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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 20:09
Paru dans actu environnement :
Budget 2015 : le ministère de l'Ecologie de nouveau à la diète

Economie  |  10 juillet 2014  |  Actu-Environnement.com

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Pour respecter le plan triennal d'économies de 50 milliards d'euros du Gouvernement, les ministères devront à nouveau se serrer la ceinture. Le ministère de l'Economie et des Finances a transmis mercredi 9 juillet aux députés son document d'orientation des finances publiques présentant les grandes lignes du budget pour la période 2015-2017. Ce document détaille la contribution de 18 milliards d'euros de l'Etat au programme de 50 milliards d'économies sur 2015-2017. Les crédits aux ministères baisseront par rapport à 2014 de 1,8 milliard d'euros en 2015, puis de 2,1 milliards en 2016 et 2,3 milliards en 2017.

Parmi les grands perdants, le ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'E
nergie voit encore son budget raboter de plus de 400 M€ dès 2015 par rapport à la loi des finances initiale 2014 (-3,37%).

En juillet 2013, la coupe dans ces crédits avait provoqué la colère de l'ex-ministre Delphi
ne Batho et sonlimogeage. Les crédits du ministère passeront de 13,487 milliards en 2014 à 13,033 milliards en 2015 puis s'élèveront à 13,027 milliards en 2016 et 13,083 milliards en 2017. Bercy explique dans le document d'orientation que ces crédits seront "complétés par le programme d'investissements d'avenir et les ressources engagées dans le cadre du projet de loi pour un nouveau modèle énergétique".

S'agissant des transports : après le recul de l'écotaxe poids lourds, la mise en place d'un péage de transit poids lourds et l'affectation de recettes "complémentaires permettront d'assurer les recettes de l'agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF)", ajoute-t-il. Par ailleurs, "conformément à la priorité donnée" à l'entretien et à la modernisation des infrastructures existantes, les crédits d'entretien routier et les concours à Réseau ferré de France pour l'entretien du réseau ferré "sont préservés".

http://www.actu-environnement.com/ae/news/budget-2015-ministere-ecologie-baisse-22217.php4

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:30
La Seine et Marne
va-t-elle devenir  la poubelle du monde ? 
En effet
les conseillers régionaux IDF
ont voté un  plan
qui autorise à « éliminer » en Ile de France
des déchets dangereux
en provenance de l’étranger 
Voir ce qui vient de se passer en Isère
Paru dans le journal de l’environnement :
Les déchets chimiques australiens ne seront pas incinérés en France

Le 18 juillet 2014 par Stéphanie Senet

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Les associations locales restent mobilisées en attendant la confirmation de l'annonce ministérielle

Les déchets australiens riches en hexachlorobenzène (HCB) ne seront pas traités dans l’usine d’incinération Tredi (groupe Séché Environnement), de Salaise-sur-Sanne (Isère). La ministre de l’écologie a annoncé, le 17 juillet, qu’elle avait demandé au préfet de l’Isère de ne pas accorder l’autorisation d’importation au groupe australien Orica.

Le ministère de l’écologie a expliqué son refus par deux raisons: le principe de précaution lié au risque de pollution marine, en cas d’avarie du navire, pendant le transport depuis l’Australie, ainsi que le principe de proximité, exigeant que les déchets soient traités à proximité de leur source de production. «Le transfert de déchets dangereux en provenance des antipodes constitue une aberration écologique», poursuit le communiqué du ministère de l’écologie.

Après un refus de l’Allemagne en 2007 et du Danemark en 2010, le groupe chimique australien Orica a tenté sa chance auprès de la France «pour faire incinérer, dans un premier temps, un stock de 132 tonnes de HCB, un composé chimique utilisé comme fongicide», précise Henri Petitgand, directeur de la communication du groupe Séché. Si le test s’avérait concluant, 9.000 tonnes au total de déchets industriels chimiques, actuellement stockés à Sidney, auraient été traités dans la région Rhône-Alpes. «Des déchets de HCB, on en traite régulièrement dans l’usine de Salaise-sur-Sanne, grâce à une installation utilisant des liquides organohalogénés, détruisant les déchets à une température de 1.100 degrés Celsius», assure le représentant de Séché. Selon l’exploitant, le groupe australien aurait essayé à plusieurs reprises d’autres techniques d’élimination que l’incinération, qui n’ont pas donné satisfaction.

Pour les associations locales de défense de l’environnement, l’opération est loin d’être anodine.«Nous ne contestons pas les compétences de Tredi à incinérer ces déchets, comme elle l’a fait avec les déchets du Probo Koala ou des résidus de pesticides provenant d’Ukraine. Mais nous estimons que l’Australie a les moyens de créer des installations de traitement alternatives», explique Chantal Gehin de la Frapna[1] Isère. «Il est possible de détruire des sous-produits de HCB selon le procédé de l’arc électrique sous plasma, à une température de 5 à 15.000°C, ou de les réduire en phase gazeuse, comme ce fut pratiqué à Spolana, en Tchéquie, au début des années 2000. Cumulées, ces techniques permettent de détruire totalement les déchets alors que l’incinération ne filtre que les polluants atmosphériques», précise Jean-Luc Perouze, de l’association Vivre.

«S’il n’existe pas encore de site de traitement satisfaisant en Australie, il est inconcevable de faire traverser la planète à 9.000 tonnes de déchets toxiques, avec les nombreux risques de contamination que l’opération comporte», estime Pierre Perras, de Greenpeace International.

