Extraits du rapport
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501842
ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extraits du rapport
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501842
Suite à l’étude réalisée autour de l’incinérateur d’Ivry dans les filtres d’aération d'écoles qui a détecté « des polluantes éternels » PFAS et par mesures de sécurité, les maires de Monthyon, St Soupplets, Barcy, Cuisy, Iverny, Plessis aux-bois, Montgé en Goële, Marchémoret….. vont-ils faire contrôler les « polluants éternels » PFAS dans les filtres d’aération de leurs écoles ?
Pour le savoir
Contactez-les
Paru sur le site Reporterre :
Les écoliers exposés aux Pfas autour de l’incinérateur d’Ivry
L'incinérateur d'Ivry-sur-Seine, en service depuis 1969, est le plus grand d'Europe. -Flickr / CC BY 2.0 / Jeanne Menjoulet Flickr / CC BY 2.0 / Jeanne Menjoulet
Une étude révèle la présence de « polluants éternels » dans les filtres d’aération d’écoles à côté de l’incinérateur de déchets d’Ivry-sur-Seine, près de Paris. Les rejets toxiques de la structure sont dénoncés depuis des années.
Les enfants de cinq écoles primaires d’Ivry-sur-Seine et Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) respirent-ils des PFAS dans leur salle de classe ? C’est la question qui se pose après la publication d’une étude effectuée par le collectif de riverains 3R et les ONG Zero Waste France et Zero Waste Europe, le 24 septembre.
Pour la première fois, des analyses révèlent la présence de ces « polluants éternels » — omniprésents dans nos produits de consommation et toxiques pour l’humain — dans les filtres d’aération de cinq écoles situées à moins de 1 500 m de l’incinérateur de déchets d’Ivry-Paris XIII, où 700 000 tonnes de déchets sont brûlées chaque année. Les relevés, menés entre 2024 et 2025, sont sans appel : tous les filtres d’aération étudiés contiennent des PFAS.
L’étude confirme ainsi un élément essentiel : « Ces polluants éternels sont présents dans l’air extérieur et sont donc au contact des enfants lorsqu’ils jouent dehors pendant la récréation », dit Noémie Brouillard, chargée de projets chez Zero Waste France. En revanche, « l’étude ne prouve pas la présence des PFAS à l’intérieur des salles de classe, car on ne sait pas si les systèmes d’aération sont efficaces pour les filtrer », ajoute-t-elle.
Pour parvenir à ces résultats, l’organisme indépendant de recherche Toxicowatch a mené des analyses sur les filtres d’aération en utilisant la technologie Calux, bien plus sensible que les analyses classiques de référence.
« Ce qui nous inquiète,
c’est ce que l’on ne sait pas »
Certains filtres contenaient beaucoup plus de PFAS que d’autres, mais ces prélèvements ne sont pas comparables entre eux. « Ils n’ont pas été posés au même moment, ni pour les mêmes durées, dit Amélie Boespflug, coprésidente du Collectif 3R, qui alerte depuis des années sur les nuisances liées à l’incinérateur d’Ivry. Certains ont été changés de manière trimestrielle, alors que celui d’une école à Ivry-sur-Seine n’avait pas été changé depuis trois ans. Par ailleurs, dans deux écoles, les résultats ont été sous-estimés pour des raisons techniques qui n’ont pas permis de séparer la poussière du filtre lui-même. »
Pour les riverains, cette étude pilote n’est qu’une première étape, qui soulève beaucoup de questions. « Il faut maintenant mener des études complémentaires pour savoir si des PFAS sont présents dans les salles de classe et si les systèmes de ventilation sont efficaces ou non, résume Amélie Boespflug. Ce qui nous inquiète, ce n’est pas ce que l’on sait, c’est ce que l’on ne sait pas. »
Pollutions multiples autour de l’incinérateur
Au-delà des PFAS, l’étude a montré que les concentrations en dioxines — une famille de molécules classées cancérogènes par le Centre international de recherche sur le cancer — des des poussières dans un appartement situé à 700 m de l’incinérateur d’Ivry dépassaient celles retrouvées dans les résidus de l’incinération des déchets d’un incinérateur aux Pays-Bas.
