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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 10:26

Extrait article paru dans dd magazine :

 

À Cancun le charbon devient deux fois plus propre

 

Écrit par Yves Heuillard  Le 13 décembre 2010

 

En même temps que la 16ème conférence des parties (COP16) sur le réchauffement climatique se tenait aussi à Cancun la sixième Conférence des parties du Protocole de Kyoto (CMP6). A cette occasion la technologie de capture et de stockage du carbone (CSC), devient éligible aux mécanismes de développement propre (MDP), donnant au charbon, le combustible fossile le plus polluant du monde, un statut de carburant super propre. Explications [photos Tomas Weyburn/Pollen Media]

Les technologies de capture et de stockage du carbone CSC consistent à séparer puis à capter le CO2 lors d'un processus industriel, avant, pendant, ou après la combustion de l'énergie fossile, puis à compresser ce CO2 et à l'enfouir sous terre. Cette technologie est particulièrement adaptée au centrales électriques au charbon (de loin les plus polluantes) les rendants sinon "propres" comme le vendent les industriels, du moins plus acceptables (le CO2 est le moindre des polluants du charbon).

Mais la technologie est coûteuse, entraîne une surconsommation de charbon de 20 à 30 % et présente des risques : fuites, pollution des nappes phréatiques, modification de la sismicité locale. Toutes les explications sont fournies dans notre article complet "CSC : Capture et Stockage du CO2. De quoi s'agit-il ?" avec la position des scientifiques, des industriels, et des associations de défense de l'environnement.

Dans cet article nous concluions sur le risque de voir la CSC éligible au mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto dont le principe est le suivant : quand un pays industrialisé investit dans un projet de réduction des émissions dans un pays en voie de développement, il peut gagner des crédits d'émissions, autrement dit des droits à polluer, gratuitement donc, dans son pays d'origine.

Sur le même sujet

Contrairement à l'investissement dans une centrale hydraulique par exemple, il faut bien comprendre que dans une installation avec CSC, le CO2 est bien émis, puis neutralisé. L'installation compense sa propre émission. Elle évite de payer pour émettre du CO2, puisqu'on l'enfouit. Dit autrement, elle s'achète son propre droit à polluer. De notre point de vue donc la CSC doit être, tout au plus, neutre.

Mais à Cancun on en a décidé autrement. Une centrale à charbon européenne pourra compenser ses émissions par une centrale à charbon chinoise avec CSC. Pour nous il s'agit d'une double compensation, un jackpot environnemental d'autant plus inquiétant, que le gaz carbonique étant sans odeur, sans saveur et sans danger, le risque de tricherie, ou de laxisme, est gigantesque.

Les rédacteurs du texte de la sixième Conférence des parties du protocole de Kyoto ne s'y trompent d'ailleurs pas. Le texte impose des garanties, des assurances, des précautions en cas de fuites (le mot est mentionné à chaque page), en cas de dégâts à l'environnement ou de problèmes de santé public, avec la possibilité d'en transférer in fine la responsabilité aux états une fois les réservoirs géologiques remplis par les industriels. Merci pour le chèque, on vous laisse le bébé pour 100 000 ans...

Voir le texte original de la décision : Carbon dioxide capture and storage in geological formations as clean development mechanism project activities.

Les photos de cet article ont été prise à la station expérimentales d'enfouissage de CO2 de Weyburn dans la province du Saskatchewan, au Canada. Les installations sont celles de l'entreprise Encana.  

  

 

Lien vers l’article : http://www.ddmagazine.com/201012132068/Actualites-du-developpement-durable/A-Cancun-le-charbon-devient-deux-fois-plus-propre.html

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 12:05
Extrait article paru sur le site Yonne Lautre :
Eau Bouteille ou Robinet Brèves Le scandale des bouteilles plastique

mercredi 8 décembre 2010 par Administrateurs du site

Voir aussi :
Eau et cancer : les pouvoirs publics doivent agir
Eau Brèves Actions

 

  • Eau Bouteille ou Robinet Brèves Le scandale des bouteilles plastique

8 décembre 2010, par Administrateurs du site

Des chercheurs d’un laboratoire indépendant ont prouvé que certains composants des bouteilles plastique pouvaient migrer dans leur contenu. On y trouve ainsi des phtalates et des combinaisons chimique telle que le DEHP, DIDP, DINP... autant de substances répertoriées comme très dangereuses pour la santé.
Les résultats de cette étude posent de réelles questions sur la dangerosité des récipients et de tout ce qui est en plastique en général, regardez un extrait du reportage de France3 sur le sujet :

http://pourunmondedurable.blogspot....

