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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:07

 

 

 

 

 

Reportage sur les  décharges illégales

  LGD Limeil Brevannes

  et Seine et  Marne

entre Lizy sur Ourcq  et Meaux

 


 

 

http://vimeo.com/33501385

 

 

 

 

Entre 2008 et l'été 2011, LGD Développement a accumulé illégalement 150.000 tonnes de déchets sur un terrain de Limeil-Brévannes, à 15km de Paris.


Une montagne de déchets qui a commencé à se consumer sous l'effet de la fermentation, et a fini par brûler presque tous les jours de l'été 2011 jusqu'à alerter les autorités.

Le 5 septembre 2011, la ministre du développement durable vient annoncer que la montagne disparaîtra. Une opération financée par l'Etat à hauteur de 14 millions d'euros.

 

 

 

Où iront les déchets de Limeil Brevannes :

en Seine et Marne dans la décharge

Veolia de Claye-Souilly

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://adenca.over-blog.com/article-ces-ordures-de-limeil-brevanne-qu-on-va-enterrer-a-claye-souilly-86865648.html

http://adenca.over-blog.com/article-environnement-claye-souilly-ces-dechets-de-limeil-brevannes-qui-vont-etre-deverses-a-claye-souill-83802897.html

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:03

 

 


 

Le Conseil Général 77

approuve un programme d'aménagement de l'espace naturel sensible ENS "des Olivettes" à Trilbardou et Charmentray ouvert au public

 

Financé par les deniers publics gérés par le Conseil Général 77

à hauteur de 600 000 € (1)

 

alors qu'un projet de décharge déposé par la Sas Vitrans est à l'étude auprès des services de l’Etat à Trilbardou  sur un terrain voisin du site des Olivettes au lieudit  "Les sables sud" "Les Granges"

 


Avant d’engager  600 000 € de denier public, le Conseil Général 77 ne devrait-il pas attendre la  décision  de  Monsieur le Préfet de Seine et Marne d’accorder ou non  l’autorisation d’implantation d’une nouvelle décharge au nord ouest 77 sur la commune de Trilbardou ?

 


Les populations du nord-ouest 77 n’auront-ils plus le choix que  de se promener :

- soit au bord d'une décharge comme à Annet sur Marne « lieudit les Gabots » ?

- soit sur une ancienne décharge comme à Claye-Souilly ?

- soit à Trilbardou à proximité d’une décharge, si le projet est accordé par Monsieur le Préfet ? 

 

 

(1)Rapporteurs : Messieurs Arnaud de Bellenet et Jean-Jacques Marion

http://www.seine-et-marne.fr/rapports-et-deliberations/122984?pager.total=5&pager.num=&pager.search=olivettes&pager.offset=0&pager.size=5 

 

 

trilbardou olivettes 001

Source : CG77

 

La route que devrait emprunter les camions venant déverser les déchets dans la future décharge se trouve au bord du parking , poste d'observatoire secondaire, sur le plan,  à droite.

(le nombre de camions empruntant cet itinéraire devrait être d'environ 200 par jour ( pour l'aller-retour ).

Le projet de décharge se situant sous une partie de la légende sur un espace agricole.

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:49

 

 

 

Angoisse  à Compans 77

le Maire constate de plus en plus de pathologies graves sur sa commune

et demande une étude épidémiologique.

   

 


 biberonne compans 12.8.2007 2


Biberonne à Compans

 

 

 

 

C’est à proximité du centre de ce village rural de 715 hectares et 530 habitants, baigné par la rivière Biberonne, affluent de la Beuvronne, qui possède un château style Louis XIII et deux anciens moulins, qu’est venue s’implanter en 1972 cette zone industrielle sur les communes de Mitry-Mory et Compans pour éloigner  les entreprises dangereuses de la petite couronne parisienne, notamment les entreprises chimiques.

 

Aujourd’hui c’est  la zoneindustrielle de Seine et Marne qui compte le plus de sites classés SEVESO

(7 sites : conditionnement de gaz spéciaux, dépôt pétrolier, incinérateur de déchets dangereux, fabrication de gaz industriels, stockage  et conditionnement de gaz liquéfié, transformation matières plastiques, industrie du chlore).

Cette zone comptait en 2010 : 44 installations classées (exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains).

 

3 sites classés Seveso Seuil Haut

 

- Gazechim  Conditionnement et distributions de gaz spéciaux

- CCMP          Dépôt pétrolier, stockage essence, gas-oil, fioul domestique pour la  consommation de la  région

- GEREP         Incinérateur de déchets dangereux en provenance d’unegrande partie de la   France

 

Les 4 autres sites classés Seveso étant :

 

-  Air Liquide/ Alphagaz Fabrication de gaz industriels

-  Messer                          Stockage et conditionnement de gaz léquifiés

-  Elastogran                    Transformation Matières Plastiques   (chimie et parachimie)

-  Univar                            Industrie du Chlore

 

Mais on y trouve également  des entreprises du secteur chimie et parachimie : Industrie Pharmaceutique (Cephalon), fabrication de savons, détergents et produits d’entretien (Prodene Klint)….

