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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 10:46

  Quels déchets radioactifs (DRNR) en provenance de Fertiladour ont été enfouis dans la décharge Sita FD Villeparisis en 2008, les associations environnementales n'ont toujours pas pu obtenir une copie du dossier d'acceptation de ces déchets dans cette décharge.

Pourquoi ?

Dernière minute

Extrait article paru sur le site EITB :

Contamination radioactive

Quand Fertiladour se fournissait auprès de l'armée américaine
Ramuntxo Garbisu - 09/11/2010 | eitb.com | Commentaires:
 
En 1974, 1.500 tonnes de monazite radioactive d'un site contaminé de l'armée américaine y furent livrées, où l'on trouve encore aujourd'hui des minerais qui interrogent les scientifiques de l'ACRO.

La réalité historique de la contamination radioactive de l'ancienne usine  Fertiladour du Boucau (Port de Bayonne) ne se trouve pas cernée dans les documents officiels de cessation de son activité, répétons-le une fois encore, mais peut parfois trouver sa source dans un étonnant document de l'armée américaine visé par la Commission de l'Energie Atomique des Etats Unis, datée du 4 juin 1974.

A cette date, cette agence du Congrès américain se débarrassait officiellement de 1.500 tonnes de monazite, naturellement riche en thorium, après que ce minerai à radioactivité naturelle ait contaminé une partie de l'usine d'armements de Ravenna, dans l'Ohio, spécialisée dans la fabrication de missiles sol-sol après la seconde guerre mondiale.

Son client, mentionné dans le dossier "Destruction of strategic and critical material", s'avère être l'usine de Fertiladour, qui, à cette période, vient tout juste de commencer ses années de broyage de la monazite (de 1973 à 1992).

Plonger dans les détails de cette fourniture permet de mieux comprendre la logique d'un industriel qui ne s'est jamais embarrassé de préserver l'environnement ou les salariés de son usine face à son seul désir d'enrichissement.

Encore aujourd'hui, la virulence radioactive constatée des terres contaminées interroge les scientifiques de l'ACRO, intervenus en juillet 2010 sur le site pour une contre-étude particulièrement contradictoire avec les affirmations officielles.........

 

article complet : http://www.eitb.com/infos/environnement-et-science/detail/538561/quand-fertiladour-se-fournissait-aupres-larmee-americaine/

 

articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-fertiladour-boucau-pyrenees-atlantiques-les-elus-locaux-soutiennent-les-associations-environnementales-60412492.html 

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-stockes-a-la-sita-fd-villeparisis-en-provenance-de-fertiladour-que-nous-cache-ton-60270388.html

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-58853802.html

http://adenca.over-blog.com/article-fertiladour-le-canard-enchaine-n-y-passera-pas-ses-vacances-58529018.html

http://adenca.over-blog.com/article-seine-et-marne-stockage-de-dechets-radioactifs-a-la-sita-fd-de-villeparisis-57254711.html

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 21:47

Fertiladour Boucau

Pyrénées Atlantiques

 

Les élus locaux soutiennent les associations environnementales et  se préoccupent de l’impact de ce site sur la santé des populations

 

Le conseil régional des Pyrénées Atlantques

 finance une étude pour déterminer la pollution du site

 

 

Lien vers une vidéo traitant de  ce dossier :

http://www.dailymotion.com/video/xfigi5_fertiladour-europe-ecologie-aquitaine-conference-de-presse_news

 

 

Pour rappel, des déchets radioactifs en provenance de Fertiladour ont été enfouis dans la décharge Sita Fd  de Villeparisis.

 

Soutien des élus locaux de Seine et Marne et d’Ile de France

aux associations environnementales

pour obtenir  la lumière

sur l’enfouissement des déchets radioactifs

en provenance de Fertiladour

dans la décharge Sita Fd  de Villeparisis.

 

 

????

 

Vous comprendrez que cette liste est vide.

 

Articles sur le même sujet :

 

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-stockes-a-la-sita-fd-villeparisis-en-provenance-de-fertiladour-que-nous-cache-ton-60270388.html

http://adenca.over-blog.com/article-dechets-radioactifs-58853802.html

http://adenca.over-blog.com/article-fertiladour-le-canard-enchaine-n-y-passera-pas-ses-vacances-58529018.html

http://adenca.over-blog.com/article-seine-et-marne-stockage-de-dechets-radioactifs-a-la-sita-fd-de-villeparisis-57254711.html

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 21:17
Paru sur le site du Parisien 77 :
L’Unesco déplore l’urbanisation de trois secteurs, jusque-là inconstructibles, de la cité médiévale. Et demande à la ville et à l’Etat de faire marche arrière.

 Marine Legrand | 05.11.2010, 07h00

Provins risque-t-il de perdre son label patrimoine mondial de l’Unesco, qu’il détient depuis 2001? La cité médiévale est sur la sellette et pourrait être déclassée si elle rend constructible une partie de son territoire, comme le prévoit la mairie.
Le comité du Patrimoi
ne mondial de l’Unesco vient de voter une décision ferme dans laquelle il « regrette » la révision des deux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) de Provins, votée par le conseil municipal en octobre 2009.

