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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:46

Pour protèger la ressource en eau

 

Quand la commune de Claye-Souilly

va-t-elle réaliser un bassin d’orage à Bois Fleuri

ou mettre le réseau d’assainissement en séparatif ?


En effet c’est l’un des seuls secteurs de la commune  qui possède encore  un réseau d’assainissement unitaire : Eaux usées/eaux pluviales.

 

Ces eaux sont dirigées vers la station d’épuration de Villeparisis, qui en période de fortes pluies n’est pas en mesure de les traiter  correctement, ce qui a pour conséquence, à ces périodes, de reverser des eaux non traitées dans le ru des Grues et cela dure depuis de nombreuses années.



RU DES GRUES 21.3.2014

 

Cette situation est inacceptable d’autant plus que le ru des Grues est  un affluent de la Beuvronne, rivière qui se rejette en amont proche de la station de pompage d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants.

 

 

En effet le Plan Local d’Urbanisme est actuellement en révision et il est nécessaire que ce problème soit évoqué dans l'état des lieux et que la commune propose une solution avant  toute nouvelle extension des constructions. 

 

 

Dans le bilan à mi-parcours du Schéma départemental d’assainissement des eaux usées, on lit page 38

 

« La qualité des eaux de la Beuvronne et de ses affluents est

globalement médiocre, variant de mauvais à moyen en azote

et en phosphore à l'exception de la Biberonne à Compans qui

est en limite du bon état pour l’azote (NK).

Les fluctuations importantes des concentrations ne permettent

pas de distinguer une tendance d'évolution,à l'exception du

point de mesure de la Beuvronne à Fresnes sur Marne

Les concentrations en azote et phosphore montrent une tendance

à la baisse.

Les travaux de reconstruction de la station d'épuration de Juilly

Nantouillet (2000EH) vont être lancés, ainsi qu’une opération groupée

pour le traitement du phosphore sur les stations de Longperrier

(10000EH), Moussy le Neuf (4 000 EH)et Saint Mard (4000 EH).

 

Les actions prioritaires identifiées doivent être engagées sur les

stations de Villeparisis,Cuisy et Saint Mard, ainsi que sur plusieurs

Réseaux d’assainissement, et les efforts doivent se poursuivre sur

Les stations disposant d’une marge d’optimisation importante. » (1)

 

(1) Schéma départemental d’assainissement des eaux usées (SDASS) Bilan à mi parcours 2013

 page 38 http://eau.seine-et-marne.fr/library/Bilan-a-mi-parcours-SDASS-2013



SDASS 2013 observ de l'eau 77 p 38

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:41

La commission de suivie de site du  Fort de Vaujours

doit être ouverte au public

 

 

 

 

Hier s’est réunie à la Préfecture de Melun la 1ère commission de suivie de site du Fort de Vaujours.

 

Dans un souci de transparence   Nature Environnement 77 a demandé à ce  que cette commission soit ouverte au public.

 

Madame Nicole Klein, préfète a indiqué que c’est le bureau nommé hier qui en décidera.

 

Attendons la réunion de ce bureau.

 

 

 

 

Affaire à suivre…..

 

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 21:44

 

Paru sur le site de l'Agence de Sureté Nucléaire :

Fort de Vaujours : l’ASN considère que la société Placoplatre doit préciser son programme de surveillance radiologique avant la reprise des travaux de démolition

02/07/2014 14:00 Note d'information

L’ASN a rendu le 13 mai 2014 un avis sur le programme de surveillance radiologique mis en œuvre par la société Placoplatre dans le cadre des travaux de démolition des bâtiments de l’ancien site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) situé sur le Fort de Vaujours1

L’ASN a saisi son appui technique, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), afin de rendre un avis sur le programme de surveillance radiologique établi par la société Placoplatre et transmis à l’ASN le 6 mars 2014. Ce programme définit les modalités de radioprotection, de surveillance de l’environnement et d’évacuation des déchets envisagées par Placoplatre pour les opérations de démolition de bâtiments. A la suite de l’examen du programme de surveillance radiologique par l’IRSN, l’ASN a rendu le 13 mai 2014 un avis technique aux préfets de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Le 2 juillet 2014, cet avis a été présenté à la commission de suivi de site (CCSS) lors de sa réunion d’installation.

L’ASN considère dans cet avis que les documents transmis par Placoplatre demeurent imprécis sur les dispositions envisagées en matière de radioprotection des travailleurs et de surveillance de l’environnement. En particulier, l’ASN considère qu’il convient de réviser la méthode de détection employée afin de l’adapter à la recherche d’une éventuelle contamination en uranium des bâtiments et des gravats. Sur ce point, l’ASN souligne qu’une approche historique de l’exploitation passée des bâtiments et des éventuels travaux d’assainissement qui y ont été menés pourrait utilement contribuer à identifier les bâtiments auxquels une attention plus particulière doit être portée. Il conviendra par ailleurs que Placoplatre réalise une évaluation du risque d’exposition, notamment interne, des travailleurs et du public et justifie les mesures envisagées pour le suivi et la protection radiologique des travailleurs, du public et de l’environnement, au regard de cette analyse des risques. Placoplatre devra également définir les modalités d’information des riverains sur les résultats de la surveillance environnementale du chantier. Enfin, l’ASN considère que les dispositions relatives à la gestion des déchets et des gravats méritaient d’être précisées.