Mais aussi  de galvanisation à chaud (Galvachaud), centrales d’enrobage de produits routiers (MPRO et CIFA),  entrepôts  stockage de produits dangereux (SCI Lazulite, Celogix), fabrication d’encres ( Sicpa), dépôt pétrole et produits dérivés (Tropil), traitement de déchets (Technos), Usinage de Métaux et Alliages (Defi Group), Récupération Métaux et Alliages non ferreux (Cronimet), Fabrication de conserves (Agrana) et divers entrepôts (Darty, Exacompta, Etam….)

 

 

N’oublions pas que la zone industrielle de Mitry-Compans se trouve à proximité de l’aéroport de Roissy, de deux des plus importantes décharges de France : Sita Villeparisis (déchets dangereux et radioactifs),  Veolia Claye-Souilly (ordures ménagères et déchets industriels  et de 6 décharges de gravats de bâtiment  dans un bassin de population important de plus de 100 000 habitants : Mitry-Mory, Claye-Souilly, Villeparisis, Tremblay-en France, Villepinte, Roissy-en France…

 

 

 

Un Etat aurait-il le droit d’accumuler un grand nombre de sites polluants 

 (industries chimiques, stockage d’hydrocarbures, décharges, incinérateur ….)

 sur un même secteur,

le droit en quelque sorte  de programmer la dégradation prévisible

de la santé d’une partie de ces habitants

en compensant par  des mesures financières?

 

Ne serait-ce pas immoral ?

 

ZI MITRY INCINERATEUR 8122009

          Zone industrielle de Mitry-Compans, vu sur l'incinérateur de déchets dangereux Gerep

 

 

 

 

Article paru dans le Journal Parisien 77 le 8/12/2011

le parisien 8.12.2011 001

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

- Gazechim : http://www.senat.fr/questions/base/1993/qSEQ930501135.html 

- Gazechim, CCMP : http://www.mairiedecompans.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=19&Itemid=64

 

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:12

 

 

 

 

Après les ordures ménagères,

déchets industriels,

déchets dangereux,

déchets de bâtiment

et même déchets radioactifs

la Seine et Marne va-t-elle recevoir

les déchets de gaz carbonique CO2

d’autres départements ou peut-être même d’autres pays transportés par bateau ou pipeline ? 

 

 

 

 

 

Paru sur le site Eur Activ.fr :

 

Emergence difficile de la filière de capture et stockage de CO2

 

 

Ces technologies font partie des instruments mis en avant par l'Agence internationale de l'énergie et l'Union européenne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais la filière devra surmonter beaucoup d'obstacles avant d'exister. 09/12/2011 Air liquide, ALSTOM, EDF, GDF SUEZ, Total, capture et stockage de CO2, économie verte Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Envoyer par email © Total Documents officiels Eur-Lex Directive du 23 avril 2009 modifiant la directive 2003/87/CE afin d’améliorer et d’étendre le système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre Eur-Lex Directive du 23 avril 2009 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone Recherches BRGM BRGM : captage et stockage géologique du CO2 INERIS L’INERIS modélise les risques du stockage de CO2 en aquifère salin : Beaucoup d’inconnues relatives aux impuretés encore à déterminer INERIS Etat des connaissances sur les risques liés au stockage géologique du CO2 Positions Autre Total - Projet pilote de captage/stockage de CO2 dans le bassin de Lacq - Engagements pour la concertation Revue de presse L'Usine Nouvelle Un projet de captage de CO2 lancé sur le site d'ArcelorMittal Florange Limiter à 2°C le réchauffement de la planète semble déjà hors de portée. Et le retard, sinon l'échec, des discussions internationales sur le climat pour trouver une suite au protocole de Kyoto ne vont pas arranger la situation. Avec le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, la capture et le stockage de carbone fait partie des outils prévus par la communauté internationale pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Mais pour que le CSC puisse se développer, la volonté des grands Etats comme la Chine ou les Etats-Unis de s'impliquer dans la réduction des émissions de CO2 au niveau mondial est primordiale. Diminuer de 20% les émissions mondiales Le procédé de CSC consiste à capturer jusqu'à 90% des émissions de CO2 issues des centrales thermiques ou des usines industrielles, puis à les transporter par pipeline ou bateau jusqu'à des formations géologiques spécifiques, selon la définition du BRGM. Principal gaz à effet de serre, le CO2 est alors stocké au lieu d'être émis dans l'atmosphère. Trois techniques de capture sont aujourd'hui à l'étude : avant, pendant et après la combustion. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la capture et stockage de CO2 pourrait permettre de diminuer de 20% les émissions mondiales d'ici 2050. Mais la filière du CSC n'est aujourd'hui pas viable économiquement. "Il faut un signal d'investissement à long terme, le prix du carbone est une donnée essentielle", estime Patrick Fragman, vice-président capture et séquestration de CO2 chez Alstom. Or, selon une étude de McKinsey de 2008, entre 2020 et 2030, c'est-à-dire lors de la première période de commercialisation, le coût d'abattement d'une tonne de "CO2 évité" en Europe serait entre 35 et 50 euros. A titre indicatif, aujourd'hui le prix du carbone sur les marchés est de 18 euros. Il est donc plus rentable économiquement de relâcher le CO2 dans l'atmosphère… Expérimentations européennes L'Union européenne a décidé de miser sur le CSC et adopté deux directives en 2009. L'une d'entre elles définit le régime juridique applicable au stockage géologique de CO2, l'autre intègre cette technologie dans le système d'échange de quotas d'émissions à partir de 2013. En Europe, les pays comme la Pologne, où le charbon occupe une place importante, ont milité en faveur de cette technique pour atteindre les objectifs européens de lutte contre les émissions de CO2. La France, dont l'électricité est à 80% d'origine nucléaire, est moins concernée pour elle-même. Le Grenelle de l'environnement prévoit, conformément aux textes européens, l'obligation d'obtenir un permis exclusif de recherche de formations souterraines. Mais il ne comporte aucune disposition sur le régime d'exploitation du stockage géologique du CO2. Total fait actuellement des tests sur le site de Lacq (Béarn), et un projet sur l'aciérie d'Arcelor Mittal à Florange est à l'étude. Ce sont surtout les perspectives d'exportation, particulièrement en Chine, qui poussent les grandes entreprises françaises comme Alstom, Air liquide ou encore Total à développer la technologie du CSC. Reste que la filière en est aujourd'hui encore au stade de l'expérimentation. Sur 238 projets pilotes ou démonstrateurs programmés dans le monde, dont 80 de grandes tailles, 9 seulement sont déjà construits. Au-delà du coût trop élevé du carbone, le développement de la filière est aujourd'hui freiné par le prix des démonstrateurs. En temps de crise, la marge de manœuvre des pouvoirs publics pour amorcer la pompe est très faible. Un retour d'expérience insuffisant L'AIE estime à 433 milliards d'euros dans l'énergie et 438 milliards dans l'industrie, les investissements nécessaires entre 2010 et 2050 pour cette technologie pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre en comparaison avec 2005. Depuis plusieurs années, l'idée d'inclure le CSC dans les mécanismes de développement propres (MDP) instaurés par le protocole de Kyoto est sur la table. Le principe du MDP est simple : en échange du développement de technologies dans les pays en développent, les Etats développés obtiennent des crédits carbones. Mais rien n'a abouti pour le moment, et en cas d'échec de la conférence de Durban, l'existence même des MDP pourrait être remise en question. Reste enfin à convaincre que les risques du CSC sur l'environnement sont maîtrisés. A Lacq, l'Etat vient d'octroyer à Total un délai pour prolonger l'expérimentation de captage et d'injection de dioxyde de carbone. L'entreprise a rencontré quelques ratés lors de l'enfouissement. "Quelle est la fiabilité de ces gisements, du stockage? Cette technique est tout sauf rassurante", se lamente Daniel Delestre de France Nature Environnement. Selon une étude de l'Ineris en 2010 transport, le captage, le transport et le stockage de CO2 peuvent générer notamment des risques d'éruptions, des fuites massives ou diffuses de CO2…Le texte ajoute que l'évaluation des risques souffre "d'un cruel manque de retour d'expérience". Au début de l'année 2011, une autre étude a souligné la nécessité de poursuivre les recherches sur le stockage.