………

 Lien vers l’article : http://yonne.lautre.net/spip.php?article3430

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:50
Site classé SEVESO haut recherche terre d’accueil
Après la Zone Industrielle Mitry-Compans
qui compte
6 sites classés SEVESO
dont 2 SEVESO Haut
aujourd’hui c’est
 Savigny-Cesson qui devrait accueillir
un second site SEVESO Haut.
Créer des emplois en Seine et Marne : oui,
mais pas dans les activités les plus polluantes et les plus dangereuses.
Paru sur le site Le Parisien. fr 77 :
SAVIGNY - CESSON
Les sites Seveso prétendus « sans risques »
Deux sites Seveso seuil haut l’un à côté de l’autre ne présenteraient pas de risques pour le voisinage, d’après l’enquête publique.Une déclaration qui fait bondir les riverains mobilisés.

MARINE LEGRAND | 20.12.2010, 07h00

Non, vivre à côté de deux sites Seveso seuil haut n’est pas dangereux en cas d’incendie et ne diminue pas la valeur des maisons voisines. C’est l’avis du commissaire-enquêteur à propos de la présence des entrepôts Seveso Norbert-Dentressangle et Kuehne & Nagel dans la ZAC des Saints-Pères à Savigny-le-Temple, à la frontière de Cesson.

Il vient de rendre son rapport dans le cadre de l’enquête publique menée pour passer le site Dentressangle de Seveso seuil bas à seuil haut. « Il rejette l’ensemble des remarques faites lors de l’enquête publique ! » s’étrangle Jean-François Dupont, président de l’Association de défense des intérêts des riverains de la ZAC.
Un vrai camouflet pour les habitants, les élus et les associations qui se battent depuis des mois contre la transformation de cette zone d’activités en Sevesoland. La plupart craignent pour leur santé en cas d’incendie ou d’explosion. Ils sont des centaines à vivre à proximité des entrepôts. Il y a aussi deux écoles et un centre commercial.
Norbert-Dentressangle et le commissaire-enquêteur balaient ces craintes d’un revers de manche. Un panache de fumée n’atteindrait les habitations qu’« en cas d’incendie général », minimise Norbert-Dentressangle. Et si cela arrive, « le panache de fumée s’élève rapidement du fait même de la température de l’incendie et se disperse en se rabattant sous l’effet des vents jusqu’au niveau des sols, avec une concentration qui ne présente plus aucun danger pour la santé », rétorque Jean-Pierre Lavoillote, le commissaire-enquêteur. Avoir deux sites Seveso seuil haut l’un à côté de l’autre ne présente pas de risque renforcé, d’après eux : « Aucun effet domino sur les établissements voisins actuels ou futurs », estime Jean-Pierre Lavoillote. « Aucune incidence sur les habitations ou sur d’autres installations », lâche laconiquement Norbert-Dentressangle.
Et pas de risque de voir la valeur des maisons voisines baisser : « Kuehne & Nagel et Norbert-Dentressangle sont déjà classés Seveso, l’impact à prévoir est donc nul », dédramatise le commissaire-enquêteur. L’homme rappelle que, si l’entreprise ne peut augmenter le stockage de ses produits dangereux à Savigny et donc passer en Seveso haut, elle risque de « quitter les locaux », avec les salariés actuels et les 20 embauches prévues. Une menace économique qui ne déstabilise pas pour autant les associations. L’Adir vient de lancer une pétition en ligne* contre les sites Seveso haut à Sénart.
* Pétition sur www.mesopinions.com.

