggère le bureau d’étude.
Cette évaluation pourrait être réalisée par l’Institut de Veille Sanitaire à la demande de la commune et de l’Agence Régionale de Santé du 77.
Les industries sont productrices de déchets appartenant à deux catégories principales, à savoir les Déchets Industriels Banals (DIB ou encore déchets des activités des entreprises : DAE), considérés comme non dangereux, et les Déchets Industriels Dangereux (anciennement appelés spéciaux : DIS) qui présentent un danger au sens de la terminologie de l’Union Européenne.
Dans le rapport d’information n° 3580 Assemblée Nationale sur les nuisances aéroportuaires (1) nous apprenons que les aéroports suivants bénéficient :
- d’un couvre-feu total, sans exception :
à Orly de 23h30 à 6 heures (depuis 1968)
à Francfort de 23h à 5 heures
à Genève de 0h30 à 5 heures
- d’un couvre feu partiel (exception pour le fret postal)
en Allemagneà Berlin et Munich et en Suisse à Zurich (1)
Dans un article paru sur le site 20 minutes, nous apprenons que l’ETAT pourrait imposer un couvre-feu sur l’aéroport de Nantes dès qu’il dépassera les 50 000 mouvements par an, alors qu’il n’en a jamais imposé sur l’aéroport de Roissy qui dépasse les 475 000 mouvements par an, soit 9 fois plus.(2)
Aéroport de Nantes: De nouveaux plans de protection contre les nuisances sonores à partir de 2019
TRANSPORTSL'Etat annonce que les plans de gêne sonore et d'exposition au bruit seront révisés d'ici à 2020. Un nouveau plan de prévention (PPBE) devrait également être mis en place...
F.B.
—
Un avion se pose sur l'aéroport Nantes-Atlantique. — Fabrice Elsner/20MINUTES
Les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique et les élus des communes survolées par des avions à basse altitude réclamaient avec insistance une révision des procédures de protection contre les nuisances sonores. Ce sera chose faite à partir de 2019, annonce l’Etat ce vendredi.
Pour commencer, un nouveau Plan de gêne sonore (PGS), qui permet d’accorder des subventions pour les travaux d’isolation phonique des habitations, devrait être adopté au premier trimestre 2019. Ensuite, un nouveau Plan d’exposition au bruit (PEB), qui interdit des constructions dans secteurs trop exposés au bruit aérien, entrera en vigueur en septembre 2020.
Ces deux plans existent déjà mais leur périmètre n’a pas été révisé depuis plus de dix ans en raison de la perspective du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Or, depuis, le trafic a considérablement augmenté (les avions font toutefois un peu moins de bruit). Et l’abandon du transfert rend désormais urgent leur révision.
Un couvre-feu avant fin 2019 ?
Par ailleurs, l’Etat fait savoir qu’un Plan de prévention du bruit dans l'environnement(PPBE) sera mis en place, pour la première fois, avant fin 2019. Ce plan, obligatoire lorsqu’un aéroport dépasse 50.000 mouvements d’avion par an, permet de déclencher des actions de protection directes, comme l’interdiction des vols de nuit par exemple.
Ce vendredi, entre 17h et 20h, deux collectifs de riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique (Coceta et Acsan) ont décidé de bloquer des accès au périphérique sud, au niveau de la porte de Grandlieu. Ils dénoncent l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et réclament les « compensations exemplaires » promises par l’Etat en janvier.
Le rapport Vernier, concernant la REP « Responsabilité élargie du producteur » a été remis au gouvernement le mois dernier.
Il préconise d’appliquer le principe pollueur/payeur aux industriels du BTP.
Pour faire court c’est une incitation à engager cette profession dans plus de recyclage
en l’obligeant à mettre la main à la poche.
En effet le bâtiment et les travaux publics produisent à eux seuls plus de 70 % des déchets de France.
Mais les industriels
du BTP et des Travaux Publics
sont « vent debout »
contre ce projet.
L’argent en question !
Il faut bien que vous compreniez que déverser les déchets BTP dans vos carrières ou sur vos terres agricoles transformées en décharge, cela coûte bien moins cher aux professionnels du BTP que de les recycler.
C’est en citant L’éloge du repos de Paul Morand que le chef du gouvernement a débuté sa présentation de «la feuille de route vers une économie 100% circulaire». L’occasion pour lui de rappeler «qu’il n’y pas si longtemps, l’homme avait, avec l’outil, un contact conscient. Il savait comment on le fait, comment on le casse, comment on le répare. Mais aujourd’hui, nous ne savons plus que casser».Si l’intention de l’exécutif est au contraire de favoriser «les produits robustes et durables pour moins jeter», la FREC s’avère plus consistante lorsqu’elle cible une meilleure consommation et une meilleure gestion des déchets que dans son volet «mieux produire»……
QUATRE NOUVELLES FILIÈRES
Troisième mesure: 4 nouvelles filières REP vont être créées, «en concertation avec les professionnels», pour les emballages des cafés, hôtels, restaurants, les jouets, les articles de sports et de loisirs et les articles de bricolage. C’était l’une des recommandations du rapport Vernier remis le 14 mars à la secrétaire d’Etat Brune Poirson. Celui-ci préconisait aussi une nouvelle filière pour les déchets du bâtiment, mais le gouvernement se contente d’«entamer une réflexion»sur la question, dont la conclusion est attendue début 2019. Deux filières seront aussi étendues: les déchets diffus spécifiques viseront aussi bien les déchets des ménages que ceux des artisans tandis que les voiturettes et les motos rejoignent la filière des véhicules hors d’usage (VHU).
