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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 16:19

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly Découverte :

 

1917 : Le département de Seine et Marne dépossédé de ses rivières

 

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

 

 

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

 

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

 

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

 

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

 

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

 

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

 

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

 

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

 

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

 

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

 

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23775052.html

 

 

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/article-1917-le-departement-de-seine-et-marne-depossede-de-ses-rivieres-44017568.html

 

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:09

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

http://claye-souilly-decouverte.over-blog.com/

 

 

CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

                                  

 CLAYE HISTOIRE : L'EAU DE BOTOT

 

L’EAU DE BOTOT

 

Eau   balsamique,  inventée en  1755 par  Edme François  Julien  Botot, médecin  de Louis XV, mise en vente chez l’auteur « cloître St Jacques-l’Hôpital », approuvée par la Société Royale de Médecine en 1783, elle a obtenu à la veille de la Révolution « le Privilège Général de Louis XVI ».

 

 A base de girofle, cannelle, essence de menthe, précieuse pour les soins de bouche, employée sous forme de frictions contre les affections névralgiques et rhumatismales, elle arrête rapidement l’effet du scorbut sur les dents et les gencives.

 

 Après avoir été exploitée par son inventeur Edme François Julien Botot, c’est François Marie Botot qui acquit les droits à l’invention avant la Révolution et les revendit le 27.11.1789 à sa sœur Marie-Sophie Botot et à son mari Jean Charles Haudouard, avocat au Parlement de Paris.

La signature qui figure encore aujourd’hui sur les bouteilles est celle de Marie Sophie et la devise «Cui fidas vide» est toujours présente.

 

 

 François Marie Botot, l’éminence grise de Barras, habita avec sa famille à Claye-Souilly dans la maison du Parc qu’il avait acquise de la Duchesse de Polignac, il était également propriétaire des terrains sur lesquels furent construits le château des Tourelles.

 

Cette eau est encore vendue aujourd’hui en pharmacie.

 

 

 

Sources :

 - Vieilles Histoires, Etranges Enigmes, 3ème série de Louis Hastier, Librairie Arthème Fayard.

 - Dictionnaire Larousse XIXe s, 1867

 - Biographie Français Prevost Roman 1954

 - Dictionnaire historique de la Révolution française, Albert Soboul, Editions Puf

 - Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789.1799 Tulard, Fayard,

 - BMS Claye Archives Diocèse de Meaux

 - Recensements Claye-Souilly 1836, 1846 ( 10M10, 10 M68 AD 77)

 - Vente 31/10/1822 (224 E 154 AD77)

 - Geneanet, site d’Eric Faure

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:59

Les seine et marnais dépossédés

 

Que va devenir le nord-ouest Seine et Marne dépossédé depuis des décennies par morceaux de ses ressources (gypse,gravier, sable, pierres, pétrole, eau…)de ses terres agricoles, ses rivières, ses sources, ses sites, ses collines (buttes d’Aulnaye….)

 

un no man's land ?

 

   

Un petit historique du canton de Claye-Souilly

 

Canton qui compte actuellement  6 décharges pour 6 communes, 2 carrières à ciel ouvert dans une remblayée par des déchets de bâtiment et 19 ICPE (installation qui peut présenter des dangers  pour la santé, la salubrité,  l’environnement. …) (1)

 

Au 19ème siècle lorsque  Napoléon 1er décida la construction du Canal de l’Ourcq,  pour alimenter Paris en eau, la Beuvronne fut la 1ère rivière à donner son eau à  Paris en 1809.


 Les conséquences pour Claye-Souilly furent désastreuses, en effet les 4 moulins privés de la force hydraulique disparurent dans les années qui suivirent, le manque d’eau dans cette rivière pénalisa fortement les maraîchers, les agriculteurs et les pêcheurs mais aussi les particuliers qui possédaient  ces nombreux lavoirs bordant la rivière.

 

Mais Paris pour ses constructions  avait aussi besoin de ressources, alors on déposséda ce canton de son sable, de son gravier, on priva les agriculteurs de leurs terres et puis ce n’était pas assez, on avait besoin de gypse, on s’attaqua à la butte d’Aulnaye (Annet sur Marne, Claye-Souilly, Le Pin, Villeparisis….), les vignerons  disparurent au profit des plâtriers.

 

Paris ne savait que faire de ses déchets, on amena les ordures ménagères par péniches mais aussi le fumier à Claye-Souilly et on  versa le tout sur nos terres agricoles, mais cela ne suffisait plus alors on déversa les ordures de toutes sortes dans les trous des carrières et encore et encore, puis sur les terres agricoles….

 

Et après on ne parla plus que d’argent…..

 

 Les industriels du déchet négocièrent avec les élus des conventions, partenariats…. Pour parler clair les industriels proposèrent de l’argent aux collectivités pour compenser en quelque sorte le préjudice subi, certains élus refusèrent mais ils n’étaient pas légion, la majorité accepta, ayant semble-t-il une vue à court terme, cet argent pouvait leur permettre de boucler le budget de leurs collectivités sans difficultés, de faire  des dépenses somptuaires : banquets, voyages, décoration…., le superflu en quelque sorte, sans penser à l’avenir.

 

Mais aujourd’hui notre air, notre sol, notre nappe phréatique

et nos rivières sont pollués.