 

Lien vers l’article : http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/les-sites-seveso-pretendus-sans-risques-20-12-2010-1198043.php

 

Lien vers la pétition : http://adirsp.over-blog.com/ext/http://www.mesopinions.com/Stop-aux-sites-Seveso-haut-a-Senart-petition-petitions-59e3303bd4f379ebd8f5e29cf0e0bcf8.html

 

 Lien vers le site de l’association Adir : http://adirsp.over-blog.com/

 

  Pour aller plus loin : http://adenca.over-blog.com/article-mitry-mory-violent-incendie-pres-d-une-usine-seveso-51168554.html

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:37

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

Extrait article de G. Leroy

 

LE SOL ET  LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

 

La Brie était originairement couverte d’épaisses forêts dont la culture latine commença le défrichement. Les Romains, agriculteurs plus habiles que les Gaulois,  rendirent productive cette fertile contrée, et s’appliquèrent à assainir les lieux encore inhabités

 

La possession du sol et sa valeur en ces temps éloignés n’offrent que des données incertaines. Mais, à partir de l’établissement des races germaniques, l’état des terres, étroitement lié à l’état des personnes, est plus connu. Les provinces que les nouveaux conquérants s’étaient appropriées furent distribuées à l’infini, soit pour une période déterminée, soit à titre définitif, sous des obligations qui variaient selon la nature de la concession. Ce fut ainsi que la propriété se constitua, en même temps que la féodalité reçut sa consécration. Les territoires, dont la culture laissait espérer de fructueux résultats et qui avaient été l’objet des premiers défrichements, devenus l’apanage des feudataires, passèrent bientôt, pour partie, entre les mains du clergé, qui faisait servir son influence toute puissante à l’accroissement de ses richesses.

Les vastes propriétés qui, sous l’ancien régime, appartirent aux deux grands pouvoirs de l’Etat, c’est-à-dire les meilleurs sols de France constituent, de nos jours, ces magnifiques domaines où l’agriculture, portée à un haut degré de perfection, assure la fertilité inépuisable de la terre par une sage administration. La vente des biens nationaux ne les a pas divisées autant qu’on  est tenté de le croire. Si, par exception, cette division existe pour quelques domaines, elle ne s’est opérée qu’après la Révolution et par le fait de la spéculation.

Les terrains accidentés, d’une quantité généralement inférieurs à celle des plaines furent livrés à la culture postérieurement à ces mêmes plaines. Leur nature les fit transformer en vignobles et la jouissance en fut attribuée aux serfs, exempts des lois applicables au partage des fortunes dans les rangs élevés de la société. Ils se la transmirent sous des formes multiples qui justifient le morcellement de cette sorte de culture. Dans certaines localités, longtemps avant la Révolution, le territoire était presque autant divisé qu’aujourd’hui, et partout la valeur en était fort élevée, résultat de la passion des habitants des campagnes pour la possession du sol.

L’agriculture primitive de nos contrées parait avoir été fort délaissée. Les hommes robustes, enlevés aux travaux des champs par la guerre, abandonnaient le soin de cultiver la terre aux femmes et aux vieillards. En outre l’imperfection des instruments aratoires ne permettait que d’opérer les labourages et ensemencements que d’une manière insuffisante.           Les biens des abbayes furent mieux cultivés, souvent ils se contentèrent d’en diriger l’exploitation  comme nous le montre  l’abbé Irminon, au IXe siècle, pour les localités de Combs-la-Ville, Evry, Moissy et lieux circonvoisins, dépendant de l’abbaye  de Saint-Germain-des-Prés de Paris. Quelques améliorations qui se manifestèrent aux XIIe et XIIIe siècles restant sans conséquences pour les temps suivants. Ce fut à cette époque de la prospérité momentanée de l’agriculture que les moines construisirent ces bâtiments ruraux aux proportions grandioses qui subsistent encore en plusieurs lieux.

