ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Paru sur le site Geo :
Incendies en forêt : qu'est-ce-que les "mégafeux"?
Un incendie dévastateur dans la vallée des montagnes bleues en Australie. © Andrew Merry
A l'heure où la planète semble chaque jour s'enfoncer dans un scénario climatique plus apocalyptique que la veille, les mégafeux se multiplient dans le monde, sous l'effet du réchauffement climatique. Mais qu'entend-t-on exactement par "mégafeu", quelles sont les caractéristiques propres de ces "incendies monstres" et en quoi se révèlent-ils particulièrement dévastateurs pour la biodiversité ? Geo fait le point.
ELODIE DESCAMPS Publié le 25/07/2022 à 13h46 - Mis à jour le 25/07/2022
350 millions d'hectares. C'est la superficie qui part en fumée chaque année dans le monde. Pour se le représenter, cela correspond à une surface brulée équivalente à 1/3 de l'Europe. En cet été de fortes chaleurs où les températures atteignent des niveaux records, plus un jour ne se passe sans que les incendies de forêt ne fassent la une des médias.
En Gironde, dans les Landes, comme aux États-Unis et dans toutes les régions du monde, le feu ravage quotidiennement des centaines voire des milliers d'hectares de forêt. Mais si le terme est souvent utilisé dans les médias, il l'est parfois... à tort. Car en effet, tous les incendies conséquents ne sont pas des mégafeux. Alors à partir de quand peut-on réellement parler de "mégafeu", et en quoi sont-ils particulièrement dangereux pour les forêts ? Interrogé par Geo, l'Office National des Forêts (ONF) nous apporte un éclairage sur la question.
A partir de quand peut-on parler de mégafeux ?
Si aux États-Unis, on parle régulièrement de mégafeux pour qualifier les incendies dévastateurs frappant les différentes régions du pays, en France cela fait peu de temps que le terme est repris. Et alors qu'il tend à l'être de plus en plus dans les médias, son utilisation n'est pas toujours justifiée. De fait, "il n'y a pas de définition unanimement partagée de la notion de mégafeux, bien qu'il existe une littérature assez fournie, et le terme reste sujet à débat", répond prudemment l'Office national des Forêts. "Ce qui fait un peu plus consensus quel que soit le terme c'est qu'il s'agit de feux qu'on n'a pas l'habitude de voir et qui sortent de la "norme" ou de la "distribution mathématique".
En l'attente d'une véritable définition scientifique du phénomène, la NASA en propose la description suivante dans une étude récente : « Entre les changements climatiques et près d'un siècle d'exclusion des incendies, les feux de forêts sont devenus plus extrêmes en termes de taille, de gravité, de complexité du comportement et de la résistance à l'extinction. Ces incendies sont communément qualifiés de mégafeux et se situent aux extrêmes des variations historiques ».
Une définition différente en Europe et aux États-Unis
Quand on parle de mégafeux aux États-Unis, cela ne correspond pas au même phénomène qu'en France. De fait, en Amérique du nord le terme est utilisé pour désigner une surface touchée qui se situe à minima à partir de 10 000 hectares, tandis qu'en Europe, il peut l'être dès que 1000 hectares sont affectés. "A l’échelle internationale, ce terme est utilisé pour des feux sans commune mesure avec ce qu’on pourrait vivre de pire en France", relativise l'organisme évoquant par exemple, les cas des feux géants qui sévissent en Californie.
Pour éviter tout risque de "catastrophisme", l'ONF, lui préfère donc le terme "feu extrême" ou "feux hors normes" mobilisés par certains scientifiques reconnus. Toutefois, si l'on ne dispose pas encore d'une définition scientifique unanime sur le sujet, certains critères peuvent permettre de distinguer ces feux extrêmes.
Quelles sont les caractéristiques d'un "mégafeu" ?