Autre grief: l’incinération de déchets composés de HCB, un cancérogène probable pour l’homme (interdit en 1981 en Europe et en 2003 au niveau mondial par la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants) occasionnera en France une pollution de l’air supplémentaire dans une zone régulièrement exposée à des polluants atmosphériques, où résident 200.000 personnes. Les élus locaux, dont le maire de Salaise-sur-Sanne, se sont également montrés réticents, refusant que leur territoire ne devienne «la poubelle du monde».

Enfin, cette exportation ne règlera pas le devenir des déchets chimiques en Australie. «Outre ces 9.000 tonnes de déchets solides cristallins, riches à 50% de HCB, le groupe Orica détient toujours 20.000 tonnes de déchets de HCB sous d’autres formes, des terres, des vêtements et des équipements souillés», affirme Jean-Luc Girardin.

 

L’AUSTRALIE PEUT-ELLE OU NON TRAITER CES DÉCHETS?

Le fond du débat réside dans la possibilité pour l’Australie de traiter ou non ses déchets chimiques, alors qu’elle s’est engagée à ne construire aucun incinérateur sur son territoire, a fortiori de déchets dangereux. Le groupe Orica assure que tous ses essais ont échoué, ce qui lui a permis d’obtenir de Canberra une autorisation d’exporter, en mai dernier. «Il revient à l’Australie de prévoir son propre système de traitement de déchets dangereux, comme l’exige l’article 4 de la convention de Bâle»,précise Pierre Perras de Greenpeace International. Par ailleurs, l’étendue des seuls stocks de déchets de produits chimiques détenus par le groupe Orica justifierait à elle seule la création d’une installation.

La mobilisation associative locale a pour l’heure porté ses fruits. Après avoir reçu une pétition, signée par plus de 25.000 personnes opposées au traitement des déchets chimiques à Salaise-sur-Sanne, le ministère de l’écologie a finalement pris position contre ce transfert. Ségolène Royal a ajouté que les technologies de traitement françaises pouvaient tout à fait être exportées en Australie pour permettre la réalisation d’unités de traitement adaptées. «C’est une grande avancée, mais nous maintenons la mobilisation jusqu’à ce que cette annonce soit confirmée», poursuit Jean-Claude Girardin. «Nous avons maintenu notre mobilisation, ce matin, lors du passage du Tour de France, où une équipe portait les couleurs d’Orica, et une autre celles de Bretagne Séché Environnement», précise Jean-Luc Perouze.



[1] Frapna: Réseau régional des associations pour l'environnement

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:50

Claye-Souilly :

une commune pauvre

qui accepte toute activité, malgré les nuisances ?

 

A vous de juger

 

« Comme souvent, les opérateurs privés vont dans les endroits les plus pauvres et où il y a le moins d’activité économique, parce que ces communes sont prêtes à accepter toute activité qui demande à venir, malgré les nuisances », complète Corinne Rufet, »

(extrait article qui suit http://www.bastamag.net/Dechets)

 

extrait article PARU SUR LE SITE  Basta ! :

DÉCHARGES

Pourquoi l’Île-de-France n’arrive pas à trier et recycler ses montagnes de déchets

PAR FLORENT LACAILLE-ALBIGES 17 JUILLET 2014

Des montagnes de déchets totalisant 40 millions de tonnes chaque année. Un quasi monopole de Veolia et de Suez sur leur traitement. Des incinérateurs qui posent davantage de problèmes qu’ils n’en résolvent. Bienvenue dans les poubelles de l’agglomération parisienne. Où les ordures se mélangent et s’agglutinent, se brûlent puis se stockent, sans pour l’instant que soient imaginées d’autres alternatives. A quand une vraie filière de tri et de compostage ? La région Île-de-France osera-t-elle se lancer dans le mouvement « zéro déchet » ? Enquête.

Les environs de Claye-Souilly, au nord de la Seine-et-Marne, par un beau matin de printemps. Des effluves bien particulières. Pas celles de fromages de Brie fermentant au soleil, mais des décharges, nombreuses, qui entourent la ville. Elles accueillent chaque jour une noria de camions venus de toute l’Île-de-France pour déposer gravats, métaux ou déchets ménagers. La plupart des décharges de la région – poliment nommées installations de stockage – n’accueillent que des déchets dits inertes, c’est à dire des terres, des bétons ou des briques, issus des chantiers franciliens.

Ces déchets sont utilisés pour remblayer d’anciennes carrières ou forment des petites collines dans le paysage des plaines de la Brie. Claye-Souilly a également la chance de partager avec deux villes voisines la plus grande décharge francilienne de déchets ménagers – « installation de stockage de déchets non-dangereux » en langage technique (ISDND). Le monstre, propriété de Veolia Propreté, s’étale sur 289 hectares, soit la taille du 10ème arrondissement de la capitale. Et peut accueillir annuellement 1,1 million de tonnes de déchets.

481 kg de déchets par habitant

Plus d’un million de tonnes de déchets dans une seule décharge ! Le chiffre a de quoi donner le tournis. En fait, parler des déchets en Île-de-France, c’est toujours parler de chiffres astronomiques. Un million de tonnes, correspond plus ou moins au poids des déchets ménagers collectés en un an à Paris intramuros. L’ensemble des Franciliens rejettent annuellement 5,7 millions de tonnes d’ordures ménagères, soit 481 kg par habitant. Aux poubelles des habitants s’ajoutent des déchets d’activité économique, parmi lesquels on distingue les déchets de chantier et les déchets de l’industrie, des services et du commerce.

Les premiers représentent l’immense poids de 30 millions de tonnes, constitué à 88 % de déchets inertes et très largement mis en décharge. La seconde catégorie ne représente « que » 5 à 6 millions de tonnes, mais produit tout de même l’essentiel des déchets dangereux d’Île-de-France. Cependant, on observe d’immenses disparités entre les différentes activités : un employé de boucherie génère ainsi en moyenne 65 kg de détritus par semaine, alors qu’un employé de boulangerie n’en jette que neuf. Au total, l’Île-de-France produit donc annuellement un peu plus de 40 millions de tonnes de déchets ! L’équivalent de ce que produit la France en blé !

