ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006500354
Extraits du rapport d'inspection
lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523458
L’arrondissement de Meaux ne semble pas attirer les hauts fonctionnaires.
En effet le dernier Sous Préfet M. Sabry Hani n’est resté que 7 mois avant de demander à quitter ce poste, son départ a été validé par décret du 28 mai dernier et depuis nous attendons son remplaçant.
Il est vrai que cet arrondissement qui compte 139 communes depuis le 1/1/2024 concentre un nombre conséquent de nuisances, sites polluants ou dangereux :
- l’aéroport de Roissy qui s’étend jusqu’à Mitry-Mory
- 11 sites Seveso dont 5 Seuil Haut
- la plus importante zone industrielle d’IDF Mitry-Compans
- le plus important barrage d’eau d’IDF qui retient les eaux d’ADP : barrage des Renardières Mitry-Mory
- les décharges parmi les plus importantes de France : Veolia Claye-Souilly, Suez Villeparisis et Isles les Meldeuses , ECT Villeneuve sous Dammartin et Annet sur Marne, mais aussi Terzeo Villenoy/Isles les Villenoy et Roland Cocherel
- l’incinérateur de Monthyon
- 24 méthaniseurs de déchets
- les sites de traitements de déchets, les casse-auto….
- les carrières remblayées par des déchets de Villeparisis, Villevaudé, St Soupplets, Trocy en Multien….
- l’agriculture intensive utilisant des pesticides
- les axes routiers saturés : Francilienne, RN2 , RN3……
Sans oublier les rivières polluées et les risques d’inondations de la Marne, des 2 Morins, de la Thérouanne, de la Beuvronne….
Et en plus cet arrondissement est un désert médical.
Ce sont les 2 conseillers départementaux du canton de Mitry-Mory, Nathalie Moine, 47ans, adjointe au maire de St Pathus et Antony Gratacos, 40 ans, conseiller municipal d’opposition de Moussy le Neuf qui a été confronté en 2022 aux décès de 3 camarades de classe, dont 2 d’un cancer.
En France, la Seine et Marne est l’une des plus mauvais élèves de la classe en terme de démographie médicale, elle est classée 99e sur 101, alors que l’espérance de vie de la population est l’une des plus faibles d’IDF.
La Seine et Marne représente en surface près de la moitié de l’IDF, c’est le seul département d’IDF qui ne dispose pas d’un CHU, centre hospitalier universitaire, où l’on forme des médecins.
Le dossier est entre les mains de Jean-François Parigi, président du département du 77 qui pourrait décider de créer un centre départemental de santé gérée administrativement par le département, qui embaucherait des médecins salariés dispatchés sur le territoire comme en Saône et Loire.
Pour le financement des centres de santé en 77, il pourrait être aidé par Valérie Pécresse, présidente du Conseil Régional d’IDF, qui pourrait, par exemple, réduire les énormes subventions versées aux entreprises de traitement de déchets comme les méthaniseurs (entre 800 000 € et 1 million d’euros par méthaniseur).
Car n’oublions pas que l’on fait vivre les populations du nord 77 au milieu des ordures des autres qui proviennent en majorité de l’Ile de France.
Mais pas que :
- ils doivent subir la pollution et le bruit du plus important aéroport français Roissy.
- ils doivent supporter les risques et la pollution des sites Seveso autour de Mitry/Compans/Chelles et Meaux
- ils doivent supporter la pollution du trafic des poids lourds qui alimentent en déchets ce secteur et qui desservent l’aéroport de Roissy.
Pourtant c’est ici que l’ETAT a supprimé un hôpital en 2012 celui de Lagny sur Marne tandis qu’il autorisait depuis l’implantation d’installations de traitements de déchets, encore et encore.
Paru dans le Parisien :
« Un hiver nucléaire médical » : ces deux élus font le tour de la Seine-et-Marne pour sensibiliser au désert médical»
Les conseillers départementaux Anthony Gratacos et Nathalie Moine, démarrent ce samedi un périple de 375 km en faveur d’un meilleur accès aux soins dans le département, classé 99e sur 101 en France en termes de démographie médicale.