Il « demande à l’Etat de revoir sa validation du projet afin […] d’éviter toute construction impactant négativement sa valeur universelle exceptionnelle et son intégrité » et de lui envoyer « les études d’impact de tout projet affectant le bien du Patrimoine mondial ».
Car la révision des ZPPAUP ouvrirait à l’urbanisation trois secteurs actuellement inconstructibles sur la ville haute et la ville basse, notamment au pied des remparts de la porte Saint-Jean, l’entrée principale de la cité fortifiée. U
ne partie de l’écran boisé préservant les vues du site et son caractère rural risquerait aussi de disparaître pour aménager la ZAC des Hauts-de-Provins.
L’U
nesco et l’Icomos (Conseil international des monuments et des sites) vont plus loin dans leurs critiques. Ils s’« interrogent » sur le fait que le préfet de Seine-et-Marne ait décidé « d’approuver la révision malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents », à savoir le chef de service départemental de l’architecture et du patrimoine et la commission régionale du patrimoine et des sites. « L’Etat a-t-il été soumis à des pressions telles qu’il fut obligé de rendre un avis favorable? On peut se poser la question », s’inquiète Marie-Paule Duflot, présidente de l’association Nature Environnement 77. « Le préfet a pris sa décision d’après des recommandations du ministère de la Culture », affirme-t-on à la mairie de Provins.
Du côté des associations de défense du patrimoi
ne, on jubile. Elles tentent depuis des mois de s’opposer à l’urbanisation de ces zones. Plusieurs ont même déposé un recours devant le tribunal administratif de Melun, toujours en cours. « Les huit grandes organisations d’utilité publique pour le patrimoine en France — le G 8 Patrimoine — viennent d’écrire en septembre au Premier ministre pour lui demander de bien faire appliquer cette décision de l’Unesco, se félicite Alain de La Bretèsche, secrétaire général de la fédération Patrimoine Environnement. J’ai l’impression qu’en France, on ne prend pas la mesure véritable de ces biens reconnus de valeur universelle. Une fois inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, certains ne font plus d’efforts. A Provins, ces projets ne sont pas considérables mais ils sont très gênants pour le patrimoine mondial. Le label de l’Unesco ne doit pas devenir un label au rabais. »

Le Parisien

 

 

lien vers l'article

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/provins-declasse-du-patrimoine-mondial-05-11-2010-1136385.php

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 14:22

 

Paru sur le site du CNIID :

Bilan du Grenelle : paroles, paroles, paroles...

http://cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=175&Itemid=19

 

20101102 grenelle paroles

 

Réduction des déchets : 

pourquoi nos élus ne prennent-t-ils pas l'exemple

  de l’Allemagne ?

 

 

  Quand les populations du Nord-Ouest 77

verront-elles fermer des décharges ?

   

Ici on prévoit plutôt d’en ouvrir :

3 demandes d’implantation de décharges sont en cours d’instruction

 Moussy le Neuf, Annet sur Marne, Trilbardou

  

 

 Article paru sur le site du CNIID :

 

Le bilan « déchets » du Grenelle vu par les associations :

3 ans de débats pour 3 rendez-vous ratés

1 - La prévention

L’objectif de –7 % de réduction des déchets sur 5 ans fixé par le Grenelle a toujours

été dénoncé par les associations comme très insuffisant au regard notamment du potentiel

réel de réduction de –39% (150 kg par habitant et par an – chiffres Ademe).

Priorité des priorités dans la bouche des décideurs durant le Grenelle, les mesures

sur la prévention ont minutieusement épargné les principaux responsables : les

producteurs de biens et les emballeurs. Nous sommes ainsi très loin des déclarations faites

par le ministre Jean-Louis Borloo qui déclarait en plein processus Grenelle : « Toutes les

mesures visant à taxer le suremballage seront prises ». On en attend toujours une seule…

Le seul article faisant référence à l’écoconception des produits a été purement et

simplement supprimé par la Commission du développement durable à l’Assemblée

nationale (Grenelle 2). Le Grenelle aurait dû être l’occasion de mettre en place des

mesures phares comme la réintroduction de la consigne sur les emballages, défendue par

les ONG depuis plusieurs années. Les nombreuses pressions industrielles dans les plus

hautes sphères ont finalement eu raison de la consigne. Deux députés de la majorité ont

même dénoncé le lobbying intense des industriels (minéraliers en tête) et « le

harcèlement » dont ils ont été victime en commission mixte paritaire.

2 - Le recyclage des déchets

Les derniers chiffres de l’été 2010 ont donné raison aux associations : l’objectif de

35 % de recyclage en 2012 était très insuffisant au regard du potentiel réel d’augmentation

de la part de ce mode de traitement en France. La dernière étude Ademe a montré que ce

taux était en réalité quasiment atteint dès le début du Grenelle en 2007 (34%) ! Pourtant,

le ministère soutenait dans le même temps qu’un objectif plus élevé de recyclage en 2012

aurait été trop ambitieux.