 

L’espérance de vie dans notre département

est l’une des plus faibles d’Ile de France.

 

Aujourd’hui cette même ville de Paris, celle-là même qui nous envoie toujours ses ordures, qui utilise l’eau de notre rivière Beuvronne pour arroser ses trottoirs et ses pelouses, avait l’intention de vendre aux carriers une partie de l’aqueduc de la Dhuis, risquant de priver les minorités invisibles de l’un de leur dernier poumon vert.

 


Aujourd’hui encore les intérêts de la ville de Paris

 l’emporteront-ils toujours au détriment  des populations briardes ?

 

 

 

 

(1)   http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Questions-Reponses-sur-les-ICPE-.html

 

Pour aller plus loin :

http://www.aufildelourcq.org/histoire/

http://adenca.over-blog.com/article-pp-99099052.html

 

 




 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 15:23

Et

 

 

 

Si Paris n’avait pas la Seine et Marne…..

Les rivières de Seine et Marne qui alimentent Paris en eau

  

 


Paru sur le site : Grigny Hier
Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"

 

Les aqueducs des eaux de  la Vanne, du Loing et du Lunain

Arrive la guerre de 1870 et la "Commune de Paris".

Après ces évènements majeurs de notre Histoire, huit préfets vont se succéder à la tête de la Préfecture de la Seine jusqu'à l'arrivée en 1883 d'un certain Poubelle qui laissa pour la postérité son nom à la fameuse "boîte mobile" qu'il imposa aux Parisiens pour l'enlèvement des ordures ménagères par un célèbre arrêt de 1884.

Parallèlement, pendant cette période, en opposition à cette valse des préfets, c'est dans la direction des services qu'il y aura continuité. Directeur des services des Eaux et des Egouts, Belgrand obtient une priorité de fait pour ses travaux. Reprenant le chantier de la dérivation de la Vanne, il les mène à leur terme en 1874 en s'appuyant notamment sur son cadet, Edmond Huet, réalisateur du viaduc d'Arcueil. (cf annexe 1)

Belgrand meurt en 1878. Alphand lui, meurt en décembre 1891 suivant de peu Georges Haussmann auquel il avait succédé à l'Académie des Beaux Arts.
Le fameux service municipal des Travaux de Paris se restructure et est créé un service spécial des dérivations des sources de la Vig
ne et de Verneuil en 1890-91 dont la responsabilité a été confiée à un jeune ingénieur en chef récemment promu à ce grade, un certain Fulgence Bienvenüe (dont la nièce épousera en 1883 le futur Maréchal Foch, avec lequel Bienvenüe s'était lié d'amitié à l'école Polytechnique) qui mènera par la suite l'œuvre de sa vie et qui reste attachée à son nom, la réalisation du Métropolitain de Paris. Mais ceci est une autre histoire.

Une nouvelle fois Paris n'a plus assez d'eau

Depuis la mort de Belgrand, l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires. En février 1891, Fulgence Bienvenüe reçoit la responsabilité du service des dérivations.

Annexe 1

Du côté nord du boulevard Reille, un vaste cube de pierres saisi les regards par sa masse imposante et ses grandes murailles : c'est le réservoir où aboutissent les eaux de la Vanne, petite rivière dont les sources sont captées dans les environs de Theil, dans le département de l'Yonne et amenées à Paris par un aqueduc tantôt souterrain, tantôt en arcades, long de 173 kilomètres.

Cette dérivation, autorisée par un décret impérial du 19 décembre 1866 et qui a coûté 47 millions y compris la construction du réservoir, assure à la ville de Paris, comme étiage, un volume moyen de 1100 litres par seconde ou 100 000 mètres cubes par 24 heures, d'une eau limpide et fraîche, présentant toutes les conditions de salubrité qui font l'excellente eau potable.

Le réservoir de Montsouris peut recevoir 300 000 mètres cubes, c'est à dire le produit des sources de la Vanne pendant trois jours, récemment accru par l'adjonction des sources de Cochepies, captées près de Villeneuve-sur-Yonne. Il est construit en meulière et ciment, à deux étages superposés, divisés chacun en deux parties égales, formant ainsi quatre bassins indépendants.

Il est circonscrit par l'avenue de Montsouris à l'est, par le boulevard Reille au midi, et à l'ouest par la rue de la Tombe Issoire.
in, Paris il y a cent ans vu par Auguste Vitu 1875-1975

Annexe 2

En 1871 les habitants de Grigny avaient formulé des observations quant à la réalisation de ces travaux, observations qui avaient suscité une réunion extraordinaire du Conseil municipal (séance du 18 octobre 1871) dont nous reproduisons un extrait :

Monsieur le Maire appelle l'attention du Conseil sur ce qui regarde les travaux de l'aqueduc des eaux de la Vanne. Il fait remarquer la justesse des plaintes formées par les habitants de la commune qui voient avec regret cet "immense monument" couper non seulement les pièces de terres en deux, mais aussi détruire le niveau des deux chemins principaux de Grigny qui formeront à l'avenir leurs monticules factices fort pénibles à gravir et à descendre par les nombreuses voitures qui se rendent aux marchés de Montlhéry et de Longjumeau. Le Conseil municipal après mûre délibération, considérant que la commune de Grigny est traversée par l'aqueduc des eaux de la Vanne, que cet aqueduc traverse les chemins de Grigny à Montlhéry et de Grigny à la Norville, considérant que la hauteur de l'aqueduc à ces deux points de rencontre nécessiterait la rectification de deux nouvelles routes qui passeront par dessus et nécessiteraient une pente très préjudiciable aux intérêts de l'agriculture et de l'industrie arrête :

Monsieur le Préfet de la Seine est prié de vouloir bien faire faire aux deux points de rencontre des chemins indiqués dans la présente délibération, un siphon qui permette de laisser aux chemins leur niveau actuel.