Les ordures : des emplois dans les zones délaissées

Ce matin-là, le soleil des premiers beaux jours illumine les montagnes de déchets de Claye-Souilly. Une odeur de poubelle se diffuse sur les champs avoisinants. Cette balade dans les plaines de la Brie oblige à se poser une question : pourquoi ce petit bout d’Île-de-France, coincé entre la Marne et l’aéroport Charles-de-Gaulle accueille-t-il autant de décharges – sans compter les installations de traitement de déchets dangereux présentes dans les villes voisines de Mitry-Mory et Villeparisis ? « D’après les entreprises du secteur, le nord de la Seine-et-Marne cumule plusieurs avantages : la proximité avec Paris, peu de protections territoriales (parc régionaux par exemple), la présence d’axes de transport fluvial et des élus locaux favorables », répond Helder de Oliveira, directeur de l’Observatoire régional des déchets d’Île-de-France (ORDIF). Corinne Rufet, vice-présidente du Conseil régional à l’environnement, l’agriculture et l’énergie, ajoute : « C’est un endroit où il y a des terres vastes, assez peu d’activité économique et où les agriculteurs ont accepté de vendre leurs terres. »

À Claye-Souilly, les militants de l’Association pour la défense de l’environnement (Adenca) confirment ce diagnostic. Ils croient savoir que les exploitants de décharges offrent plus que les promoteurs immobiliers pour le rachat de terrains. Nombreux sont les agriculteurs en reconversion qui ont vendu leurs terres. « Comme souvent, les opérateurs privés vont dans les endroits les plus pauvres et où il y a le moins d’activité économique, parce que ces communes sont prêtes à accepter toute activité qui demande à venir, malgré les nuisances », complète Corinne Rufet, tristement réaliste. Dans ses plans d’élimination des déchets, la région Île-de-France invite justement à un meilleur équilibrage territorial des installations de traitement. Mais cet équilibrage peine à être mis en œuvre. D’ailleurs les communes qui vivent grâce à cette activité ne sont pas forcément enthousiastes à l’idée de voir partir des emplois, pénibles et déconsidérés……

Quand l’incinération alimente les décharges

Cette réglementation reste toujours insuffisante pour le Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID) qui relève que plus de 2000 molécules sortent des cheminées des incinérateurs alors que l’arrêté ne porte que sur une vingtaine de produits. « Les effets de certaines de ces molécules restent encore inconnues, d’autant plus que les effets sur la santé et l’environnement peuvent être potentiellement décuplés par l’effet "cocktail", lorsque des substances agissent en interaction avec d’autres », prévient l’association.

 

L’Ademe et le CNIID sont au moins d’accord sur un point : les fumées ne représentent qu’une très faible portion des sorties d’incinérateurs. Après quelques heures de combustion, l’essentiel des déchets quitte l’usine sous forme de résidus d’incinération représentant environ 30 % du poids de départ, sous forme de poussières et de cendres extrêmement concentrées en dioxines et en métaux lourds. Ces poussières rejoignent immédiatement des installations de stockages spécialisées dans les déchets dangereux. Quant aux résidus, ou mâchefers, ils représentent encore une masse importante. Une partie est réutilisée (notamment dans les sous-couches routières), mais une fraction importante échoue dans les décharges de déchets non-dangereux, aux cotés des ordures ménagères non-incinérées.

Des incinérateurs trop chers et trop gourmands

La boucle est ainsi bouclée et nos déchets, même réduits par l’incinération, rejoignent quand même d’autres montagnes de déchets. À Claye-Souilly, ce sont ainsi presque 140 000 tonnes de mâchefers qui sont entrées sur la décharge en 2011, dont plus de 60 % venant de l’incinérateur d’Issy-les-Moulineaux. Loin de représenter une alternative au « stockage », l’incinération nécessite donc la présence de décharges.

L’autre gros désavantage de l’incinération c’est son manque de souplesse : un incinérateur qui ne fonctionne pas au maximum de ses capacités coûte très cher. C’est pourquoi, selon la dernière synthèse de l’ORDIF, un peu plus de 3,6 millions de tonnes de déchets ont été incinérés en 2011, pour une capacité d’environ 4 millions de tonnes (soit une utilisation de 91 % des capacités). En comparaison – avec 2,6 millions de tonnes de déchets non-dangereux stockés – les capacités des décharges sont utilisées à 81 %. Quant aux centres de tri, ils ne sont utilisés qu’à 43 % de leurs capacités ! Mais comment croire qu’une filière de recyclage ambitieuse se mettra en place, alors qu’il faut alimenter les 19 incinérateurs franciliens, dont les trois principaux (tous héritiers des quatre premiers de 1900, à l’exception de celui de Romainville qui a fermé) totalisent une capacité de 1,7 millions de tonnes. Ailleurs en Europe, certains pays, confrontés à ce problème, avaient même choisi d’importer des déchets.

Empêcher toute alternative

Sans oublier que les critères économiques ne sont pas à l’avantage du recyclage.« Fiscalement, la TVA est la même pour l’incinération, le stockage ou le recyclage, alors que le processus de recyclage est plus cher. Il est donc moins coûteux de mettre en décharge ou d’incinérer. Les centres de tri souffrent aussi de l’instabilité de leurs revenus, liés aux cours boursiers des différents matériaux, alors que les revenus de l’incinération, sous forme de vente de chaleur et d’électricité, sont très réguliers », explique Helder de Oliveira.