Autre preuve récente de la faillite partielle du Grenelle, le fonctionnement des

filières de responsabilité élargie des producteurs ne s’améliore pas. Les dernières semaines

ont montré qu’Eco-Emballages, éco-organisme puissant et influent, loin d’assumer ses

obligations issues du Grenelle (augmentation significative de sa part pour le financement

du recyclage des emballages), tente de limiter au maximum le montant des sommes à

reverser aux collectivités territoriales. Fait unique depuis la création d’Eco-Emballages, les

collectivités ont claqué la porte des discussions sur le futur agrément devant le refus de

l’éco-organisme de respecter ses engagements. Une sacrée tâche sur l’immédiat après-

Grenelle.

3 - L’incinération et le stockage

Le temps paraît loin où le Président de la République déclarait : « la priorité ne sera plus

donnée à l’incinération mais au recyclage des déchets » (octobre 2007).

Pour les ONG, le Grenelle ne saurait être une fin en soi : le moratoire national soutenu par

toutes les grandes associations n’ayant été décidé au niveau national par manque de

courage politique, la mobilisation se poursuivra au niveau local. L’idée du moratoire a fait

son chemin dans les réflexions de nombreux élus au cours des débats (des amendements de

parlementaires l’ont même soutenu au cours du processus).

Le décalage entre les belles annonces faites par le ministre et les réalités sur le terrain est

énorme : des dizaines de projets d’incinérateurs sont en effet en cours (Pas-de-Calais,

Oise, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Corse, Bouches-du-Rhône,…), sans compter

les nombreux projets de décharges. Le Cniid a pourtant montré que si la France avait le

même taux de recyclage que l’Allemagne (64%), notre pays pourrait fermer 65

incinérateurs et 130 décharges. Au lieu de cela, la France cherche à en construire de

nouveaux.

La taxation de l’incinération et du stockage (Tgap), mesure importante du Grenelle sans

toutefois être révolutionnaire (déjà pratiquée dans plusieurs pays Européens) a été

détricotée au cours des deux dernières lois de finances. Avec des taux de taxation parfois

10 fois inférieurs à ce qui avait été décidé, elle a perdu aujourd’hui son effet incitatif au

développement du recyclage et à la réduction des quantités enfouies et incinérées. Sous

les coups de butoir de la majorité parlementaire, la question se pose même de savoir si la

Tgap survivra à la prochaine loi de finances…

La transition vers une politique déchets moins émettrice de gaz à effet de serre et plus

préservatrice de nos ressources est décidément loin d’être assurée.

 

Lien vers l’article :

http://www.cniid.org/espace_telechargement/actualite/20101102_synthese_grenelle_dechets.pdf

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 20:46

Barendrecht (Pays-Bas) :

Les élus locaux soutenaient la  population

opposée au stockage de CO2.

Le nouveau gouvernement

 renonce au projet

Paru sur le site Romandie News :
Les Pays-Bas renoncent à un projet de stockage de CO2

LA HAYE - Les Pays-Bas renoncent à un projet de champ gazier destiné à stocker du CO2, à partir de 2012, sous la ville de Barendrecht, près de Rotterdam (ouest), en raison notamment du manque de soutien de la population locale, a annoncé jeudi le ministère des Affaires économiques.

"Le retard de près de trois ans du projet de stockage de CO2 et le manque total de soutien local sont les raisons principales de l'abandon", a déclaré Maxime Verhagen, le ministre des Affaires économiques dans une lettre adressée à la chambre basse du parlement.

Le pétrolier Shell envisageait de capturer puis de stocker une partie des 5 mégatonnes de CO2 émis chaque année par sa raffinerie de Pernis, à une quinzaine de kilomètres de Barendrecht.

Le CO2 devait, à partir de 2012, être acheminé par un gazoduc et injecté après compression, à raison de 300.000 tonnes par an pendant 30 ans, dans le grès d'un gisement de gaz exploité depuis 1997 et presque épuisé, à 1.800 mètres de profondeur.

Le gouvernement précédent avait, en novembre 2009, provisoirement autorisé le projet mais laissé la décision finale au nouveau gouvernement, entré en fonction en octobre.

"C'est dommage", a commenté à l'AFP Wendel Broere, un porte-parole de Shell, tandis que Greenpeace s'est dit "content".

"Maintenant que le déversement de CO2 disparaît de l'agenda politique, il y a à nouveau de la place pour les investissements dans l'économie d'énergie et l'énergie propre", a souligné l'organisation écologique dans un communiqué.

Les Pays-Bas, qui ont émis environ 170 mégatonnes de CO2 en 2009 et dont la capacité totale de stockage s'élève à 1.600 mégatonnes, ne comptent encore aucun champ de CO2 souterrain.

Un projet dans des réservoirs de gaz épuisé sous des pâtures dans les provinces de Groningen, Friesland et Drenthe (nord) est à l'étude.