Le Conseil municipal charge Monsieur Cocheris, Conseiller général du canton de Longjumeau du suivi de cette affaire qui est des plus urgente et l'autorise à faire toutes les démarches nécessaires à l'accomplissement du désir exprimé dans la présente délibération.

Il faut préciser que cette délibération avait été prise par le Conseil municipal dans lequel siégeait à l'époque deux gros fermiers de Grigny dont M. Godefroy de la ferme Neuve. Ils prêchaient comme on dit, pour leur paroisse. Les travaux furent exécutés… mais pas les siphons.

Entrepris dès 1891, les travaux de ce qui est dit souvent dérivation de l'Avre, sont terminés deux ans plus tard. D'une longueur de 102 kilomètres, établie majoritairement en souterrain, la dérivation transporte par gravité quelques 100 000 m3 d'eau par jour.

Dès 1895, Bienvenüe entreprend une nouvelle dérivation : celle des eaux du Loing et du Lunain dont les sources, repérées par Belgrand, sont situées entre Melun et Sens. Menée sous la direction de Bienvenüe puis sous celle de Basinet, l'exécution de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain a rencontré de grandes difficultés, notamment dans la traversée des argiles instables de Fontainebleau et dans les marnes de L'Hay-les-Roses. Formé par la réunion de la branche du Loing (14 kilomètres) et de celle du Lunain (7 kilomètres), l'aqueduc principal présente une longueur de 73 kilomètres. Essentiellement souterrain, il est construit parallèlement à celui de la Vanne et conçu pour pouvoir recevoir les eaux de ce dernier en cas d'accident. Il présente dix siphons dont le plus long, qui traverse la vallée de l'Orge à la hauteur de Viry et de Savigny, mesure 3025 mètres.

Le 11 juin 1900, les premières eaux des nouvelles sources sont enfin reçues dans le réservoir de Montsouris. Cette nouvelle ressource procure à la ville de Paris 50 000 m3 d'eau supplémentaire par jour. Cette eau arrive à point nommé en pleine Exposition universelle. Quelques jours plus tard la première ligne du métro de Paris, Porte Maillot-Vincennes sera mise en service par ce radieux matin du 19 juillet 1900.

Aujourd'hui et demain ?

Le problème de l'alimentation en eau de grandes villes comme Paris est un véritable casse-tête car sitôt qu'on a réussi à le résoudre, on assiste à un transfert de population rurale, attirée par cette amélioration des conditions de vie, et le problème se repose à nouveau. On a donc décidé de recourir directement à un prélèvement des eaux de la Seine mais en utilisant des méthodes de purification qui permettent de distribuer un produit parfaitement sain. Les eaux prélevées en amont de la capitale sont décantées, filtrées, désinfectées à l'ozone et analysées en permanence avant d'être envoyées dans le réseau de distribution.

Tant qu'il y aura de l'eau dans la Seine, les Franciliens (dont nous sommes) ne seront jamais assoiffés.

Pour le second projet, le Conseil municipal avait été appelé à se prononcer sous la présidence cette fois de Monsieur Godefroy qui était devenu Maire.

Le Conseil municipal délibère le 26 août 1897 :
Le Conseil appelé a fournir son avis et ses réserves sur le projet formé par la Ville de Paris d'acquérir des terrains nécessaires à l'établissement de l'aqueduc de déviation des eaux de source du Loing et du Lunain. Après délibération, a formulé les réserves suivantes :

1 - Nature des travaux.
La nouvelle conduite de sera pas établie autrement que celle des eaux de la Van
ne, soit en maçonnerie, soit en tuyaux de fonte. Le niveau ne devra pas dépasser celui de la butte existante actuellement. L'aqueduc traversant un territoire essentiellement agricole ne devra pas être établi sur arcades sous peine de causer une grande gène à la libre circulation des ouvriers des champs ainsi que des troupeaux qui pourront toujours y paître.

2 - Refuser de planter des arbres.
Il
ne devra pas être non plus planté d'arbres tout le long de la dite conduite, plantation absolument nuisible aux terrains avoisinants qu'elle prive de tout rapport, entretenant également une multitude d'oiseaux, nouvelle cause de destruction pour les récoltes qui se trouvent a proximité.

3 - Conservation des drainages.
Les drainages qui se trouvent sur le passage de l'aqueduc ainsi que les tuyaux passant sous le dit aqueduc et les chemins vicinaux devront être conservés et aménagés pour le libre écoulement des eaux.