L’Île-de-France oublie ainsi très largement les alternatives au stockage et à l’incinération dans le traitement de ses déchets, toujours sous l’œil bienveillant de quelques multinationales, spécialisées dans la délégation de service public. Au quasi-monopole de Veolia sur le stockage des déchets non-dangereux, Suez répond par l’exploitation, via sa filiale Novergie, du plus gros incinérateur francilien à Ivry-sur-Seine. Suez détient également une participation à l’incinérateur d’Issy-les-Moulineaux en partenariat avec la société TIRU (pour traitement industriel des résidus urbains), opérateur historique des usines d’incinération limitrophes de Paris et détenue à 51 % par EDF....

Florent Lacaille-Albiges

 

http://www.bastamag.net/Dechets

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:47
Paru sur le site FNE :
09.01.2012 Gestion des déchets 
Mâchefers : un nouvel arrêté au service des intérêts de la filière Incinération - La nature comme substitut à la décharge

L’arrêté du 18 novembre 20111 se propose d’encadrer le « recyclage en technique routière des mâchefers d'incinération de déchets non dangereux ». France Nature Environnement a suivi de près l’élaboration du texte qui prétend répondre à un engagement du Grenelle. Le principal souci de la nouvelle réglementation (applicable à partir de juillet 20122) est en réalité de ne pas pénaliser la filière thermique en définissant des contraintes réglementaires facilitant, au nom de prétendus objectifs vertueux de « valorisation », l’élimination des cendres lourdes à moindre coût  pour les collectivités et les opérateurs économiques - en éludant la question du coût environnemental et sanitaire effectif de cette pratique. Ce qui n’empêche pas les acteurs de la filière travaux publics de pousser le Ministère à davantage de laxisme encore, réclamant pour les mâchefers la possibilité d’acquérir le statut de simples produits. Une telle surenchère en matière de dumping environnemental est particulièrement inquiétante dans un contexte où les affaires relatives à des usages frauduleux de mâchefers se multiplient.  


Après 17  ans d’attente, u
ne trahison des engagements du Grenelle et un texte-alibi avant tout protecteur des intérêts de l’incinération.

La France de l’incinération (ordures ménagères et déchets industriels banals) produit 3 millions de ton
nes de mâchefers par an, dont plus de 2 millions de tonnes sont « valorisées », essentiellement en sous-couches routières. Or, les mâchefers d’incinération d’ordures ménagères (MIOM) rebaptisés « mâchefers d’incinération de déchets non dangereux » (MIDND) concentrent une bonne part des polluants contenus dans les déchets incinérés, auxquels s’ajoutent en quantité variable des substances dangereuses (dioxines, HAP) engendrées par le process d’incinération.
L’utilisation des mâchefers en technique routière se fait depuis 1994 en référence aux recommandations d’u
ne simple circulaire, qui se donnait elle-même pour provisoire et insuffisante3, mais qui 17 ans plus tard reste le seul document de référence pour l’administration et les acteurs de la filière.

L’engagement 264 du Gre
nelle4 pouvait laisser espérer une prise en compte des enjeux grâce à l’adoption d’une réglementation digne de ce nom. Si le principe d’une utilisation des mâchefers n’avait pas été remis en cause par le Grenelle, il ressort des comptes rendus des travaux réalisés qu’une double exigence avait été formellement définie :
Procéder à u
ne meilleure expertise des impacts environnementaux et sanitaires de cette pratique (« réévaluation systématique des impacts », « connaissance fines des procédés » « évaluation des dangers et risques potentiels », « retour d’expériences » des autres pays, ...). L’une des ‘fiches descriptives des actions’ retenues par l’Atelier Intergroupes sur les Déchets qualifie la « maîtrise des impacts » des mâchefers de « condition indispensable » à leur utilisation.
Dans un second temps, définir, sur la base de l’expertise préalable, l’encadrement réglementaire adapté.

Or, le groupe de travail en charge de la mise en œuvre de l’engagement (dit « Groupe Mâchefers ») a, sous l’égide des représentants du Ministère, d’emblée délaissé la question des impacts environ
nementaux et sanitaires de l’utilisation des mâchefers au profit de considérations techniques relatives à leur traçabilité.
Le groupe de travail a en particulier été sollicité pour valider un projet de guide général relatif à  l’« acceptabilité de matériaux alternatifs en technique routières ». Ce guide SETRA (publié en mars 2011), destiné aux profession
nels des travaux publics, est bien antérieur au Grenelle et son but est de faciliter et promouvoir l’utilisation des matériaux alternatifs en techniques routières et non de répondre aux exigences en matière environnementale définies par le Grenelle. Les préoccupations géotechniques y priment sur les préoccupations environnementales5. Il ne prend pas en compte la spécificité des mâchefers d’incinération. C’est pourtant bien ce guide qui est à l’origine de l’arrêté du 18 octobre.

En définitive, au terme d’un parcours chaotique comprenant notamment u
ne nouvelle disposition du Code des douanes dispensant de TGAP6 les mâchefers non valorisables « techniquement » (donc voués au stockage), le Ministère a accouché d’un nouveau texte, qui, selon ses propres termes, constituent « une réponse aux demandes » (sic) des collectivités incinératrices et des industriels. Au nom du Grenelle dont il bafoue allègrement les engagements.

Le nouveau texte comprend quelques avancées, comme :
- l’augmentation du nombre de substances prises en compte,
- l’abaissement sensible de la grande majorité des seuils,
- l’incitation forte à passer par u
ne installation de maturation et d’élaboration (IME),
- le renforcement des exclusions (notamment en zo
nes Natura 2000),
- le renforcement des exigences de traçabilité.

