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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 19:50

 

 

 

La seule préoccupation d'ADP semble être de faire décoller ses avions à tous prix.

 

Mais au fait qui se préoccupe de la pollution de la Beuvronne par les produits dégivrants  déversés par ADP dans cette rivière,  dans ce département où l'espérance de vie est la plus faible d'Ile de France?

 

 

Qui se préoccupe des conséquences sur la qualité de l'eau potable distribuée à 500 000 habitants par l'usine d'Annet sur Marne alors qu'ADP n'a toujours pas fourni le détail des additifs (produits chimiques) ajoutés au glycol pour déverglacer ses pistes  et dégivrer ses avions ?

 

 

 

 

 

 

 

Paru sur le site Metro :

Créé 20-01-2013 12:43 | Mis à jour 20-01-2013 16:11

 

 

Météo : 40% des vols supprimés à Roissy et Orly

TRANSPORTS - Des annulations de vols, des retards d'au moins 45 minutes.... Les passagers vont devoir s'armer de patience, dimanche, la neige bloquant une partie du trafic aérien.

Le trafic aérien était fortement perturbé dimanche matin en raison des chutes de neige à Roissy et Orly, où 40% des vols ont été supprimés et où des retards de 45 minutes étaient enregistrés en moyenne, a-t-on appris auprès d'Aéroports de Paris (ADP).

Selon ADP, l'accès aux aéroports est par ailleurs "difficile", notamment par la route, mais aussi -- en ce qui concerne Orly - par les transports en commun, aucun bus ni aucun train ne desservant la plateforme aéroportuaire du sud parisien.

En fin de matinée, la situation restait cependant calme dans les deux aéroports, les annulations de vols ayant été anticipées par les compagnies aériennes à la demande de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Des retards de 45 minutes

"Les annulations préventives permettent un écoulement du trafic conforme aux capacités des pistes. On constate actuellement en moyenne un retard d'environ 45 minutes", a détaillé dans un communiqué ADP, qui recommande aux passagers de ne pas se rendre à l'aéroport avant de s'être assurés auprès de leur compagnie que leur vol est maintenu.

"Les passagers doivent impérativement prévoir un temps de transport important pour se rendre à l'aéroport", précise par ailleurs le communiqué. "Le RER B permet de rejoindre l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. En revanche, à cette heure aucun transport en commun ne dessert l'aéroport de Paris-Orly", est-il indiqué.

Interrogé par l'AFP à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, où il s'est rendu dans la matinée pour évaluer le dispositif mis en place dans le cadre du plan d'action hivernal, le PDG d'ADP, Augustin de Romanet, a assuré que la situation était "sous contrôle", malgré les suppressions de vols.

"Sur le plan aéronautique, la situation est sous contrôle (...) Au niveau du déneigement, ça se passe bien aussi", a souligné Augustin de Romanet, alors que d'importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour déneiger les pistes, dégivrer les avions et informer les passagers.

213 engins de déneigement 

La DGAC avait demandé samedi aux compagnies aériennes de réduire de 40% leur programme de vols à Roissy et Orly dimanche, "à titre préventif", en raison de la neige.

Air France avait de son côté annoncé qu'elle assurerait l'ensemble de ses vols long-courriers malgré la neige, mais seulement 60% de ses vols court et moyen-courriers au départ des deux aéroports parisiens. La compagnie maintient ces prévisions de trafic pour l'ensemble de la journée de dimanche, selon un porte-parole joint par l'AFP.

Dans le cadre de leur plan d'action hivernal, les aéroports de Roissy et d'Orly disposent de 213 engins de déneigement, selon ADP. Pour dégivrer les avions, 2.940 m3 de glycol ont par ailleurs été stockés, "soit une autonomie de 10 jours d'opérations en cas de forte intensité hivernale".

Quarante cinq départements couvrant la moitié nord et le sud-ouest de la France ont été placés en vigilance orange en raison des risques de neige et de verglas.

http://www.metrofrance.com/info/neige-40-des-vols-supprimes-a-roissy-et-orly/mmat!cimRi1sF0HXAA/

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:57

 

 

SOUILLY

le ru Botteret sous la neige

 

 

souilly ru botteret 20.1.2013

 

         20/1/2013

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:52

 

 

 

CLAYE-SOUILLY

la nationale 3 sous la neige

 

 

CS rn3 20.1.2013

         le 20/1/2013 dans la matinée

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:28

 

 

La qualité de l’eau potable en Seine et Marne 

 un problème grave ?