Parmi les caractéristiques propres à ces feux "hors norme" ou "extrêmes", on trouve :
Cette dernière est elle-même relative en France méditerranéenne, où l'on considère qu'une surface est exceptionnelle à partir de 5000ha, alors qu'il s'agit d'une superficie peu significative en Californie. Et à l'intérieur même de l'hexagone, on considère qu'un feu qui s'étend sur 500 ha dans les Vosges, soit une zone inhabituelle aux incendies, peut déjà être qualifiée de phénomène hors norme.
"Deux autres critères peuvent être cités, même s’ils font moins consensus car concernent les pays à grands espaces (Amérique du Nord, Australie, Russie) où les feux peuvent durer plusieurs semaines voir plusieurs mois et sont effectivement incontrôlables", précise l'ONF. La durée et la dimension incontrôlable, sont donc également des indicateurs propres aux feux extrêmes. "Même si certains peuvent poser de très grosses difficultés aux services de lutte, les feux en France ne sont pas « incontrôlables » et ne sont pas laissés en propagation libre", insiste l'organisme.
Une multiplication des feux extrêmes due au changement climatique
Les mégafeux représentent 3 % des incendies mais sont responsables de plus de 50 % des surfaces brûlées de la planète. C'est pourquoi ils sont considérés comme particulièrement dangereux pour le forêts. Aussi, les surfaces boisées dévastées par ces phénomènes peuvent mettre beaucoup plus de temps à se régénérer, voire tendent progressivement à disparaitre comme vient de le démontrer une étude de l'université de Californie, qui évoque une "disparition massive des arbres" dans l'état californien.
Près d'un arbre sur dix y ont disparu depuis 1985 en raison des incendies, de la sécheresse, et des prélèvements. Une situation qui ne fait que s'étendre et s'aggraver sous l'effet du réchauffement climatique. Car en effet, la responsabilité de la crise climatique est clairement pointée du doigt par les climatologues dans la multiplication des mégafeux. Durant les trente dernières années, la moitié des superficies brûlées dans l'Ouest américain, sont imputables au changement climatique selon des travaux publiés en 2016.
Les politiques publiques préventives, un rempart face à la catastrophe ?
Les projections de Météo-France ne sont guère plus optimistes. Dans un scénario pessimiste des émissions de gaz à effet de serre entre 2081 et 2100, l'institution française estime que la saison des feux dans le sud du pays passera d'un mois, comme c'est le cas aujourd'hui, à deux voire trois mois. Les prévisions indiquent également que les incendies toucheront alors des types de végétation, comme les petites broussailles, jusque-là épargnés.
Mais si les scénarios sont très inquiétants pour l'avenir de la biodiversité et du vivant en général, rappelons toutefois que l'écrasante majorité des incendies ne sont pas d'origine naturelle, mais bien le fait de la responsabilité humaine. Autrement dit, ils sont évitables. En ce sens, la lutte préventive contre les feux de forêt et les politiques d’aménagement publiques peuvent et doivent jouer un rôle dans la gestion et l'évolution de ces événements.
https://www.geo.fr/environnement/incendies-en-foret-quest-ce-que-les-megafeux-211041
La commune de Claye-Souilly est de plus en plus confrontée à la présence de dépôts sauvages, notamment dans ses nombreux chemins ruraux. Pour réduire ce problème la commune de Claye-Souilly souhaite mettre en place plusieurs actions :
- organisation de journées de sensibilisation des habitants avec le ramassage de déchets dans la forêt régionale à l’initiative du conseil municipal des enfants ;
- diffusion des informations relatives aux déchèteries intercommunales gérées par le syndicat intercommunal SIGIDURS ;
- installation de panneaux d’information ;
- installation de barrières pivotantes à l’entrée des chemins ruraux ;
- mise en place de quatre caméras de vidéoprotection sur les sites de dépôts réguliers pour une intervention rapide de la police municipale ;
- achat de deux véhicules de collecte adaptés au ramassage des dépôts sauvages.