L’ASN considère que des réponses satisfaisantes aux questions soulevées dans cet avis devront être apportées par Placoplatre avant la reprise des travaux de démolition sur le site du Fort de Vaujours.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:52

VILLEPARISIS

Le cas de l’entreprise Paté (devenue Mineris Idf)

Chemin des carrières aux Viormes

PATé 25.4.2011 0396

Paté Villeparisis 25/4/2011

 

Dans un article du mois dernier l’association Robin des Bois attire l’attention sur la dangerosité du stockage à l’air libre de verres de tubes cathodiques, or entre 2003 et avril 2011 l’entreprise Paté  a exploité à Villeparisis une installation de traitement de déchets dangereux de verres de tubes cathodiques sans autorisation, jusqu’à 29 000 tonnes de  ces déchets ont été stockés sur ce site à l’air libre, fin mars 2011 il en restait encore 13 700 tonnes.

 

Il semblerait que les services de l’ETAT faute probablement de moyens humains n’aient constaté cette infraction que 5 ans après le début de l’exploitation lors d’une visite le 7/2/2008.

 

En effet depuis des décennies les services de la DRIEE 77 sont en sous effectifs sur ce secteur, une situation inacceptable déjà dénoncée par Mme Nicole Bricq alors qu'elle était députée de Seine et Marne.

 

La situation a perduré encore 3 ans pendant lesquels les services de l’ETAT ont adressé diverses mises en demeure, 3 ans pendant lesquels Paté a continué à traiter ces déchets dangereux sans autorisation.

 

En 2011 Paté a enfin déposé un dossier de demande d’autorisation et une enquête publique a eut lieu en avril 2011.

 

Alors que les associations environnementales avaient alerté sur la dangerosité de cette activité et demandé de ne pas l’autoriser et que les communes de Villeparisis, Courtry, Le Pin, Mitry-Mory avaient émis un avis défavorable,M. le Préfet de Seine et Marne, a autorisé  la SAS Paté à exploiter à Villeparisis cette installation de traitement de déchets dangereux (tubes cathodiques de télévision) Arrêté Préfectoral  DCSE IC 112 du 15 nov 2011. 

 

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?


A notre connaissance aucune étude sanitaire n’a été financée ni par l’ARS, ni par aucunes collectivités pour connaître les impacts de cette activité illégale sur la santé des populations de Villeparisis et alentours, ni sur leur environnement.


La Sté Paté a été reprise  par le groupe Mineris IDF qui ne construira pas les installations imposées par  la législation actuelle pour traiter les déchets dangereux et abandonne cette activité.


Par contre Mineris IDF souhaiterait faire du broyage de verre à Villeparisis conformément à l'arrêté préfectoral  DCSE IC 112 du 15 nov 2011. 


Dans cette commune de plus de 24 000 habitants, déjà lourdement touchée par nombre d'activités polluantes, est-ce vraiment sérieux de vouloir faire du broyage de verre, n’est-ce pas rajouter de la pollution à la pollution, des nuisances aux nuisances, de l'injustice à l'injustice?

 

Pourquoi le représentant de l'ETAT a-t-il autorisé une activité aussi polluante à Villeparisis en 2011contre l'avis des élus de cette commune ?

 

Pour mémoire c'est sur la commune voisine de Courtry que l'entreprise Placoplatre demande l'autorisation d'implanter une carrière à ciel ouvert sur l'ancien site du CEA de Courtry/Vaujours.

 

Madame la Préfète de Seine et Marne autorisera-t-elle une nouvelle fois une activité polluante dans la commune voisine de Villeparisis ?

 

Affaire à suivre........

 

pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-monsieur-le-prefet-de-seine-et-marne-vient-d-autoriser-la-sas-pate-a-exploiter-a-villeparisis-entre-93817410.html 

http://adenca.over-blog.com/article-depot-de-dechets-illegal-de-la-ste-pate-a-villeparisis-77-mais-pas-seulement-a-crouy-02-egalem-82660904.html

http://adenca.over-blog.com/article-depot-de-dechets-illegal-de-la-ste-pate-a-villeparisis-77-mais-pas-seulement-a-crouy-02-egalem-82660904.html

 

 

Extrait de l’article paru sur le site Robin des Bois :

 

 

Les déchets de la téléréalité

communiqué et reportage, 30 juin 2014 

Communiqué du 30 juin 2014 

Environ 20.000 tonnes d’écrans de télévision à tube cathodique concassés sont abandonnés à ciel ouvert ou sous des bâches déchirées. Ces déchets dangereux ont des teneurs élevées en plomb, en mercure, en cadmium ; ils contiennent aussi des terres rares très faiblement radioactives. 

Les amas de verre débordent des aires de stockage et libèrent des poussières diffuses et des eaux de ruissellement non canalisées. 