Cependant, malgré l’active intelligence des populations et la fécondité de la plupart des terres mises en culture, le mouvement d’expansion de la richesse publique se fit aussi lentement dans la Brie que dans les autres provinces de la France. Les lois féodales et les impôts paralysaient le progrès. La production surtout s’en trouvait gravement affectée car, dit Montesquieu, les terres rendant moins en raison de leur fertilité que de la liberté de leurs habitants. Ainsi quand le peuple put exprimer librement ses vœux dans les assemblées de la Nation, il s’appliqua principalement à réclamer l’abolition de ce qui s’opposait le plus au développement de l’agriculture et du commerce. Nous en avons la preuve dans les cahiers de doléances du Tiers-Etat, rédigés en 1789 par les habitants de Seine et Marne :

-« Le vœu général de la Nation étant que les impôts soient levés sur tous les biens et sur toutes les personnes, sans aucune exception quelconque si ce n’est en faveur des dernières classes, c’est-à-dire de celles évidemment les plus pauvres, il doit nécessairement en résulter sans aucune perte, mais au contraire avec un bénéfice considérable pour le Trésor public, la suppression d’une infinité d’impôts qui minent sourdement et continuellement la fortune des citoyens, nuisent au progrès de l’agriculture , à l’extension des arts et du commerce et conséquemment à la prospérité publique.

D’autres  causes contribuaient à l’état arriéré de la culture avant le complet affranchissement du sol. Les règles exceptionnelles appliquées aux biens des classes privilégiées, l’insuffisance des capitaux, la difficulté des moyens de transport, les entraves apportées au commerce de grains, entretenaient le cultivateur dans une routine ennemie de tout progrès.- « Quand on voit, dit Young, le sol le plus beau, le plus profond et le plus fertile du monde, tel que celui qui est dans le voisinage de Meaux, assujetti au cours abominable de rester une année en jachères, pour produire aux deux années suivantes du froment et du grain de printemps est même au dessous du mépris, en un mot que tous les efforts du laboureur ne tendent qu’à recueillir une moisson de froment en trois ans, on doit être convaincu que l’agriculture d’un pareil pays  n’est pas plus avancée que dans le Xe siècle ». Les fréquentes variations du prix des céréales étaient également funestes au producteur, quoique Montaigne ait dit : « Le laboureur ne fait bien ses affaires qu’à la cherté du blé ». Presque toujours les bénéfices d’une hausse passagère s’engloutissent dans la baisse exagérée qui ne manque pas de suivre les époques de cherté.

C’est encore dans les doléances de 1789 que se trouve la justification de ces faits, et ce qui est à remarquer c’est quelle émane de la noblesse :

« La noblesse des baillages de Melun et Moret enjoint à son député de demander : la suppression de la taille, et, en attendant cette suppression, sa diminution, vu que cet impôt excède le plus souvent le tiers du loyer, surcharge terrible à cause de la cherté de la culture, de l’immensité des bâtiments nécessaires à l’exploitation, de l’inégalité des produits et la difficulté des communications pour le transport et la vente des denrées. Toutes ces causes réunies à l’incertitude et à la fluctuation de la législation sur le commerce des grains et au renchérissement subit des bestiaux, ont opéré la ruine d’un grand nombre de laboureurs ; plusieurs fermes sont abandonnées et des villages sont pour la plupart dans une misère extrême, rendue encore plus affreuse par l’intempérie, par l’oubli total des lois sur le prix de la mouture et la police des moulins, par l’augmentation arbitraire des droits d’aides, par la rigueur des exécutions pour les impôts ».

Le clergé et c’est une justice à lui rendre, ne se montrait pas moins favorable aux réformes radicales qui devaient assurer l’avenir de l’agriculture :

« Le clergé des baillages de Melun et Moret a cherché de nouveaux secours pour la misère publique et de nouvelles ressources pour le bien général dans les encouragements à donner à l’agriculture, au commerce et à l’industrie. C’est dans cette vue qu’il demande :

« Que l’on fasse enfin cesser ces variations continuelles et fréquentes dans les règlements portés sur le commerce des grains, qui ne seraient déjà que trop funestes quant elles n’auraient d’autres mauvais effets que de jeter l’inquiétude et l’alarme dans les esprits ; qu’en conséquence cet objet soit invariablement fixé par une loi sûrement délibérée :

« Qu’il soit cherché les moyens en France d’augmenter le nombre des bestiaux de tous genres ». Que dans la quantité des terres en friche existant dans toutes les parties du royaume, y en ayant un très grand nombre qui seraient susceptibles de culture, si elles se trouvaient dans des mains habiles, ce qui accroîtrait d’autant la richesse de l’Etat, il soit fait une loi pour obliger les propriétaires desdits terrains à les cultiver ou à les laisser cultiver pas ceux qui en auraient la volonté, moyennant des conditions justes et raisonnables qui seront déterminées.