 

Clémentine Forissier Partager Tweeter LinkedIn Imprimer Lire aussi

Source : http://www.euractiv.fr/emergence-difficile-filiere-capture-stockage-co2-article
Copyright © EurActiv.fr

 

 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:11

 

 

Paru sur le site Yonne Lautre, un article du site Bastamag :

 http://yonne.lautre.net/spip.php?article5129

 

 

 

 

Recyclage

« Les travailleurs des déchets font l’objet d’un mépris social »

Par Sophie Chapelle (6 décembre 2011)

Qu’ils soient éboueurs, égoutiers ou à la chaîne dans les usines de recyclage, ils restent en bas de l’échelle sociale. Alors, pour faire le « sale boulot » et tenir face à l’indifférence ou le mépris, ils déploient énergie et inventivité. Des stratégies collectives que le sociologue Stéphane Le Lay décrypte dans l’ouvrage « Les Travailleurs des déchets ». Interroger ces métiers, c’est aussi questionner notre propre rapport aux déchets.

 

Basta ! : Comment expliquez-vous que le regard porté sur les métiers liés au recyclage des déchets soit aussi négatif ?

StéphaneLe Lay  [1] : La saleté manipulée par ces salariés rejaillit sur la perception que l’on a de ces emplois et de ceux qui les occupent. Le déchet a une forte dimension symbolique : il renvoie au désordre, à la destruction, à l’angoisse de la mort, à tout ce qui est effrayant pour le vivant. De la même manière qu’on a placé les cimetières en marge de nos villes, on ignore ces travailleurs. Même s’ils font un travail indispensable au bon fonctionnement de la société, ils restent en bas de l’échelle sociale. Rares sont ceux qui ont choisi ce métier par « vocation ». Mais ils savent pertinemment que le boulot qu’ils accomplissent est important. Ils savent aussi que leur métier est déconsidéré par la plupart des gens. Les travailleurs des déchets sont avant tout des personnes issues des milieux populaires. Avec les métiers à la Mairie de Paris, et plus généralement dans les collectivités, les éboueurs accèdent à un statut de fonctionnaire, ce qui n’est pas négligeable en termes de sécurité.

 

L’indifférence, voire le mépris, dans le regard des autres peut être source de souffrance. Comment donner, dans ce contexte, du sens à son travail ?