En revanche, des insuffisances flagrantes demeurent :
- l’absence d’u
ne expertise basée sur des retours d’expérience et des études d’impact solides pour vérifier l’impact environnemental des mâchefers,
- la non prise en compte des flux,
- des valeurs limites insuffisantes et pour certai
nes fixées au « doigt mouillé »,
- l’absence de procédure pour s’assurer de la non-dangerosité des mâchefers7,
- l’absence de détermination de la te
neur intrinsèque pour la majorité des polluants (métaux, sels) et l’absence de prise en compte des interactions entre les mâchefers utilisés et le milieu récepteur,
- l’absence de suivi des chantiers et de contrôles a posteriori.

Sur certains points, le nouveau texte constitue même u
ne régression par rapport à la circulaire de 1994. En particulier, il favorise l’intensification des usages8, avec des risques de lixiviation accrus, et promeut le recours aux installations de maturation tout en supprimant les dispositions spécifiques qui s’y appliquaient.  


Conclusion

A vouloir favoriser pour des raisons économiques la dispersion des mâchefers dans l’environ
nement sans réel souci de prévenir et de contrôler l’impact sur l’environnement, le Ministère prend le risque d’accroître la défiance du public à l’encontre de l’incinération.

Les travaux du Gre
nelle sollicitaient le principe de précaution pour justifier l’exigence d’une bonne connaissance des impacts de la « valorisation » des mâchefers en préalable à l’adoption d’une nouvelle réglementation. Ce principe a été méconnu, tout comme l’obligation d’éliminer les déchets dans des conditions propres à éviter de porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement9. Tout chantier utilisant des mâchefers pouvant potentiellement être considéré comme une décharge sauvage, les contentieux autour des mâchefers pourraient se multiplier.

1 Publié au JO le 30 novembre 2011
2 Date à laquelle la Circulaire 1944 devrait être abrogée. 
3 L’ADEME et le BRGM (« Mâchefers d’incinération des ordures ménagères, État de l’art et perspectives, 2008) précisent : « Il
ne fait aucun doute aujourd’hui que les résultats du test de lixiviation préconisé par la circulaire n’apportent, malgré sa pertinence, qu’une réponse partielle quant aux impacts environnementaux potentiels lors d’un usage en technique routière. » (p.10)
4 Engagement 264 : « Améliorer la gestion de certains déchets spécifiques » avec, notamment pour les mâchefers, « u
ne révision de la réglementation par l’Etat dans le cadre de discussions transparentes »
5 « C’est sur la partie 4, concernant l’évaluation environ
nementale, que manquent le plus d’éléments. » - le représentant de l’ADEME en séance du groupe Mâchefers du 13 mai 2009.
6 Taxe Générale sur les Activités Polluantes
7 L’incinération de déchets non dangereux peut engendrer des mâchefers dangereux – voir article 5 de l’arrêté. 
8 Il permet d’utiliser les mâchefers en remblai technique en bord de routes sur u
ne épaisseur de 6 m, avec seulement 30 cm de matériau naturel en recouvrement. 
9 Code de l’environ
nement, article L541-2


Pour approfondir ce sujet : un dossier présentant dans le détail les avancées, les insuffisances et les reculs du nouveau texte est téléchargeable :

Télécharger le document ###END_IF_FILE###

http://www.fne.asso.fr/fr/machefers-un-nouvel-arrete-au-service-des-interets-de-la-filiere-incineration-la-nature-comme-substitut-a-la-decharge.html?cmp_id=167&news_id=1259

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:46
Paru sur le site de  la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature :
ACTIONS JURIDIQUES

Mâchefers de Bourgoin-Jallieu …. De bonnes nouvelles et de nombreuses questions en suspens (Mars 2013)

Un point complet de la situation du dossier de la plateforme de collecte et de maturation des mâchefers des usines d’incinération iséroises, MODUS VALORIS à Bourgoin-Jallieu, a été effectué avec les services de la DREAL. Suite à l’action menée localement par l’APIE avec le soutien de la FRAPNA Isère et de l’Union Régionale, à la fois sur le plan judiciaire et administratif, la situation qui était devenue sur le site intolérable est en passe d’être régularisée. Pour mémoire, s’accumulait sur les plateformes le double de volume de mâchefers autorisés, au mépris de l’arrêté préfectoral, entrainant des conséquences néfastes pour les riverains de l’installation, sans compter des risques sanitaires et environnementaux (pollution air, sols et eau) très importants.

 

 

La fermeture provisoire du site suite à une mise en demeure de l’administration au regard entre autres des éléments que nous avions accumulés a entraîné deux conséquences majeures :

1.                    l’enlèvement compliqué mais contrôlé des mâchefers en surnombre et la mise aux normes de l’installation en cours de finalisation qui devrait donc être autorisée prochainement à rouvrir et recevoir de nouveaux entrants dans les limites prévues par l’arrêté ;

2.                    Le blocage complet pendant plusieurs mois de la filière des mâchefers du Rhône et de l’Isère qui s’était structurée autour de la plateforme de Bourgoin-Jallieu et la nécessité pour les usines d’incinération ne disposant pas pour la plupart de plateforme provisoire de trouver des solutions urgentes (enfouissement essentiellement) et de se réorganiser plus profondément. Certaines auraient déjà annoncé leur intention de revoir leur contrat avec la société qui gère le site de Bourgoin, au vu des préjudices financiers qu’elles ont subis.

Devant la nécessité impérieuse de tirer globalement les enseignements de cette affaire qui devrait également connaître son épilogue judiciaire prochainement, la FRAPNA a proposé au Conseil général de l’Isère d’organiser une table-ronde en avril permettant de faire le point avec tous les intervenants, autour de l’idée essentielle : « Que faire de nos mâchefers ? ».

