ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Arche Guédon
rénovation urbaine ?
si on parlait plutôt de démolition urbaine !
-démolition du lycée et du collège construit en 1970
-démolition de la base logistique de la ville de Torcy sur la rue de La Mogotte
-démolition du parking silo
-démolition du Franprix et des 8 logements voisins
-démolition du bar PMU et des 4 logements
-démolition d’un bâtiment de 7 logements appartenant aujourd’hui à Batigère
-démolition de la passerelle enjambant le cours de l'Arche Guédon
-démolition du parking du bibliobus (propriété SAN) (1)
Tous ces élus de différentes collectivités : Conseil Régional, Conseil Général 77, communauté d’agglomération, mairie de Torcy….. ont choisi la démolition urbaine.
En effet il est bien plus facile de démolir, de laisser la place vide et de reconstruire.
Mais les déchets ont iront-ils ?
Sûrement pas à Torcy
Cela ne semble pas être la préoccupation principale de ces élus si nos villages ruraux de Seine et Marne voient arriver sur les terres agricoles des monceaux d’ordures, s'implanter des entreprises de concassage.... les élus connaissent tous le problème, mais regardent ailleurs.
Les minorités invisibles, ces riverains des villages ruraux pèsent peu de poids au regard de ces projets pharaoniques qui coûtent des millions d’euros aux contribuables mais qui « valorisent les élus », des élus bien muets quand il s'agit de dire où sont partis les déchets de démolition.
Il serait temps aujourd’hui que nos élus ne regardent plus ailleurs lorsqu’on leur parle de déchets BTP, qu’ils pensent rénovation urbaine plutôt que démolition urbaine.
Mais là c’est une autre histoire….
Dans un article du journal la Marne le candidat au Conseil Général sur le canton de Claye-Souilly indiquait :
« Nous lutterons contre tous les nouveaux projets qui aboutiraient à l’ouverture de décharges supplémentaires » prévient Olivier Morin (1)
Maintenant qu’il est élu Conseil Général de ce canton M. Olivier Morin va-t-il tenir ses engagements de campagne ?
En effet le projet de décharges ISDI de Fresnes sur Marne est en consultation publique pendant quelques semaines et il est urgent que M. Morin prenne une position dans ce dossier.
Un dilemme pour M. Olivier Morin, ajoint au maire de Meaux, qui a voté tous les projets de démolition urbaine, Meaux une ville qui a besoin de décharges pour déverser ses déchets BTP, puisque 2 nouvelles tours devraient être encore abattues cette année.
Le binôme de M. Morin, l’adjointe au maire de Claye-Souilly, Madame Véronique Pasquier, a donné récemment un avis favorable pour l’implantation d’une méga décharge ISDI à Annet sur Marne sur 98 hectares de terres agricoles.
Quand à sa suppléante Mme Souad Ancelot, elle est l’élue de la commune de Fresnes sur Marne, commune qui est demandeur de cette décharge depuis les années 1990 comme le précise le futur exploitant l’entreprise Syneos (2)
Voir notre article :
Village martyr de Fresnes sur Marne :
M. le Préfet Jean-Luc Marx va-t-il autoriser l’implantation d’une 3ème décharge sur cette commune
M. Yves Albarello, député-maire de cette commune souhaite favoriser le projet d’implantation du centre commercial dénommé « Green Center » qui accueillerait des commerces alimentaires, culturels, activités de services….
Ce projet supprimerait plus de 2 hectares d’espaces agricoles.
et combien supprimerait-il d’emplois dans les commerces du centre ville ?
Nous apprenons que la commune a utilisé nos impôts pour engager une action judiciaire auprès du Conseil d’Etat en vue de faire annuler pour excès de pouvoir la décision n° 1828 T du 13 juin 2013 par laquelle la Commission nationale d'aménagement commercial a refusé d’autoriser la Sté Frey à procéder à la création à Claye-Souilly d'un ensemble commercial de concept "Green Center" (1)
Le Conseil d’Etat a rejeté la demande de la commune en date du 3/12/2014 et l’a condamné à verser 1000 € au titre de frais exposés…(2)
pour extrait :
« Considérant, en premier lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que l'ensemble commercial projeté, d'une surface de vente totale de 22 860 m², doit être implanté à 4,6 km du centre-ville de Claye-Souilly sur des terrains encore non urbanisés ; que ce projet, eu égard à son ampleur et à son implantation, est de nature à favoriser l'étalement urbain, à nuire à l'animation de la vie urbaine et, ainsi, à compromettre l'objectif d'aménagement du territoire….
