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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 10:16

 

La collectivité qui gère une station d’épuration n’a pas l’obligation de traiter les eaux usées industrielles. Elle peut l'autoriser en signant une convention avec l'industriel.

 

A la lecture de l’état des lieux du Bassin versant Beuvronne on s’aperçoit que la majorité des entreprises dans ce secteur reverse ses eaux industrielles dans les stations d’épuration gérées par l’intercommunalité dans la plus complète illégalité, sans posséder de convention l'y autorisant.

 

Comment l’ETAT

a-t-il  pu donner depuis des décennies

des autorisations d’implantation à ces entreprises

dans ces conditions ?

 

 

Contrat bassin Beuvronne 2012-2016

Etat des lieux (1) :

 

On peut lire page 20

« En ce qui concerne le suivi des rejets industriels, des conventions spécifiques de rejet ont été passées avec 4 industriels les plus importants du territoire de la communauté de commune. »

 

On peut lire page 21

« En ce qui concerne le suivi des rejets industriels, en général il n’y a pas de convention de rejet délivrée. »

 

On peut lire page 21 concernant Mitry-Mory

« Le suivi des rejets des industriels n’est pas effectué, il y a peu de convention de rejet »

 

On peut lire page 21 concernant Claye-Souilly

« Les rejets industriels sont connectés au réseau communal….

Un projet d’audit auprès de l’ensemble des artisans pour évaluer leurs rejets est en cours. Il n’y a pas de convention de rejet pour le moment. »

 

On peut lire page 22 concernant Villeparisis

« Le suivi des rejets des industriels est effectué par endroit et il y a peu de conventions de rejet. »

 

 

Contrat bassin Beuvronne 2012-2016

bilan des actions 2014 (2)

 

- Conformité des branchements industriels aucuns travaux n’ont été engagés. Cela signifie qu’il n’y a pas eu d’opération groupée de mise en conformité.

 

- des diagnostics ont été faits à Claye-Souilly et Villeparisis.

 

- Zone industrielle de Mitry-Compans : Une étude globale de requalification a été lancée début 2013, 20% du montant prévisionnel pour 2014 a été engagé pour cette étude.

 

 

 

Nous ne pouvons que constater que la situation actuelle est plus que désastreuse, bien  connue des services de l’ETAT et des élus depuis des décennies et qu’au travers du contrat bassin Beuvronne qui va se terminer en 2016, peu d’actions ont été mises en place.

 

Pourquoi ?

 

 

 

Pour toutes informations complémentaires

nous vous conseillons de contacter

M. Jean-Luc Marx, préfet de Seine et Marne

 

(1) Contrat bassin Beuvronne 2012-2016 Etat des lieux http://www.iledefrance.fr/sites/default/files/mariane/RAPCP12-209RAP.pdf

 

(2) Contrat bassin Beuvronne bilan des actions 2014

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:08

 

Paru sur le site de France Nature Environnement :

 

L’arrêté de catastrophe naturelle, joker d’une urbanisation sauvage

 

Après les inondations mortelles survenues ce week-end dans les Alpes-Maritimes, nos premières pensées vont aux familles des victimes. Pour France Nature Environnement il est malheureusement consternant de voir qu’aucune leçon ne semble tirée de ces drames qui se répètent pourtant chaque année. 


 

Des catastrophes qui n'ont rien de naturel

Au moment où des élus s’interrogent sur les responsabilités de Météo France quant à une insuffisance des alertes, on se demande si certains ne sont pas tentés de trouver un bouc émissaire pour faire oublier les vraies responsabilités, même si l’on ne nie pas la possibilité d’être confronté à l’imprévisible. Encore faut-il avoir été soi-même vigilant et avoir la conscience tranquille. Si les Alpes-Maritimes ont été touchées par de telles inondations, c’est avant tout parce que ce territoire subit de longue date une urbanisation irréfléchie. Le béton a colonisé et continue d’envahir les espaces agricoles et forestiers, empêchant les eaux pluviales d’être absorbées par les sols et de s’écouler normalement, provoquant de multiples inondations toujours plus destructrices.

