Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 10:56

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru sur le site de l’association Mirabel :
Les centrales d'enrobés en Lorraine : quels impacts sanitaires ?

 

Le bitume : un scandale sanitaire 

équivalent à celui de l’amiante ! 

 

En Lorraine, et comme partout en France, sous l’influence des BTP, et ce dès les années 1950, des centrales d'enrobés ont vu le jour pour des raisons économiques sans tenir compte des effets possibles de ces installations sur la santé humaine tant du côté des professionnels des routes que des riverains immédiats ou plus lointains. En effet, des milliers de personnes sont exposées journalièrement aux fumées toxiques de bitume dans leur activité professionnelle, leur environnement direct et autres lieux de vie. Au vu de la carte des implantations (voir ci-dessous) sur tout le territoire, on peut dire d’ores et déjà, sans se tromper, que nul ne sera épargné par cette pollution publique en marche : 

Cartes d'implantation des centrales d'enrobés :  

http://www.aqp.asso.fr/content/cartographie-des-centrales (attention liste incomplète) 

http://www.eurovia.fr/qui-sommes-nous/implantations (EUROVIA) 

http://www.eiffagetravauxpublics.com/cms/travaux-publics/implantations_groupe.html (Eiffage)

 

Les bitumes (« asphalt » aux USA) sont des résidus de raffinage du pétrole, utilisés purs ou modifiés, comme liant dans les enrobés routiers mélangés à des granulats de taille variable dans une centrale à enrobés ou dans des fondoirs à bitume pour les travaux de l’asphalte et d’étanchéité.

Durable et recyclable, le bitume est aujourd’hui le matériau de référence en construction comme en entretien de routes. L’industrie routière a, au fil des années, développé des enrobés bitumineux : mélange de granulats - sable et graviers - et de bitume, appliqué en une ou plusieurs couches pour le revêtement des routes (la profession utilise communément le terme « enrobé » pour le désigner) de plus en plus performants.

Cependant, dans la réalité, la situation n’est pas aussi rose que celle décrite ci-officiellement par les industriels du BTP ainsi que dans les « critères « dits » acceptables » mis en œuvre par l’administration des installations classées. En effet, plusieurs centaines de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont présents dans l’environnement à l’état de traces. Composés très liposolubles générés par la combustion des matières fossiles, ils sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau.

 

L’examen toxicologique du dossier d’autorisation d’exploiter pour une centrale d’enrobé demande une attention particulière surtout pour une catégorie de polluants traceurs qui ont la propriété d’être à la fois persistant dans l’environnement et transférables dans la chaîne alimentaire, à savoir les hydrocarbures aromatiques polycycliques. HAP (molécules dérivant du benzène sont en quantité non négligeables avec entre autre le benzo(a)pyrène - lien vers http://www.substitution-cmr.fr/index.php?id=112&tx_kleecmr_pi3[onglet]=3&tx_kleecmr_pi3[uid]=24&cHash=b697d8c3b7),poussières fines ( susceptibles de pénétrer dans les poumons), Composés Organiques Volatils (COV) et les hydrocarbure hétérocyclique polycyclique (HHP) qui contiennent  notamment des atomes de soufre (ex. thiophene : lien vers http://pollution.lecres.web.free.fr/Nocivite_Bitume_files/CLI_thiophene_131108.pdf ) ou d'azote (ce qui les rend encore plus 'agressifs') et enfin des métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic et plomb) forment le cocktail journalier des émissions d'une centrale d'enrobé.

Généralement, à proximité des centrales d’enrobés les rejets aériens s’accompagnent d’une odeur âcre de goudron qui pique la gorge et peut occasionner des gènes respiratoires et oculaires immédiates. Dès lors que ces polluants se sédimentent dans la colonne d’air, ce n’est pas la concentration dans l’air qui importe, mais le dépôt au sol. Par ailleurs, les eaux de pluie en retombant peuvent rabattre au sol les rejets toxiques issus de la cheminée dont la plupart sont classés comme étant cancérogènes, respectivement probables et possibles pour l’homme par l’Organisation Mondiale de la Santé (lien vers le document du CIRC : http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/IARC_Bitumen_Eng.pdf - la version française existe chez APEQUA).

 

En France, l’industrie des travaux routiers emploie 75 000 salariés dont environ 4 200 sont directement concernés par une exposition aux fumées de bitumes. Les dangers mortels encourus par ces salariés ont été révélés par le film « Les routes du silence » I et II (lien vers http://www.apequa.org/component/content/article/29) réalisé par Jean Luc Cohen, Arnaud Jouve, Louis Bastin puis par le procès du bitume (lien vers la revue de presse http://www.apequa.org/component/content/article/50 ). En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse a condamné Eurovia, filiale de Vinci, pour faute inexcusable après le décès d’un de ses salariés en 2009, victime d’un cancer de la peau. L’argument du cumul de l’exposition aux UV et aux vapeurs du bitume était retenu. Même chose le 13 novembre 2012, lorsque la cour d’appel de Lyon a rendu un jugement reconnaissant un lien de cause à effet entre un cancer et une exposition au bitume. En conséquence, la société de travaux publics Eurovia a été jugée coupable de « faute inexcusable » après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, atteint d’un cancer de la peau. Ces jugements, des premières en France, pourront servir de jurisprudence. Ces procès ont permis de mettre en évidence le manque de communication des salariés des travaux routiers, premiers concernés, sur les dangers liés à l'exposition des produits du bitume. Encore aucune étude à ce jour n'a été réalisé sur l'impact sanitaire du bitume. 