 

C’est le département français qui délivre le plus de dérogations eau potable

voir liste des communes 

http://www.france-libertes.org/IMG/pdf/tableau_derogations_eau_potable_en_france.pdf

 

Dans ce département

où l’espérance de vie est la plus faible d’Ile de France 

Paru dans le journal de l’environnement :
Plus de 400 communes en eaux troubles

Le 17 janvier 2013 par Stéphanie Senet

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L'eau potable peut être conforme par dérogation

L’enquête de 60 millions de consommateurs et de France Libertés, lancée en juillet dernier, a conduit les associations à mettre le doigt sur l’étendue des dérogations accordées en France par rapport aux seuils physico-chimiques normalement autorisés. Et la réalité pourrait encore dépasser ces premiers résultats…

La transparence sur la qualité de l’eau potable apparaît comme une quête sans fin. Les associations France Libertés et 60 millions de consommateurs viennent d’y apporter leur contribution, en publiant, ce 17 janvier, une carte des dérogations dont bénéficient plus de 400 communes.

Soit autant de permis de polluer puisque ces collectivités dépassent en effet les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants. Et livrent une eau non conforme aux consommateurs.

Cette publication a été réalisée à partir des données transmises par la Direction générale de la Santé. Les associations ont demandé une vérification auprès des agences régionales de la santé (ARS) (1). Le résultat est impressionnant : plus d’un millier de dérogations, réparties sur 419 communes, étaient recensées à l’automne 2012. Elles sont accordées par les préfets pour trois ans, et peuvent être renouvelées deux fois, précise le communiqué de France Libertés.

Comme souvent, la réalité pourrait dépasser ces chiffres. La Bretagne ou l’Oise n’ont ainsi aucune dérogation recensée. C’est d’ailleurs le cas d’une cinquantaine de départements en tout. Au contraire, la Seine-et-Marne concentre à elle seule près d’un tiers des mesures. Derrière elle, le Val d’Oise et l’Orne disposent d’entre 5 et 30 dérogations.

Il faut dire que la procédure de dérogation s’avère assez souple. Dès qu’un dépassement des seuils physico-chimiques est constaté localement, le responsable de la distribution d’eau prévient aussitôt les responsables de l’Agence régionale de santé (ARS) ainsi que les maires des communes concernées. C’est aussi lui qui formule la demande de dérogation auprès du préfet. Trois conditions, fixées par un arrêté du 25 novembre 2003 (2), précise seulement que la santé des personnes ne doit pas être en danger, qu’il n’existe pas d’autres alternatives pour distribuer l’eau et qu’un plan d’action doit être mis en place pour rétablir la situation «à moyen terme».

C’est le 3 juillet dernier que France Libertés et 60 millions de consommateurs ont décidé de lancer une opération transparence sur la qualité de l’eau potable (voir JDLE), Les associations déploraient alors l’opacité intense entourant les données françaises sur la qualité de l’eau.

Un exemple parmi d’autres: une commune a diffusé pendant 35 jours une eau affichant des taux de bentazone (la molécule d’un pesticide) trois fois plus élevé que la dose journalière acceptable, en raison d’une dérogation. Le consommateur, lui, n’a pas été prévenu. Il pensait au contraire boire une eau conforme à la réglementation.

Aujourd’hui, France Libertés et 60 millions de consommateurs remontrent le chemin vers plus de transparence. Ils invitent tous les particuliers à interpeller leurs élus pour préciser, partout en France, l’état réel des dérogations.

 (1)La liste publiée montre les confirmations et les éventuels commentaires des Agences régionales de la santé (ARS)

http://www.france-libertes.org/IMG/pdf/tableau_derogations_eau_potable_en_france.pdf

 

 lien vers l’article : http://www.journaldelenvironnement.net/article/plus-de-400-communes-en-eaux-troubles,32661

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 12:05

 

 

 

 

 

La décharge

SITA FD Villeparisis

va être classée

SEVESO Seuil Haut 

 

 

 

Ce classement est obtenu par la règle du cumul de la nature et du volume des déchets stockés sur le site. L'analyse détaillée des stockages présents dans l'établissement démontre que les déchets destinés au traitement par stabilisation participent majoritairement à ce nouveau classement. Il s'agit notamment des résidus d'épuration (REFIOM, REFIDIS) issus de l'incinération de déchets non dangereux et dangereux et considérés comme très toxiques pour l'environnement.

