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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:37

  Risques sur la santé humaine ?

 

Cette décharge qui est  autorisée par arrêté préfectoral

à recevoir les déchets suivants

serait-elle transformée en promenade botanique ?

 

Extrait de l'arrêté préfectoral :

Article 2 :

Seuls les déchets suivants peuvent être stockés dans l’installation de stockage de déchets

inertes :

- Emballages et déchets d'emballage : emballage en verre ;

- Déchets de construction et de démolition : bétons, briques, tuiles et céramiques - mélange de

béton, briques, tuiles et céramiques - verres - mélanges bitumineux (en absence de goudrons) -terres et pierres y compris déblais, mais à l'exclusion de la terre végétale et de la tourbe ;

- Déchets provenant des installations de gestion des déchets : verre ;

- Déchets municipaux : terres et pierres provenant uniquement de déchets de jardins et de

parcs, à l'exclusion de la terre végétale et de la tourbe ;

- Terres provenant de sites contaminés, uniquement après réalisation d'une procédure

d'acceptation préalable.

Tous autres déchets sont exclus.

 

lien vers l'arrêté préfectoral :

http://ddaf.seine-et-marne.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Arrete_prefectoral_ECT_Moissy_Cramayel_cle5311bd.pdf

 

 

Paru sur le site : l'Arboretum de Moissy Cramayel :

  http://larboretummoissycramayel.hautetfort.com/

Le Parisien - Seine-et-Marne Sud -

MOISSY-CRAMAYEL
Le chantier de l’arboretum bloqué
  Marine Legrand | 21.05.2010, 07h00

La polémique couve sous les hautes buttes de terre de la zone d’activités de Chanteloup, à Moissy-Cramayel. Sous les milliers de tonnes de remblais entassées par la société Enviro Conseil Travaux (ECT), un arboretum doit être aménagé, futur lieu de promenade botanique. « Mais vu le litige qui en train d’enfler, il n’est pas près de voir le jour », prévient Christian Barthe, directeur des établissements Siméon qui exploitent le terrain appartenant au spécialiste hippique Didier Van Themsche.


Depuis hier, le conflit s’est durci. Le propriétaire bloque l’entrée des camions — jusquà 1000 par jour — avec des engins agricoles garés en travers de la voie d’accès. « Et ça continuera tant qu’il n’y aura pas de résolution judiciaire. C’est chez moi, ici! » lance Didier Van Themsche. ECT avait signé avec le propriétaire une convention l’autorisant à déposer jusqu’à 2 millions de mètres cubes de remblais. Un arrêté préfectoral a prolongé cette autorisation jusqu’à fin octobre 2010 et augmenté la capacité de stockage jusqu’à près de 4 millions de mètres cubes. « Sans jamais demander l’avis du propriétaire et sans jamais qu’ECT ne verse les redevances correspondant », s’insurge Christian Barthe. Aujourd’hui, près de 3,8 millions de mètres cubes seraient entreposés. « Je vous laisse calculer le manque à gagner pour le propriétaire… C’est une histoire de fou que tout le monde a tue jusqu’à présent. »
Il est normal qu’ECT n’ait pas demandé l’avis du propriétaire pour continuer à déposer du remblais : « Il s’agit d’une prorogation de l’autorisation préfectorale. L’autorisation du propriétaire n’est donc pas requise », justifie Me Philippe de la Giraudière, l’avocat de l’entreprise. Quant aux redevances, « ECT les a toujours payées », mais Me de la Giraudière reconnaît qu’il existe « un différend sur le prix du mètre cube ». Selon lui, « Didier Van Themsche espère sortir de sa liquidation judiciaire au moyen de ces redevances. Il voudrait faire combler son déficit par ECT, qui n’y est pour rien. »
Des tentatives de médiation ont eu lieu ces derniers mois entre ECT, le propriétaire, le maire de Moissy et le liquidateur judiciaire de Didier Van Themsche. En vain. « Nous avions déposé un recours gracieux auprès du préfet pour qu’il annule son arrêté, indique Christian Barthe. Il ne nous a pas répondu. C’est pourquoi je viens de demander au liquidateur d’ouvrir toutes les procédures judiciaires nécessaires. A savoir un recours en civil contre la convention liant le propriétaire et ECT, et un référé au tribunal administratif contre l’arrêté préfectoral. »
En attendant le déblocage du site de Moissy, ECT demande aux camions de décharger leurs déchets sur ses autres buttes de remblais, 600 m plus loin, à Combs-la-Ville
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:14

Extrait article paru sur le blog ACCID :

Villoncourt : l'enquête publique inaugure le décret du 13 avril 2010 sur les ICPE.