 

 

Une zone commerciale pas encore inaugurée... et déjà submergée !

A Cagnes-sur-Mer par exemple, un Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) a bien été rédigé, mais il n’est pas respecté par les élus eux-mêmes. Le Polygone Riviera, dernier grand projet communal en date, proposera une surface commerciale utile de 70 000m² et 3000 places de parkings en pleine zone inondable (zone rouge du PPRI). A quinze jours de son inauguration, le parking est déjà submergé…

 

 

Le climat, un bouc émissaire tout trouvé

Bien souvent liées à la mauvaise gestion de notre territoire, ces inondations ne devraient pas uniquement relever des arrêtés de catastrophe naturelle. Alors que de nombreux élus cèdent aux pressions ou encouragent la spéculation foncière, ces arrêtés leur permettent de continuer d’artificialiser les sols sans aucun recul tout en rejetant la faute sur le climat, et finalement de faire payer la note par le contribuable.

 

 

La région PACA doit s’adapter au plus vite

Alors que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) prévoit l’augmentation en fréquence et en intensité des épisodes cévenols, il est urgent d’adapter la gestion du territoire au changement climatique. On peut ainsi s’inquiéter de ce que pourra engendrer l’énorme projet d’aménagement de la basse vallée du Var à Nice, dans une zone agricole exceptionnelle mais ouverte progressivement à une urbanisation anarchique, sachant que des inondations très violent es y font régulièrement des ravages et même des morts (1994 et 2010 notamment) et que la création ou le réaménagement de digues ne peut en aucun cas assurer la sécurité des zones prétendument "désinondabilisées ".

 

 

Construire autrement pour limiter l’exposition aux risques

L’élaboration des PPRI est obligatoire pour les communes, mais leurs dispositions sont trop souvent négligées par ceux-là mêmes qui les ont rédigés. France Nature Environnement demande que ces PPRI aient force de loi. D’autre part, il est indispensable de revoir le dispositif de catastrophe naturelle, pour différencier les événements climatiques d’origine naturelle des errements chroniques d’une mauvaise gestion. En outre, il paraît indispensable de prendre en considération des hypothèses nettement renforcées pour le dérèglement climatique. La référence aux crues centennales paraissant ainsi de plus en plus obsolète.

 

 

Pour Denez L’Hostis, Président de France Nature Environnement : « Combien de temps allons-nous encore supporter les larmes de crocodiles de beaucoup d’élus, alors que leur responsabilité est engagée ? Le permis de construire ne doit plus être délivré à l’échelle communale dès qu’il s’y attache des enjeux importants. Pour éviter les copinages, la spéculation foncière et les prises de risques inconsidérées, l’échelle intercommunale nous semble être un échelon bien plus adapté, à la condition que les intercommunalités (et en particulier les métropoles) se dotent d’une bonne gouvernance associant tous les acteurs et prennent réellement en charge la question des risques. Cet échelon politique nous apparaît d’autant plus adapté que les problèmes liés à l’eau débordent complètement les limites administratives de la commune. »

 

 

 

Consulter le document « le climat et l’eau, les conséquences du changement climatique sur la ressource en eau dans les régions méditerranéennes »

/climat/cahiers-de-propositions/cahier_climat-et-eau.pdf

Télécharger ce communiqué en format PDF

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:57

 

 

« Petit peuple » du bassin versant Beuvronne Mme Marisol Touraine finance une étude épidémiologique à Chamonix mais pas chez vous.

 

Pour toute réponse à la demande de notre association Mme Touraine signale notre demande à l’Agence Régionale de Santé pour examen de la situation.

 

Vous avez bien lu «pour examen de la situation » car l’ETAT connaît le bassin Beuvronne pour y accumuler les sites polluants et dangereux depuis plus de 50 ans mais ne connaît pas la situation de santé des populations.

 

Mme Touraine n’a même pas pris le temps de signer le courrier c’est Grégory Guillaume dont les fonctions ne sont mêmes pas précisées au sein du ministère de la Santé qui a signé ce courrier.