Ça ne se passe pas au Ghana ou en Chine mais dans la banlieue du Mans à 200 km de Paris et des sièges des éco organismes français chargés de la collecte et de la bonne fin de l’élimination des téléviseurs et des ordinateurs en fin de vie. 

Ce nouveau scandale résulte des activités illégales de MBM (Mercure Boys Manufacture) et de la liquidation judiciaire de l’entreprise. 

Le stock de déchets dangereux correspond environ au dépeçage de 650.000 postes de télévision. 

Après Zimaval (1) à Falaise dans le Calvados et Citron (2) dans la banlieue du Havre en Seine-Maritime, l’affaire Mercure Boys démontre les lacunes et les abus de la filière de traitement des DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques). 

Robin des Bois depuis plusieurs années réclame de la part des éco organismes, de la grande distribution, des pouvoirs publics plus de rigueur, d’inventivité technique et d’investissement financier pour construire une véritable filière de traitement des déchets recyclables. A défaut, le nouveau concept d’économie circulaire ne sera qu’un instrument de marketing politique et économique.

En été 2013, alors que le stock de déchets dangereux était déjà constitué et continuait à grossir faute de débouchés, les inspecteurs de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) relevaient que « le site donne une vision chaotique » et constataient « des envols de poussière importants lors des manipulations ». « Les auvents encore correctement gérés en 2012 sont largement saturés et les déchets sont à l’air libre. Des tas sont constitués devant d’autres tas, eux-mêmes enserrant des big bags. Une ancienne chargeuse gît au milieu des déchets, huile moteur largement répandue au sol».

La manipulation des tubes cathodiques, de leurs broyats et des broyats d’ordinateurs expose les salariés à des mélanges de poussières complexes et toxiques dont l’effet cocktail est méconnu. Compte tenu des ex conditions de travail, il est souhaitable que l’inspection du travail et l’ARS (Agence Régionale de Santé) entreprennent un suivi sanitaire des 18 salariés dédiés à cette activité et aujourd’hui licenciés.

A quelques mètres des stocks, il y a un élevage de chevaux et des gîtes ruraux…….

(1) Piles : la face cachée, communiqué du 19 décembre 2002 / Piles : la farce cachée, communiqué du 6 janvier 2003
(2) Voyage au bout du recyclage, communiqué du 8 février 2011

l’article complet :

http://www.robindesbois.org/communiques/dechet/recyclage/2014/mercure_boys_manufacture_dechets_telerealite.html

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:56

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru sur le site de l’association Mirabel :
Les centrales d'enrobés en Lorraine : quels impacts sanitaires ?

 

Le bitume : un scandale sanitaire 

équivalent à celui de l’amiante ! 

 

En Lorraine, et comme partout en France, sous l’influence des BTP, et ce dès les années 1950, des centrales d'enrobés ont vu le jour pour des raisons économiques sans tenir compte des effets possibles de ces installations sur la santé humaine tant du côté des professionnels des routes que des riverains immédiats ou plus lointains. En effet, des milliers de personnes sont exposées journalièrement aux fumées toxiques de bitume dans leur activité professionnelle, leur environnement direct et autres lieux de vie. Au vu de la carte des implantations (voir ci-dessous) sur tout le territoire, on peut dire d’ores et déjà, sans se tromper, que nul ne sera épargné par cette pollution publique en marche : 

Cartes d'implantation des centrales d'enrobés :  

http://www.aqp.asso.fr/content/cartographie-des-centrales (attention liste incomplète) 

http://www.eurovia.fr/qui-sommes-nous/implantations (EUROVIA) 

http://www.eiffagetravauxpublics.com/cms/travaux-publics/implantations_groupe.html (Eiffage)

 

Les bitumes (« asphalt » aux USA) sont des résidus de raffinage du pétrole, utilisés purs ou modifiés, comme liant dans les enrobés routiers mélangés à des granulats de taille variable dans une centrale à enrobés ou dans des fondoirs à bitume pour les travaux de l’asphalte et d’étanchéité.

Durable et recyclable, le bitume est aujourd’hui le matériau de référence en construction comme en entretien de routes. L’industrie routière a, au fil des années, développé des enrobés bitumineux : mélange de granulats - sable et graviers - et de bitume, appliqué en une ou plusieurs couches pour le revêtement des routes (la profession utilise communément le terme « enrobé » pour le désigner) de plus en plus performants.

Cependant, dans la réalité, la situation n’est pas aussi rose que celle décrite ci-officiellement par les industriels du BTP ainsi que dans les « critères « dits » acceptables » mis en œuvre par l’administration des installations classées. En effet, plusieurs centaines de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont présents dans l’environnement à l’état de traces. Composés très liposolubles générés par la combustion des matières fossiles, ils sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau.