La chasse était un autre fléau également redoutable à l’agriculture. Ce droit, qui appartient exclusivement aux seigneurs, engendrait des abus tellement monstrueux que les plaintes auxquelles il donna lieu sont les plus vives et les plus nombreuses dans les instructions du peuple à ses députés aux derniers Etats Généraux. – «  La chasse, y est-il dit, a occasionné la ruine des récoltes et celle des particuliers. Les remises multipliées établies dans toutes les paroisses au milieu des terres cultivées et choisies de meilleure qualité, non-seulement prive le cultivateur du fonds que l’on n’a point payé, mais servent d’asile au gibier qui dévastent les champs dans lesquelles elles sont établies. Le cultivateur n’a pas la faculté d’ôter l’herbe de ses blés, ni de couper ses fourrages, on lui oppose des difficultés en raison qu’il peut trouver des nids de perdrix. Les gardes-chasse se livrent aux actes les plus tyranniques envers les habitants etc….. »

Ces citations peuvent faire apprécier ce que devait être l’art agricole sous l’influence de libertés et de garanties aussi restreintes. Nous ne dirons rien pour ne pas ajouter aux regrets de cette situation, du triste état de nos campagnes aux jours trop fréquents de guerre civile et d’invasion étrangère. Que de fois les champs de Brie furent ravagés ou   restèrent incultes par le fait de malheureuses dissensions !

 

……

 

 

                        G. Leroy

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 21:28
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:34

IMG 1648

Le dragon financé par Eco Emballages à Claye-Souilly

http://www.gillespennaneach.com/atelier/notes/index.php?2008/08/11/25-le-dragon-s-installe-a-claye-souilly

 

 

Extrait article paru sur le site Yonne Lautre :

Emballages en questions Comment Eco-emballage plombe le recyclage

jeudi 9 décembre 2010 par Administrateurs du site

Pétition européenne contre le suremballage

Administrateurs du site

  • Emballages en questions Comment Eco-emballage plombe le recyclage

9 décembre 2010, par Administrateurs du site

Eco-emballage a le monopole de la collecte des taxes pour le recyclage des déchets en France. Si on regarde de près cette société, on s’aperçoit qu’elle est contrôlée par les principaux groupes de l’agro-alimentaire, donc les fabriquant d’emballage... Il y aurait il conflit d’intérêt ?
Le magazine "Pièce à convictions" enquête sur un organisme qui plombe la dynamique du recyclage des déchets en France.

http://pourunmondedurable.blogspot....

 

 

 

Article complet : http://yonne.lautre.net/spip.php?article2268

 

 

 

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 20:46

APRES LES DECHARGES

VA-T-ON RECEVOIR

TOUTES LES ENTREPRISES

DE RECYCLAGE

DE MATERIAUX DE BATIMENT

DE L’ILE DE FRANCE ?

 

 

Entreprises de recyclage de matériaux de bâtiment

recherchent

terre d’accueil en Ile de France

 

 

« Personne n’en veut

mais en Seine et Marne vous avez de la place

votre département représente la moitié de l’Ile de France... »

 

 

Que la Seine et Marne recycle sur son territoire ses propres déchets du bâtiment : oui, mais que  notre département devienne la terre d’accueil de la majorité des entreprises de recyclage d’Ile de France : non.

 

 

 

Deux projets en cours près de chez nous :

 

- SOFRAT-SIFRAL :

Les élus de Roissy-en-Brie refusent le projet d'implantation d'une entreprise de broyage, concassage..., les élus d'Annet sur Marne l'acceptent.

