ADENCA
Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le
mal,
mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir."
Albert Einstein
En 2022 le Préfet a pris un arrêté sécheresse définissant les seuils entraînant des mesures de limitation provisoire des usages de l’eau et de surveillance sur les rivières et les aquifères de Seine et Marne.
Dans cet arrêté, ironie du sort, pour la Beuvronne le Préfet a pris en compte une mesure ponctuelle de hauteur d’eau censée être effectuée à St Mesmes, sauf que cette station de mesure semble avoir été abandonnée depuis 1988, quelques jaugeages ponctuels ayant encore été réalisés jusqu'en 2001, d’après les informations obtenues des services de l’ETAT.
Quant au rus de Courset et de Rutel le Préfet ne prend pas en compte les mesures de hauteur d’eau puisqu’elles n’existent pas, semble-t-il, sur ces 2 rus.
Du côté de la nappe phréatique ce n’est pas mieux, en effet l’ETAT a abandonné toutes ses mesures RNESP dans le bassin versant Beuvronne à Mitry-Mory et Moussy le Vieux depuis 1979 et à Villevaudé depuis 2006 et dans les bassins versants ru de Courset et de Rutel, ces mesures n’existent pas. (RNESP Réseau patrimonial de suivi quantitatif des eaux souterraines)
Une grande inquiétude pour les populations de ce secteur qui sont alimentées en eau potable par 8 captages d’eau souterrains.
Pas de contrôles= pas de problèmes
Une aubaine pour les agriculteurs exploitants des 8 méthaniseurs implantés sur ce secteur qui arrosent abondamment, en période de sécheresse, le maïs destiné à « nourrir » le méthaniseur et qui obtiennent des autorisations de l’ETAT pour faire de nouveaux forages sans étude environnementale.
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA à chacune de ses interventions explique que les agriculteurs ont besoin d'eau pour arroser les cultures alimentaires, mais semble passer à la trappe, l’irrigation des cultures non alimentaires : un sujet qui fâche ?
Lors du Forum départemental de l’eau Adenca lui avait proposé d’organiser une réunion pour trouver des solutions à ce problème avec les associations mais elle attend toujours un retour de sa part ainsi que de la Chambre d’Agriculture d’IDF.
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006523402
Paru sur le site « La Marne »
La mairie de Villenoy s'oppose une nouvelle fois au projet Terzeo, et bloque l'accès des camions
Les élus de Villenoy (Seine-et-Marne) ont décidé à l'unanimité de bloquer l'accès à Terzeo à un terrain communal, en sortie de ville.
Le site Terzeo est bloqué dans son développement par la Ville de Villenoy. ©DR
Par Laura BourvenPublié le 11 Oct 23 à 17:55
À Villenoy et Isles-lès-Villenoy, le projet très controversé de décharge, Terzeo, se poursuit. Mais sans aide des communes concernées. Alors qu’elle souhaitait avoir accès à une route pour continuer ses aménagements, l’entreprise Terzeo a été stoppée dans son élan par la municipalité de Villenoy.
« On ne veut pas leur faciliter l’accès »
« Le conseil municipal de Villenoy […] vient de refuser à l’unanimité à Terzeo un accès routier à son site sur un terrain communal », annonce, non sans joie, l’association M.A.R.N.E, collectif anti-Terzo dans le Pays de Meaux, sur sa page Facebook.
Lors d’un conseil municipal, en juillet 2023, les élus de la commune de Villenoy ont en effet décidé d’empêcher l’entreprise d’accéder à son site de stockage de terres polluées d’Île-de-France par le biais d’un terrain communal, situé en sortie de la commune, près de la RD5.
« Terzeo nous a proposé de signer une convention. En tant que maire, je pouvais refuser seul, mais j’ai décidé d’acter ce choix en conseil municipal pour lancer un message fort », explique Emmanuel Hude, maire de Villenoy. « On ne peut pas bloquer le projet Terzeo, mais on ne veut pas pour autant lui faciliter l’accès. »
Plusieurs refus pour des décharges
Pour le maire de Villenoy, cette décision est une suite logique des actions environnementales de la commune. Début 2021, la Ville avait déjà empêché l’accès des camions par un chemin communal au débouché de l’A140 dans le cadre d’un projet de décharge du BTP au niveau de l’écluse de Vignely. « On dit stop à la poubelle du Grand Paris », lâche Emmanuel Hude.
Extraits du rapport d'inspection
Lien vers le rapport complet
https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees/details/0006506789
Sa promesse de campagne de maintenir une fiscalité modérée, balayée, semble-t-il, d’un revers de la main.
Depuis son arrivée aux manettes de la commune, il y a seulement 2 ans, Jean-Luc Servières a décidé d’augmenter chaque année le poids de la fiscalité des impôts fonciers sur la population.
Entre 2021 et 2023 la part communale de la fiscalité impôts fonciers a augmenté de près de 38 %, alors que certains secteurs de la commune ne bénéficieront d’aucune amélioration.
Souilly attend toujours une école, mais c’est dans le nouveau quartier du Bois des Granges que le maire a décidé de la construire.
Souilly attend depuis des années une salle multi-activités et un gymnase, mais c’est le centre de Claye-Souilly qui bénéficiera des nouveaux équipements sportifs.
Pourtant les habitants de Souilly payent leurs impôts fonciers comme les autres.
Plutôt que d’augmenter les impôts fonciers le maire aurait pu baisser les dépenses de fonctionnement de la commune, par exemple :
En réduisant les horaires de fonctionnement de la fontaine d’eau face à la mairie
En réduisant les décorations de Noël et leurs horaires de fonctionnement de nuit.
La question du jour :
Préférez-vous payez plus d'impôts fonciers en 2024
où
que la commune réduise ses frais de fonctionnement ?
Alors que l’ETAT demande à la population de restreindre sa consommation d’eau, il semblerait qu’au Nord 77 certains agriculteurs ne se préoccupent pas beaucoup de la préservation de la ressource en eau, après Rouvres et Marchémoret c’est aujourd’hui un agriculteur de St Mesmes qui arrose la route en pleine période de sécheresse.
Cet agriculteur cultive du gazon, qu’il découpe ensuite en plaques pour le vendre. Pour faire pousser ce gazon en période de sécheresse il lui faut irriguer très régulièrement.
Certains agriculteurs prennent soin de placer leur arroseur de façon à ne pas arroser la route, mais cet exploitant de gazon de St Mesmes ne semble pas s'être préoccupé de ce problème ce samedi 7 octobre, puisqu'il semblerait d’ailleurs qu’une partie de l’eau prévue pour l’irrigation se déversait sur la rue de Charny depuis un petit moment car elle coulait le long des fossés.
Il est vrai que l’eau de forage ne coûte pas chère aux agriculteurs, alors pourquoi s’en priver ?