Dans ce contexte, la FRAPNA entend rappeler que :

·                       La législation sur les mâchefers, actuellement floue, va sans doute être amenée à se clarifier sous l’égide de la législation européenne. Les mâchefers restent pour le moment des déchets. Ils doivent être traités comme tels y compris quand ils sont valorisés dans des chantiers essentiellement routiers. Cette solution, rejetée en l’état actuel par FNE et la FRAPNA (Cf notre position), pose des problèmes de traçabilité et de suivi de ces chantiers qui devraient être traités comme des installations classées pour l’environnement (Cf travaux du Tram E ou ceux d’AREA à Satolas), ce qui n’est pas le cas. 
La sortie éventuelle des mâchefers du statut de déchets pour entrer dans celle de produits valorisables et donc commerçables via le mécanisme européen REACH pourrait représenter une autre étape qui risque de s’avérer longue au vu des polluants contenus dans ces sous-produits et des risques encourus.

·                       Le contexte enfin du Grenelle qui avec la généralisation prochaine de la redevance incitative tend à promouvoir la diminution de la production de nos déchets à la source (chez le producteur) et au développement du recyclage et de ses filières, freinées pendant des années par le choix prioritaire de l’incinération. La mise en place des Plans de Protection de l’Atmosphère rend l’incinération également plus compliquée, alors que se développent d’autres sources de valorisation énergétique comme la méthanisation ou la cogénération.

A l’heure de la transition écologique, les mâchefers nous donnent ainsi l’occasion de nous pencher, en partant d’une problématique locale, sur une réflexion globale et essentielle de nos sociétés modernes : la gestion des déchets.

 

 

http://www.frapna-38.org/index.php?option=com_content&view=article&id=90:machefers-bourgoin-jallieu&catid=23&Itemid=188

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 22:34

Paru sur le site Mediapart :

 

Quand les déchets chassent les habitants

 |  PAR DANYNEV

Histoire banale du pot de terre contre le pot de fer. Quand les déchets chassent les habitants de chez eux.

Les déchets, que nous soyons simple citoyen ou industriel, nous  en produisons tous plus ou moins, et des gens bien intentionnés se chargent de nous en débarasser. Bien intentionnés, ou intéressés, car le retraitement des déchets, hé bien ça rapporte gros, à en juger par les fortunes accumulées par certains. Autrefois on ne se préoccupait pas du devenir de ces déchets, il suffisait soit de les mettre dans un trou, soit de les brûler . On parle de plus en plus de récupération de matière, de recyclage, de valorisation sous forme de compost ou de méthane et personne ne va s'en plaindre, personne, sauf une association de riverains d'uneentreprise de récupération en tout genre qui lutte depuis plusieurs années contre ce voisin encombrant et nauséabond qui s'étend comme une tache d'huile jusqu'aux clôtures de leurs résidences. 

A l'origine, unefonderie de métaux devenue installation pour la récupération de métaux, située à bonne distance d'une zonerésidentielle comptant une dizaine d'habitations et jouxtant une zoned'élevage bovins. Tout allait donc pour le mieux, jusqu'à ce que le fils de la maison reprenne l'affaire avec uneambition démesurée de rendre service en récupérant et traitant toutes sortes de déchets. Il faut bien que quelqu'un s'occupe de gérer les déchets des autres, là n'est pas le problème, tout réside dans la façon dont c'est fait. Petit à petit les tas se sont accumulés sur site à l'air libre, les rats ont suivi rapidement, les effluents n'ont pas tardé à rejoindre les fossés en bord de route ou carrément les champs voisins, les abreuvant d'une eau aux couleurs douteuses, chargée de métaux lourds et autres polluants. Les odeurs, le bruit depuis tôt le matin jusqu'à tard le soir, la poussière, la circulation des camions sont bientôt devenus des nuisances difficiles à supporter pour les voisins, d'autant plus que l'entreprise augmentant régulièrement son emprise, pas toujours légalement, en vient à stocker ses déchets au fond de leurs jardins. Logiquement l'association s'est tournée vers les autorités  en charge de faire respecter la loi: les municipalités, la police, la DREAL,  la préfecture, sans grand succès, pire, les deux municipalités impliquées ont décidé de faire de cette zone, aux confins des limites de leurs villes, une zoneindustrielle, sans aucune considération pour les habitants de cette zonerésidentielle qui préexiste.

Voilà donc des gens qui subissent au quotidien des nuisances  retentissant sur leur santé tant physique que morale, dont le patrimoineacquis au fil des années de labeur est complètement déprécié, dont la vie devient un enfer à cause d' une entreprise qui pollue l'environnement  sans état d'âme avec la bienveillante protection des autorités locales, qui trangresse allègrement toutes les règles de protection de l'environnement - une mise en demeure vient quand même de lui être signifiée par la DREAL- qui se croit tout permis, qui fait la politique du" pousse toi de là que je m'y mette". Est-ce acceptable?

Nous autres simples citoyens responsables d'unepollution de l'environnement,  ou de nuisances envers le voisinage, serons condamnés à des amendes codifiées par la loi. Alors selon que vous serez puissant ou misérable .... La Fontaine n'est pas mort!

http://blogs.mediapart.fr/blog/danynev/040714/quand-les-dechets-chassent-les-habitants

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:38

Paru sur le site WWF :

 

90% DES COURS D'EAU EN FRANCE CONTIENNENT DES

TRACES DE PESTICIDES...

 

Aujourd'hui, l’utilisation de produits phytosanitaires en agriculture mais également l'intensification des elevages constituent une menace pour la qualité de l’eau en France.

