Les terres gypsifères du Grand Paris représentent environ 45 % des déchets qu’il faudrait stocker si aucun effort n’est fait pour les recycler, mais pour stocker ces terres dans les carrières de gypse, une modification de la réglementation est nécessaire comme le souligne Philippe Yvin (1).Quant au stockage dans les décharges ISDI, cela n’est pas autorisé, pour l’instant du moins, en Seine et Marne.
Mais qu’à cela ne tienne, dans la plus grande discrétion, Cosson qui exploite la décharge de Crégy les Meaux, près d’un lotissement, demande la modification de son arrêté préfectoral afin de recevoir notamment des déchets du Grand Paris dont la teneur en sulfates serait très importante.
Or l’industriel Cosson passe sous silence le problème rencontré par la commune de Lesches en aval hydraulique de Crégy les Meaux. En effet l’eau du robinet présente à Lesches des taux élevés de sulfates non conformes à la référence de qualité de l'eau du robinet et cela à chaque contrôle, depuis des années.
En effet une concentration trop importante de sulfates dans l’eau peut avoir un effet laxatif, il est recommandé de ne pas utiliser une eau contenant plus de 250 mg/l de sulfates pour les nourrissons (2), or à Lesches depuis plusieurs années les teneurs en sulfates, à chaque contrôle, dépassent 330 mg/l.
Nous vous annoncions samedi qu’une pétition avait été lancée pour demander la fermeture de la 2ème décharge ISDI autorisée sur cette commune.
En effet cette décharge devait fermer à la fin de ce mois mais l’exploitant a demandé une prolongation jusqu’en 2018. Et comme Jean-François Carenco, préfet d’IDF, doit trouver de la place pour déverser les ordures du Grand Paris, il se pourrait que l’autorisation soit donnée dans les jours à venir.
Mais comme si cela ne suffisait pas plusieurs sites qui devraient être classés SEVESO sont en cours de construction sur cette commune.
Nord-ouest 77 :
Bassin Beuvronne
ou
environs Moissy-Cramayel
même situation.
Car à quelques dizaines de kilomètres de Moissy Cramayel se trouve le bassin versant Beuvronne qui compte la plus importante zone industrielle d’Ile de France : Mitry-Compans avec 6 sites SEVESO et autour une masse de décharges de toutes sortes : déchets dangereux, ménagers, industriels et du BTP.
Paru sur le site le Parisien :
Moissy-Cramayel : le « Sevesoland » craint par les riverains se confirme
Réau, septembre 2015. Entre le parc logistique de l’A5 Moissy-Réau en construction, les trois bâtiments Seveso bas en cours sur l’ancien site Peugeot à Moissy-Cramayel et le site Seveso Géodis existant, un « Sevesoland » naît à Moissy selon l’Adir. (LP/Marine Legrand.)
« Notre crainte d’un Sevesoland se confirme. » L’Adir, association de défense des intérêts des riverains des zones d’activités de Sénart, vient d’avoir la confirmation que les...
Reneuse( affluent de la Beuvronne) en aval du déversoir des eaux de Roissy
Des effets d'annonces mais peu de résultats
En 1998 ADP annonçait investir des dizaines de millions de francs dans une nouvelle station d’épuration mais il faut reconnaître que cette station ne devait pas être à la hauteur des besoins d’ADP puisque qu’à chaque période de grand froid ADP demande des dérogations à la police de l’eau pour déverser plus de polluants dans la Beuvronne.
Il faut bien comprendre que si ADP avait investi en masse dans son réseau d’assainissement
ces 20 dernières années nous n’en serions pas là.
La préservation de la ressource en eau du bassin versant Beuvronne ne semble pas être la 1ère préoccupation d’ADP, ADP préfère plutôt investir dans l’amélioration des conditions d’accueil de ses passagers pour gagner des parts de marché et pouvoir mieux rémunérer ses actionnaires.
Quant à vous
petit peuple du Bassin Beuvronne
Qui buvez
une eau du robinet de qualité assez médiocre
que vous payez chère
Continuez à subir et à vous taire
Surtout vous taire
Vous voyez bien que vous ne faites pas le poids face à l’industriel pollueur.