4 - Chemins ruraux traversés.
Les chemins ruraux qui coupent la conduite devront être établis de façon à ce que la pente
ne dépasse pas 4 centimètres par mètre et que de chaque côté de ces montés et descentes il soit posé des garde fous de façon a éviter les nombreux accidents qui se sont produits jusqu'à ce jour suite au peu de prévoyance de l'administration. Si la Ville (NDLR : celle de Paris) se croit autorisée à les traverser sans allouer aux communes aucune indemnité, elle devra les entretenir en son état d'empierrement les montées qu'elle pratique sur l'aqueduc et répondre aux demandes et réclamation de l'autorité locale.

… et les travaux furent exécutés sans qu'aucun arbre ne soit planté et d'éviter ainsi "l'énorme" consommation de grains de blé à laquelle se seraient livrées les joyeux pinsons et autres passereaux !!!

Compte rendu du conseil municipal de Grigny en date du 26 août 1897, relatif à la création de la dérivation des eaux du Loing et du Lunain >>>

D'où vient l'eau qui coule dans les aqueducs qui traversent Grigny?

La source principale qui alimente l'aqueduc de la Vanne est la "Fontaine Bouillarde" située à 114 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Benoît sur Vanne à 30 kilomètres à l'ouest de Troyes. Un décret de 1866 prescrivit l'établissement d'un aqueduc de dérivation des sources de la Vanne pour amener les eaux à Paris en passant par Sens, Fontainebleau et arriver dans un réservoir à Montrouge.

En 1899, plusieurs sources captées dans les vallées du Loing et du Lunain vinrent augmenter la fourniture en eau. Elles sont de nos jours supérieures en débit à celles de la Vanne. Elles représentent 210.000 m3/jour contre 145.000 pour la Vanne et 106.000 pour la Voulzie. Le débit maximal peut atteindre 461.000 m3/jour mais la moyenne admise est de 300.000 m3/jour.

A Nemours, le captage des eaux de la Joie, en aval de l'usine de traitement, fournit un supplément de 18.000 m3/jour d'une eau pure.

Pour les sources "hautes", celles de la Vanne et de la Voulzie, l'eau circule par simple gravité, sur une pente minime de 1/10 de millimètre par mètre, à une température constante de 12°, jusqu'à la station-usine de Desquinemare située en forêt de Fontainebleau près de Veneux-les-Sablons.

Les eaux du Loing et du Lunain qui sont les sources "basses" arrivent à Sorques près de Montigny-sur-Loing où elle sont pompées pour les élever jusqu'à la station de Desquinemare. C'est là qu'elles sont brassées et chlorées. Elles arrivent à Paris 38 heures plus tard pour y être déchlorées et stockées dans les grands réservoirs souterrains de Montrouge d'une capacité de 300.000 m3.

Pour économiser la constructions d'aqueducs pour la traversée d'une vingtaine de vallées on a installé des canalisations en siphon. Par contre, des ouvrages importants ont du être réalisé comme les ponts-aqueducs de Pont-sur-Yonne, du Grand Maître en forêt de Fontainebleau et d'Arcueil sur la vallée de la Bièvres.

Eugène BELGRAND (1810-1878)

Ingénieur hydrologue, Belgrand effectue à Avallon des travaux remarqués par Haussmann, alors préfet de l'Yonne. Ce dernier, nommé à Paris, se souviendra de Belgrand lorsqu'il faudra transformer l'équipement hydraulique de la capitale (1854).

Les Parisiens ne consomment alors que les eaux de la Seine et de l'Ourcq, déjà insuffisantes et polluées. Deux aqueducs, construits par Belgrand, détournent à leur source les eaux de la Dhuis et de la Vanne, amenées respectivement à Ménilmontant et à Montsouris. A partir de ces buttes, hautes de 103 et 80 mètres, l'eau est aisément distribuée jusque dans les immeubles de plusieurs étages.

Cette eau potable sera réservée, après refonte du système des canalisations, aux seuls usages domestiques. Dans le même temps, le réseau des égouts parisiens est modifié en fonction des agrandissements de la ville : collecteurs débouchant extra muros et quatre cents kilomètres supplémentaires de conduites souterraines.


 

Lien vers l’article :  http://www.grigny91.fr/histoire/orme7b.htm

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 13:44

 

 

 

 

La ville de Paris et la Seine et Marne

un passé conflictuel

 qui ne semble pas s’améliorer 

 

 

Hier Paris dérivait les eaux de plusieurs rivières de Seine et Marne à son profit, aujourd’hui  elle voudrait vendre une partie de l’aqueduc de la Dhuis aux carriers ?

 

 

 

Ironie du sort Eugène Derveloy, l’un des députés qui protesta

contre la dérivation des eaux de certaines rivières de  Seine et Marne pour l’alimentation de la capitale, habita jusqu’à 1892 à Villevaudé et fut conseiller général du canton de Claye-Souilly.

 

 

 

Château de Bisy à Villevaudé où vécut Eugène Derveloy

 

 

 

 

 

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                                                  Mars 1917

 

 (1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-5299704.html

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 15:02


 

  Belgrand

 

Marie, François, Eugène BELGRAND

 

Il est né le 23/8/1810 à Ervy le Châtel (Aube)  au domicile de son grand père maternel Claude Mathurin TRUCHY, marchand de bois pour la provision de Paris.

 

Fils de Anne Antoine François BELGRAND  propriétaire à Arc en Barrois (Haute Marne) et Maître de Forges à Champigny sur Ource (Riel les Eaux, Côte d’Or) et de Marie Madeleine Eugénie TRUCHY.