Nous nous sommes demandés pour quelles raisons le préfet des Vosges avaient - dès le 26 avril  - modifié l'arrêté du 9 avril annonçant l'enquête publique pour le projet SITA de Villoncourt. Le nouvel arrêté portant la durée de l'enquête publique de 4 à 6 semaines. Lors des enquêtes de Pierraumont et de Robécourt, la durée initiale des enquêtes n'était que de 4 semaines. Les deux enquêtes avaient été prolongées par la suite à 6 semaines.

Cela nous avait échappé mais le
décret du 13 avril 2010 (sur la nouvelle procédure d'enregistrement des ICPE, voir
l'article du 23 avril) a aussi modifié beaucoup de choses dans le déroulement des enquêtes publiques. Par exemple, la durée de celles-ci (si servitudes d'utilité publique) passe donc de 4 à 6 semaines (c'est le cas aussi pour celle de Damblain), le périmètre d'affichage qui augmente, l'obligation de mettre en ligne les résumés non-techniques avant l'ouverture de l'enquête (ce que le préfet des Vosges a fait), l'obligation de mettre en ligne les conclusions du commissaire enquêteur, du rapport de l'inspection des installations classées (celui qui est transmis au CODERST), des arrêtés d'autorisation ou de refus pris par le préfet, ...

La circulaire soulig
ne que "la diffusion sur internet pourra être considérée comme une formalité substantielle et son omission comme un vice de procédure" susceptible d'entacher d'irrégularité la décision préfectorale et devra être opérationnelle au plus vite.


Enfin, elle insiste sur la nécessité pour les préfets de veiller au bon fonctionnement du site destiné à mettre à la disposition du public les arrêtés d'autorisation (et prochainement ceux d'enregistrement), les arrêtés de prescriptions (initiaux et complémentaires) ainsi que les rapports aux commissions locales (cedric-dgpr.developpement-durable.gouv.fr).

Cette raison était pourtant écrite clairement dans l'arrêté modifié. Si le préfet n'avait pas corrigé son arrêté du 9 avril, il y aurait eu vice de procédure, et l'enquête publique de Villoncourt aurait été caduque ... avant d'avoir commencée.

 

En lisant le nouvel arrêté, nous y apprenons aussi que l'arrêté initial contenait une belle "coquille" dans son article 2. Ce n'est pas bien de faire des copier-coller avec l'enquête publique de Damblain ;-)

    ….

 

ICPE : une circulaire précise les nouvelles modalités d'information du public

publié le 18 mai 2010

U
ne circulaire du ministère de l'Ecologie, en date du 15 avril 2010 et publiée au Bulletin officiel du 10 mai, revient sur les modifications induites par le décret du 13 avril 2010 portant diverses dispositions relatives aux installations classées pour la protection de l'environne
ment (ICPE), s'agissant en particulier des nouvelles modalités d'information du public.

Le décret du 13 avril comporte essentiellement des mesures permettant la mise en application du nouveau régime d'enregistrement, toutefois ce volet fera l'objet d'u
ne seconde circulaire à l'occasion de la publication du premier décret de nomenclature de ce régime. La présente circulaire s'intéresse quant à elle aux modifications s'appliquant à l'ensemble des régimes relatifs aux ICPE, issues pour nombre d'entre elles de la table ronde sur les risques industriels. Il en est ainsi de la proposition n° 8 visant à renforcer l'information du public préalable au déroulement de l'enquête publique. Le décret a modifié en conséquence les articles R. 512-14 du Code de l'environnement (avertissement du demandeur des conditions de l'enquête et liste des communes dans lesquelles est affichée l'enquête publique déterminée à partir du périmètre de l'installation) et R. 512-15 (mise en ligne
de l'avis d'enquête publique et des résumés non techniques).
…….
S'agissant de l'enquête publique proprement dite, trois modifications majeures sont à relever : la durée de l'enquête est portée à
6 semaines dans le cas de mise en place ou de modifications de servitudes d'utilité publique ; la décision de prolongation fait l'objet d'une publicité sur le site de la préfecture ; l'ensemble des conseils municipaux des communes concernées est consulté (art. R. 512-20). L'ensemble des conclusions du commissaire enquêteur est également mis en ligne pendant au moins un an à compter de la décision préfectorale, de même que le rapport de l'inspection des installations classées (justifiant la prise en compte des avis des services concernés et des conseils municipaux), ajoute la circulaire. L'extrait des arrêtés préfectoraux de refus ou d'autorisation sera également en ligne sur le site de la préfecture. La circulaire souligne que "la diffusion sur internet pourra être considérée comme une formalité substantielle et son omission comme un vice de procédure" susceptible d'entacher d'irrégularité la décision préfectorale et devra être opérationnelle au plus vite.