 

Site de la région Picardie :

Résidus de l’incinération des déchets


L’incération produit deux types de déchets :

  • les matériaux solides incombustibles, appelés mâchefers ou scories récupérés au niveau du four. Ils peuvent concentrer des polluants comme les métaux lourds, qui sont susceptibles d’être relâchés sous l’action de l’eau. S’ils sont issus de l’incinération de déchets industriels, ils sont considérés comme des déchets dangereux.
  • les résidus d’épurations des fumées constitués des cendres de dépoussiérage et des résidus de détoxication des fumées issus du traitement des gaz.

Selon le type de procédés d’épuration, différents déchets sont générés :

  • Les procédés humides : les gâteaux de filtration (boues) issus du traitement des eaux de lavage des fumées et de l’eau résiduaire provenant de la déshydratation des boues,
  • Les procédés secs, semi-secs, ou semi-humides : les déchets pulvérulents sous forme de cendres volantes.

Selon le type de déchets incinérés, on distingue les résidus d’épurations des fumées d’incinération des ordures ménagères (REFIOM) des résidus d’épurations des fumées d’incinération des déchets industriels (REFIDI).

Exemples de résidus d’incinération :
Mâchefers, scories, résidus d’épurations des fumées d’incinération des ordures ménagères (REFIOM), résidus d’épurations des fumées d’incinération des déchets industriels (REFIDI), gâteaux de filtration, cendres volantes.

http://www.dechets.picardie.fr/spip.php?rubrique60

 

 

pour aller plus loin : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/PPRT-Plan-de-prevention-des.html

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:55
Paru sur le site FNE :
Pour 2013, FNE vous offre un bon bol d’air

42 000 morts prématurées par an du fait de l’exposition aux particules, soit 10 fois plus que les accidents de la route, et entre 20 et 30 milliards d’euros de coût sanitaire selon uneétude récente du Ministère de l’Ecologie… Ce sont les chiffres de la pollution atmosphérique aujourd’hui en France.

La France, qui ne respecte pas les seuils de rejets fixés par les textes européens est en contentieux avec la Commission Européenne[1]. En 2013, ce non respect des exigences européennes risque de coûter entre 10 et 15 millions d’euros d’amende à notre pays et 300 000 euros d’astreinte par jour de retard.


La France doit réagir pour améliorer son air !

Jouons un air Européen…

Janez Potočnik, le commissaire européen à l’environnement, a officiellement fait de 2013 l’ « Année de l’air » au regard des préoccupations croissantes de l’UE en la matière, cependant que les Etats membres peinent déjà à mettre en œuvre les règles existantes !
La Commission européenne a lancé fin 2012, une consultation publique sur les options de révision de la stratégie pollution de l’air de l’UE. Ceci est la dernière étape d’une vaste consultation sur cette révision qui devrait intervenir avant la fin de l’année.
2013 est donc une année déterminante pour l’air que nous respirons !
La fédération France Nature Environnement participera à tous les travaux, notamment à travers l’action Breathe Freely[2], et demande des mesures concrètes à la France.

ZAPA et PPA pour un nouvel air

L’air, c‘est d’abord un enjeu sanitaire et environnemental, c’est pourquoi FNE, très investie aux niveaux local, national et européen, participe à la consultation et suivra de très prés les travaux durant toute l’année 2013 pour faire avancer les textes régissant la qualité de notre air et inciter la France à devenir un exemple en la matière. « Il faut que la santé publique soit enfin mise en avant dans les choix à venir des politiques de protection de la qualité de l’air » selon José Cambou, pilote du réseau santé-environnement de France Nature Environnement.

La France a dépassé plus de 35 fois par an, au cours des dernières années, dans certaines zones, les valeurs limites pour les particules fixées par les textes européens. FNE demande à ce que l’Etat français s’engage rapidement sur le sort réservé aux Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air ainsi que la révision de ses Plans de Protection de l’Atmosphère.

Et de manière plus générale, FNE exhorte la France à considérer la qualité de l’air comme un enjeu majeur, tant sanitaire qu’environnemental, avec des implications économiques conséquentes et des liens étroits à nouer avec les problématiques climat et énergie dans les mois à venir !