Il épouse Jeanne, Félicie BETHERY DELABROSSE CHARMOIS.

 

Ses études :

- Lycée Louis Legrand, condisciple de Evariste Galois http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89variste_Galois

- 1829 Ecole Polytechnique

- 1831 Ecole des Ponts et Chaussées.

 

Sa carrière :

Ingénieur Hydrologue, Géologue, fasciné par les aqueducs et travaux hydrauliques romains

- 1845 Ingénieur d’arrondissement à Avallon

- 1852 Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées chargé du service de la navigation de la Seine entre Rouen et Paris.

- 1858 Ingénieur en chef des Eaux et Egouts de Paris

- 1861 Membre libre de l’académie des Sciences

- 1867 Directeur des Eaux et Egouts de Paris.

 

 

Ses travaux :

- Adduction d’eau d’Avallon (Yonne) par captage de sources à 4 kms de la Ville.

 

Georges Eugène Haussmann, Préfet de l’Yonne, le remarque, devenu Préfet de la Seine il fait appel à Belgrand pour développer l’approvisionnement en eau de la capitale,

il réalise :

- l’Aqueduc de dérivation de  la rivière Dhuis jusqu’au réservoir de Ménilmontant, déclaré d’utilité publique en 1862, mis en service en 1865.

- l’Aqueduc de dérivation de la rivière Vanne jusqu’au réservoir de Montsouris déclaré d’utilité publique en  1874.

- le réseau des égouts de Paris, à sa mort en 1878 Paris possède 600 kms d’égouts.

 

- Il participe à partir de 1872 à l’établissement des fontaines Wallace.

 

 - Il fonde un service d’hydrométrie dont il restera responsable jusqu’à sa mort.

 

- Il met  en place le premier service d’annonce des crues de la Seine, fondé sur des observateurs amont et une transmission par télégraphes des informations à Paris.

L’alerte, donnée à temps, de la crue de 1876 consacre le succès de ce service.

 

- Il supervise la construction des usines élévatoires sur le Canal de l’Ourcq de Trilbardou et Villers les Rigault.

 

 

 

Ses décorations :

- 1847 Chevalier de la Légion d’Honneur

- 1861 Officier de la Légion d’Honneur

- 1871 Commandeur de la Légion d’Honneur ( pour avoir continué à assurer pendant le siège de Paris, le mouvement des eaux, des égouts et des vidanges).

 

 

Ses publications :

- 1846 Mémoire sur les études hydrologiques de la partie supérieure du bassin de la Seine.

- 1849 Description de la distribution des eaux à Avallon

- 1851 Carte géologique  de l’arrondissement d’Avallon

- 1872  La Seine, études hydrogéologiques

- 1875 Les aqueducs romains.

- La Bibliothèque Nationale de France conserve ses comptes rendus, rapports, plans…

 

Il décède à Paris le 8 avril 1878 et est enterré au cimetière Montparnasse.

 

 

Un collège à Ervy Le Châtel et à Paris (20e) porte son nom.

Son nom est également gravé sur la face Ecole Militaire de la Tour Eiffel (n°38), parmi ceux de 71 autres  savants qui ont honoré la France entre 1789 et 1889.

 

Sources :

Internet

- Jaune-Rouge, la revue de la communauté polytechnicienne.

-   http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_soixante-douze_noms_de_savants_inscrits_sur_la_tour_Eiffel

- Aflo, au fil de l’Ourcq  http://www.aufildelourcq.org/

- Léonore.

 

Pour aller plus loin :

Aqueduc de la Dhuis

http://bibliographie.meaux.free.fr/documents/dhuis.php

 

http://www.iledefrance.fr/lactualite/environnement/environnement/laqueduc-de-la-dhuis-devient-une-promenade/

 

dhuis villevaudé 16.10.2011

 

Aqueduc de la Dhuis Villevaudé 15/10/2011

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 19:07

 

 

 

Paru sur le site Claye-Souilly découverte :

 

 

LA MOISSON 1755 A 1770

 


 Quoique contrariée dans certaines régions par les pluies, la moisson de 1902 comptera encore parmi les moins défavorables, et la récolte parmi celle des bonnes années.

 

 

 Je ne le constate que pour comparer ce résultat aux intempéries et aux récoltes déficitaires qui affligèrent, comme une sorte d'acharnement, nos malheureux pères du temps de Louis XV. Voici un petit tableau édifiant et qui, sans longs commentaires, éclaire d'un jour tristement vrai cette seconde moitié du XVIIIe siècle.

 

 1755.- On commence vers le 20 juillet à couper le froment ; la moisson contrariée par la pluie s'achève le 15 août : beaucoup de grains germent sur les champs.

 

1756.- Le mois de juillet est si humide que les chemins, en Gâtinais, deviennent aussi impraticables qu'en plein hiver, et si froid que vêtu comme en décembre, on est obligé de se chauffer de temps en temps.  Sur la fin du mois on se décide à couper les seigles ; la moisson du froment ne peut se faire qu'en août.

  

1757.- On fauche le blé à partir du 20 juillet, dans des conditions à peu près normales.