(©AFP / 04 novembre 2010 17h49)

 

Lien vers l’article : http://www.romandie.com/infos/news2/101104164916.ar36yr1n.asp

 

 

 Articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-pays-bas-les-riverains-opposes-au-projet-de-stockage-co2-a-barendrecht-39678459.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-projets-de-captage-co2-les-elus-qui-soutiennent-la-population-42295188.html

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:10

Déchets radioactifs enfouis à Villeparisis

à la SITA FD 

 en provenance des Pyrénées Atlantiques

de l’usine Fertiladour

 

Que nous cache-t-on ?

 

La  Sita FD  Villeparisis et la DRIEE 77 (ex DRIRE) n'ont pas accepté de fournir  une copie du dossier d’acceptation  des déchets radioactifs Fertiladour à la représentante de Nature Environnement 77 à la CLIS, cette fédération d'associations environnementales a demandé par lettre recommandée à Monsieur le Préfet de Seine et Marne une copie du dossier, sans réponse à ce jour.

   

Des associations environnementales du 77 et 93 ont demandé à être reçues par l’Andra http://www.andra.fr/ , sans réponse à ce jour.

 

 

 

Paru sur le site EITB :

Contamination radioactive

Fertiladour signe l'échec d'un ''cabinet noir'' de la Région Aquitaine

Ramuntxo Garbisu - 04/11/2010 | eitb.com | Commentaires:

1

1

L'enchainement des verrous protégeant l'achat des terres contaminées de Fertiladour ne peut relever d'une seule convergence "intellectuelle" avec l'industriel, comme détaillé ci-dessous.


Fertiladour a contaminé des services de l'Etat aux responsables aquitains du Port de Bayonne (EITB)

La contamination par de la monazite radioactive des terrains de l'ancienne usine Fertiladour (groupe Agriva) du port de Bayonne (entre 1973 et 1992) est, certes, un problème de santé publique et d'atteinte à l'environnement, mais ce dossier révèle également une stratégie occulte et concertée des services de l'Etat et de ceux, décentralisés, du Conseil Régional d'Aquitaine dans la zone portuaire basque.

Depuis la révélation sur la place publique de ce scandale par le CADE en 1997, tout aura été mis localement en oeuvre pour permettre à l'industriel d'échapper au principe du pollueur-payeur, pourtant voté le 25 juin 2009, et d'abuser ainsi la vigilance de l'exécutif aquitain.

Présent depuis le début jusqu'à aujourd'hui, Michel Amiel, de la DREAL (ex-DRIRE), en aura été l'élément clé : en place depuis 1983 (un record de présence pour un agent assermenté), soit au milieu des "années monazite", l'inspecteur chargé du contrôle du site a accepté de fermer les yeux sur la volonté préfectorale qui, à partir de 1998, avait clairement indiqué la procédure contraignante de dépollution des 7 hectares concernés.

Que cela soit dans l'abandon de la clause de surveillance de l'activité massique de la terre (fixée à 5 becquerel par gramme) à la gestion "maison" des 420 tonnes de terres les plus contaminées, Michel Amiel a laissé l'industriel piloter la phase de masquage de la pollution, lui laissant un délai de 10 ans au lieu des 4 mois exigés, ou acceptant de le voir ne plus mesurer la pollution radioactive de la nappe phréatique.

Le 29 mars 2010, Stéphane Gubert, Directeur de l'Unité des Etudes Infrastructures portuaires, entre en scène pour vider de son sens la contre-étude indépendante demandée et votée à l'unanimité par les élus aquitains le 25 juin 2009.

Dans son bureau, il rédige le cahier des charges contradictoire avec l'aide de Michel Amiel, mais également avec l'aide de l'industriel, "invité" à en accepter les termes, et à en suggérer l'oubli de certaines dispositions trop contraignantes.

Il élimine donc l'obligation de mesurer les principaux composants radioactifs dans l'eau (en particulier le Radon 226 et l'Actinium 228), puis proscrit l'analyse du sous-sol des terrains, que cela soit en carottages ou en mesure au contact du bouclier de graviers et scories pourtant disposés sur 25.000 m2 (soit le tiers du site).

Responsable du choix final du candidat retenu, il intervient ensuite pour écarter grossièrement la candidature redoutée du laboratoire de la CRII-RAD, privilégiant l'autre candidat, le laboratoire de l'ACRO, de Caen.

En mai 2010, c'est sous la responsabilité de Pascal Agostini, Chef du Développement et Exploitation du Port de Bayonne, que, "par précaution", disparait du vote prévu le 14 juin 2010 la clause suspensive des conclusions contradictoires.

Comme le précisent ses affectations, il prépare pour cela un texte à destination de la Commission permanente, où le mot "radioactivité" n'est pas cité une seule fois, où les trois arrêtés préfectoraux contraignants ne sont pas mentionnés, et où est produite une cartographie du terrain ne faisant apparaitre aucune pollution des sols.