[1] La Commission Européenne a adressé dés 2011, un avis motivé aux autorités françaises pour non respect des normes concernant les rejets de particules dans 16 zones et agglomérations.
[2] http://www.facebook.com/events/340469046040479/

 

 

 

http://www.fne.asso.fr/fr/pour-2013-fne-vous-offre-un-bon-bol-d-air.html?cmp_id=33&news_id=13060&vID=897

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 14:38

 

 

 

La décharge de déchets dangereux

 SITA FD de  Villeparisis

va-t-elle être autorisée à recevoir

des déchets dangereux  de l’étranger ?

Principautés de Monaco et d'Andorre, Espagne, Italie,

Malte, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine,

Monténégro, Albanie, Grèce, Turquie, Chypre,

Liban, Israël, Palestine, Egypte, Libye,Tunisie,

Algérie, Maroc 

comme celle de Bellegarde (Gard)

 

 

La Seine et Marne

qui reçoit des déchets de la France entière

n'a pas besoin en surplus d'en recevoir de l'étranger

 

 

 

En effet nous apprenons que par arrêté préfectoral 12.156 N  du 13/12/2012 la décharge de déchets dangereux SITA FD de Bellegarde (Gard) est autorisée à recevoir des déchets dangereux  des pays suivants :

Principautés de Monaco et d'Andorre, Espagne, Italie, Malte, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Turquie, Chypre, Liban, Israël, Palestine, Egypte, Libye,Tunisie, Algérie, Maroc.

 

 

extrait AP

  sITA bELLEGARE AP 1

 

Sita Bellegarde AP 2

voir AP complet http://cedric-dgpr.developpement-durable.gouv.fr/recherche/document.aspx?documentId=a58bdbb3-d21f-411a-a6bd-d3c0ee3fe316

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

Histoire de Bellegarde (Gard)

http://bellegarde.fr/IMG/pdf/histoire_de_Bellegarde_d_apres_Paul_Castanet_1936.pdf

http://bellegarde.fr/des-canaux.html

 

Un article sur les déchets en provenance de Seveso :

http://boutique.ina.fr/video/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/RBC00018355/dechets-de-seveso-a-la-decharge-industrielle-de-bellegarde.fr.html

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:35

 

Pollution de la Beuvronne

 

 

Paru sur le site Association Coordination eau Ile-de-France :

Avancées significatives de notre action contre la pollution de l’eau par l’aeroport CDG

La préfète de Seine et Marne répond à la Coordination EAU Île-de-France : des avancées significatives dans le dossier de la pollution de la Marne par  l’aéroport CDG .

Lire la  lettre de la préfète de Seine et Marne ICI

En relais d’associations locales et environnementales, de collectivités territoriales et de « simples » usagers citoyens, la Coordination EAU Île-de-France a mené, tout au long de l’année 2012, une action sur les terrains juridique et médiatique pour qu’ADP ne rejette plus dans la Marne des eaux pluviales contaminées par les glycols, allant jusqu’à interpeller, à l’intérieur de l’aéroport, les participants d’une réunion du comité de suivi « loi sur l’eau », le 19 décembre.
c
La Coordination EAU Île-de-France se félicite de la réponse de la Préfète de Seine et Marne, en date du 27 décembre, au courrier adressé par notre avocat Me Emmanuel Breen, le 6 août 2012. En particulier, l’association se réjouit de l’engagement que « la Direction départementale des territoires (DDT), chargée de la police de l’eau, procédera durant la période hivernale 2012/2013 à une action globale de contrôle des rejets de la plate-forme. Les analyses seront réalisées par un prestataire agréé et indépendant afin que les résultats ne puissent être contestés. » Ce contrôle concernera le bassin des Renardières précise le courrier plus loin (2.1). Cela répond pleinement à nos demandes sur ce point.
c
Le second point très important concerne la santé publique. Notre association a demandé la réalisation d’une étude indépendante sur la concentration d’éthylène glycol dans l’eau compatible avec les exigences de santé publique et de protection de l’environnement. La préfète répond (point 2.7) : « L’appui de la Cellule inter-régionale d’épidémiologie (CIRE) Île-de-France—Champagne Ardenne a été sollicité par l’Agence régionale de la santé pour répondre aux inquiétudes liées à la présence de glycol dans l’eau produite par l’usine d’Annet sur Marne. La CIRE a donné une suite favorable (…)  pour l’évaluation de la situation et des risques sanitaires encourus par les riverains desservis en eau potable par l’usine d’Annet sur Marne. La CIRE présentera les conclusions de cette étude au cours du premier semestre 2013. » Là encore, nous sommes pleinement satisfaits par cet engagement dont la portée dépasse le seul aéroport CDG : en effet,  les riverains de nombreux aéroports peuvent être confrontés à ce genre de situation. L’éthylène glycol fait partie des nouveaux polluants susceptibles de se retrouver dans l’eau potable en l’absence de toute norme et, bien souvent, … de tout contrôle le concernant.
x
Dans ces conditions, le refus de la préfète d’enjoindre à VEOLIA Eau de réaliser des mesures de la concentration d’éthylène glycol dans l’eau en amont et en aval de l’usine (point 2.2) parait d’autant plus surprenant que la préfète le justifie par les résultats de l’étude de la CIRE …qui ne sont pas attendues avant plusieurs mois. Et que la préfète (point 2.9) « demande à l’Agence régionale de santé de prescrire un suivi analytique de ce paramètre (l’éthylène glycol) sur l’usine d’Annet sur Marne sur une période représentative. » Ce qui, là encore, répond à nos demandes.
x