 

Si des liens de cause à effet ont pu être mis en exergue entre le bitume et des graves maladies pour les professionnels de la route, qu'en est-il de l'impact sanitaire des centrales d'enrobés pour les riverains et la population en général ?

Des associations se battent à travers la France et en Lorraine afin d’éviter la construction de ces usines dont les rejets impactent les populations locales (cancers, maladies, etc.), comme par exemple à Saint-Etienne les Remiremont (88) (lien vers http://inventaireclaphap.files.wordpress.com/2012/09/cancers-sanguins-proche-de-la-centrale-de-bitume.pdf), ou afin d'informer les autorités et les populations sur les dangers des centrales d'enrobés existantes telle que la centrale de Lexy (54) comme c'est le cas pour l'association APEQUA, adhérente à notre réseau.

 

Pour plus d'informations sur les dangers des centrales d'enrobés : 

APEQUA – Association pour la Préservation de la Qualité de vie

www.apequa.org

 

 

lien vers l’article :

 

Partager cet article
Repost0
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:01

 

 

 

Et si on implantait

une décharge de déchets "dits inertes" ISDI

en guise d’écran visuel paysager

entre l’usine Borealis (Ex GPN) de Grandpuits

classée SEVESO à hauts risques

et le hameau de Bagneaux ?

 

DECHARGES ANNET Les Gabots 10.10.2007 046

 


Rajouter de la pollution à la pollution,

 des nuisances aux nuisances !


 

 

Comme le disent certains

  "une décharge de plus ou de moins"

  

la Seine et Marne

est bien connue

pour être le dépotoir de l’Ile de France

 

 

A proximité de Grandpuits

qui « accueille »

2 sites classés Seveso à Hauts risques

on trouve un certain nombre de sites

« accueillant » des déchets :

-  Les décharges de déchets ultimes de Soignolles et Fouju Moisenay

-  L’incinérateur d’ordures ménagères Vaux le Pénil

-  La décharge des déchets « dits inertes » ISDI de Vaux le Pénil

-  Les carrières remblayées par des déchets « dits inertes » de Pécy, Jouy le Chatel et Bannost-Villegagnon

- La décharge illégale de Fontenay-Trésigny.

 

 

Il y a aussi les projets

de décharges de déchets « dits inertes »

de 

 Chaumes en Brie, Vaux-le Penil,

Rubelles, Montereau sur le Jard, Voisenon.

 

et puis

les déchets du Grand Paris

il faudra bien les mettre quelque part !

 Carte77 DECHETS AUTOUR GRANPUITS -copie-1

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 18:32
La Grèce vend tout et en France qu’en est-il ? 
Paru sur le site Libération :
La Grèce vend tout, les Grecs vent debout

NATHALIE DUBOIS 19 JUIN 2014 À 18:26

 

 

Ports de plaisance par dizaines, autoroutes au kilomètre, aéroports à gogo et services publics au kilo : sous la pression de la troïka, Athènes solde des pans entiers du pays et se met à dos la population.

 

 

Vendre pour alléger la dette : la Grèce, face aux innombrables exigences de ses créanciers, s’est engagée à privatiser à tout va. Mais ce programme patine, de retards en ratés, tandis qu’enfle la contestation populaire. La fronde se centre actuellement sur Thessalonique, deuxième ville du pays. En jeu : la vente de la compagnie des eaux Eyath, que le groupe français Suez était bien parti pour racheter, et celle du port, lorgné par huit investisseurs européens, asiatiques et émirati. Deux privatisations combattues par les salariés, les habitants et les élus locaux

Vertige. Plus grave pour le gouvernement, la plus haute juridiction administrative du pays vient de mettre son veto à la cession de la compagnie des eaux d’Athènes. Dans un arrêt rendu fin mai, le Conseil d’Etat a estimé que«la transformation d’uneentreprise publique en entreprise privée ayant pour objectif le profit fait peser une incertitude sur la continuité de l’offre de service public abordable et de qualité». 

Cette décision a redonné le moral à Yiorgos Archontopoulos, président du syndicat des employés d’Eyath : «S’il est contraire à la Constitution de privatiser l’eau d’Athènes, pourquoi en serait-il autrement à Thessalonique ?» s’interroge-t-il. Un groupe d’élus, de citoyens et d’associations s’apprête donc à saisir le Conseil d’Etat. Parmi eux, Soste to nero («sauvez l’eau»). Bravant l’interdiction du ministère de l’Intérieur, cette coalition a tenu un référendum «sauvage» sur l’avenir d’Eyath, couplé aux élections locales grecques. Des urnes placées le 18 mai devant les bureaux de vote ont permis à 218 000 électeurs de l’agglomération de se prononcer pour ou contre la privatisation d’Eyath. Résultat, écrasant : 98% de non.

Bref, le terrain est devenu tellement miné que les autorités battent, pour le moment, en retraite. «Il serait difficile de poursuivre le processus comme si la décision du Conseil d’Etat concernant la régie d’eau athéniennedevait n’avoir aucuneconséquence pour Thessalonique», admet Constantinos Maniatopoulos, le président du fonds hellénique de privatisation (Taiped), joint par téléphone.

Ce fonds, auquel l’Etat transfère peu à peu tous ses actifs vendables, a un catalogue qui donne le vertige. Trente-huit aéroports, douze ports, la compagnie d’électricité, le gaz, les chemins de fer, la poste, Hellenic Petroleum, quatre sources thermales, 700 km d’autoroutes, une centaine de ports de plaisance, des hôtels, un château néogothique de 2 000 m2 sur l’île de Corfou, des centaines d’hectares de terrains bordant des plages paradisiaques (lire ci-dessous), etc. N’en jetons plus, tout est sur lesite internet du Taiped (1), qui vaut le détour.