Considérant, en deuxième lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que l'ensemble commercial n'est pas desservi de façon satisfaisante par la ligne de bus existante et qu'il aurait sur la faune et la flore ainsi que sur les zones humides situées à proximité immédiate du site un impact négatif qui ne serait pas suffisamment compensé par les mesures envisagées par le pétitionnaire…. »
« Article 1er : Les requêtes de la SA Frey et de la commune de Claye-Souilly sont rejetées.
Article 2 : La SA Frey et la commune de Claye-Souilly verseront chacune une somme de
1 000 euros à la société FRP III au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société Frey, à la commune de Claye-Souilly, à la société FRP III et à la Commission nationale d'aménagement commercial »
Etait-il souhaitable que votre commune utilise vos impôts pour engager une action judiciaire au côté d’un promoteur immobilier ?
A VOUS DE JUGER
Nous apprenons que l’AEV devrait dépenser 230 000 € en 2015 pour faire la 3ème desserte forestière.
Il semblerait que ce soit le seul projet prévu dans cette forêt, projet qui prolongerait la route de desserte forestière qui se dirige vers « Le Bois des Sables », site où est exploitée une carrière de gypse à ciel ouvert par l’industriel Knauf.
Nous regrettons que l’AEV ne prévoit pas :
- de restaurer les mares forestières
- d’effectuer un inventaire ornithologique
- d’effectuer une étude hydraulique
comme dans la forêt régionale de Maubué
- d’effectuer des travaux écologiques sur les zones humides
comme dans la forét régionale des Vallières
- d’effectuer une étude des habitats
comme dans la forêt de Bréviande
- d’effectuer un inventaire des chiroptères comme dans la forêt de Verneuil (78)
- d’effectuer la restauration des pelouses comme dans l’espace régional de Moisson (78)
- d’effectuer des opérations d’inventaire du patrimoine biologique comme dans le Marais de Stors (95)
Par contre l’AEV prévoit de dépenser
2 800 000 €
dans l’Espace régional du Grand-Voyeux
- travaux d’aménagement hydraulique et des roselières : 635 000 €
- travaux d’aménagement de la maison de la réserve : 2 165 000 €.
Alors que son budget 2014 sur ce site
était déjà de plus de
645 000 €
Pour tous renseignements complémentaires
nous vous conseillons de vous rapprocher
de vos conseillers régionaux
qui décident pour vous :
Mme Hamida Rezeg (UMP) adjointe au maire de Meaux
M. Éric Jeunemaître (UMP) adjoint au maire de Provins
Mme Chantal Brunel (UMP) Maire de Bussy Saint Georges
M. Gilles Battail (UMP) Conseiller municipal Dammarie les Lys
Mme Claudine Thomas (UMP-PR) adjointe au maire de Chelles
M. Frédéric Valletoux (UMP) Maire de Fontainebleau
Mme Marie-Pierre Badré (UMP) adjointe au Maire de Couilly Pont aux Dames
M. Gérard Ruffin (Nouveau Centre) ancien maire de Lésigny
M. Jean-Marc Brulé (Europe Écologie) ancien maire de Cesson
Mme Marie Richard (PS et app.) conseillère municipale de La Ferté sous Jouarre
M. Jean-Paul Planchou (PS et app.) ancien maire de Chelles
Mme Geneviève Wortham (PS et app.) présidente de l’Ordif
M. Jean-François Pellissier (FG) membre commission consultative Predma
Mme Liliane Pays (Europe Écologie) de Fontainebleau
M. Pascal Marotte (Europe Ecologie) conseiller municipal de Moret sur Loing
Mme Brigitte Eude (PS et app.) conseillère municipale Torcy
M. François Kalfon (PS et app.) conseiller municipal Melun
Mme Fatna Lazreg (Europe Écologie) de Melun
M. Philippe Sainsard (PS et app.) conseiller municipal Combs la Ville
Mme Julie Nouvion (Europe Écologie) Marne la Vallée
M. Philippe Camo (FG) adjoint au maire Brétigny sur Orge (91)
Mme Josette Mollet-Lidy (PRG) conseillère municipale de Coulommiers
M. Thibaud Guillemet (Europe Écologie) Maire de Thorigny sur Marne
Mme Roseline Sarkissian (PS et app.) conseillère municipale de Fontainebleau
de la conseillère régionale du 91 :
Mme Charlotte Blandiot-Faride (FDG) adjointe au maire de Mitry-Mory
(1) Délibération AEV 15-017 du 10/2/2015 relative au programme général d’action et aux orientations budgétaires 2015.(p9)
Habitants de Seine et Marne, vous qui n’en pouvez plus de vivre au milieu des ordures des autres, voyez comme un député de votre département vous défend !