La préfète nous informe aussi de la signature le 2 juillet 2012 du protocole d’accord concernant les procédures d’alerte réciproques, entre ADP et la SFDE-VEOLIA Eau qui exploite l’usine de production d’eau potable d’Annet sur Marne. Nous remarquons cependant qu’un projet de protocole d’accord était prévu en annexe du dossier de demande d’autorisation Loi sur l’eau présenté par Aéroport de Paris en juin 2007 (pour obtenir la modification de l’arrêté interpréfectoral n° 97 DAE 2E 020), soit il y a plus de cinq ans ! Aurait-il vu le jour sans les interventions répétées d’associations locales et environnementales et de collectivités territoriales depuis 2010, relayées par  la Coordination EAU Île-de-France en 2012 ? Mais nous contestons cependant le principe même du recours à un protocole d’accord, dont la préfète nous dit qu’il s’agit d’un pur contrat de droit privé (point 2.5), situé en dehors de son contrôle, alors qu’il s’agit d’une forme de délégation de la police de l’eau.
La préfète nous communique les analyses des glycols réalisées par ADP de 2008 à 2012 (point 2.8). Là encore nous nous félicitons d’obtenir enfin ces informations après de nombreuses démarches : courrier simple d’associations, courrier d’avocat, saisie de la CADA, recours au TA contre les arrêtés préfectoraux et la non communication de certains documents… Il serait plus simple et surtout plus rassurant que ces informations soient à la portée de tous les usagers-citoyens qui en font la demande.
Nous notons toutefois que, sauf erreur de notre part, les analyses de janvier 2009, de janvier 2010 et de décembre 2010, soit au cœur d’hivers rigoureux, ne sont pas communiquées.
Concernant l’éthylène glycol, la limite de détection des analyses effectuées par le procédé de chromatographie en phase gazeuse est de 5 mg/l ; nous pensons qu’il serait encore plus rassurant de  descendre en dessous de ce seuil de détection en utilisant un autre procédé courant (chromatographie en phase liquide).
c
Mais d’où vient l’éthylène glycol ? La préfète s’appuie à de nombreuses reprises sur le déni total d’ADP quant à l’utilisation d’éthylène glycol. Et fait nouveau dont nous nous félicitons, des documents sont fournis à l’appui par ADP. Il n’empêche que la présence d’éthylène glycol a bien été détectée dans la Marne en 2009, la préfète en convient. Cela pose deux questions. Y a-t-il d’autres utilisateurs possibles d’éthylène glycol, en dehors d’ADP, à l’intérieur de l’aéroport ? Ou d’autres utilisateurs industriels à l’extérieur et à proximité immédiate de l’aéroport ?
x