 

 1758.- Juillet est encore froid et humide . On avait commencé à couper les seigles, mais dans l'impossibilité de les rentrer secs et de les battre on les donne à manger aux brebis. En août on profite de quelques beaux jours pour faire la moisson.

  1759.- Année relativement favorable ; on va en moisson des froments le 15 juillet.

 

 1760-1761-1762.- Pas d'observations intéressantes la moisson est achevée, même celle des avoines vers le 20 août. Récoltes moyennes, comme qualité et comme quantité.

 1763.- Année tardive puisqu'on ne coupe les froments qu'au mois d'août, mais exceptionnellement abondante, il n'est que temps : la famine est à nos portes.

 

 1764.- La moisson s'achève vers le 15 août sous des grêles qui détruisent les avoines. Absence complète de paille, en Beauce, les blés ont épié à un demi-pied de terre.

  1765.- On va en moisson des froments le 23 juillet, un mardi, aux environs de Pithiviers.Il y a si peu de grains qu'il faut 30 gerbes pour avoir une mine. Or la mine de blé pesait en moyenne 80 livres ou un tiers de notre sac ; cela ferait donc pour nous 90 gerbes au sac. Mais la différence est plus sensible encore qu'il me semble, car dans les années à peu près bonne 12 gerbes du Gâtinais donnaient la mine.

 

 1766.- La moisson commence avec le mois d'août et finit avec le 25. Il ne faut plus cette année que 15 à 16 gerbes à la mine.

 1767.- Le mois de juillet est si froid que les graines ne peuvent venir à maturité. Enfin le 3 août on les coupe tels qu'ils sont, et le 20 on est surpris par la gelée en pleine moisson.

 

 1768.- La moisson des seigles finit et celle des blés commence du 24 au 26 juillet. Année médiocre, mais on n'est pas très exigeant.

 1769.- « Il n'y a pas eu d'été » dit Duhamel du Monceau à l'Académie des Sciences. Aussi attend-t-on le mois d'août pour moissonner. La quantité laisse à désirer, par bonheur la qualité est au-dessus de la moyenne.

 

 Voilà les renseignements que des témoignages sérieux et désintéressés nous fournissent sur quinze années successives et non choisies pour les besoins de la cause, vraiment ils sont peu brillants puisqu'ils se résument en huit récoltes à peine passables, six franchement mauvaises et une seule année d'abondance. Pourtant le producteur il faut le dire parce que l'histoire veut toute la vérité ; le producteur avait quelque chance de salut dans la hausse des prix et l'extrême sensibilité du marché que ne régularisaient pas les apports extérieurs.

Mais celui auquel doit aller  la meilleure part de notre pitié, c'est le manouvrier, le petit, tout petit cultivateur. Pour celui-là les limites des souffrances humaines semblent avoir été reculées.

Tout cela je l'ai dit déjà, et redit ailleurs, je ne ferai donc plus qu'une remarque : à l'exception de 1759 la moisson commence chaque année après le 15 juillet et  six fois sur quinze est reportée au mois d'août.

                                                                      Eugène Thoison

                                               Secrétaire Général de la Société d'Agriculture

                                                                       de Fontainebleau

 

 

Sources : Almanach de Seine et Marne 1902 (Médiathèque de Meaux) (sic)

Lien vers l’article : http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-histoire-agriculture-moisson-1755-a-1770-5163937.html

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:16

Extrait article paru sur le site des Abbesses Gagny Chelles :

Chelles - Les bords de Marne avec Lucien

Ce dimanche 26 Juin 2011, c'était la fête de la marne à Chelles. A cause d'un manque de communication pour le moins étrange, vous avez été peu nombreux à venir vous promener avec Lucien Follet de l'association des Riverains bords de Marne.

Le blog de l'association : http://lemarneux.over-blog.com.

Voici donc notre photo-reportage de cette visite guidée à Chelles des bords de Marne.

Chelles Marne 26062011 Moulin m

Chelles - Marne - 26/11/2011 : Le vieux moulin meunier de Chelles. La Marne devient très tôt un pôle d'attraction pour la batellerie et la meunerie. Au début du XIIIe siècle, quatre moulins répartis sur une distance de 1 200 mètres fonctionnent sur la rive droite de la Marne. Acheté en 1880, ce Moulin a été abandonné en 1895. Trop difficile d’entretien, l’industriel Menier lui préféra la construction près du chemin de fer d’une usine moderne de fabrique de pâtes (Vermicellerie). (Réf : C. Gamblin Archiviste de Chelles)…….

 

 

Lien vers l’article :

http://blog.gagny-abbesses.info/post/2011/06/26/Chelles-Les-bords-de-Marne-avec-Lucien

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:37

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

Extrait article de G. Leroy

 

LE SOL ET  LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

 

La Brie était originairement couverte d’épaisses forêts dont la culture latine commença le défrichement. Les Romains, agriculteurs plus habiles que les Gaulois,  rendirent productive cette fertile contrée, et s’appliquèrent à assainir les lieux encore inhabités

 

La possession du sol et sa valeur en ces temps éloignés n’offrent que des données incertaines. Mais, à partir de l’établissement des races germaniques, l’état des terres, étroitement lié à l’état des personnes, est plus connu. Les provinces que les nouveaux conquérants s’étaient appropriées furent distribuées à l’infini, soit pour une période déterminée, soit à titre définitif, sous des obligations qui variaient selon la nature de la concession. Ce fut ainsi que la propriété se constitua, en même temps que la féodalité reçut sa consécration. Les territoires, dont la culture laissait espérer de fructueux résultats et qui avaient été l’objet des premiers défrichements, devenus l’apanage des feudataires, passèrent bientôt, pour partie, entre les mains du clergé, qui faisait servir son influence toute puissante à l’accroissement de ses richesses.