La ficelle est un peu grosse, comme la rédaction d'eitb.com l'avait révélé, et le vote est reporté à septembre, dans une ambiance rendue électrique du fait de la communication orale en interne, fin juillet 2010, des premiers constats très alarmistes effectués par l'ACRO sur le site.

Présenter la pollution comme "des traces de radioactivités résiduelles" n'a aucun sens, quand 8 à 11.000 mètres cube de terres contaminées sont encore présentes sur le terrain, et que cela n'est un secret pour personne sur le Port depuis le rapport ANTEA de 1998.

Alors que, à la sortie de l'été, doit être remis au Président Alain Rousset un premier bilan d'étape par l'ACRO, c'est au tour de Daniel Province, le Directeur des Infrastructures Transports Durables de la Région, de rentrer en scène, pour discréditer l'ACRO et ses futures conclusions pressenties comme accablantes, par un courrier interne incitant à une "attitude pragmatique".

Le 1er septembre 2010, il signe une lettre de pur lobbying insistant sur le seul aspect économique du rachat des terrains de Fertiladour, mettant en garde le Président sur le risque que l'ACRO puisse "glisser vers une contre expertise de l'instruction menée par la DREAL".

"Est-ce mieux pour l'intérêt général ?", s'interroge-t-il, quand lui privilégie l'option de "conclure le plus rapidement possible" l'achat des terrains de Fertiladour par la Région.

Malgré cela, le 6 septembre 2010, le Président de Région prend connaissance d'une situation de contamination radioactive particulièrement contradictoire avec toute la "littérature" existante.

Il annule dans l'heure le principe de l'acquisition du terrain, loin, très loin même, de représenter "une opportunité économique" pour le développement industrialo-portuaire de la zone bayonnaise.

L'industriel se retrouve donc devant l'obligation de s'expliquer sur 10 ans de procédures insuffisantes qui justifieraient la notion de  "dépollution" du site, et voit s'éloigner le chèque de 6 millions d'euros, dont on espère qu'il n'était attendu que par la société Agriva Fertiladour.

Les premières voix outrées viendront du sous-Préfet des Pyrénées Atlantiques, qui, le 15 septembre 2010, dénonce une "polémique outrancière et inacceptable", puis du délégataire du Port, la CCI de Bayonne, qui, le 27 septembre 2010, par la voix de son Président Jean-Marie Berckmans, critique ouvertement "la mode des études indépendantes".

La divulgation à la presse, mercredi 3 novembre 2010, du rapport final de l'ACRO par les élus aquitains d'Europe-Ecologie fait sortir de sa réserve le conseiller régional socialiste de Bayonne, Matthieu Bergé, qui fustige le jour-même "la divulgation sans aucun contrôle d'informations, de nature non seulement à semer le trouble dans l'opinion publique, mais surtout à mettre en cause la probité d'agents assermentés de l'Etat et d'agents territoriaux au service quotidien de l'intérêt général".

Une question centrale et grave, en effet, quand les riverains et les salariés de l'usine Fertiladour attendent que soient clarifiées les responsabilités des uns et des autres.

De l'industriel contre lequel aucune amende n'a jamais été prononcée, aux "agents assermentés" tenus de respecter comme il se doit l'article 19 de la loi N°2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire.

Il en va sans doute de la capacité de l'exécutif aquitain à poursuivre les yeux grand ouverts son ambition d'un "Port de Bayonne exemplaire dans son développement durable".

Lien vers l’article :

http://www.eitb.com/infos/environnement-et-science/detail/534319/fertiladour-signe-lechec-dun-cabinet-noir-region-aquitaine/

 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 14:14

Extrait article paru sur le site Villesurterre :

 

Enquête sanitaire : résultats

 

Écrit par La Q.V.   

19-10-2010

20 octobre 2010

Excès de cancers du poumon autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de l’ANDRA Soulaines.

C’est officiel, l’ARS Champagne-Ardenne (Agence Régionale de Santé) vient de communiquer lors de l’Assemblée Générale de la CLI (Commission Locale d’Information) de Soulaines, et lors de la réunion du Comité de Suivi, qui a eu lieu dans la foulée, les résultats de l’enquête sanitaire menée depuis 2 années par l’InVS (Institut National de Veille Sanitaire)

Des cancers du poumon... bizarre non ?

Radon ?

Plutonium ?

Est-ce qu’on fumerait plus autour d’une poubelle nucléaire ?

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque très vite les épidémiologistes ont expliqué que “ce type d’études présente des limites qui font que les résultats doivent être interprétés avec prudence”.

Sans entrer dans les détails, pour l’instant, l’étude a consisté à comparer le risque de mortalité et de morbidité par cancer
pour la population vivant dans un rayon de 15 km autour du CSFMA de Soulai
nes
et pour la population des départements de l’Aube et de la Haute-Mar
ne.