Ces appels d’offres tous azimuts n’ont pourtant pas généré jusqu’ici les recettes espérées. L’objectif initial de 50 milliards d’euros, très irréaliste, a été divisé par deux. La troïka (représentant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) ne table plus que sur 22,3 milliards d’euros de recettes d’ici 2020. Un pari loin d’être gagné, car à peine 3 milliards ont été encaissés à ce jour.

Starting-blocks. Le FMI s’énerve de la «terrible lenteur» d’Athènes à lever la foule d’obstacles juridiques, administratifs et politiques qui découragent les investisseurs. Seules trois sociétés ont pu être privatisées : la loterie nationale, les paris sportifs Opap et le réseau de transport gazier Desfa. Le gros coup prévu en 2013, la vente à Gazprom de la compagnie de gaz Depa, a échoué, le géant russe ayant retiré son offre.

Avec la remise en cause de la privatisation de l’eau, le gouvernement va devoir pousser les feux sous les autres dossiers en cours, dont la mise en gérance privée du port du Pirée, de l’aéroport d’Athènes et d’un pan du monopole de l’électricité. Les investisseurs chinois sont déja dans les starting-blocks sur tous ces appels d’offres, notamment le groupe Cosco, à qui deux terminaux du Pirée ont été donnés en concession depuis le début de la crise. Jeudi à Athènes, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, déroulait d’ailleurs le tapis rouge à son homologue Li Keqiang. Celui-ci serait porteur de plus de 6 milliards d’euros de promesses d’investissements, une aubaine dans un pays ravagé par 27% de chômage.

Mais face à l’accélération des privatisations prévue cette année, les syndicats restent vent debout, le Parlement très réticent et les municipalités furieuses de ne pas être consultées. Malgré l’opposition de la mairie de Thessalonique et un avis consultatif négatif des députés, la cession de 67% du capital du deuxième port du pays poursuit son chemin. Car la troïka en a fait l’une des conditions au versement de la dernière tranche d’aide. «Notre principale difficulté, confesse Constantinos Maniatopoulos,c’est l’absence de soutien dans l’opinion publique, les partis politiques, le management des sociétés publiques ou les syndicats.» Le triomphe du parti de gauche radicale Syriza aux élections européennes complique encore la donne.

Dans ce contexte, Bruxelles a bien du mal à faire entendre son message : «Au lieu de se crisper sur la peur de la spoliation, voyons le potentiel de dynamisation économique qu’apportent ces capitaux privés», plaide Panos Carvounis, chef du bureau grec de la Commission.

«Déshérence». «Lancer la privatisation de l’eau au moment où beaucoup de pays de l’UE font marche arrière et reviennent à des régies municipales, était malvenu,juge l’expert indépendant allemand Jens Bastian, ex-membre de l’équipe européenne chargée d’assister Athènes. En revanche, les Grecs paient le courant très cher et auraient intérêt à la fin du monopole de l’électricité. L’Etat a un énorme patrimoinequ’il laisse en déshérence. Les citoyens seraient gagnants qu’il soit mieux exploité.»Encore faudrait-il un débat national, auquel le gouvernement grec se dérobe, laissant ainsi grandir dans le pays le sentiment qu’on brade les bijoux de famille.

(1) www.hradf.com/en

Nathalie DUBOIS 

http://www.liberation.fr/economie/2014/06/19/la-grece-vend-tout-les-grecs-vent-debout_1045579

 

 

Partager cet article
Repost0
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 13:55

 

_6597.jpg

 

Pour information e.mail envoyé ce jour
à Monsieur Eblé
avec copie à Mesdames et Messieurs les conseillers généraux et régionaux
de Seine et Marne

A Monsieur Vincent Eblé, président du CG 77 et sénateur du 77
  
  
Bonjour Monsieur le Président et Sénateur,
  
Nous apprenons que 9 projets de décharges de déchets "dits inertes" ISDI sont en cours d'instruction auprès des services de l'ETAT de ce département.
Un 10ème projet devrait suivre sur le hameau de Bagneaux, commune de Grandpuits où la Sté Borealis (ex GPN) projette d'implanter une décharge ISDI en guise d'écran visuel paysager.
 
 
Sur les 9 projets en cours d'étude
  
2 se situent  au sud

 

Sté VINCI CONSTRUCTION MONTEREAU-SUR-LE-JARD, RUBELLES et VOISENON

 

Sté ECT VAUX-LE-PÉNIL "Le Tertre"

 

7 se situent en nord-ouest 77
STé ECT                            MOUSSY LE NEUF

Sté CIV                                          ISLES-LES-VILLENOY

Sté URANO                                  JOSSIGNY VILLENEUVE-SAINT-DENIS 

Sté PICHETA                                MONTGÉ-EN-GOELE

Sté ROLAND                                COLLEGIEN "Parc de l'Amirault"

SETRAP                                        VIGNELY "La Porte aux Bergers" - "Les Sables"

SETRAP                                         MARCILLY "Les Vieilles Vignes"

  

  

Les eaux de ruissellement de la majorité de ces 7 décharges se dirigeront vers la Marne en amont de la station de pompage d'Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 00 habitants.