 

  Les élus de Roissy-en-Brie refusent  l’entreprise de recyclage à l’unanimité  en 2005

 http://www.ville-roissy-en-brie.fr/Download/PVCM121205.pdf

 

Les élus de Roissy-en-Brie s'y opposent de nouveau en 2008

 http://www.leparisien.fr/ozoir-la-ferriere-77330/le-projet-d-usine-de-concassage-ressurgit-03-11-2008-297373.php

 

Les élus d’Annet sur Marne l’acceptent à l’unanimité en 2010 

(délibération 6430 du 30/6/2010)

 

 

 

- BRUNEL DEMOLITION  ET GENIER DEFORGE

à Montgé-en-Goële

 

 

Les élus de Montgé-en- Goële l’acceptent à la majorité.

 

http://www.adev77.org/2/crbst_7.html#anchor-top

 

 

 

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:31

Extrait article de la lettre des adhérents du CNIID n° 38 décembre 2010- mars 2011

 

 

Quand s’ouvrent les oreilles des élus locaux

 

Les gens bien informés le savaient déjà, mais pour de nombreux acteurs, le Grenelle aura eu le mérite de révéler un « scoop »: les associations ont des propositions sensées et étayées à avancer. Comme nous l’avons déjà mentionné dans les colonnes du Cniid-infos, si le moratoire sur l’incinération est resté lettre morte au Grenelle, l’argumentaire qui l’a soutenu possède aujourd’hui une légitimité, renforcée par le fait que les associations proposent des alternatives crédibles à une situation peu reluisante dont il est urgent de sortir (celle de la France des années 2000, victime d’une inertie de plusieurs décennies).

Parmi les oreilles qui s’ouvrent peu à peu, on trouve celles des élus locaux. Après avoir longtemps été tournées vers les sirènes industrielles, elles commencent à s’intéresser au discours associatif. Qu’il soit à notre écoute ou pas, qu’il soit honnête ou pas, qu’il soit informé ou pas, l’élu local est incontournable puisqu’il est chargé de la mise en oeuvre concrète des politiques déchets sur le terrain. Beaucoup d’élus ont, sans être toujours mal intentionnés, engagé leur collectivité dans un cercle infernal dont ils peinent à sortir mais qu’ils ont de plus en plus de mal à justifier aujourd’hui auprès de leurs administrés. Les industriels ont trop longtemps réfléchi à la place des élus, leur glissant clés en main des solutions de facilité mais ô combien coûteuses et polluantes. Les pièges tendus par les promoteurs de nouveaux incinérateurs ou de nouvelles décharges ne vont pas se refermer aussi facilement que par le passé. Le succès de notre guide « Agir pour une nouvelle politique déchets » est un signe encourageant du changement qui s’opère dans la tête de nos édiles (voir article page 5).

A l’image de ce qu’a pu développer Dany Dietmann dans la Communauté de communes de la Porte d’Alsace depuis de nombreuses années, le Cniid a souhaité montrer que la gestion des déchets, ressentie comme un « casse-tête » par nombre d’élus, pouvait devenir une véritable opportunité pour s’engager dans un processus vertueux dans lequel l’ensemble de la population se retrouve. De Paris à la Charente-Maritime, de l’Alsace à la Corse, les citoyens ont toute leur place dans les processus en cours : en plus d’être électeur, le citoyen peut se faire entendre et peut désormais peser sur les choix réalisés via son engagement associatif. Il est peut-être regrettable d’en arriver là, mais certaines propositions de bon sens n’émergeraient pas sans le travail de fond des associations.

Le chemin est certes encore semé de gros tas de déchets pour sortir de positions manichéennes et réactionnaires, telles celles entretenues par les auteurs du rapport Sénat (voir Cniid infos 37) :les bons industriels feraient des « propositions » et les méchantes associations exerceraient des « pressions » dénuées de « tout fondement ». Consolons-nous toutefois en nous disant que le Sénat n’est pas l’instance la plus progressiste sur ces questions…

L’opposition des associations (souvent indispensable face à une situation d’urgence) et leurs propositions ne sont pas deux approches antinomiques, bien au contraire. C’est souvent après une longue lutte que les élus finissent par prendre en compte ces propositions. Une étude du Ministère de l’écologie (1) reconnaît même que l’opposition sur le terrain pousse au final les élus à « intensifier leurs efforts de prévention ». Beaucoup d’énergie devra encore être dépensée pour s’opposer à des projets imposés sans concertation mais gageons que nous pourrons en consacrer de plus en plus pour permettre le meilleur, et non plus éviter le pire.