La Région apporte son soutien financier à l’installation des barrières, des panneaux d’information et des caméras, et à l’achat des deux véhicules de collecte. Ce projet s’inscrit dans l’objectif dans l’objectif du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) de lutter contre les mauvaises pratiques et dépôts sauvages. (1)
Les investissements projetés ont-ils été réalisés ?
Pour le savoir, contactez vos élus
Pour construire sa salle polyvalente de 1 495 000 €, la commune va devoir faire un emprunt de 401 000 € et ne devrait recevoir que 148 000 € de subvention du Conseil Régional IDF. (1)
Mais pendant ce temps Valérie Pécresse distribue à la pelle des subventions pour aider les agriculteurs/exploitants de méthaniseurs.
A Châtres, c’est « la modique » somme de 800 000 € que Valérie Pécresse alloue à une exploitation agricole de méthaniseur Champs Energie Ferme du Gd Loribeau, président François Saussier.(2)
Les habitants apprécieront !
La question du jour :
Considérez-vous que l’argent de vos impôts est bien utilisé par le Conseil Régional IDF ?
(1)http://cdn2_3.reseaudesvilles.fr/cities/191/documents/zx3v2395gg07bt.pdf
(2) Recueils des actes administratifs CR IDF 2022-0100 28/1/2022
La majorité de la "nourriture" des méthaniseurs provient de la CIVE (culture intermédiaire à vocation énergétique). Le méthaniseur a "très faim" ce qui oblige les agriculteurs à modifier leur pratique agricole pour le satisfaire.
Pour faire court certains champs sont réservés toute l'année à la culture énergétique pour "nourrir" les méthaniseurs et d'autres alternent les cultures nourricières et les cultures énergétiques.
Pour ne pas ennuyer
les agriculteurs
mammifères et oiseaux
si vous pouviez faire vos nids ailleurs
que dans les champs ?
La récolte de la culture énergétique CIVE du printemps qui se situe en pleine période de reproduction pour la faune sauvage n’est pas sans conséquence. Elle peut provoquer une augmentation inéluctable de la mortalité des mammifères et oiseaux juvéniles ainsi que des adultes qui font leurs nids dans les champs, c'est pourquoi la Fédération de Chasse du 77 va implanter un effaroucheur à ultrasons à Chevry Cossigny pour effrayer, déranger et repousser les mammifères et oiseaux susceptibles d’être devant la machine agricole lors de la récolte de la CIVE culture destinée à "nourrir" le méthaniseur.
Mais ce n'est ni l'agriculteur, ni la Fédération de Chasse qui va financer ce matériel mais vous au travers de subvention allouée par Valérie Pécresse.
la question du jour :
Dans les années à venir la Seine et Marne devrait compter
environ 60 méthaniseurs
Souhaitez-vous que l'argent de vos Impôts
soit utilisé pour financer
des effaroucheurs pour chaque méthaniseur ?
A vous de répondre
Recueils des actes administratifs CR IDF 419 de novembre 2021 page 3618
Les habitants sous le choc se posent la question :
A quand la prochaine catastrophe ?
13 juillet 2021 : inondations
13 juillet 2022 : incendie
Le 13/7/2021 ce sont des inondations qui touchaient ce secteur pour lequel le préfet avait pris un arrêté préfectoral de reconnaissance d’état de catastrophes naturelles.
Le 13/7/2022 c’est un important incendie qui s’est déclaré, dans le même secteur, dans un champ près duquel plusieurs maisons ont subi d’importants dégâts.
Paru dans le journal la Marne :
Annet-sur-Marne : deux maisons inhabitables à la suite d'un incendie
À Annet-sur-Marne, près d'une centaine de pompiers ont été mobilisés pour maîtriser un feu de champ qui menaçait les habitations à proximité. Quatre habitations ont été touchées.