Selon qu’il s’agit de mortalité, de morbidité, d’adultes, d’enfants, de cancers ou de leucémie, les périodes de références sont :
1993-2007
2005-2008
2000-2007

Après avoir tenté d’expliquer au public les notions de risque relatif, d’intervalle de confiance, de variabilité, de facteur de confusion,
après avoir expliqué les sources d’informations (CépiDc , PMSI , registres des cancers de l’enfant, données démographiques et socio-économiques,
un docteur lance enfin les tableaux de chiffres, selon les pathologies.

Pour l’ensemble des pathologies, si les RR (Risque Relatif) sont presque tous supérieurs à 1,
ce qui signifie qu’on a dénombré u
ne proportion plus grande dans la zône des 15 Km que dans les deux départements,
l’IC95%, (l’intervalle de confiance) invalide les résultats.

Un seul cas peut être pris en compte, le cancer du poumon : 

L'étude révèle qu'il y a 1,28 fois plus de cancers du poumon chez l'homme - mais pas chez la femme - dans la zone définie que dans les départements témoins.

Mais immédiatement les épidémiologistes nous expliquent que si l’on retranche ou si l’on ajoute une année à la période, ou si on modifie de 2 km le rayon, l’écart significatif disparaît.

Bien fragile tout ça !

Il est à noter au niveau de la forme que le mode de communication de ces résultats a été” chamboulé” en dernière minute, à la demande de Monsieur le Préfet de l’Aube.
C’est clair : la communication des résultats de cette étude “échappe à l’INVS... ça vient d’en haut !”

Espérons qu’il n’en est pas de même pour le contenu de l’étude, qui
ne peut être que professionnelle, sincère,

 véridique, non adaptée... aux enjeux nucléaires dans la région.

D’autant plus que les zones de références ont été modifiées.
On devait s’intéresser aux zo
nes inondées de la Voire (qui reçoit les rejets du bassin d’orage du CSA)
Etonnant aussi : les cancers de la prostate, du larynx, du pharynx, et du pancréas ont été oubliés dans l’étude, alors qu’ils figurent dans celle du Tricastin ?

Et on est en droit de s’éton
ner de la présence exceptionnelle à cette réunion de la CLI, de 8 h à 10 h, du Préfet de l’Aube, de la Sous-Préfète de Bar-sur-Aube, et du Sous-Préfet de Saint-Dizier !

Et dans l’actualité que nous connaissons, ces trois représentants de l’Etat sont restés pour assister à la réunion du Comité de Suivi, de 10 h à 12 h !!!

Bizarre, non ?

 

 

Rappelons que, depuis 2006, suite aux constatations et aux alertes répétées de Michel GUERITTE, le Collectif Les Citoyens du Coin, animé par Louise BERTHELOT, avait décidé d’intervenir auprès des élus haut-marnais, au coursde l’été 2007, pour obtenir une enquête.

Et grâce aux Citoyens du Coin, située en Haute-Marne, l'enquête jugée inutile par les élus aubois, l'enquête a pu avoir lieu, puisque les élus aubois ne faisaient rien.

Dés 2006, La Q.V. avait dénombré dans 11 communes sous les vents dominants du CSA de Soulaines, 5 fois plus

 de cancers de la thyroïde, par rapport aux chiffres communiqués par Claire SCHWARTZ, responsable du Registre des cancers Thyroïdiens de la Marne et des Ardennes.

 

Par ailleurs l’étude des ventes de Lévothyrox, (hormone de synthèse pour les malades de la thyroïde), dans les pharmacies locales donnaient également des ratio bien supérieur à un échantillon de pharmacies de l’hexagone,

 et des pourcentages bien supérieurs aux 2,32% de la population française.

Enfin on constatait un nombre anormal de cancers du colon – prostate – vessie – pancréas, etc...

Dés 1995, le CEDRA avait dénoncé l’existence de rejets illégaux, et avait diligenté en 2006 u
ne étude financée par la Région et confiée à la CRIIRAD,étude qui a aboutit à un rapport accablant !

Au moment même où l’Aube et la Champag
ne-Ardenne sont ciblés par l’ANDRA pour stocker en profondeur
des déchets FA-VL  dans u
ne des 11 communes auboises candidates,
des déchets MA-VL et HA-VL à BURE ,et pour entreposer des déchets FA-VL et MA-VL à Morvilliers
les résultats de cette enquête pose toujours le problème de la confiance que l’on peut accorder aux activités de l’ANDRA.

Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui l’ANDRA
ne s’est intéressé qu’à l’impact théorique (lire page 3), de ses rejets,

 en faisant toujours référence à une population virtuelle, qui vivraient en autarcie dans une zone située sous les vents dominants et en bordure du ruisseau, les Noues d’Amance...

Marie-Claude DUPUIS, directrice de l’ANDRA avait même déclaré le 3 avril 2007 devant la caméra de france3,

 qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !

Nicolas DHUICQ, député-maire de Brien
ne-le-Château, où se trouve le terminal ferroviaire de l’ANDRA, a toujours clamé qu’il ne faut pas voir le nucléaire avec des yeux négatifs , et a déclaré le 17 octobre, à propos d’une

 éventuelle contamination nucléaire, “qu’il faut sortir des fantasmes” .