Claude-Noële Pickmann

Présidente

(1)       Analyse prospective de la gestion des déchets en France à l’horizon 2020 – MEDAD – Janvier  2008

 

Lien vers l’article : http://adenca.over-blog.com/ext/http://www.cniid.org/espace_telechargement/CI/5821_Cniid_infos_38.pdf

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 21:25
Extrait article paru sur le site libération.fr :
Dépêches 07/12/2010 à 18h32
Stocker le CO2 sous terre: à Cancun, certains en rêvent, d'autres paniquent

Solution miracle au changement climatique pour les uns, cauchemar éveillé pour les autres: un possible coup de pouce en faveur du captage et stockage du CO2 (CCS) a réveillé les antagonismes pendant la conférence de l'ONU à Cancun. (© AFP Cris Bouroncle)

CANCUN (AFP) - Solution miracle au changement climatique pour les uns, cauchemar éveillé pour les autres: un possible coup de pouce en faveur du captage et stockage du CO2 (CCS) a réveillé les antagonismes pendant la conférence de l'ONU à Cancun.

Les négociations internationales sur le climat sont centrées sur la réduction, à la source, des émissions de CO2, grâce notamment aux énergies renouvelables, pour enrayer la hausse de la température du globe.

Mais l'idée de capter le principal gaz à effet de serre une fois émis par une raffinerie ou cimenterie, le transporter jusqu'à un champ gazier ou pétrolier épuisé, et l'enfouir à 2.000 mètres sous terre fait son chemin, y compris dans cette enceinte.

Aussi, un texte vient d'être posé sur la table des négociations: il prévoit que, sous certaines conditions, le CCS puisse devenir un projet financé dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP) prévu dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Le MDP est destiné à inciter les pays industrialisés - ou des entreprises - à investir dans des projets de technologies "propres" dans les pays en développement, et obtenir ainsi des crédits carbone qui leur permettront d'atteindre leurs objectifs de réduction d'émissions de CO2.

Discutée depuis 2005, et poussée par de nombreux pays comme récemment par l'Arabie saoudite, cette option n'a jamais été aussi clairement formulée, s'inquiète Greenpeace qui y voit le moyen d'assurer "une subvention cachée aux industriels des énergies fossiles".

"C'est le contraire de l'esprit de ce mécanisme qui est un outil censé promouvoir la transition énergétique des pays en développement, respectueuse de l'environnement", s'indigne la porte-parole de la branche française de l'ONG, Karine Gavand.

Et "cette technologie n'est ni propre, ni durable", assure Martin Kaiser, autre membre de l'ONG.

Encore expérimentale, elle suscite de nombreuses questions: comment s'assurer que les cryptes où sera stocké le CO2 ne fuiront pas? Que se passe-t-il en cas de tremblement de terre? Quels sont les risques de contamination des sources souterraines d'eau potable? Et que dire des solvants dangereux nécessaires pour extraire le CO2? ...

Lien vers l’article :

http://www.liberation.fr/depeches/01012306690-stocker-le-co2-sous-terre-a-cancun-certains-en-revent-d-autres-paniquent

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 20:15

Extrait article de la lettre des adhérents du CNIID n° 38 décembre 2010- mars 2011

 

Eco-blanchiment : le monde merveilleux des déchets

 

L’éco-blanchiment, ou greenwashing, est une expression couramment utilisée. En effet, cette pratique, de plus en plus répandue, consiste pour une entreprise ou une organisation, à communiquer sur son activité en affirmant qu’elle participe à la protection de l’environnement alors que cela n’est pas vrai…..