Quand la honte, la peur, le dégoût ou l’humiliation deviennent trop prégnants, il devient impossible de travailler. Les travailleurs des déchets mettent donc en place des stratégies de défense – certaines conscientes, d’autres non – pour éviter de ressentir ces affects négatifs, et pour éprouver du plaisir dans ce qu’ils font. Il y a bien sûr les pratiques ludiques, ces « ficelles » que l’on retrouve dans tous les métiers. C’est, par exemple, la recherche du « beau geste » dans le lancer de poubelle, la concurrence dans la productivité ou la prise de risque calculée. Ces stratégies s’apprennent et se modifient à la marge dans le collectif. Elles rendent le travail plus facile sur le moment, avec une forte probabilité que le corps se souvienne de ces risques quelques années après. C’est aussi beaucoup de rires et d’humour pour tenir dans le travail et mettre de la distance. Pour inverser le stigmate, on va également critiquer ceux qui jettent. En interne, quand on travaille dans un atelier d’éboueurs, on se rend compte que c’est très propre : le « mago », c’est-à-dire le magasinier, nettoie à fond chaque matin, et tient les lieux ordonnés. Veiller à ce que l’intérieur ne soit pas contaminé par l’extérieur est une façon de se protéger.

 

Les travailleurs tirent aussi beaucoup de fierté de la récupération…

Effectivement, la « biffe », c’est-à-dire le fait de récupérer des déchets réutilisables, est encore très pratiquée. Avec elle, en plus de remettre de l’ordre, du sens dans l’indétermination du détritus, on sauve de la destruction un objet qui a de l’importance, on passe du monde de l’élimination à celui du sauvetage, de la mort à la vie. La biffe permet aussi de se faire une image positive de quelqu’un qui est rusé. On repère la richesse quand les autres n’ont vu que du détritus. On bouge les frontières morales en se disant que les gens de peu, ce sont les autres, ceux qui jettent. Bien que la biffe soit interdite à Paris, certains équipements dans les ateliers d’éboueurs en sont directement issus.

 

Votre ouvrage retrace le cas des zabbâlin au Caire (Égypte) : le secteur traditionnel de la collecte et du recyclage y a été remis en cause en 2002 avec l’arrivée d’entreprises privées. L’interdiction des pratiques informelles de récupération est-elle uniquement liée à la privatisation du secteur ?

Il y a plusieurs justifications à la fin du recyclage. Au Caire, par exemple, des raisons politico-religieuses ont aussi joué un rôle dans la précarisation des chiffonniers. Mais l’industrialisation du processus de collecte des déchets et sa rationalisation sont des motifs évidents. Nous vivons dans des sociétés où tout est fondé sur l’immédiateté : il faut de l’ordre, que tout aille vite. Les raisons sont aussi économiques : le système capitaliste n’a pas forcément intérêt à la circulation des biens d’occasion. Il faut du neuf et vendre toujours plus. L’interdiction de la biffe est également liée à un durcissement hygiéniste. Voir des gars mettre les mains dans les ordures est considéré comme quelque chose de sale. Ces pratiques gênent, des risques sanitaires sont avancés. Les autorités cherchent à offrir un monde qui soit le plus aseptisé possible. Elles ne saisissent pas nécessairement le sens de ces pratiques.

 

Il n’est pas facile d’aimer un travail pénible, et pourtant votre ouvrage montre que c’est justement cette pénibilité qui constitue « le ciment de l’identité collective ».

Ces métiers des déchets, qui revêtent des formes particulières de pénibilité, sont basés sur la virilité. Celle-ci s’exprime dans le déploiement de la puissance corporelle. Pour les travailleurs, leur métier est d’abord un travail d’homme. Évidemment, l’arrivée des femmes dans ce secteur bouscule un peu la division sexuelle du travail. À Paris, le recrutement est ouvert aux femmes depuis les années 2000. Un principe de mixité sociale a été mis en place : on comptait 3 % de femmes éboueuses en 2007 et 10 % de candidates à l’embauche. L’irruption des femmes dans ce milieu déstabilise : elle réveille parfois des crispations identitaires, avec des comportements machistes, paternalistes, pour préserver la spécificité des hommes. Ceux-ci mettent en avant le besoin d’un caractère fort et affirmé, de « compétences masculines » pour faire le travail. Mais cette arrivée fait aussi bouger des lignes. Des formes d’accommodement à la présence de l’autre sexe se développent. Des femmes n’hésitent pas à parler de leurs difficultés, ce qui peut amener des hommes à parler des leurs.

 

Les conditions de travail dans les métiers de la collecte des ordures se sont-elles durcies ces dernières années ?

Les jeunes servent de plus en plus d’amortisseur et ils se cassent d’autant plus vite. En dépit du manque de données sur le sujet, on sait que l’espérance de vie à 60 ans dans ce métier est l’une des plus faibles, inférieure de près de quatre ans par rapport à la moyenne (seize ans contre vingt). Certes, les contraintes ont un peu reculé sur le plan de la pénibilité physique : les camions sont moins inconfortables qu’avant, les vêtements de travail sont plus pratiques, le remplacement des poubelles par des conteneurs a réduit les efforts. Mais les contraintes de temps se sont accentuées, la pression au rendement amène à négliger la sécurité. Et les chaînes de responsabilité se sont complexifiées : des « ordonnateurs » programment désormais à distance les feuilles de route des agents de terrain. Le développement de la sous-traitance et des délégations de service public ont renforcé la précarisation. De l’emploi public statutaire on passe au mieux à un CDI, au pire à un CDD ou à de l’intérim. Pour obtenir les contrats, les structures tirent les prix vers le bas, ce qui se traduit par l’exploitation de la main-d’œuvre. On collecte davantage de rues pour un salaire revu à la baisse.