 

« Petit peuple » du bassin versant Beuvronne vous n’êtes bons qu’à recevoir les ordures de la France entière et boire l’eau puisée au pied des décharges pendant que l’élite parisienne qui vous dirige se baigne dans l’eau des meilleures sources du sud de la Seine et Marne.

 

 

Pour aller plus loin :

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2015/04/01/sophie-dion-obtient-un-fonds-air-pur-et-une-etude-epidemiologique

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:56

Paru dans la revue Nature Actualités de Septembre 2015

éditée par

la fédération d'associations environnementales

Nature Environnement 77

Présidente Jane Buisson

http://www.environnement77.fr/

PREDEC
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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 12:15

 

Comment a-t-on pu construire un aéroport aussi important qui a l’un des plus petits exutoires du monde : la rivière Beuvronne ?

 

En effet la majorité des eaux de ruissellements d’ADP Roissy se déversent en direction de la Reneuse affluent de la Beuvronne.

 

La Beuvronne une rivière qui coule dans le centre ville de Claye-Souilly situé dans une cuvette.

 

Un autre problème se pose : l’état et le dimensionnement  du bassin de rétention d’eau ADP des Renardières ?

 

 

Depuis 2001 où des inondations importantes ont touché Claye-Souilly et Mitry-Mory des études ont-elles été menées par le ministère de l’Ecologie pour réduire les inondations sur le bassin versant Beuvronne?

 

Pas à notre connaissance

 

 

 

 

M. Hollande, M. Valls et Mme Royal

attendent-t-il

qu’un désastre comme dans le sud de la France

se produise

pour traiter ce dossier sensible ?

 

 

 

Paru dans le Parisien 77 :

Une journée sans répit sur le front des crues

Valentine Rousseau et Eric Hacquemand | 23 Mars 2001, 00h00

4 HEURES Stupeur pour l'équipe de nuit de l'entreprise Motul située dans la zone industrielle de Chelles-Vaires, chemin du Corps-de-Garde, en bordure de la Marne. Après les pluies diluviennes, l'eau monte de quatre-vingts centimètres environ. Même phénomène chez Lescot, l'entreprise située à côté.

 

Les pompiers, en état d'alerte, interviennent afin de procéder à l'évacuation et pour éviter notamment tout risque de pollution. A 11 heures, les salariés n'avaient toujours pas réintégré l'entreprise, l'accès à la zone industrielle étant barré à la circulation. 8 HEURES La Direction départementale de l'équipement neutralise une voie de chaque côté de la N 3 à Claye-Souilly, au niveau de l'échangeur de Carrefour, jusqu'à 15 h 30. La route n'est pas coupée, mais réduite à la circulation. Les champs limitrophes dégorgent de gros débits. Toute cette nuit, les équipes de la DDE prévues sur les travaux d'entretien de la A 104 sont restées en alerte pour assurer la sécurité des usagers. 11 H 30 L'hélicoptère de la gendarmerie équipé d'un treuil pour secourir d'éventuelles victimes survole les secteurs inondés d'Esbly, Condé et Isles-lès-Villenoy. Dans la journée, trois habitations sont évacuées en canot pneumatique. Quatre-vingts maisons sont noyées sur ce secteur. La salle des fêtes d'Esbly est prête à accueillir les personnes sans toit. A Précy-sur-Marne, les pompiers et gendarmes répertorient entre 60 et 80 maisons inondées ou coupées d'accès. MIDI Les pompiers pompent dans le gymnase Ostermeyer de Mitry-Mory, avenue des Martyrs-de-Châteaubriant, victime du débordement des champs. Environ dix centimètres d'eau s'étalent sur toute sa superficie. Le gymnase, utilisé par les écoles, le collège, le lycée et les associations sportives, est fermé jusqu'à nouvel ordre. Le CD 9 entre Mitry-Bourg et la Villette-aux-Aulnes est coupé. 13 HEURES La principale du collège des Tourelles de Claye-Souilly décide d'évacuer les élèves, qui n'ont pas cours non plus aujourd'hui. L'établissement de 490 élèves, planté tout près de la Beuveronne, voit l'eau monter à une trentaine de centimètres autour de ses bâtiments. Les sous-sols sont inondés, le chauffage et l'électricité sont coupés. Les pompiers interviennent tout au long de la journée auprès des habitants de Claye inondés. Une cinquantaine de maisons au moins sont touchées. 17 HEURES La DDE de Meaux coupe la première route de son secteur, la D 54a, entre Trilbardou et Charmentray. 18 HEURES Les secours se préparent à une garde particulièrement agitée. « L'hélicoptère est prêt à évacuer les personnes en cas de besoin. On visite chaque maison inondée », assurent les gendarmes. Aujourd'hui, ils seront accompagnés d'un médecin pour assister les personnes âgées.