Paru dans le Parisien 77 :
Roissy va épurer ses eaux de pluie
La lutte contre la pollution est renforcée
Jean-Marc DUCOS | 16 Juin 1998, 00h00
PROTÉGER de toute pollution la Marne et la Seine, mais aussi les ruisseaux de la Réneuse, de la Beuvronne et du Sausset, c´est l´objectif que s´est fixé Aéroports de Paris, qui a décidé de refondre le traitement des eaux pluviales et de ruissellements de la plate-forme de Roissy.
ADP a été, par le passé, à l´origine d´incidents sérieux.
« Nous ne pouvons nous développer harmonieusement avec notre environnement écologique et relationnel que si on s´attache à des principes de qualité », lance
Outre les nuisances sonores, les eaux de ruissellement qui lessivent les pistes lors des pluies entraînent avec elles des produits ne faisant pas bon ménage avec les rivières. C´est le cas du carburant des avions, le kérosène, dont quelques centilitres s´échappent des tuyaux après le remplissage des réservoirs et tombent au sol. Même chose pour les huiles et les autres hydrocarbures. L´acétate de potassium, utilisé par dizaines de tonnes pour déverglacer les pistes l´hiver, n´est pas un grand ami de la faune aquatique à haute dose. Mais le pire, ce sont les très redoutés produits de dégivrage à base de glycol-propylène, utilisés aussi par dizaines de tonnes, dont sont aspergés les avions l´hiver. Le 1er décembre 1993, l´usine d´eau potable d´Annet-sur-Marne (Seine-et-Marne) était obligée de presque suspendre ses pompages dans la Marne devant une forte concentration de produits glycolés. Le lendemain, c´était l´usine de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) qui réduisait sa production pendant six heures. Une pollution due à la contamination de la Beuvronne dont l´affluent, la Réneuse, sert de rejet au bassin de la Renardière, le site de stockage des eaux pluviales, à l´est de l´aéroport de Roissy. ADP était sur la sellette. La Compagnie générale des eaux avait déposé plainte. L´imposition de nouvelles normes très sévères sur la qualité du rejet des eaux pluviales a conduit ADP à revoir son système. Un investissement de 69 millions de francs confié à la Lyonnaise des eaux qui devra livrer la station d´épuration à la fin 1999.
AEROPORT DE ROISSY. Les eaux de ruissellement qui lessivent les pistes lors des pluies entraînent avec elles des produits ne faisant pas bon ménage avec les rivières. C´est pourquoi les mesures antipollution vont être renforcées. (Photo LP/archives.)
Ensemble exigeons la fermeture de la décharge ECT de Moissy-Cramayel
L'installation de stockage de déchets inertes (ISDI) situé entre Moissy-Cramayel et Combs-la-Ville, gérée par la société ECT (dont les nuisances sont à 100% concentrées sur Moissy, 300 camions jour minimum) et qui devrait fermer ses portes le 28 février 2016, à fait une demande de prolongement jusqu'à décembre 2018 dans la plus grande discrétion...
Des montagnes de déchets, en principe "inactifs", s’accumulent sous les merlons qui fleurissent un peu partout en seine et marne et particulièrement à Moissy-Cramayel.
« Adopté en juin 2015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics "Predec" d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus.
Voté à l’unanimité par la précédente assemblée régionale, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne avec "aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite", imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010).
Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait atteindre 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.
Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. ???
Les habitants d’Isles les Villenoy et Villenoy viennent d’apprendre que Jean-François Carenco le Préfet de Région IDF, vient de demander l'annulation du PREDEC qui interdisait l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018.
Le PREDEC avait permis de suspendre jusqu’en juin 2018 l’implantation d’une 2ème décharge ISDI à Isles les Villenoy, dans cette commune martyre, où Jean-Luc-Marx, préfet de Seine et Marne, avait autorisé fin 2014 l’implantation d’une décharge ISDI près d’une école primaire et d’un lotissement alors qu’il la refusait près de Disneyland.
Cette future décharge devrait se situer sur les anciens terrains de la sucrerie de Villenoy.
Pour acheminer les ordures les camions (probablement plus d’une centaine par jour) devront passer à moins de 300 mètres d’une cité pavillonnaire de Villenoy.