 

L’examen toxicologique du dossier d’autorisation d’exploiter pour une centrale d’enrobé demande une attention particulière surtout pour une catégorie de polluants traceurs qui ont la propriété d’être à la fois persistant dans l’environnement et transférables dans la chaîne alimentaire, à savoir les hydrocarbures aromatiques polycycliques. HAP (molécules dérivant du benzène sont en quantité non négligeables avec entre autre le benzo(a)pyrène - lien vers http://www.substitution-cmr.fr/index.php?id=112&tx_kleecmr_pi3[onglet]=3&tx_kleecmr_pi3[uid]=24&cHash=b697d8c3b7),poussières fines ( susceptibles de pénétrer dans les poumons), Composés Organiques Volatils (COV) et les hydrocarbure hétérocyclique polycyclique (HHP) qui contiennent  notamment des atomes de soufre (ex. thiophene : lien vers http://pollution.lecres.web.free.fr/Nocivite_Bitume_files/CLI_thiophene_131108.pdf ) ou d'azote (ce qui les rend encore plus 'agressifs') et enfin des métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic et plomb) forment le cocktail journalier des émissions d'une centrale d'enrobé.

Généralement, à proximité des centrales d’enrobés les rejets aériens s’accompagnent d’une odeur âcre de goudron qui pique la gorge et peut occasionner des gènes respiratoires et oculaires immédiates. Dès lors que ces polluants se sédimentent dans la colonne d’air, ce n’est pas la concentration dans l’air qui importe, mais le dépôt au sol. Par ailleurs, les eaux de pluie en retombant peuvent rabattre au sol les rejets toxiques issus de la cheminée dont la plupart sont classés comme étant cancérogènes, respectivement probables et possibles pour l’homme par l’Organisation Mondiale de la Santé (lien vers le document du CIRC : http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/IARC_Bitumen_Eng.pdf - la version française existe chez APEQUA).

 

En France, l’industrie des travaux routiers emploie 75 000 salariés dont environ 4 200 sont directement concernés par une exposition aux fumées de bitumes. Les dangers mortels encourus par ces salariés ont été révélés par le film « Les routes du silence » I et II (lien vers http://www.apequa.org/component/content/article/29) réalisé par Jean Luc Cohen, Arnaud Jouve, Louis Bastin puis par le procès du bitume (lien vers la revue de presse http://www.apequa.org/component/content/article/50 ). En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse a condamné Eurovia, filiale de Vinci, pour faute inexcusable après le décès d’un de ses salariés en 2009, victime d’un cancer de la peau. L’argument du cumul de l’exposition aux UV et aux vapeurs du bitume était retenu. Même chose le 13 novembre 2012, lorsque la cour d’appel de Lyon a rendu un jugement reconnaissant un lien de cause à effet entre un cancer et une exposition au bitume. En conséquence, la société de travaux publics Eurovia a été jugée coupable de « faute inexcusable » après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, atteint d’un cancer de la peau. Ces jugements, des premières en France, pourront servir de jurisprudence. Ces procès ont permis de mettre en évidence le manque de communication des salariés des travaux routiers, premiers concernés, sur les dangers liés à l'exposition des produits du bitume. Encore aucune étude à ce jour n'a été réalisé sur l'impact sanitaire du bitume. 

 

Si des liens de cause à effet ont pu être mis en exergue entre le bitume et des graves maladies pour les professionnels de la route, qu'en est-il de l'impact sanitaire des centrales d'enrobés pour les riverains et la population en général ?

Des associations se battent à travers la France et en Lorraine afin d’éviter la construction de ces usines dont les rejets impactent les populations locales (cancers, maladies, etc.), comme par exemple à Saint-Etienne les Remiremont (88) (lien vers http://inventaireclaphap.files.wordpress.com/2012/09/cancers-sanguins-proche-de-la-centrale-de-bitume.pdf), ou afin d'informer les autorités et les populations sur les dangers des centrales d'enrobés existantes telle que la centrale de Lexy (54) comme c'est le cas pour l'association APEQUA, adhérente à notre réseau.

 

Pour plus d'informations sur les dangers des centrales d'enrobés : 

APEQUA – Association pour la Préservation de la Qualité de vie

www.apequa.org

 

 

lien vers l’article :

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:01

 

 

 

Et si on implantait

une décharge de déchets "dits inertes" ISDI

en guise d’écran visuel paysager

entre l’usine Borealis (Ex GPN) de Grandpuits

classée SEVESO à hauts risques

et le hameau de Bagneaux ?

 

DECHARGES ANNET Les Gabots 10.10.2007 046

 


Rajouter de la pollution à la pollution,

 des nuisances aux nuisances !


 

 

Comme le disent certains

  "une décharge de plus ou de moins"

  

la Seine et Marne

est bien connue

pour être le dépotoir de l’Ile de France

 

 

A proximité de Grandpuits

qui « accueille »

2 sites classés Seveso à Hauts risques

on trouve un certain nombre de sites

« accueillant » des déchets :

-  Les décharges de déchets ultimes de Soignolles et Fouju Moisenay

-  L’incinérateur d’ordures ménagères Vaux le Pénil

-  La décharge des déchets « dits inertes » ISDI de Vaux le Pénil

-  Les carrières remblayées par des déchets « dits inertes » de Pécy, Jouy le Chatel et Bannost-Villegagnon

- La décharge illégale de Fontenay-Trésigny.