A travers l'eau, c'est donc notre santé et celle des écosystèmes aquatiques qui sont menacés avec des phénomènes d’eutrophisation (communément appelé « algues vertes »). 

 

 

http://infos.wwf.fr/pollution.html;jsessionid=36B67521B821851A0AA1F64E553283F7

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 19:32

BRETAGNE

Paru sur le Parisien fr :
Eau polluée en Bretagne

14 juil. 2014, 07h00

L'eau du robinet a été déclarée impropre à la consommation dans deux communes du sud du Finistère. La préfecture a demandé aux habitants de Riec-sur-Belon et Moëlan-sur-Mer, hier, de ne pas boire l'eau du robinet, ni de s'en servir pour laver fruits.....

http://www.leparisien.fr/informations/eau-polluee-en-bretagne-14-07-2014-3999463.php

CREUSE

 

Paru sur FR3 Limousin :

Craintes d'une pollution massive de l'eau à Magnat l'Etrange en Creuse

Suite à des épandages de désherbant total au camp militaire de la Courtine, élus et agriculteurs du territoire craignent une pollution de la réserve d'eau qui alimente près de 50 communes creusoises.....

        Par Martial Codet-Boisse Publié le 13/07/2014 | 15:23, mis à jour le 13/07/2014 | 15:23

http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2014/07/13/craintes-d-une-pollution-massive-de-l-eau-magnat-l-etrange-en-creuse-516697.html

 

 

SAONE ET LOIRE

Paru sur le site Creusot Infos :

 

URGENT : Interdiction de la consommation de l'eau à Mesvres 
Le Vendredi 11 juillet 2014 @ 16:46:47 

ACTUALISE VENDREDI A 16h46 : Les précisions du Maire André Jarlot. 

Communiqué de la Préfecture : 

RESTRICTION D’USAGE DE L’EAU DESTINEE 
A LA CONSOMMATION A MESVRES 
11 juillet 2014
 


Le contrôle sanitaire effectué sur l'eau du réservoir alimentant u
ne portion du réseau de la commune de Mesvres (réseau de la Porolle) montrent la présence d'une contamination bactériologique significative - présence de germes fécaux (Escherichia Coli : 10UFC/100ml  et entérocoques : 3UFC/100ml). 
L’eau
ne peut pas être utilisée pour la boisson, la préparation des aliments et l’hygiène dentaire, sauf après ébullition pendant au moins 5 minutes.... 

 http://ns239014.ovh.net/article.php?sid=39244&mode=&order=0

NORD

Paru sur Ouest France :
Pollution fécale. Pas d'eau du robinet pour 17 000 personnes

Nord - 10 Juillet

Près de 17000 habitants d'Aniche, Auberchicourt et Monchecourt, dans le Nord, ne peuvent plus boire l'eau du robinet en raison d'« une pollution d'origine fécale ».

Cette pollution est apparue dans le résultat d'analyses effectuées sur un prélèvement d'eau du réseau public de distribution d'eau alimentant ces trois communes situées près de Douai, dans le cadre d'un contrôle réglementaire périodique de l'Agence régionale de santé (ARS) du Nord/Pas-de-Calais, a indiqué Veolia dans un communiqué......

http://www.ouest-france.fr/pollution-fecale-pas-deau-du-robinet-pour-17-000-personnes-2690227

 

                                                                       ARIEGE

Paru sur le site Libération :
Enfant intoxiqué : l'eau du robinet est contaminée depuis début juillet

AFP 10 JUILLET 2014 À 19:06

L’eau du robinet du chalet où a séjourné en colonie de vacances l’enfant décédé mercredi était contaminée depuis début juillet par une bactérie coliforme et les enfants devaient boire de l’eau minérale, a indiqué jeudi la préfète de l’Ariège.

La préfète, Nathalie Marthien, est restée prudente sur le lien possible entre la contamination de l’eau du robinet et le décès de l’enfant de 8 ans faisant partie d’une colonie de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Elle a toutefois décidé de fermer le centre jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente des résultats d’analyses des aliments servis au centre de vacances et de son eau.....

http://www.liberation.fr/societe/2014/07/10/enfant-intoxique-l-eau-du-robinet-est-contaminee-depuis-debut-juillet_1061542

LOT ET GARONNE

Paru dans la Dépêche.fr :

L'eau potable irrite et inquiète

Publié le 10/07/2014 à 03:53, Mis à jour le 10/07/2014 à 07:37

Sainte-Maure-de-Peyriac (47)

L'eau du robinet provoquerait des «picotements» sur la peau dans un lieu-dit de Sainte-Maure-de-Peyriac

Un produit détergent pourrait être à l'origine d'une pollution de l'eau potable depuis la semaine dernière à Sainte-Maure-de-Peyriac. Réunion d'information ce soir.

Des yeux «qui brûlent», des picotements «vifs sous la douche», sur les mains, le café du matin imbuvable, qui provoque des troubles intestinaux.....

Cette inquiétude a progressé encore quand Véolia a distribué des packs de bouteilles en remplacement de cette eau supposée potable. Cette distribution a été ordonnée par l'Agence régionale de santé (ARS) qui a maintenu l'interdiction de consommation. Explications de Gérard Pénidon, le directeur d'Eau 47 : «Nous avons procédé aux vérifications avec le concessionnaire Véolia. Les analyses ont révélé la présence d'une molécule provenant d'un détergent très probablement déversé par un particulier dans son réseau.» at.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/10/1916111-psychose-sur-l-eau-potable.html 

SEINE ET MARNE

Paru dans le Parisien 77 :

Inquiétude sur la qualité de l'eau pour  350 000 habitants

Plusieurs fois en 2013, l'eau produite par Veolia, à Annet, a été jugée non conforme. Les décharges voisines sont pointées du doigt.