Toutes les filières REP seront par ailleurs assujetties à des obligations de résultats et non plus de moyens et seront passibles de vraies sanctions si elles échouent à garantir des taux de collecte et de recyclage performants……
Cette clôture a été installée par l’industriel Placoplatre pour protéger sa carrière/décharge
que la préfecture a récemment autorisée.
Les barbelés rappellent à nos plus anciens de mauvais souvenirs et en général personne n’aime côtoyer des barbelés.
Une bretelle de sortie de la Francilienne à Villevaudé va même ouvrir, à proximité dans quelques jours, qui va favoriser l’accès des poids lourds chargés d’ordures du Grand Paris vers cette carrière/décharge.
C’est le Conseil départemental du 77 qui a décidé d’utiliser vos impôts pour financer cette
Pour mémoire, l’industriel allemand Knauf souhaiterait raser cette forêt, située sur unebutte, pour exploiter le gypse à ciel ouvert.
La butte initiale serait reconstituée à l’aide de déchets déversés dans les trous, et puis, on plantera des dizaines d'années plus tard les arbres qui voudront bien pousser sur ces ordures.
Depuis de nombreuses années Adenca a demandé le classement de l’allée de platanes de Montgé en Goële dans la catégorie arbres remarquables.
Une nouvelle fois le COPIL comité de pilotage arbres remarquables de Seine et Marne a refusé de classer les platanes qui bordent la forêt de Montgé en Goële comme arbres remarquables.
Le comité renvoie la balle vers la commune qui pourrait, semble-t-il, classer cette allée au niveau communal ou dans son Plan Local d’Urbanisme.
Le nouveau président du Conseil Départemental
Jean-Louis Thiérot
doit dire s’il souhaite protéger cette forêt
où la laisser aux mains
de l’industriel allemand Knauf ?
Les populations du nord-ouest 77 ont le droit de savoir.
Allée de Platanes Forêt régionale de Montgé en Goële
non classée
dans la catégorie arbres remarquables
Allée de platanes à Maincy classée dans la catégorie arbres remarquables
Othis va changer la pelouse synthétique du stade Yannick-Delpierre pour « raisons de santé ». Les travaux seront réalisés durant la trêve sportive, cet été.
Le maire, Bernard Corneille, préfère prendre des devants et n’attendra pas le résultat de l’enquête prévu pour la fin juin. C’est décidé, la commune va changer la pelouse du stade de foot, Yannick-Delpierre pour « raisons de santé ». En effet, en février, une enquête menée par plusieurs médias (Envoyé Spécial sur France 2, le magazine So Foot), a soulevé le problème : l’éventuelle toxicité des granulés de caoutchouc dispersés en masse sur les terrains de sport en gazon synthétique, mais aussi dans les aires de jeux pour enfants et litières pour animaux. Les granulés, petites billes noires de 2 mm d’épaisseur, fabriqués à partir de vieux pneus, qui aident à renforcer les pelouses artificielles, contiendraient de nombreuses substances toxiques potentiellement cancérigènes, dont des métaux lourds et des hydrocarbures aromatiques, susceptibles d’être inhalées ou ingérées.
Cependant, l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA) avait procédé en 2017 à une évaluation préliminaire des risques pour la santé humaine liés aux granulés et avait conclu à « un faible niveau de préoccupation au vu des concentrations d’hydrocarbures (…) mesurées dans les granulés, qui s’avèrent être sous les limites de concentration réglementaires prévues dans le cadre du règlement européen sur les produits chimiques ».
Le problème résiderait malgré tout dans le fait que les « limites de concentration réglementaires » en question ont été fixées dans le cadre d’une utilisation peu fréquente des pneus (toucher). Or, les personnes pratiquant un sport de façon régulière sur un terrain synthétique sont souvent en contact avec les granulés qui sont susceptibles de s’infiltrer partout : dans les chaussures, sous les vêtements, dans les yeux, dans la bouche…
Le maire indique : « Dès l’apparition, il y a plusieurs mois, de premiers soupçons relatifs aux dangers potentiels pour la santé des utilisateurs, des pelouses synthétiques à base de billes de pneus recyclés, la municipalité a cherché, par principe de précaution et parce qu’on ne joue pas avec la santé, un revêtement différent pour le stade. De nouveaux procédés existent sur le marché, qui ne font pas appel à des matériaux issus du recyclage du pneu. Ceux-ci ont été approuvés par la section football et le président du club omnisports, après la visite collective de différents terrains dans la région lyonnaise ».Ainsi, la pelouse sera changée durant la trêve sportive, à l’été 2018.
Le gouvernement a demandé un rapport auprès de l’Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) concernant les risques sanitaires des pelouses synthétiques dont le matériau de remplissage est composé de granules de caoutchouc recyclé. Si le résultat de l’enquête est attendu fin juin ,Othis a quoi qu’il en soit déjà pris sa décision.