 

 

Il y a aussi les projets

de décharges de déchets « dits inertes »

de 

 Chaumes en Brie, Vaux-le Penil,

Rubelles, Montereau sur le Jard, Voisenon.

 

et puis

les déchets du Grand Paris

il faudra bien les mettre quelque part !

 Carte77 DECHETS AUTOUR GRANPUITS -copie-1

 

 

 

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 18:32
La Grèce vend tout et en France qu’en est-il ? 
Paru sur le site Libération :
La Grèce vend tout, les Grecs vent debout

NATHALIE DUBOIS 19 JUIN 2014 À 18:26

 

 

Ports de plaisance par dizaines, autoroutes au kilomètre, aéroports à gogo et services publics au kilo : sous la pression de la troïka, Athènes solde des pans entiers du pays et se met à dos la population.

 

 

Vendre pour alléger la dette : la Grèce, face aux innombrables exigences de ses créanciers, s’est engagée à privatiser à tout va. Mais ce programme patine, de retards en ratés, tandis qu’enfle la contestation populaire. La fronde se centre actuellement sur Thessalonique, deuxième ville du pays. En jeu : la vente de la compagnie des eaux Eyath, que le groupe français Suez était bien parti pour racheter, et celle du port, lorgné par huit investisseurs européens, asiatiques et émirati. Deux privatisations combattues par les salariés, les habitants et les élus locaux

Vertige. Plus grave pour le gouvernement, la plus haute juridiction administrative du pays vient de mettre son veto à la cession de la compagnie des eaux d’Athènes. Dans un arrêt rendu fin mai, le Conseil d’Etat a estimé que«la transformation d’uneentreprise publique en entreprise privée ayant pour objectif le profit fait peser une incertitude sur la continuité de l’offre de service public abordable et de qualité». 

Cette décision a redonné le moral à Yiorgos Archontopoulos, président du syndicat des employés d’Eyath : «S’il est contraire à la Constitution de privatiser l’eau d’Athènes, pourquoi en serait-il autrement à Thessalonique ?» s’interroge-t-il. Un groupe d’élus, de citoyens et d’associations s’apprête donc à saisir le Conseil d’Etat. Parmi eux, Soste to nero («sauvez l’eau»). Bravant l’interdiction du ministère de l’Intérieur, cette coalition a tenu un référendum «sauvage» sur l’avenir d’Eyath, couplé aux élections locales grecques. Des urnes placées le 18 mai devant les bureaux de vote ont permis à 218 000 électeurs de l’agglomération de se prononcer pour ou contre la privatisation d’Eyath. Résultat, écrasant : 98% de non.

Bref, le terrain est devenu tellement miné que les autorités battent, pour le moment, en retraite. «Il serait difficile de poursuivre le processus comme si la décision du Conseil d’Etat concernant la régie d’eau athéniennedevait n’avoir aucuneconséquence pour Thessalonique», admet Constantinos Maniatopoulos, le président du fonds hellénique de privatisation (Taiped), joint par téléphone.

Ce fonds, auquel l’Etat transfère peu à peu tous ses actifs vendables, a un catalogue qui donne le vertige. Trente-huit aéroports, douze ports, la compagnie d’électricité, le gaz, les chemins de fer, la poste, Hellenic Petroleum, quatre sources thermales, 700 km d’autoroutes, une centaine de ports de plaisance, des hôtels, un château néogothique de 2 000 m2 sur l’île de Corfou, des centaines d’hectares de terrains bordant des plages paradisiaques (lire ci-dessous), etc. N’en jetons plus, tout est sur lesite internet du Taiped (1), qui vaut le détour.

Ces appels d’offres tous azimuts n’ont pourtant pas généré jusqu’ici les recettes espérées. L’objectif initial de 50 milliards d’euros, très irréaliste, a été divisé par deux. La troïka (représentant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) ne table plus que sur 22,3 milliards d’euros de recettes d’ici 2020. Un pari loin d’être gagné, car à peine 3 milliards ont été encaissés à ce jour.

Starting-blocks. Le FMI s’énerve de la «terrible lenteur» d’Athènes à lever la foule d’obstacles juridiques, administratifs et politiques qui découragent les investisseurs. Seules trois sociétés ont pu être privatisées : la loterie nationale, les paris sportifs Opap et le réseau de transport gazier Desfa. Le gros coup prévu en 2013, la vente à Gazprom de la compagnie de gaz Depa, a échoué, le géant russe ayant retiré son offre.

Avec la remise en cause de la privatisation de l’eau, le gouvernement va devoir pousser les feux sous les autres dossiers en cours, dont la mise en gérance privée du port du Pirée, de l’aéroport d’Athènes et d’un pan du monopole de l’électricité. Les investisseurs chinois sont déja dans les starting-blocks sur tous ces appels d’offres, notamment le groupe Cosco, à qui deux terminaux du Pirée ont été donnés en concession depuis le début de la crise. Jeudi à Athènes, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, déroulait d’ailleurs le tapis rouge à son homologue Li Keqiang. Celui-ci serait porteur de plus de 6 milliards d’euros de promesses d’investissements, une aubaine dans un pays ravagé par 27% de chômage.

