ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Pollution
suite à un effondrement
dans une ancienne mine de pyrite
au Pays Basque
Paru sur actu.fr Nouvelle Aquitaine
Insolite. Au pays basque, la Nive a viré au orange !
Jeudi 28 avril 2022, un lâcher d'eau s'est produit sur des anciennes mines de fer à Itxassou (64), transformant l'eau de la Nive en couleur orange. Explication.
Une couleur orange pas vraiment naturelle sur la Nive, le jeudi 28 avril 2022.
(©FERME HAITZ ONDOA Larrea francis)
Par Rédaction Pays BasquePublié le 29 Avr 22 à 9:29 mis à jour le 29 Avr 22 à 9:43
Les promeneurs ont dû être quelque peu surpris en se baladant le long de la Nive, jeudi 28 avril 2022. En effet, la couleur de l’eau arborait un teint très orangeâtre, pas vraiment naturel à Itxassou.
Pyrite de fer
Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rendus au « Pas de Roland » sur la commune d’Itxassou vers 18 h. Après observation, la police de l’environnement a décelé un lâché d’eau au niveau des anciennes mines de fer qui servaient autrefois à fabriquer de l’acide sulfurique, un peu plus en amont sur la commune d’Itxassou. D’après nos informations, il s’agirait de pyrite de fer qui s’est déversée dans la Nive, d’où cette couleur orange.
Le capteur de Laxia, tout près de là, et qui alimente la ville de Bayonne en eau a été isolé et remplacé par un réseau parallèle.
Paru sur le site de la Fédération de pêche des Pyrénées Atlantiques
Extrait du rapport fédération de pêche :
https://www.federation-peche64.fr/wp-content/uploads/2022/06/Rapport_pollution_Laxia_2022.pdf
Le rapport complet :
https://www.federation-peche64.fr/wp-content/uploads/2022/06/Rapport_pollution_Laxia_2022.pdf
Suivi de la pollution sur le ruisseau le Laxia
Suite à la pollution par des rejets d’anciennes mines de fer survenue sur le Laxia à Itxassou le 28/04/2022, les agents de la Fédération pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques des Pyrénées-Atlantiques et de l’AAPPMA de la Nive ont procédé à des inventaires piscicoles le 16 juin dernier pour évaluer l’impact de cette pollution sur le peuplement piscicole.
Les résultats des pêches électriques réalisées sur le Laxia et deux de ces affluents montrent clairement l’impact du rejet des mines sur le cours d’eau principal. La mortalité a été totale sur l’ensemble des espèces aquatiques sur environ 4 km.
Un timide début de recolonisation semble se profiler à l’amont immédiat de la confluence avec la Nive pour les cyprinidés rhéophiles (goujons, vairons et loches franches).
Les affluents et l’amont du Laxia semblent assez productifs mais la faible surface qu’ils représentent par rapport au Laxia ne plaide pas pour une recolonisation rapide de ce dernier. De plus, tant que le substrat du Laxia n’aura pas été purgé par une ou plusieurs crues significatives, les frayères à truite ne seront pas fonctionnelles.
Enfin, la recolonisation par les insectes aquatiques, première source de nourriture des poissons, ne semble pas encore initiée, la recolonisation naturelle sera donc lente et vouloir l’accélérer par des déversements ou des transferts de poissons serait vouée à l’échec dans l’état actuel du milieu.
Le suivi devra donc se poursuivre sur plusieurs années et des mesures devront être prises rapidement par les responsables de la gestion du site minier pour le sécuriser afin que « l’incident » ne se reproduise plus.
https://www.federation-peche64.fr/suivi-de-la-pollution-sur-le-ruisseau-le-laxia/
Pour aller plus loin :
Les associations très inquiètent.
Déchets du Grand Paris
pouvant potentiellement contenir
de la pyrite :
Un danger pour l’alimentation en eau potable des Yvelines
et pas pour la Seine et Marne ?
Nous apprenons que des déchets du Grand Paris pouvant potentiellement contenir de la pyrite ont été déversés dans les décharges :
Nous sommes d’autant plus inquiets que le Préfet des Yvelines a fait retirer en urgence ce type de déchets d’une carrière Lafarge pour protéger des captages d’eau dans les Yvelines
C’est suite aux conclusions d’un rapport commandé à un hydrogéologue agréé par l’Agence Régionale de Santé.
