Extraits de l’inspection
Lien vers l’inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523358
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extraits de l’inspection
Lien vers l’inspection complète
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523358
Cette décharge a fermé en 2024
Sur ce site Veolia exploite :
Lors de l’inspection de la Préfecture du 21/10/2025 Veolia n’avait pas justifié avoir transmis aux pompiers (SDIS) son plan de défense contre l’incendie.
Extrait de l’inspection :
Lien vers l’inspection complète : https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501113
Article d’Actu 77 :
Seine-et-Marne. Un incendie se déclare dans un site de stockage classé
Samedi 30 mai, vers 0h30, un feu impressionnant s'est déclaré dans un site classé, exploité par Veolia, dans la commune de Fouju.
Les fumées étaient visibles de très loin ©FB Commune de Crisenoy
Par Eric Vanovertveld Publié le 30 mai 2026 à 11h30 ; mis à jour le 30 mai 2026 à 12h28
Des fumées impressionnantes et des flammes visibles de très loin ont éclairé le ciel de Fouju, en Seine-et-Marne, samedi 30 mai, sur le coup de 0h30. Un incendie s’est en effet déclaré dans un site de stockage classé de la société Veolia, qui n’est plus exploité pour avoir atteint son volume maximal d’exploitation.
30 pompiers jusqu’à 9 h du matin
Rapidement alertés, les gendarmes et une trentaine de pompiers se sont rendus sur place, où le feu, a priori d’origine accidentelle, avait pris sur deux tas de déchets non dangereux, l’un de 500m3, l’autre de 100m3, essentiellement des cartons, des matelas et du bois.
Les pompiers seine-et-marnais ont lutté jusqu’à 9 heures du matin pour venir à bout de l’incendie, après avoir sollicité la mairie et l’exploitant pour étaler les tas en feu avec des pelleteuses.
« L’équipe risques chimiques a fait des relevés de toxicité sur les fumées, qui partaient en direction de la commune de Moisenay, explique-t-on du côté des pompiers. Mais il s’est avéré que ces relevés n’étaient pas du tout significatifs et ne présentaient pas de danger ».
Court compte-rendu Commission CSS du 18/5/2026
L’Usine SEVESO Seuil Haut BASF de Meaux est située sur un terrain d'environ 13,5 ha entre le canal de l'Ourcq et la Marne, elle fabrique des produits chimiques.
Cette entreprise est implantée ici depuis 1938, exploitée précédemment par Cognis.
Elle est située en bord de Marne, en amont assez proche de la baignade de Meaux et de l’usine de captage d’eau, qui fournit en eau potable l’agglomération de Meaux.
Ses eaux usées sont traitées par une station d’épuration, située dans une zone inondable, cette STEP qui rejette après traitement les eaux dans la Marne, date de plus de 40 ans. Depuis quelques années des travaux sont régulièrement effectués sur cette STEP pour en améliorer le fonctionnement.
Quant aux réseaux d’assainissement de près de 2 kms, suite entre autres à une fuite, l’industriel a engagé des travaux pour protéger ce réseau.
Pour refroidir certaines de ses installations BASF pompe l’eau de la Marne comme l’y autorise son arrêté préfectoral.
Pourquoi BASF n’utilise pas ses eaux pluviales ?
Pour ce faire il faudrait que BASF implante sur son site des bassins de rétention d’eau, mais il semble que ce ne soit pas à l’ordre du jour et nous le regrettons.
Suite à un certain nombre de sondages, des traces de pollution ont été constatées dans les sols en 1999 et 2000 (1).
Un arrêté préfectoral de 1996 a prescrit l’implantation de 3 piézomètres pour contrôler l’état de pollution des eaux souterraines. Le site BASF compte aujourd’hui 11 piézomètres mais l’industriel ne fournit à la CSS que les résultats de 4 piézomètres, pourquoi ?
BASF promet l’année prochaine de fournir les résultats de tous les piézomètres.