Dernière minute
Alors que 7 projets d’ISDI sont à l’étude en Seine et Marne, nous apprenons que Yves Albarello, député UMP de la 7ème circonscription de Seine et Marne, circonscription qui possède le plus grand nombre de décharges d’Ile de France est opposé au moratoire du projet PREDEC qui interdirait d’implanter des décharges ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans.
Extrait de l’intervention de M. Yves Albarello du 24/3/2015 Table ronde sur les déchets de chantiers liés au Grand Paris
« Monsieur le président, le conseil régional d’Île-de-France est le grand absent de ce débat, cela est d’autant plus regrettable que c’est lui qui doit, au terme de l’enquête publique, approuver le Plan régional de prévention et de gestion des déchets des chantiers du bâtiment et des travaux publics. J’ai personnellement alerté le président de la région Île-de-France, M. Jean-Paul Huchon, du risque que ferait courir un moratoire sur ce document : notre incapacité à les traiter nous conduirait à les exporter dans les départements limitrophes. Tous les courriers que j’ai pu adresser, tant au président de région qu’aux présidents de groupe, sont demeurés sans réponse. »
http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/14-15/c1415038.asp
Voici le texte du moratoire auquel M. Yves Albarello est opposé :
« Moratoire et plafond de capacité pour la Seine-et-Marne
Aucun projet d’extension ou de création de capacités de stockage de déchets inertes ne pourra être autorisé dans le département de la Seine-et-Marne pendant une durée de 3 ans à partir de la date d’approbation du plan.
A l’expiration d’un délai de trois ans à compter de la date d’approbation du plan, les nouvelles capacités de stockage de déchets inertes en Seine-et-Marne ne pourront être autorisées que dans le respect d’un plafond de 4 millions de tonnes par an pour le reste de la durée du plan. »
Nous vous rappelons que le groupe UMP à la région a voté en juin 2014 avec le PS et plusieurs autres groupes en faveur de ce moratoire.
La question qui se pose aujourd'hui :
Est-ce M. Albarello va faire déposer un amendement par le groupe UMP lors du vote définitif du PREDEC en juin prochain pour faire supprimer ce moratoire interdisant l’implantation de décharge ISDI en Seine et Marne pendant 3 ans ?
Pour le savoir nous vous conseillons de vous rapprocher de Mme Valérie Pécresse,présidente du groupe UMP à la région IDF
Un canton du nord-ouest 77 en majorité constitué de villages ruraux , situé au milieu des champs de Brie et bordé pour partie par la Marne, 30 communes, superficie 231 km2, 49 000 habitants.
Les emplois
Peu d’emplois sur ce canton.
Les emplois à l’extérieur du canton se trouvent soient sur Roissy, Meaux, Mitry-Compans ou Marne la Vallée
Des emplois rémunérés en majorité au SMIC et beaucoup d’emplois à temps partiel qui nécessitent en plus d’avoir un véhicule pour se déplacer.