La même Agence Régionale de Santé, n’a pas à notre connaissance, commandée un rapport similaire à un hydrogéologue agréé pour connaître les risques de stockage de déchets pouvant potentiellement contenir de la pyrite près des captages d’eau d’Annet su Marne et de Villeneuve sous Dammartin.
Le Préfet de Seine et Marne Lionel Beffre a décidé lui de laisser ces déchets sur place dans les décharges d’Annet sur Marne et de Villeneuve sous Dammartin en prenant seulement un arrêté de prescriptions complémentaires qui consiste, entre autres, à faire surveiller la qualité des déchets du Grand Paris, pouvant potentiellement contenir de la pyrite, afin de s’informer sur leur évolution chimique et minéralogique dans le temps.
Pour en revenir à la pyrite c’est un matériau naturellement présent dans certaines formations géologiques, qui a la propriété de s’oxyder progressivement au contact de l’air, dégageant de l’acide sulfurique gazeux et liquide drainant les métaux lourds vers le bas (risques pour l’environnement, les eaux et la santé publique).
Si la pyrite pollue, dans le temps, l’eau de nos captages,
que ferons-nous ?
Lien vers les arrêtés préfectoraux concernés :
Pour les Yvelines : https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006516607
Pour la Seine et Marne :
Annet sur Marne : https://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/54087/393231/file/AP%20n%C2%B02022%20DRIEAT%20UD77%20094%20du%2025%2007%202022.pdf
Paru sur BFMTV
CHANTIER DE LA LIGNE E : 240.000 TONNES DE DÉCHETS POTENTIELLEMENT POLLUANTS ÉVACUÉS
Diane Lacaze avec AFP
Le 04/11/2021 à 10:36
Depuis 2019, ces déblais sont apportés sur une zone de stockage située à Saint-Martin-la-Garenne, près de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. Mais en début d'année 2021, des risques de pollution ont été constatés.
Environ 240.000 tonnes de déblais potentiellement polluants, issus du chantier de prolongement de la ligne E (Eole) du RER et stockés dans un village de banlieue parisienne, devront être évacués d'ici le début de 2022, a appris l'AFP de source officielle. Contactée, la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (Drieat) a confirmé une information du journal Le Parisien.
Ces terres de chantier, censées être inertes, ont été apportés progressivement depuis 2019 sur une zone de stockage située à Saint-Martin-la-Garenne, près de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines. C'est le groupe LafargeHolcim qui exploite cette carrière, où sont acheminés les déchets liés aux travaux du tunnelier du projet Eole, qui creuse sous terre le prolongement de la ligne E du RER à l'ouest de Paris, jusqu'à Nanterre puis Mantes-la-Jolie. "Nos services ont été contactés par Lafarge en début d'année 2021 après le constat d'une coloration rouge, caractéristique de la présence d'oxydation, sur les déchets", a indiqué la Drieat à l'AFP.
Déblais qui contiennent de la pyrite
Ces déblais contiennent de la pyrite, une pierre "qui peut s'oxyder en présence d'eau et d'oxygène, ce qui créé notamment des sulfates, des oxydes de fer de couleur rouge, et de l'acide sulfurique". La pyrite n'est donc pas un déchet inerte (qui ne produit aucune réaction chimique) et sa présence sur la carrière pouvait créer une pollution des nappes phréatiques et un danger pour l'alimentation en eau potable du secteur. "Les résultats des analyses et études commandées aussitôt auprès d'organismes indépendants confirment clairement l'absence de risques à court terme pour l'environnement", a rassuré Lafarge, contacté par l'AFP.
La préfecture des Yvelines a pris un arrêt en avril avant d'imposer le 3 août 2021 le retrait sous six mois de ces déblais. Ces déchets sont évacués depuis octobre vers un site spécialisé de Seine-Maritime pour y être rendus inertes, a indiqué Lafarge. "Cette évacuation sera achevée avant la fin de l'année", a précisé le cimentier. "SNCF Réseau s'interroge maintenant sur la chaîne de responsabilité alors que ces mêmes terres sont actuellement déposées sur plusieurs autres sites exploités par des concurrents de Lafarge-Holcim, sites sur lesquels cette situation n'a pas été constatée", a-t-elle fait savoir dans un communiqué.
https://www.bfmtv.com/immobilier/construction/chantier-de-la-ligne-e-240-000-tonnes-de-dechets-potentiellement-polluants-evacues_AD-202111040165.html
L'entreprise DRM est suivie depuis de nombreuses années, avec la plus grande attention, par les ingénieurs de la DRIEAT 77 qui malgré des effectifs réduits exécutent un travail remarquable et nous les en remercions.