  

Nous sommes très inquiets quant au risque de fermeture dans les années à venir de cette station de captage d'Annet sur Marne, faute de pouvoir dépolluer cette eau, en effet en amont proche de ce captage se déverse la rivière Beuvronne qui reçoit :

- les eaux de ruissellement de la plateforme  ADP de Roissy ( ADP qui rencontre des problèmes en période hivernale pour éliminer ses produits dégivrants et qui depuis plusieurs années demande des dérogations à la police de l'eau pour déverser dans l'affluent de la Beuvronne des eaux non conformes à l'arrêté interpréfectoral)

- les eaux de la zone industrielle de Mitry-Compans qui compte 44 ICPE dont 7 sites Seveso

- les eaux de ruissellement de la plus importante décharge de déchets ultimes de France Veolia Claye-Souilly

- les eaux de ruissellement de la plus importante décharge de déchets dangereux de France Sita Villeparisis Seveso à hauts risques et des diverses installations de traitement de déchets de Villeparisis

- les eaux de ruissellement de 7 décharges de déchets "dits inertes"

- les eaux de ruissellement de  8 sites pollués inscrits dans la base Basol http://basol.developpement-durable.gouv.fr/

 

- les eaux de ruissellement de la Sté Wabco Claye-Souilly, site pollué situé en bordure de la Beuvronne qui devrait être inscrit prochainement dans la base Basol.

  

  

C'est en quelque sorte la survie du nord-ouest 77 qui est en cause aujourd'hui, car si l'eau potable venait à manquer les populations ne pourraient plus continuer à vivre sur ce secteur.

  

C'est pourquoi nous vous demandons en votre qualité du président de la 1ère collectivité de ce département et de sénateur, membre de la majorité présidentielle, d'obtenir dans l'urgence une entrevue avec M. Hollande, M. Valls et Mme Royal :

- afin de stopper l'implantation de ces décharges en 77 dans l'attente de l'application du Predec au 2ème semestre 2015 qui devrait interdire l'implantation de décharges ISDI dans ce département pendant un délai de 3 ans.

- afin que l'ETAT impose dans le futur Plan National Déchets des mesures de réduction de leurs déchets aux professionnels du BTP qui produisent 73 % des déchets produits en France.

- afin de reviser la législation sur les "déchets inertes" qui permet notamment d'effectuer des exhaussements de terrain de moins de 2m sur une surface illimitée sans demander d'autorisation.

  

  

Veuillez croire, Monsieur le président et sénateur, en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.

  

Cordialement

Mireille LOPEZ

Présidente ADENCA

 

Partager cet article
Repost0
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 15:14

 

 

_6597.jpg 


  9 projets de décharges ISDI

sont en cours d’étude par les services

de l’ETAT

dont 7 au nord-ouest 77 

 

Sté VINCI CONSTRUCTION        MONTEREAU SUR LE JARD RUBELLES et VOISENON

Sté CIV                                         ISLES-LES-VILLENOY

Sté URANOJOSSIGNY                  VILLENEUVE-SAINT-DENIS 

Sté PICHETA                                 MONTGÉ-EN-GOELE

Sté ROLAND                                 COLLEGIEN "Parc de l'Amirault"

SETRAP                                        VIGNELY "La Porte aux Bergers" - "Les Sables"

SETRAP                                        MARCILLY "Les Vieilles Vignes"

Sté ECT                                         VAUX-LE-PÉNIL "Le Tertre

 


Sté ECT                                         MOUSSY le NEUF "Fontaine de Brie"

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/12785/91521/file/AVI_affichage+ISDI+Moussy+Fontaine+de+Brie.pdf 

 

 

 

 

  9 projets en cours  

qui devraient être suivis  

d'un 10ème projet 

sur le hameau de Bagneaux, commune de Grandpuits 

 

En effet l’ETAT impose la mise en place

d'un écran visuel paysager

à l’exploitant de l’usine d’engrais Borealis (Ex GPN)

et  il semblerait que le choix de Borealis se porte

sur l’implantation d’une décharge de déchets 

« dits inertes » ISDI

choix contesté par les riverains.

 

Alors que les déchets du bâtiment

représentent 73 % des déchets produits en France

il semblerait que

Mme SégolèneRoyal

ne prenne aucunes mesures pour imposer

au lobby du BTP

une réduction de ses déchets

et veuille même réduire les contraintes imposées

aux exploitants de décharges de déchets « dits inertes » ISDI.

 

Il est temps que l’ETAT révise la législation sur les déchets « dits inertes »  et ne permette plus de martyriser une population en l'obligeant à vivre au milieu  des ordures des autres sur un territoire aussi réduit que le nord-ouest 77.

 

La préservation de notre santé

et de notre ressource en eau

devrait être la préoccupation principale de l’ETAT français.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:22

Rappelons qu'au nord-ouest 77

on compte 4 centrales d'enrobés Bitume:

                                                   2 dans la Zone industrielle de Mitry

                                                  1 dans la zone industrielle de Lagny

                                                  1 à Monthyon

 

Un souci de plus pour la santé des populations du nord-ouest 77

 

Madame Ségolène Royal

va t-elle se pencher sur ce sujet ?

 

 

Rappelons que sa directrice de cabinet est une ancienne salariée du groupe Eiffage.

Le groupe Eiffage produit chaque année plus de 13 millions de tonnes d’enrobés à travers un réseau de près de 150 postes d’enrobages fixes ou mobiles.

http://www.eiffagetravauxpublics.com/postes-enrobage

Paru dans le journal del’environnement :
Bitume et santé: après les professionnels, les riverains d’usines?