La consultation des services déconcentrés de l'Etat sera désormais concomitante avec celle du Président du tribunal administratif. Le décret tire également les conséquences de la réorganisation des services déconcentrés de l'Etat en modifiant la liste des services à consulter. La Dreal (direction régionale de l'environ
nement, de l'aménagement et du logement) sera chargée, sous l'autorité du préfet du département, d'organiser l'inspection des installations classées et de proposer la nomination des inspecteurs.

La circulaire tire par ailleurs les conséquences des nouvelles procédures de remise en état spécifiques selon le régime de l'installation, issues de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit.

Enfin, elle insiste sur la nécessité pour les
préfets de veiller au bon fonctionnement du site destiné à mettre à la disposition du public les arrêtés d'autorisation (et prochainement ceux d'enregistrement), les arrêtés de prescriptions (initiaux et complémentaires) ainsi que les rapports aux commissions locales (cedric-dgpr.developpement-durable.gouv.fr). La mise en ligne
des arrêtés de prise et levée des sanctions administratives (consignation, suspension, travaux d'office) devra également être effective. Les modalités de publication des mises en demeure seront quant à elles ultérieurement définies dans le cadre d'un groupe de travail.

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Editions

 

Article complet :

 http://accid.over-blog.com/article-villoncourt-l-enquete-publique-inaugure-le-decret-du-13-avril-2010-sur-les-icpe-50730022.html

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 11:12

 

Communiqué

de la Fédération d'Associations Environnementales

de Seine et Marne:

 Nature Environnement 77 

 

du poison dans l'eau du robinet : après l'émission

 

suite à l'émission du 17 mai sur FR3 intitulée "du poison dans l'eau du robinet", de nombreuses demandes nous parviennent pour en savoir plus sur la qualité de l'eau distribuée dans les communes d'Ile de France.

 

PREALABLE : heureusement, de nombreuses communes (elles sont largement majoritaires) délivrent une eau du robinet conformes aux normes de  qualité... pour les paramètres analysés. Ne vous précipitez donc pas tous sur l'eau en bouteilles !!

 

Vous pouvez prendre connaissance des dernières analyses de l'eau du robinet en cliquant ici :

 http://nature.environnement.77.over-blog.com/ext/http://ile-de-france.sante.gouv.fr/racine/la-qualite-de-l-eau-distribuee/derniers-resultats-controle-sanitaire.html

 

Si aucun bulletin d'analyse n'apparait, cliquer une (ou plusieurs) fois sur "bulletin précédent"

 

Attention cependant :   une affirmation, à la fin du bulletin du type :

 

"Eau d'alimentation conforme aux normes en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés."

montre uniquement que la conformité de cette eau l'est pour les "paramètres mesurés"  !!

 

Pour en savoir un peu plus sur les autres paramètres,- le nombre de paramètres mesurés pouvant être 4 fois plus important d'une analyse à une autre- nous vous invitons à regarder les "bulletins précédents" et à comparer avec d'autres villes ou villages

 

Nous vous invitons à poser des actes citoyens :

Compte-tenu de l'absence très fréquente d'affichage de la qualité (ou pas) de l'eau du robinet, réclamez à votre maire cet affichage en permanence sur les panneaux municipaux et dans tous les bulletins d'information municipaux.

Dans les nombreuses communes pour lesquelles les paramètres dépassent les normes réclamez aussi une distribution d'eau en bouteilles gratuite pour les familles avec futures maman et(ou) nourrissons.

 

Si l'eau qui arrive au robinet chez vous provient d'une eau de rivière traitée, demandez aux pouvoirs publics de compléter la liste des paramètres à analyser en y incluant les médicaments

 

Pour plus amples informations :

http://nature.environnement.77.over-blog.com/

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 11:25
Trois  administrateurs d'ADENCA participent au groupe de travail du plan régional santé environnement d’Ile de France.
Nous vous tiendrons au courant des propositions faites par notre association et de la suite donnée à ces propositions.
Communiqué paru sur le site de la Préfecture Région Ile De France : 
Santé Environnement Ile-de-France
- Installation du groupe régional santé-environ
nement -

17 novembre 2009

 

 

Mardi 17 novembre 2009, Jean-François Kraft , préfet, secrétaire général aux affaires régionales de la préfecture de région d’Ile-de-France, a installé le groupe régional santé-environnement (GRSE) chargé de l’élaboration du deuxième plan santé-environnement Ile-de-France. L’objectif : proposer en septembre 2010 un projet ambitieux pour l’Ile-de-France !

