Article paru sur le site du nouvel obs.com le 20/3/2011 :
Une association pour les agriculteurs victimes des pesticides
Une quarantaine d'agriculteurs, atteints de graves pathologies après avoir manipulé des pesticides, viennent de créer une association pour aider les victimes et alerter les pouvoirs publics.
Une quarantaine d'agriculteurs, en majorité atteints de graves pathologies, ont créé, samedi 19 mars à Ruffec (Charente), une association nationale de défense des victimes des pesticides pour provoquer une prise de conscience des pouvoirs publics et offrir une aide aux malades, a-t-on appris auprès de son président.
Baptisée "Phyto-Victimes", l'association s'adresse aux professionnels utilisateurs de produits phyto-sanitaires pour les accompagner moralement et juridiquement et "au-delà sortir de l'omerta", a déclaré à l'AFP son président Paul François. "C'est difficile d'accepter que la profession à laquelle on croit vous empoisonne à petits feux", explique-t-il.
Il s'agit dans un premier temps d'"arrêter de faire un déni de cette situation", a-t-il affirmé. Il fait référence à des professionnels -- agriculteurs, viticulteurs, agents des espaces verts, pépiniéristes -- âgés de 40 à 60 ans, atteints de cancers de la prostate, de la vessie et de maladies neurologiques, après avoir manipulé pendant 10 à 30 ans herbicides, fongicides, insecticides et autres molluscicides.
"Le profit avant la sécurité" ?
"Même si les produits sont homologués, ils ont l'impression qu'on ne leur a pas dit toute la vérité sur leur toxicité", ajoute le président de l'association. "On se demande si on n'a pas fait passer le profit avant la sécurité", dit-il, comparant ce débat avec celui actuel sur le nucleaire.
Le producteur charentais de céréales souffre lui-même de troubles neurologiques et d'un déficit de défense immunitaire après l'utilisation intensive de pesticides sur son exploitation agricole. Il se bat pour faire reconnaître ses pathologies comme maladie professionnelle.
"C'est une bombe à retardement", lance l'agriculteur qui voit des similitudes avec les maladies de l'amiante. Mais "on n'attendra pas aussi longtemps que pour l'amiante: il y a des gens qui vivent des drames familiaux, il faut les aider, ce n'est pas possible de les laisser crever dans leur coin", ajoute-t-il.
"Pas là pour dire qu'il faut passer au tout bio"
L'association, dont la vice-présidente est la veuve d'un viticulteur mort en janvier des suites d'une leucémie reconnue maladie professionnelle, demandera de l'aide à la Mutualité sociale agricole (MSA), qui mène un programme de surveillance des intoxications "Phyt'Attitude".
"S'il y a hécatombe, ça va avoir un coût, peut-être qu'il faudra demander aussi des comptes aux firmes", a estimé le céréalier, conscient que ce serait un combat de "David contre Goliath".
"Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre", a-t-il tempéré, "on n'est pas là pour dire qu'il faut interdire les pesticides et passer au tout bio".
Nouvelobs.com avec AFP
Lien vers l’article :
pour aller plus loin : http://www.eauxglacees.com/Pesticides-partout-sante-nulle
Une quarantaine d'agriculteurs, atteints de graves pathologies après avoir manipulé des pesticides, viennent de créer une association pour aider les victimes et alerter les pouvoirs publics.
Une quarantaine d'agriculteurs, en majorité atteints de graves pathologies, ont créé, samedi 19 mars à Ruffec (Charente), une association nationale de défense des victimes des pesticides pour provoquer une prise de conscience des pouvoirs publics et offrir une aide aux malades, a-t-on appris auprès de son président.
Baptisée "Phyto-Victimes", l'association s'adresse aux professionnels utilisateurs de produits phyto-sanitaires pour les accompagner moralement et juridiquement et "au-delà sortir de l'omerta", a déclaré à l'AFP son président Paul François. "C'est difficile d'accepter que la profession à laquelle on croit vous empoisonne à petits feux", explique-t-il.
Il s'agit dans un premier temps d'"arrêter de faire un déni de cette situation", a-t-il affirmé. Il fait référence à des professionnels -- agriculteurs, viticulteurs, agents des espaces verts, pépiniéristes -- âgés de 40 à 60 ans, atteints de cancers de la prostate, de la vessie et de maladies neurologiques, après avoir manipulé pendant 10 à 30 ans herbicides, fongicides, insecticides et autres molluscicides.