Ici pas d’argent pour encourager les artisans, commerçants et PME non polluantes à s’implanter.
Les transports
La majorité de ces villages sont sous équipés en matière de transports en commun, desservis uniquement par quelques cars, aucune ligne de train ne dessert ce secteur.
Les ménages doivent disposer d’au minimum une voiture pour se rendre à leur travail et faire leurs courses
Les étudiants qui ont des horaires décalés doivent souvent attendre plusieurs heures un autocar pour rentrer à leur domicile.
Quand aux personnes âgées vivant dans un village rural, sans commerces, sans médecin, si elles ne possèdent pas de véhicule, elles doivent faire appel à leur famille ou à un voisin aimable pour se ravitailler ou se rendre chez le médecin ou bien déménager.
Ici pas d’argent pour améliorer les transports en commun.
Les commerces
Pratiquement inexistants dans les villages ruraux : Messy et Juilly ont vu disparaître leur boulanger alors que leur population a augmenté, St Mesmes, Nantouillet, Gressy, Villeroy, Vinantes, Plessis-aux-bois, Iverny…. n’ont plus de commerces et plus de commerçants itinérants pour les desservir
Il est vrai que l’ETAT, le Conseil Régional et le Conseil Général 77 ont versé près de 60 millions d’euros pour financer le projet du promoteur privé des villages « dits nature » (1), mais quand il s’agit d’aider au retour du petit commerce dans les villages ruraux, on ne trouve plus d’argent.
Les services publics
Les quelques bureaux de poste qui subsistent encore sur le territoire ont vu leurs heures d’ouverture réduites alors que la population augmentait.
Ici pas d’argent pour maintenir les services publics.
Les artisans
Ils ont pratiquement tous disparus.
Il faut dire qu’autrefois les collectivités locales faisaient appel à eux pour leurs travaux, aujourd’hui rares sont les entreprises du secteur qui travaillent pour ces collectivités.
Ces artisans ne demandaient pas de subvention mais simplement du travail.
Les Ecoles
Aucuns lycées sur le canton, les jeunes doivent se rendre soit au lycée de Mitry-Mory (classé 83e sur 99 au niveau départemental pour sa réussite au bac)(2) ou de Meaux.
Le lycée de Mitry-Mory saturé avait dû refuser en 2013 des élèves, faute de places, élèves qu’on avait recasé parfois ailleurs ou que les parents inquiets avaient inscrits dans des établissements privés.
Ici pas d’argent pour implanter de grandes écoles, si les jeunes veulent faire des études supérieures, ils doivent aller vers Paris ou Marne la Vallée, ce sont les familles les plus aisées qui peuvent financer les frais supplémentaires (appartement, véhicule…).
La Santé
Aucun hôpital public, une seule clinique privé à Mareuil les Meaux.
Alors que l’espérance de vie dans ce département est le plus faible d’Ile de France, ce secteur
est classée en zone rouge par l’ARS : manque de médecins généralistes...
Peu de spécialistes sur le canton avec des délais d’attente qui dépassent parfois les 3 mois.
Ici pas d’argent pour favoriser l’implantation de jeunes professionnels de santé.
La qualité de l’eau potable
L’usine d’Annet sur Marne et quelques forages fournissent ce secteur.
On constate régulièrement des non-conformité aux normes en vigueur concernant l’eau potable distribuée.
La qualité de l’eau des rivières
La Beuvronne et la Thérouanne, deux rivières polluées et peu contrôlées.
Ici pas d’argent pour améliorer la situation.
La qualité de l’air
Alors que la population absorbe la pollution des décharges, incinérateur, carrières et des millions de camions qui ravitaillent ces sites.
Ici pas d’argent pour implanter des points fixes de la qualité de l’air.
L’environnement
2 décharges ISDND ordures ménagères et déchets industriels
5 décharges ISDI déchets BTP
4 décharges illégales
5 carrières remblayées par des déchets
7 sites pollués
4 entreprises de recyclage de déchets
1 incinérateur d’ordures ménagères
2 nouveaux projets de décharges ISDI déchets BTPà Fresnes sur Marne et Vignely
Pas de site Natura 2000, pas de Parc Naturel Régional……
Les prix de l’immobilier
En chute libre car qui veut venir vivre près d’une décharge ou d’un incinérateur ?