Chargé de l’élaboration du nouveau Plan régional santé-environnement (PRSE 2), le GRSE Ile-de-France regroupe 63 membres, répartis dans 6 collèges : des représentants locaux des services de l’Etat, des représentants des élus, des organismes publics et personnes morales associées, des représentants des associations de protection de l’environnement, de patients ou de consommateurs, des représentants des employeurs et du monde économique et des représentants de salariés, tous acteurs à différents titres en matière de santé environnement.

4 ateliers, composés en son sein, identifieront les actions prioritaires à mener dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan. Ils obéissent à une logique thématique partagée :

  • Réduire les expositions responsables de pathologies à fort impact sur la santé

        (cancers, maladies cardiovasculaires, pathologies respiratoires…)

  • Protéger les personnes vulnérables
  • Réduire les inégalités d’exposition géographique
  • Préparer l’avenir par l’analyse des risques émergents

Leurs réflexions, menées en cohérence avec les orientations du deuxième plan national santé-environnement (PNSE 2), s’appuieront notamment sur le retour d’expérience positif du 1er plan régional Ile-de-France (PRSE 1) dont le bilan 2008 demeure très encourageant :

  • Une grande majorité des 26 actions du PRSE1 a été mise en œuvre.
  • Des avancées très significatives ont été rendues possibles dans différents domaines tels que la prévention de la légionellose, la réduction des émissions de rejets polluants, la prévention du saturnisme, la lutte contre l’insalubrité…

L’objectif est d’élaborer un projet de PRSE 2 en  septembre 2010.

Les informations afférentes au PRSE 1 et aux travaux d’élaboration du PRSE 2
sont disponibles sur le site Internet de l’Observation régional de santé :
http://www.ors-idf.org/prse/index.php

Retrouvez le Plan santé-environnement national sur le Web :
 http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=5781

Lien vers le communiqué :

http://www.idf.pref.gouv.fr/actu/communique/2009/groupe-regionale-sante-ile-de-france.html

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 08:47

Extrait article paru sur le site Vivagora :

 

 

Quand la pollution tue… la jeunesse se soulève

dimanche 21 février 2010
par Séverine Bouvart
popularité : 25%

« Nous, membres du Collectif Appel de la Jeunesse, n’acceptons pas (…) de voir autour de nous, nos parents, nos proches et même de plus en plus souvent nos camarades de classe, touchés par le cancer .Nous considérons cet état de fait comme anormal ! Nous lançons cet Appel de la Jeunesse pour que le lien entre la Santé et l’Environnement soit au cœur des choix politiques »…..
 Cette coalition revendique la prise en considération, à leur juste valeur, des crises sanitaire et écologique auxquelles nous sommes confrontés. Ces jeunes ne pensent pas que leur « génération et celles à venir puissent être en bonne santé sur une planète malade ».
Comment agissent-ils ? Ils sont en train de mettre en place des ateliers et débats sur tout le territoire, pour une mobilisation intergénérationnelle massive et déterminée de l’ensemble des citoyens, et plus particulièrement des écoliers, collégiens, lycéens et étudiants. Parmi les thèmes abordés : les représentations du futur de la jeunesse et des plus agés, les conséquences de nos modes de vie et de consommation sur notre santé, les sociétés et la santé des écosystèmes, ou encore la gouvernance de l’innovation. Le principe est de permettre à tous d’accéder aux informations nécessaires à l’émergence de questionnements, d’échanger et « de se forger en toute liberté ses propres opinions ». Pour le collectif, « chaque citoyen est dépositaire d’une partie de la solution aux crises actuelles ».

Et ne pensez pas qu’il s’agit pas là d’un sursaut de conscience éphémère. Ce mouvement, pensé et construit, est le résultat du cheminement de son initiateur, Martin Rieussec aujourd’hui ostéopathe, fondateur de l’association étudiante Regards Croisés et président du Collectif Appel de la Jeunesse. Il s’est nourri très tôt, des expériences des personnes plus âgées qui l’entourent et de celles qu’il rencontre. Parmi elles, Jean-Pierre Guillaume, directeur du Collège Ostéopathique Européen. « Il m’a donné d’excellents conseils », raconte Martin Rieussec, « et m’a dit un jour : Tu veux que les choses changent ? Inscris-toi dans un cadre national ; essaie de faire évoluer les lois, et réalise un livre collectif qui traitera de Santé, Jeunesse, Environnement. Là-dessus il m’a aidé financièrement ». ….