Les associations locales et tous ceux qui le souhaitent vont s’employer à trouver les moyens de démontrer

 le contraire. En effet, comme beaucoup de scientifiques, on est en droit de considérer qu’il y a, dans le

Soulainois un cumul de faibles doses : celles des retombées de nuage de Tchernobyl, et celles des rejets

quotidiens de l’ANDRA.

Les récentes actions juridiques menées contre l’ANDRA par le CIVC (Comité Interprofession
nel du vin de

Champagne) qui refuse la présence de rejets radioactifs à 9 km du vignoble de champagne, prennent maintenant

 une nouvelle dimension.

 

 

Lien vers l’article : http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 18:16

Provins

va-t-il perdre son statut

de patrimoine mondial de l'UNESCO ?



  provins-janvier-2009-011

 

 

  Site UNESCO patrimoine mondial :

 

Extrait COMITÉ DU PATRIMOINE MONDIAL Trente-quatrième session

Brasilia, Brésil 25 juillet - 3 août 2010 

 

……

Provins, ville de foire médiévale (France) (C 873 rev)

……

Problèmes de conservation actuels

 

En février et septembre 2009, des informations ont été portées à la connaissance du Centre du patrimoine mondial par deux associations exprimant leur vives préoccupations quant à la révision des deux Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), l’une sur la Ville Haute et la seconde sur la Ville Basse, pouvant affecter la protection du bien du patrimoine mondial.

En conséquence, le 26 février et le 30 septembre 2009, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l'État partie leurs commentaires à propos de cette révision. Le 23 décembre 2009, un rapport a été remis par la Délégation permanente de la France auprès de l'UNESCO. Ce rapport précise que le maire de Provins a décidé la mise en révision des deux ZPPAUP afin de pouvoir ouvrir à l’urbanisation trois secteurs actuellement inconstructibles dans le Plan local d’urbanisme et protégé par les deux ZPPAUP. Ainsi, deux projets de constructions sont envisagés dans la zone tampon du bien: 1) au pied des remparts en zone inconstructible (porte de Saint-Jean), 2) aux Courtils en zone inondable.

Dans son rapport, l’Etat partie reconnait que ce projet de révision soulève certaines difficultés:

 

a) Les deux accès prévus pour relier la zone d’aménagement projetée pour 700 logements sur les Hauts de Provins avec la ville devraient traverser un secteur boisé de la ZPPAUP et ainsi modifier, voire supprimer une partie de l’écran boisé qui permettent de préserver les vues du site inscrit au patrimoine mondial et de maintenir le caractère rural de ses abords ;

 

b) La création d’une zone constructible nouvelle dans le hameau « Les Courtils », par ailleurs accompagnée d’une protection au titre des espaces boisés classés, risque d’affecter également la valeur du bien. Elle entraînerait un fort risque de « mitage » sur la périphérie du bien par des demandes similaires sur les autres hameaux ;

 

c) La création d’une zone constructible à la porte Saint-Jean, l’une des principales entrées de la ville fortifiée, et à proximité immédiate du bien, pour permettre le déplacement d’un hangar au bénéfice d’une entreprise de maçonnerie, aurait un impact majeur, et porterait une atteinte irréversible à la protection d’ensemble du bien.

  

Le rapport de l’Etat partie souligne qu’en dépit des avis défavorables du chef de service départemental de l’architecture et du patrimoine, et de la Commission régionale du patrimoine et des sites en juin 2009, le Préfet de Seine-et-Marne a émis le 23 juillet 2009 un avis favorable à la révision de ces ZPPAUP.

 

Le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS remercient l’Etat partie de son rapport objectif qui met clairement en exergue les impacts potentiels des nouvelles constructions dans le cadre des ZPPAUP révisées sur la valeur et l'intégrité du bien, et partage les préoccupations qui y sont exprimées. Il est à noter que le dossier de nomination de ce bien évoquait les ZPPAUP comme une des mesures garantissant la protection et la gestion du bien et de son voisinage immédiat. Par conséquence, le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS considèrent que toute mesure affaiblissant la protection du patrimoine mondial ne semble guère judicieuse. Aussi ils interrogent sur le fait que les autorités aient décidé d’approuver la révision des ZPPAUP malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents.

Il s'agit là d'un problème qui nécessite une analyse approfondie des besoins de la commune afin d'établir un équilibre entre les besoins exigés par la conservation pour maintenir la valeur universelle exceptionnelle du bien et les demandes d'une commune en évolution.