Les vastes propriétés qui, sous l’ancien régime, appartirent aux deux grands pouvoirs de l’Etat, c’est-à-dire les meilleurs sols de France constituent, de nos jours, ces magnifiques domaines où l’agriculture, portée à un haut degré de perfection, assure la fertilité inépuisable de la terre par une sage administration. La vente des biens nationaux ne les a pas divisées autant qu’on  est tenté de le croire. Si, par exception, cette division existe pour quelques domaines, elle ne s’est opérée qu’après la Révolution et par le fait de la spéculation.

Les terrains accidentés, d’une quantité généralement inférieurs à celle des plaines furent livrés à la culture postérieurement à ces mêmes plaines. Leur nature les fit transformer en vignobles et la jouissance en fut attribuée aux serfs, exempts des lois applicables au partage des fortunes dans les rangs élevés de la société. Ils se la transmirent sous des formes multiples qui justifient le morcellement de cette sorte de culture. Dans certaines localités, longtemps avant la Révolution, le territoire était presque autant divisé qu’aujourd’hui, et partout la valeur en était fort élevée, résultat de la passion des habitants des campagnes pour la possession du sol.

L’agriculture primitive de nos contrées parait avoir été fort délaissée. Les hommes robustes, enlevés aux travaux des champs par la guerre, abandonnaient le soin de cultiver la terre aux femmes et aux vieillards. En outre l’imperfection des instruments aratoires ne permettait que d’opérer les labourages et ensemencements que d’une manière insuffisante.           Les biens des abbayes furent mieux cultivés, souvent ils se contentèrent d’en diriger l’exploitation  comme nous le montre  l’abbé Irminon, au IXe siècle, pour les localités de Combs-la-Ville, Evry, Moissy et lieux circonvoisins, dépendant de l’abbaye  de Saint-Germain-des-Prés de Paris. Quelques améliorations qui se manifestèrent aux XIIe et XIIIe siècles restant sans conséquences pour les temps suivants. Ce fut à cette époque de la prospérité momentanée de l’agriculture que les moines construisirent ces bâtiments ruraux aux proportions grandioses qui subsistent encore en plusieurs lieux.

Cependant, malgré l’active intelligence des populations et la fécondité de la plupart des terres mises en culture, le mouvement d’expansion de la richesse publique se fit aussi lentement dans la Brie que dans les autres provinces de la France. Les lois féodales et les impôts paralysaient le progrès. La production surtout s’en trouvait gravement affectée car, dit Montesquieu, les terres rendant moins en raison de leur fertilité que de la liberté de leurs habitants. Ainsi quand le peuple put exprimer librement ses vœux dans les assemblées de la Nation, il s’appliqua principalement à réclamer l’abolition de ce qui s’opposait le plus au développement de l’agriculture et du commerce. Nous en avons la preuve dans les cahiers de doléances du Tiers-Etat, rédigés en 1789 par les habitants de Seine et Marne :

-« Le vœu général de la Nation étant que les impôts soient levés sur tous les biens et sur toutes les personnes, sans aucune exception quelconque si ce n’est en faveur des dernières classes, c’est-à-dire de celles évidemment les plus pauvres, il doit nécessairement en résulter sans aucune perte, mais au contraire avec un bénéfice considérable pour le Trésor public, la suppression d’une infinité d’impôts qui minent sourdement et continuellement la fortune des citoyens, nuisent au progrès de l’agriculture , à l’extension des arts et du commerce et conséquemment à la prospérité publique.

D’autres  causes contribuaient à l’état arriéré de la culture avant le complet affranchissement du sol. Les règles exceptionnelles appliquées aux biens des classes privilégiées, l’insuffisance des capitaux, la difficulté des moyens de transport, les entraves apportées au commerce de grains, entretenaient le cultivateur dans une routine ennemie de tout progrès.- « Quand on voit, dit Young, le sol le plus beau, le plus profond et le plus fertile du monde, tel que celui qui est dans le voisinage de Meaux, assujetti au cours abominable de rester une année en jachères, pour produire aux deux années suivantes du froment et du grain de printemps est même au dessous du mépris, en un mot que tous les efforts du laboureur ne tendent qu’à recueillir une moisson de froment en trois ans, on doit être convaincu que l’agriculture d’un pareil pays  n’est pas plus avancée que dans le Xe siècle ». Les fréquentes variations du prix des céréales étaient également funestes au producteur, quoique Montaigne ait dit : « Le laboureur ne fait bien ses affaires qu’à la cherté du blé ». Presque toujours les bénéfices d’une hausse passagère s’engloutissent dans la baisse exagérée qui ne manque pas de suivre les époques de cherté.