Un canton à fortes ressources :
blé, maïs, colza…, sable, graviers, gypse…
Dans lequel les autres viennent déverser leurs ordures.
Un canton au service des autres
ou les impôts versés par ses habitants sont utilisés ailleurs
« au titre de la solidarité régionale ou nationale ».
en quelque sorte comme le serf au moyen âge:
« serviable et corvéable à merci »
(1) http://laforge3-0.eu/actu/manuel-valls-pose-premiere-pierre-du-chantier-villages-nature/
(2) http://www.lexpress.fr/palmares/lycees/0/lycee-honore-de-balzac-paris-17_0750705J.html
24/03/2015 à 17:31 par Audrey Gruaz
Les commerçants ont obtenu que leur rue soit ouverte le soir, une fois les ouvriers partis. Mais ils restent vigilants.
Jeudi, 17 h. La rue Jean-Jaurès est fermée à la circulation, les ouvriers ont quitté le chantier, et dans la rue, une quinzaine de personnes discutent au beau milieu de la chaussée. Des clients ? Non, juste des commerçants.
« La rue est fermée alors qu’elle devrait être ouverte le soir. Les clients ne peuvent pas circuler et encore moins s’y garer ». Thierry Provin, boucher de la rue Jean-Jaurès ne décolère pas. Comme ses voisins commerçants, il a vu son chiffre d’affaires fondre en quelques jours. Et leurs motifs de mécontentement sont nombreux. « Selon l’arrêté, la rue devait être rouverte à la circulation à 18 h tous les jours, mais elle ne l’a pas été avant que nous n’allions nous plaindre en mairie en menaçant d’enlever nous-mêmes les barrières » poursuit-il.
« Un parking doit être aménagé derrière Carrefour city pour les clients et les livraisons. Mais pour le moment, ce n’est que de la terre battue alors que la rue est déjà en travaux » s’emportent les commerçants. Ce nouveau parking, qui donne directement sur la rue Jean- Jaurès, offrirait pourtant aux clients un accès direct à la rue commerçante.
Leur colère est montée d’un cran lorsqu’au détour d’une conversation avec les ouvriers, ils ont appris que « trois semaines seraient nécessaires pour faire sécher le nouveau revêtement… Trois semaines durant lesquelles aucune voiture ne devra rouler ». Mais à y regarder de plus près, l’arrêté pris par la Ville semble prévoir l’interdiction totale de circuler, soir et week-end compris, du 8 juin au 31 août, soit durant près de trois mois.« Nous avons obtenu de la mairie que la rue soit ouverte le soir, mais s’il n’y a pas plus d’effort ou si le stationnement devient impossible, nous n’hésiterons pas à bloquer le chantier. Si nous ne pouvons pas travailler, les ouvriers non plus » ont prévenu les commerçants.
La mairie n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Claye-Souilly, 77 Audrey Gruaz
Paru sur Actu environnement :
Eau | 20 mars 2015 | Philippe Collet
Alors que la Journée mondiale de l'eau du 22 mars approche à grands pas, l'UFC-Que Choisir dénonce "la caricature de consultation" des agences de l'eau sur leur programme de protection de l'eau pour les années de 2016 à 2021. L'association "exige une véritable prévention des pollutions".
L'UFC-Que Choisir déplore que les consultations lancées par les six agences de l'eau métropolitaines sur leurs sites Internet "empêchent les consommateurs de se prononcer sur les véritables enjeux de la protection des ressources en eau".
L'association "exige des agences de l'eau une révision radicale des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage), afin que ceux-ci soient mis en conformité avec le Grenelle de l'environnement, au regard notamment du principe de prévention des pollutions à la source et du principe pollueur-payeur". De même, elle réclame "une représentation [au sein des instances décisionnaires des agences], des consommateurs reflétant leur importance numérique et leur contribution financière, pour qu'ils puissent orienter les décisions dans un sens favorable à l'environnement".