Ainsi, si l’on se fie à la communication actuelle des grands groupes industriels présents sur le marché des déchets, on peut conclure que l’incinération est le dernier outil de pointe pour la lutte contre le changement climatique, une source d’énergie renouvelable, que les pollutions atmosphériques qu’elle engendre sont quasi inexistantes et sinon contrôlées et maitrisées, ou encore que les décharges sont totalement étanches et permettent une valorisation énergétique des déchets enfouis... Bienvenue dans le monde merveilleux des déchets.

Comment les industriels du déchet sont-ils tombés dans un pot de peinture verte ?

En jouant sur les mots : le virage sémantique de la valorisation énergétique

….

Or la communication des groupes consiste à mettre en avant cette démarche comme s’il s’agissait dorénavant d’une pratique courante dans le transport des déchets.

Le schéma du circuit des déchets (photos page précédente) figure dans la plaquette de présentation du groupe Véolia Propreté en Ile de France. L’image de la péniche est plus grande que celle du camion. La page suivante de la plaquette est entièrement consacrée aux transports doux par péniche. Une lecture rapide du document laisse penser que le transport fluvial est majoritaire : faux, puisque près de 85 % des déchets gérés par le groupe dans cette région empruntent la route.

Le principe est de créer une « vitrine » pour l’entreprise. Un autre exemple est celui de la communication opérée à propos du site d’enfouissement de déchets de Claye-Souilly en Seine et Marne, exploité par Véolia. Elle met systématiquement en avant l’unité de production de biogaz carburant qui permet d’alimenter quelques véhicules utilisés sur le site. Or c’est une très faible partie du biogaz émis par les déchets enfouis qui est ainsi valorisé, ce qui ne les empêche pas d’en faire leur leitmotiv. …..

En idéalisant l’image de leur activité : cachez ces déchets que je ne saurais voir

Dans sa plaquette de présentation (photo ci-dessous), Véolia Propreté Ile de France a choisi une image non représentative concernant l’incinération alors que les images pour figurer le tri et le compostage, traitements qui ont plutôt bonne presse, sont fidèles à la réalité de ces activités : pour ce groupe, incinération rime avec fleurs des champs…

A travers sa communication sur le site de Claye-Souilly, le groupe Véolia Propreté Ile de France a su transformer l’image de la plus grande décharge de France en un site d’excellence environnementale au service du développement durable. Une traduction s’impose. La décharge de Claye-Souilly accueille plus d’un million de tonnes de déchets par an. Moins de 5 % des déchets entrants sont triés sur le site en vue de leur recyclage, le reste est enfoui. A terme, 190 hectares d’anciennes terres agricoles de Brie seront couverts de déchets sur plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur. Les casiers d’enfouissement sont aménagés pour limiter la dispersion des lixiviats à travers la nappe phréatique à l’aide de matériaux à faible perméabilité (mais non nulle) et d’une membrane en plastique. Or la membrane de 2 mm en plastique Pehd n’a pas une durée de vie infinie. Ce sont donc des milliers de m3 de déchets qui sont laissés en héritage aux générations futures, constituant une source de pollution a retardement pour le sol et les eaux douces souterraines. Le Cniid était présent sur cette décharge lors d’un tournage pour une émission de télévision. Le directeur de la communication n’a pas apprécié que l’interview du Cniid soit réalisée devant un casier en cours de remplissage (photo ci-contre), arguant que le groupe cherche justement à se défaire de cette image… pourtant c’est la réalité !

Si Véolia souhaite « faire de nos déchets des ressources », comme l’assène son slogan, le Cniid répond que nous ne devons pas faire de nos ressources des déchets. N’oublions pas que les déchets ont un coût économique, environnemental et social. Les traitements actuels sont polluants et ne permettent pas de détruire les déchets. Le recyclage est essentiel mais il n’est pas la solution magique au problème des déchets. La plupart des matériaux ne peuvent être recyclés infiniment. La réduction s’impose pour préserver nos ressources et ne pas faire de notre planète une poubelle.

Hélène Bourges

Campagne Alternatives

 

Lien vers le document :http://www.cniid.org/espace_telechargement/CI/5821_Cniid_infos_38.pdf

 

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