Plus d’informations :

http://www.appeldelajeunesse.org/

 

article complet :

http://www.vivagora.org/spip.php?article616

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 19:24

Extrait communiqué du CNIID :

 

Le point sur... le lombricompostage

 

Cet article reprend les grandes lignes d’une conférence donnée par le Cniid a donné lors du Salon Primevère (Lyon) en février 2010.

> Nous contacter pour l’organisation d’une conférence

 

Késako ?

Cette pratique consiste à composter les biodéchets (essentiellement déchets végétaux de la cuisine) grâce à des vers de terre. Les vers composteurs, du genre Eisenia, à ne pas confondre avec les lombrics qui sont des vers fouisseurs, sont gloutons. Ils ont la capacité d’ingérer de grandes quantités (environ la moitié de leur poids par jour) et de digérer rapidement leur nourriture, c'est-à-dire nos déchets.
La digestion de nos biodéchets par les vers produit un concentré de matière organique qui s'avère être un compost d'excellente qualité.
Cette technique de valorisation des biodéchets a d'abord été développée aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie avant de gagner l'Europe. Elle sort aujourd'hui de la confidentialité grâce à quelques personnes qui se sont lancées avec une grande motivation dans la promotion du lombricompostage.  Certaines collectivités comme la Communauté d'agglomération du Havre ou la communauté d'agglomération d'Annecy ont même décidé d'équiper et de former des familles volontaires pour pratiquer le lombricompostage.

Pourquoi adopter le lombricompostage ?

Le lombricompostage vous permet de valoriser vos biodéchets à domicile et ainsi de les dévier de la mise en décharge ou de l'incinération. C'est donc un moyen concret d'éviter des pollutions et des émissions de gaz à effet de serre, en particulier de méthane. Aujourd'hui en France, presque un tiers de notre poubelle quotidienne est composée de biodéchets. Pourtant, seulement 15 % de ces derniers sont compostés. Le lombricompostage est une des solutions permettant le retour à la terre de la matière organique. Vous produisez en effet un amendement et un engrais de qualité qui amélioreront la qualité biologique de la terre que vous utilisez pour vos plantes. Le lombricompostage demande une certaine volonté car il nécessite un entretien plus poussé que le compostage traditionnel.
Il peut également être un support pédagogique très ludique lorsqu'il est pratiqué à l'école pour comprendre le cycle de la matière organique. C'est aussi un outil de sensibilisation à la prévention des déchets.........

 

 

  Pour plus amples informations :

 http://cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=138&catid=3&itemid=20

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:16

Communiqué du CNIID http://www.cniid.org/ 

Score final :

Grenelle - 2 Réduction des déchets - 0


Mardi 11 mai 2010 - Le projet de loi Grenelle 2 est soumis au vote final des députés aujourd’hui, les 26 articles relatifs aux déchets ayant été votés vendredi soir, peu avant trois heures du matin. Le Grenelle 2 avait pour ambition d’être « la boîte à outils » du Grenelle 1 mais les faibles objectifs fixés l’année dernière (réduction des déchets et du recours à l’incinération et au stockage) ne laissaient pas présager une mise en application très ambitieuse. Et cela se vérifie aujourd’hui dans le texte final.

La prévention des déchets se place en tête de la hiérarchie des déchets définie par la directive cadre européenne. Pourtant, dans le texte final du Grenelle 2, les mesures censées contraindre les producteurs et les distributeurs à prendre en compte cette priorité sont étrangement absentes. Ainsi, le seul article consacré à la conception des produits (Article 78 bis B) ne mentionne même pas une prise en compte de la réduction des déchets. Les emballages, qui constituent aujourd’hui pourtant 30% du poids de notre poubelle, sont épargnés par toute mesure contraignante. Il faut se rappeler que Jean Louis Borloo, Ministre de l’écologie, avait déclaré en 2008 que toutes les mesures visant à lutter contre le suremballage seraient prises : la seule petite mesure qui ressort après trois ans de débat est l’installation de plateformes de déballage dans les hypermarchés d’ici 2011 (Article 78 ter). Il faudra donc se consoler avec l’obligation faite aux collectivités de mettre en place un programme local de prévention des déchets d’ici le 1er juillet 2012 (Article 78 – alinéa 33).