 

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne/une-journee-sans-repit-sur-le-front-des-crues-23-03-2001-2002049947.php

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:16

 

Dans ce département où l’espérance de vie est le plus faible d’Ile de France, la qualité de l’air aurait dû être une priorité du nouveau conseil départemental.

 

Il n’en ait rien, en effet par un courrier en date du 14 septembre Jean Jacques Barbaux, nouveau président du Conseil Départemental, nous informe qu’il ne  versera pas de subvention à Airparif.

 

Un mauvais signe envoyé par le nouveau Conseil Départemental qui semble vouloir recevoir encore plus de déchets en provenance d’autres départements, en encourageant 12 projets de méthanisation, bien plus que la Seine et Marne en a besoin.

 

Parmi ces projets il y en a 2 dans la bassin versant Beuvronne, un méga projet Veolia Claye-Souilly et un second projet à Moussy le Neuf, comme-ci « le petit peuple »  de ce bassin versant ne supportait déjà pas assez d’ordures.

 

 

Jean-Jacques Barbaux

va-t-il favoriser les subventions

 vers l’agriculture intensive et les industries

qui polluent notre eau et notre air ?

 

Pour le savoir contactez-le.

 

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 10:12
 
 
 
Avis à tous ceux qui subissent les effets d’incinérateurs, de TMB-méthanisation ou de décharges
Avis aux associations des 3R (réduire, réutiliser, recycler) 
 
Manifestons pour une politique ambitieuse de réduction des déchets, de réutilisation, et de recyclage.
Notre scénario alternatif  www.planbom.org montre que reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13 est inutile, coûteux et polluant!
Diffusez l’info autour de vous
et venez nombreux 
Samedi prochain 10 octobre à 14h30 
Parvis de la BNF Paris 13ème, devant le MK2!
 
 
 
Le Collectif 3R
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 17:10

 

Pollution rivière Beuvronne 

 Le « petit peuple »

du bassin versant Beuvronne

ne veut plus de promesses mais des actes.

 

 

L’étude approfondie de l’état de  l’assainissement de la zone industrielle de Mitry-Compans  promise en 1995 n’est toujours pas réalisée 20 ans après.

 

Dans le cadre du contrat Beuvronne 2012-2016 une étude a été lancée en 2013 mais semble piétiner, en effet seulement 20 % du budget prévisionnel a été engagé pour cette étude en 2014 (1) page 19).

 

 

            « Le petit peuple »

du bassin versant Beuvronne

  ne veut plus que l’argent de ses impôts

soit utilisé pour les autres

 mais ici

pour dépolluer sa rivière  Beuvronne

 

 

(1) Contrat bassin Beuvronne bilan des actions 2014

Article paru  dans le journal Libération en 1995 :
La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Par Cécile PLET — 

                                

 

La zone industrielle de Mitry-Compans sous haute surveillance

Suite à la commission locale d'information qui se tenait jeudi au sujet de la zone industrielle de Mitry-Compans, le sous-préfet, Jacques Gerault, le maire de Mitry-Mory, Jean-Pierre Bontoux (PCF), et la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) ont pris des engagements afin d'améliorer la sécurité (lire Libéra tion du 2 février).

