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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 20:13

 

Paru le 7/7/2010 sur le blog Claye-Souilly découverte

 

Almanach du département de Seine et Marne  1822 

 

Inspection générale de la navigation

Rivières

Les rivières navigables du département sont : la Seine, la Marne, l’Yonne, l’Ourcq, le  grand Morin dans sa partie inférieure. Les rivières ou ruisseaux non navigables sont : le  petit Morin, la Therouenne, la Beuvronne, affluents de Marne ; L’Yère, le Durtain et la Vouzie, affluents de la Seine.

La Seine prend sa source auprès de Chanceaux dans le département de la Côte d’Or ; elle traverse le département de l’Aube dans sa plus grande longueur, et entre  dans celui de Seine et Marne au-dessus de Nogent.  Elle traverse ce département sur une longueur développée d’environ  90 000 mètres, et en sort au-dessus de Corbeil. Avant son entrée dans le département et au dessus de Montereau, où elle reçoit les eaux de l’Yonne, elle porte le nom de Petite Seine, qui lui a sans doute été donné, parce que les eaux y étaient plus rares que dans sa partie inférieure, la navigation y est plus difficile, et y reste quelquefois interrompue dans les temps de sécheresse. Au-dessous de Montereau, la réunion des eaux de l’Yonne avec les siennes, dans un lit dont la largeur n’est pas sensiblement augmentée, rend la navigation praticable en toute saison, hors les temps de grandes eaux et des glaces.

La pente générale de la Seine, dans le département n’est pas considérable, et varie peu pour les différentes parties de son cours. Aussi la vitesse du courant y est-elle assez uniforme, et le régime des eaux assez constant pour qu’il n’ait pas été nécessaire de les modifier par ces pertuis ou des écluses, comme cela a lieu pour des rivières à pente rapide. La navigation de la Seine est donc toute naturelle le département, et n’exige d’autres travaux d’art que ceux qui ont pour objet de réunir les eaux dans les chenaux navigables.

  

 

La Marne prend sa source  auprès de Langres, dans le département de la Haute Marne. Elle commence a être navigable à Sant Dizier. Elle traverse le département de la Marne, rencontre celui de l’Aisne, à son extrémité méridionale, entre dans le département de Seine et Marne à 15 000 mètres au-dessus de a Ferté-sous-Jouarre. Cette rivière, à cause de ses nombreux circuits a une longueur développée de 100 000mètres, environ, dans le département. Elle en sort à Chelles pour aller se jeter dans la Seine à Charenton.

Le régime de la Marne est fort différent de celui de la Seine. Sa pente est beaucoup plus rapide, et la navigation ne peut y avoir lieu qu’au moyen de pertuis et de barrages qui diminuent la vitesse de ses eaux et divisent son cours en plusieurs biefs.

 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-1822-seine-et-marne-inspection-generale-de-la-navigation-53045589.html

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:45

Extrait du livre « Le Grenier de Paris, histoire de la Brie du Multien et de la Goële »

Jean Michel  DERES 1979

 

« En guise de conclusion

Sans unité, le pays de Meaux doit néanmoins s’affirmer et imposer son identité.

Le moment est venu à chacun d’entre nous de penser à l’avenir au-delà du court terme et d’envisager, dès à présent, les possibilités d’extension raisonnable de l’urbanisme. C’est une nécessité, car la vie urbaine et  rurale est menacée.

En cinquante ans, la banlieue parisienne a atteint Chelles. Elle gagne maintenant Meaux avec l’implantation de Marne-la-Vallée et de la ville nouvelle de Beauval. Il faut avoir conscience que, dans un avenir plus ou moins lointain, notre région pourrait être absorbée par une métropole tentaculaire.

Le danger menace tout autant nos villages. Depuis quelques années, on constate la croissance rapide de bourgs ruraux à proximité des zones d’emplois. Il s’agit d’une population de type nouveau, même si elle a parfois des racines dans la région. Certes, ce phénomène est une chance pour nos villages : des maisons sont restaurées, des équipements collectifs sont possibles, une animation nouvelle se met en place, une communication entre ville et campagne est créée. Mais les risques sont grands : les paysages sont détruits, la population ancienne est noyée, les nouveaux venus sont déracinés, les finances des communes enfin sont déséquilibrés. On risque, à brève échéance, de voir nos bourgs se transformer en villages-dortoirs. Déjà certains d’entre eux se sont mutés en communautés de retraités et en lieux de week-end et de vacances.

Notre pays a pourtant une carte à jouer. Il doit être une terre d’enracinement ; pour cela, l’implantation de petites industries de transformation doit être envisagée. Au cœur même du village, ces entreprises seraient créatrices d’emplois et sources de revenus dans les bourgs ; une population jeune et active pourrait alors s’établir et prendre racine.

Ce pays doit être terre d’enracinement, certes. Mais il doit être aussi terre d’accueil. Le terroir possède encore de nombreuses forêts. Les grands défrichements de l’époque gallo romaine et ceux des XIIe et XIIIe siècles répondaient à une nécessité vitale. Il n’en est pas de même aujourd’hui. La forêt doit être sauvegardée et aménagée pour l’équilibre de chacun.

Ces problèmes d’aménagement du sol dont l’affaire de tous et doivent se concrétiser en termes politiques : aussi, la   « démocratie de clocher » doit s’épanouir dans un cadre administratif cohérent. De la nuit des temps à 1789, le pays de Meaux – sous la forme du pagus, du comté et du diocèse- a constitué une entité administrative et « politique » cohérente. D’un trait de plume l’administration révolutionnaire a supprimé une structure dans laquelle les habitants pouvaient se situer.