Point positif en apparence, la planification locale (modification des plans départementaux d’élimination des déchets), intègre désormais la prise en compte d’objectifs de réduction et de collecte sélective notamment des biodéchets (Article 78). Malheureusement, dans l’ensemble, le texte ne sort pas d’une logique où l’incinération et le stockage restent les modes de traitement majoritaires sur nos territoires : fixer le dimensionnement des incinérateurs et des centres de stockage à 60% des déchets produits sur un territoire (Article 78 – Alinéa 10) est inadmissible face aux enjeux écologiques. « Le Grenelle ne permettra même pas à la France de rattraper son retard au sein de l’UE qui a fixé un objectif de recyclage de 50 % en 2020. Le Grenelle ne va réussir qu’à maintenir la France au sein des élèves médiocres de l’Europe » précise Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid.
Les collectivités auront deux ou trois ans selon les cas pour modifier les plans d’élimination et intégrer les nouvelles mesures de prévention et de recyclage des déchets. Pour le Cniid, la formulation de la loi (Article 78 – alinéa 3) présente le risque de voir d’ici trois ans des collectivités délibérer à la va-vite pour faire passer à tout prix un projet de décharge ou d’incinérateur et de l’entériner avant la révision des plans.

Si le décalage entre les promesses (qui n’engagent que ceux qui les font) et les deux textes Grenelle est déjà immense, il l’est encore plus avec les réalités sur du terrain. Le Grenelle n’étant pas une fin en soi, la mobilisation devra se poursuivre au sein de la société civile pour combattre les projets vendus comme « grenello-compatibles », qui sont pourtant trop souvent « écolo-incompatibles ».

Lire le texte résultant des délibérations de l’Assemblée nationale après la séance de vendredi :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta-pdf/grenelle2_080510.pdf

Contact :
Sébastien Lapeyre
Directeur
01 55 78 28 65
sebastien@cniid.org
www.cniid.org

Le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid)
Le Cniid est une association loi 1901 agréée pour la protection de l’environnement. Organisation indépendante, spécialisée dans la problématique des déchets municipaux, elle mène campagne en faveur d'une gestion écologique de ces derniers notamment grâce à leur réduction à la source (en quantité et en toxicité) et au détournement de l'incinération et de la mise en décharge.

Plus d’infos sur www.cniid.org

 

 

 

http://www.cniid.org/espace_mailing/cp_20100511_Cniid_Grenelle2_Reductiondechets0.htm

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 22:25

Extrait article paru sur le site ARTAC http://www.artac.info/

 

 

Newsletter Appel de Paris n°31 - Avril 2010 -

 

L’origine environnementale des cancers

en voie de reconnaissance internationale

 

 L’hypothèse selon laquelle deux tiers à trois quart des cancers sont d’origine environnementale implique que les cancers soient causés par des agents cancérigènes extérieurs à l’organisme, à savoir certains micro-organismes tels que virus et bactéries, les rayonnements et un certain nombre de substances chimiques. Cette hypothèse environnementale, émise par le Pr. D. Belpomme dès 2004, ayant fait l’objet d’une communication de la Commission européenne, il y a près d’un an, est aujourd’hui largement reprise par de très nombreux scientifiques dans le monde. Ainsi, la cause environnementale des cancers a-t-elle été acceptée par la commission du Parlement européen sur l’environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire (ENVI). Il est nécessaire de comprendre qu’il ne peut y avoir de cancer sans mutations. Les agents mutagènes sont donc les plus importants à prendre en compte puisqu’ils sont initiateurs de tumeurs. Or si on considère la thèse classique selon laquelle le mode de vie serait responsable de l’augmentation actuelle d’incidence des cancers, à savoir par exemple les déséquilibres de régime alimentaire, l’alcoolisme, la sédentarité, l’obésité et le tabagisme, seul ce dernier facteur, du fait des substances chimiques cancérigènes présentes dans la fumée et les goudrons, est capable d’induire des mutations et ainsi initier un cancer. Il est de plus reconnu que le tabagisme est responsable au plus de 25% des cancers. D’autre part, on avait longtemps pensé qu’une alimentation hypercalorique riche en graisses animales pouvait être à l’origine des cancers et donc que faisant suite aux affirmations de l’OMS, manger cinq fruits et légumes par jour protégerait contre l’apparition des cancers. Or, il n’en est rien. Confirmant l’hypothèse de l’ARTAC, elle-même basée sur des études antérieures réalisées aux Etas-Unis, cette affirmation de l’OMS avant d’être aujourd’hui réfutée par les résultats de l’étude européenne EPIC. Il est en effet aujourd’hui clairement établi qu’une alimentation riche en fruits et légumes ne protège pas contre le cancer ou ne protège que dans un nombre très limité de cas. Ces faits ont amené de nombreux scientifiques, dont ceux de l’ARTAC, à mettre en doute la thèse classique selon laquelle le mode de vie autre que le tabagisme serait à l’origine des cancers et par conséquent à s’intéresser aux agents mutagènes présents dans l’environnement. De nombreuses études scientifiques ont démontré le rôle cancérigène de ces agents, thèse qui a été récemment partiellement reprise par l’AFSSET. De plus, pour la première fois, l’INCa évoque que « l’exposition croissante et prolongée à des facteurs de risque environnementaux » serait l’une des causes de l’incidence globale des cancers. L’ARTAC avait auparavant publié un important article dans la revue américaine de référence Carcinogenesis dans lequel elle explique les mécanismes de la cancérisation à l’origine des cancers. Il y est en effet démontré l’effet cancérigène des substances chimiques exogènes, c'est-à-dire résultant du tabagisme ou de l’exposition aux produits chimiques environnementaux...