Au cours de cette réunion, l'eau s'est révélée être le problème majeur: «Il est ressorti clairement que personne ne maîtrise le plan des réseaux d'assainissement sur la zone», déclare Christine Gilloire, membre du comité départemental d'hygiène et de l'ASMSN (association seine-et-marnaise de sauvegarde de la nature). «On ne sait pas où vont les eaux usées, ni les eaux pluviales, qui dépassent des normes de pollution.» Aussi, une étude approfondie du plan d'assainissement doit être effectuée cette année et un programme de 100 millions de francs est lancé pour le retraitement des eaux de ruissellement et le raccordement des entreprises au réseau d'assainissement. La qualité de l'air était également à l'ordre du jour, suite à la pollution du 2 janvier dans l'entreprise de matériels informatiques Inmac. Le sous-préfet compte faciliter et multiplier les contrôles de l'air inopinés sur l'ensemble de la zone industrielle. D'autre part, un PIG (plan d'intérêt général) des Raffineries du Midi a été annoncé pour le mois de juin prochain. Ce plan rendrait inconstructibles les terrains vacants dans un périmètre encore indéterminé autour de l'entreprise. Pour Christine Gilloire, le mal est déjà fait puisque des entreprises sont déjà installées près des raffineries. Quant à l'absence d'information destinée à la population sur les mesures à prendre en cas de pollution, la mairie et les entreprises vont mettre au point des actions et les Raffineries du midi doivent, d'ici la fin du mois, publier une plaquette d'information sur ses activités et ses dangers.

«Cette rencontre a été satisfaisante, conclut Christine Gilloire, on sent une honnêteté dans la reconnaissance des problèmes. J'espère simplement qu'elle n'est pas de surface.» La commission se réunira à nouveau au cours du second semestre 95.

Cécile PLET 

 

http://www.liberation.fr/libe-3-metro/1995/02/07/la-zone-industrielle-de-mitry-compans-sous-haute-surveillance_124279

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:46
Paru dans le Journal de l’Environnement :
Agriculture: «défaire ce qui a été fait»

Le 30 septembre 2015 par Romain Loury

 

Pesticides, mécanisation, désertification rurale, mais aussi FNSEA, Inra, FAO… sous forme d’une lettre adressée à un agriculteur retraité, le journaliste Fabrice Nicolino s’en prend dans son nouvel ouvrage [1] au «vaste merdier qu’est devenue l’agriculture». Et pense qu’il n’est pas trop tard pour s’en détourner. Entretien avec le JDLE.

 

 

JDLE: Vous estimez que l’agriculture française telle que nous la connaissons est née des deux guerres mondiales. En quoi et comment ces conflits l’ont-ils transformée?

Fabrice Nicolino: Les deux guerres mondiales ont été un accélérateur. Pas tellement la première: malgré l’arrivée de quelques tracteurs Renault, cela n’a pas dépassé le stade préindustriel. En revanche, les Etats-Unis étaient déjà très en pointe sur la mécanisation, on ne s’en rendait alors pas bien compte en France. Le vrai changement c’est la deuxième guerre mondiale, dont le pays sort exsangue. C’est alors qu’une nouvelle génération d’agronomes et de zootechniciens rencontre de jeunes agriculteurs, tous ayant en commun la volonté de dynamiter la vieille agriculture. Et ce en accord avec les autorités politiques, dont Jean Monnet, commissaire au Plan de 1945 à 1952, épaulé par Jean Fourastié, inventeur du terme «Trente Glorieuses» et qui a introduit celui de «productivité».

Cette coalition informelle reçoit en cadeau le Plan Marshall, dont l’un des objectifs pour les Etats-Unis était de reconvertir l’industrie de guerre à des fins civiles: en échange de prêts très importants, les pays bénéficiaires devaient s’équiper de produits américains. Un véritable cheval de Troie, qui a permis l’arrivée en masse des tracteurs et des pesticides. De plus, de nombreux zootechniciens, agronomes et technocrates ont fait le voyage des Etats-Unis entre 1945 et 1955, où ils ont vu, en matière de nouvelles techniques, des choses qui leur paraissaient merveilleuses. Pourtant, ce processus d’industrialisation ne va pas encore jusqu’au bout. Pour cela, il faut attendre l’arrivée de De Gaulle, en 1958, et son envie de grandeur française et de centralisation, portée par des technocrates très actifs.