Dépollution plutôt que prévention
L'association critique en particulier "la gabegie de la dépollution au détriment de la prévention des pollutions". Selon elle, 51% des budgets prévus par les agences pour 2013-2018 sont affectés à la dépollution de l'eau, contre seulement 29% pour les mesures territoriales qui, entre autres, doivent accompagner les changements de modes de production agricole.
Autre reproche : "le principe pollueur-payeur est bafoué". Les coûts de traitement des pollutions agricoles en pesticides ou en nitrates sont toujours financés à 87% par les consommateurs et seulement à 6% par les agriculteurs, explique l'UFC-Que Choisir.
Enfin, les décisions sont "prises sous influence", affirme l'association qui critique ici la composition des instances décisionnaires au sein des agences. "Par exemple, au conseil d'administration de l'agence Seine-Normandie, les consommateurs ne représentent que 9% du collège usagers contre 73% pour les professionnels", illustre l'UFC-Que Choisir.
Philippe Collet, journaliste
Rédacteur spécialisé
http://www.actu-environnement.com/ae/news/ufc-que-choisir-critique-consultation-sdage-24147.php4
Décharge Syneos Fresnes sur Marne
Consultation du public du 25/3/2015 au 22/4/2015 en mairie de Fresnes sur Marne.
http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/syneos-a2279.html
Hier a été mis en consultation auprès du public en mairie de Fresnes sur Marne un 3ème projet de décharge à Fresnes sur Marne, il s’agit d’une décharge ISDI que se trouverait en bordure de Marne, en amont proche du captage d’eau d’Annet sur Marne qui fournit en eau potable près de 500 000 habitants et à quelques centaines de mètres des villages de Fresnes sur Marne, Annet sur Marne et Jablines.
L’installation couvrira 17 hectares de champs et zone boisée.
La durée d’implantation de la décharge serait de 15 ans et 1 275 000 tonnes de déchets « dits inertes seraient déversés.
Provenance des déchets l’Est Parisien.
Horaire de production de 7 h à 19 h.
Cette décharge serait implantée pour partie dans une zone humide, dans le lit majeur de la Marne (0,8 hectares) qui serait remblayé par des déchets « dits inertes ».
Les eaux de ruissellements se déverseraient dans la Beuvronne, via la Marne et le captage d’eau proche d’Annet sur Marne.
Nous apprenons que ce sont les élus de cette commune qui souhaitaient un aménagement phonique et paysager depuis 1990.
Ironie du sort cet aménagement « dit phonique » devrait durer 15 ans pendant lesquels sans relâche les camions viendront déverser leurs ordures, mais pas seulement M. le préfet vient d’autoriser une installation de concassage de déchets du BTP alimentée par des groupes électrogènes sur le même site.
Cette installation va-t-elle réduire ou augmenter le bruit
dans le village de Fresnes sur Marne ?
Les habitants jugeront à l’usage.
Concernant l’hydrologie :
Cette décharge risquerait-elle, en cas de fortes inondations, de mettre en péril pendant un temps la production d’eau potable de l’usine d’Annet sur Marne ?
Le remblaiement de zones humides dans le lit majeur de la Marne ne risque-t-il pas d’inonder plus d’habitations à Annet sur Marne ?
Les eaux de ruissellements de cette décharge ne risquent-elles pas de polluer encore plus les eaux de la Beuvronne ?
Pour tous renseignements complémentaires nous vous conseillons de contacter les élus de Fresnes sur Marne :
- M. Jean Lefort, maire
- M. Gérard Beche
- M. Denis Bonhomme
- Mme Souad Bouraoui-Ancelot
- M. Guillaume Charitat
- M. Franck David
-M. Christian Dubois
- Mme Carole Dupont
- M. Michel Lefebvre
- M. Nicolas Marier
- Mme Céline Orgiazzi
- Mme Christiane Pageot
- Mme Monique Rocque Veuve Leneez
- Mme Carole Sica
- M. Frédéric Voitrin