 Les liens entre cancers et polluants chimiques ont amené de nombreux chercheurs à souligner le rôle potentiel des pesticides dans l’apparition des cancers du sein et de la prostate. Il a été constaté une très forte augmentation d’incidence de ces cancers dans la communauté d’agriculteurs, première touchée par l’utilisation massive des pesticides. ......  Un autre argument des opposants à l’origine environnementale des cancers est que leur augmentation d’incidence serait liée au vieillissement de la population. Or cette augmentation d’incidence est observée pour toutes les tranches d’âges, donc y compris chez les plus jeunes, lorsqu’on l’exprime en taux standardisés, lesquels ont pour effet de gommer les effets de l’âge et de la croissance démographique. De plus, il est à noter qu’en Europe les cancers infantiles augmentent de 1,1% chaque année. L’hypothèse environnementale des cancers est par conséquent maintenant en voie de confirmation internationale, en particulier grâce aux travaux pionniers de l’ARTAC et à leur publication dans plusieurs revues scientifiques à comité de lecture.  …..

 

article complet : http://artac.info/images/telechargement/NEWSLETTER/nap31fr.pdf

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:21

Extrait article paru sur le site AFRIQUE  EXPANSION  Magazine :

 

Le captage et stockage du CO2 ou comment enterrer le problème

 

 30 Avril 2010 19:46 AEM

Marie-Claude Fafard - Afin de respecter son « engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17 % d’ici 2020 », le gouvernement canadien mise depuis quelques années sur la technique de captage et de stockage du carbone (CSC). Et il n’est pas le seul : on retrouve notamment dans la course la France, la Norvège et les Etats-Unis……. 

Grosso modo, cette technique consiste à récupérer les émissions de dioxyde de carbone (CO2) rejetées dans l’air par les cheminées des centrales électriques à combustible, à les séparer des autres constituants afin de les liquéfier pour ensuite l’acheminer dans des cavités souterraines via des pipelines.

Le clan des partisans affirme que la technologie du CSC peut profiter tant aux pays développés que ceux en voie de développement. Selon l’Agence internationale de l’é
nergie, le CSC pourrait réduire les émissions de CO2 des centrales de plus de 85 %. Et le Groupe d’experts intergouverne
mental sur l’évolution du climat (GIEC) avance que cette technique pourrait traiter 20 à 40 % des émissions mondiales de CO2 d’ici à 2050 et contribuer pour 10 à 15 % à l’effort total de réduction des émissions d’ici à 2100.

En revanche, plusieurs problèmes s’imposent. Le captage du CO2 est complexe et coûteux puisqu’il faut pouvoir le séparer des autres éléments qui composent les fumées, comme la vapeur d’eau ou l’azote. Les solutions de CSC sont également é
nergivores, engendrant des coûts élevés et réduisant le rendement des centrales. L’étape du transport, que ce soit par voie maritime ou par gazoduc, nécessite la compression du gaz. Une autre opération onéreuse.

Figure également au menu la problématique du stockage. Les trois possibilités envisagées sont de séquestrer le gaz dans des gisements déjà exploités ou épuisés, d’utiliser les veines de charbon non exploitées, ou encore d’exploiter les milieux aquifères des bassins sédimentaires situés plusieurs milliers de mètres sous le sol. Il y a également la question de la sécurité du procédé. Comme les déchets nucléaires, il s’agit d’une bombe à retardement pour les futures générations, car l’éventualité d’une fuite n’est pas à écarter.
Finalement, la technologie n’est pas encore au point. Pour le moment, seuls les importants émetteurs de CO2 stationnaires comme les centrales, les raffine
ries, les aciéries, les cimenteries et les sites de pétrochimie peuvent être équipés de récupérateur de CO2.