Mais qu’à cela ne tienne Jean-François Copé a besoin de décharges pour venir déverser les milliers de tonnes de gravats issus des tours qu’il va faire démolir à Meaux, alors les populations des villages ruraux doivent comprendre qu’au titre de « la solidarité départementale » ils doivent accepter les ordures de la ville du Brie de Meaux, il faut qu’elles comprennent que Jean-Francois Copé ne peut pas déverser ses ordures au pied de la cathédrale ou dans le jardin Bossuet.
Et puis il y a les déchets du Grand Paris, il faut bien les mettre quelque part, Paris ne va tout de même pas les déverser au pied de la tour Eiffel ou dans le parc Monceau, vous n’y pensez pas.
Paru sur le site le Moniteur fr.
Ile-de-France : le préfet demande l’annulation du plan de gestion des déchets
Jean-François Carenco a déféré le « Predec » au tribunal pour le faire annuler. Ce plan impose notamment un moratoire sur tout projet de décharge en Seine-et-Marne, ce qui, selon le Préfet d’Ile-de-France « est l’affaire de la loi ».
Adopté en juin 20015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics (Predec) d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus. Voté à l’unanimité par l’hémicycle régional, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne (aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite), imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010). Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.
Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. « J’ai déféré ce plan au tribunal pour le faire annuler dans les délais » indique-t-il dans Les Echos du 9 février. Le principal grief du préfet porte sur le moratoire en Seine-et-Marne. « La Région ne saurait poser ce type d’interdiction. C’est l’affaire de la loi. Et ce plan ne règle rien de nouveau en matière de déchets » épingle-t-il.
Plutôt que de faire annuler le PREDEC pour continuer à martyriser les populations du nord-ouest 77, en leur envoyant encore plus d’ordures, Jean-François Carenco, le préfet région Ile de France, aurait pu se pencher sur le recyclage des terres gypsifères du Grand Paris qui représentent près de 45 % des déchets du Grand Paris (1)
Des terres qui proviendront en particulier du creusement des tunnels pour le métro.
St Gobain (Placoplatre) et Knauf pourraient tout à fait se pencher sur le recyclage de ces terres, cela pourrait créer des centaines d’emplois, mais les 2 multinationales ne cherchent semble t-il que le profit pour leurs actionnaires sans se préoccuper de détruire la vie des riverains du nord-ouest 77.
D’ailleurs l’ETAT semble toujours plus à l’écoute des industriels que des populations qui souffrent, pour exemple l’industriel Placopatre ne voulait pas que le public assiste aux réunions CSS Fort de Vaujours et bien l’ETAT a soutenu l’industriel plutôt que les associations de riverains qui le demandaient.
Le préfet de région a déposé un recours au Tribunal contre le plan de gestion des déchets du BTP voté cet été par le Conseil Régional. Pour gérer les 43 millions de tonnes de déblais, la Société du Grand Paris mise sur la valorisation.
Du rififi dans les déchets du Grand Paris. Le plan de gestion des déchets du BTP (Predec), voté par le Conseil régional cet été pour « prévenir et gérer les déchets de chantier » du Grand Paris issus des travaux publics et du bâtiment, pourrait bien vivre ses dernières heures. Le préfet de la région Ile-de-France, Jean-François Carenco, a demandé son annulation en justice. « J'ai déféré ce plan au tribunal pour le faire annuler dans les délais », confirme-t-il. Ce texte a pourtant été accouché au forceps, après près de deux ans de débat entre les élus et les professionnels du secteur. Il doit anticiper la gestion de l'un des énormes volets du projet de la nouvelle métropole : la prolifique production des déchets. 43 millions de tonnes de pierres, briques, parpaings, béton, générés par les travaux (logements, bureaux), qui vont immanquablement se multiplier sur le territoire d'ici à 2026, contre 27 millions en 2012. En ligne de mire de la préfecture de région : le moratoire de trois ans imposé par le Predec sur tout projet d'extension ou de création de site de stockage en Seine-et-Marne. Un département qui concentre déjà 80 % des déchets des chantiers franciliens. « La Région ne saurait poser ce type d'interdiction. C'est l'affaire de la loi. Et ce plan ne règle rien de nouveau en matière de déchets. La société du Grand Paris (SGP) y travaille d'ailleurs activement de son côté », déclare Jean-François Carenco. « Pour la préfecture, cette interdiction augmente les risques de dépôts sauvages », ajoute un proche du dossier.