 

Qu’en est-il des évolutions de carrière ?

Un rapport de l’inspection de la Mairie de Paris pointe les problèmes des dispositifs de reclassement en interne. Aucun débouché n’est prévu lorsque l’on devient inapte au port de charge à 15 kg, alors même que le roule-sac (le petit véhicule vert poussé par les éboueurs qui balaient les rues) pèse 17 kg. À Paris, en 2005 on comptait environ 5 000 éboueurs pour moins de 700 conducteurs. On sait que ce métier est usant pour le corps, mais aucune véritable réflexion n’est engagée en termes de trajectoires de carrière, en dehors de solutions individuelles pas toujours satisfaisantes. Des éboueurs ont, par exemple, été reclassés comme surveillants de musée, mais comme ils n’aiment pas travailler à l’intérieur, ils finissent par craquer. Il est urgent de considérer ces travailleurs comme des interlocuteurs pertinents sur la revalorisation des métiers des déchets. Et d’engager des discussions avec eux sur les compétences qu’ils peuvent mobiliser. On peut imaginer des évolutions dans la carrière vers la formation ou l’expertise sur les déchets. Après tout, ils travaillent toute l’année à leur contact et ils ont beaucoup de choses à nous apprendre. On sait aussi que beaucoup de ces travailleurs sont des artistes. Il y a là des pistes à creuser. La créativité peut s’exprimer comme contrepoids au travail avec les détritus.

 

Les éboueurs de Paris, inquiets pour l’avenir de leur métier, sont actuellement en conflit avec la Mairie. Sont-ils conscients du pouvoir de nuisance dont ils disposent en cas de grève ?

Oui, ils savent pertinemment que leurs grèves sont craintes. Les salaires sont une question récurrente. Le secteur des éboueurs est relativement syndiqué mais, bizarrement, dans l’atelier où j’ai bossé, il y avait une sorte de discours nostalgique qui regrettait l’âge d’or des luttes un peu plus fortes, d’une solidarité plus importante entre éboueurs. Il faut se rappeler que Jacques Chirac, alors maire de Paris, a fait intervenir l’armée dans les années 1970 pour organiser la collecte pendant les longues grèves. Lorsqu’il a lancé la privatisation du secteur, c’était, en pratique, pour affaiblir les bastions de la CGT et affaiblir le mouvement syndical. Il a plutôt bien réussi son coup. Le déchet a une dimension politique centrale. C’est une question ultra-sensible. Le pouvoir politique a la responsabilité de s’occuper de la salubrité, de l’organiser. Les options qui ont été choisies pour gérer la main-d’œuvre sont très paternalistes et autoritaires. Aujourd’hui, pour les éboueurs de Paris, le modèle, c’est Marseille ! Parfois, on les entend dire : « Voyez à Marseille, ils se font entendre, eux… Et quand ils y vont, ils nelâchent pas ! »

 

La revalorisation des métiers du déchet nepasse-t-elle pas aussi par un changement de comportement de l’usager ?

Certes, il nous faut lutter contre nos propres préjugés, mais c’est insuffisant : le système productif a un rôle majeur à jouer. Les entreprises doivent changer de matrice et modifier leur rapport à la matière. Si on utilisait différemment les ressources, on créerait moins de déchets. Et parmi les déchets restants, tout ne serait pas considéré comme détritus. Les travailleurs des déchets appartiennent aux classes populaires : elles font l’objet d’un certain mépris social qui traverse notamment les plus hautes strates de l’État. Tant que le regard général porté sur les classes laborieuses ne changera pas, il y a peu de chances que des changements positifs importants interviennent pour cette catégorie de travailleurs.

Propos recueillis par Sophie Chapelle

Delphine CORTEEL, Stephane LE LAY, Les travailleurs des déchets, Clinique du travail, 2011, 336 pages.

Notes

[1] Stéphane Le Lay est chercheur associé au CRTD-Cnam (Centre de recherches sur le travail et le développement-Conservatoire national des arts et métiers). Durant quelques mois, il a exercé le métier d’éboueur à la Ville de Paris.

http://www.bastamag.net/article1942.html

 

 

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:41

 

 

Financer des projets

visant à réduire les émissions de Gaz Carbonique CO2 :

OUI


 

Financer des projets

visant  à expérimenter des méthodes

pour enterrer les déchets de gaz carbonique CO2 :

NON

 

 

La France a besoin de réduire ses déchets

et non de les enterrer. 

Paru sur le site de l’Ademe :

Programme de R&D "STOCKCO2" : STOCKage géologique de CO2 - Édition 2011/2012
Date limite de réception des dossiers : 29/02/2012

Présentation

Contact

Informations et outils complémentaires

 

 

Le Programme de R&D « STOCKCO2 » a pour but de soutenir des projets de recherche industrielle appliquée, de développement expérimental et des études portant sur l’approfondissement des connaissances sur le stockage géologique de CO2.