Mais face à l’accélération des privatisations prévue cette année, les syndicats restent vent debout, le Parlement très réticent et les municipalités furieuses de ne pas être consultées. Malgré l’opposition de la mairie de Thessalonique et un avis consultatif négatif des députés, la cession de 67% du capital du deuxième port du pays poursuit son chemin. Car la troïka en a fait l’une des conditions au versement de la dernière tranche d’aide. «Notre principale difficulté, confesse Constantinos Maniatopoulos,c’est l’absence de soutien dans l’opinion publique, les partis politiques, le management des sociétés publiques ou les syndicats.» Le triomphe du parti de gauche radicale Syriza aux élections européennes complique encore la donne.

Dans ce contexte, Bruxelles a bien du mal à faire entendre son message : «Au lieu de se crisper sur la peur de la spoliation, voyons le potentiel de dynamisation économique qu’apportent ces capitaux privés», plaide Panos Carvounis, chef du bureau grec de la Commission.

«Déshérence». «Lancer la privatisation de l’eau au moment où beaucoup de pays de l’UE font marche arrière et reviennent à des régies municipales, était malvenu,juge l’expert indépendant allemand Jens Bastian, ex-membre de l’équipe européenne chargée d’assister Athènes. En revanche, les Grecs paient le courant très cher et auraient intérêt à la fin du monopole de l’électricité. L’Etat a un énorme patrimoinequ’il laisse en déshérence. Les citoyens seraient gagnants qu’il soit mieux exploité.»Encore faudrait-il un débat national, auquel le gouvernement grec se dérobe, laissant ainsi grandir dans le pays le sentiment qu’on brade les bijoux de famille.

(1) www.hradf.com/en

Nathalie DUBOIS 

http://www.liberation.fr/economie/2014/06/19/la-grece-vend-tout-les-grecs-vent-debout_1045579

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:55

 

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Pour information e.mail envoyé ce jour
à Monsieur Eblé
avec copie à Mesdames et Messieurs les conseillers généraux et régionaux
de Seine et Marne

A Monsieur Vincent Eblé, président du CG 77 et sénateur du 77
  
  
Bonjour Monsieur le Président et Sénateur,
  
Nous apprenons que 9 projets de décharges de déchets "dits inertes" ISDI sont en cours d'instruction auprès des services de l'ETAT de ce département.
Un 10ème projet devrait suivre sur le hameau de Bagneaux, commune de Grandpuits où la Sté Borealis (ex GPN) projette d'implanter une décharge ISDI en guise d'écran visuel paysager.
 
 
Sur les 9 projets en cours d'étude
  
2 se situent  au sud

 

Sté VINCI CONSTRUCTION MONTEREAU-SUR-LE-JARD, RUBELLES et VOISENON

 

Sté ECT VAUX-LE-PÉNIL "Le Tertre"

 

7 se situent en nord-ouest 77
STé ECT                            MOUSSY LE NEUF

Sté CIV                                          ISLES-LES-VILLENOY

Sté URANO                                  JOSSIGNY VILLENEUVE-SAINT-DENIS 

Sté PICHETA                                MONTGÉ-EN-GOELE

Sté ROLAND                                COLLEGIEN "Parc de l'Amirault"

SETRAP                                        VIGNELY "La Porte aux Bergers" - "Les Sables"

SETRAP                                         MARCILLY "Les Vieilles Vignes"

  

  

Les eaux de ruissellement de la majorité de ces 7 décharges se dirigeront vers la Marne en amont de la station de pompage d'Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 00 habitants.

  

Nous sommes très inquiets quant au risque de fermeture dans les années à venir de cette station de captage d'Annet sur Marne, faute de pouvoir dépolluer cette eau, en effet en amont proche de ce captage se déverse la rivière Beuvronne qui reçoit :

- les eaux de ruissellement de la plateforme  ADP de Roissy ( ADP qui rencontre des problèmes en période hivernale pour éliminer ses produits dégivrants et qui depuis plusieurs années demande des dérogations à la police de l'eau pour déverser dans l'affluent de la Beuvronne des eaux non conformes à l'arrêté interpréfectoral)

- les eaux de la zone industrielle de Mitry-Compans qui compte 44 ICPE dont 7 sites Seveso

- les eaux de ruissellement de la plus importante décharge de déchets ultimes de France Veolia Claye-Souilly

- les eaux de ruissellement de la plus importante décharge de déchets dangereux de France Sita Villeparisis Seveso à hauts risques et des diverses installations de traitement de déchets de Villeparisis

- les eaux de ruissellement de 7 décharges de déchets "dits inertes"

- les eaux de ruissellement de  8 sites pollués inscrits dans la base Basol http://basol.developpement-durable.gouv.fr/

 

- les eaux de ruissellement de la Sté Wabco Claye-Souilly, site pollué situé en bordure de la Beuvronne qui devrait être inscrit prochainement dans la base Basol.