Le 06 juin 2014 par Romain Loury

>  Risques & Santé, Air urbain, Air industriel, Santé au travail, Santé publique, Odeur, Politique & Société, ONG, Entreprises

  

 

Nul doute n’est désormais permis: les fumées de bitume sont bien cancérigènes pour les professionnels à leur contact. Mais qu’en est-il pour les riverains des usines d’enrobés, dont nombre craignent pour leur santé? Tel est le sujet de la conférence «Bitume, fumée et santé» qui se tient samedi 7 juin à Metz. Une première en France. 

 

Pour le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), branche cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bitume est considéré comme un cancérogène «possible» (catégorie 2B) pour les professionnels de l’asphaltage routier, et «probable» (catégorie 2A) pour ceux œuvrant dans les travaux d’étanchéité des toits. Particulièrement à risque, les cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures (cavité buccale, pharynx, œsophage, larynx) [1].

C’est en revanche le flou le plus complet pour la population générale, en particulier pour les riverains d’usines d’enrobés. En France, plusieurs collectifs se sont érigés face à ces nuisances, odeurs et pollution de l’air. Ils seront présents samedi à Metz pour une conférence, la première en France, organisée par la Coordination nationale d’information et de défense sur la pollution par les centrales d’enrobés routiers.

Outre les collectifs de riverains, seront présents des experts scientifiques, des avocats de l’environnement et des syndicalistes de l’industrie routière. En revanche, aussi bien les principales entreprises (dont Eiffage, Eurovia, Bouygues, etc.) que le ministère de l’écologie, qui se dit absorbé par l’élaboration du plan national Santé-Environnement 3 (PNSE3), ont décliné l’invitation. «Il fallait bien les inviter, mais nous devions nous attendre à ces réponses», déplore William Grandordy, de la coordination nationale.

Car le sujet est des plus polémiques, voire potentiellement explosif, si un risque sanitaire était avéré. Pour l’instant, il repose avant tout sur les doléances des riverains. Beaucoup moins sur des preuves scientifiques. Et pour cause: «Il n’existe pas, à ma connaissance, d’études épidémiologiques»menées sur l’exposition de la population générale, constate Marcel Castegnaro, chimiste et expert du Circ désormais à la retraite. Pas d’études, donc pas de preuves.

L’expert se montre d’ailleurs sceptique: si l’on menait une telle étude, la pollution «serait probablement trop diluée pour que l’on puisse voir quelque chose: pour une population donnée, il existe un bruit de fond [de cancers], le bitume le surélève peut-être, mais ce ne serait pas significatif» d’un point de vue scientifique. Corollaire: il faudrait donc une très grande population pour s’assurer d’un effet.

Autre écueil, inhérent aux études épidémiologiques, «il est difficile d’étudier un risque particulier, lorsqu’il s’ajoute à une centaine d’autres petits risques», dont la pollution liée au trafic routier ou encore le tabagisme, ajoute Marcel Castegnaro. Sans oublier le fait que les associations, généralement de simples collectifs locaux, «ne sont pas financées, et qu’elles n’ont pas été assez percutantes». Un problème auquel la conférence de samedi pourrait apporter un début de réponse.

Un champ juridique encore restreint 

Les riverains sont-ils donc condamnés à subir la proximité de telles usines, et à s’incliner devant l’absence de preuves épidémiologiques? Pour Alexandre Faro, avocat parisien spécialisé dans l’environnement, ce flou ne facilite pas les choses: «On atteint les limites de la science, mais faut-il pour autant attendre que les gens meurent tous de cela? Evidemment non».

Les moyens juridiques sont pourtant maigres. «Au pénal, il n’y a pas grand-chose, à la rigueur une ‘mise en danger de la vie d’autrui’. Et au civil, on peut évoquer des ‘troubles du voisinage’, sans nécessairement prouver un danger, en démontrant qu’il y a une ne au quotidien», explique l’avocat. Les chances sont peut-être plus élevées devant un tribunal administratif.

De ce côté-ci, une importante victoire a d’ailleurs été remportée, début mai, par la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), l’association Boucle de la Marne Santé Environnement (BMSE) et plusieurs riverains, au tribunal administratif de Melun. Ceux-ci ont obtenu l’annulation, pour vice de forme, d’un arrêté d’exploitation d’une usine d’Eiffage, à Bonneuil-sur-Marne, en service depuis 2012. Un succès en demi-teinte, puisque l’usine a été autorisée à poursuivre son activité, bien que contrainte de soumettre une nouvelle demande au préfet avant 9 mois.

A Saint-Rogatien, une association qui tient bon

Nul besoin d’aller en justice pour que riverains et exploitants d’une usine s’engagent dans un long bras de fer. Exemple à Saint-Rogatien (Charente-Maritime), où la Société rochelaise d’enrobés (SRE) exploite depuis 1982 sur la commune voisine de Périgny une usine, contre laquelle bataille l’association Saint-Rogatien Protection Nature.

Contactée par le JDLE, sa présidente Monique Page fait état «de fortes odeurs de bitume et de poussière grasses». Pire, elle évoque plusieurs cas suspects de maladie survenus ces dernières années dans un lotissement distant de 400 mètres de l’usine: deux leucémies aigues chez de jeunes adultes, ainsi que des maladies auto-immunes, un diabète chez un enfant, deux maladies rénales chez des enfants d’une même famille, et un lupus. Malgré les présomptions, difficile de prouver un lien de causalité avec la proximité de l’usine.

A la demande de l’association, l’association Atmo Poitou-Charentes s’est livrée à des analyses en 2010. Son verdict: risque modéré pour l’environnement, tous les polluants mesurés se situant en dessous des seuils -à l’exception du chrysène, au-dessus. Une analyse «très succincte» pour Monique Page, qui affirme que l’usine était inactive depuis plusieurs jours lors de la visite d’Atmo.