L’objectif de ce programme est de développer et de tester des méthodologies et des outils permettant d’assurer la faisabilité technique et la sécurité du stockage géologique de CO2, dans une logique opérationnelle et de déploiement de la technologie à l’horizon 2020.

Le programme STOCKCO2 s'adresse aux acteurs de la recherche publique et privée (laboratoires publics ou privés, centres de recherches, associations, PME, PMI, GE…) souhaitant travailler sur la problématique de la faisabilité technique et la sécurité du stockage géologique de CO2.

Il a également vocation à renforcer l’insertion des PME/PMI dans la filière CSCV et ceci en favorisant leur intégration dans les consortiums des projets de R&D qui pourraient être soumis.

Sont considérés dans ce programme, le stockage sur terre et/ou en mer, et l’ensemble des types de stockage géologique de CO2, tels que :

  • les aquifères salins profonds (prioritaire car ayant la plus grande capacité) ;
  • les gisements d’hydrocarbures épuisés ;
  • les veines de charbon inexploitées.

AXES THEMATIQUES DU PROGRAMME de R&D « STOCKCO2 » : 

- AXE 1 : Surveillance des sites de stockage géologique de CO2 de la phase opérationnelle à la post-fermeture
Les outils de surveillance ont pour vocation de suivre le comportement du panache de CO2 et de détecter et quantifier les fuites potentielles vers la surface ou les aquifères d’eau potable.

L’objectif de cet axe est d’accompagner le développement et le test de ces outils de monitoring (qualitatif et quantitatif), en conditions réelles (ex. : site préindustriels, démonstrateurs de stockage géologique de CO2, laboratoire expérimental sur site naturel …). 

- AXE 2 : La remédiation en cas d’anomalies et la fermeture des sites de stockage géologique de CO2
Le CO2 injecté pourrait éventuellement migrer hors de la formation géologique de stockage suite à différents événements (défaillance d’un équipement, activation d’une faille…). Les technologies et méthodologies pour répondre à de telles fuites incluent des mécanismes d’intervention (pour arrêter la fuite) et de remédiation.

Dans une logique de management opérationnel des sites de stockage géologique de CO2 à moyen et long terme, l’objectif de cet axe est de :

  • adapter des techniques existantes (tous types de secteurs) pour une application aux problématiques du stockage géologique de CO2 ;
  • développer de nouvelles techniques innovantes ;
  • évaluer économiquement la mise en œuvre de ces techniques.

 

A noter que la gestion des risques et des impacts environnementaux et sanitaires liés au stockage géologique de CO2 sera rattachée à un appel à projet transversal sur les nouvelles technologies de l’énergie qui sera lancé par l’ADEME en début d’année 2012.

 

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=80483&p1=1

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 22:30
Paru sur le site Sciences et Avenir :
France: vers une cartographie des "points noirs" environnementaux

22-11-11 à 17:00 Réagir

Transport, agriculture, industrie… les sources de pollution sont multiples sur le territoire. Pour lutter contre les "points noirs" environnementaux en France, zones où différentes pollutions se concentrent, une nouvelle cartographie vient d’être établie par l’Ineris.

C’est à un empilement sans précédent de base de données que vient de procéder l’Institut national d’étude des risques (Ineris). Pour créer la «Plateforme intégrée pour l’analyse des inégalités d’exposition environnementale » (PLAINE), il a fallu croiser les recensements des sols pollués, l’inventaire national spatialisé des émissions dans l’air, les pollutions des sols agricoles compilées par l’Inra, les mesures des agences de l’eau sur les rivières et nappes phréatiques, l’occupation des sols selon les services statistiques du Ministère du développement durable, la densité et la structure des populations ainsi que les habitudes alimentaires étudiées par l’Insee.

Au final, sur une seule carte apparaissent les situations « d’inégalités environnementales», ces territoires où les populations sont exposées à de multiples polluants provenant de l’industrie, de l’agriculture, du trafic automobile.

Plomb ingéré, nickel inhalé

«Ces inégalités sont au cœur du deuxième plan national santé environnement (PNSE) rappelle Céline Boudet à la Direction des risques chroniques de l’Ineris. D’ici 2013, nous devons identifier les zones à risques pour les populations pour y réduire les niveaux de contamination et effectuer une surveillance environnementale. Nous venons de démontrer la faisabilité d’uneidentification rapide de ces zones au niveau national, régional et local». La démonstration a été effectuée avec les régions Nord-Pas de Calais et Picardie pour quatre éléments  métalliques présents à l'état de traces, particulièrement toxiques pour l’homme : le chrome, le cadmium, le nickel et le plomb. «Nous connaissons désormais la population totale exposée à ces quatre polluants, le nombre d’enfants ou de personnes âgées concernées et le mode de contamination, poursuit Céline Boudet. Les voies d’exposition prépondérantes correspondent ainsi à l’ingestion d’eau de consommation pour le plomb et de légumes pour le cadmium, tandis que le nickel est principalement inhalé».