La préfète indique enfin (point 2.8) que « le plan d’action global n’est pas encore finalisé ». Les considérations techniques invoquées ne peuvent cacher le retard pris et le manque de volonté pour régler une fois pour toutes, un problème connu et récurrent depuis de nombreuses années. « Le coût potentiel des investissements nécessaires » doit être relativisé par la redevance perçue par ADP pour la mise à disposition des installations pour le dégivrage des avions : elle s’élève à 4204 € HT pour chaque opération de dégivrage d’un A 340, par exemple !
x
Outre la question primordiale de la dangerosité pour la santé humaine de l’éthylène glycol à laquelle s’attache à répondre la préfète, il existe une dimension environnementale préoccupante. Les glycols, et pas seulement l’éthylène glycol, mais aussi le propylène glycol qu’ADP reconnaît utiliser de façon massive, requièrent des quantités importantes d’oxygène pour être dégradés dans l’eau. Par conséquent, une concentration importante de ces produits a des conséquences négatives sur le milieu naturel et entraîne uneaugmentation du niveau de pollution de l’eau. A cet égard, nous ne pouvons que constater que l’esprit et la lettre de la loi sur l’eau de 2006 et de la Directive-cadre européenne ne sont toujours pas respectées.
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En conclusion la Coordination EAU Île-de-France se félicite d’avoir réussi à faire bouger significativement les lignes sur ce dossier en 2012. Elle restera particulièrement vigilante en 2013 pour que les engagements pris soient respectés et que la santé et l’environnement de tous soient préservés.

http://eau-iledefrance.fr/avancees-significatives-de-notre-action-contre-la-pollution-de-leau-par-laeroport-cdg/

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:45

 

Projet de stockage de gaz carbonique CO2

dans la décharge de Claye-Souilly par la multinationale VEOLIA

 

La France favoriserait-elle la mise en décharge des ordures ménagères plutôt que son recyclage pour permettre aux multinationales d’obtenir des crédits carbone (1) ?

 

 

La France ferait-elle prendre des risques aux populations riveraines de cette décharge pour  favoriser la finance (1)?

 

 

(1) http://ownipolitics.com/2011/02/07/les-credits-carbone-nouveau-joujou-toxique-de-la-finance/

http://www.solutionsauxchangementsclimatiques.com/2009/html/renew-gen-2.html

http://www.veolia.com/veolia/ressources/files/2/8804,2421,Compensation-carbone.pdf

 http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/25/climat-les-effets-pervers-des-credits-carbone_1378610_3244.html

 

Paru sur le site univers nature :

 

24-05-2012

Crédits carbone : l’hypocrisie de l’UE qui monnaie ses émissions

Selon une enquête (1) réalisée par l’Alliance Globale pour les Alternatives à l’Incinération (GAIA), portant sur près de 300 projets dans 50 pays, les Etats membres de l’Union européenne financent des projets de gestion de déchets municipaux illégaux dans les pays en voie de développement, via l’achat de crédits carbone. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) permet aux industries des pays de l’UE de s’acquitter de leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en achetant des crédits de compensation carbone. Ceux-ci financent alors des projets œuvrant en ce sens dans les pays en développement.

Mais un fossé sépare la théorie de la pratique. Selon GAIA, les incinérateurs et projets de captage des gaz issus de l’enfouissement des déchets financés dans les pays en développement ne respectent pas la réglementation européenne sur les déchets. En effet, si celle-ci impose des contrôles stricts sur les émissions toxiques provenant des incinérateurs de déchets, le MDP, lui, ne fixe pas de limites de pollution. Pour preuve, les incinérateurs financés en Chine avec les fonds du MDP sont autorisés à émettre dix fois plus de dioxines que ce que permet la législation européenne.

De même, deux tiers des projets de captage des gaz d’enfouissement soutenus par le MDP encouragent l’enfouissement des déchets organiques afin de produire plus de méthane. L’objectif est de vendre des crédits carbone grâce à la captation d’émissions de méthane supplémentaires. Outre ces subterfuges, c’est le fondement même du MDP qui a été détourné. Ainsi, au moins 32 incinérateurs financés par ce dispositif brûlent des déchets sans retenue, alors même que l’UE prône la prévention des déchets et leur recyclage.   

Présenté lors d’une séance d’information au Parlement européen, le rapport de GAIA a listé les pays membres présentant les pires dossiers en matière d’achats de crédits carbone en faveur de projets d’incinération et d’enfouissement illégaux. Parmi eux, figurent le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et les Pays-Bas. Le mois dernier, le Commissaire européen de l’Energie a annoncé une réforme du système d’échange des émissions d’ici la fin de l’année. Si celle-ci portera principalement sur le prix des crédits carbone, elle offre la possibilité de contrer le détournement du MDP au profit de l’hypocrisie de certains Etats et sociétés, libérés de leur obligation de réduire leurs émissions.
Cécile Cassier
1- Le rapport rendant compte de cette enquête s’intitule : « EU’s Double Standards on Waste and Climate Policy ».