JDLE: Face à cette industrialisation qui s’accélère, de quand datent les premiers doutes, les premières remises en cause ?

Fabrice Nicolino: 1962 constitue une date-clé, avec la publication aux Etats-Unis du livre de Rachel Carson, «Printemps silencieux» [paru en France en 1963, l’ouvrage révèle les ravages du DDT, insecticide alors tout-puissant, sur l’environnement, notamment les oiseaux, ndlr]. Le livre va s’attirer beaucoup de critiques, notamment d’ingénieurs de l’Inra. C’est la fin de l’époque d’innocence: l’industrie est devenue tellement puissante qu’au lieu de reconnaître qu’elle fait fausse route, elle lance des campagnes de désinformation. On entre alors dans une période de mystification, qui dure toujours.

Outre la dégradation généralisée de l’environnement, cette agriculture va remplacer le monde «arriéré» des campagnes par des machines. Le tout au nom de l’idéologie du progrès: la disparition des paysans était perçue comme positive, c’était l’arriération qui disparaissait. Avec l’arrivée de De Gaulle, on a donc vidé les campagnes de leurs paysans pour remplir les banlieues, engendrant par la suite un chômage de masse qui n’a jamais disparu. Alors que le nombre d’agriculteurs est passé de 10 millions en 1945 à 450.000 de nos jours [2], on a rempli les banlieues d’ouvriers qui n’ont plus de boulot. C’est un mouvement qui a complètement changé la face de la France.

JDLE: Parmi les promoteurs de ce mouvement, vous citez la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)…

Fabrice Nicolino: C’est un syndicat que je trouve détestable, il est incroyable de penser qu’il agisse de manière à ce que les personnes qu’ils représentent disparaissent à la vitesse du feu. Tous les ministres de l’agriculture, aussi bien de gauche comme de droite, ont cogéré les dossiers avec la FNSEA, l’agriculture actuelle est donc aussi son bilan. Son actuel président, Xavier Beulin, est le PDG d’une holding céréalière [le groupe Avril, ex-Sofiprotéol] qui pèse 7,5 milliards d’euros par an: il pousse le plus qu’il peut l’industrialisation agricole.

Citons aussi Luc Guyau, président de la FNSEA [de 1992 à 2001], qui est devenu en 2009 président du conseil de la FAO [l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture], grâce à ses liens étroits avec Nicolas Sarkozy. Ces gens font carrière, ce sont des bureaucrates qui ne défendent pas leur profession, qui ont décidé que l’agriculture devait aller jusqu’à la ferme des 1.000 vaches. Il n’y a pas de limite à cette folie, il faut aller toujours plus loin. On ne peut plus parler de paysans lorsqu’on évoque ces gens-là: pour ma part je soutiens les paysans, mais d’aucune manière ceux qu’on appelle les «exploitants agricoles».

JDLE: Autre motif de cette marche forcée, la domination des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts (Igref), remplacés par les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (Ipef) en 2009. Vous les accusez d’avoir ruiné le paysage rural, sous couvert de productivité, au détriment de l’environnement.

Fabrice Nicolino: Dans le domaine agricole, ces personnes tiennent toutes les Draaf [directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt], les structures publiques et parapubliques. Ils font montre d’une arrogance technique extravagante, et sont dans l’impunité la plus totale: au nom de la productivité, ils ont détruit des centaines de milliers de kilomètres de haies, ont recalibré des ruisseaux, des petites rivières. D’un point de vue écologique, ce remembrement des terres agricoles a été une immense folie.

Jean-Claude Le Feuvre, un grand connaisseur français des problèmes d’eau [professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)], m’a raconté un jour qu’il avait procédé en 1970 à des prélèvements dans le bassin de la Vilaine. Il y avait trouvé un peu de nitrates, et avait alerté la direction régionale de l’agriculture de Bretagne, leur disant qu’on allait vers la catastrophe, que le problème allait grossir. Tous ont éclaté de rire, en lui disant que les ingénieurs s’en occuperaient, qu’il n’y avait pas à s’en faire. Désormais, la question des nitrates nécessite des milliards d’euros en matière de restauration des milieux aquatiques.