Valorisation de 70 % des terres
La société du Grand Paris (SGP), chargée de la réalisation des 68 gares et des 200 kilomètres de lignes du Grand Paris Express s'est depuis longtemps penchée sur ce sujet épineux. Les déchets issus de la démolition des bâtiments censés faire place nette pour la réalisation des quatre nouvelles lignes (15, 16, 17 et 18) n'est pas le plus gros souci. « Pour lestravaux en coursde la ligne 15 Sud, nous allons démolir une centaine de bâtiments, soit 60.000 tonnes de déchets de béton, bois, fer, plastiques… », calcule Frédéric Willemin, directeur de l'ingénierie environnementale de la SGP. Un chiffre sans commune mesure avec les « 12 millions de tonnes de déblais » du creusement de cette même ligne. Le béton sera en plus recyclable à 95 %. C'est plutôt la montagne de terres déblayées, issues de la réalisation des tunnels, des gares et des puits de secours, qui concentre l'attention de la SGP. « Ces terres excavées représenteront 43 millions de tonnes », réévalue à ce jour la SGP. « Soit 10 à 15 % de plus par rapport aux déchets actuellement produits sur le territoire », précise Frédéric Willemin. Pour gérer cette masse, la SGP met en place une plate-forme informatique où les entreprises devront saisir les informations relatives à leurs déchets (nature, volume, etc.). « Cette traçabilité facilitera la valorisation des terres, qu'elles soient réutilisables sur des chantiers proches, valorisées ou destinées à combler des carrières de gypse dans le cas de terres sulfatées », explique Frédéric Willemin.
Le ministère de l'Ecologie travaille en ce moment sur un projet de texte destiné à faciliter cette dernière opération. A l'heure actuelle, la démarche doit faire l'objet d'une dérogation administrative. Mais la SGP mise surtout sur le volontarisme des entreprises du BTP et leurs politiques de valorisation des matériaux. L'objectif global a été fixé à 70 %. Pour cela, une prime sera versée aux sociétés du BTP qui l'atteignent, une pénalité pour celles qui échouent. Les stratégies doivent être vite fixées. Les chantiers des gares démarreront à l'automne 2016. Ceux des tunneliers à la fin 2017.
Non contents de venir déverser les ordures dans le bassin versant Beuvronne, les camions de déchets peuvent être un risque pour les enfants de nos villages ruraux.
l’ETAT a décidé depuis des décennies de faire des regroupements scolaires et de transporter plusieurs fois par jour les enfants de nos villages ruraux par cars scolaires.
Nous prendrons pour exemple Fresnes sur Marne le village aux 2 décharges, aux 2 entreprises de concassage de déchets.
Depuis des années les associations demandent que la circulation des poids lourds soit interdite aux abords de l’école maternelle mais les élus sont aux abonnés absents, devons-nous attendre qu’un grave accident ne se produise ?
En effet à Fresnes sur Marne il y a une école maternelle/primaire CP (4 classes), c’est un regroupement scolaire d’enfants en provenance des villages ruraux voisins de Précy sur Marne et Charmentray.
Les cars scolaires peuvent croiser sur leur passage des poids lourds de tonnages importants spécialisés notamment dans l’acheminement des gravats de bâtiments.
Et la situation devrait encore se détériorer puisqu’un projet de 3ème décharge de gravats de bâtiment est prévue sur cette commune, un dossier qui avait été bloqué par le vote du PREDEC en juin dernier interdisant l'implantation de décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans de juin 2015 à juin 2018, mais c’était sans compter sur l’intervention du représentant de l’ETAT, le préfet de région Jean-François Carenco, qui vient de demander l'annulation du PREDEC, en effet les gravats du Grand Paris il faut bien les mettre quelque part et il n’est pas concevable pour le préfet de région d’interdire l’implantation de décharges en Seine et Marne.
Quant à Jean-Jacques Barbaux, président du CD77, il veut investir massivement dans la rénovation des routes « pour rendre le territoire attractif », attractif pour qui, pour les poids lourds chargés d’ordures qui sillonnent nos villages ruraux ?
Sur le dossier des transports scolaires, Jean-Jacques Barbaux est bien plus discret, pourtant c’est un poste sur lequel il pourrait faire des économies conséquentes en demandant la réimplantation dans les villages ruraux de classes à plusieurs niveaux, ce qui permettrait de réduire les transports scolaires et d'éviter une mise en danger inutile des enfants.