Outre la qualité de l’air, la situation à Saint-Rogatien soulève d’autres questions, voire d’autres responsabilités. Notamment le fait que l’usine se situe au milieu de terres agricoles, et à 200 m d’une source utilisée pour l’irrigation. Ou encore le fait que la mairie, en toute connaissance du litige, ait autorisé la construction de nouveaux lotissements à proximité de l’usine. Et ce, malgré les mises en garde de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) Poitou-Charentes.

[1] «Au-delà du potentiel cancérogène des produits bitumineux et de leurs émissions, les études épidémiologiques ont mis en évidence l’existence d’effets respiratoires liés à une exposition des travailleurs. Des effets cardiovasculaires et immunotoxiques sont également suspectés», rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport publié en septembre 2013 sur les risques liés à l’exposition professionnelle.

Partager cet article
Repost0
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:29

_6597.jpg

 

 

Nous revenons sur le vote du projet  PREDEC  Plan Régional d’Elimination des Déchets de

Chantier de jeudi dernier, le vote définitif de ce plan devrait intervenir d’ici la fin de l’année et être mis en application au 2ème semestre 2015.

 

Ce plan devrait permettre de ne plus autoriser l’ouverture de décharges de déchets « dits inertes »  en Seine et Marne à partir du 2ème semestre 2015 et pendant une durée de 3 ans sous condition que le représentant de l’ETAT, M. Jean Daubigny, préfet de la Région IDF

ne s’oppose pas à cette décision.

 

Nous tenons à remercier en particulier 3 élus du Conseil Régional qui tout au long de ces années de  concertation PREDEC ont défendu, contre vent et marée,  sans relâche, notre département.

Il s’agit de Josy Mollet-Lidy (PRG), Jean-François Pelissier (FDG et alternatifs), Geneviève Wortham (PS).

 

Nous remercions également 2 élues qui les ont rejoints :

Il s’agit de Marie-Pierre Badré (UMP) et Charlotte Blandiot-Farid (FDG).

 

Nous regrettons que le groupe UDI se soit abstenu et n’est pas déposé d’amendement pour soutenir notre département, nous le comprenons d’autant moins que le président par intérim de ce groupe est M. Yves Jégo, élu de Seine et Marne.

 

Pour en connaître la raison nous vous conseillons de vous rapprocher de :

- Gérard Ruffin de Lésigny (élu au conseil régional pour le 77)

 

ou des autres élus de ce groupe au conseil régional  d’Ile de France

il s’agit de : Frank Cecconi, Angèle Duponchel, Edith Gallois, Alexis Govciyan, Chantal Jouanno, Aude Lagarde, Ségolène Missoffe, Leïla Diri, Benjamin Ferniot, Bernard Gauducheau, Faten Idri, Laurent Lafont, Béatrice de Lavalette, Patrick Toulmet, Mustapha Saadi, Rama Yade.

 

 

 

Merci à vous tous

qui nous avez toujours soutenu dans ce dur combat

qui avez attiré  l’attention des  élus  

sur le problème des déchets

Cette  victoire elle vous revient à tous


 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:58

 

Est-ce moins important pour ADP

de préserver la ressource en eau des seine et marnais

que celle des essonniens ?

 

Au regard des rapports de gestion entre 2010 à 2013 citant les investissements principaux d’ADP il n’est fait aucunement état d’investissement dans l’amélioration de l’assainissement de l’aéroport de Roissy en France.

En 2013 ADP a investi 4 millions d’euros pour protéger la ressource en eau des habitants de l’Essonne (1) et combien pour la Seine et Marne ?

 

Pour la Seine et Marne ADP  fait des promesses

il devrait investir

 50 millions d’euros de travaux

 pour améliorer la gestion de ses eaux pluviales.

 

Dans combien de temps ?

La 1ère phase de travaux devrait commencer fin 2014

et la 2ème phase ?

 Là alors vous en demandez trop.

 

Le temps des promesses est révolu, aujourd’hui nous attendons :

- un plan d’action détaillé indiquant le coût de chaque opération

- un calendrier ferme de réalisation.

 

Pourquoi l’ETAT français, actionnaire majoritaire d’ADP, privilégie les actionnaires depuis

2 ans en leur distribuant 60 % de dividendes contre 50% précédemment.

 

 

La préservation de la ressource en eau

du nord-ouest 77

ne serait-elle pas la préoccupation principale de l’ETAT français ?

 

A vous de juger

 

 

(1) http://adenca.over-blog.com/article-aeroport-de-paris-investit-4-millions-d-euros-pour-proteger-la-ressource-en-eau-dans-le-departement-123278872.html

http://adenca.over-blog.com/article-aeroports-de-paris-resultats-2013-l-etat-fran-ais-choisira-t-il-de-favoriser-l-investissement-ou-d-122636107.html

Partager cet article
Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:25
Paru sur le site Le Monde :
Affaire Guérini : Veolia mis en examen pour "recel de trafic d'influence"

Le Monde.fr avec AFP | 13.06.2014 à 18h20

Le groupe Veolia Environnement a été mis en examen en tant que personne morale pour « recel de trafic d'influence » dans un des volets de l'affaire Guérini sur des marchés publics présumés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône, a indiqué vendredi 13 juin le parquet de Marseille.

La justice s'interroge sur le versement en 2006 d'une indemnité de plusieurs millions d'euros à une filiale de Veolia, Somedis, lors de la résiliation du contrat la liant avec la communauté d'agglomération de Salon-de-Provence pour l'exploitation d'une décharge.