 

Couverture complète en 2013

Cette expérience n’est qu’une première étape vers uneréelle définition des points noirs environnementaux. Il faut en effet y ajouter les expositions aux polluants des transports, ceux des organiques comme le PCB, les pesticides, etc. Mais PLAINE a fait la preuve qu’il constitue un outil qui propose une estimation réaliste des impacts sanitaires. Le travail va être approfondi sur les deux régions tests et les travaux sont bien avancés pour les régions Bretagne, Ile de France et Rhône-Alpes.

D’ici 2013, l’ensemble de la métropole devrait être couvert par ce système géographique, ce qui permettra aux pouvoirs publics mais surtout aux élus locaux de mieux cibler leurs actions de réduction des pollutions. Dans un deuxième temps, PLAINE pourra être croisé avec les études épidémiologiques menées par les observatoires régionaux de la santé (ORS). On aura ainsi une vision exhaustive des effets des pollutions sur la santé de la population française.

 

Loïc Chauveau
Sciences et Avenir.fr
22/11/11

 

Lien vers l’article : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20111122.OBS5081/france-vers-une-cartographie-des-points-noirs-environnementaux.html

 

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 19:07
Deux décharges de déchets inertes de Seine et Marne  
reçoivent des déchets amiantés
et ne  respectent pas la législation européenne :
 GLEM SA
BARBEY, MAROLLES-SUR-SEINE, MISY-SUR-YONNE "Les 30 Arpents"
Sté APRR
LA CHAPELLE-LA-REINE "La Mare Assieuse"

 


Paru dans le journal de L'environnement :
La France épinglée pour ses décharges de déchets amiantés

Le 01 décembre 2011 par Stéphanie Senet

>  ,

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) accuse la France, aujourd’hui 1er décembre, de ne pas avoir mis en place de mesures suffisantes pour l’élimination des matériaux de construction contenant de l’amiante.

 

La procédure à l’encontre de la France se poursuit. Après avoir été saisie en octobre 2010 par la Commission européenne, les juges de la CJUE ont estimé que le recours en manquement était fondé: l’Hexagone ne traite pas les déchets de construction contenant de l’amiante dans des décharges appropriées.

 

Alors que l’UE considère ces déchets comme dangereux, elle impose de les traiter dans des installations de stockage de déchets dangereux, ou dans des installations destinées aux déchets non dangereux s’ils sont entreposés dans une unité distincte suffisamment confinée pour éviter la dispersion des fibres (1).

 

Dans son arrêt (2), la Cour juge que «la zonede stockage doit être recouverte chaque jour et avant chaque opération de compactage par des matériaux appropriés. La décharge ou l’unité nedoivent faire l’objet d’aucuneopération susceptible d’entraîner une libération des fibres». Elle précise qu’après la fermeture, «un plan doit indiquer l’emplacement où les déchets d’amiante sont conservés et des mesures doivent être prises pour limiter les éventuelles utilisations du sol pour éviter tout contact humain avec les déchets».

 

La réglementation française (3), en considérant ces déchets comme des déchets inertes non dangereux, ne respecte donc pas la législation européenne. Si Paris ne rectifie pas le tir rapidement, la France sera condamnée à des sanctions pécuniaires.

 

Ce contentieux communautaire s’ajoute aux manquements français sur l’eau et sur la qualité de l’air (JDLE).

 

(1)   directive du 26 avril 1999 sur la mise en décharge des déchets

(2)   http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=115787&pageIndex=0&doclang=fr&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=1

(3)   arrêté du 15 mars 2006

 

Lien vers l’article :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-france-epinglee-pour-ses-decharges-de-dechets-amiantes,26259

 

directive du 26 avril 1999 sur la mise en décharge des déchets :

http://europa.eu/legislation_summaries/environment/waste_management/l21208_fr.htm

 

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 12:51

 

 

 

Nouveau

 

 

Le collectif "Sauvons le Dhuis" 

a son site

 

 

http://sauvons.dhuis.fr

 

dhuis villevaudé 2 15.10.2011

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:46

Santé 

Permanence des soins pour les activités de chirurgie en nuit profonde

Seine et Marne 

Un département oublié ? 

 

Département qui représente la moitié de l’Ile de France

Département dont la population a l’espérance de vie l’une des plus faibles d’Ile de France.

Département qui aura le nombre le plus réduit pour les activités de chirurgie en nuit profonde : seulement 2 sur 31 sites en Ile de France. (Yvelines 4, Essonne 3…)

 

 

Paru sur le site de l’Agence Régionale de Santé Ile de France :

 

L'ARS d'Île-de-France désigne31 sites pour assurer la permanence des soins pour les activités de chirurgie en nuit profonde.

Pour sécuriser et améliorer la qualité de la prise en charge des usagers, et à l'issue de dix-huit mois de travail avec tous les acteurs concernés (services de régulation médicale, professionnels, fédérations hospitalières, conférences de territoires), l'ARS d'Île-de-France propose un nouveau dispositif régional de prise en charge chirurgicale la nuit.