  

  

C'est en quelque sorte la survie du nord-ouest 77 qui est en cause aujourd'hui, car si l'eau potable venait à manquer les populations ne pourraient plus continuer à vivre sur ce secteur.

  

C'est pourquoi nous vous demandons en votre qualité du président de la 1ère collectivité de ce département et de sénateur, membre de la majorité présidentielle, d'obtenir dans l'urgence une entrevue avec M. Hollande, M. Valls et Mme Royal :

- afin de stopper l'implantation de ces décharges en 77 dans l'attente de l'application du Predec au 2ème semestre 2015 qui devrait interdire l'implantation de décharges ISDI dans ce département pendant un délai de 3 ans.

- afin que l'ETAT impose dans le futur Plan National Déchets des mesures de réduction de leurs déchets aux professionnels du BTP qui produisent 73 % des déchets produits en France.

- afin de reviser la législation sur les "déchets inertes" qui permet notamment d'effectuer des exhaussements de terrain de moins de 2m sur une surface illimitée sans demander d'autorisation.

  

  

Veuillez croire, Monsieur le président et sénateur, en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

  

Cordialement

Mireille LOPEZ

Présidente ADENCA

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 15:14

 

 

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  9 projets de décharges ISDI

sont en cours d’étude par les services

de l’ETAT

dont 7 au nord-ouest 77 

 

Sté VINCI CONSTRUCTION        MONTEREAU SUR LE JARD RUBELLES et VOISENON

Sté CIV                                         ISLES-LES-VILLENOY

Sté URANOJOSSIGNY                  VILLENEUVE-SAINT-DENIS 

Sté PICHETA                                 MONTGÉ-EN-GOELE

Sté ROLAND                                 COLLEGIEN "Parc de l'Amirault"

SETRAP                                        VIGNELY "La Porte aux Bergers" - "Les Sables"

SETRAP                                        MARCILLY "Les Vieilles Vignes"

Sté ECT                                         VAUX-LE-PÉNIL "Le Tertre

 


Sté ECT                                         MOUSSY le NEUF "Fontaine de Brie"

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/12785/91521/file/AVI_affichage+ISDI+Moussy+Fontaine+de+Brie.pdf 

 

 

 

 

  9 projets en cours  

qui devraient être suivis  

d'un 10ème projet 

sur le hameau de Bagneaux, commune de Grandpuits 

 

En effet l’ETAT impose la mise en place

d'un écran visuel paysager

à l’exploitant de l’usine d’engrais Borealis (Ex GPN)

et  il semblerait que le choix de Borealis se porte

sur l’implantation d’une décharge de déchets 

« dits inertes » ISDI

choix contesté par les riverains.

 

Alors que les déchets du bâtiment

représentent 73 % des déchets produits en France

il semblerait que

Mme SégolèneRoyal

ne prenne aucunes mesures pour imposer

au lobby du BTP

une réduction de ses déchets

et veuille même réduire les contraintes imposées

aux exploitants de décharges de déchets « dits inertes » ISDI.

 

Il est temps que l’ETAT révise la législation sur les déchets « dits inertes »  et ne permette plus de martyriser une population en l'obligeant à vivre au milieu  des ordures des autres sur un territoire aussi réduit que le nord-ouest 77.

 

La préservation de notre santé

et de notre ressource en eau

devrait être la préoccupation principale de l’ETAT français.

 

 

 

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:22

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru dans le journal del’environnement :
Bitume et santé: après les professionnels, les riverains d’usines?

Le 06 juin 2014 par Romain Loury

>  Risques & Santé, Air urbain, Air industriel, Santé au travail, Santé publique, Odeur, Politique & Société, ONG, Entreprises

  

 

Nul doute n’est désormais permis: les fumées de bitume sont bien cancérigènes pour les professionnels à leur contact. Mais qu’en est-il pour les riverains des usines d’enrobés, dont nombre craignent pour leur santé? Tel est le sujet de la conférence «Bitume, fumée et santé» qui se tient samedi 7 juin à Metz. Une première en France. 

 

Pour le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bitume est considéré comme un cancérogène «possible» (catégorie 2B) pour les professionnels de l’asphaltage routier, et «probable» (catégorie 2A) pour ceux œuvrant dans les travaux d’étanchéité des toits. Particulièrement à risque, les cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (cavité buccale, pharynx, œsophage, larynx) [1].

C’est en revanche le flou le plus complet pour la population générale, en particulier pour les riverains d’usines d’enrobés. En France, plusieurs collectifs se sont érigés face à ces nuisances, odeurs et pollution de l’air. Ils seront présents samedi à Metz pour une conférence, la première en France, organisée par la Coordination nationale d’information et de défense sur la pollution par les centrales d’enrobés routiers.

Outre les collectifs de riverains, seront présents des experts scientifiques, des avocats de l’environnement et des syndicalistes de l’industrie routière. En revanche, aussi bien les principales entreprises (dont Eiffage, Eurovia, Bouygues, etc.) que le ministère de l’écologie, qui se dit absorbé par l’élaboration du plan national Santé-Environnement 3 (PNSE3), ont décliné l’invitation. «Il fallait bien les inviter, mais nous devions nous attendre à ces réponses», déplore William Grandordy, de la coordination nationale.