C’est encore dans les doléances de 1789 que se trouve la justification de ces faits, et ce qui est à remarquer c’est quelle émane de la noblesse :

« La noblesse des baillages de Melun et Moret enjoint à son député de demander : la suppression de la taille, et, en attendant cette suppression, sa diminution, vu que cet impôt excède le plus souvent le tiers du loyer, surcharge terrible à cause de la cherté de la culture, de l’immensité des bâtiments nécessaires à l’exploitation, de l’inégalité des produits et la difficulté des communications pour le transport et la vente des denrées. Toutes ces causes réunies à l’incertitude et à la fluctuation de la législation sur le commerce des grains et au renchérissement subit des bestiaux, ont opéré la ruine d’un grand nombre de laboureurs ; plusieurs fermes sont abandonnées et des villages sont pour la plupart dans une misère extrême, rendue encore plus affreuse par l’intempérie, par l’oubli total des lois sur le prix de la mouture et la police des moulins, par l’augmentation arbitraire des droits d’aides, par la rigueur des exécutions pour les impôts ».

Le clergé et c’est une justice à lui rendre, ne se montrait pas moins favorable aux réformes radicales qui devaient assurer l’avenir de l’agriculture :

« Le clergé des baillages de Melun et Moret a cherché de nouveaux secours pour la misère publique et de nouvelles ressources pour le bien général dans les encouragements à donner à l’agriculture, au commerce et à l’industrie. C’est dans cette vue qu’il demande :

« Que l’on fasse enfin cesser ces variations continuelles et fréquentes dans les règlements portés sur le commerce des grains, qui ne seraient déjà que trop funestes quant elles n’auraient d’autres mauvais effets que de jeter l’inquiétude et l’alarme dans les esprits ; qu’en conséquence cet objet soit invariablement fixé par une loi sûrement délibérée :

« Qu’il soit cherché les moyens en France d’augmenter le nombre des bestiaux de tous genres ». Que dans la quantité des terres en friche existant dans toutes les parties du royaume, y en ayant un très grand nombre qui seraient susceptibles de culture, si elles se trouvaient dans des mains habiles, ce qui accroîtrait d’autant la richesse de l’Etat, il soit fait une loi pour obliger les propriétaires desdits terrains à les cultiver ou à les laisser cultiver pas ceux qui en auraient la volonté, moyennant des conditions justes et raisonnables qui seront déterminées.

La chasse était un autre fléau également redoutable à l’agriculture. Ce droit, qui appartient exclusivement aux seigneurs, engendrait des abus tellement monstrueux que les plaintes auxquelles il donna lieu sont les plus vives et les plus nombreuses dans les instructions du peuple à ses députés aux derniers Etats Généraux. – «  La chasse, y est-il dit, a occasionné la ruine des récoltes et celle des particuliers. Les remises multipliées établies dans toutes les paroisses au milieu des terres cultivées et choisies de meilleure qualité, non-seulement prive le cultivateur du fonds que l’on n’a point payé, mais servent d’asile au gibier qui dévastent les champs dans lesquelles elles sont établies. Le cultivateur n’a pas la faculté d’ôter l’herbe de ses blés, ni de couper ses fourrages, on lui oppose des difficultés en raison qu’il peut trouver des nids de perdrix. Les gardes-chasse se livrent aux actes les plus tyranniques envers les habitants etc….. »

Ces citations peuvent faire apprécier ce que devait être l’art agricole sous l’influence de libertés et de garanties aussi restreintes. Nous ne dirons rien pour ne pas ajouter aux regrets de cette situation, du triste état de nos campagnes aux jours trop fréquents de guerre civile et d’invasion étrangère. Que de fois les champs de Brie furent ravagés ou   restèrent incultes par le fait de malheureuses dissensions !

 

……

 

 

                        G. Leroy

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 18:04

Historique de la raffinerie de Grandpuits  Seine et Marne  (1)

 

 Mise en service en décembre 1966, la raffinerie ELF de Grandpuits est

implantée en Seine-et-Marne à quelques kilomètres au nord-est de Melun.

 Elle occupe 200 hectares, le long de la nationale n° 19, à 57 kilomètres de

Paris et à 26 kilomètres  de Provins. Elle emploie environ 300 agents,

dont un tiers de cadres et agents de maîtrise, et assure plus de 500 emplois

directs dans les entreprises extérieures.

Approvisionnée en pétrole brut à partir du port du Havre par le pipeline

de l’Ile de- France mais aussi, en partie, par les gisements du

bassin parisien, la raffinerie qui a une capacité de traitement de

l’ordre de 4,5 Mt par an fournit à Paris, ainsi qu’à l’est et au

sud-est de la région parisienne,toute la gamme des produits

pétroliers classiques …..Les expéditions des produits raffinés

s’effectuent pour l’essentiel par  pipelines…..: les produits légers

(produits blancs) sont acheminés jusqu'à Grigny et de là, vers Paris,

par le réseau de la Société TRAPIL.

Le pipeline de l’Ile de-France est utilisé à contre sens pour acheminer

une partie des produits finis dans l’établissement pétrolier de Gargenville

ainsi que le kérosène  pour finition en carburéacteur dans une unité

spécialisée (MEROX) avant livraison aux aéroports parisiens de Roissy

et d’Orly.

 

 

(1) Source « le pétrole en Ile de France » DRIRE Ile de France 2001

Lien vers le document voir page 7, 10, 11 et 15 : http://tpe.petrole.free.fr/documents/Drire.pdf

 

 

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