"Le profit avant la sécurité" ?
"Même si les produits sont homologués, ils ont l'impression qu'on ne leur a pas dit toute la vérité sur leur toxicité", ajoute le président de l'association. "On se demande si on n'a pas fait passer le profit avant la sécurité", dit-il, comparant ce débat avec celui actuel sur le nucleaire.
Le producteur charentais de céréales souffre lui-même de troubles neurologiques et d'un déficit de défense immunitaire après l'utilisation intensive de pesticides sur son exploitation agricole. Il se bat pour faire reconnaître ses pathologies comme maladie professionnelle.
"C'est une bombe à retardement", lance l'agriculteur qui voit des similitudes avec les maladies de l'amiante. Mais "on n'attendra pas aussi longtemps que pour l'amiante: il y a des gens qui vivent des drames familiaux, il faut les aider, ce n'est pas possible de les laisser crever dans leur coin", ajoute-t-il.
"Pas là pour dire qu'il faut passer au tout bio"
L'association, dont la vice-présidente est la veuve d'un viticulteur mort en janvier des suites d'une leucémie reconnue maladie professionnelle, demandera de l'aide à la Mutualité sociale agricole (MSA), qui mène un programme de surveillance des intoxications "Phyt'Attitude".
"S'il y a hécatombe, ça va avoir un coût, peut-être qu'il faudra demander aussi des comptes aux firmes", a estimé le céréalier, conscient que ce serait un combat de "David contre Goliath".
"Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre", a-t-il tempéré, "on n'est pas là pour dire qu'il faut interdire les pesticides et passer au tout bio".
Nouvelobs.com avec AFP
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pour aller plus loin : http://www.eauxglacees.com/Pesticides-partout-sante-nulle


Au moment où je rédige ces lignes, brille un soleil timide, qui annonce le printemps. Printemps, temps du renouveau, de la renaissance, des arbres, des fleurs – temps de la nidification. Le temps des cerises et des fruitiers en fleurs, ce qui me pousse tout naturellement à penser à ces temps que nous vivons et traversons sans nous rendre compte des changements qui bouleversent, ont bouleversé ou bouleverseront notre vie et celles de ce futur qui devra, un jour, regarder le passé. Mais, ce futur devenu aveugle, que verra-t-il ? Rien car il n’aura pas appris à voir, à mémoriser, à analyser, ni même à lire à travers les signes qu’il recevra en provenance de ce vieillard qu’il sera devenu, errant dans un monde où, terre et hommes, en folie, s’acharnent à détruire toutes les structures de notre société et des sociétés en général, de la famille, de la géographie, de la géophysique. Celles qui nous servent actuellement de repères (et non de repaires pour ceux qui se f .... te éperdument de l’orthographe) qui constituent notre richesse sans que nous ayons conscience qu’il s’agit d’un trésor inestimable et unique en tant que tel.
- J’imagine leur stupeur et leur révolte, bien légitimes, si on allait leur expliquer maintenant, que l’on crée en sous sol, dans de grandes profondeurs et à l’aide produits chimiques hautement polluants, des mini-séismes, permettant d’ouvrir des failles pour libérer le gaz de schiste. Je les imagine, s’emparant de leur vieille pétoire pour aller menacer ces fermiers américains qui préfèrent voir crever leur bétail et recevoir une manne financière plutôt que de travailler comme l’ont toujours fait leurs pères. Et ces hommes osent dire : « Nous nous n’en profiterons mais nos enfants oui ! » Profiter de quoi ? On peut se le demander. Petit séisme deviendra grand ! Et que dire de la pollution de l’eau, lors de sa résurgence à des centaines de kilomètres. Ne peut-on se demander si, un jour, le printemps ne renaîtra sur des fleurs de cerisiers couvertes de cendre, ou jaunies par le souffre ou flétries par un air devenu irrespirable. La grande vague du changement est en route et rien ne viendra plus l’arrêter, mais gardons le moral, ne dit-on pas que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » Alors, profitons, de l’air que l’on peut encore respirer sans porter de masques, de l’eau que l’on peut encore boire sans trop craindre une dysenterie ou autre désagrément du genre, des paysages encore nature ou presque, soyons optimistes avant que ...... Aléa jacta est !