Rien ne change pour l’accueil des patients : tous les services d’urgences de tous les établissements de santé de la région restent disponibles 24h/24.
Simplement, si u
ne prise en charge chirurgicale orthopédique et viscérale en urgence d’un patient non hospitalisé s’avère nécessaire, il sera orienté dans un réseau organisé d’établissements de santé chargés d’assurer la permanence des soins (PDSES). Ce réseau bien structuré sur chaque territoire de santé sera lisible par tous les professionnels de santé, et conçu autour de sites disposant pour la nuit profonde d’équipes médico-chirurgicales complètes et disponibles. (cf. dossier de presse du 10 octobre 2011 : http://www.ars.iledefrance.sante.fr/fileadmin/ILE-DE-FRANCE/ARS/Actualites/2011/Chirurgie-de-nuit/DP-PDSES.pdf)

Après examen des candidatures des établissements pour assurer ce service par un comité consultatif d’instruction  rassemblant les principaux acteurs, l’ARS Ile-de-France a désigné 31 sites mobilisant 45 établissements de santé, qui assureront dès le début de l’année 2012 et pour un an, la permanence des soins pour les activités de chirurgie adulte orthopédique et traumatologique ainsi que les activités de chirurgie adulte digestive et viscérale, en nuit profonde (à partir de 22h30).

Sont concernés :

Pour Paris

  • Hôpital Saint-Joseph
  • Hopital Universitaire Paris Nord Val de Seine
  • Groupe hospitalier St-Louis/Lariboisière
  • Groupe hospitalier Pitié/Salpétrière
  • Groupe hospitalier St-Antoine/Tenon
  • Groupe hospitalier HEGP
  • Groupe hospitalier Cochin/Hotel Dieu/Broca

Pour la Seine-et-Marne

  • Groupe hospitalier de l’Est Francilien (en alternance entre le centre hopitalier de Meaux et le centre hospitalier de Lagny )
  • Groupement de coopération sanitaire public Melun – Fontainebleau avec une association des cliniques de Melun et du Centre Hospitalier Montereau

Pour les Yvelines

  • Centre hospitalier de Versailles en lien avec le centre hospitalier de Rambouillet
  • Centre hospitalier intercommunal de Poissy Saint Germain en lien avec le centre médico chirugical de l’Europe
  • Centre hospitalier intercommunal de Meulan - les Mureaux – Centre hospitalier Mantes-la-jolie en lien avec la polyclinique mantaise
  • Hôpital privé Ouest Parisien (Trappes)

Pour l'Essonne

  • Centre hospitalier Sud Francilien
  • Centre hospitalier Longjumeau
  • Centre hospitalier Sud Essonne

Pour les Hauts-de-Seine

  • Hôpital militaire PERCY
  • Hôpital Ambroise PARE
  • Hôpital LOUIS MOURIER/CASH
  • Hôpital Beclère en lien avec l’Hôpital privé d’Anthony
  • Hôpital Beaujon

Pour la Seine-Saint-Denis

  • Centre hospitalier Saint-Denis
  • Groupe hospitalier universitaire de Paris-Seine-St-Denis
  • Centre hospitalier intercommunal Aulnay-sous-bois en lien avec le CHI Le Raincy-Montfermeil

Pour le Val-de-Marne

  • Groupe hospitalier Mondor en lien avec le CHI de Créteil
  • Groupe hospitalier Bicêtre
  • Hôpital militaire Begin
  • Centre hospitalier intercommunal Villeneuve-Saint-Georges

Pour le Val-d'Oise

  • Groupe hospitalier Eaubonne-Montmorency/ centre hospitalier Argenteuil
  • Centre hospitalier Gonesse en lien avec l’Hôpital Privé Nord de Paris (Sarcelles)
  • Centre hospitalier Pontoise en lien avec le centre hospitalier intercommunal Portes de l’Oise, clinique Conti, Clinique Sainte Marie

Au total

48 dossiers avaient été déposés le 30 octobre dernier par les établissements de santé de la région.

Les établissements désignés devront respecter des engagements clés fixés par un cahier des charges :

  • Mettre en place une gouvernance interne et territoriale de la PDSES
  • Mettre en place un coordonnateur PDSES pour l’établissement
  • Dimensionner ses ressources de manière à pouvoir assurer la mission PDSES
  • S’engager au « zéro refus »
  • Favoriser le retour des patients vers les établissements de leur choix
  • S’engager à participer au suivi et à l’évaluation du dispositif
  • Garantir l’accessibilité financière aux soins

Un dispositif d’évaluation rigoureux est mis en place pour permettre d’adapter si nécessaire cette nouvelle organisation dans la perspective de son inscription dans le schéma régional d’organisation des soins du projet régional de santé qui sera arrêté pour 5 ans fin 2012.

L’ARS Ile-de-France remercie les professionnels de santé qui se sont fortement mobilisés sur ce projet. Ils ont été force de propositions notamment en matière de coopération entre établissements, avec la création attendue d’équipes territoriales dédiées.

Des propositions de réorganisations aux horaires de PDSES des autres spécialités chirurgicales (ORL, stomatologie, chirurgie de la main, urologie, neurochirurgie, ophtalmologie, chirurgie vasculaire) ainsi que la chirurgie infantile et la neuro-chirurgie sont en cours d’élaboration.

Contact Presse

Contact Presse : Alice Hassoune de Maximy
Courriel : alice.hassounedemaximy@ars.sante.fr
Téléphone : 01.44.02.01.75 – 01.44.02.01.55
www.ars.iledefrance.sante.fr

Lien vers l’article :

http://www.ars.iledefrance.sante.fr/L-ARS-d-Ile-de-France-designe.126391.0.html

 

 

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