ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Montgé-en Goële, charmant village de 700 âmes, occupé en majorité par la forêt et les espaces agricoles.
La forêt régionale de Montgé-en-Goële s’étend sur 960 hectares, pour majorité situés sur cette commune, la région IDF est propriétaire de 358 hectares à Montgé-en-Goële.
Une forêt plantée d’arbres remarquables, un boisement important de châtaigniers, des chênes, des frênes, des marronniers, des charmes, des tulipiers de Virginie et une magnifique allée plantée de platanes (c’est la baronne d’Eichthal qui avait fait planter 252 platanes au début du 20ème siècle).
On y trouve également de l’ail sauvage, du muguet, des jacinthes sauvages, des iris, des buissons de rhododendrons…..
Cette butte est un réservoir hydrologique, ses sources alimentent plusieurs rivières la Beuvronne, La Thérouanne, La Nonette qui baigne le château de Chantilly.
Au 12ème siècle un prieuré s’y implanta, qui aurait été fondé par Thibault, comte de Champagne et Roi de Navarre, qui sera donné aux chanoines réguliers du St Sépulcre d’Allemagne, dépendant de la congrégation bénédictine fondée en 1105 par Bernard d'Abbeville, abbé de Saint Cyprien de Poitiers (abbaye dépendant de la Chaise-Dieu).
Ce prieuré comprenait une chapelle et une ferme.
Au 16ème siècle le prieuré aurait été dévasté en partie par les protestants, des religieuses s’y installèrent ensuite.
Au 18ème siècle les religieux n’occupent plus les lieux et les locaux sont loués à un particulier jusque vers 1792 où les biens furent vendus aux enchères publiques, suite à la dissolution de toutes les communautés religieuses par l’Assemblée législative.
Le prieuré devenu une propriété particulière passa entre les mains de divers propriétaires, à M. Paultre de la Motte, puis au général de Montigny Turpin qui le transforma en rendez-vous de chasse et restaurera la chapelle.
C’est M. Marouzi qui y construisit vers 1840 le château de St Thibault, qui fut vendu à plusieurs reprises, en 1852 à M. de Thurneyssen, puis quelques années plus tard à M. Lainé qui fit terminer le château et le meubla, agrandit la ferme et les dépendances.
Il fit reconstruire la chapelle fit remettre le monument funéraire de Jean de Chabannes, comte de Dammartin, accompagné d'une mise au tombeau du Christ, sculpté vers le 16ème siècle.. (aujourd’hui au château de Bourdeilles en Dordogne)
Pendant quelques années cette chapelle redevint un lieu de pèlerinage, jusqu’à ce que M.Perret, nouveau propriétaire en interdise l’entrée au public.
Au début du 20ème le banquier d’origine allemande, le baron André d’Eitchthal, achète la propriété, son épouse y fera planter une allée cavalière de 252 platanes.
Le baron d’Eitchthal sera maire de Montgé en Goële entre 1919 et 1929.
Le château disparaîtra dans les années 1970.
Sources :
- Site de l’AEV
- Bibliothèque Gallica :
Bulletin des études littéraires et scientifiques du Lot octobre/décembre 1955 (imprimerie coueslant1955) : le sépulcre de l’ancien prieuré de Montgé.
- Geneanet : Site Pierfit
- Archives municipales de Nîmes : Etat civil
- Base Léonore
http://www.culture.gouv.fr/LH/LH340/PG/FRDAFAN84_O19800035v2660478.htm
- Couleur Jardin http://www.77couleurjardin.com/pages/jardins-par-secteur/secteur-nord/montge-en-goele-domaine-de-saint-thibault.html#R5F75D6tQAmQvSII.99
- AD 77 :
Monographie de l’instituteur Baudequin 14/12/1888 (30Z272)
- Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Montg%C3%A9-en-Go%C3%ABle
- Le patrimoine des communes de la Seine et Marne Flohic Editions
Extraits de l’inspection
Lien vers l’inspection complète :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501842
Les ordures des autres
il faut bien les enterrer quelque part
pourquoi ne pas continuer à les mettre chez vous ?
Les candidats aux élections municipales
semblent bien discrets
sur ce nouveau projet de décharge de Veolia ?
Pour mieux comprendre, il faut se pencher sur le montant des recettes que rapporte cette décharge :
La commune a instauré une taxe reposant sur le tonnage de déchets enterrés dans la décharge.
Plus de tonnages de déchets enterrés = plus d'argent pour la commune.
Il est vrai que cette somme peut participer, entre autres, à plus fleurir la commune pour obtenir une récompense au concours des villages fleuris.
Mais est-ce que la population de Claye-Souilly
préfère
une industrie polluante
ou plus de fleurs ?
Un petit historique :
Les risques de cette décharge sont, entre autres :
Cette décharge a été implantée en 1972, 53 ans déjà, elle devait fermer le 31/12/2027 mais Veolia demande une prolongation jusqu’en 2085 (comprenant la remise en état).
C’est l’une des plus importantes décharges ISDND de France, site que Veolia dénomme « Val’Pôle ».
Actuellement cette décharge est autorisée à recevoir 910 000 tonnes par an de déchets non dangereux et de déchets dangereux (amiante liée).
Pour vous donner une idée des déchets qui y sont enterrés :
Déchets dangereux : amiante liée, terres amiantées….
Déchets non dangereux :
………..
Pour toute information complémentaire contacter :
Bernard LENFANT
Maire de Charmentray
Extraits de l’inspection
Lien vers l’inspection complète :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006507472
Extraits de l’inspection
Lien vers l’inspection complète :
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501602
Extraits
Bassins industriels et santé : une première étude nationale appelant à disposer de données environnementales supplémentaires et renforcer la surveillance épidémiologique
Publié le 4 décembre 2025
Dans le cadre de ses travaux sur la mise en œuvre d’une surveillance épidémiologique autour des bassins industriels, Santé publique France, en collaboration avec l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), publie les résultats d’une étude épidémiologique destinée à évaluer l’influence de bassins industriels sur la santé des populations riveraines.….
Au-delà, cette étude conforte la nécessité d’un dispositif pérenne de surveillance sanitaire autour de l’ensemble des bassins industriels français, en soutien aux actions de protection des populations riveraines de sites industriels, notamment via la réglementation et le contrôle des émissions industrielles.
Autour de la zone industrielle de Mitry-Compans
On apprend qu'une étude pointe une surmortalité tous cancers ainsi que pour les cancers respiratoires et digestifs (1- page 19).
On y apprend également que la dernière étude sanitaire écologique date de 26 ans (Le Moal 1999).
On constate que cette zone industrielle concentre 12.2 ICPE au km2 (2- page 31) soit près de 3 fois 1/2 au dessus de la moyenne nationale par bassin.
Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, ICPE, sont régies par le livre V du Code de l’Environnement et concernent toute exploitation industrielle ou agricole susceptible d’engendrer des risques de pollution ou des nuisances, menaçant notamment la sécurité et la santé des riverains.
Au vu de la carte qui suit on constate
que cette zone industrielle
est la 2ème en France
qui concentre le plus d’ICPE au km2.