Certes, il n’est pas question de remettre en cause la cellule départementale. Mais il est souhaitable de « repenser la Seine et Marne ».

Aujourd’hui le département excentré vers le sud, amputé vers le nord, n’arrive pas à trouver son  « unité » culturelle et physique. La Seine et Marne d’aujourd’hui a deux têtes : Melun et Meaux sont deux villes aussi importantes l’une que l’autre, tant au plan démographique qu’industriel.

Le processus de revitalisation du pays ne peut se réaliser sans une profonde réforme administrative. Deux départements pourraient être créés à partir de l’actuelle Seine et Marne : celui de Seine et Loing au Sud, celui de Marne et Morins au nord. Le nouveau département aux limites calquées sur celles de l’ancien pays de Meaux renouerait alors avec l’histoire d’un pays vieux de plusieurs millénaires. »

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:59

 

Article paru sur le blog Claye-Souilly-découverte :

 

La Liberté de Seine et Marne 16/1/1964 

 

Une commune de Seine et Marne LE MESNIL-AMELOT rayée de la carte par la création de l’aéroport PARIS-NORD décidée lundi par les ministres.

Prise lundi en Conseil des Ministres, la décision du Gouvernement  de construire l’aéroport de Paris-Nord risque de perturber la vie d’un certain nombre de commune de Seine et Marne.

Le nouvel aéroport s’étendra en effet sur 5000 hectares  dans un quadrilatère délimité par les communes de Mitry-Mory au sud, Villeneuve sous Dammartin à l’Est, Mauregard au Nord et Roissy en France (Seine et Oise à l’ouest.

 

Outre la gène que l’implantation de cet aéroport apportera à la vie des localités ci-dessus l’agglomération de Mesnil-Amelot sera purement et simplement rayée de la carte.

La construction de Paris-Nord qui comprendra deux pistes destinées à recevoir les avions supers-soniques intercontinentaux, tels Super Caravelle ou Concorde, actuellement en cours d’étude, comportera quatre étapes :

-         Déclaration d’utilité publique des terrains choisis par l’état-major de l’aéroport de Paris. Le District de Paris demandera dans un même temps que ces terrains fassent partie d’une « Zone d’Aménagement Différée » (Z.A.D.). Dans une Z.A.D.  l’Etat dispose d’un délai après les expropriations pendant lequel il peut exercer un droit de préemption sur les terrains s’il estime que ceux-ci ont été vendus à un prix trop élevé.  

-         Une fois l’acquisition des terrains réalisée, les travaux d’aménagement en sous-sol (canalisations, fondations) commenceront. Ces travaux dureront près de deux ans. 

-         Les véritables travaux de construction commenceront début 1967. Ils s’étendront sur huit années, mais dès 1970, une piste et des installations provisoires pourront déjà être mises en service. 

-         A partir de ce moment l’aéroport de Paris-le Bourget sera progressivement abandonné jusqu’à ce que Paris-Nord ait atteint jusqu’à 1975 sa taille définitive. 

La réalisation de Paris-Nord coûtera un milliard de nouveaux francs. Sa capacité d’accueil sera de 20 millions de passagers par an. La déserte de l’aérodrome sera assurée par l’autoroute du Nord et ses prolongements vers l’Est par l’antenne de Bagnolet. Le Gouvernement a décidé au cours du conseil interministériel de lundi d’inscrire la totalité des travaux au Ve Plan d’équipement.

 

http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-1964-une-commune-de-seine-et-marne-le-mesnil-amelot-rayee-de-la-carte-par-la-creation-de-l-aeroport-paris-nord-53045715.html

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:44

Extrait article paru ce jour sur le blog : Claye-Souilly découverte

 

 

 

La Croix Dimanche de Seine et Marne 12/2/1967

Dans notre secteur ces dernières années on a beaucoup parlé de problèmes agricoles : remembrement, prix des céréales, équipement en matériel agricole etc… De moins en moins les bras cultiveront la terre, alors qu’il y a soixante ans chaque famille ou presque vivait de son lopin de terre. Dans les années à venir , les problèmes majeurs seront celui du regroupement des exploitations, qui devront atteindre de 150 à 200 hectares pour être vraiment rentables  et, par contrecoup, celui d’un travail de remplacement pour la main d’œuvre inutilisée et surtout pour les jeunes s’il l’on veut qu’ils restent.

Il faut avoir la lucidité de voir dès maintenant que dans quelques années des problèmes importants se poseront à nos agriculteurs.

La rentabilité d’abord… l’agriculture est loin de suivre le coût de la vie.

Certes, il y a eu quelques augmentations de prix de certains produits agricoles. Elles sont de l’ordre de 2 à 6% selon les denrées. Dans le même temps quels sont les produits non agricoles que la ménagère achète et qui n’ont pas augmenté d’au moins 10 % ?

Il y en a peut-être, mais ils sont assez rares.

Je crois que tout le problème est là.

Modernisation et emprunt

Le gouvernement demande aux agriculteurs de produire à meilleur compte, mais cela est impossible si on ne transforme pas complètement l’agriculture.

Il faut de plus en plus se moderniser, c’est-à-dire acheter du matériel, rénover des bâtiments, améliorer ses structures par le remembrement, la disparition des arbres non productifs, celle des haies trop nombreuses, etc…

Et nous voici pris dans un engrenage où l’on ne voit plus clair, car on ne sait pas très bien où cela nous mènera.

Pour acheter le matériel nécessaire, pour rénover et adapter les bâtiments, pour améliorer les structures, il faut de l’argent, et cet argent personne ne l’a, ou si peu.

Alors, on emprunte... .....

 

 

Article complet : http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-l-agricultue-en-seine-et-marne-en-1967-47556665.html

 

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