Dans le but d’évacuer, en cas d’inondation, les déchets dangereux ou non dangereux que BASF stocke dans une zone inondable, une opération nommée Hydro 25 a été organisée avec la DRIEAT, les Pompiers, l’Armée, la Sous-Préfecture…
Mais plutôt que de faire appel aux renforts des services de l’ETAT, en cas d’inondations, BASF pourrait peut-être trouver un autre emplacement non inondable sur son site pour stocker ses déchets ?
En 1880, alors que le Château, appartient à son épouse, Albert Dumez entreprend la construction de la cascade, copie de celle de St Cloud, c’est l’architecte Hottot Sainte Ange, né à Carnetin, qui est en charge des travaux.
Le château sera racheté en 1943 par l’Etat pour y loger une compagnie de CRS, la IVème compagnie des CRS est toujours logée dans le château.
Alors que la cascade et ses environs étaient recouverts par la végétation, les bénévoles de l’association SEVE nettoient le site.
Photo prise lors de la journée du patrimoine en septembre 2025.
Projet de « Campus IA » à Fouju en Seine-et-Marne
Ce projet est préjudiciable du point de vue environnemental et ne garantit en aucun cas notre souveraineté
Question écrite n° 08929
Mme Marianne Margaté attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur le projet de « Campus IA » à Fouju en Seine-et-Marne, pour lequel l’enquête publique unique est ouverte du 30 avril au 30 mai 2026. Ce projet prévoit l’implantation de dix à douze centres de données sur 70 à 73 hectares de terres agricoles, pour une puissance électrique de 1,4 gigawatt, ce qui équivaut à un réacteur pressurisé européen (EPR) et à une consommation annuelle de 10 TWh, soit 17 % de la consommation électrique francilienne. Il est financé à titre majoritaire par le fonds souverain émirati MGX, qui détient plus de 50 % du capital de la société par actions simplifiée (SAS) porteuse du projet. De ce fait, ce projet ne garantit en aucun cas notre souveraineté. En outre, l’absence de classement Seveso de ce projet est plus que douteuse. En effet, l’Autorité environnementale observe que si l’intégralité du site, qui fait relever chaque bâtiment d’un exploitant différent, avait été déclarée sur un seul dossier « Installations classées pour la protection de l’environnement » (ICPE), le site aurait reçu une classification Seveso. Que compte faire le Gouvernement face à cette tentative de subterfuge ? Au sujet de la maîtrise publique réelle, il est à noter que si la Banque publique d’investissement (Bpifrance) figure au capital de la SAS, le porteur de projet a invoqué le secret des affaires pour refuser de préciser la portée des « droits de blocage » dont elle est titulaire. De ce fait, quelles garanties juridiques contraignantes ont été ou seront inscrites pour assurer à l’État un contrôle effectif sur l’allocation de la puissance de calcul et les conditions d’hébergement des données publiques sensibles ? Au sujet de la planification des ressources collectives, de nombreuses interrogations subsistent également. La mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) note par exemple que plus de 600 groupes réfrigérants sont prévus pour refroidir les unités de données, lesquels consomment beaucoup d’électricité, sont susceptibles de produire des polluants PFAS et dégagent à l’extérieur beaucoup de chaleur fatale (équivalent au chauffage de 200 000 foyers) pour laquelle le porteur de projet n’est pas en mesure de présenter une utilisation à la hauteur. La MRAe a pointé l’insuffisance des évaluations et demande des compléments d’enquête : le Gouvernement ne devrait-il pas les exiger avant toute décision préfectorale ? Par ailleurs, l’enquête publique de 31 jours portant simultanément sur l’autorisation environnementale, les permis de construire, le raccordement Réseau de transport d’électricité (RTE) et la mise en compatibilité du plan local d’urbanisme (PLU), apparaît manifestement insuffisante voire dérisoire, au regard de la complexité du dossier. Elle demande si le Gouvernement peut s’assurer, pour le moins, que ce projet ne soit pas qualifié de « projet d’intérêt national majeur » (PINM), procédure qui réduirait encore davantage les obligations de consultation des populations et des collectivités concernées et qui de plus ne serait pas en cohérence avec le total manque de maîtrise publique de ce projet. Au-delà des garanties procédurales, ce projet pose plus généralement la question de la maîtrise publique des infrastructures numériques stratégiques : elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre à ce sujet.