Par contre, la petite société californien
ne Carbon Sciences a vu plus loin en faisant breveter l’année dernière son invention qui recycle le CO2 des centrales à combustible pour en faire du biocarburant. Elle a avancé que le procédé pourrait être opérationne
l avant la fin de 2010.
……
 
Au fait, saviez-vous que la Saskatchewan accueille déjà du carbo
ne en son sol depuis 2000? Le champ pétrolier de Weyburn, en fin de vie, est l’hôte d’une opération de récupération de pétrole par injection de CO2 dont le « but » est de déterminer le degré de sécurité du stockage dans un réservoir pétrolier, mais qui permet surtout d’aller récupérer 130 millions de barils de pétrole de plus que ce qu’il aurait été possible d’extraire avec les méthodes traditionnelles. Le programme prévoit injecter 1,8 million de tonnes de CO2 – qui provient d’une centrale des États-Unis – par an pendant 15 ans, ce qui permettra de stocker pour de bon 20 millions de tonne
s de CO2.

Ainsi donc, le sous-sol de la province se retrouve avec des polluants provenant d’ailleurs et ce projet permet de produire encore plus de combustible fossile, et donc plus de dioxyde de carbo
ne dans l’air...

Marie-Claude Fafard

 

Article complet :

http://aem-magazine.afriqueexpansion.com/le-blog-de-marie-claude-fafard/427-le-captage-et-stockage-du-co2-ou-comment-enterrer-le-probleme.html

 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 15:59

Communiqué de presse  « Agir pour l’environnement » sur Facebook :

Taxe poids lourds : Encore une mesure du Grenelle qui s’envole !

 

Communiqué de presse d'Agir pour l'Environnement

Paris, le 19 avril 2010 : Le Gouver
nement vient d’annoncer le report de la Taxe Poids Lourds dont les sommes perçues devaient notamment servir à financer les infrastructures de fret ferroviaire. En reportant cette taxe Poids Lourds au second semestre 2012, l’Etat français se prive d’un manque à gagner évalué à plus d’1,25 milliard d’euros.

Pour Agir pour l’Environ
nement, « le Gouvernement a une bien curieuse façon de préparer les débats qui vont avoir lieu début mai à l’Assemblée nationale autour de la loi Grenelle2. Chaque jour est l’occasion de détricoter un peu plus les modestes avancées du Grenelle. » L’association s’interroge : « A ce rythme, que restera-t-il du Grenelle ? Une ou deux centrales nucléaires, quelques incinérateurs, des milliers d’antennes relais, pléthore de projets autoroutiers, un projet de nouvel aéroport, quelques lois anti-éoliennes… et beaucoup de beaux discours écologiques sans liens tangibles avec la réalité ?!!! »

Pour Stéphen Kerckhove, délégué d’Agir pour l’Environ
nement, « la rupture écologique tant annoncée par ce Gouvernement est une sorte de mirage qui disparait dès que l’on tente de s’en approcher. » Le vernis verdâtre que l’Etat a essayé d’apposer sur une politique conservatrice craquelle de toute part et il est grand temps d’en tirer tous les enseignements.

Successivement, l’Etat français a annoncé le report de la Taxe Carbo
ne, l’annulation de la Taxe Poids Lourds, l’organisation de quatre débats publics sur des projets routiers et autoroutiers… le tout en omettant soigneusement de publier le schéma national des infrastructures de transport, comme la loi Grenelle1, en son article 16, l’y oblige avant le 31 décembre... 2009 !

Pourtant, cette Taxe devait s’appliquer aux 800.000 poids lourds circulant sur les routes françaises. Un camion de 40 ton
nes circulant à 75 km/h dans de bonnes conditions de circulation consomme 35 l/100 km et rejette 920 g/km de CO2. En situation d’embouteillage ou de mauvaise circulation, la consommation d’un camion peut atteindre 360 l/100 (!) et rejeter 9,7 kg/km de CO2.

L’association constate avec amertume que la seule chose qui s’envole encore en France, ce sont les promesses avortées du Gre
nelle de l’environnement !

 

 

Pour plus amples informations :

 http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150173048200447

http://www.agirpourlenvironnement.org/

 

 

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