Une fois ce contrat rompu, la gestion de la décharge de la Vautubière, située à La Fare-les-Oliviers, est revenue à la SMA, une société dirigée par Alexandre Guérini, frère du président du conseil général, Jean-Noël Guérini (ex-PS).

« Veolia a été mis en examen le 2 juin », a indiqué la procureure adjointe de Marseille, Catherine Alexandre, confirmant une information du site Internet de La Provence.

HENRI PROGLIO AVAIT ÉTÉ ENTENDU

Un ancien cadre du groupe avait, par ailleurs, été mis en examen le 18 décembre pour « trafic d'influence et recel de détournement de fonds publics », selon la magistrate. L'ancien patron du groupe et actuel PDG d'EDF, Henri Proglio, avait également été entendu au début de février par le juge d'instruction Charles Duchaine.

L'Agglo de Salon, collectivité regroupant 17 communes, a saisi la justice administrative pour faire annuler cette transaction, d'un montant total de 14,8 millions d'euros, dont 9 millions pour la seule résiliation du contrat.
Elle s'estime victime de « manœuvres dolosives » de la part de son ancien avocat parisien, Régis de Castelnau, mis en examen à la fin de février pour complicité de trafic d'influence dans cette affaire.

« Nous souhaitons savoir s'il n'y a pas eu entente entre Veolia et la société d'Alexandre Guérini », en liaison avec l'intervention de Régis de Castelnau, avait expliqué la communauté d'agglomération en février. Le dossier de l'exploitation des décharges dans le département est un de ceux qui avaient valu une mise en examen à Alexandre Guérini et à Jean-Noël Guérini, qui a quitté le PS pour lancer sa propre association politique. Sollicité par l'AFP, Veolia s'est refusé à tout commentaire.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/13/affaire-guerini-veolia-mis-en-examen-pour-recel-de-trafic-d-influence_4437961_3224.html

 

Partager cet article
Repost0
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 14:45
Alors que le Conseil Régional IDF est dans la majorité présidentielle 
Mme Ségolène Royal
ne semble pas tenir compte des préconisations de cette collectivité
concernant le  recyclage des déchets du bâtiment
puisque qu'elle projette
 d'assouplir la législation
pour les exploitants de décharges de déchets "dits inertes"
et ne pas imposer
dans le Plan National Déchets
de réduction de déchets aux professionnels du BTP.

 

Dans ces conditions

l’avenir semble bien sombre pour la Seine et Marne. 

 

Le vote définitif du PREDEC (1) devrait intervenir d’ici la fin de l’année 2014  après  l’enquête publique, il semblerait d’après les propos tenus par Mme Corinne Rufet lors du vote  de  l’arrêt du projet PREDEC du 19 juin dernier que le représentant de l’ETAT  M. le Préfet d’Ile de France ne soit pas favorable à un moratoire total interdisant l’implantation de décharges en  Seine et Marne pendant 3 ans.

Les projets de Mme Ségolène Royal semblent aller dans le même sens et ce serait un désastre annoncé pour  la préservation de la ressource en eau du nord-ouest 77, il se pourrait même que la qualité de l’eau  de la Marne  trop dégradée dans les années à venir oblige à fermer le captage d’Annet sur Marne et à trouver une ressource en eau ailleurs pour les 500 000 habitants qui boivent cette eau.

 

Les parisiens qui envoient leurs ordures autour de ce captage vont peut-être  devoir se résigner à l’avenir  à utiliser l’eau de la Seine pour leur usage en eau potable et à laisser aux seine et marnais leurs quelques  réserves en eau potable provenant de leurs sources du sud 77.

 

(1) Plan Régional d’Elimination des déchets de Chantier IDF

Extrait article paru sur le site du Conseil Réional IDF :
Les déchets du bâtiment, une mine à valoriser

Construction de 70.000 logements par an, Grand Paris express, les chantiers franciliens vont se multiplier d'ici à 2030 et engendrer des millions de tonnes de gravats. Pour éviter la saturation des décharges, un mot d’ordre : recycler ! ……

 

20 juin 2014

Nicolas Six - Citizen Press

Pour la seule année 2013, les déchets du secteur du bâtiment s’élèvent à 24 millions de tonnes en Île-de-France. S’ils étaient empilés sur la pelouse du Stade de France, ils culmineraient à 700 mètres de haut ! Or seul un quart de cet immense tas est recyclé. Le reste est déversé en décharge, ou utilisé pour le remblayage des carrières. Sans compter les déchets jetés en dépôt sauvage.

Et ce n’est pas fini. D’ici à 2026, le flot annuel de déchets augmentera de 35 %, sous l’impact de la construction du réseau de transport du Nouveau Grand Paris (prolongements et créations de lignes) et des autres réalisations prévues par Île-de-France 2030 : 25 nouveaux quartiers urbains, plus de 70 nouvelles gares… Résultat : les experts prédisent une saturation des décharges d’ici cinq ans. Le compte à rebours est enclenché, mais point de discours fataliste. Après tout, la Flandre recycle deux fois plus de déchets que l’Île-de-France. Des solutions existent et le plan « Prévenir et gérer les déchets de chantiers » (Predec), qui entrera en application fin 2014, doit les coordonner. La Région est aux commandes du chantier.