Par Sébastien Blondé
Le 7 juin 2025 à 12h04
Melun (Seine-et-Marne), mercredi 4 juin. Anthony Gratacos et Nathalie Moine démarrent ce samedi un tour de 375 km en marchant, dans le but de lutter contre le désert médical dans le département. LP/Sébastien Blondé
Ils seront visibles sur le bord des routes, où ils espèrent être rejoints dans leur progression, un peu à l’image des coureurs derrière Tom Hanks dans « Forrest Gump ». Anthony Gratacos, 40 ans, et Nathalie Moine, 47 ans, les conseillers départementaux (Gauche républicaine communiste et écologiste) du canton de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), entament ce samedi un tour de Seine-et-Marne à pied passant par les 23 cantons…….
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0100288840
EXTRAITS de l'Arrêté Préfectoral
Paru dans actu.fr :
Dans le Perche, Hervé Morin annonce la fin des aides à la méthanisation en Normandie
Venu au Pin-la-Garenne (Orne) le 15 mai 2025, Hervé Morin a notamment évoqué la fin des subventions aux nouveaux projets de méthanisation en Normandie.
Par Vincent GuerrierPublié le 16 mai 2025 à 20h59
La nouvelle a surpris bien du monde. Certains n’étaient d’ailleurs pas tout à fait sûrs d’avoir bien compris. Jeudi 15 mai 2025, le président de la Région Normandie, Hervé Morin, a annoncé la fin des subventions aux nouveaux projets de méthanisation sur le territoire.
Le président Morin était venu dans le Perche à l’occasion de ses rencontres « Tous normands » à l’espace Beaulieu. Après avoir récapitulé le soutien aux entreprises, à la vie économique, au transport ferroviaire et routier notamment, il a été questionné sur le sujet de la méthanisation.
Une décision jamais officialisée
Au pupitre, Hervé Morin a affirmé que la Région ne se désengagerait pas des projets de méthanisation en cours d’instruction. En revanche, en raison des restrictions budgétaires, elle ne soutiendrait plus les nouveaux projets.
« C’est une décision qui avait été prise il y a plusieurs mois », indique par téléphone le conseiller régional Thierry Liger, qui connaît bien le sujet. Mais la décision n’avait visiblement jamais été communiquée, comme nous le confirment les services de la Région.
Dans l’Orne, nous avons une cinquantaine de projets qui sont sortis. Et d’autres sont toujours instruits. Il fallait que cela reste raisonnable.
Thierry Liger, conseiller régional
La Région proposait de financer jusqu’à 60 % de dépenses essentielles (de l’ingénierie aux bâtiments de stockages en passant par la sécurisation des sites) des projets de méthanisation. L’aide sollicitée devait être de 200 000 euros minimum, pour des projets qui peuvent coûter plusieurs millions d’euros au global. Des aides non négligeables pour les porteurs de projets. En novembre 2022, la collectivité avait gelé les aides après avoir constaté plusieurs dérives. Ces aides avaient repris en 2023, sous certaines conditions.
Hervé Morin a mis en garde les agriculteurs que s’ils dépassaient les seuils autorisés d’intrants, ils seraient contraints de rembourser l’intégralité des aides perçues.
Nous avons changé les modes de contrôle. Désormais on regarde la quantité de gaz qui est produite. Par rapport à la taille du méthaniseur, on est capable de savoir si les seuils ont été respectés. Il ne fallait pas en effet dévoyer des cultures pour faire du gaz. C’est la logique du procédé.
Thierry Liger
Un rebours toujours incertain
Dans le Perche, un rebours de gaz, qui permettait de comprimer le gaz pour l’acheminer dans le réseau de gazoduc, devait être construit justement au Pin-la-Garenne. Mais il manquerait des financements, notamment de la part des porteurs de projets, moins nombreux que prévu.
Là aussi, le président a indiqué que la Région ne mettra pas la main à la poche pour financer le rebours. D’autres collectivités feront-elles l’effort ? Rien n’est moins sûr.
Notons que la méthanisation en injection est bien plus efficace que la cogénération, qui consiste à brûler le gaz pour le transformer en électricité, via une turbine. Les réseaux de gaz, eux, ont déjà été enterrés sur le bord des routes, depuis Mortagne-au-Perche jusqu’à Courgeon notamment, puis jusqu’à Eperrais en passant par Le Pin-la-Garenne.