Cette étude s’inscrit dans une série de travaux menés depuis 2021 par le collectif 3R, Zero Waste Europe et le bureau d’études de Toxicowatch pour évaluer la pollution autour de l’incinérateur d’Ivry. Tout a commencé avec l’analyse d’œufs de poules élevées dans les jardins autour de l’incinérateur, fortement contaminés aux dioxines.
Des recherches sur les données de surveillance de l’incinérateur ont ensuite révélé près de 7 000 heures sur deux ans sans contrôle des émissions de dioxines, en raison de dysfonctionnements. Une troisième étude a été menée en 2024, révélant que des mousses — représentatives de la pollution de l’air récente — collectées à proximité de l’incinérateur contenaient de fortes concentrations de dioxines et de métaux lourds.
« La France a fait le choix de l’incinération »
« On a mis trente ans à se rendre compte que les dioxines émises par les incinérateurs d’ordures ménagères étaient problématiques. Avec les PFAS, on se retrouve confrontés au même problème avec des années de retard », regrette Noémie Brouillard, de Zero Waste France.
Bien qu’un arrêté ministériel publié en octobre 2024 prévoie de mesurer 49 PFAS émis par les incinérateurs de déchets à partir du 31 octobre, pour elle, « cela ne résout pas le problème de la pollution, car l’arrêté ne prévoit plus aucun seuil de quantification ». Autrement dit, même si les concentrations de PFAS sont connues, il n’y aura aucune limite réglementaire, ni sanction en cas de dépassement.
Régler le problème à la source
C’est pourquoi, pour le collectif 3R et Zero Waste France, le seul moyen de se protéger des polluants émis par les incinérateurs de déchets est d’appliquer le principe de précaution. Concrètement, cela signifierait un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs et la réduction au maximum de la production de déchets à la source.
« L’incinérateur d’Ivry-sur-Seine est en fin de vie, sa construction remonte à 1969. Notre collectif s’est mobilisé contre sa reconstruction, mais on a perdu cette lutte, car une nouvelle usine est en train d’être progressivement mise en service », retrace Amélie Boespflug. Sa capacité a été réduite à 350 000 tonnes de déchets brûlés par an, soit environ 50 % de la capacité actuelle. Sauf que le problème a seulement été déplacé, le reste des déchets devant être acheminé vers les incinérateurs de Créteil (Val-de-Marne) et du Havre (Seine-Maritime).
« On investit pour traiter des conséquences plutôt que de s’attaquer aux causes »
Selon la coprésidente du Collectif 3R, ce cas n’est pas isolé. « La France a fait le choix de l’incinération : 30 % des incinérateurs européens sont sur le territoire. Cette politique industrielle est influencée par les deux géants du secteur, Suez et Veolia. » Puisque des investissements massifs sont réalisés pour construire ou rénover des incinérateurs, il faut ensuite les rentabiliser, ce qui crée une dépendance à l’incinération.
Résultat, les milliards d’euros investis dans les incinérateurs ne sont pas disponibles pour faire de la sensibilisation à la réduction des déchets, ni pour développer des solutions alternatives comme la collecte séparée des biodéchets, la consigne, la réparation, la lutte contre l’obsolescence programmée et le réemploi.
« On est typiquement dans un cas de maladaptation. On continue d’investir dans des solutions qui traitent des conséquences plutôt que de s’attaquer aux causes, déplore Amélie Boespflug. Même avec les meilleurs filtres du monde, les enfants vont continuer à respirer l’air pollué de la cour de récréation. »
Oui, on sait.
Vous n’avez pas envie de lire un énième appel aux dons.