JDLE: Dans votre livre, vous affirmez que «ce qui a été fait peut être défait», et qu’«il n’est pas interdit d’imaginer une France de 2050 qui compterait un, deux ou trois millions de paysans en plus de ceux qui croupissent dans les hangars industriels ou les fermes concentrationnaires pour animaux-esclaves». La France urbaine a-t-elle vraiment envie de revenir travailler la terre?

Fabrice Nicolino: Il ne s’agit pas de recréer la campagne d’antan. C’était un monde difficile, pas idyllique. Mais les gens des campagnes n’ont aucune raison de se priver d’internet, ils pourraient être mieux reliés à la ville. On peut tout à fait imaginer que les villages et les petites villes revivent, plutôt que de voir des villages sinistrés, vidés de leurs habitants. Pour cela, il faudrait signer un pacte avec les paysans, susceptible d’entraîner les gens, de les accompagner. Des millions de Français souhaitent manger mieux: ce pacte devrait assurer aux paysans, en échange de produits de qualité, des débouchés, de la considération. Selon moi, il faut un plan de sortie de l’agriculture industrielle, au même titre qu’un plan de sortie du nucléaire, sur 20, 30 ou 40 ans. Il n’y a pas d’obstacles techniques à cela, et plein de gens feraient le saut. Il y a une urgence écologique et démocratique à se bouger.

JDLE: Si l’agriculture industrielle fait l’objet d’un tel consensus gauche-droite, d’où peut venir un tel mouvement?

Fabrice Nicolino: Il faut que ce soit la société qui se bouge. Je rêve que naisse en France un mouvement de défense des consommateurs qui se battrait sur le domaine de la santé et de l’écologie, au besoin en organisant des boycotts. Si on attend un mouvement politique, on est sûr qu’il ne se passera rien.

[1] «Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture», aux éditions « Les Echappés»

[2] Selon le ministère de l’agriculture, «il y a en France 604 000 chefs d’exploitations et co-exploitants agricoles», d’après un recensement effectué en 2010. «Un peu plus d’1 million de personnes participent régulièrement à l’activité des 514 800 exploitations agricoles françaises, DOM inclus. Entre 2000 et 2010, les exploitations se sont agrandies et leur nombre a diminué de 26%. Le nombre d’exploitants a diminué de 21%», ajoute le ministère.

 

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-defaire-ce-qui-a-ete-fait,62430?xtor=EPR-9

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:06
La Seine et Marne n’a pas besoin de 15 usines de méthanisation pour traiter ses propres déchets organiques, mais la capitale, l’ouest parisien et l’Oise ne veulent pas de ces usines polluantes chez eux alors si l’on venait déverser ces ordures en Seine et Marne :
Par exemple le crottin de chevaux de Chantilly, Rambouillet, Longchamp…., les boues de station d’épuration parisienne comme Achères, les déchets organiques de Paris ….

 

 

Quant à la station-service de Gaz naturel pour véhicules (GNV) à partir de biométhane au Val Bréon, nous conseillons à M. Barbaux, avant d’engager l'argent des contribuables du  département dans un projet coûteux, de s’informer de la viabilité de ce type de projet, en effet la station service biométhane Veolia Claye-Souilly, créée en 2009 n’a pas fourni de biométhane en 2013.

 

( Voir page 3

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/content/download/15734/111414/file/CR%20R%C3%A9union%20du%20mardi%2016%20d%C3%A9cembre%202014.pdf )

Paru dans le Parisien 77 :
Biogaz : quinze usines en projet et trois en fonction dans le département

Sophie Bordier | 02 Oct. 2015, 17h00 | MAJ : 02 Oct. 2015, 17h00

Quinze projets de production de biogaz par méthanisation sont en coursdans le département. Trois d’entre eux pourraient entrer en fonction dès 2016, notamment à Lieusaint, à l’écopôle de Sénart. Cette technique consiste à produire du gaz alimentant le réseau GRDF à partir de la fermentation de produits organiques comme des produits végétaux -paille, légumes impropres à la consommation, etc.