Un court historique :
L'entreprise DRM était installée précédemment à Jouarre et avait exploité sans autorisation en 2007 une entreprise de tri déchets, elle avait obtenu une 1ère autorisation d'exploiter une installation de tri de déchets en 2010 puis une seconde autorisation pour étendre son activité en 2012.
Une mise en demeure lui a été délivrée en 2013 afin de respecter l'arrêté préfectoral lui imposant la mise en place de dispositif de désenfumage et d'éclairage de sécurité.
En 2015 ne pouvant plus s'étendre à Jouarre DRM a souhaité s'implanter à St Cyr sur Morin sur un terrain de 2 hectares pour y exploiter, entre autres, une casse auto, mais devant la levée de bouclier des populations soutenues par leurs élus DRM a abandonné ce projet pour aller s'implanter à Marcilly, sur un site exploité en 1971 par une fonderie puis ensuite par une entreprise de récupérations de métaux CNI Courtage International citée par l'association Robin des Bois dans son atlas des sites pollués au PCB comme suit :
"77 Marcilly ▲ CNI Courtage Négoce International
La société spécialisée dans la collecte, le traitement et l’élimination des déchets, la récupération et la régénération. Elle a démantelé des transformateurs au PCB mais la traçabilité des huiles vidangées est incertaine."
Le 22/2/2020 la casse de Marcilly prend feu, 2 jours après cet incendie la DRIEAT 77 effectue une inspection qui donne suite à un rapport de la DRIEAT IDF en date du 31/3/2020 et a un arrêté préfectoral de mise en demeure en date du 7/5/2020.
Un second arrêté de mise en demeure sera pris par le préfecture à l’encontre de l’exploitant le 14/12/2020.
Lors d’une nouvelle inspection le 18 janvier dernier la DRIEAT 77 constatera des traces et flaques d’hydrocarbures au sol à l’intérieur et l’extérieur du bâtiment, des traces d’hydrocarbures seront également constatées dans le fossé longeant la RD 38.
Extrait rapport DRIEAT10/3/2022 suite à l'inspection du 18/1/2022 https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501493
La Casse auto DRM de Marcilly demande aujourd'hui à multiplier par plus de 3 le nombre de véhicules traités sur son site pour passer de 3000 à 10560 et par plus de 2 la surface relevant des installations classées pour passer de 26280 m2 à 67850 m2 dont 27 000m2 de surface boisée classée.
Le projet envisagée étant susceptible d'avoir des effets notables sur la ressource en eau, sur le milieu naturel, de générer des risques sanitaires et des nuisances...., le Préfet impose à l'exploitant de réaliser une évaluation environnementale.
Pour mémoire DRM est située
entre le captage d’eau potable de Marcilly
et la rivière Thérouanne.
Sources :
https://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/drieat-ud77-007-2022.pdf
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006501493
Voir notre article : http://adenca.over-blog.com/2020/05/marcilly-6eme-arrete-prefectoral-en-moins-d-un-mois-a-l-encontre-de-l-entreprise-drm.html
La commune de Voulton (312 habitants) projetait en 2019 un aménagement de voirie : voie communale n°3 (route de Bohaire)" et la réfection de la voirie, de la sortie du hameau de Saint-Martin-des-Champs jusqu'à la voie communale n°2 menant au centre-bourg de Voulton, coût de l’opération 202 180 € HT(1)
L'état de la chaussée était de mauvaise qualité. La route comporte des affaissements et ponctuellement des nids de poule. La chaussée, d'une largeur variant de 3m à 3,20m, est empruntée par les bus scolaires.
La commune bénéficiera de 2 subventions dont 148 000 € du Conseil Régional IDF.
Il restera à charge de cette petite commune rurale la somme de 60 000 €.
Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.
A Voulton, c’est « la modique » somme de 600 000 € que Valérie Pécresse a alloué à 2 groupes d’agriculteurs pour les « aider » à financer 2 méthaniseurs Metha Vaudrets, Bertrand Michel président et Sas Avigaz Hameau de Gimbrois, Directeur Général Nicolas Noël (2)
Les habitants apprécieront !
La question du jour :
Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?