Les 2 accidents récents de transports scolaires vont peut-être faire prendre conscience à nos élus que les regroupements scolaires ne sont pas dans certains cas la solution idéale pour nos enfants.
St Mesmes l'école primaire située au bord des champs traités aux pesticides
Beaucoup d’écoles dans le bassin versant Beuvronne sont situées à proximité de champs traités aux pesticides pour ne citer qu’elles : Villeparisis, St Mesmes, Fresnes sur Marne, St Mard, Juilly…. Mais la liste est bien plus longue.
Nos enfants ne doivent pas être encore une fois les oubliés de la Seine et Marne, nous attendons des mesures fortes de la part de Jean-Luc Marx, préfet de Seine et Marne.
Paru sur le site actu environnement :
Pesticides : une "boîte à outils" donnée aux préfets pour protéger les personnes vulnérables
Le ministère de l'Agriculture donne aux préfets la "boîte à outils" censée leur permettre de protéger les populations vulnérables lors des épandages de pesticides. La mise en œuvre de ces mesures repose sur leur bon-vouloir.
Le directeur général de l'alimentation (DGA) a adressé le 27 janvier une instruction technique aux préfets et aux directions régionales de l'agriculture (Draaf) relatives à la protection des personnes vulnérables lors des épandages de pesticides. Une circulaire qui vient à point nommé alors que l'enquête du magazine Cash Investigation, diffusée le 2 février, a fait grand bruit. Elle montrait la présence de nombreux pesticides dans les cheveux des enfants vivant à proximité de vignes ou de vergers traités par les produits phytosanitaires.
Cette note, qui précise les mesures de protection prévues par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014, se veut "une « boîte à outils » à la disposition des préfets de département afin de leur permettre d'appréhender les situations locales, en l'état actuel des connaissances". Une manière de dire que ces mesures de protection reposent sur le bon-vouloir des préfets, même si l'instruction indique que l'article L. 253-7-1 du code rural, introduit par cette loi, est directement applicable.
Mise en place de haies anti-dérive
Cet article réglemente l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des espaces habituellement fréquentés par les élèves ou les enfants, et des établissements de santé ou accueillant des personnes âgées. L'utilisation des produits à proximité de ces lieux est subordonnée à "la mise en place de mesures de protection adaptées telles que des haies, des équipements pour le traitement ou des dates et horaires de traitement permettant d'éviter la présence de personnes vulnérables lors du traitement".
Le ministère de l'Agriculture précise les conditions d'efficacité des haies : hauteur supérieure à la culture ou aux équipements de pulvérisation, précocité de végétation, homogénéité effective, largeur et semi-perméabilité permettant de filtrer le maximum d'effluents sans les détourner totalement… Les dispositifs totalement imperméables, comme les murs, palissades, filets brise-vent, haies trop compactes ne sont pas satisfaisants, explique-t-il.
Concernant les matériels, qui peuvent être des pulvérisateurs complets, des buses de pulvérisation ou des combinaisons de moyens, ils permettent selon le ministère de "diminuer les risques dedérive d'au moins 66% par rapport aux conditions normales d'application des produits". Ce dernier renvoie à une liste de matériels publiée au Bulletin officiel.
Distance minimale de 50 mètres pour l'arboriculture
Lorsque ces mesures de protection ne peuvent pas être mises en place, la loi prévoit que le préfet détermine "une distance minimale adaptée" en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser ces produits. Pour cela, l'instruction demande aux préfets de tenir compte de plusieurs facteurs : caractéristiques des cultures, modes et matériels de traitement utilisés, dates et horaires de traitement préconisés, réduction apportée par les mesures de protection, etc.
S'appuyant sur les travaux de l'Anses, le directeur général de l'alimentation précise que pour obtenir moins de 1% de dérive, il faut au minimum 5 mètres pour les cultures basses mais 20 mètres pour la viticulture et 50 mètres pour l'arboriculture.
Enfin, la loi prévoit que des mesures de protection physique doivent être mises en place par tout responsable lors de la construction des bâtiments hébergeant des personnes vulnérables. Dans ce cadre, l'instruction précise que la mise en place d'une barrière physique, comme une haie anti-dérive, est obligatoire. Cette haie devra être implantée sur une zone d'une largeur minimale de 5 mètres, sur laquelle les personnes vulnérables ne pourront pas être présentes, et répondre aux caractéristiques présentées précédemment. La demande de permis de construire de l'établissement devra décrire ces caractéristiques.