Car le sujet est des plus polémiques, voire potentiellement explosif, si un risque sanitaire était avéré. Pour l’instant, il repose avant tout sur les doléances des riverains. Beaucoup moins sur des preuves scientifiques. Et pour cause: «Il n’existe pas, à ma connaissance, d’études épidémiologiques»menées sur l’exposition de la population générale, constate Marcel Castegnaro, chimiste et expert du Circ désormais à la retraite. Pas d’études, donc pas de preuves.

L’expert se montre d’ailleurs sceptique: si l’on menait une telle étude, la pollution «serait probablement trop diluée pour que l’on puisse voir quelque chose: pour une population donnée, il existe un bruit de fond [de cancers], le bitume le surélève peut-être, mais ce ne serait pas significatif» d’un point de vue scientifique. Corollaire: il faudrait donc une très grande population pour s’assurer d’un effet.

Autre écueil, inhérent aux études épidémiologiques, «il est difficile d’étudier un risque particulier, lorsqu’il s’ajoute à une centaine d’autres petits risques», dont la pollution liée au trafic routier ou encore le tabagisme, ajoute Marcel Castegnaro. Sans oublier le fait que les associations, généralement de simples collectifs locaux, «ne sont pas financées, et qu’elles n’ont pas été assez percutantes». Un problème auquel la conférence de samedi pourrait apporter un début de réponse.

Un champ juridique encore restreint 

Les riverains sont-ils donc condamnés à subir la proximité de telles usines, et à s’incliner devant l’absence de preuves épidémiologiques? Pour Alexandre Faro, avocat parisien spécialisé dans l’environnement, ce flou ne facilite pas les choses: «On atteint les limites de la science, mais faut-il pour autant attendre que les gens meurent tous de cela? Evidemment non».

Les moyens juridiques sont pourtant maigres. «Au pénal, il n’y a pas grand-chose, à la rigueur une ‘mise en danger de la vie d’autrui’. Et au civil, on peut évoquer des ‘troubles du voisinage’, sans nécessairement prouver un danger, en démontrant qu’il y a une ne au quotidien», explique l’avocat. Les chances sont peut-être plus élevées devant un tribunal administratif.

De ce côté-ci, une importante victoire a d’ailleurs été remportée, début mai, par la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), l’association Boucle de la Marne Santé Environnement (BMSE) et plusieurs riverains, au tribunal administratif de Melun. Ceux-ci ont obtenu l’annulation, pour vice de forme, d’un arrêté d’exploitation d’une usine d’Eiffage, à Bonneuil-sur-Marne, en service depuis 2012. Un succès en demi-teinte, puisque l’usine a été autorisée à poursuivre son activité, bien que contrainte de soumettre une nouvelle demande au préfet avant 9 mois.

A Saint-Rogatien, une association qui tient bon

Nul besoin d’aller en justice pour que riverains et exploitants d’une usine s’engagent dans un long bras de fer. Exemple à Saint-Rogatien (Charente-Maritime), où la Société rochelaise d’enrobés (SRE) exploite depuis 1982 sur la commune voisine de Périgny une usine, contre laquelle bataille l’association Saint-Rogatien Protection Nature.

Contactée par le JDLE, sa présidente Monique Page fait état «de fortes odeurs de bitume et de poussière grasses». Pire, elle évoque plusieurs cas suspects de maladie survenus ces dernières années dans un lotissement distant de 400 mètres de l’usine: deux leucémies aigues chez de jeunes adultes, ainsi que des maladies auto-immunes, un diabète chez un enfant, deux maladies rénales chez des enfants d’une même famille, et un lupus. Malgré les présomptions, difficile de prouver un lien de causalité avec la proximité de l’usine.

A la demande de l’association, l’association Atmo Poitou-Charentes s’est livrée à des analyses en 2010. Son verdict: risque modéré pour l’environnement, tous les polluants mesurés se situant en dessous des seuils -à l’exception du chrysène, au-dessus. Une analyse «très succincte» pour Monique Page, qui affirme que l’usine était inactive depuis plusieurs jours lors de la visite d’Atmo.

Outre la qualité de l’air, la situation à Saint-Rogatien soulève d’autres questions, voire d’autres responsabilités. Notamment le fait que l’usine se situe au milieu de terres agricoles, et à 200 m d’une source utilisée pour l’irrigation. Ou encore le fait que la mairie, en toute connaissance du litige, ait autorisé la construction de nouveaux lotissements à proximité de l’usine. Et ce, malgré les mises en garde de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) Poitou-Charentes.

[1] «Au-delà du potentiel cancérogène des produits bitumineux et de leurs émissions, les études épidémiologiques ont mis en évidence l’existence d’effets respiratoires liés à une exposition des travailleurs. Des effets cardiovasculaires et immunotoxiques sont également suspectés», rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport publié en septembre 2013 sur les risques liés à l’exposition professionnelle.

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