Et nous, on préférerait ne pas avoir à demander...
Mais voilà : Reporterre est un média indépendant, en accès libre, sans publicité, sans actionnaire, à but non lucratif.
Et il n’existe que par vos dons.
Nous sommes financés à 98 % par 1,6 % de nos lectrices et lecteurs.
Extraits du rapport d’inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006515213
L’inquiétude des élus et riverains est grande suite aux 2 incidents survenus sur le site Seveso UNIVAR dont le dernier s'est produit début août et qui a obligé 40 salariés à se confiner.
En effet ce site se trouve sur la même plateforme que Gazechim classé SEVESO seuil haut et aux alentours de 2 autres sites classés Seveso : Messer et Air Liquide.
Concernant les 2 sites SEVESO seuil haut CCMP et GAZECHIM nous apprenons qu’ils reversent toujours leurs eaux usées vers les stations d’épuration de la CARPF sans convention de reversement, M le Maire de Compans doit revoir avec la CARPF ces 2 dossiers.
Plusieurs membres de la CSS ont demandé à visiter ces 2 sites, seul CCMP a répondu favorablement à leur demande.
Pollution des eaux souterraines par plusieurs industriels
un dossier inquiétant
Des contrôles supplémentaires de la pollution de la nappe souterraine
vont être réalisés à l’aide de piézomètres.
Il a été détecté il y a plusieurs années une pollution sur le site Gerep qui accueillait l’incinérateur de déchets dangereux, l’industriel devra prendre des mesures pour contrôler si cette pollution n’a pas dépassé les limites du site en posant 3 piézomètres dans une entreprise voisine, située en aval, Gerep attend le feu vert du voisin.
Il a été détecté il y a plusieurs années une pollution sur le site CCMP, elle pourrait être très ancienne et peut-être même dater des années 80 lorsque le site appartenait au précédent industriel, 2 piézomètres supplémentaires ont été posés sur site. Des pompages de polluants ont été réalisés, qui devront probablement être réitérés.
Sur le site voisin Trapil, situé en aval, une pollution a également été détectée, elle pourrait provenir du même problème, sans pouvoir l’affirmer.
La pose de 2 piézomètres supplémentaires devrait être réalisée chez un industriel voisin situé en aval, Trapil attend le feu vert du voisin pour contrôler si la pollution ne s’étend pas à l’extérieur de son site.
Sur ce dossier CCMP et TRAPIL travaillent ensemble pour rechercher une solution.
Tous ces dossiers sont suivis avec la plus grande attention par Agnès Couret, responsable de la DRIEAT 77 et son équipe d’ingénieurs que nous remercions.
Compte-tenu de tous les problèmes rencontrés dans cette zone industrielle les associations souhaiteraient que des renforts d’effectifs soient attribués par le Ministère de l’Ecologie à la DRIEAT 77.
Pour aller plus loin :
Lors de la Journée du patrimoine à Claye-Souilly vous auriez pensé que l’on vous propose de faire une visite de l’Eglise St Etienne ou une promenade historique au bord du canal de l’Ourcq : Château des Tourelles, la Beuvronnette, La Source Bleue….Sans oublier le quartier de voisins où se trouve la maison natale d’Eugène Varlin.
Mais pas du tout à Claye-Souilly la journée du patrimoine est, semble-t-il, centrée sur les déchets, « en guise de patrimoine » vous avez le choix entre la visite de la décharge Veolia, l’une des plus importantes de France, et celle du centre d’épuration des eaux usées.
Pour ne pas « que vous restiez sur votre faim » Adenca va éditer jusqu’à la fin de la semaine des fiches d’information sur le patrimoine historique de Claye-Souilly.
Nous commencerons par L’Eglise St Etienne
avec un dessin de Georges Rouget, peintre d'histoire qui se maria dans cette église
EXTRAITS DU RAPPORT D'INSPECTION
lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501602