Le BTP version 2.0

La priorité ? Limiter la création de déchets, en incitant les professionnels à réfléchir plus attentivement avant de démolir, et à construire en gâchant moins de matériaux. « Un chantier doit être bien préparé ! Sans cela, il y a des erreurs qui forcent à démonter, casser, et refaire »,explique Marc Bourdais, directeur émérite du centre de formation des apprentis Bâtiment des Compagnons du Tour de France. Et de rappeler que tout chantier est plus ou moins générateur de déchets, qu’il consomme plus ou moins d’eau, plus ou moins d’électricité. L’objectif « zéro déchets » paraît cependant irréaliste. Que faire, dès lors, des matériaux déblayés ? Tous ne doivent pas finir en décharge. Certains matériaux peuvent être réutilisés par d’autres professionnels, sur d’autres chantiers, à quelques kilomètres de là. Une idée pleine de bon sens, boostée par les nouvelles technologies ! « En 2014, nous lançons une application smartphone destinée aux professionnels du BTP. Ils pourront échanger de la terre géolocalisée par GPS »,explique Emmanuel Cazeneuve, fondateur d’Hésus. Cette petite entreprise de services basée à Ivry-sur-Seine (94) avait fait le choix, lors de sa création en 2008, de s’intéresser aux terres polluées. Elle a élargi son savoir-faire aux terres inertes, souvent utilisées pour combler d’anciennes carrières.....

Le chantier de la formation

En fait, de la gestion d’un chantier à l’acheminement des déchets dans un centre de stockage, c’est bien l’ensemble de la filière qu’il faut repenser au regard de cet enjeu tant économique qu’environnemental. Ainsi, une soixantaine de centres d’élimination des déchets (déchetteries publiques et privées, services de collecte au chantier) devraient voir le jour d’ici à 2026. Avec un impératif : une plus juste répartition sur le territoire francilien, alors que la majorité des déchets sont à ce jour stockés en Seine-et-Marne. Demain, les professionnels trouveront, à proximité de leur chantier, un centre pour éliminer leurs déchets.

Quant au nombre de chaînes de tri spécialisées en BTP, il devrait doubler. Erwan le Meur, de la société Paprec, numéro un du recyclage des ordures ménagères qui vient d’investir le marché des chantiers du BTP, précise : « Le déchet de chantier est lourd, il nécessite des installations très renforcées. Nous trions par flottaison : le bois et le plastique surnagent, les gravats restent au fond. Grâce à cette technique récente, nous parvenons à recycler plus de 75 % des matériaux. »

Reste la question de la formation. « Nous pensons cibler les architectes et les chefs de chantier,confie Marc Bourdais. Ce sont eux qui impulsent les bonnes pratiques. » Et de concéder : « C’est comme pour la sécurité sur les chantiers… Il faut faire évoluer les mentalités et cela prend un peu de temps. » Du coup, le formateur mise également sur la sensibilisation des apprentis. « Je compte sur le fait que les jeunes se posent les vraies questions, qu’ils prennent de bonnes habitudes, qu’ils adoptent des réflexes écolo dès le début de leur vie professionnelle. On explique qu’il vaut mieux choisir des matériaux peu énergivores lors de leur fabrication, qui ne dégagent pas de CO2. Des matériaux sains dès le départ. Bien sûr, ils n’appliqueront peut-être pas ces conseils chez leur premier patron, mais, si les jeunes sont sensibilisés à ces gestes, ils les garderont en tête. C’est de l’ordre du possible. »

Revoir de A à Z la gestion des déchets nécessitera aussi d’imaginer de nouveaux métiers. Ainsi, depuis 2011, l’obligation de réaliser un diagnostic avant la destruction de tout bâtiment de plus de 1.000 m² a vu émerger une nouvelle profession : auditeur. On voit aussi apparaître des valoristes, chargés de superviser les matériaux de construction, les plastiques, le verre, le bois… Ils orientent les déchets vers les bonnes filières de retraitement. La Région Île-de-France vient de retenir ce métier émergent dans son offre de formation professionnelle 2014-2018, pour généraliser cette expertise sur les chantiers franciliens.

Les équipes qui planchent sur le Predec ont bien d’autres idées, comme la création de recycleries où les professionnels achèteraient des matériaux mieux mis en valeur, plus commodes d’accès. « Il faut des sanctions contre les dépôts sauvages », martèle Helder de Oliveira, directeur de l’Observatoire régional des déchets d’Île-de-France (Ordif). En première ligne pour la construction des lycées, la Région Île-de-France compte aussi montrer l’exemple : une clause « prévention valorisation des déchets » sera systématiquement négociée.

Gisement d’emplois

Reste à financer cette politique : atteindre les objectifs du Predec représentera un coût supplémentaire pour les entreprises du bâtiment, mais pas nécessairement pour les contribuables. « Plusieurs expériences étrangères ont prouvé qu’il était possible d’agir sans augmenter les impôts », garantit Helder de Oliveira. En outre, il insiste sur les emplois que permettra de créer le Predec : « On estime qu’enfouir 100 tonnes de déchets du BTP crée trois emplois, alors qu’en recycler la même quantité en crée neuf. Ce n’est pas anodin. Aujourd’hui, la gestion des déchets emploie 20.000 personnes environ en Île-de-France. » Un gisement appelé à prospérer, quand on sait que les travaux prévus dans les cinq ans à venir dans la région vont générer 18 000 emplois dans le BTP... et des montagnes de gravats. « Le seul tronçon Gare-Saint-Lazare-Saint-Ouen du prolongement de la ligne 14 fera sortir 430.000 m3 de terre »,annonce Emmanuel Cazeneuve. Un beau filon.

http://www.iledefrance.fr/fil-actus-region/dechets-du-batiment-mine-valoriser

 

 

Partager cet article
Repost0

Recherche