L'instruction ne contient en revanche aucune précision relative à la protection des riverains lorsqu'ils ne font pas partie de la catégorie des personnes vulnérables.
La communauté de communes Plaines et Monts de France avait préconisé en date du 20/4/2015 d’entreprendre la mise à niveau de la station d’épuration. A moyen terme, la station d’épuration de Longperrier atteindra sa capacité nominale de 10 000 EH en raison du remplissage de la ZAC de Saint-Mard et la création de la nouvelle ZAC des Archers. Le montant estimé des travaux s’élève à 884 000 euros HT.
Pour ce faire Plaines et Monts de France sollicitait des subventions auprès de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, du Conseil Régional IDF et du Conseil Départemental 77.
Ironie du sort la communauté de communes Plaines et Monts de France devrait voir son territoire modifié, Longperrier devrait rejoindre l’Intercommunalité Roissy Pays de France.
Le contrat bassin Beuvronne 2012-2016 (1) devait financer des travaux sur les stations de traitement des eaux usées, la somme de 14 millions d’euros devait être utilisée à cette fin, mais le contrat arrive à son terme en 2016 et ce projet ne semble pas avoir été planifié.
L’espoir de voir ces travaux se réaliser rapidement semble donc s’envoler.
Aujourd’hui se tenait à la sous préfecture de Torcy la commission de suivi de site Fort de Vaujours, quelques minutes après le début de la réunion plusieurs élus ont claqué la porte,
indiquant qu’ils n’assisteraient plus à cette commission. Il s’agit de Ludovic Toro, maire de Coubron et médecin de profession, de Xavier Vanderbise, maire de Courtry.
Il faut dire que dans ces 2 départements du 93 et 77 où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France et dans ce secteur du nord-ouest 77 particulièrement impacté par une masse d’activités polluantes, les élus sont fortement sollicités par les populations qui n’en peuvent plus de voir autour d’elles tous ces problèmes de santé et ces jeunes décéder prématurément sans que ni le ministère de la santé ni celui de l’écologie ne lève le petit doigt.
Ludovic Toro avait demandé dans les 2 précédentes réunions à l’Agence Régionale de Santé de lui fournir les statistiques concernant les décès sur Coubron et Vaujours, soutenu par une association environnementale qui le demandait également sur Villeparisis.
Mais l’Agence Régionale de Santé fait la sourde oreille.
l’Agence de Sureté Nucléaire fait des inspections quand les préfets lui demande, 1 fois tous les 6 mois environ.
Concernnant la démolition des bâtiments, lors de la dernière inspection de décembre l’ASN a constaté que les murs extérieurs n’étaient pas investigués radiologiquement sur toute la hauteur.
Concernant la sortie des déchets du site, bien qu’un portique de contrôle de la radioactivité soit mis en place, l’ASN souhaite que des investigations complémentaires soient réalisées directement sur les déchets, car le portique n’est pas toujours sensible à certains déchets radioactifs.
Quant aux salariés qui travaillent sur le site, ils ne sont pas munis de dosimètre pour contrôler la radioactivité, alors que les employés de l’entreprise Burgeap qui contrôle le site en sont munis.
Des balises contrôlent la radioactivité sur le site mais aucunes ne contrôlent les émissions de poussières (amiante, métaux lourds arsenic, plomb...)
Il est vrai que pour les émissions poussières Placoplatre connaît bien pour être déjà le 5ème plus important émetteur de poussières pour son usine de fabrication de plâtre de Vaujours.
Quand à l’inspection du travail qui assistait à la visite de l’ASN de décembre, elle est muette, son rapport est secret et ne sera pas fourni aux membres de la commission.
Pour L’Agence régionale de Santé c’est autre chose, elle n’a pas fait de rapport, comme cela vous êtes édifié.
Paru de le Parisien 77 :
Fort de Vaujours : les élus claquent la porte de la commission de suivi
Trop, c’est trop. Ce mercredi, Ludovic Toro, maire (UDI) de Coubron, Dominique Bailly, maire (UDI) de Vaujours, et Xavier Vanderbise, maire (LR) de Courtry (Seine-et-Marne), ont claqué la porte de...