- ou effluents d’élevage -fumiers bovins et équins. Lundi, la communauté d’agglomération Melun Val de Seine a décidé de lancer la construction d’un méthaniseur à double filière, accueillant intrants agricoles et industriels issus des boues des stations d’épuration (lire l’encadré).

Selon la Chambre d’agriculture de Seine-et-Marne, « si tous les coproduits issus de l’agriculture du département étaient méthanisés, ils pourraient assurer 39 % de la consommation de gaz du département qui représente autotal 791 kilotonnes équivalent pétrole ».

Trois des quatorze unités de méthanisation à injection directe de gaz dans le réseau déjà en exploitation en France se trouvent en Seine-et-Marne, à Chaumes-en-Brie, Ussy-sur-Marne et Sourdun, dans la ferme des frères Létang, Thibault et François-Xavier (notre photo).

 

Claye-Souilly, décembre 2009. Jean-Jacques Barbaux souhaite créer une station-service de gaz naturel pour véhicules (GNV) au Val-Bréon comme il en existe déjà une au centre d’enfouissement de déchets REP-Veolia. (LP/Christel Brigaudeau.)

Chacune produit l’équivalent de la consommation de gaz de 1 000 logements. « Nous avons l’immense fierté d’être leaders français dans la méthanisation ! », se réjouit Jean-Jacques Barbaux (LR), président du conseil départemental, qui souhaite créer au Val-Bréon une station-service de Gaz naturel pour véhicules (GNV) à partir de biométhane.

Melun Val de Seine va produire du gaz à partir de boues d’épuration

 

Un grand pas en avant en matière de développement durable. Lundi soir, les élus de la communauté d’agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) ont voté la création de la société d’économie mixte locale Bi-Métha 77 qui porte le projet d’un méthaniseur à double filière, accueillant intrants agricoles, mais aussi industriels, issus des boues des stations d’épuration.

« Il s’agit d’une première en France ! On a la chance d’avoir un concours de circonstances très favorables », s’enthousiasme Pierre Yvroud (SE), maire de La Rochette et vice-président en charge de l’assainissement et des énergies renouvelables. « L’arrêté du 14 juin 2014 autorise l’injection de méthane issu des boues d’épuration dans le réseau GDF. Or, nous avons ici une unité d’élimination des boues à Dammarie-les-Lys, deux stations d’épuration (à Dammarie et Boissettes) ».

Dans ce projet estimé à 12,5 M€, la SEM Bi Metha 77 compte sept actionnaires dont la Sem Energie Posit’If (qui réunit la région Ile-de-France, la ville de Paris, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, la Caisse d’Epargne et la Caisse des Dépôts, le syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne et d’autres syndicats). Des demandes de subventions sont faites du côté de l’Ademe, la région et l’Agence de l’eau. « On souhaite construire le méthaniseur en 2018. Et qu’il ait le label station GNV (gaz naturel pour véhicules) et alimente les bus et les véhicules qui voudraient ».

S.B.

Agriculteur et éleveur à Chaumes-en-Brie avec son frère, Mauritz Quaak en témoigne. « Nous avons été les premiers à nous lancer en France en 2013. C’est du boulot, 24 heures sur 24 ». Mais le biométhane produit permet de chauffer cinq villages via 7 km de réseaux de GRDF. « C’est une super voie de diversification ! Les 6 000 m2 du méthaniseur et les 3 000 m2 de stockage de matière ont permis de doubler le chiffre d’affaires de l’exploitation ».

Cerise sur le gâteau : les frères Quaak divisent aussi par dix les intrants chimiques en réutilisant comme engrais le digestat (NDLR : ce qui n’est pas transformé en gaz) ». Le conseil de Mauritz Quaak : « Avant de vous lancer, il faut identifier les produits que vous utiliserez et savoir vous entourer ».

http://www.leparisien.fr/le-mee-sur-seine-77350/biogaz-quinze-usines-en-projet-et-trois-en-fonction-dans-le-departement-02-10-2015-5148637.php

 

 

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