 

 

 

 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5178

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:10

dhuis villevaudé 2 15.10.2011

 

SAUVONS ENSEMBLE  L’AQUEDUC DE LA DHUIS

 

Signez la pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=dhuis2

 

 

 

Pétition Non à la destruction de la Dhuis, Non au saccage du bois Gratuel

Pour:Préfets de Seine et Marne et de Seine-Saint-Denis

Non à la destruction de la Dhuis, Non au saccage du bois Gratuel.

Pétition à l’attention des préfets de Seine et Marne et de Seine-Saint-Denis.

Courant Décembre 2012, Placoplâtre a présenté un projet d’exploitation d’une nouvelle carrière à ciel ouvert sur la commune de Villevaudé au lieu dit du Bois Gratuel.

Ce bois traversé par l’Aqueduc et la promenade de la Dhuis fait parti intégrante du corridor écologique ou trame verte qui relie la Seine Saint-Denis (93) et la Seine et Marne (77).

Ce bois de Villevaudé, comme tous les milieux naturels traversé par la Dhuis, est essentiel aux échanges biologiques de l'Est Francilien.N’ayant pu devenir propriétaire de la Dhuis grâce aux actions du Collectif « Sauvons la Dhuis » et à la force de la mobilisation citoyenne, Placoplâtre a décidé de présenter un projet d’exploitation à ciel ouvert qui viendrait à anéantir la majeure partie du bois en venant buter contre la promenade de la Dhuis.

Nos précédentes actions n’ont donc pas été vaines mais le site et la trame verte n’en demeurent pas moins gravement menacés.Le bois Gratuel, parcouru par la Dhuis, est un élément charnière de la trame verte de l’Est Francilien.

Le bois Gratuel est une chênaie frênaie calcicole avec une nombre important d'espèces patrimoniales. Il héberge des orchidées sauvages typiques de ce type de milieu (Orchis Pourpre, Néottie Nid d'oiseau, Ophrys Mouche, Céphalanthère de Damas, Platanthère à deux feuilles, etc.) ainsi qu'un milieu forestier diversifié (Cornouiller mâle, Camérisier, Néflier etc.).

Le bois Gratuel possède un réseau important de mares naturelles permettant la reproduction d'amphibiens et de batraciens protégés au niveau national (Triton vulgaire, Triton palmé, Triton Crêté, Crapaud Commun, Grenouille agile, Couleuvre à collier, ect.).

Ce projet s’oppose également aux normes sanitaires liées au périmètre de protection de la Dhuis. En effet, ce bien d’utilité publique doit posséder des bandes de protection sanitaire de 40 mètres de large de part et d'autre de son emprise.

Nous nous opposons donc avec la plus grande fermeté à la destruction du bois Gratuel et de tous les milieux naturels du massif de l’Aulnoye aussi bien en Seine-Saint-Denis (93) qu’en Seine-et-Marne (77).

S'il doit y avoir une exploitation du gypse, nous demandons que celle-ci soit réalisée de façon souterraine comme toutes les nouvelles exploitations de ce type dans l’Ouest Francilien et notamment celles du Val d’Oise (95).

Il est essentiel que l’aqueduc de la Dhuis et les milieux naturels qui l'environnent soient préservés de toute forme de destruction. C'est grâce à ce type d'exploitation, plus respectueuse de l'environnement et « parfaitement » maîtrisé par BP Placoplâtre que le bois de Bernouille (Coubron - 93), la réserve de Chelles (Coubron / Vaujours - 93), la forêt de (Val d’Oise - 95), ainsi que la butte de Parisis (Cormeilles-en-Parisis – 95) ont pu être sauvés de la destruction.

Courant Avril 2012, au sujet de l’exploitation souterraine future de la Butte de Parisis à Cormeille-en-Parisis dans le Val d’Oise, un représentant de Placoplâtre a même déclaré dans la presse : « Nous savons exploiter en souterrain sans qu'il y ait de risque d'affaissement. Nous faisons exactement la même chose en forêt de Montmorency où, tous les jours, des gens se promènent et ramassent des champignons au-dessus des galeries sans même s'en apercevoir! ».

Ainsi, nous exigeons que les milieux naturels de l’Est Francilien soient traités avec le même respect que ceux de l’Ouest. Comment expliquer cette différence de traitement des milieux naturels d’un côté ou de l’autre de l’Ile de France ? De surcroît, une exploitation souterraine évitera l’usage d’explosif à l’air libre à moins de 300 mètres des habitations.

 

 

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