Publié le 04.02.2014

 

L'association Coordination Eau Ile-de-France s'est fait l'écho il y a quelques jours des alertes régulièrement lancées par l'Association de défense de l'environnement de Claye-Souilly et ses alentours (Adenca) à propos des analyses de qualité de l'eau sortant de l'usined'eau potable d'Annet-sur-Marne, la plus grande du département. En effet, en 2013, les analyses du ministère de la Santé révèlent que l'eau distribuée par Veolia a été jugée onze fois non conforme.....

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/inquietude-sur-la-qualite-de-l-eau-pour-350000-habitants-04-02-2014-3556601.php

  Paru sur le site du CG 77 :

Le Contrat de captage: un nouvel outil au service de la protection de l'eau

 07-04-2014

ACTIONS PRÉVENTIVES

Si la construction d'unité de traitement ou d'interconnexion est indispensable pour permettre à tous les Seine-et-Marnais de retrouver rapidement une eau potable distribuée conforme, la mise en place de programmes d'actions de prévention est indispensable pour reconquérir sur le long terme, la qualité des ressources en eau.Un nouvel outil pour les mettre en œuvre vient d'être développé par l'Agence de l'eau , le Contrat de captage.....

http://eau.seine-et-marne.fr/actualites2/le-contrta-de-captage-un-nouvel-outil-au-service-de-la-protection-de-l-eau

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 21:10

Pour la  20ème fois en 18 mois 

le 12/6/2014

 l’eau potable

distribuée par l’usine d’Annet sur Marne

ne respecte

pas les références de qualité  

 

Quels risques

pour notre santé et celle de nos enfants ?

Nous n’en savons rien. 

 

cs 12.6.2014..

 

Site du ministère de la santé

http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

 

 

 

 

 

Le captage d’eau dans la Marne à Annet sur Marne 

va-t-il devoir être abandonné dans les années à venir ?

Nous n’en savons rien.

 

Quelles sont les causes

des non respect des références de qualité de l’eau du robinet ?

Nous n’en savons rien

 

Quelles mesures sont prises ou vont être prises

pour remédier à ces problèmes ?

Nous n’en savons rien

 

 

 

Ce que nous savons

c’est que nous payons de plus en plus chère

une eau du robinet dont la qualité se dégrade. 

 

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 10:17

 

 

Pesticides dans les cours d’eau de Seine et Marne 

 

Etat des lieux 

Marne Aval

Pollutions diffuses (herbicides,  nitrates et autres pesticides DCE)

Source CG 77 (1)


cg qualité des cours d'eau cg 77 édition 2013 p63

 

 

 

On peut lire p 5 et 6 dans l’étude 2013 éditée par le CG 77  sur la qualité des cours d’eau (1)

 

« Zoom sur la problématique des pesticides au-delà du cadre de la DCE

Le présent rapport met en évidence un constat relativement préoccupant dans la mesure où ponctuellement dans l’année, la teneur en pesticides de certaines ressources en eau superficielles dépasse les limites autorisant un traitement de potabilisation  (5µg/l pour le total des substances mesurées) : c’est l’effet cocktail. Les bassins versants concernés sont par ordre décroissant :  

Marne Aval, Yerres Amont, Seine Aval, Yerres Aval et Marne Amont. »......

 

 

le secteur le plus touché

est le bassin versant

Marne Aval

qui comprend les rivières suivantes :

Biberonne, Beuvronne, Reneuse, ru des Cerceaux,

Ru de Chantereine,

Gondoire, Morbras,

Marne (contrôle à Noisiel) 

   

 

   

Contrôles par l’ETAT 

   

Le réseau contrôle opérationnel RCO Phyto (1)

géré par les services de l’ETAT (l’agence de l’eau et la DRIEE)

   

Ce réseau comporte 9 points de contrôle, il a pour  objectif  de suivre plus spécifiquement la dégradation des milieux par les pesticides.                                

   

Aucuns points de contrôle

sur la bassin versant

Marne Aval

le secteur le plus touché par les pesticides,

tous les contrôles de ce réseau sont concentrés

sur le bassin versant Seine. 

 

Contrôles par le Conseil Général 77 

   

Le réseau d’intérêt départemental RID (1)

Géré par le Conseil Général 77

 

Ce réseau a pour rôle de compléter la surveillance des autres réseaux, l’objectif est de mesurer entre autres la contamination chimique liée à certains pesticides.

 

Les 4 contrôles annuels

 Pesticides

ont été supprimés à partir de 2013

sur les stations suivantes de

Marne Aval : 

- Reneuse à Gressy après avoir reçu les eaux d’aéroport de Roissy (alors que la somme maximale des pesticides analysés dépassait 10 µg/l en 2012)

- Beuvronne à Nantouillet (alors que la somme maximale des pesticides analysés dépassait 15 µg/l en 2011 et 7 µg/l en 2012)

- Ru de Chantereine à Brou Chantereine (point de contrôle supprimé, alors que la somme maximale des pesticides analysés dépassait 6.7 µg/l en 2012)

 

 

Pas de contrôles = pas de problèmes ?

A vous de juger 

 

Pour plus d’informations

contactez :

La préfecture de Seine et Marne 

Le Conseil Général 77

 

 

 

 

 

   

(1)Qualité des cours d’eau en Seine et Marne édition 2013

http://eau.seine-et-marne.fr/library/QUalite-des-cours-d-eau-2013

 

(2) 87 points de mesures du réseau de surveillance des cours d’eau édition 2013

 http://eau.seine-et-marne.fr/library/87-points-surveillance-2013

 

 

 

 

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