Un incendie dans un champ à proximité de pavillons a provoqué plusieurs incendies dans l'après-midi du mercredi 13 juillet 2022. ©Ville d'Annet-sur-Marne
Par Luca RastelliPublié le 15 Juil 22 à 12:30
La Marne
Une vingtaine de logements ont dû être évacués mercredi 13 juillet 2022 à Annet-sur-Marne, à la suite d’un feu de champ qui s’est propagé et qui menaçait les habitations. Près d’une centaine de pompiers ont dû intervenir et ont mis plusieurs heures à maîtriser l’incendie. La route départementale D404 a dû également être coupée pour des raisons de sécurité.
Quatre maisons ont été touchées. L’une a vu sa façade endommagée, une autre a vu son garage être brûlé. Deux maisons sont devenues inhabitables à la suite des évènements, dont une a brûlé de l’intérieur à la suite d’un incendie de la climatisation. Une voiture a également explosé dans les flammes.
La mairie d’Annet-sur-Marne a mis à disposition des logements municipaux afin de reloger les personnes ayant perdu leurs habitations : « Une famille a déjà été relogée et nous attendons la réponse de l’autre famille. La Croix-Rouge s’engage également à fournir des meubles », ajoute la maire de Annet-sur-Marne, Stéphanie Auzias.
Trois personnes transportées à l’hôpital
Trois jeunes femmes, âgées de 26 à 31 ans, ont été transportées à l’hôpital de Jossigny pour des complications légères.
Les sapeurs-pompiers, venus de tout le département, sont intervenus dans un champ d’une vingtaine d’hectares.
Sur les réseaux sociaux, la municipalité d’Annet-sur-Marne a tenu à remercier les habitants de la commune pour l’élan de solidarité envers mes familles sinistrées.
Paru dans le journal la Marne :
Inondations : la mairie d'Annet-sur-Marne attaque l'État
La mairie d'Annet a demandé à être reconnue en état de catastrophe naturelle. Mais l'État a refusé pour les inondations du 4 juin. La mairie conteste devant la justice.
Annet-sur-Marne a subi les inondations les 13 et 14 juillet. C’est la 3e fois en 40 jours. (©DR)
Par Louis GohinPublié le 17 Juil 21 à 12:02
La Marne
Cela fait 3 fois en 40 jours qu’Annet-sur-Marne est inondée. Cela fait beaucoup de dégâts pour les habitants. Entre 50 et 100 logements ont été sinistrés lors des inondations, selon la mairie. La municipalité l’annonce à La Marne : elle va demander à l’État, pour la troisième fois, de reconnaître l’état de catastrophe naturelle dans la commune. Si la commune est reconnue, les habitants pourront être mieux dédommagés par leurs assurances.
L’État a déjà reconnu l’état de catastrophe naturelle à Annet pour la deuxième inondation, celle du 19 juin. Mais pas pour la première, celle du 4 juin. Pour l’instant, les sinistrés de la première inondation ont donc moins de garanties que les dégâts soient reconnus. Mais la mairie n’a pas dit son dernier mot. Elle a attaqué l’État au tribunal administratif. Par un recours, elle demande que l’état de catastrophe naturelle soit aussi reconnu pour la première inondation.
Inondations à Annet : bientôt un nouveau fossé creusé
Lors des intempéries des 13 et 14 juillet, les quartiers Saint-Martin et Ès Louis ont été submergés.
À chaque grosse averse, ce sont toujours les mêmes quartiers qui sont inondés.
Stéphanie Auzias, maire d'Annet-sur-Marne
Le premier adjoint Christian Marchandeau assure que la mairie avait pris des précautions pour éviter les dégâts dans les habitations. « Lors des inondations de 1994, dit-il, nous avions aménagé un fossé et un léger talus pour protéger le lotissement du Clos Saint-Martin. Cet ouvrage a été saturé lors des pluies de 2018. Nous avions nettoyé et recreusé le fossé, et début juin 2021 c’est à nouveau la même chose… »
Le premier adjoint annonce que des mesures supplémentaires vont être prises. « Un nouveau fossé va être creusé sur le chemin départemental en aval du Clos Saint-Martin, promet-il. Il sera plus grand, calibré pour absorber des pluies centennales. Le fossé existant va être creusé à nouveau. »…..