 

Projet de décision: 34 COM 7B.84

Le Comité du patrimoine mondial,

 

1. Ayant examinéle document WHC-10/34.COM/7B;

 

2. Prend notedes informations fournies par l'État partie en réponse aux préoccupations suscitées par la révision des Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) ;

 

3. Regrettela décision concernant la révision des ZPPAUP, malgré l’avis défavorable des services régionaux compétents, affaiblissant ainsi la protection du bien dans son ensemble ;

 

4. Demandeà l'État partie de revoir la décision concernant la révision des ZPPAUP afin de garantir une protection juridique satisfaisante et des procédures d'autorisation adaptées au statut du bien et de sa zone tampon, et d’éviter toute construction impactant négativement sa valeur universelle exceptionnelle et son intégrité;

 

5. Demande égalementà l'État partie de remettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations, au Centre du patrimoine mondial les données détaillées et les études d’impact de tout projet affectant le bien du patrimoine mondial, pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et l'ICOMOS avant d'accorder toute autorisation irréversible;

 

6. Demande en outre à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.

 

 

Lien vers le document : WHC.10/34.COM/7B pages 167, 168

http://whc.unesco.org/fr/sessions/34COM/documents

 

 

Sur le même sujet :

-http://adenca.over-blog.com/article-nature-environnement-77-depose-un-recours-contre-le-projet-de-construction-pres-des-remparts-42561732.html

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:14

Article paru sur le site Environnement 2B :

Quand les pollueurs européens arrosent les sénateurs américains

Publié par Rédaction le 27/10/10 dans la catégorie Air. Surveiller les réactions RSS 2.0.
© Enviro2B - Tous droits réservés

Dans son dernier rapport publié hier, le Réseau Action Climat d'Europe révèle que les firmes parmi les plus polluantes d'Europe, les allemands Bayer et BASF mais aussi les français Lafarge ou GDF Suez, auraient financé pour plus de 306.000 dollars les campagnes de sénateurs américains connus pour nier les effets du réchauffement climatique.

Le Réseau Action Climat frappe fort avec la publication hier de son dernier rapport. En effet, dans ce dernier il accuse les plus gros pollueurs européens, et notamment les géants allemands de la chimie  Bayer et BASF, mais aussi les français Lafarge et GDF Suez, de jouer un double jeu.

D'un côté, ces firmes auraient verser d'importantes sommes d'argent, le RAC évoque la somme de 360 000 euros, à des sénateurs américains connus pour nier les effets du réchauffement climatique et opposés à une loi sur le climat. Ces fonds auraient servis la campagne de ses politiciens pour leur campagne de mi-mandat qui se déroule actuellement aux Etats-Unis. De l'autre,  le rapport explique que ces firmes "font en même temps du lobbying contre des réductions drastiques des émissions de GES en Europe avec l'argument qu'il ne faut rien faire avant une action des Etats-Unis en la matière".

"Un sabotage à l'échelle mondiale"

Selon les chiffres avancés par ce groupement d'ONG, Lafarge aurait versé 34 500 dollars et GDF Suez

 21 000, les allemands BASF et Bayer respectivement 61 500 et 108 1000 dollars. Le RAC accusent alors ces firmes  de "double jeu" et de "sabotage à l'échelle mondiale parce que l'absence d'action aux Etats-Unis a été l'une des principales raisons de l'échec" du Sommet de Copenhague en décembre dernier".

Le versement de telles sommes s'expliquerait par le refus des industriels de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% à 30% avant 2020. Le RAC évoque "les profits extraordinaires que vont réaliser ces entreprises entre 2008 et 2012 compte tenu des objectifs de réduction actuels au niveau européen et du laxisme du marché des émissions" des gaz à effet de serre. Selon l'ONG britannique Sandbag, membre du réseau Action Climat Europe, le montant estimé de ces gains atteindrait près de 18 milliards d'euros, 330 millions pour le seul Lafarge.

 

Lien vers l’article : http://www.enviro2b.com/2010/10/27/quand-les-pollueurs-europeens-arrosent-les-senateurs-americains/

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 18:48

NORD-OUEST SEINE ET MARNE :

 DEPOTOIR DE L’ILE DE FRANCE ?

  

 Carte des décharges et incinérateurs existants déjà autour de Claye-Souilly

  BelleSeineEtMarne.png  

 

La série continue !!!!

 

Combien de décharges vont encore s’implanter

au Nord-Ouest du 77 ?

 

3 demandes actuellement en cours d’instruction

à la D.D.T. (1)

se situent au Nord-Ouest 77

autour de Claye-Souilly :

 

 

- Moussy le Neuf  "Grande Borne" (Sté ECT)

 - Annet sur Marne (Sté DTP)

 - Trilbardou  "les sables sud" "Les Granges" (Sté Vitrans)

 

 (1) Direction Départementale des Territoires

 

Lien vers le site DDT :

http://www.seine-et-marne.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=157

 Articles sur le même sujet :

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-seine-et-marne-terre-d-accueil-de-tous-les-dechets-56597380.html

http://adenca.over-blog.com/article-decharge-classe-3-de-fresnes-sur-marne-77-pres-de-la-future-ecole-maternelle-54345902.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-seine-et-marne-encore-des-dechets-le-cas-de-cregy-les-meaux-54735995.html

 

http://adenca.over-blog.com/article-nord-ouest-seine-et-marne-encore-des-dechets-le-cas-de-coupvray-54736300.html

 

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